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Sujet: CHEZ FRIDA KAHLO Sam 3 Mar - 14:54
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CHEZ FRIDA KAHLO
Dimanche 4 mars de 16:20 à 17:15 sur Arte
Située dans le quartier Coyoacan dans la banlieue de Mexico, la Maison bleue fut le lieu de naissance et de mort de la peintre mexicaine Frida Kahlo.
Dans les années 1930 au Mexique, la Maison Bleue devient le quartier général d'artistes et de révolutionnaires.
Située dans le quartier Coyoacan dans la banlieue de Mexico, la Maison Bleue fut un lieu de naissance et de mort, de plaisirs et de douleurs, de création et de séparation pour la peintre mexicaine Frida Kahlo.
Dans les années 1930, pendant que l'Europe se déchire, son époux Diego Rivera et elle y accueillent André Breton, Léon Trotski et son futur assassin Ramon Mercader, ainsi que nombre d'artistes et de révolutionnaires.
La Casa Azul (la Maison Bleue) est le lieu où naquit, vécut et mourut Frida Kahlo, l’artiste latino-américaine la plus connue au monde. La construction originale, datant de 1904, était de moindre mesure. Aujourd’hui, la superficie de la maison représente 800m2, sur un terrain de 1200m2. Diego et Frida donnèrent à ce lieu une apparence particulière – avec ses couleurs éclatantes et ses décorations populaires et préhispaniques – à l’image de leur admiration pour les villages et la culture du Mexique.
La construction subit deux modifications principales. Quand le révolutionnaire Russe, León Trosky, séjourna dans ce lieu avec Diego et Frida, en 1937, l’espace correspondant aujourd’hui au jardin fut acheté. En 1946, Diego Rivera demanda à l’architecte Juan O’Gorman de construire l’atelier de Frida.
L’intérieur de la maison possède la même disposition qu’à l’époque de Diego et Frida. Ceci fut respecté par le poète et ami du couple, Carlos Pellicer, qui se chargea de la muséographie du lieu après la mort de Frida Kahlo. Ainsi, la maison et ses objets ont conservé leur atmosphère intime.
La vie intense d’une artiste
Magdalena Carmen Frida Kahlo Calderón voit le jour le 6 juillet 1907. Elle est la troisième des quatre filles de Guillermo Kahlo – d’origines hongroise et allemande – et de Matilde Calderón – originaire de Oaxaca. Très tôt, Frida est confrontée à la maladie. A l’âge de 6 ans, une attaque de poliomyélite l’oblige à garder le lit pendant six mois. Elle s’en relèvera avec une jambe atrophiée et une claudication, mais cela ne l’empêchera pas de faire ses études à l’Ecole Nationale Préparatoire de México, dans l’espoir de devenir médecin.
Cependant, le 17 septembre 1925, alors qu’elle n’a que 18 ans, Frida est victime d’un tragique accident. L’autobus qui la transportait fut percuté par un tram. Dû à ses blessures et à l’immobilité à laquelle elle fut soumise les premiers mois de sa convalescence, Frida commenca à peindre.
Ainsi, elle rentre en relation avec de nombreux artistes, dont Diego Rivera, avec qui elle se mariera en 1929. Le couple vécut dans divers endroits du Mexique et dans différentes villes des Etats-Unis. Après dix ans de mariage, ils divorcent, mais l’année suivante, en 1940, Frida et le muraliste se remarient.
Frida fut membre du Parti Communiste Mexicain et professeur à l’Ecole Nationale de Peinture et de Sculpture «La Esmeralda », où elle forma un groupe de jeunes peintres connu sous le nom de « Los Fridos ». L’artiste réalisa plusieurs expositions de son œuvre, notamment à New-York (1938), à Paris (1939) et à la galerie de Lola Álavarez Bravo à México (1953).
