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Sujet: Re: CHRISTOPHE Mer 15 Avr - 13:29
LIVE OLYMPIA "succes fou"
seosense
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Sujet: Re: CHRISTOPHE Mer 15 Avr - 14:06
merci Nine c'est vraiment gentil! et Liliane pour la parole, j'adore cette chanson. :035: moi aussi je vous remercie pour ce lien. c'est dommage que certaines vidéos ne sont malheureusement plus accessibles.
Bridget
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Sujet: Re: CHRISTOPHE Mer 1 Juil - 22:53
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Christophe et invités
Christophe & ses Invités (Bassin de Neptune) : le 15 juillet 2009 à 21 h
Son dernier album n’a pas failli, et le voilà après 3 dates à l’Olympia et le début d’une tournée française, attendu à Versailles pour un couronnement sur le Bassin de Neptune.
Il est certainement un des personnages les plus surprenants de la scène musicale française, l’un des plus talentueux aussi.
Pas parce qu’il dure, mais parce qu’il se renouvelle toujours et que chacune de ses sorties semble plus belle que la précédente.
Son dernier album n’a pas failli, et le voilà après 3 dates à l’Olympia et le début d’une tournée française, attendu à Versailles pour un couronnement sur le Bassin de Neptune.
Ce concert exceptionnel sera l’occasion de replonger dans les sombres ambiances d’Aimer ce que nous sommes ce dernier album audacieux. Au cœur du jardin de Versailles, la puissance évocatrice des sons tissera n’en doutons pas une trame envoûtante.
Lunettes de soleil, veste et tee-shirt en soie noire, crinière et moustache argentée, Christophe use de sa voix comme d’une tapis volant. Ses aigus décollent comme les paillettes de la variété des années 1960 et 1970, tournoient fantasmes fétichistes du rêve américain avant de s’évader vers un onirisme collectionnant les moments de grâce.
Crânement, il relève le défi de transposer en concert la multitude de climats, la pléiade d’invités, la diversité des inspirations de ses derniers opus. Plutôt que d’en donner une version ramassée, Christophe vise l’extravagance, en invitant tous les participants à le suivre sur scène : un orchestre féminin d’une vingtaine de cordes dirigé par le brésilien Eumir Deodato, la bassiste de David Bowie, Gail Ann Doresey, le trompettiste Erik Truffaz, l’harmoniciste Diabolo, des musiciens sévillans…
Pour l’occasion, Christophe n’oubliera pas les tubes pop qui ont fait sa renommée : Les marionnettes, succès fou, Señorita, les Mots bleus, ou encore les Paradis perdus, qui sauront faire frissonner toutes les générations.
Et qui sait, si à la fin d’une soirée à la décontraction conviviale, il ne saisira pas la guitare pour crier encore et encore Aline au pied des tilleuls du parc, pour qu’elle revienne enfin…
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liliane Admin
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Sujet: Re: CHRISTOPHE Jeu 2 Juil - 6:49
Une nuit avec Christophe
Le chanteur des « Mots bleus », qui donnera un concert dans deux semaines à Versailles, avoue se lever chaque jour à 15 heures et vivre en nocturne. Nous l’avons accompagné.
Matthieu Suc | 02.07.2009, 07h00
Son manageur avait prévenu : « Christophe ne conçoit pas les interviews de manière classique. Pour lui, c’est d’abord une rencontre. Ne prévoyez pas de vous lever tôt le lendemain ! » Dans le cadre de la promotion de son concert à Versailles, le chanteur, qui avoue se lever à 15 heures et vivre la nuit, nous a reçu, lundi soir, à son domicile, dans le quartier de Montparnasse.
22 heures Depuis le hall de son immeuble, on aperçoit d’abord sa crinière argentée, sa moustache et ses lunettes de soleil à travers la fenêtre d’un taxi qui fait mine de s’arrêter puis repart avec son célèbre client. On retrouve Christophe quelques mètres plus loin. L’amateur de belles américaines dépossédé de son permis de conduire prospecte dans un magasin, il veut s’acheter un Vespa. Puis il arrive, tout de noir vêtu, et fait entrer les visiteurs dans son antre. Lui qui compose aujourd’hui une musique éthérée se révèle volubile et prévenant avec ses hôtes. Dandy, il l’est. Jusqu’à la moelle. Jusqu’à l’agencement de son chez-soi. Un musée qui embrasse tous les arts du XXe siècle. Les juke-box côtoient des tableaux coquins, des meubles Art nouveau, un drapeau du club de rugby de Clermont-Ferrand et d’innombrables objets kitsch tels des effigies d’E.T. « Je les adore mais je déteste le film », prévient-il. Témoins de sa curiosité sans borne, figurent, côte à côte, sur sa table de mixage, le pass pour un concert de Lou Reed à la salle Pleyel et un autocollant des Housse de Racket, le dernier groupe à la mode.
