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 LEGENDES DE PROVENCE

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Nine
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MessageSujet: Re: LEGENDES DE PROVENCE   Mar 25 Mai - 3:28

REGIS JALABERT



ART NUMERIQUE
LA PASSION MISE EN CROIX

Joselito Adame protagonise l’exposition “La Passion mise en Croix”
de Régis Jalabert pour la feria de Pâques 2008 en Arles…

Le chemin de croix retrace en quatorze stations le cheminement de Jésus,
du moment de son jugement à son exécution.
Il mourra sur la croix le soir du vendredi saint et,
selon l’Evangile il ressuscitera deux jours plus tard, le matin de Pâques.
Ce cheminement est représenté parallèlement au déroulement de la corrida :
quatorze stations, du sorteo à la mort du toro bravo…

Une oeuvre pleine de poésie, d’harmonie, de beauté et de couleurs…

Régis Jalabert Passion de la Croix
Le site de l'Expo à voir ici :

http://www.regis-jalabert.com/regisdia.html
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MessageSujet: Re: LEGENDES DE PROVENCE   Dim 6 Juin - 18:46

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MessageSujet: Re: LEGENDES DE PROVENCE   Mer 21 Juil - 0:23

ARLES VILLE LUMIERE
que l'on a surnommée " la petite Rome des Gaules"



En Camargue, plus que partout ailleurs en France, le taureau est roi.
Présent dans nos marais depuis l’Antiquité,
il fait partie de notre quotidien.
C’est autour de lui que vivent nos traditions et notre culture,
qu’il s’agisse du taureau camarguais,
véritable héros de la course camarguaise ou du toro brave
issu de la race noble espagnole qui combat dans l’arène lors de la corrida.

Le sable des arènes d'Arles est poudre d'or que le soleil fait briller
il y règne une atmosphère magique presque irréelle, il y a des moments
ou le temps est suspendu le temps d'un mouvement de cape,
on entendrait presque battre le coeur de cette ville quand soudain
retentit la musique ...
Oui vous êtes bien a Arles aux portes de la Camargue.

C'est là qu'on vient chercher la Lumiere.
Le nom d'Arles est aujourd'hui indissociable de celui de Van Gogh.
Personne ne peut parler de la ville et de sa luminosité
sans penser aux tableaux du maître.
C'est la lumière qui a attiré Van Gogh dans le midi.
Vincent arrive à Arles un jour de février 1888 à la recherche
de la lumière du dehors et de l'illumination intérieure.

Commence alors une période de travail intense et passionné
dans la lumière du midi.
Le séjour arlésien est, dans la vie du peintre,
l'époque la plus productive en toiles et en dessins :
plus de 300 oeuvres en l'espace de 15 mois forment
l'un des plus éclatants chapitres de l'histoire de l'art.
Même s'il n'y a aucune toile du peintre dans la ville,
son ombre est omniprésente.



Dernière édition par Nine le Mer 21 Juil - 1:36, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: LEGENDES DE PROVENCE   Mer 21 Juil - 0:58

LA VENUS D'ARLES



Ô douce Vénus d'Arles, ô fée de jeunesse !
ta beauté qui rayonne sur toute la Provence
fait belles nos filles et sains nos garçons !
sous cette chair brune, ô Vénus !il y a ton sang, toujours vif toujours chaud.
Et nos jeunes filles alertes, voilà pourquoi elles s'en vont la poitrine ouverte
et nos gais jeunes hommes, voilà pourquoi ils sont forts aux luttes des taureaux,
de l'amour, de la mort.
Et voilà pourquoi je t'aime, - et ta beauté m'ensorcelle,
- et pourquoi, moi chrétien, je te chante, ô grande païenne !

THEODORE AUBANEL

Auprès de Mistral il est juste de placer Aubanel,
auteur de la grenade entr'ouverte,
dont les vers ont la fraîcheur vermeille des rubis qui laissent voir
en se séparant la blonde écorce de ce fruit éminemment méridional.
Théophile Gautier

La Vénus d'Arles au Musée du Louvre

La Vénus d'Arles (du nom du lieu de sa découverte)
est une sculpture découverte en 1651,
lors de la fouille de vestiges romains proches du théâtre antique d'Arles.

Elle représente sans doute la déesse Aphrodite,
et pourrait disputer sa renommée à la Vénus de Milo
tant sa notoriété fut grande jusqu'à la fin du XIXe siècle.
Sa plastique est remarquable,
mais elle souffre d'une restauration faisant aujourd'hui polémique.
Bien qu'elle soit vraisemblablement une copie romaine,
elle reste l'une des traces majeures de la sculpture
de la seconde période classique de l'antiquité grecque.
Selon certains spécialistes elle aurait fait naître le mythe de l'Arlésienne.

