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Sujet: Re: BOB DYLAN Mar 31 Mar - 23:49
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mardi 31 mars 2009
[Track of The Day] Bob Dylan - Beyond Here Lies Nothin'
Après une longue traversée du désert dans les années 80 et au début des années 90, Bob Dylan est revenu en grâce, notamment via trois albums ('Time Out of Mind', 'Love and Theft' et 'Modern Times'), tous plus réussis les uns que les autres.
Moins de 3 ans après ce dernier, Zimmerman revient une nouvelle fois aux affaires.
On attendait le tome 2 de son autobiographie 'Chronicles', on a le droit à un nouvel album, 'Together Through Life'. Un disque à paraitre le 27 avril prochain.
Pour le moment, un seul titre à se mettre sous la dent, Beyond Here Lies Nothin'.
Une chanson parfaite dans son rôle de mise-en-bouche, avec son instrumentation rétro et dynamique où se mêlent cuivres et accordéon (!). On rechignera toutefois à parler des paroles, assez décevantes pour un écrivain/poète/songwriter (rayez les mentions inutiles) comme lui, mais on se rassurera en lisant l'interview qu'il donne sur son site officiel, où selon ce qu'on peut y comprendre il n'a rien perdu de sa plume.
Bref, Dieu est de retour. Et ça suffit à faire de ce mois d'avril qui va s'ouvrir un mois réussi.
Album: Together Through Life Année: 2009 Label: Columbia
Bob Dylan : télécharger "Beyond Here Lies Nothing"
« Beyond Here Lies Nothing », le tout nouveau single de Bob Dylan est offert en téléchargement gratuit sur son site officiel depuis le 30 mars. Puis, jusqu'à ce jour, « Beyond Here Lies Nothing » peut être téléchargé gratuitement sur Bobdylan.com.
Ce « Beyond Here Lies Nothing » n'est autre que le premier single extrait du nouvel album studio de Bob Dylan, « Together Through Life », attendu pour le 27 avril en France sur Columbia et le 28 aux Etats-Unis sur Columbia Records.
Annoncé par « Beyond Here Lies Nothing », « Together Through Life », le déjà 46ème album studio du chanteur emblématique américain a été enregistré à la fin de l'an dernier et produit par Jack Frost.
Lors de la préparation de ce nouveau projet d'envergure, Bob Dylan a également été motivé par l'écriture d'une nouvelle chanson, titrée « Life Is Hard » et destinée au nouveau film de Olivier Dahan (« La Môme »).
Emmené par le premier single « Beyond Here Lies Nothing », en téléchargement gratuit sur Bobdylan.com, « Together Through Life » donne suite à « Modern Times ».
Edité à l'été 2006, fin août dans le monde sur Columbia Records, le certifié disque de platine « Modern Times » était directement entré en tête du « Top 200 Billboard » aux Etats-Unis et dans sept autres pays, et dans le Top 5 de plus de 22 pays à travers le monde entier.
Le précédent album studio du crooner américain représente toujours l'une de ses plus grosses ventes, en affichant le score de plus de 2,5 millions de copies à travers le monde, et avait rapporté à Bob Dylan des Grammy Awards supplémentaires.
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liliane Admin
Nombre de messages: 8044 Age: 61 Localisation: dans la galaxie Date d'inscription: 02/05/2008
Sujet: Re: BOB DYLAN Mer 8 Avr - 8:22
Bob Dylan et les enfants du folk Olivier Nuc (Figaroscope) 01/04/2009
Depuis plus de vingt ans - cela a commencé en 1988, pour être exact - Bob Dylan arpente le monde dans une tournée sans fin (Never Ending Tour). Sans avoir nécessairement de nouvelles chansons à présenter ou de disque à promouvoir, ce génie de la musique américaine sillonne les routes, consacrant l'essentiel de son temps à jouer de la musique. La sienne, bien sûr, mais aussi celle des autres. Il a beau être l'auteur d'un des catalogues les plus époustouflants de la musique populaire, Dylan ne manque jamais de citer ses sources. Parmi celles-ci, blues, rock'n'roll, country et folk des origines se taillent la part du lion. Comme quoi, avoir révolutionné la musique de son temps n'est pas incompatible avec le fait de s'abreuver à la source. Un amusant recueil édité par son fan-club s'est même amusé à recenser tous les titres du patrimoine qu'il a interprétés sur scène. Robert Johnson, la Carter Family, du gospel… de ces véritables « tables de la loi » du folk, Bob Dylan est un des plus dignes apôtres.
Ce nouveau passage à Paris a pourtant une caractéristique particulière. Il précède en effet de trois semaines la parution d'un nouvel album de Bob Dylan, son quarante-sixième en plus de quarante-cinq ans de carrière. Le disque a été inspiré par le cinéaste Olivier Dahan, réalisateur de La Môme. Le chanteur a en effet enregistré un titre, intitulé Life is Hard, pour le prochain long-métrage du Français. Le précédent disque du mythe américain avait trouvé plus de 2 millions d'acheteurs dans le monde, confirmant l'affection retrouvée d'un large public pour son travail.
De fait, le folk, qu'il soit américain, européen ou même français, bénéficie depuis une poignée d'années d'un joli retour en grâce. lors que son deuxième album vient tout juste de paraître, la belle Alela Diane (le 6 avril au Bataclan) fait déjà figure de chef de file d'une nouvelle scène fidèle à l'héritage des anciens tout en étant ancrée dans le présent.