23 heures Il ouvre une bouteille de blanc sans y toucher, « je suis sous antibiotiques ». A table, autour de plats japonais qu’il a fait livrer, Christophe parle surtout des autres, de ces jeunes chanteuses qu’il admire, Camille et Helena Noguerra « C’est une oeuvre d’art, cette fille. Elle envoie en douceur, ça rend fou ». Pour ce qui est de la musique, il avoue clairement : « Je ne la connais pas. Je joue sur ce piano parce que je l’ai acheté sur eBay pour en faire une table à dîner. »
Minuit Christophe évoque un Versailles loin des conventions. « J’ai visité le château pour la première fois il y a deux mois mais c’était la Rolls des visites, j’étais seul. » En revanche, il se souvient très bien de ses parties de poker dans la cité des rois et de cette vente aux enchères, dans les années 1980, qui se déroulait dans les écuries du château. Il avait alors refusé une offre de 3 millions de francs pour une de ses Ferrari Daytona. « Ce jour-là, ma femme a vraiment eu raison de m’insulter. »
1 heure du matin On parle de tournées. « J’aime la France. Tu vas dans l’Allier, dans le Puy-de-Dôme, c’est à crever de beauté. » Il fait écouter une reprise d’ « Alcaline », une chanson d’« Alain » (Bashung) qu’il a interprétée à Grenoble. Il s’enthousiasme pour le solo de son harmoniciste : « Comment il joue, l’autre fou ! »
2 heures Cinéphile averti, à la DVDthèque impressionnante et iconoclaste, il montre sur son ordinateur le prologue d’un film d’horreur asiatique. « Quoiqu’il arrive, je termine ma nuit en regardant un film. » Mais pas la télévision. Excepté quand Julien Doré lui conseille la « Nouvelle Star ». « Il y avait cette fille (NDLR : Camelia Jordana) qui reprenait une chanson de Cocciante, elle m’a filé un frisson. Elle chante avec la voix de Billie Holliday à la fin de sa vie… »
3 heures Des textos affluent d’amis en errance nocturne. « Je vais parfois au Baron, pas à minuit avec les touristes mais là maintenant. C’est le moment où tu rencontres les oiseaux de nuit, les bons, les vrais. »
4 heures Dans sa cuisine, où trône un arbre généalogique des rois de France acheté sur une aire d’autoroute, celui qui s’appelle Daniel Bevilacqua ouvre le courrier adressé à Christophe. Un label lui a envoyé des vinyles et des CD. Il s’enquiert des artistes, ausculte les microsillons, palpe les pochettes. « Ça doit être intéressant. Je vais écouter ça tout à l’heure… »
Le Parisien http://www.leparisien.fr/loisirs-et-spectacles/une-nuit-avec-christophe-02-07-2009-566919.php
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liliane Admin
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Sujet: Re: CHRISTOPHE Mar 14 Juil - 9:42
Francofolies: Christophe entre tubes et expérimentations Publié le 13/07/2009 à 08:32 - Modifié le 13/07/2009 à 19:45 AFP
Christophe a embarqué le public des Francofolies de La Rochelle dans son univers à part, entre expérimentations et tubes intemporels, dimanche lors de la troisième soirée, conclue par Renan Luce pour l'un de ses deux seuls concerts de l'été avant la sortie de son nouvel album. Personnage culte de la chanson française, Christophe était à l'affiche du Grand théâtre de la Coursive (1.000 places). Son spectacle, ouvert puis refermé sur des ovations debout du public, est divisé en deux parties. La première est consacrée à son dernier album, le superbe "Aimer ce que nous sommes", paru il y a un an. Plus que de chansons, il s'agit d'un voyage dans les replis du cerveau de Christophe. La structure des morceaux est riche et complexe et les arrangements, plutôt électroniques sur l'album, tirent sur scène vers le prog-rock. Le chanteur, à la voix de tête, psalmodie des textes mystérieux dans lesquels on retrouve son amour pour la nuit, les femmes et les voitures de sport. Il est entouré de six musiciens, un pianiste, un batteur, un clavier, un saxophoniste, un bassiste et le guitariste du groupe Tanger, Christophe van Huffel, qui a réalisé le disque. Certains passages sont magnifiques, à commencer par la poignante "Mal comme". Après quelques minutes d'entracte, afin de "changer de veste et fumer une cigarette", Christophe revient sur scène pour une deuxième partie plus facile d'accès car composée d'anciennes chansons. C'est là qu'on réalise à quel point le juke-box qui trône sur scène est un symbole tout désigné pour cette soirée, tant le répertoire du "Beau bizarre" est rempli de tubes gravés dans la mémoire populaire. A la fin du spectacle, le plus emblématique d'entre eux, "Les mots bleus", dont le texte avait été signé par Jean-Michel Jarre en 1974, fait un triomphe dans le public. Un public qui, pendant les rappels, réclame à cor et à cris l'inévitable "Aline" ou "La dolce vita", que Christophe esquisse à peine. Le chanteur n'oublie pas "Succès fou", "Senorita", "Les marionnettes" ou la sublime "Les paradis perdus" (également écrite par Jarre), le joyau de son répertoire. Il ne quitte la scène qu'à grand peine, après s'être installé au piano pour "Elle dit, elle dit, elle dit", morceau d'ouverture de son avant-dernier album, "Comm' si la Terre penchait" (2001). En plus de deux heures, c'est tout son parcours si singulier que cet artiste énigmatique retrace dans le désordre: "chanteur à minettes" yéyé dans les années 60, dandy romantique décadent dans les années 70 et, aujourd'hui, icône pour la jeune génération branchée qui admire son goût du risque artistique. Il se produira mercredi dans un cadre exceptionnel à sa mesure, le bassin de Neptune des jardins du château de Versailles. A quelques encablures de la Coursive, Renan Luce a conclu cette troisième soirée des Francos sur la grande scène de l'esplanade Saint-Jean d'Acre (10.000 spectateurs). Il s'agissait là de ses retrouvailles avec le public puisqu'il n'était plus monté sur scène depuis la fin de sa précédente tournée, il y a plus d'un an. Le jeune homme, qui avait reçu en 2008 deux Victoires de la musique dans les catégories "révélation" pour "Repenti", son premier album, a présenté les chansons du deuxième, "Le clan des miros", dont la sortie est prévue le 12 octobre. Un seul autre concert est à son programme avant la rentrée, samedi au festival des Vieilles Charrues à Carhaix.