Elle est désormais au Louvre après avoir orné
le château de Versailles pendant plus d'un siècle.

Pauvre Vénus d'Arles exilée à Paris,
qui nous as déjà emprunté le nom des Alyscamps
(les Champs ELysées).


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MessageSujet: Re: LEGENDES DE PROVENCE   Mar 10 Aoû - 16:32

Le Figuier
"l'Arbre du Bonheur"




En Provence,
On dit que le figuier est signe de prospérité ;
Le planter porterait bonheur et l'arracher risquerait d'attirer des ennuis...
Arbre solitaire, il s'enracine sur les vieux murs où ses racines puisent l'eau profondément...
Son odeur et ses fruits gouteux sont pour pour moi ,
un des symboles de l' été...

LE VIN DE FIGUE
OU LA PROVENCE DANS UN VERRE !




Juste le temps d'oublier Saint Mamère ,
saint Pancrace et saint Servais nos trois saints de Glace et la fameuse
"Lune Rousse"
qui nous tourmentent.

Tout cela serait à cause de la Reine Margot
dont la Légende nous poursuit encore en 2010...


Une ancienne légende attribue à la Reine Margot les expressions
« saint de glace » et « lune rousse ».
En effet, la reine Margot qui était rousse et fort chaste, est réputée très frileuse,
avait pour habitude de passer l’hiver en son château d’Ussel jusqu’à la fin du mois de Mai.
Son bouffon aurait chanté des Odes satiriques relatives à sa Maîtresse
y louant ses « Seins de Glace » et sa « Lune Rousse »
(allusion à la teinte de sa toison pubienne).
Il est amusant de bien vouloir croire qu’au fil des siècles ces chants satiriques
soient à l’origine des expressions « Saints de Glace » et « Lune Rousse »…..

Voici une Recette de Vin de Figues :

Dans un grand bocal
*10l. de vin rouge
2 Kg de sucre (roux ou blanc)
1 kg de jeunes feuilles fraiches et lavées de Figuier
2 l d'eau de vie de fruits (neutre)

-Mélanger les ingrédients dans la bonbonne puis laisser macérer durant 30 jours .
-Au bout d'un mois Filtrer et mettre en bouteille bien bouchonnées.

-Servir à température ambiante à l'apéritif .

*Le Vin de Figuier se prépare Fin Avril début Mai ,
les feuilles doivent être tendres , ne cueillez que les feuilles , retirez les tiges ...

Les Vins se préparent souvent à base de Feuilles et non pas avec les fruits
(qui pourriraient d'ailleurs ) ,
les Feuilles de Cerisiers , abricotiers ,
ou Laurier donnent des Vins merveilleusement parfumés .

*Avec les agrumes c'est différents on prend l'écorce ou le fruits
ou les Vins de Noix avec les coques des Noix dont on se sert pour faire le Vin de Noix ...

le vin de figues est savoureux et original !
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MessageSujet: Re: LEGENDES DE PROVENCE   Jeu 30 Déc - 0:31

Sultan
un amour de cheval




Dans le pays merveilleux de Camargue,
un vieux manadier vivait dans une cabane près de l'embouchure du Petit Rhône.
À cette époque de l'année,
ses taureaux pâturaient dans les bois de la Pinède et de Brasinvert.
Les chevaux, eux, restaient sur les terres du mas.
Gaby, le gardian de la manade, les rassemblait, tôt le matin,
afin de les conduire dans les vastes espaces de la vallée des Lys,
près de la mer, où l'herbe est abondante et la garde facile.

Ce jour-là, la veille de Noël,
il était de tradition pour les gardians à cheval de se retrouver à la messe de minuit,
aux Saintes-Maries-de-la-Mer.
Et pour rien au monde Gaby n'aurait manqué cette soirée.

À leur habitude, les montures s'étaient dispersées parmi les montilles.
Le gardian avait débridé Gaspard, son cheval,
et le tenait avec son seden pour le laisser pâturer.

Pour se protéger des bourrasques de vent,
Gaby se mettait à l'abri dans les joncs.
Régulièrement, il levait les yeux afin de surveiller les chevaux
et éviter qu'ils s'éloignent.
Le temps passait lentement.
Gaby pensait à sa veillée de Noël, au plaisir de retrouver ses amis.

Peu à peu, le soleil faiblissait à l'horizon.
Par habitude, les chevaux se regroupaient et commençaient
à prendre le chemin du mas.
Arrivé à l'enclos où il devait les enfermer,
Gaby prit son saqueton pour attraper les montures qui les accompagneraient
à la messe de minuit.