Dans son sillage, une chanteuse comme Mariee Soux, qui l'accompagne sur scène, a elle-même publié un disque personnel, sur le label parisien Fargo, grand défenseur de la musique américaine.
Dans des esthétiques assez proches, Andrew Bird (le 27 avril à la Cigale) a opéré un beau retour, avec une collection de chansons qui se révèle la plus équilibrée depuis ses débuts, il y a une douzaine d'années.
Plus près de nous, la Franco-Britannique Emily Loizeau (le 8 décembre à l'Olympia) a publié un Pays sauvage solidement enraciné dans les sonorités nord-américaines.
Le folk s'accommode sans problème de la langue de Molière, comme l'a prouvé l'an passé le succès du jeune groupe Cocoon (le 19 mai à la Cigale), originaire de Clermont-Ferrand. À ce compte-là, on peut bel et bien parler d'une génération d'enfants du folk.
Un patrimoine d'une richesse inouïe C'est une somme précieuse pour tous les artistes folk d'aujourd'hui. Assemblée par l'excentrique Harry Smith à partir de sa collection de 78-tours rares, cette Anthology of American Folk Music, qui réunit 84 enregistrements réalisés entre 1927 et 1932, a été publiée pour la première fois en 1952. Rééditée en CD en 1997, elle a permis à plusieurs générations d'artistes de découvrir un répertoire d'une puissance et d'une invention proprement sidérantes. La Bible, en quelque sorte.
Faut-il y aller ? Le folk ne se goûte jamais aussi bien que sur scène, où il trouve son expression la plus naturelle
liliane Admin
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Sujet: Re: BOB DYLAN Ven 10 Avr - 7:19
Jeudi 09 Avril 2009 Bob Dylan, légende bien vivante
Par Eric MANDEL leJDD.fr Mardi soir, le Palais des Congrès accueillait Bob Dylan pour le premier de ses deux concerts dans la capitale donné dans le cadre de sa tournée. L'artiste aujourd'hui âgé de 67 ans n'a pas failli à sa réputation avec un concert de belle facture donné devant trois générations de fans (du sexagénaire au baby rocker) et une poignée de VIP dont Carla Bruni-Sarkozy, Hugues Aufray et Francis Cabrel.
Dans l'enceinte du Palais des Congrès archi-comble, une voix off annonce avec emphase (et en anglais), l'arrivée du "poet-songwritter" le plus célèbre de ces quarante dernières années: Bob Dylan, himself. Lui, fait son arrivée sur scène en toute simplicité, entouré de ses musiciens, d'un pas léger, presque alerte et sautillant. Et sans même un ‘hello' à son public debout, il débute son concert avec un Cat's In The Well de belle facture (tiré de l'album Under the Red Sky).
Durant sa prestation, il ne prendra la parole qu'une seule fois. A la fin de son concert. Pour présenter ses musiciens impeccables de sobriété, d'efficacité de feeling et de classe. Bob Dylan n'est pas du genre très causant. Mais il chante (avec conviction et plutôt bien), il joue (du piano debout) et revisite ses classiques avec un plaisir évident, jamais feint. Son sourire en coin, perceptible à plusieurs reprises, ne trompe pas. Tout comme les mouvements de sa jambe gauche pour esquisser un pas de swing circulaire ou taper la mesure.
130 concerts par an
A 67 ans, Bob Dylan poursuit une carrière sans équivalent, épargné ou revenu des syndromes de lassitude et de cynisme propre aux artistes de cette envergure. Il publie un album de nouvelles chansons le 27 avril prochain (Together Through Life), a accepté de composer la BO du prochain film d'Olivier Dahan et continue à arpenter le monde dans le cadre de sa "tournée sans fin" (le "nerver ending tour") armé de son répertoire monumental estimé à 400 chansons. Le tout, au rythme effréné de 130 concerts par an. Loin, très loin du cachetonnage estival de certaines gloires des seventies (Crosby, Still, Nash en concert le 4 juillet à l'Olympia). Sa démarche semble plutôt relever du sacerdoce (même si ses cachets sont estimés à 350 000 euros par concert), dans le sillage de ses idoles de jeunesse (Woody Guthrie), ces protest-singers et autres troubadours qui, avant l'âge d'or du disque (aujourd'hui révolu), arpentaient les Etats-Unis pour raconter le quotidien des exclus du rêve américain.
Bob Dylan n'a pas toujours eu bonne réputation sur scène. Durant les années 80-90, il a souvent sabordé ses concerts avec un talent et une application inégalés. Depuis le crépusculaire Time Out Of Mind (1997), album de la résurrection artistique enregistré après une méchante péricardite ("Je me suis vu mort" racontait alors Dylan), le barde de Duluth, Minnesota s'est bonifié. Même si ses prestations scéniques possèdent toujours une part d'inconnue. Mardi soir au Palais des Congrès, élégant dans son costume noir, il a offert un concert digne de sa stature, sans jamais forcer, mais avec de purs moments de grâce comme la ballade crépusculaire Chimes of Freedom.
