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 LEGENDES DE PROVENCE

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Nine
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MessageSujet: Re: LEGENDES DE PROVENCE   Mer 22 Juil - 14:07

Les Alyscamps (Champs Élysées en provençal)



Gauguin

Alyscamps vient du nom Alysii, c’est à dire les Champs Elysées, la voie conduisant au royaume des guerriers valeureux.
(cité des morts vertueux dans la mythologie grecque ) était une nécropole, située à Arles, remontant à l'époque romaine.


De l'époque romaine au Moyen Âge, les Alyscamps ont été une nécropole païenne puis chrétienne située à l'entrée sud-est de la cité d'Arles sur la voie Aurélia, c'est-à-dire en dehors de la cité comme la plupart des nécropoles romaines. Ils comprenaient de très nombreux sarcophages.

Dès la fin du IVe siècle, les Alyscamps et le cimetière de Trinquetaille doivent leur célébrité au martyr de Genest, saint arlésien, décapité en 303.
Au fil des siècles ce lieu devient si renommé que de nombreuses personnes souhaitent y être enterrées, à l’instar des évêques d’Arles. Des cadavres descendent aussi le cours du Rhône sur de petits bateaux pour y être inhumés bien des légendes subsistent sur le sujet.

Charlemagne fait enterrer Roland aux Alyscamps d'Arles.
Une légende fait en effet état du tombeau de Roland et de ses compagnons d'armes à cet endroit. Il y a bien un Roland enterré aux Alyscamps d'Arles; oui, mais. ... ! on ne le saura jamais.

La légende raconte que la nuit de la Toussaint, le Christ venait célébrer la messe des morts aux Alyscamps.

St Trophime qui fut le premier évêque d’Arles, vit le Christ bénir le cimetière des Alyscamps.
A partir de ce moment là, un grand nombre de chrétiens voulurent être ensevelis dans ces lieux ainsi bénis.



Les riverains du Rhône avaient comme coutûme de placer leurs morts dans des tonneaux enduits de poix.
Ils y joignaient une petite boîte avec l’argent des funérailles.
Les tonneaux voguaient ainsi jusqu’à Arles où ils étaient recueillis pour que les défunts puissent être ensevelis au cimetière des Alyscamps.
La nuit l’on apercevait sur le fleuve les lueurs des bougies placées sur les bords des tonneaux.
Cela inspirait la crainte et personne ne se serait permis de dépouiller les morts. Les malhonnêtes qui auraient osé un tel geste, se seraient retrouvés très certainement maudits.
Personne ne voulait prendre un tel risque.
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Nine
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MessageSujet: Re: LEGENDES DE PROVENCE   Jeu 23 Juil - 0:45

UN ARLESIEN



Christian Lacroix a inscrit son amour pour Arles sur le sable des arènes avec l'inoubliable fresque de la feria du riz 2005. L'occasion aussi d'exprimer en mots la passion qu'il nourrit pour sa ville natale où il a acheté une maison après des années d'absence.


"Lorsque les Jalabert m'ont invité à réaliser cette fresque pour la corrida goyesque, j'ai été ravi, ému, conquis. Cette proposition tombe à un moment où j'avais envie de revenir pour des raisons personnelles, après sept ans d'absence à Arles. Je pense qu'il est bien de laisser des plages énormes d'absence, six ans, ce n'est pas rien dans la vie d'une ville.

Et ce matin, j'ai été re-séduit par la ville. C'est comme lorsqu'on retrouve une ancienne maîtresse ou d'anciens amis sous un nouveau jour, c'était beau et c'était bien. Nietzche dit :
"il faut avoir un chaos en soi-même pour accoucher d'une étoile qui danse".

Quand on est arlésien, on est jamais en paix ! Mais j'étais content et j'ai trouvé la ville superbe ce matin. Elle avait une sorte d'aura.

Arles n'est pas une ville banale, cette ville ne génère pas des gens banals, on a tous des histoires en nous. Autant je n'ai pas la fibre patriotique lorsque l'on parle des choses nationales, autant sur Arles, c'est de la chair vive… Si je n'étais pas né à Arles je ne ferais pas le travail que je fais. C'est tout et son contraire, la richesse et la pauvreté.
Arles est comme une vie rétive, difficile qui est aussi somptueuse, sublime, riche et généreuse.


Juan Bautista alias Jean Baptiste JALABERT toréro Arlesien.

Une ville à l'élégance farouche.

Mon départ d'Arles correspond à l 'âge où on a tous envie de ruer dans les brancards, de fuir loin des parents.
C'était aussi la période où le voyage initiatique était de "monter" à Paris pour faire un métier. Mais je ne me suis jamais senti frustré, même adolescent, de ne pas être parisien car même à l'époque Paris venait ici, le monde entier venait ici.