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Bridget
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Sujet: Re: CHRISTOPHE Mar 28 Juil - 14:59
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Christophe, chanteur au long cours Le "Beau bizarre" en concert à Versailles
Versailles 16/07/2009 -
Le château de Versailles offrait hier mercredi 15 juillet, son bassin de Neptune à Christophe, le temps d'un spectacle exceptionnel. Servi par un son d'une rare intensité, le chanteur a délivré une version magnifiée de son dernier concert à l'Olympia. Frissons garantis.
La rencontre de l'histoire et de la musique actuelle. Une longue plage ambiante combinée de samples de flutes médiévales ouvre la soirée. Le trompettiste Erik Truffaz et Murcof, producteur mexicain d'electronica, jouent les entremetteurs. Après vingt minutes d'une lente montée, le duo laisse sa place à Helena Noguerra et Phoebe Killdeer (ex-Nouvelle Vague). Les deux chanteuses discutent nonchalamment, lovées dans un grand fauteuil posé au milieu des instruments. Une clameur se fait entendre. Une silhouette blanche longe le bassin, elle salue la foule. Christophe entre en scène.
L'artiste a longtemps hésité avant d'investir le bassin de Neptune. A ses yeux, un tel site ne pouvait se contenter d'accueillir un simple concert. Ce soir chaque chanson sera donc interprétée comme un film. Dans le rôle de la femme inaccessible, Helena Noguerra vocalise sur Wo Wo Wo. Elle quitte la scène sans un regard pour la star. Une danseuse ondule entre les musiciens sur Odore di femina. Christophe la contemple obstinément à travers l'écran géant. Comme si sa présence était irréelle. Une nouvelle fois "la" femme échappe à ce romantique.
Versailles, lieu de toutes les audaces
Le chanteur laisse une large place à son dernier album : Aimer ce que nous sommes. Malcom est rehaussé d'un ensemble de corde, avec juste ce qu'il faut d'emphase pour habiller le lieu. Le titre suivant, Tandis que, reflète à merveille l'éternelle recherche sonore du "Dernier des Belavicqua" : la rythmique électronique, tout en nuance, est jouée en directe, une guitare rêche lui répond.
Émerge de cet échange la voix blanche de Christophe, toujours limpide après les années. Architecte sonore autant que musicien, l'artiste est servi ce soir par un son aussi puissant que fin. Un écrin pour sa voix. Chaque titre gagne en intensité, comme si la scène s'étendait imperceptiblement sur le bassin, comme si le chanteur se rapprochait à chaque fois du public.
Dans ce cadre royal, Christophe ne se refuse aucune audace musicale. Sur Parle lui de moi, il s'offre le démarrage de batterie le plus long de l'histoire. Comme lors de ces trois derniers concerts à l'Olympia, Carmine Appice, son batteur vedette, conclue les Marionnettes d'un solo long de trois bonnes minutes. Et puisque la nuit tout est permis, le maître de la soirée laisse les clés au duo rock Housse de Racket, le temps d'un Synthétiseur décoiffant.
Parler devient ridicule
On craint tout de même le ratage lorsque Christophe invite Helena Noguerra à le rejoindre pour une reprise de Michel Berger, Chanter pour ceux. Si la belle évolue dans un registre plus grave qu'à l'habitude, le duo s'en sort remarquablement bien, évitant le pathos. Le bassin s'empourpre de plaisir. Phoebe Killdeer lui succède pour un Perfect Day tout aussi réussi.
" On continue, on n'a qu'a dire qu'on fait le rappel" le chanteur s'amuse de son retard. L'amateur de belles cylindrées s'excuse auprès des adeptes des transports en commun qui devront courir vers le dernier train. Au même moment, dans l'assistance un débat oppose "midinettes" et "orthodoxes" : Christophe doit-il chanter Aline ?
L'artiste tranche à sa façon. La ligne de basse, reconnaissable entre toute, débute. Un monument musical envahit un monument historique. Les mots bleus, mélodie qui caresse l'oreille pour vous touchez directement le cœur. Dans ce lieu devenu magique, parler devient alors ridicule. L'instant se savoure... Aline attendra quelques minutes.
Ludovic Basque
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Bridget
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Sujet: Re: CHRISTOPHE Sam 5 Sep - 16:08
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Christophe au Théâtre de Nîmes et en tournée
Le 10 octobre, Christophe éclairera la nuit nimoîse lors d'un concert unique avec des éminences du flamenco. Le chanteur passionné se produira aussi en tournée dans toute la France jusqu'au printemps 2010 pour "Aimer ce que nous sommes", son dernier album.
En renouvellement perpétuel, Christophe se lance cet automne un nouveau défi: se produire en concert pendant 2 heures et demie (avec entracte) avec de grands noms du flamenco.
L'événement aura lieu au Théâtre de Nîmes le 10 octobre 2009. Diego Carrasco (chant et guitare) et Moraito Chico (guitare) ainsi que Carmen Amaya (choeurs), Joaquina Amaya (choeurs), Dr. Keli et Ané Carrasco (percussions) viendront le rejoindre pour un concert intime et amical.
Les places pour ce concert peuvent être déjà réservées au prix de 33,80 euros. Le thème du voyage ne sera pas non plus absent durant les (nombreux) autres concerts de la tournée de Christophe. Le chanteur, toujours aussi surprenant, présentera sur scène, d'octobre 2009 à mars 2010, les chansons de "Aimer ce que nous sommes", un album enregistré entre Paris, Séville et Londres, dans lequel il déploie une palette très large de sons et de sensations, dans une sophistication et un romantisme assumés.