Mais à sa grande surprise, il ne trouva pas Sultan, le cheval du pélot, son patron.
Comment avait-il pu s'échapper du troupeau, lui qui ne s'écartait jamais ?

Inquiet, le gardian chercha sur le chemin, au bord du Petit Rhône,
là où il laissait les chevaux boire avant de rentrer au mas.
Mais pas de trace de Sultan.
Il devait avertir le manadier mais il craignait sa colère.
Vite, il enfourcha Gaspard et partit au galop pour retourner à la pâture.
Il avait peu de temps pour retrouver Sultan mais il avait grand espoir.

Dans la vallée des Lys, qui s'étend sur plusieurs kilomètres,
entre le phare de la Gachole et le grand étang des Impériaux,
Gaby chercha le fugitif parmi les montilles.
Sans résultat.

Gaspard donnant des signes de fatigue, c'est au pas qu'il poursuivit ses recherches.
Que s'était-il passé ?
Sultan était-il tombé dans le canal qui borde la digue ?
Était-il prisonnier d'un piège à renard ?
Ces éventualités lui semblaient bien improbables mais il devait tout envisager.

Le temps passait, la situation devenait grave.
Il sentait la panique l'envahir. Regardant le ciel étoilé de cette nuit d'hiver ,
Gaby se mit à prier :
« Mon Dieu, aidez-moi à retrouver Sultan. Sans lui, je ne peux pas rentrer au mas.
Le pélot, mon patron, ne me le pardonnerait pas. »

Il resta un long moment à implorer le ciel, quand soudain
il aperçut une étoile filante qui semblait se diriger vers l'étang des Impériaux.
Était-ce un signe ?

Le gardian le reçut comme tel. Il éperonna Gaspard pour le remettre au galop.
En chevauchant vers l'étang, il se rappela de l'îlot du Pécheur où,
autrefois, il avait gardé les bêtes.
La nuit était tombée et la lune éclairait l'étang.
Gaby engagea son cheval dans l'eau qui arrivait aux quartiers de la selle.
Le mistral soulevait des gerbes d'écume et freinait sa marche.
Mais l'espoir de retrouver Sultan vivant lui donnait la force de continuer.
L'îlot se rapprochait. Il n'était plus très loin maintenant.

Soudain, il lui sembla entendre un hennissement.
Puis un autre.
Oui, c'était bien lui, Sultan qui attendait, paisible,
sur ce lambeau de terre perdu au milieu de l'eau.
Sautant à terre, Gaby passa une corde autour de l'encolure du cheval,
mais les sabots campés dans le sable, l'animal refusait d'avancer.

Le gardian ne comprenait pas. Que se passait-il ?
Grimpant sur les dunes pour avoir une vision d'ensemble,
il découvrit un spectacle étonnant :
à sa grande surprise, près d'une baisso,
un autre cheval se désaltérait sans prêter attention à son approche.
C'était une belle jument à la longue crinière.
Sultan s'était donc séparé du troupeau pour retrouver une de ses anciennes conquêtes,
pour laquelle il avait une attirance particulière.

Elle aussi avait profité d'un moment d'inattention du gardian
pour fuguer avec son ancien étalon. T
ous deux s'étaient rejoints sur cet îlot pour passer Noël ensemble, en amoureux.

Le chemin du retour se fit sans encombre.
L'eau semblait s'écarter sur leur passage.
La lune et les étoiles éclairaient le chemin.
Gaby arriva enfin à la cabane où le manadier, inquiet, l'attendait devant la porte.
Le hennissement de Sultan le rassura.
Grands furent son bonheur de retrouver sa monture et son étonnement
en découvrant la belle jument.

Le pélot et Gaby partirent à la messe de minuit.
Arrivés à l'église, ils prirent leur place dans la haie d'honneur
pour lever bien haut leur fer vers le ciel.

Les cloches se mirent à sonner pour annoncer la naissance de l'enfant roi.
Gaby leva alors la tête et suivit du regard la lueur d'une étoile filante
qui traversait la voûte céleste.
Un sourire éclaira son visage.

Pierre AUBANEL, décembre 2010

Ce merveilleux conte que sait si bien raconter Monsieur Pierre Aubanel
à été publié dans une édition du Midi Libre (Lunel) le 26/12/2010
la veillée de Noël c'est aussi dire des contes en Provence,
une tradition à maintenir.
En même temps qu'il est manadier,
Pierre Aubanel est photographe.
Les toros et les chevaux qu'il élève sont aussi ses sujets de prédilection.
Il ne se lasse pas de les voir courir et jouer dans la lumière
et de graver leur mouvement sur la pellicule.

http://www.midilibre.com/articles/2010/12/26/LUNEL-Sultan-un-amour-de-cheval-1492367.php5


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