Hemingway venait ici. Luis Miguel Dominguin venait ici avec Lucia Bosé. Avec Cocteau ou Picasso.

Ici, nous n'avions pas l'impression d'être dans une province perdue, nous avions l'impression d'être au cœur du monde"



«Je suis parti des motifs d'une cape de paseo.
Ce motif ornera le centre de la piste avec quelques dessins autour.
J'ai également utilisé une épaulette de torero du XIXe siècle pour composer le reste des motifs du pourtour afin de rester dans l'ambiance goyesque et du costume.
Je ne voulais en effet rien faire de trop contradictoire ou contemporain par rapport à cet événement traditionnel. ».

Christian Lacroix



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MessageSujet: Re: LEGENDES DE PROVENCE   Jeu 23 Juil - 0:59

de Christian Lacroix à l'Arlésienne

A la poursuite de l'Arlésienne



C'est une quête d'autant plus trépidante et excitante qu'on la sait presque impossible. Les filles d'Arles iront toujours plus vite qu les créateurs et leurs modes qu'elles précèdent et suscitent.

Ce qui explique qu'assez souvent et avec conviction totale, à la question gigantesque « qu'est-ce que la beauté ? » Je réponds :

« L'Arlésienne ».

C'est la poursuite inextinguible d'un idéal insaisissable et précis à la fois, tant le parfum dans son sillage est fort, opulent, qulque peu hypnotique, fait de sensualité, d'élégance et d'authenticité.

Cette femme, son allure et ses atours sont enracinés dans la terre, les pierres et notre chair. On voudrait l'enfermer dans son folklore alors qu'elle est ancrée dans l'actualité la plus virulente, connectée à l'époque, aux problèmes sociaux économiques, religieux, politiques.

On voudrait la codifier à l'aune de ses rubans, au nombre de ses épingles, à l'ampleur de ses jupons alors qu'arlésienne elle reste, en jeans et en chemise d'homme aussi bien en « chapelle », « gansé » ou « Mireille ».

On voudrait la réduire à une icône de musée, si vivant fût-il, alors qu'elle est actrice de sa ville, de son pays et du monde.

Aucune région n'a pratiqué ses modes et son costume d'une façon aussi viscérale, naturelle, totale, englobant toutes les couches de la société, traversant les siècles et les « Tendances » de Paris et de ses diktats, ceux de la rue comme ceux de la Haute couture qu'Arles ne s'est jamais laissé imposer, n'y choisissant que ce qui lui sied, transformant les goîts du jour en costume de toujours.

Comme si les gravures (ou photos) de la capitale avaient été scrutées, disséquées, adaptées, tremplin d'une créativité locale.

La taille monte ou descend chez Rose Bertin.
Mais de la Roquette à la Cavalerie en passant par l'Hauture, les structures restent inspirées par ce « je ne sais quoi » qui fait le goût des arlésienne, non pas obsolète ou décalé, mais libre.

Les modistes du Palais Royal se surpassent.
Mais elles ne sauraient rivaliser avec cette alchimie obscure des rubans et des velours, des borcarts et des dentelles, des satins et des bijoux où s'expriment chaque quartier, chaque village, chaque famille.

Et je crois que si les hasards de ma vie avaient été autres, j'aurai pu faire là, entre Crau et Camargue, ma maison de couture idéale. Elle n'aurait pas été moins contemporaine ni moins populaire et m'aurait permis d'exprimer sur place ma gratitude envers ce théâtre des modes passées, présentes et futures que m'a offert cette ville.

J'ai ouvert les yeux sur des arlésiennes en soie fluide et pastel.

Puis il y a eu la faille, la moire, et les taffetas les plus obscurs. Plus tard, la résurrection de tous les imprimés, des cretonnes et des indiennes. Mais c'est à Paris (et maintenant à Miami !) que se trouvent les « commanditaires décisionnaires ». Et c'est Faubourg Saint-Honoré, à deux pas de chez Féraud, qu'ont essaimé gilets, fichus, châles, gardian et gardiannes, cahermire, croix, cigales et ex-voto, tabliers, jupons et « droulets » faisant de bien des New-yorkaise ou Milanaises, Moscovites ou Tokyoïtes, Pékinoises ou Londoniennes, des arlésiennes en puissance.
Je répète souvent que je suis un adulte assez chanceux pour avoir vécu des rêves si fous que l'enfant que j'étais ne les envisageait peut-être même pas. Car si l'on m'avait dit, les soirs exaltés de « Pégoulade », lorsque je guettais le coeur battant l'arrivée de la Reine d'Arles, que j'apporterai trente ans plus tard un petit quelque chose à ce défilé, en le prolongeant des Lices vers les podiums de Paris et les boutiques de la planète, je ne l'aurais bien sûr pas cru.