5 sept. 2009 Foire de Châlon - CHALON EN CHAMPAGNE
18 sept. 2009 Fête de Wallonie NAMUR
6 oct. 2009 L’Hectare VENDOME
8 oct. 2009 La Bourse du Travail LYON
10 oct. 2009 + Guests - Théâtre de Nîmes NIMES
17 oct. 2009 Théâtre du Casino BORDEAUX
20 oct. 2009 Théâtre Jean Vilar ARGENTEUIL
22 oct. 2009 L’Arc LE CREUSOT
23 oct. 2009 Le Grand Angle VOIRON
24 oct. 2009 Fiesta des Suds MARSEILLE
31 oct. 2009 Théâtre DEAUVILLE
6 nov. 2009 La Piscine CHATENAY MALABRY
7 nov. 2009 La Cartonnerie REIMS
17 nov. 2009 Le Théâtre Musical BESANCON
20 nov. 2009 Le PianoCocktail BOUGUENAIS
21 nov. 2009 La Luciole ALENCON
27 nov. 2009 TAP Scène Nationale POITIERS
5 déc. 2009 Théâtre ST-QUENTIN en Yvelines
11 déc. 2009 Le Grand R LA ROCHE SUR YON
14 déc. 2009 L’Ancienne Belgique BRUXELLES
18 déc. 2009 Théâtre ENGHIEN
6 janv. 2010 Festival Collection d’Hiver IBOS TARBES
22 janv. 2010 CC Juliette Drouet FOUGERES
30 janv. 2010 Théâtre Georges Gali SANARY sur MER
5 févr. 2010 Théâtre SAINT MARCEL
12 févr. 2010 Théâtre de Chelles CHELLES
20 févr. 2010 Espace des 3 Provinces BRIVE
15 mars 2010 Cité de la Musique PARIS
16 mars 2010 Cité de la Musique PARIS
19 mars 2010 CC de L’Hôte NEUVES MAISONS
23 mars 2010 Festival CHORUS BOULOGNE BILLANCOURT
6 mai 2010 Train Théâtre PORTES LES VALENCE
12 mai 2010 Théâtre Jean Vilar BOURGOIN JALLIEU
http://www.myspace.com/beaubizarre13
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Nine Admin
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Sujet: Re: CHRISTOPHE Mar 5 Jan - 12:43
ITV CHRISTOPHE
place à une interview de Christophe par Karine Beddouk parue dans « Cultzine » en novembre dernier
Depuis « Aline », vous avez intégré les évolutions de la musique en gardant votre personnalité.
Je suis les émotions du moment, j'ai toujours été comme ça. Bien sûr, ça change avec la route qui avance. On est toujours nourri de son passé, il y a toujours la nostalgie et c'est très important, pour moi dans la manière de composer, c'est aimer d'abord les instruments sur lesquels j'ai commencé : les synthétiseurs vintage parce que je ressens ce besoin de créer sur ces machines vintage. Ce qui ne m'empêche pas aussi d'aimer les machines rares, fabriquées en Suède, qui sont des machines extrêmement performantes. Et qui rappellent d'ailleurs la synthèse des machines des années « 70 ». Ce sont des choses dont j'ai besoin pour être inspiré et donc pour travailler. Sinon, je ne suis rien.
Vous êtes très respecté, apprécié, vous avez une grande influence sur un certain nombre de musiciens d'aujourd'hui. Qu'est-ce qui vous relie à ces créateurs ?
La musique. C'est un peu comme toutes les passions… la passion des collectionneurs… Je suis collectionneur de disque de blues de 78 tours parce que j'ai les machines pour les écouter et que j'aime bien le son de la cire vers les autres, je vais souvent sur you tube pour découvrir, écouter les dernières sorties… Je m'intéresse à tout, j'ai mon petit champ de bataille où je vais écouter mes CD. J'ai acheté le dernier Benjamin Biolay, et aussi Cœur de pirate, là je parle des artistes français. J'écoute, j'ai toujours bien aimé l'univers sonore de Benjamin, ses mots, ses films. Et puis Camille, qui reste toujours ma préférée dans tous les sens.
Vous créez dans votre home studio la nuit, comme beaucoup de jeunes musiciens. Pouvez-vous me décrire l'atmosphère de votre studio ?
[…] Il faut quand même savoir que le mystère de la création, c'est quelque chose qui m'interroge toujours. On parle toujours des sept notes mais, en fait, il y en a douze dans la gamme. La voix est un instrument qui permet d'en avoir je ne sais pas combien de plus. Je me sers de ma voix comme d'un instrument pour aller chercher des notes un peu particulières. C'est pour cela que j'aime le synthé car je m'inscris beaucoup dans ce genre de gimmicks qui me projettent dans quelque chose d'inexplicable. Même quand c'est terminé, on ne peut pas l'expliquer.
Vous êtes dans le top 30 des personnalités les plus stylées de l'année… Comment définissez-vous votre style ?
Très naturel, je ne suis pas la mode du tout… Je crée ma mode, je crée mes bottes, comme ça, je fais exactement comme j'ai envie. J'ai mon style, j'aime bien m'offrir des choses où l'on voit la tendance des créateurs avec lesquels j'aurais pu avoir une collaboration. Parce que c'est très important des gens qui peuvent me faire découvrir des tissus, des étoffes. Dans mes chansons, je parle toujours d'étoffe. J'ai une chanson qui s'appelle « J'ai pas touché » qui dit « ce jour-là je n'avais pas mis de veste ». Pour moi, c'est quelque chose d'être en chemise blanche ou en maillot de corps, c'est beau le maillot de corps. Moi, je ne mets que des maillots de corps que j'ai chinés, des années « 40-50 », ceux-là sont des œuvres d'art.
À quoi peut-on s'attendre pour votre concert à Tarbes ?
C'est un concert très simple, en deux parties. Une première partie avec l'album presque intégral, c'est très musical, très posé, très feeling. Je bouge beaucoup sur la deuxième partie, sur les chansons connues.