En 1953, l’artiste est amputée de son pied droit. Elle s’éteint le 13 juillet 1954 dans la Casa Azul . Aujourd’hui, plus de cent ans après sa naissance, on retrouve les œuvres de Frida Kahlo dans plusieurs collections de México, en Europe et aux Etats-Unis.
Une maison qui parle
Comme l’avait souhaité Diego Rivera, la Casa Azul fut convertie en musée en 1958, quatre ans après la mort de Frida Kahlo. De nos jours, il est l’un des musées les plus fréquentés du Mexique : chaque mois, il reçoit près de vingt-trois milles visiteurs.
Chaque recoin de la maison nous offre un témoignage des objets personnels que Frida adorait et des sources d’inspiration de l’artiste.
Un facsimilé du journal intime de Frida, ainsi que quelques unes de ses peintures très connues sont exposés dans les salles du musée : Viva la vida (1954), El marxismo dará salud a los enfermos (1954), Frida y la cesárea (1931) et l’œuvre polémique Naturaleza muerta (1942).
Sur certains murs de la maison sont également accrochées des peintures d’amis du couple ou contemporaines, ainsi que certaines œuvres de Diego réalisées à l’Académie de San Carlos et durant son séjour à Paris.
Le musée conserve également la collection de vêtements et de bijoux reflétant le goût de Frida pour les tenues indigènes et son admiration pour les cultures précolombiennes dans lesquelles elle puise cette image fascinante qui constitue sa personnalité.
Dans la chambre que Frida utilisait le jour, on peut voir le lit à colonnes que sa mère fit installer après son accident, au baldaquin duquel elle fit accrocher un petit miroir. Les pinceaux, les livres et le chevalet offert par Nelson Rockelfeller disposés dans l’atelier de l’artiste sont toujours visibles.
Enfin, la chambre qu’elle utilisait la nuit conserve la collection de papillons, cadeau du sculpteur japonais Isamu Noguchi, ainsi que le portrait de l’artiste réalisé par son ami et amant, le photographe Nickolas Muray.
La maison de Coyoacán nous parle de la vie quotidienne de Frida et Diego. La cuisine et la salle à manger témoignent de l’engouement que le couple avait à recevoir les grandes personnalités.
La Casa Azul montre également l’admiration de Rivera et Kahlo pour l’artisanat populaire, comme les judas de Carmen Caballero et les sculptures de Mardonio Magaña. La collection des ex-votos qui orne l’escalier constitue l’une des plus importantes du pays. Les deux artistes collectionnaient des pièces de l’art préhispanique. La plupart de ces pièces décoraient l’intérieur et les jardins.
D’ailleurs, Diego fit construire dans un des jardins une petite pyramide servant de support à ses statuettes favorites.
Les secrets de la Casa Azul
Avant de mourir, Diego Rivera établit un fidéicommis attribué à son amie et mécène Dolores Olmedo – dans le but de protéger les musées Anahuacalli et Frida Kahlo – Diego fit promettre à Lola de garder fermés certains espaces de la Casa Azul pour une durée de 15 ans.
Toute sa vie, Lola respecta la volonté de son ami. Cependant, à la mort de Lola Olmedo en 2004, le comité formé autour du fidéicommis décida d’ouvrir les espaces fermés à l’intérieur de la Casa Azul.
Ainsi, grâce à l’aide d’ADABI (une organisation pour l’Aide au Développement des Archives et des Bibliothèques), en janvier 2007 – quelques mois avant le centenaire de la naissance de Frida – ont été mis au jour plus de 28000 nouveaux documents, 3800 photographies, œuvres, dessins, gravures, imprimés et objets personnels dont environ 300 vêtements provenant de la garde-robe de Frida.
Nombreuses furent les surprises à la découverte de ces « deux chambres secrètes », des boucles d’oreilles offertes par Picasso à Frida que l’on croyait perdues, aux photographies des autoportraits de Guillermo Kahlo, pochoirs de la première œuvre murale de Diego, et brouillons du texte que Frida écrivit sur le muraliste pour un hommage en son honneur au Palais des Beaux-Arts.