Classiques revisités
Durant une heure cinquante, sans négliger ses chansons les plus récentes interprétées avec brio de sa voix croassante (Tweedle Dun Tweedle Dee, Po' Boy, Spirit On Water), il a revisité quarante-sept ans de carrière, alternant habilement ballades et rocks éruptifs, titres confidentiels (I'll Be Your Baby Tonight, Beyond The Horizon) et classiques: The Time They Are Changin', Highway 61 Revisited, Like A Rolling Stone, All Along The Watchtower... Autant de titres gravés dans les tables de la loi de la musique populaire américaine, revisités dans des versions le plus souvent méconnaissables, sinon par les paroles ou les refrains. Un peu comme un jazzman réinvente ses standards, Dylan considère ses chansons comme une entité vivante. Sa reprise magistrale de Master of War restera comme l'un des temps forts du concert. Tout comme Blowin' In The Wind, chanté quarante six ans après sa création par une légende bien vivante.
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Sujet: Re: BOB DYLAN Ven 10 Avr - 7:30
Bob Dylan étincelant au Palais des congrès Olivier Nuc 09/04/2009 | Mise à jour : 10:35
Le mythe de la musique américaine chantait hier et avant-hier à Paris devant un public conquis.
Pour ce nouveau passage parisien, Bob Dylan avait demandé expressément à se produire dans une salle qu'il ne connaissait pas. Depuis sa première prestation française à l'Olympia, en 1966, le chanteur américain a joué dans la plupart des salles de la capitale : Grand Rex, Zénith, Paris-Bercy… Mardi, il offrait son premier concert dans le cadre du Palais des congrès, bien peu propice au rock'n'roll. Pourtant, entre son arrivée sautillante sur les planches et l'accord final de Blowin'in the Wind, le génie de la musique américaine aura livré deux heures d'un stupéfiant concert.
Fort d'un catalogue riche de centaines de chansons, Dylan est un des seuls à pouvoir se permettre d'entrer en scène avec un titre aussi anecdotique que Cat's In The Well (1990) et d'enchaîner avec un monument historique comme The Times They Are A-Changin' (1964). Dans les premiers rangs, on remarque la présence des artistes Hugues Aufray et Francis Cabrel, magnétisés par la présence du héros de la soirée.
À 67 ans, Dylan, costume chicano noir et couvre-chef idoine, porte beau. C'est de profil qu'il passera l'essentiel de la performance, improvisant de délicieuses parties d'orgue. Félin en diable, son jeu de jambes et son sourire solidement accroché à la mâ choire confirmeront que c'est au cœur de la musique que la rock star est la plus heureuse. Peu importe finalement s'il ne parle pas : le jeu ébouriffant de ses accompagnateurs suffit. Surtout qu'il est ici mis au service d'un programme éblouissant : I'll Be Your Baby Tonight, sur laquelle Dylan prend des chorus de guitare bluesy, Stuck Inside of Mobile With The Memphis Blues Again, Chimes of Freedom, Masters of War, Highway 61 Revisited. L'artiste malaxe ses classiques depuis si longtemps qu'ils sonnent d'une actualité féroce, tel Like A Rolling Stone, qui ne paraît pas ses 44 ans.
Blues, folk, boogie, country, music-hall, rock'n'roll : l'orchestre, rompu à tous les styles, s'adapte sans broncher aux improvisations du chef. Sans ostentation ni démonstration de virtuosité, ces musiciens assurent avec une maestria non dénuée d'aspérités.
L'inspiration retrouvée Alternant pièces maîtresses de son répertoire des années soixante et morceaux puisés dans ses deux derniers albums en date (Love and Theft et Modern Times), la sélection des titres ignore l'album Together Through Life, qui doit paraître à la fin du mois. Elle confirme surtout qu'après un passage à vide dans les années 1980, l'inspiration a retrouvé Dylan au tournant du siècle. Le fort contingent de jeunes de 20-25 ans présents dans la salle témoigne de la pertinence de celui qui a révolutionné la musique populaire et fait figure de rare survivant des sixties en pleine possession de ses moyens.
En enchaînant les tournées à un rythme effréné comme il le fait depuis une vingtaine d'années, Bob Dylan réaffirme qu'il n'est pas prêt pour le musée ni pour la retraite. Malgré l'abondance de biens culturels (livres, films) qui lui sont consacrés, il demeure, en cette ère de pipolisation à outrance, le seul à avoir gardé intacts son mystère et son charme. Présent dans la salle, le couple présidentiel ira le saluer à l'issue de la soirée, Bob Dylan faisant don de son harmonica à Carla Bruni.
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Sujet: Re: BOB DYLAN Ven 10 Avr - 22:13
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Bob Dylan en concert : Pour le meilleur et pour le pire
Vous aurez été encore des milliers à aller voir Bob Dylan en concert et comme toujours certains ne comprendront pas la prestation taciturne du vieux Zim....
De tout mon cœur, je compatis, mais Bob Dylan semble à jamais résolu à ne pas se mettre en scène telle une attraction de Disneyland.
Il est à prendre ou à laisser.
Pour les déçus tant pis pour vos 70 Euros, quoique, vous pouvez réfléchir sur la démarche de Dylan ...
Qui reste encore majeur dans les "vedettes internationales" des glorieuses sixties ?
Les Rolling Stones, Paul McCartney et Bob Dylan. Les deux-trois autres ont souvent du mal à remplir des salles de plus de 5000 places mondialement et surtout, leurs apparitions suscitent plus ou moins l'indifférence des médias généralistes.
