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Sujet: ALAIN BASHUNG Sam 28 Juin - 10:11
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ALAIN BASHUNG 1947 - 2009
http://alainbashung.artistes.universalmusic.fr/
Alain Bashung, de son vrai nom Alain Claude Baschung, est le fils d’une ouvrière bretonne travaillant dans une usine de caoutchouc de Boulogne-Billancourt, et d’un père algérien kabyle, qu’il n’a jamais connu.
A l’âge d’un an, Alain est envoyé chez les parents de son beau-père en Alsace. Petit, il découvre la musique grâce à un harmonica tout en étant enfant de chœur à Wingersheim.
En 1959, à l’âge 12 ans, il est de retour chez ses parents à Boulogne-Billancourt. C’est alors qu’il découvre les variétés françaises et le rock américain comme Gene Vincent, Buddy Holly ou Elvis Presley.
C’est ce qui fera sa force.
Il se construit une double culture musicale : le rock n’roll américain des pionniers et la chanson française, chose assez rare à l’époque. Parallèlement à des études de comptabilité qu’il abandonne très vite, il crée, en 1963, à 16 ans, son premier groupe, The Dunces (Les Cancres).
Il coupe les ponts avec sa famille pour vivre de sa passion et part se produire dans les bars, restaurants, bals et surtout dans des bases militaires américaines.
En 1966, il enregistre son premier 45 tours Pourquoi rêvez-vous des Etats-Unis ? et il travaille en tant qu’arrangeur dans la maison de disques RCA. Il sort encore un disque en 1968 « Les Romantiques » qui est devenu introuvable.
Puis il enchaîne les singles sous des pseudonymes (David Bergen, Hendrick Darmen) en étant compositeur et interprète du groupe Monkey Bizness. Le succès n’est toujours pas au rendez-vous bien qu’il interprète Robespierre dans « La Révolution française », comédie musicale de Claude-Michel Schönberg et qu’il rencontre Dick Rivers pour qui il compose (le rock Marylou).
Les premiers succès
En 1977, Alain Bashung fait deux rencontres qui vont marquer sa carrière : Andy Scott, musicien, et Boris Bergman, auteur.
Avec eux, il signe son premier album innovant, Romans photos. C’est un échec commercial mais il persévère en sortant Roulette russe deux ans plus tard et se fait remarquer avec quelques titres comme Bijou bijou ou Toujours sur la ligne blanche.
La consécration arrive en 1980 avec Gaby, oh Gaby.
Il en vendra plus d’un million et demi d’exemplaires. Suivra l’album rock Pizza, et le tube Vertige de l’amour.
En 1982, il collabore avec Serge Gainsbourg sur Play blessures, un album sombre qui ne se vendra pas, malgré la présence du "tubesque" titre C’est comment qu’on freine ?. Le public n’était sans doute pas encore prêt...
Il faut attendre 1986 et l’album Passé le Rio Grande pour que Bashung soit enfin reconnu. A cette occasion, il obtient la Victoire de la Musique de l’album de l’année.
En 1991, il décide de revenir aux racines du rock en sortant Osez Joséphine , album fortement influencé par le blues et la country music. Il se vend à plus de 350.000 exemplaires et reçoit trois Victoires de la Musique.
Avec ce disque, Bashung s’impose définitivement dans le cœur des Français.
Deux années plus tard sort Chatterton, nouveau "carton" : Ma petite entreprise et J’passe pour une caravane passent en boucle sur les ondes.
A partir de cette époque, Bashung se consacre davantage à sa carrière d’acteur commencée en 1981, notamment dans Ma sœur chinoise d’Alain Mazars.
Il entame dans la foulée une tournée de deux ans qui aboutit à un double album live en 1995, Confessions publiques.
L’ascension
En 1998, il revient à la musique avec Fantaisie militaire , en collaboration avec Jean Fauque, Rodolphe Burger, Les Valentines, Jean-Marc Lederman, ainsi qu’Adrian Utley, guitariste du groupe anglais Portishead.