Actuellement, la Casa Azul continue de révéler certains secrets sur la vie prolifique de Diego Rivera et Frida Kahlo. En investissant ce lieu intime et quasi « mythique », le visiteur découvre profondément l’histoire de ces deux personnalités fondamentales du XXème siècle.
Elle est l’une des artistes mexicaines les plus célèbres au monde et a inspiré les créateurs de mode par ses tableaux colorés. Transcender ses blessures par la peinture, ce sera toute la vie de Frida Kahlo. Blessée à 18 ans par un grave accident de bus, cette artiste inclassable a raconté sa vie souvent tragique à travers des autoportraits.
Alors âgée de 18 ans, Frida Kahlo, déjà atteinte de poliomyélite depuis ses 6 ans, est transpercée par une barre de bus dans un terrible accident avec un tramway. Son abdomen est perforé, son dos blessé, elle est contrainte à de multiples opérations chirurgicales et à l’alitement. Elle se met alors à peindre, et représente son drame sur ses toiles : dans "Souvenir ou le coeur" (1937), une barre de bus la transperce, dans "Arbre de l'espérance, tiens toi droit" (1946), elle dessine son dos meurtri. Sur un autre tableau encore, "Autoportrait avec le portrait du Docteur Farill" (1951), elle rend hommage à son médecin et se représente à ses côtés, dans un fauteuil roulant.
Christina Burrus, auteure de "Frida Kahlo" aux éditions Gallimard découvertes, voit dans son malheur la source de son envie de vivre et d’écrire cette vie au pinceau : "Elle a toujours un regard analytique. Elle est malade, elle s’en plaint évidemment à des amis car elle souffre, mais en même temps elle surmonte. Je crois que ses maladies, ses souffrances, sont pour elle une force de vie."
Dans "La colonne brisée", datant de 1944, elle dévoile ses blessures au grand jour, son visage, toujours impassible, est inondé de larmes. À cette date son état de santé a empiré, ce qui l’oblige à porter un nouveau corset métallique, souffrance représentée par les clous plantés dans son corps et la peau ouverte laissant apparaître une colonne vertébrale en morceaux, la sienne.
Elle dessine aussi sa vie amoureuse et orageuse avec Diego Rivera, célèbre peintre mexicain lui aussi, épousé en 1929 mais mari infidèle. L’homme a 21 ans de plus qu’elle, il la trompera avec sa soeur Cristina. Coeur brisé mais femme libre, Frida Kahlo aura aussi plusieurs aventures, notamment avec Léon Trotsky et avec des femmes. Elle subit deux fausses couches, douleur qu’elle représente dans "Henry Ford Hospital ou Le Lit volant" en 1932.
Et dans "Quelques petites piqûres", qu’elle peint en écho à un fait divers, c’est le visage de Diego qui remplace celui de l’assassin. Relation tumultueuse, ils divorcent en 1938 mais se remarient en 1940, le jour de l’anniversaire de Diego.
Artiste inclassable, plus forte que la mort
Artiste multiple, elle refuse l’étiquette de surréaliste qu’on lui attribue souvent. Dans son journal intime, qu’elle débute en 1942, elle écrit ainsi : "On me prenait pour une surréaliste. Ce n’est pas juste. Je n’ai jamais peint de rêves. Ce que j’ai représenté était ma réalité". André breton qui l’avait rencontrée quelques années plus tôt dira de son oeuvre "l'art de Frida Kahlo de Rivera est un ruban autour d'une bombe".
Son état s’aggrave encore dans les années 50, durant lesquelles elle subit sept opérations de la colonne vertébrale. Amputée d’une jambe en 1953, elle contracte une pneumonie en 1954 qui lui sera fatale. Elle meurt à 47 ans, le 13 juillet 1954, après un dernier tableau, l’un de ses plus colorés, intitulé : "Viva la vida".