Ce qui est important, c'est de kiffer musicalement. On mélange les genres car il y a beaucoup de générations qui se mélangent. Avant, c'était plutôt des gens de ma génération, mais maintenant c'est vraiment très mélangé : 60 % de plus jeunes et ça me plaît. On est là pour faire de la musique, on n'est pas là pour vendre. On fait les choses qu'on aime. Christophe.
Bridget
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Sujet: Re: CHRISTOPHE Dim 7 Mar - 16:19
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CONCERT CHRISTOPHE CITE DE LA MUSIQUE 15 et 16 MARS 2010
"MA BARRIÈRE DE CORAIL ..."
« Je suis comme ça », chantait-il dans Une autre vie en 1976 : « J’ai envie, j’ai envie d’une vie, j’ai envie de partir loin d’ici… » De fait, Christophe n’a cessé de surprendre, de se trouver là où on ne l’attendait pas. Plus d’une autre vie, pour l’auteur de ces grands succès que furent Aline (1965) ou Succès fou (1983), justement. Car Christophe, aujourd’hui, c’est un étonnant album aux mille visages, Aimer ce que nous sommes (2008).
Enregistré entre Paris, Séville et Londres, Aimer ce que nous sommes accueille Isabelle Adjani (sur Wo wo wo wo, il y a sa « sensualité par le souffle », comme dit Christophe), convoque la trompette d’Éric Truffaz (« quand il vient à la maison, il joue d’une trompinette que je possède et qui a soi-disant appartenu à Boris Vian », raconte le chanteur, collectionneur d’instruments et de juke-box), évoque le souvenir de Denise Colomb : « Elle avait été photographe d’Antonin Artaud, explique Christophe, et un jour, j’ai fait un piano un peu romantique sur sa voix, puis Carmine Appice [le batteur de rock américain] a joué dessus, puis sont venus les Gitans… » Un choeur gitan, en effet, mais aussi, au fil des titres, des joueurs de flamenco, l’électro de Murcof et bien d’autres encore…
Si Christophe surprend toujours, c’est parce que, épris de ces rencontres, il hésite à se dire simplement « chanteur » : « Je ne le serai jamais, déclare-t-il, je n’ai pas l’impression que je chante. » Le mot qu’il préfère : « déchanter ». C’est-à-dire, à chaque fois, réinventer ce que chanson veut dire.
Ce concert sera diffusé en direct le mardi 16 mars à 20h sur les sites www.citedelamusique.fr, www.sallepleyel.fr, www.arteliveweb.com
Christophe évoque durant cette interview son lien avec la Cité et le travail qui entoure ce concert.
Dans le restaurant japonais où il reçoit, Christophe est chez lui. Le thé arrive sans qu’il l’ait commandé. Immédiatement, la discussion s’emballe, pareille à ses récentes chansons : labyrinthique, déroutante. Souvent hésitants, ses propos prennent des chemins étonnants. «C’est la rencontre qui déclenche. La nuit dernière, j’ai croisé MC Solaar dans un bar. Que je ne connais pas. On a discuté trois minutes; c’était pas showbiz ! On a été tous les deux à la hauteur de notre indépendance et de notre solitude.»
Indépendant, solitaire. L’affirmation déjà de deux caractéristiques de ce chanteur à part, qui de «moustachu ringard» est devenu au fil du temps «dandy excentrique». «Je n’ai pas senti le passage. Ou alors des gens me le racontent. Parce que pendant toutes ces années, je n’ai écouté que moi. Les autres ont changé, pas moi.»
On explore ses derniers coups de cœur musicaux et ses fondamentaux. On évoque Camille, Benjamin Biolay, Bowie, Bashung – «Alain n’est pas décédé, je l’écoute tout le temps!» –, Brian Ferry, Massive Attack et son dernier flash : Gil Scott Heron. Mais, d’un coup, le crépitement des citations se mue en flamme : «Je ne fais jamais de duo, mais j’ai dit oui à Adamo parce que ce mec est magique. Un mélodiste hors pair, resté dans son cliché, mais sciemment.»
Pas de nostalgie
«Chaque seconde est importante, car les choses se font malgré moi. J’ai besoin d’un niveau de hasard assez élevé», enroule Christophe, sans qu’on ne se souvienne de la question. Pour le coup, la formation scénique qu’il présentera lors de ses prochaines dates le réjouit. «En trio, on gère facile ! L a set-list se fera une heure avant le concert. L’ambiance du jour, le feeling de la salle. Tout cela est troublant, joue un rôle!» glisse-t-il, amusé, alors que la conversation se poursuit dans son appartement.
Dans ce bric-à-brac de chineur, fou mais méticuleux, s’empilent des radios par dizaines (millésime 1950), shakers, photos innombrables, juke-box, piano, guitares et livres d’art. Pourtant, il insiste : pas de nostalgie. Des pionniers du yé-yé, il ne fréquente personne. Un peu Eddy Mitchell, mais c’était il y a déjà deux décennies, pour frotter leur cinéphilie. Exception : Daniel Filipacchi, le mythique producteur radio de Salut les copains, est son ami, son confident. Au détour de l’échange, on le questionne sur Johnny, il répond : «Julien Doré cherche ses trucs. Ce petit jeune fera parler de lui…»
Et vous, Christophe, vous imaginez-vous encore en idole des jeunes ? «Mon instinct me fait toujours aller où je ne suis jamais allé, répond celui qui prétend avoir tous les âges de la vie. Mais pas 65, ça, c’est sûr!»
Christophe aux Francomanias de Bulle, le 11 mai, avec Charlotte Parfois, Guillaume Cantillon, Tété, Emily Loizeau, www.francomanias.ch
Nine Admin
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Sujet: Re: CHRISTOPHE Jeu 13 Mai - 19:29
LE DERNIER DES GEANTS
MAL COMME
Après avoir publié le disque français le plus hallucinant de la décennie, Christophe joue enfin, ce soir, en Suisse romande.