Nos anciens leaders de la contre-culture rock mainstream des baby boomer sont toujours d'attaque pour venir gentiment faire les poches de plusieurs générations. C'est un peu le contrôle technique de la nostalgie collective.
C'est en tous cas plus le cas pour ce qu'il reste des Rolling Stones et pour Paul McCartney. Loin de moi de vouloir ici critiquer une seule seconde des héros que je suis allé applaudir jusque dans des horreurs comme le Stade de France, mais les Stones et McCartney en live, ça reste une attraction Disneyland plus ou moins émouvante pour les amoureux du binaire.
Oui, a plupart des morceaux sont des chef d'œuvres et donnent un plaisir nostalgique mais sincère à être entendus dans des versions proches des originales.
Il reste que les chansons ne vivent plus, elles font partie d'un programme, elles sont interprétées. Finalement, elles sont ce que le public est venu voir.
Bob Dylan a une approche différente de tout cela.
Dylan n'est pas un entertainer, il n'est pas sympa avec son public. Il ne lui fait pas croire qu'il ne vient que pour le satisfaire.
C'est là, la grosse différence avec les Stones et McCartney. Dylan tourne sans s'arrêter depuis 1989. Il ne fait pas de service après vente d'album ou de compilation. Les disques sortent, mais Dylan tourne tout le temps.
On aimerait venir reprendre en cœur les titres comme on le fait dans sa voiture à l'écoute d'un bon vieux "Like A Rolling Stone".
Le problème c'est que les versions sont assez déconcertantes, il s'agit de relectures d'un monsieur de 67 ans en 2009, pas de l'interprétation de chansons des années 60 comme au bon vieux temps. Dylan est un troubadour moderne. Ses concerts demandent une attention particulière et une sensibilité au vocabulaire musical américain traditionnel.
Le hasard a voulu que je vois Bob Dylan en concert en 2002 juste après la sortie du film incroyable des frères Cohen "O' Brother" avec George Clooney.
Sans expliquer le film à ceux qui ne l'ont pas vu, j'encourage tous les déçus de Bob Dylan en concert de le découvrir au plus vite si ce n'est pas déjà fait.
Dedans, vous aurez un accès loufoque mais formidablement significatif à tout l'univers traditionnel dans lequel la démarche et l'écriture de Dylan s'inscrit.
Plus que recommandé également, le visionnage du chef d'œuvre de Todd Haynes "I'm Not There" qui prend la peine de mettre en scène la personnalité hors du commun de Dylan plus que sa vie.
Todd Haynes déclarait d'ailleurs à propos de Dylan dans les colonnes de VoxPop en décembre dernier :
« Pour moi, le fil conducteur de sa vie, c'est sa faculté à se réinventer en permanence par ses revirements brusques. Cette attitude est son manifeste musical. »
Bob Dylan n'est pas un homme de nostalgie, c'est un des derniers artisans de la musique qui semble avoir décidé de finir sa vie sur la route.
Il est bon de comprendre sa démarche et d'appréhender son langage avant de grogner parce qu'il n'a pas mis en marche le juke box. Il est bon de se rappeler aussi que nous pouvons être un publique sensible, et pas seulement émotif.
video souvenir : bob dylan-like a rolling stone-1966 - Ma-Tvideo France2
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liliane Admin
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Sujet: Re: BOB DYLAN Ven 17 Avr - 9:01
Dylan, la photo de Davidson, l'harmonica et l'accordéon LE MONDE | 16.04.09 | 16h03
Depuis le début de sa carrière, en 1961, tout ce qui concerne Bob Dylan - textes, univers... - est scruté à la loupe par des milliers d'admirateurs. Internet amplifie cette quête incessante. Dernier émoi en date pour ses fans, la pochette du nouvel album du chanteur, guitariste et auteur-compositeur américain, Together Through Life, à paraître le 27 avril. Une photographie en noir et blanc montre deux corps entrelacés sur la banquette arrière d'une voiture. Un garçon, tatoué, de dos, et une silhouette dont ne sont visibles que des cheveux courts blonds. Rapidement les blogueurs et les membres de forums de discussion s'amusent à y voir deux garçons et par là même un Dylan, 67 ans, qui ferait son "coming out".
En fait, il s'agit d'un garçon - le brun tatoué - et d'une fille - les cheveux courts, qui figurent, plus identifiables, dans d'autres photographies de la série intitulée "Brooklyn 1959" réalisée par Bruce Davidson, devenu mythique pour son travail sur les minorités à New York dans les années 1950-1960 - sa série "East 100th Street" - et sur le combat pour les droits civiques réuni dans le livre Time for Change (2002).
Né en 1933, à Oak Park (Illinois), il a rejoint l'agence Magnum en 1958. Au printemps 1959, Davidson travaille à un reportage sur les gangs d'adolescents à New York. Il suit surtout un groupe de jeunes âgés de 16-17 ans, qui s'appelle The Jokers, dans les rues, les bars, jouant aux durs, traînant sur les pontons de Coney Island. "La plupart du temps, ils ne faisaient pas attention à moi. Et puis, par bribes ils m'ont laissé être le témoin de leurs peurs, de leurs dépressions, de leur colère."