Ce disque est récompensé, en 1999, par trois Victoires de la Musique.En 2005, il reçoit même une Victoire spéciale, celle du meilleur album des 20 dernières années.
En 2000 sort Climax, une compilation de duos inédits avec Noir Désir, M, Rachid Taha, Rodolphe Burger…
En 2002, L’imprudence est acclamé par la critique et considéré comme l’album le plus sombre de sa discographie. Il enregistre la même année le Cantique des cantiques avec sa femme Chloé Mons. Deux ans plus tard paraît un double album live, La tournée des grands espaces.
En 2000, il sort Climax, un double album de compilations dans lequel il revisite certains de ses plus grands titres (dont Volontaire, en duo avec Noir Désir) et signe une reprise des Mots bleus de Christophe.
Il sort en 2002 L'Imprudence, album acclamé par la critique et considéré comme le plus sombre de sa discographie.
Il enregistre la même année le Cantique des cantiques avec son épouse, la comédienne et chanteuse Chloé Mons : ce titre avait été écrit à l'occasion de leur mariage en 2001, sur une musique de Rodolphe Burger, à partir d'une nouvelle traduction du Cantique des cantiques de la Bible par l'écrivain Olivier Cadiot.
En 2003 il participe à l'album consacré à Léo Ferré en interprétant la chanson Avec le temps et écrit la préface d'un ouvrage qui retrace le parcours artistique de cet artiste.
En 2004, paraît un double album live, La Tournée des grands espaces. En 2006, il enregistre la chanson Que reste-t-il de nos amours de Charles Trenet en duo avec Françoise Hardy pour son disque Parenthèses....
En juin 2006, il investit la Cité de la Musique à Paris qui lui donne carte blanche. Il y donne une série de représentations en s'entourant, pour l'occasion, d'une pléiade d'artistes : Christophe, Dominique A, Rodolphe Burger, Arto Lindsay.
Début 2007, il sort de sa pause et participe à la tournée Les Aventuriers d'un autre monde avec Jean-Louis Aubert, Cali, Daniel Darc, Richard Kolinka et Raphaël.
Il s'offre également deux soirées à la Salle Pleyel de Paris et apparaît sur l'album La Mécanique du coeur de Dionysos.
Alain Bashung apparaît dans J'ai toujours rêvé d'être un gangster de Samuel Benchetrit où il joue une scène mémorable (et sans avoir appris le moindre texte) avec le chanteur Arno.
En 2008, il chante L.U.V. en duo avec Daniel Darc sur l'album de celui-ci, Amours suprêmes. Il proposera également une création, L'Homme à tête de chou, autour de Serge Gainsbourg.
Le 24 mars 2008, Bashung sort l'album Bleu pétrole, collaborant notamment avec Gaëtan Roussel de Louise Attaque, Arman Méliès et Gérard Manset, dont il reprend la chanson Il voyage en solitaire qui conclut l'album.
Il entame ensuite une tournée et est notamment programmé dans plusieurs festivals. Le 10 juin 2008, il commence une série de récitals à l'Olympia malgré une chimiothérapie en raison d'un cancer du poumon.
Nommé Chevalier de la Légion d’honneur le 1er janvier 2009, il a reçu trois trophées lors des Victoires de la musique le 28 février (meilleur interprète, meilleur album de chansons, meilleur spectacle).
Ce fut sa dernière apparition publique. Il décède le 14 mars 2009 à Paris à l’âge de 61 ans.