MEXIQUE (1900–1950) Grand Palais, Galeries nationales
05 Octobre 2016 - 23 Janvier 2017
Diego Rivera, Frida Kahlo, José Clemente Orozco et les avant-garde
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liliane Admin
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Sujet: Re: CHEZ FRIDA KAHLO Dim 3 Déc - 10:35
Recherche tableau de Frida Kahlo désespérément, vu à Varsovie en 1955
"Qui peut nous dire ce qui est arrivé au tableau disparu, où peut-on le retrouver?" L'affichette trône à côté d'une photo de La table blessée, le plus grand tableau que l'artiste mexicaine Frida Kahlo ait jamais peint, un chef-d'oeuvre surréaliste mystérieusement disparu en 1955 à Varsovie.
Ines et Joana Cavaco, deux jeunes Portugaises, ont fait une nuit de bus pour venir voir l'exposition consacrée à Kahlo et à son compatriote et mari Diego Rivera, présentée à Poznan (ouest de la Pologne) jusqu'au 21 janvier.
On y découvre une réplique grandeur nature de 2,44 m sur 1,21 m, en noir et blanc, de la toile manquante: un double auto-portrait figurant l'artiste assise derrière une table tâchée de sang, entre un Judas et un squelette, un tableau faisant penser à la Cène.
Près de l'affichette en forme d'avis de recherche, une petite boite à idées invite les visiteurs de l'exposition à "entrer dans l'Histoire" en suggérant des pistes pour retrouver le chef-d'oeuvre volatilisé.
"J'ai écrit que probablement le tableau a été détruit, ou il a été volé et vendu sur le marché noir", déclare à l'AFP Ines Cavaco, 21 ans, étudiante à Cracovie.
"C'est évident: il est accroché chez quelqu'un dans son salon", estime sa soeur Joana, 23 ans, une grande fan de Kahlo qui comme elle porte une coiffure parée de fleurs.
L'exposition "Frida Kahlo et Diego Rivera: le contexte polonais" au centre culturel ZAMEK, un château construit pour l'empereur Guillaume II et destiné plus tard à Hitler, retrace les liens peu connus de ce célèbre couple d'artistes avec la Pologne.
Leurs tableaux sont accrochés aux murs d'un jaune qui rappelle la palette flamboyante de Kahlo et sa joie de vivre, gardée malgré des problèmes de santé et en dépit des aventures amoureuses de son époux Rivera.
Deux salles sont consacrées à deux autres artistes d'origine polonaise et proches du couple: la photographe Bernice Kolko, qui a notamment pris Kahlo sur son lit de mort en 1954, et la peintre muraliste Fanny Rabel, une de ses quatre élèves les plus dévouées.
- La Cène -
Une autre salle rappelle l'exposition sur l'art mexicain présentée à Varsovie en 1955, dernier endroit où fut montrée La table blessée.
"Il doit être quelque part. Il n'a pas pu juste disparaître, un tableau si grand. A moins qu'ils l'aient brûlé dans un poêle dans les années 1950...", a déclaré à l'AFP Helga Prignitz-Poda, la commissaire de l'exposition Kahlo et Rivera.
"C'est une des raisons pour lesquelles j'ai fait cette exposition. Peut-être qu'un jour quelqu'un en Pologne a vu ce tableau quelque part", a-t-elle ajouté.
Frida Kahlo, connue pour son mono-sourcil, ses jupes longues et ses bijoux lourds, avait créé La table blessée pour l'exposition internationale du surréalisme organisée en 1940 à Mexico.
Puis l'oeuvre a été accrochée dans sa maison, avant que l'artiste ne l'offre à l'URSS par amour du communisme.