LES STUDIOS CHESS
La photo de Davidson utilisée pour la pochette du CD de Dylan apparaissait déjà dans le documentaire de Martin Scorsese No Direction Home (2005), consacré au chanteur et avait été utilisée dans une édition de poche du recueil de nouvelles de Larry Brown, Big Bad Love. De cet écrivain parfois comparé à Cormac McCarthy ou William Faulkner, Dylan dit avoir lu "chaque mot qu'il ait jamais écrit".
Autre motif à disserter pour les fans de Dylan ces jours-ci, la présence du couple présidentiel français, le 7 avril, au Palais des congrès, au premier des deux concerts parisiens de Dylan. A l'issue du concert, Dylan a offert en coulisses l'un de ses harmonicas à Carla Bruni-Sarkozy venue le saluer avec son mari. La communauté des dylaniens français en est encore toute tourneboulée. La première dame française avait par ailleurs reçu, samedi 4 avril, une guitare acoustique Gibson modèle Hummingbird, des mains de Michelle Obama lors du déplacement officiel du couple présidentiel américain au sommet de l'OTAN à Strasbourg.
Pendant qu'Internet se raconte des histoires, Dylan, lui, reste toujours aussi peu bavard. Quoique. A l'occasion de la sortie de son CD, le chanteur avare d'entretiens en a accordé un... à son site officiel. En réponses parfois plus courtes que les questions de Bill Flanagan, Dylan explique que le son de Together Through Life rappellera celui des studios Chess, à Chicago - label spécialisé en blues et en rock'n'roll naissant, dans les années 1950. Que les nouvelles chansons sont plutôt romantiques. Qu'il y a pas mal d'accordéon dans son nouveau disque et précise : "J'aurais dû utiliser cet instrument plus souvent dans mes précédents disques." Il regrette aussi que son oeuvre de dessinateur et de peintre n'ait pas toujours suscité d'intérêt - il a illustré certaines de ses pochettes de disques -, mais se réjouit qu'un musée européen l'accueille en 2010.
Interrogé sur la politique et sur Barack Obama, il déclare à propos de la première que "c'est du spectacle, du sport (...), cela crée plus de problèmes que cela n'en résout" et du second qu'il avait lu l'un de ses livres intitulé Dreams of Our Father dont il avait apprécié les qualités littéraires. Mais n'a, en revanche, "pas la moindre idée" sur ses capacités à être un bon président.
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Sujet: Re: BOB DYLAN Sam 18 Avr - 15:23
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Rolling Stone Hors-Série Bob Dylan
« Sing along Bob/Sing, sing along Zimmerman/J’suis cow-boy à Paname/Mais c’est la faute à Dylan. »
Oui, clairement. Bashung avait raison.
Beaucoup de choses sont arrivées par le biais de Dylan.
Énormément même.
Sur le devant de la scène depuis plus de quarante ans, Bob Dylan reste à ce jour le plus influent – donc le plus important – des artistes qu’ait engendrés le rock’n’roll.
Le seul type capable d’être déifié, statufié vivant et, en même temps, de se faire agonir d’injures – parfois par les mêmes – à propos de ses attitudes, ses propos, ses chansons, sa musique, sa religiosité et même des femmes de sa vie !
Mais il a fait école.
Pas un artiste aujourd’hui qui ne s’en réclame, voire qui n’ait adopté ses idées. Mais quelles idées ?
Celle de donner un sens aux textes des chansons populaires, tout simplement. « Dylan a libéré nos esprits comme Elvis avait libéré nos corps », avait dit Springsteen.
Mieux, les textes du Zim sont aujourd’hui scrutés en détail : il reste le premier chanteur dont les textes ont été considérés comme de la « vraie » littérature !
Et des hommes d’État n’hésitent plus à citer Dylan comme une de leurs influences majeures, à l’image de Barack Obama – seul président américain à ce jour ayant reçu le soutien de Dylan lui-même.
Il a réinventé un genre, celui de chanteur-compositeur-interprète, le fameux singer-songwriter. En chantant ses textes étranges, poétiques, métaphoriques de sa voix nasale sur un fond musical basiquement rock, il a élargi le vocabulaire usuel du genre cependant qu’il créait un son nouveau, depuis imité et copié à outrance.
« Il n’y a pas de consensus général dans mon public. Certains préfèrent ma première période, d’autre la deuxième, certains ma période chrétienne, et ainsi de suite. Aujourd’hui, mon public ne prête pas une attention particulière à la période à laquelle appartiennent mes chansons », analyse Bob Dylan.
Toujours sur la brèche, même à ses moments les moins saisissables et compréhensibles, Dylan continue de sortir des albums, surtout ces vingt dernières années, d’une qualité incontestable.
De Oh Mercy, produit par Lanois et sorti en 1989, à son tout nouvel opus, Together Through Life, produit par… lui-même, Dylan reste droit dans ses boots avec une mission qu’il s’est imposée : faire revivre tous les courants de la musique populaire américaine.
Que ce soit sur scène avec son Never Ending Tour, dans son émission de radio où il explore pour les amateurs (très) éclairés les fins fonds de la musique US, ou encore (et surtout) dans ses albums, certains entièrement composés de reprises, d’autres de son propre cru.
Son dernier exercice en date justement, Together Through Life, l’emmène cette fois-ci du côté de la frontière mexicaine, comme pour mieux montrer que les influences hispaniques forment aussi une composante de la musique américaine.