Nos arlésiennes sont donc un peu partout, prêtant un peu de leur secret de par le monde.

Mais elles restent uniques. L'arlésienne n'est pas, en effet, qu'une garde-robe. C'est une marque de fabrique, un caractère, un état d'esprit. Un art de vivre, une philosophie. Une « attitude » à la fois exigeante et généreuse, spirituelle et charnelle, maternelle et innovante, hiératique et populaire.

Bref, un idéal.

Christian Lacroix

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MessageSujet: Re: LEGENDES DE PROVENCE   Jeu 23 Juil - 1:38



Quand les hommes ont marché sur la lune, j'ai presque pleuré, cela dépoétisait tout.
Christian Lacroix


Merci Monsieur Lacroix, pour tant de finesse et de beauté, la lumière d'Arles sera toujours dans vos broderies et taffetas, sublimer ainsi la Femme qu'elle soit d'Arles ou d'ailleurs c'est du grand Art.
Depuis Paul-Jean Toulet, chacun sait que dans Arles où sont les Alyscamps l'ombre est rouge sous les roses et clair le temps.
Nine
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MessageSujet: Re: LEGENDES DE PROVENCE   Sam 25 Juil - 13:53

FREDERIC MISTRAL


"Dans la langue, un mystère, un vieux trésor se trouve...
Chaque année, le rossignol revêt des plumes neuves, mais il garde sa chanson".

Les Iles d'or (1875)

Frédéric Mistral est né dans un mas traditionnel de Provence, en 1830. Très proche de nous, mais aussi très éloigné de notre société urbaine, lui pour qui aller dans la ville d’Arles était toute une expédition !

De son éducation rurale et traditionnelle, il a su extraire pour nous les chants merveilleux de "Mireille" et de "Calendal", les chants rustiques des "Olivades" et des "Iles d’Or".
Il a fait vivre dans ses œuvres toute la Provence de son temps et nous en laisse le magnifique héritage.

Qu’a à nous dire Mistral aujourd’hui ?

Proche de nous dans le temps, il est mort en 1914, son monde ressemble plutôt à celui de l’antiquité et des "Bucoliques" de Virgile qu’à notre individualiste société de consommation.

Il faut savoir le lire sans précipitation et au calme, pourquoi pas dans la nature, alors pour le lecteur qui aura su se mettre à l’écart de la trépidante vie moderne, Frédéric Mistral offre un moment de grâce et de sérénité, un véritable repos de l’âme et du cœur.

En espérant vous avoir donné envie de cette eau fraiche et vive, en voici un verre ...

Grand soleil de Provence
Gai compère du mistral
Toi qui taris la Durance
Comme un flot de vin de Crau

Fait briller ta blonde lampe
Chasse l’ombre et les fléaux
Vite ! Vite ! vite !
Montre toi beau soleil

Ta flamme nous rôtit
Et pourtant, vienne l’été,
Avignon, Arles et Marseille
Te reçoivent comme un dieu.

... ce n’était qu’un verre d’eau, la source est bien meilleure encore !


Né à Maillane le 8 septembre 1830 AU MAS DU JUGE, Frédéric Mistral a consacré sa vie d’homme et son œuvre de poète à la sauvegarde des spécificités de la culture provençale et de la langue d’Oc.

Dans Mes origines, mémoires et récits (1906), il explique comment sa double vocation, provençale et poétique, lui est venue durant ses études de droit à Aix-en-Provence, de 1848 à 1851 et comment il prend la résolution :

« de relever, de raviver en Provence le sentiment de race (...) ; d'émouvoir cette renaissance par la restauration de la langue naturelle et historique du pays (...) ;
de rendre la vogue au provençal par le souffle et la flamme de la divine poésie ».


L’œuvre poétique de Frédéric Mistral ne peut être dissociée de l’action régionaliste, puisque lui-même conçoit ses poèmes comme des actes de défense de la culture provençale…
Ainsi participe-t-il aux congrès d’Arles et d’Aix pour la rénovation de la langue d’Oc.

Le 21 mai 1854, lors d’une réunion devenue légendaire au château de Font-Ségugne, il crée:

le Félibrige

La signification de félibrige, cette école littéraire fondée par Mistral, n'est pas clairement définie. Il pourrait s'agir de celui qui "fait des livres",
ou de ce qui "rend libre".
En latin ,"Libra" signifie aussi "balance" symbole de justice.