Jean-Philippe Bernard - le 10 mai 2010 Le Matin
LE DERNIER DES GEANTS
«Dandy un peu maudit, un peu vieilli, dans ce luxe qui s'effondre...»
Trente-sept ans après, la citation des «Paradis perdus» n'a jamais sonné aussi justement. Dans un paysage francophone en ruine depuis le départ de Bashung, Christophe s'impose comme le dernier des géants, le rocker ultime...
Aux côtés de ses complices Johnny et Eddy, celui qui vit le jour en 1945 sous le nom de Daniel Bevilacqua est l'élégant gardien de la flamme allumée par Elvis et Gene Vincent à une époque où le monde rêvait encore en technicolor.
Le souverain d'un univers parallèle
Depuis les premiers jours, le rock coule dans le sang d'un chanteur qui, après une volée de tubes délicieux dès le milieu des années 1960 («Aline», «Les marionnettes», «Excusez-moi, Monsieur le professeur»), a fini par s'encastrer sauvagement dans la mythologie sonique. Au risque, malgré les fulgurances seventies des «Mots bleus» ou «Des paradis perdus» et le succès du single «Succès fou» en 1983, de dérouter un public qui le voyait comme un innocent chanteur de variété...
C'est un fait, Christophe demeure désormais en marge, héros fascinant sorti d'un tableau de Norman Rockwell revu et corrigé par David Lynch. L'homme est le souverain d'un de ces univers parallèles que les garçons sensibles inventent parfois pour ne pas vieillir.
On raconte qu'il file la nuit à grande vitesse sur le périphérique au volant d'un de ces bolides vintage qu'il collectionne en s'en remettant au diable ou à la Vierge Marie. On sait qu'il ne s'endort jamais avant l'aube, après avoir écouté ses 78 tours de blues ou l'un de ses juke-box chargés à bloc avec du rock garage ou du rockabilly. Parfois aussi, il rêve les yeux ouverts face à l'écran sur lequel défilent James Dean, Steve McQueen, Paul Newman et autres icônes hollywoodiennes aux sens affûtés par l'huile de vidange.
Un mode de vie pareil ne peut décemment enfanter que de ce qu'il nomme lui-même «un code d'honneur un peu suspect»... Et déboucher sur une poignée d'albums hors norme, sidérant d'audace avec lequel seuls ceux du regretté Alain Bashung pouvaient rivaliser.
Dans ce florilège, Il y a d'abord le bien nommé «Beau bizarre» et puis surtout «Bevilacqua» en 1996. Sur ce dernier opus, explosé au cutter comme un récit du romancier beat William Burroughs, Christophe rend hommage à Enzo Ferrari avant de pactiser avec Alan Vega, le chanteur de Suicide et légende sulfureuse du rock new-yorkais à jamais perturbée par un séjour dans une jungle vietnamienne éclairée au napalm.
Ce disque radical n'est malheureusement pas de ceux qui affolent les hit-parades et redonnent le sourire aux éditeurs. Il est d'ailleurs aujourd'hui quasi introuvable.
Introuvable, «Comm'si la Terre penchait» ne l'est pas. Mais ça ne le rend pas moins culte. En 2002, encouragé par le bel accueil critique et public dudit album, Christophe a repris la route, proposant un spectacle enchanteur et hypnotique, immortalisé par un double album enregistré à l'Olympia de Paris.
La grande œuvre
Tous ces ouvrages passeraient toutefois presque pour des esquisses préparatoires en comparaison «D'aimer ce que nous sommes», la grande œuvre d'une vie artistique à nulle autre pareille. Avec cet album qui a mûri lentement durant près de cinq années avant de voir le jour au début de l'été 2008, Christophe ne laisse aucune chance à la concurrence.
On ne connaît aucun équivalent à cette galaxie sonore, littéralement irradiée par des particules de genres aussi divers que la variété, le rock, l'electro, la pop ou la musique concrète. Ici, chaque mot, chaque note, chaque arrangement a été pensé, pesé par un artiste en état de grâce. Et le résultat, loin d'être pétrifié par un casting au sein duquel on distingue Isabelle Adjani, le mythique batteur Carmine Appice (Vanilla Fudge, Jeff Beck), une partie du groupe Tanger, le pianiste genevois Patrick Müller ou le sorcier mexicain de l'ambient Murcoff, est l'une de ces collections de chansons magiques qui parlent vrai, au corps comme au cœur.
Louées soient les «Francos» d'inviter enfin en terre romande la plus fascinante de légendes vivantes.
Dernière édition par Nine le Ven 14 Mai - 0:00, édité 2 fois
Nine Admin
Nombre de messages: 8913 Date d'inscription: 03/05/2008
Sujet: Re: CHRISTOPHE Jeu 13 Mai - 19:34
PARLE LUI DE MOI
Elle est là, debout Sur mes paupières Et elle danse toujours Poupée de verre Je deviens fou A creuser dans les nuits J'ai toujours ces rêves D'infini
Je regarde le ciel Les mains tendues vers Toi Mon Dieu, si elle T'appelle Parle-lui de moi
L'infini, je sais C'est presque rien Et ça se finit Au p'tit matin Mais l'infini, tu sais C'est déjà bien C'est toute la nuit Et puis plus rien
Bridget
Nombre de messages: 1822 Age: 61 Localisation: Paris Date d'inscription: 13/05/2008
Sujet: Re: CHRISTOPHE Lun 26 Juil - 21:39
Les chansons de l'été «Aline»
Sur les plages de l'été 1965, les «copains» entonnaient autour de leurs transistors l'air d'un jeune inconnu : Christophe
L'été 1965 était d'un calme trompeur.