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Nine Admin
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Sujet: Re: ALAIN BASHUNG Mar 8 Juil - 8:31
LES MOTS BLEUS avec le feeling de BASHUNG
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Nine Admin
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Sujet: Re: ALAIN BASHUNG Mar 8 Juil - 8:40
VIDEO tant de nuits BASHUNG
Tant De Nuits
Mon ange je t'ai haï je t'ai laissé aimer d'autres que moi Un peu plus loin qu'ici Mon ange je t'ai trahi tant de nuits alité que mon coeur a cessé de me donner la vie si loin de moi...
des armées insolites, et des ombres équivoques, des fils dont on se moque, et des femmes que l'on quitte des tristesses surannées des malheurs qu'on oublie des ongles un peu noircis
mon ange je t'ai puni à tant me sacrifier icône idolâtrée immondices à la nuit mon ange je t'ai haï je t'ai laissé tuer nos jeunesses ébauchées le reste de nos vies si loin de moi...
mes armées insolites et des ombres équivoques des fils dont on se moque, et des femmes que l'on quitte des tristesses surannées des malheurs qu'on oublie des ongles un peu noircis mon ange je t'ai Haï
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sabine
Nombre de messages: 584 Age: 47 Localisation: Nord Date d'inscription: 03/05/2008
Sujet: Re: ALAIN BASHUNG Mar 8 Juil - 9:21
photos prises sur son site officielhttp://alainbashung.artistes.universalmusic.fr/
Nine Admin
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Sujet: Re: ALAIN BASHUNG Mar 8 Juil - 9:59
VIDEO jamais d'autre que toi BASHUNG
Artiste: Alain Bashung Chanson: Jamais D'autre Que Toi
Jamais d'autre que toi en dépit des étoiles et des solitudes En dépit des mutilations d'arbre à la tombée de la nuit Jamais d'autre que toi ne poursuivra son chemin qui est le mien Plus tu t'éloignes et plus ton ombre s'agrandit Jamais d'autre que toi ne saluera la mer à l'aube quand fatigué d'errer moi sorti des forêts ténébreuses et des buissons d'orties je marcherai vers l'écume Jamais d'autre que toi ne posera sa main sur mon front et mes yeux Jamais d'autre que toi et je nie le mensonge et l'infidélité Ce navire à l'ancre tu peux couper sa corde Jamais d'autre que toi L'aigle prisonnier dans une cage ronge lentement les barreaux de cuivre vert-de-grisés Quelle évasion ! C'est le dimanche marqué par le chant des rossignols dans les bois d'un vert tendre l'ennui des petites filles en présence d'une cage où s'agite un serin tandis que dans la rue solitaire le soleil lentement déplace sa ligne mince sur le trottoir chaud Nous passerons d'autres lignes Jamais jamais d'autre que toi Et moi seul seul seul comme le lierre fané des jardins de banlieue seul comme le verre Et toi jamais d'autre que toi
POEME DE ROBERT DESNOS
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Nine Admin
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Sujet: Re: ALAIN BASHUNG Mar 8 Juil - 11:01
Paroles L'amour C'est Pas Confortable
Artiste: Alain Bashung
T'as pris un coup d'plus Ne pleur' pas tu vas mouiller la table On t'avait bien prévenu L'amour c'est pas confortable
C'est pas un Pullman à bercer les âmes Ca peut faire mal une femme Et tout le temps que tu passes à penser Quand elle va s'faire la malle
C'est bien c'est mal L'amour l'amour c'est pas confortable C'est bien c'est mal L'amour l'amour c'est pas confortable
Huit heures et tu l'attends Et tu sens tes doigts griffer la table Qu'a-t-elle fait tout c'temps L'amour c'est pas confortable
T'as choisi pour deux un lit d'aventure Ne pleur' pas sur mon tapis Si elle tire à elle toutes les couvertures Quand t'es tout nu dans la nuit
C'est bien c'est mal L'amour l'amour c'est pas confortable C'est bien c'est mal L'amour l'amour c'est pas confortable
Tu as vôté pour un drôle d'animal C'est pas le moins méchant Que tu meurs de ça ou du gardénal Ce n'est qu'une question de temps...
C'est bien c'est mal L'amour l'amour c'est pas confortable C'est bien c'est mal L'amour l'amour c'est pas confortable
C'est comme ça C'est comme ça, comme ça
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Margitza-yeah
Nombre de messages: 275 Age: 33 Date d'inscription: 20/05/2008
Sujet: Re: ALAIN BASHUNG Mer 30 Juil - 12:39
Bridget a écrit:
. Passage à Taratata le 23 Mars 2008 , devinez à qui il me fait penser à la fin avec son harmonica
A Robert Zimmerman?