Il y a quelques décennies, on demandait à Dylan de nous donner des vérités. D’être l’oracle. D’être visionnaire pour nous. En oubliant qu’un poète n’est pas un chroniqueur. Petite nuance…
Mais le couplet est connu, chaque inconditionnel n’a pas la même appréhension de l’œuvre ni de l’homme. Chacun a sa version, chacun a la bonne version !
« MON Bob n’est pas TON Bob », serait-on tenté de dire !
Ce hors-série propose SA ou plutôt SES visions du Zim, avec toute la mauvaise foi et le recul qu’impose le difficile exercice d’écrire sur le type qui a composé la plus grande chanson de l’histoire du rock – auquel le magazine que vous tenez entre les mains doit beaucoup ! – Like A Rolling Stone.
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liliane Admin
Nombre de messages: 8044 Age: 61 Localisation: dans la galaxie Date d'inscription: 02/05/2008
Sujet: Re: BOB DYLAN Lun 4 Mai - 10:54
Bob Dylan N°1 des charts anglais... trente-neuf ans après !
NEWS PUBLIÉE AUJOURD'HUI, LE LUNDI 4 MAI 2009 À 11:13 0 2 0 Bob Dylan N°1 des charts anglais... trente-neuf ans après !
Trente-neuf ans que cela ne lui était pas arrivé ! Le poète et musicien américain Bob Dylan vient de hisser son dernier album Together Through Life à la première place des hits-parades britanniques, grillant la politesse à Lady Gaga et Beyoncé. Il faut remonter à l'année 1970 pour le voir tutoyer les sommets avec son opus New Morning et son classique If Not for You.
Album aux accents légèrement bluesy et jazzy avec quelques touches d'épices musicales mexicaines, Together Through Life fait renouer la légende vivante avec un public toujours fidèle qui peut le retrouver régulièrement lors de sa "tournée perpétuelle", qui est passée par Paris le 7 avril dernier, sous les yeux admiratifs de Carla Bruni.
Quand on sait que cette nouvelle pépite du folkman est partie d'une seule chanson composée pour le prochain film d'Olivier Dahan, on se dit que le cinéaste peut être fier d'avoir redonné de l'inspiration à mister Dylan !
Bridget
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Sujet: Re: BOB DYLAN Mer 6 Mai - 20:25
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La faute à Dylan
LE FIL MUSIQUE - La plupart des artistes majeurs vivent sur leur passé, mais pas Dylan. Chaque nouvel album contient au moins un titre qui enrichit son oeuvre. Emules et disciples n'ont cessé de lui rendre hommage.
Bob Dylan Blues Syd Barrett (1970) Resté trente et un ans dans les archives, ce pastiche où Barrett se compare à Bob ne vit le jour qu'en 2001. « Mes rêves prédisent toutes sortes de choses... » Album Wouldn't you miss me, EMI.
Song for Bob Dylan David Bowie (1971) Où le futur Ziggy emprunte la voix « de sable et de colle » de Dylan pour un titre dans la pure veine des collaborations du Zim avec le Band. Album Hunky Dory, RCA.
God Ian Hunter (1976) Parmi les centaines de chansons écrites dans le style Dylan, ce tordant dialogue avec Dieu est l'un des plus savoureux. Album All American Alien Boy, Columbia.
C'est la faute à Dylan Alain Bashung (1977) « J'suis cow-boy à Paname, mais c'est la faute à Dylan. » Après dix ans de galère, la carrière de Bashung démarre : humour potache pour un style encore hésitant. Album Roman-photos, Barclay.
Talking new Bob Dylan Loudon Wainwright III (1992) Pour fêter les 50 ans de Dylan, Loudon Wainwright se souvient qu'il fut longtemps étiqueté « nouveau Dylan ». Comme tant d'autres, aussi intimidés qu'inspirés par le modèle. Album History, Charisma.
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Bridget
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Sujet: Re: BOB DYLAN Mer 6 Mai - 20:28
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Together through life Bob Dylan
La semaine passée, Télérama radio vous proposait l'écoute de son nouvel album. En voici la critique, par François Gorin.
Blasé, Dylan ? Pensez-vous. Le songwriter revient – et en grande forme.
Comment ça va, Dylan ?
Bien, merci. Il n'en finit pas de tourner, mais c'est comme si, après avoir eu plusieurs vies, il en avait encore deux en même temps : pendant qu'un Dylan court le monde en agitant selon les soirs et les humeurs la divine crécelle de son répertoire, un autre tient cabaret au fond d'un rade virtuel, où rien n'a bougé depuis son adolescence.
Le moment venu sort un album. Trois pour cette décennie. Love and theft ouvrait sans crier gare une ère nouvelle. Faire un disque semblait moins lui peser. Via des films (Scorsese, Todd Haynes) et des archives, le funambule a repris pied dans l'air du temps. Surprise constatée autour de soi : un nouveau Dylan est attendu. Lui qui fit tant pour ne pas finir statue n'est pas non plus passé de l'autre côté.
Au-delà, il n'y a rien, nous assure prosaïquement le premier morceau (Beyond here lies nothin'). Alors on se rebranche et vibre un blues-rock d'avant le déluge. Guitare cette fois ciselée par Mike Campbell. Couleur chaude imprimée par l'accordéon de David Hidalgo (Los Lobos).
