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 THEATRE : UNE PASSION ANAIS NIN

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Nine
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MessageSujet: THEATRE : UNE PASSION ANAIS NIN   Dim 17 Jan - 0:16

Une Passion entre Anaïs Nin & Henry Miller



La création au Petit Marigny de « Une Passion »
est quasiment le fruit d’une oeuvre de commande puisque l’acceptation
de Pierre Lescure s’est effectuée sur proposition de Delphine de Malherbe,
autour d’un projet de spectacle inspiré par le Journal d’Anaïs Nin dont Evelyne Bouix
serait sur scène, l’interprète.

A ce feu vert directorial,
pouvait succéder le temps de l’écriture en charge d’extraire une substantifique moelle
à partir de cette référence phare de la littérature,
tout en projetant la scénographie sur un rôle féminin, d’emblée incarnée.

Dans cette perspective artistique,
le comédien qui jouerait le personnage d’Henry Miller, sera choisi, a posteriori,
sur des critères de conformité avec l’idée conjointe que les trois protagonistes initiaux
auront pu se forger durant cette phase de conceptualisation.

Sans conteste, Laurent Grévill va s’avérer comme le partenaire fédérateur
du point de vue relaté par Anaïs Nin, sur ses vingt années de passion épistolaire,
partagée avec H. Miller.

Cependant sur les planches,
la dramaturgie semble découper leur relation amoureuse au scalpel de séquences
où la distanciation intellectuelle, pour ne pas dire cérébrale, va prendre le pas sur le vécu.

En quête de quintessence, l’auteur enferme dans le huis-clos de la fusion amoureuse,
les motivations internes, voire antagonistes des deux amants.

S’il paraît cohérent de s’en remettre à la subjectivité légitime d’Anaïs Nin pour représenter,
sur scène, le scénario crédible des apports mutuels à la plénitude plus ou moins contrariée
de leur tandem amoureux,
le portrait d’Henry Miller y apparaît davantage instrumentalisé pour la démonstration
d’une thèse auto-émancipatrice que dans la complexité aventurière,
le caractère bon vivant et jouisseur de cet écrivain hors normes.

Où est donc passé le chroniqueur, en butte avec l’idéologie américaine
du modernisme triomphant, déversant son trop-plein d’énergie onirique et érotique
sur la médiocrité contemporaine à travers ses
« Tropiques du Cancer », le fameux « Colosse de Maroussi »
ou autres « Sexus », « Nexus » & « Plexus »... ?

A quand donc, une véritable parité théâtrale entre Anaïs Nin et Henry Miller
qui soit l’exaltation d’un combat pour un affranchissement de la vie, sans retenues ?

une vidéo a voir :
http://culturebox.france3.fr/all/17473/evelyne-bouix-dans-le-role-d_anais-nin-au-theatre-marigny/#/all/17473/evelyne-bouix-dans-le-role-d_anais-nin-au-theatre-marigny/

UNE PASSION -
de & mise en scène : Delphine de Malherbe - avec Evelyne Bouix & Laurent Grévill -
Petit Théâtre Marigny -


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MessageSujet: Re: THEATRE : UNE PASSION ANAIS NIN   Dim 17 Jan - 0:19

Delphine de Malherbe et Evelyne Bouix
ressuscitent Anaïs Nin




C’est de la rencontre entre la jeune romancière, journaliste spécialisée dans le théâtre,
et de la comédienne qu’est né le projet de porter à la scène
« Le journal d’Anaïs Nin »
et de raconter sa passion, littéraire et amoureuse, avec Henry Miller.

Propos recueillis par M-C. Nivière


Le projet est donc né sur un coup de cœur…
Delphine de Malherbe : cela s’est passé après avoir vu Evelyne dans La femme rompue.
Nous nous sommes rencontrées dans une émission littéraire. Je venais de finir mon deuxième roman,
« Vie érotique pour lequel j’avais relu l’œuvre complète d’ Anaïs Nin comme on va à la source.
Nous avons pris un café et j’ai vu en Evelyne la beauté d’Anaïs, sa “force fragile”.
Je n’avais rien en tête.
Evelyne Bouix : cela m’a amusé, car on m’avait proposé, quelque temps avant,
de jouer Anaïs dans un film australien. Le projet ne s’est pas fait.
Et voilà comment est partie l’aventure.

Et vous êtes allées voir Pierre Lescure au Marigny avec la pièce ?
D. de M. Je n’avais rien ! Je lui ai parlé d’Anaïs Nin avant qu’un seul mot ne soit écrit. Après m’avoir écoutée très attentivement, il m’a demandé un premier jet, une esquisse. Je me suis enfermée pendant trois semaines. Le résultat lui a plu.
E.B. Et cette fois-ci, elle est restée enfermée six mois !
D. de M. Evelyne et Pierre m’ont testée puis fait confiance.