Mais, envoyée à Varsovie pour une exposition sur l'art mexicain qui a tourné ensuite dans plusieurs pays socialistes, elle a disparu dans la capitale polonaise, peut-être à cause de son caractère: La table blessée offrait une "représentation surréaliste absolument cruelle de la double Frida" qui allait à l'encontre du style réaliste socialiste.
Cette toile est aujourd'hui considérée comme un chef-d'oeuvre, estimé à 20 millions de dollars.
A l'époque, "il y a eu des déclarations officielles selon lesquelles ce tableau n'était pas exposable, qu'il était tellement terrible, qu'il ne valait pas l'argent dépensé pour son transport. Il est possible que les propriétaires russes n'aient pas voulu le récupérer", estime la responsable de l'exposition.
- Chez Poutine ? -
Sa disparition est d'autant plus frustrante que seule la moitié des quelque 300 oeuvres de Kahlo est connue du public, les autres ont été détruites, perdues ou se trouvent dans des collections qui ne les prêtent jamais, relève Mme Prignitz-Poda, qui leur a consacré un livre.
Krzysztof Najbor, un acteur de 56 ans de Zakopane (sud), a fait 600 kilomètres pour admirer l'exposition. "Je suis heureux d'avoir pu voir un peu de cette légende en original. Le Mexique, c'est loin", déclare-t-il à l'AFP.
Dans sa famille, raconte-t-il, il y a une tradition: "Lorsqu'on quitte une galerie d'art, on se demande toujours ce qu'on aurait emporté. Là, il y avait un petit autoportrait de Frida que j'ai beaucoup aimé..."
Si l'auto-portrait, lui, est toujours là, La table blessée manque résolument à l'appel... malgré de nombreuses suggestions trouvées dans la boite à idées.
"Les gens écrivent toutes sortes de choses drôles. Que la table est à l'hôpital, parce qu'elle est blessée, ou bien qu'elle est chez Poutine, ou chez eux sous le tapis. Des enfants dessinent des cartes au trésor", raconte Anna Hryniewiecka, la directrice du centre culturel ZAMEK.
Aucun indice viable mais un petit espoir: un mural de Rivera, "Glorieuse Victoire", également disparu dans les années 1950, a été retrouvé en 2000 dans les entrepôts du musée Pouchkine à Moscou.
liliane Admin
Nombre de messages : 14047 Age : 68 Localisation : dans la galaxie Date d'inscription : 02/05/2008
Sujet: Re: CHEZ FRIDA KAHLO Jeu 21 Juin - 11:18
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Certains films réalisent le rare exploit d'être à la fois un fantasme d'évasion coloré et un moyen astucieux de nous reconnecter à notre humanité en péril. Tel est Le merveilleux film Coco de Pixar , "une exploration des valeurs", écrit Jia Tolentino au New Yorker, "une hisloire de matriarcat multigénérationnel, enracinée dans le passé - alors que la vraie vie, de nos jours, est intemporelle, «Au cœur de sa célébration romancée de la culture et de l'histoire mexicaines, figure un personnage historique que tout spectateur adulte connaît, celui du modernisme mexicain, Frida Kahlo, artiste qui semble aussi nécessaire que jamais.
Ce n'est pas que l'on risque d'oublier Frida Kahlo. Elle est adulée à travers le monde, une icône pour des millions de personnes qui se voient dans les différentes intersections de son identité : mexicaine, métisse, queer, handicapée, féministe, radicalement intransigeante, etc .
Les identités de Kahlo sont importantes et elle les a rendues importantes. Elle ne serait pas effacée ou laisserait ses bords être rabotés et poncés. Comme d'autres artistes confessionnels auxquels elle est souvent comparée, Kahlo a transformé sa vie tragiquement douloureuse et joyeuse en un art durable. Pour résumer la description de la poésie d'Audre Lorde, son travail est une «distillation révélatrice de l'expérience».
Mais la compréhension confessionnelle de Kahlo peut poser un problème critique, à savoir l'émergence de ce que Stephanie Mencimer appelle «le culte Kahlo».