De Gaulle inaugurait le tunnel du mont Blanc sans se douter qu'en septembre Mitterrand serait candidat à l'élection présidentielle et le mettrait en ballottage (avec une participation de 85% !).
Courrèges venait de lancer la minijupe, Esso mettait un tigre dans son moteur et, à la messe, dans la foulée de Vatican II, le français remplaçait le latin.
En Grande Bretagne et aux Etats-Unis - dont l'opération Rolling Thunder inaugurait les bombardements intensifs du Vietnam du Nord - se bousculaient en tête du hit-parade estival rien de moins que « Satisfaction » (The Rolling Stones), « Help » (The Beatles), « My Generation » (The Who) et « I Got You Babe » (Sonny and Cher).
En France, on inventait... le « slow de l'été », expression appelée à durer tant que les amoureux s'enlaceront.
Mais y a-t-il des « slows de l'automne » ?
« Aline » marque donc d'une pierre blanche l'histoire des tubes. Sur les ondes et les Teppaz passe en boucle la ritournelle d'un nouveau copain au royaume des yé-yé (Johnny et Sylvie se sont mariés en avril à l'église de Loconville).
Christophe a 20 ans. Il a composé la chanson en une heure chez ses grands-parents - son grand père Bevilacqua, arrivé à 20 ans de Milan, avait monté une entreprise en chauffage central reprise par son fils à Juvisy. Dans l'atelier où traînent filasse et amiante, assis sur une caisse à outils, Christophe pose sur une guitare acoustique les accords do-mi-fa-sol. «Et j'ai crié, crié...», un premier vers, une quête du son qui ne le quittera pas, un « blues cochranien ».
Il avait écrit le texte sur un cahier d'écolier. Les mots avaient coulé de source à l'évocation du mouvement de la mer sur le sable mouillé. A l'époque, Christophe fait son service militaire. Après ses classes à Dieuze, dans la Moselle, il profite de huit jours de perm pour déserter.
Rattrapé à Nice, il passe trois mois au Val-de-Grâce en isolement psychiatrique avant d'être réformé. Sa carrière est au point mort : après les premiers concerts à 16 ans de Danny Baby et les Hooligans, Daniel Bevilacqua avait sorti sous le nom de Christophe en 1963 un premier 45-tours en solo. « Reviens Sophie », sur le label du Golf Drouot, avait trouvé peu d'écho.
Sur les conseils de Jacques Canetti, il enregistre « Aline » au studio Philips, boulevard Blanqui. Les arrangements sont de Jacques Denjean, jazzman familier de Count Basie, de Quincy Jones ou de Dionne Warwick et qui, curieusement, signe aussi ceux de « Capri, c'est fini » d'Hervé Vilard, tube rival du même été. La France flirte.
Face : le petit prince boucle d'or ; pile : le beau brun, enfant de l'Assistance publique (qui avait signé le contrat de l'artiste, encore mineur !).
La voix efféminée de Christophe fait des ravages chez les jeunes filles. « Aline » atteint 1 million d'exemplaires. Sur la pochette du 45-tours, Christophe en chemise de madras et, en arrière-plan, le portait d'une belle dame. Depuis deux ans, l'artiste vivait porte d'Italie avec une jolie blonde d'origine polonaise répondant au nom d'Aline. Assistante d'un cabinet dentaire de Montparnasse, elle tenait le soir le vestiaire de L'Orphéon, club où Christophe chantait - et dormait dans la cave. Son séjour sous les drapeaux avait donné quelques coups de canif à leur liaison.
La meilleure amie d'Aline, blonde comme elle, s'appelle Danièle, et Christophe n'est pas insensible à ses charmes, au point que c'est son doux visage qui illustre la pochette.
Chaque fois qu'on demande à Christophe quelle chanson de lui il choisirait s'il ne devait en retenir qu'une seule, il répond toujours « Aline », «simplement car c'est elle qui m'a fait».
Le succès est si fou que Christophe l'enregistre en italien - mais c'est « Estate senza te», l'adaptation de «J'ai entendu la mer», qui triomphe l'année suivante - et en espagnol. Il vaudra aussi au chanteur un procès, qu'il gagnera en appel, Jacky Moulière l'accusant d'avoir plagié sa chanson « la Romance », publiée chez Rigolo, le label d'Henri Salvador.
« Aline » ne nous quittera plus. L'été 1979, en pleine vague du disco et du punk, Véronique, la femme du chanteur, lui suggère de ressortir la version originale de son titre fétiche. Le single s'écoule à 3,5 millions d'exemplaires !
Depuis, la chanson tourne-coeur rassemble les générations. Des babyboomers aux néo-minets du XXIe siècle. Quant au prénom Aline (qui n'est pas le féminin d'Alain, mais un diminutif ancien d' Adeline), il fleurissait l'été 1966, comme celui de Christophe, chez les nouveau-nés.
François Armanet
Dernière édition par Bridget le Sam 31 Juil - 12:13, édité 2 fois
liliane Admin
Nombre de messages: 9939 Age: 62 Localisation: dans la galaxie Date d'inscription: 02/05/2008
Sujet: Re: CHRISTOPHE Mar 27 Juil - 10:44
Christophe: "Je suis un mec bizarre"
Coupe de champagne à la main, lunettes bleues sur le nez, veste en cuir sur les épaules, crucifix sur le torse et poignée de main franche: Christophe nous a accueillis dans sa loge hier, un peu avant minuit, juste après être sorti de scène. Une très jolie rencontre avec un fond sonore des plus agréables. Jacques Dutronc venait en effet d'investir la scène et on entendait au loin les clameurs du public. Petit moment hors du temps avec un artiste sur un nuage, ou plutôt, sur sa planète.