Bridget
Nombre de messages: 2209 Age: 64 Localisation: Paris Date d'inscription: 13/05/2008
Sujet: Re: ALAIN BASHUNG Ven 12 Sep - 7:01
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Alain Bashung à la Fête de L'Huma ( 12 au 14 Septembre )
La fête de l’huma est le deuxième rendez-vous musical important de la rentrée après Rock en Seine .
50 concerts, 30 artistes peintres, 200 auteurs, 100 débats, 10 spectacles... en trois jours.
Au programme cette année, le turbulent groupe de Pete Doherty, les Babyshambles, Roger Hogdson (ex-Supertramp), le rebelle du reggae ivoirien Tiken Jah Fakoly, les chanteurs français Cali, Alain Bashung , et l'héritier de l'afro beat, Fémi Kuti. http://www.humanite.fr/fete.html
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Bridget
Nombre de messages: 2209 Age: 64 Localisation: Paris Date d'inscription: 13/05/2008
Sujet: Re: ALAIN BASHUNG Ven 12 Sep - 7:13
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Alain Bashung : « J’ai l’impression d’être dans des voies galactiques » mardi 9 septembre 2008
Grande Scène . Sombre et lumineux, rocker magnifique, tel est Bashung. Après le succès de son album Bleu pétrole, il promet un concert aux ambiances atmosphériques. Il y jettera toutes ses forces.
Vous êtes un familier de la Fête de l’Humanité. Quelle image gardez-vous de cet événement à la fois festif et militant ?
Alain Bashung : Jean Ferrat ou Isabelle Aubret. Ils étaient toujours présents. Ensuite, d’autres artistes passaient, mais ils n’étaient pas spécialement militants. J’ai des souvenirs d’après-midi ensoleillés avec le pastis qui coule à flots ! (Rires.)
En dehors de vos propres spectacles, y êtes-vous allé à titre personnel ?
Alain Bashung : Je crois, mais alors il y a très longtemps, parce que j’avais un ami qui travaillait chez Renault. Il y avait un comité d’entreprise. C’était parfois dans ce genre de cadre. On avait monté un petit groupe et la société nous avait prêté une petite salle pour répéter. On y allait comme ça. C’est vraiment ancré. Je me souviens de mon prof de français qui vendait l’Huma, au pied de la cité, avec Pif le chien (rires). Tout cela faisait partie de la vie…
Êtes-vous sensible à la chose politique ?
Alain Bashung : C’est difficile de se dire détaché totalement. Par contre, s’y retrouver, avoir des idées claires sur telle ou telle chose, ce n’est pas du tout évident. Tout est devenu beaucoup plus complexe pour tout le monde. En plus, tout passe par la communication médiatique. Cela complique encore plus les choses. On est dans une espèce de triangle. Il faut parler très vite, alors on dit rapidement quelque chose . C’est une grande fête populaire, depuis pas mal de temps maintenant. À une époque, il y avait des chanteurs qui étaient très militants, commeh d’un peu arrogant. Cela fausse tout à la longue. Bien sûr, on remarque le type qui vient de dire une ânerie énorme. Je me demande comment les gens peuvent recevoir ce genre d’info, la digérer. Ils appellent cela de la provocation, mais ce n’en est pas. C’est de la pub. J’ai l’impression qu’on est plus dans la communication. On se demande même comment les hommes politiques s’occupent de leurs dossiers. On les voit répondre à une question soit dans un journal, soit à la télé. C’est difficile à suivre. Je ne sais pas comment font les gens pour choisir tel ou tel courant, telle personne.
Que doit-on comprendre de Bleu pétrole, un titre d’album poétique et peut-être aussi économique ?