Citation :
... ses fans sont en grande partie attirés par l'histoire de sa vie, pour laquelle ses peintures sont souvent présentées comme une simple illustration ... Mais, comme un jeu de téléphone, plus l'histoire de Kahlo a été racontée, plus elle a été déformée, omettant des détails désagréables qui montrent qu'elle est une figure beaucoup plus complexe et imparfaite que ne le suggèrent les films et les livres de cuisine.
En tout cas, nous n'aurons peut-être pas besoin de plus d'hagiographie de Frida. Nous trouvons sa vie, ses défauts et tout, dans son travail. Des ravages de la polio infantile et d'un horrible accident de la route à 18 ans (représenté sur le dessin ci-dessous mais jamais dans un tableau), des amours, une profonde immersion dans l'art populaire mexicain et un engagement pour le socialisme et la révolution mexicaine. une œuvre autobiographique pas comme les autres. Cela dit, Kahlo elle-même est un personnage tellement fascinant que «personne n'a besoin d'apprécier l'art pour justifier d'être un fan de Kahlo ou même un adepte de Kahlo», écrivait Peter Schjeldahl. "Pourquoi pas ? Le monde aura des cultes, et qui mérite le mieux?"
Pour les amateurs d'art et les adeptes de Kahlo, Google Arts & Culture a créé un projet qui rassemble sa vie et son travail de manière à éclairer les deux, avec des essais biographiques et critiques, et une exposition approfondie de ses œuvres dans le monde entier. y compris de nombreuses pièces peu connues comme ses croquis, ses dessins et ses premières œuvres; un regard sur ses lettres et de nombreuses photographies d'elle tout au long de sa vie; une exposition en ligne de sa célèbre garde-robe; plusieurs caractéristiques de son influence sur les artistes LGBTQ, les musiciens, les créateurs de mode, et bien plus encore. C'est "la plus grande curation de Kahlo jamais assemblée", note My Modern Met. "La meilleure partie? Pas besoin de payer des frais de musée, il est disponible en ligne pour que tout le monde puisse en profiter gratuitement."
Une collaboration "entre le géant technologique et un réseau mondial d'experts et 33 musées partenaires dans sept pays", note Hyperallergic, Faces of Frida contient 800 artefacts, "dont 20 ultra-haute résolution ... jamais numérisés jusqu'à maintenant." Certains de ces artefacts sont extrêmement rares, tels que "les premières versions de son travail, esquissées et gravées sur le dos de peintures finies, sans être vues par quiconque sans pouvoir les toucher". Vous pouvez également voir les endroits qui ont le plus influencé sa carrière à travers cinq visites de Google Street, "y compris la célèbre Maison bleue à Mexico dans laquelle elle est née et est morte."
Cette galerie en ligne complète cherche à englober tous les aspects de la vie de Frida, mais elle se concentre rarement sur son travail. "Parmi les quelque 150 œuvres qui ont survécu", note Mencimer, "la plupart sont des autoportraits. Comme elle l'a dit plus tard, «Je me peins parce que je suis souvent seule, parce que je suis le sujet que je connais le mieux.» Travaillant à l'extérieur, elle a aussi peint les résonances spécifiques de son temps et de son lieu. personnalité. «Comme avec tous les meilleurs artistes», explique l'auteure Frances Borzello dans l'une des fonctionnalités de Google Arts, «l'art de Kahlo n'est pas un journal ingénieusement présenté en peinture mais une reconstitution de ses croyances personnelles, de ses sentiments et de ses événements. universel."