Comment vous sentez-vous, juste après ce concert? Pour moi, le concert n'est pas une forme de travail, c'est une aventure. Donc je me sens sur ma route, simplement. Ca déclenche toujours quelque chose pour la suite. C'est ce qui est important. Ce que j'aime bien, quand on fait des concerts, c'est la rencontre avec les gens, les dédicaces... J'ai du mal à parler de ça. Autant quand je prépare un album, je suis très concentré, je cherche des choses originales, j'essaie de voir arriver le miracle, parce que pour moi la création est un miracle. Après... la scène... j'aime qu'on me dise que je suis bien sur scène, que c'est magique, alors que j'ai l'impression de ne pas être un mec de scène.
On sent que sur scène, vous êtes là pour vous faire plaisir avant tout... Oui. Il faut que je sois traversé par la nuance. Ca manquait de nuance ce soir. J'aime que tout à coup on n'entende plus rien. C'est vrai que quand soi-même, on s'approche de l'amour, on le transmet. Les gens me connaissent bien. Ils sont assez proches de moi et en même temps en retrait. C'est particulier.
Le chanteur de Piano Club, lors de sa prestation, a déclaré que vous étiez notre "Dieu à tous". Ca vous fait quoi de toucher à ce point la jeune génération? C'est drôle. Pour moi, c'est un beau reflet de toute la passion que je pose sur ma toile sonore. Je ne fais pas des albums pour les vendre. Peut-être que ces gens ressentent que je suis un résistant et que je pense avant tout à ma musique.
Coeur de Pirate a, elle, émis le souhait d'un jour faire un duo avec vous. Mais elle se demandait si vous la connaissiez... Mais où est-elle? Il faut que je la vois! Elle est Canadienne, d'abord? Les Canadiens ont beaucoup de talent, comme les Belges. Ce sont des denrées sures.
Il paraît que vous ne vous séparez jamais de votre ordinateur portable. Qu'en avez-vous fait depuis votre arrivée à Spa? Il est là, oui. J'écris tout le temps. Pour prendre mes petites notes, mes chansons, j'écris là-dedans (il nous montre son iPhone). Sur mon ordi, j'ai un synthétiseur avec un logiciel. Dès que je trouve quelque chose, je l'enregistre. C'est comme ça que j'écris un album. Rien n'est formaté. C'est l'album qui, à un moment, va venir à moi.
Vous vous apprêtez à sortir votre autobiographie... Je ne voulais pas mais quand on rencontre les bonnes personnes, on change d'avis.
Quand on lit une biographie, c'est généralement pour en apprendre un peu plus sur les gens. Quelle image avez-vous envie de donner? Je ne pense pas comme ça. Je pense juste au plaisir que je vais prendre, je veux juste avoir l'impression d'avoir écrit des choses qui sont des souvenirs rares et magiques.
C'est difficile de commencer une biographie? C'est la même chose que pour un album. On écrit plein de choses, après il y a quelque chose qui ressort de ça. Je fais les choses quand on me laisse le temps. Je suis quelqu'un qui profite juste de l'émotion et de l'instant. Je connais bien mon cycle, je sais comment je travaille. A un moment, un déclencheur va me traverser et me donner envie d'écrire 10 lignes ou 3 pages. J'aime l'inconnu. Vous savez, je suis un mec bizarre. Par exemple, j'aime les très beaux livres, j'en achète mais je n'en lis pas.
Que pouvez-vous nous dire sur votre prochain album? C'est dur d'en parler quand on est en pleine création? Oui, je suis toujours dans un fouillis, dans un état de création. Le plus dur, c'est de savoir trier. Là, j'ai des bribes de mélodies, de gimmick, qui sont les déclencheurs de la nappe sonore. J'aimerais que le prochain album ne ressemble pas du tout au dernier, que ça soit une sorte de nouveau film.
Lors des concerts, vous êtes obligé de chanter Aline, Les mots bleus... Ce n'est pas lassant? Non. Ca m'amuse toujours. Vous savez, on ne se rend pas compte qu'on vieillit, on reste toujours jeune dans sa tête. Ce qui est beau c'est d'entendre la résonance. Il y a une sorte de communion magique avec les gens, qui chantent comme ça. C'est touchant. Ces chansons ont traversé le temps. Mais je ne cherche pas le succès, je cherche la passion. Je n'ai pas l'impression d'être dans le showbiz, j'ai d'autres passions dans la vie. Comme la curiosité, le fait d'aimer tout ce qui est beau, ressentir les choses...
Jouer avant Dutronc, ça vous parle? Vous avez l'impression de faire un peu partie de la même famille? Non, pas tellement. Je ne me rends pas compte. Je le connais, Dutronc. On a une sympathie l'un pour l'autre. On se croise. Cette après-midi je suis allée dire bonjour à Emmanuelle Seigner, parce que c'est une vieille copine à moi. Enfin, "vieille", elle est jeune... Je l'adore. C'est un beau personnage, elle est vraie. Comme Camille.
Y a-t-il des collaborations prévues sur votre prochain album? En principe non. Je n'ai pas envie de duo. J'aime bien rester dans ma petite entreprise à moi. Mais je veux bien revister les chansons des autres.
Universal travaille justement sur un projet de reprises de Bashung... On m'a demandé de faire un truc et je n'ai plus de nouvelles pour l'instant. Il faudrait qu'ils prennent le temps de faire les choses bien, pas faire des choses nulles parce qu'il y en a quand même pas mal. Mais si on revient vers moi, je le fais. Alain était un bon compagnon, il avait un tel talent. C'était un des rares que j'aimais en France.