Alain Bashung :C’est une couleur, déjà un peu étrange, qui peut renvoyer à celle du ciel où d’un rêve. Si on entre dans les problèmes des hommes, c’est un produit qui a fait pas mal de dégâts depuis des décennies. Le pétrole a été source de conflits, de massacres. Avant, on essayait de comprendre pourquoi tel pays était en guerre. Aujourd’hui, on sait que c’est soit pour avoir des ressources naturelles, soit pour avoir la mainmise sur tel ou tel endroit stratégique. On ne peut plus se poser la question naïvement. C’est simplement des histoires de business ou de possession d’un pouvoir.
On a l’impression d’un répertoire tour à tour sombre et lumineux…
Alain Bashung : Que vous ayez reçu cela comme « sombre et lumineux », c’est quelque chose qui me convient assez bien. Est-ce simplement une question d’équilibre ? Sur scène, si je penche d’un côté ou de l’autre, ce n’est pas moi. Il y a ce milieu qui permet de raconter, d’être dans quelque chose qui a à voir avec des nuances. Ce n’est pas forcément que poétique. C’est pour permettre d’être dans une situation qui n’est pas totalement figée. Comment les gens font-ils pour essayer de capter le sens des choses ? C’est un peu un mystère pour moi. Mais, si je fais autrement, je n’y arrive pas. On peut appeler cela évoluer, ou bouger. Je ne pourrais pas faire la même chanson sans arrêt. C’est aussi chercher un langage. J’essaie d’évoquer des choses. Parfois, on comprend quelques lignes. On me donne des explications que je n’aurais pas imaginées sur telle ou telle chanson…
Justement, que voulez-vous dire par « J’ai des doutes sur la notion de longévité » (dans le Secret des banquises) ?
Alain Bashung : Là, ça peut devenir mystique. Je ne sais pas… Toutes ces notions humaines, on a l’impression qu’elles ne sont jamais suffisantes pour expliquer nos vies. Elles bougent sans cesse. Vivre longtemps, oui, mais alors avec quelle qualité de vie ? C’est toutes les questions que l’on peut se poser. Après, si c’est pour amasser, si c’est pour trouver un équilibre… Ce n’est pas le tout de seulement se dire : « Je vais vivre longtemps… » Il faut vivre dans le créatif, fabriquer quelque chose, avoir l’impression d’avoir un petit peu servi à quelque chose.
Vous avez donné beaucoup de concerts depuis votre Olympia en juin. Comment vous sentez-vous physiquement ?
Alain Bashung. : Là, aujourd’hui, ça va. C’est vrai que je vis avec un mystère. Si je ne bougeais pas, je ne crois pas que ce serait la solution. Cela me demande, bien sûr, un effort particulier, mais en même temps cela me procure beaucoup de force. Les gens me donnent énormément. Il y a beaucoup d’émotion. D’un seul coup, je découvre tout cela. Peut-être que je donne toutes les forces que j’ai en moi, mais on me les restitue autrement. Cela me touche beaucoup et me faire tenir droit.
Dans votre show, vous reprenez quelques standards rock. Retour à vos premières amours ?
Alain Bashung. : Oui, bien sûr ! C’est souvent plus le rock qui fait bouger les choses que la chanson elle-même, je crois. C’est l’impression que j’ai depuis pas mal d’années. Regardez aujourd’hui, essayez de trouver des chansons dont l’effet ne provient que du texte lui-même. Beaucoup de choses ont été fabriquées à partir des différentes expériences rock ou rythm’n’blues. Ne serait-ce que des tempos, ou des arrangements. Il y a des groupes, des artistes qui continuent à chercher dans ce coin-là. Au bout d’un moment, quand un morceau existe, on se dit « tiens, il y a une chanson… ». Ce n’est pas seulement du rock ou de la musique. Il y a une chanson dont on retient le refrain. Je suis très content que ce soit aussi large. C’est loin d’être étriqué. Il suffit de voir le nombre de choses qui existent. C’est incroyable.
Votre parcours est jalonné de nombreux succès, de Madame rêve à Osez Joséphine, Ma petite entreprise, Vertige de l’amour… Y a-t-il un titre que vous êtes plus particulièrement heureux d’interpréter ?