Même si elle était une superstar au pays des morts, le travail de Kahlo a été largement éclipsé par celui de son célèbre mari Diego Rivera. Elle n'a eu que deux expositions au cours de sa vie, l'une d'elle organisée par le surréaliste André Breton, qui a appelé sa peinture "un ruban autour d'une bombe". Après sa mort en 1954, elle a "largement disparu du monde de l'art". une certaine ironie en soulignant que la fascination pour le travail de Kahlo se réduit parfois à l'intérêt pour sa biographie, puisqu'il a fallu une biographie de Hayden Herrera en 1983 pour la ramener dans la conscience publique. "Quand il a été publié" écrit Mercimer, "il n'y avait pas une seule monographie de l'œuvre de Kahlo pour montrer aux gens à quoi cela ressemblait, mais la biographie, qui aurait pu être la base d'un Univision telenovela, a déclenché une frénésie Frida."
Comment les choses ont changé. Aucun lecteur du livre de Herrera, ou l'un des nombreux traitements de la vie de Kahlo depuis lors, ne viendra à elle sans le voir. Le visage-défi de Frida, mustachioed, monobrowed-nous regarde de partout. L'exposition Google nous guide à travers une contextualisation complète de ce regard obsédant et pourtant familier. Les lettres et les notices biographiques contiennent des informations sur la vie privée et publique de l'artiste. Mais finalement, ce sont les peintures qui parlent. Comme le dit Borzello, quand nous confrontons vraiment le travail de Frida, nous pouvons être frappés par «comment les mots impuissants face à l'étrange richesse de ces images.» Elle a inventé de nouveaux vocabulaires visuels de douleur, de plaisir, de fierté et de persévérance. Visitez les visages de Frida ici Faces of Frida here.
Nombre de messages : 10299 Date d'inscription : 03/05/2008
Sujet: Re: CHEZ FRIDA KAHLO Jeu 21 Juin - 13:02
The song of Fridah Kahlo
Bridget
Nombre de messages : 2507 Age : 67 Localisation : Paris Date d'inscription : 13/05/2008
Sujet: Re: CHEZ FRIDA KAHLO Dim 1 Juil - 16:34
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Frida Kahlo, dans sa maison bleue
Née en 1907, disparue en 1954, Frida Kahlo fut une peintre, une grande amoureuse, une inspiratrice du mouvement surréaliste et une femme engagée politiquement. Les murs bleus de sa Casa Azul, dans la banlieue de Mexico, conservent les traces de cette existence singulière. Marquée par la maladie et la souffrance (enfant, elle contracta la poliomyélite puis, jeune adulte, eut un grave accident de bus), Frida Kahlo vécut une relation passionnelle avec l'artiste Diego Rivera, de 21 ans son aîné. Eprise de liberté, refusant la vie qui était réservée aux femmes mexicaines de sa génération, Frida Kahlo est l'auteure de 146 toiles, dont 55 autoportraits.
A Coyoacán, village du sud de Mexico, une splendide bâtisse cobalt aimante le regard. La « Casa azul » a vu naître et mourir l’une des artistes les plus avant-gardistes du xxe siècle. Orné de tableaux, d’objets d’art populaire et de divinités précolombiennes, autour d’un jardin botanique, ce musée excentrique servit d’écrin magique à l’extraordinaire créativité de Frida Kahlo.
« Sa vie est une œuvre d’art en soi », confie Arielle Dombasle, qui incarne son amie imaginaire dans ce nouvel épisode onirique de la série documentaire de PPDA. Il retrace l’existence tumultueuse de la muse des surréalistes. En 1925, son corps se brise dans un accident de bus. Pour conjurer la douleur, elle peint alitée une série d’autoportraits. Meurtris mais fascinants de vitalité.
Sa maison bleue fut aussi le théâtre de sa passion avec l’artiste Diego Rivera et de son engagement politique. Léon Trotski et André Breton trouvèrent refuge entre ses murs azur, qui servent ici d’écran à l’œuvre de l’icône mexicaine. La réalisatrice Nathalie Plicot y projette ses carnets de notes et des films radieux… du temps où Frida Kahlo voyait la vie en bleu.