Le canonique Susie Q, rhabillé sous d'autres noms, assorti de variations anti-nostalgiques sur le temps qui nous fait, nous défait, sur les amours qui nous usent et nous abusent.
Une grimace, un accent ou même un petit rire nous rappellent que le vieux sage ne le sera jamais tout à fait. Ni vieux, ni sage.
Les fulgurances poétiques ou mélodiques sont derrière, on s'y est habitué.
Voici une poignée de chansons que la poussière ignore alors qu'elles paraissent en sortir.
Forgetful Heart, This Dream of you, I feel a change comin' on, choisissez les vôtres. My wife's home town aussi, que pourrait chanter Tom Waits.
Et puis ce Life is hard où la simplicité des mots (« j'arpente le boulevard / j'admets que la vie est dure / sans ta présence auprès de moi »), comme la nudité de la voix tannée, bouleverse.
C'est ce morceau, destiné au prochain film d'Olivier Dahan, qui a tout déclenché. Mais le reste, apparemment, a coulé de source.
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Bridget
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Sujet: Re: BOB DYLAN Mer 13 Mai - 23:03
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CLIP – Bob Dylan : La vidéo de Beyond Here Lies Nothin’
Il y a quelques semaines, circulait sur le net un montage de photos de l'artiste américain Bruce Davidson, illustrant le titre de Bob Dylan , Beyond Here Lies Nothin'.
Cette fois-ci c'est une vraie vidéo, véritable court-métrage avec une bonne dose de suspense, qui accompagne le premier single de l'album Together Through Life.
L'Australien Nash Edgerton , réalisateur du film The Square sorti début 2008, a réalisé ce clip, qui arrive, en quelques minutes, à nous emmener dans son univers.
Les acteurs Amanda Aardsma, que l'on a pu voir dans la série Les Experts et Joel Stoffer, aperçu dans de nombreuses séries telles que The Shield, Charmed, mais également Les Experts, sont les personnages principaux de cette petite fiction.
Together Through Life est le 46ème album studio de Dylan, qui succède à Modern Times sorti en 2006. Le clip de Beyond Here Lies Nothin' est visible sur le site Ifc.com
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Bridget
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Sujet: Re: BOB DYLAN Mar 11 Aoû - 0:30
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A ECOUTER - Bob Dylan prépare un album de Noël.......?
Le plus emblématique des songwriters américains se lance dans un défi de taille et surprenant :
Faire un album de chansons de Noël !
Incroyable quand on connaît le personnage hors cadre et hors cérémonial...
Mais voilà de sources sûres, on apprend que Bob Dylan a commencé à enregistrer un album de Noël (avec des cantiques et des chansons modernes) où figureront Must Be Santa, Here Comes Santa Claus, I'll Be Home for Christmas et O Little Town of Bethlehem.
Cet exercice de style a eu lieu au Jackson Browne's Groove Master's Studios à Santa Monica en Californie. Selon ses fans, cet opus est un projet personnel sans label derrière. Les détracteurs de Bob Dylan s'en donnent déjà à coeur joie.
Pourtant, finalement, Dylan a déjà affiché son respect de la tradition et il ne faut pas oublier qu'il s'est converti au christianisme en 1979 et a déjà composé des morceaux à la gloire de Dieu, déclenchant ainsi une vive polémique.
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Sujet: Re: BOB DYLAN Dim 30 Aoû - 14:08
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......donc .....info !
26-08-2009
Bob Dylan fêtera bien Noël avant l’heure.
Une date de sortie et un visuel pour l’album de Noël de Bob Dylan, c’est ce qui nous attendait au pied du sapin ce matin. Mais Bob ne découpera la dinde que le 13 octobre.
A peine Dylan a-t-il laissé le loisir aux fans de profiter de son Together Through Life qu’il les gratifie déjà d’un nouvel opus.
Le 34ème album studio de Robert Zimmerman s’appellera... Christmas In The Heart.
Alors que nous évoquions récemment l’élaboration de cet album de Noël, Rolling Stone US a rendu publics le visuel de la pochette ainsi que la date de sortie. C’est donc largement en avance, le 13 octobre pour être précis, que le père Bob nous plongera dans l’ambiance de Noël.
On apprend également que les bénéfices engendrés par les ventes de l’album aux USA seront reversés à l’association Feeding America, l’équivalent yankee des Restos du Coeur. Les recettes hors-USA seront distribuées à d’autres associations luttant contre la faim dans le monde.
Sans transition, Dylan a aussi révélé qu’il avait été contacté par plusieurs sociétés pour prêter sa voix à des navigateurs GPS. "Je suis en pourparlers avec deux compagnies automobiles pour devenir la voix de leurs systèmes GPS. Je pense que ça serait pas mal que vous cherchiez votre chemin et que vous entendiez ma voix dire quelque chose comme ’Prenez la prochaine à gauche, euh non à droite. Vous savez quoi ? Foncez tout droit.’ "
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Sujet: Re: BOB DYLAN Ven 18 Sep - 0:08
Et une exclue !!!
Bob Dylan exposera ses peintures à Copenhague en 2010
COPENHAGUE (DANEMARK) [17.09.09] –
Le chanteur Bob Dylan va exposer ces oeuvres à la Galerie Nationale du Danemark à Copenhague en 2010. Cent peintures devraient être montrées au grand public.