Alain Bashung : Je pense souvent à Madame rêve. Je suis vraiment très heureux quand je la chante. J’ai l’impression d’être dans des voies galactiques qui me portent. Elle a été fabriquée à une époque où j’en avais marre des after beat. Je ne voulais pas de batterie. La chanson est née, comme ça, à un moment où l’on entendait Phil Collins tout le temps à la radio, avec un son de caisse claire énorme, samplé cinquante fois. Je ne supportais plus… Là, ce sont les beats de cordes qui donnent le tempo. Et puis, il y a ce que ça raconte. Je ne peux pas faire le tour de cette chanson. Quand ce moment-là arrive sur scène, les gens sont contents et moi aussi. Il suffit ensuite qu’il fasse beau et que la nuit soit belle…
Concert samedi 13 septembre.
Entretien réalisé par Victor Hache
http://www.trucssurmiossec.com
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Bridget
Nombre de messages: 2209 Age: 64 Localisation: Paris Date d'inscription: 13/05/2008
Sujet: Re: ALAIN BASHUNG Jeu 25 Sep - 16:12
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A propos de Comme un légo
Le nouvel album de Manset, Manitoba ne répond plus , comblera d'aise ses fidèles.
Voilà quarante ans que Manset est un des artistes les plus mystérieux de la chanson française.
Au fil des années, l'opacité autour du personnage s'est épaissie, faisant de lui un des secrets les mieux gardés d'un domaine où la discrétion n'est pas de mise.
De lui, vous ne verrez ni photographie prise à découvert, pas plus que vous n'aurez le loisir d'assister à une représentation en public.
En ces temps d'ultramédiatisation, le fait que Manset puisse mener une carrière dans ces conditions constitue un bel exploit.
Pourtant, sa petite entreprise ne connaît pas la crise, loin s'en faut. À l'âge où d'autres envisagent de se retirer, de quitter le feu des projecteurs, il ne connaît pas cette tentation, pour la bonne raison qu'il n'a que très peu côtoyé la lumière.
À 63 ans, Manset livre un nouvel album, au titre en forme de clin d'œil à Hergé, Manitoba ne répond plus (Capitol/EMI).
Ces dix nouvelles chansons n'aideront nullement à dissiper le mystère, mais elles combleront d'aise les fidèles qui attendaient ce rendez-vous depuis la parution d'Obok, en 2006.
Depuis ce disque, Manset affirme écrire des chansons plus directes, en vue d'une possible interprétation sur scène. Faute d'en donner lui-même, Manset assiste de plus en plus aux concerts des confrères depuis quelques saisons.
On a ainsi aperçu lors d'un des superbes concerts donnés par Alain Bashung à l'Olympia au printemps dernier. La rencontre entre ces deux-là, qui semblait inévitable, s'était produite quelques mois plus tôt, lorsque Manset accepta de signer plusieurs chansons pour l'interprète de La Nuit je mens.
Pour ce dernier comme pour de nombreux chanteurs français, Manset fait figure de référence. Il fut l'un des premiers à produire ses enregistrements lui-même dans son studio personnel, anticipant largement une manière de faire devenue courante.
Cette année, Manset a également écrit deux chansons pour Julien Clerc, mettant ses pas avec bonheur dans ceux de feu Roda-Gil.
Manitoba ne répond plus survient donc dans un contexte différent des précédents Manset. On y retrouve tout ce qui fait le souffle des grands disques du bonhomme : écriture stupéfiante, sens aigu de l'observation…
Mais aussi tout ce qui en rend l'écoute plus ardue aux néophytes : orchestrations si datées qu'elles en deviennent touchantes, voix si peu conforme aux canons.
Au-delà de ces caractéristiques, ce qui interroge le plus avec cet album, c'est la volonté de Manset de se réapproprier sa chanson, Comme un Lego, dont Alain Bashung a donné une version indépassable sur Bleu Pétrole. Manset se serait-il soudainement découvert un ego ?
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liliane Admin
Nombre de messages: 11871 Age: 65 Localisation: dans la galaxie Date d'inscription: 02/05/2008