Il le crée avec six de ses amis poètes : Joseph Roumanille, Paul Giéra, Théodore Aubanel, Alphonse Tavan, Anselme Mathieu et Jean-Gabriel Brunet.

Né du regain d'intérêt pour les cultures régionales, cette sorte d'académie littéraire a pour but de défendre et illustrer la langue provençale.
Doté de statuts en 1876, le Félibrige est animé par cinquante félibres majoraux réunis en un consistoire ayant à sa tête un capoulié, il est organisé par aires linguistiques des pays d'oc.
De nombreuses fêtes, notamment la Sainte-Estelle qui rappelle la date de création, et diverses publications, dont l'Armana prouvençau, marquent la vie de ce mouvement.

L'œuvre de Frédéric Mistral aurait pu n’être que revendicative, mais son talent d’écrivain est unanimement reconnu, notamment grâce à Alphonse de Lamartine, qui contribue dès la parution de Mireio - Mireille -
en 1859 à faire connaître ce « nouvel Homère » qui chante la Provence.

Il crée par la suite notamment Calendal (1867), Les Iles d’or (1875), Nerte (1884), La Reine Jeanne (1890), Le poème du Rhône (1897) et Les Olivades (1912).

Mais Frédéric Mistral contribue aussi à la rénovation de la langue en réalisant un dictionnaire encyclopédique provençal/français de référence dénommé Le Trésor du Félibrige en 1878.
Son œuvre littéraire aboutie, il consacre des années à la création d'un musée ethnographique, véritable « Panthéon de la Provence » :


le Museon Arlaten
inauguré à Arles en 1899.

En 1904, il obtient le Prix Nobel de Littérature, ex-æquo avec l'Espagnol José Echegaray.
Sa dotation lui permet le transfert des collections du Museon Arlaten dans un bâtiment plus vaste.
A l'occasion de son inauguration, en 1909, toute une série de célébrations marque l'apothéose mistralienne : cinquantenaire de Mireille, statue érigée sur la place du Forum, Légion d'honneur, l'homme lui-même devient peu à peu l'objet d'un culte.

Au cours de ces mêmes années, Frédéric Mistral invente la Fèsto Vierginenco, organisée à partir de 1903 pour maintenir le port du costume traditionnel. Fête félibréenne, elle célèbre le costume régional, signe manifeste d'une appartenance culturelle, comme le Museon Arlaten et l'œuvre poétique valorisent le mode de vie singulier des Provençaux.

Il meurt le 25 mars 1914 à Maillane.




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MessageSujet: Re: LEGENDES DE PROVENCE   Sam 25 Juil - 14:21

POEME DE FREDERIC MISTRAL




Moi qui d'une amoureuse jeune fille
ai dit maintenant l'infortune ,
je chanterai , si Dieu le veut , un enfant de Cassis ,
un simple pêcheur d'anchois
qui , par la grâce et par la volonté ,
du pur amour conquit les joies ,
l'empire , la splendeur . Ame de mon pays ,

Toi qui rayonnes , manifeste ,
dans son histoire et dans sa langue ;
quand les barons picards , allemands , bourguignons ,
pressaient Toulouse et Beaucaire ,
toi qui enflammas de partout
contre les noirs chevaucheurs
les hommes de Marseille et les fils d'Avignon ;

Par la grandeur des souvenirs ,
toi qui nous sauves l'espérance ;
toi qui , dans la jeunesse , et qui plus chaud et plus beau ,
malgré la mort et le fossoyeur ,
fais reverdir le sang des pères ;
toi qui , inspirant les doux troubadours ,
telle que le mistral , fais ensuite gronder la voix de Mirabeau ;

Car les houles des siècles ,
et leurs tempêtes et leurs horreurs,
en vain mêlent les peuples , effacent les frontières :
la terre maternelle , la Nature ,
nourrit toujours ses fils
du même lait , sa dure mamelle
toujours à l'olivier donnera l'huile fine ;

Ame éternellement renaissante ,
âme joyeuse et fière et vive ,
qui hennis dans le bruit du Rhone et de son vent ,
âme des bois pleins d'harmonie
et des calanques pleines de soleil ,
de la patrie âme pieuse ,
je t'appelle ! incarne-toi dans mes vers provençaux !

Frederic Mistral
Mireille
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MessageSujet: Re: LEGENDES DE PROVENCE   Dim 26 Juil - 2:23

Orage en Camargue

Dans ses Memori e raconte ("Mémoires et récits"), Frédéric Mistral relate une excursion qu'il fit de Beaucaire aux Saintes-Maries-de-la-Mer, à l'époque où il écrivait son poème Miréio ("Mireille" - 1859), dont l'héroïne est victime d'une insolation en Camargue.