On savait que Bob Dylan était un auteur-compositeur et interprète. Mais le musicien est aussi un artiste peintre, qui exposera une centaine de ses œuvres à Copenhague, en 2010.
La Galerie Nationale du Danemark (Staten Museum for Kunst) a annoncé le 15 septembre avoir demandé à Bob Dylan d’exposer dans le musée de Copenhague.
L’exposition, prévue pour l’automne 2010, montrera des œuvres du chanteur, dont trente peintures inédites en Europe, intitulées « Brazil series ».
Dylan a commencé à exposer ses toiles en 2007 au Kunstsammlungen Chemnitz Museum dans la petite ville de Chemnitz en Allemagne.
Selon le conservateur en chef du musée, Kasper Monrad, l’œuvre de Dylan révèle une profonde affinité avec les peintres modernes, comme Matisse dans les années 1920.
« la pratique artistique de Bob Dylan n’a été étudiée que de manière très limitée par les historiens d’art, cela appelle un examen et une interprétation plus poussés » a déclaré le conservateur à l’agence Reuters.
Les peintures de Bob Dylan ont servi dès 1970 pour les couvertures de ses albums. Ses dessins sont reproduits dans les ouvrages « Writings and Drawings » et « Lyrics 1962-1985 ».
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Sujet: Re: BOB DYLAN Sam 19 Déc - 15:19
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Hyperconformisme infernal
Bob Dylan “Christmas In The Heart” Columbia/Sony Music
Bob Dylan est un personnage de fiction.
Chez la plupart des artistes, on peut assez aisément séparer ce qui fait partie de l’œuvre (universelle, infinie) de ce qui fait partie de la vie (individuelle, limitée).
Quand il s’agit de Dylan, c’est beaucoup plus difficile.
On se rappelle le professeur de dylanologie des années soixante-dix, AJ Weberman, qui faisait ses poubelles et l’enguirlandait pour qu’il s’explique sur son désengagement politique et sa période country.
“Mais enfin, tu es Bob Dylan !” lui disait le dylanologue excédé par tant de volte-face. À quoi Dylan répondait : “Non. Bob Dylan, c’est toi.”
À l’instar de Céline, Chaplin, Dalí, Gainsbourg (les grands maîtres de l’entourloupe), il n’y a pas à trier entre œuvres majeures et œuvres mineures, bon et mauvais goût, merveilles immortelles ou tricheries sans nom.
Qu’ils soient folk, rock, pop, country, junguiens, chrétiens, infidèles, insincères ou simplement mauvais, les disques de Dylan sont des gestes qui fonctionnent comme des miroirs de la psyché collective.
Et les événements bizarres de sa vie font partie du récit que sa discographie compose comme un grand récit allégorique, grotesque et sérieux.
Comme l’a très bien démontré le film qu’il a scénarisé dans l’indifférence générale en 2003, “Masked And Anonymous”, ce Joker insaisissable, à la fois froid comme une pierre et pleurnichard comme un saule, n’est rien moins que l’incarnation sinistre et drôle de notre destin.
Et, au moment où la civilisation dégueulasse dont l’Occident est l’initiatrice touche à sa fin, son personnage, Jack Fate, se met à bifurquer — comme les héros de “Lost” — dans un temps désarticulé : time out of joint.
Dans cet épisode, après avoir été arrêté le 23 juillet 2009 à cinq heures de l’après-midi dans le New Jersey par deux agents de police pour vagabondage, notre héros croit être soudain retourné dans les années cinquante et décide de se refaire aux yeux de la Loi en enregistrant un album de Noël, sans machins dérangeants ou trucs pervers.
C’est “Christmas In The Heart”. Il doit donc être situé en amont de la timeline officielle de notre Dylanopedia et analysé comme un prequel à celle-ci.
Plus straightforward que “Christmas In The Heart”, tu meurs.
Si l’album de Noël est une constante de l’histoire de la musique populaire, il aura toujours été un enjeu d’appropriation du genre par un artiste ou un groupe — de Ella Fitzgerald à Jimi Hendrix, des Beatles à Crass, des Beach Boys aux Residents.
Mais moins drôle, équivoque, ambigu, critique ou bizarre que “Christmas In The Heart”, on ne trouvera pas.
Même Ween n’aurait pas osé un copier-coller plus simplifié des styles qui n’appartiennent plus à notre époque depuis un millénaire.
Même Tom Waits ne se serait pas contenté de ces geignardises d’une autre ère, enquillées avec une voix en pièces détachées.
Même Trey Parker et Matt Stone, les scénaristes de “South Park” (qui ont enregistré un génial album de Noël, “Mr Hanky’s Christmas Songs”), auraient mis quelques gouttes de provocation dans cette eau d’hyperconformisme infernal.
Ce n’est même pas un disque anachronique, ou jouant sur des incompossibles stylistiques comme pourraient le faire les Fiery Furnaces.
C’est un disque littéral, bon, gentil, sain, qui fait froid dans le dos et laisse augurer du pire.
Et le plus drôle, c’est qu’il ressemble à notre époque, incapable de se repérer dans le temps et errant entre les mondes en attendant la dislocation définitive...
Joyeux Noël, âmes perdues.
Pacôme Thiellement
http://www.rocknfolk.com/site/disquedumois.php
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