Ecrire, en s’appuyant déjà sur le choix de la comédienne, est un exercice différent…
D. de M. Bien sûr. D’habitude on amène un personnage à un comédien. Là, à l’inverse, j’ai voulu mener Anaïs à Evelyne. On a coupé ensemble des passages. Il a fallu faire un choix tant c’était foisonnant. Le journal d’Anaïs est très littéraire et donc complexe à théâtraliser.
E.B. L’enjeu était de rendre le journal d’Anaïs Nin vivant,
même s’il est une “référence absolue”, comme dit Lescure.

Vous avez choisi ensuite Laurent Grevill pour incarner Henry Miller…
D. de M. A la différence d’Anaïs, le rôle d’Henry n’était pas écrit pour quelqu’un de précis. Il fallait le comédien idéal pour le rôle mais aussi pour Evelyne. Henry Miller était un littéraire mais aussi un homme qui se brûlait à la vie. Dès la première lecture de Laurent,
on a tous su que c’était lui et pas un autre :
il possède les antagonismes et la générosité de Miller.

Qu’allez-vous nous raconter ?
E.B. On les prend dans leur histoire alors qu’ils viennent de se rencontrer, puis on passe au point culminant de leur passion, et enfin sa dégradation.
D. de M. Nous sommes sur les premiers mois. Mais ces deux-là vont s’aimer pendant vingt ans. Donc l’enjeu était de raconter vingt ans d’amour sur quelques mois.
D’où l’idée de me servir de projections vidéo.
E.B. Cela rythme le spectacle.
D. de M. Anaïs l’écrivain peut ainsi regarder vivre Anaïs la femme.

Anaïs Nin était en avance sur son temps…
E.B. Et comment ! Elle est la première femme à avoir proposé à des hommes d’écrire ensemble des livres érotiques. Elle voulait écrire du point de vue des femmes, raconter comment le désir leur vient. Son écriture est moins mécanique que celle d’un homme qui va directement à la finalité.
D. de M. Sans être caricaturale, elle était féministe.
E.B. Mais pas revendicatrice.
D. de M. Elle souhaitait le droit à l’extrême liberté de pensée et de vivre.
E.B. Elle connaissait bien les hommes, mais ne voulait pas les changer.

Que se sont-ils apporté mutuellement ?
D. de M. Avant sa rencontre avec Henry, elle craignait les hommes. Il lui a appris à ne plus avoir peur.
E.B. Il l’a fait naître au monde et elle l’a réconcilié avec lui-même.
D. de M. Elle lui a appris la compassion alors qu’il ne connaissait que la passion.
E.B. Elle avait soif de tout connaître, surtout dans le désir d’Henry. Elle était prête à tout pour témoigner de son temps.
D. de M. Ils obéissent au rêve, comme ils disent. Comme deux chercheurs, ils vont découvrir ensemble plein de choses sur l’amour, la psychanalyse, la littérature. Ce sont deux ego très forts qui s’amusent de tout avec un curieux mélange de sérieux et de légèreté.
Et ce cocktail subtil provoque un spectacle intense, violent,
vivant sur la passion d’un homme et d’une femme qui se dévorent pour mieux écrire sur le monde.
Anaïs l’écrit :
“La vie rétrécit ou grandit selon le courage que l’on a.”

Une Passion, à partir du 3 décembre, au Théâtre Marigny – Salle Popesco


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MessageSujet: Re: THEATRE : UNE PASSION ANAIS NIN   Dim 17 Jan - 0:34

EXTRAITS EPISTOLAIRES
Lettre d' Henry Miller à Anaïs Nin

Tu me rends follement heureux de me prendre en entier ,
de me laisser être un artiste , sans oublier l'homme...
Aucune femme ne m'a jamais accordé tous les privilèges dont j'ai besoin et toi ,
tu m'invites à aller de l'avant , à être moi-même, à tout tenter .
Je t'adore pour cela. c'est en cela que tu es un vrai régal, une femme extraordinaire.

Lettre d'Anaïs Nine à Henry Miller

Pour rester une nuit avec toi , je donnerais toute ma vie,
je sacrifierais cent personnes, je brûlerais Louveciennes , je serais capable de tout.
Ce n'est pas pour te tourmenter que je dis cela, Henry ,
c'est que je ne peux m'empêcher de le dire, que je déborde d'amour pour toi,
que je suis désespérément amoureuse de toi comme je ne l'ai jamais été de personne.



« Les idées sont un élément séparateur.
L'amour est une communion avec autrui. Les univers mentaux sont des isolants.
L'amour fait embrasser toutes les races, le monde entier, toutes les formes de création.
L'artiste, en fait, est à la recherche d'un langage universel,
et des artistes de toutes les parties du monde arrivent à se comprendre. »

extrait de Journal 2 d'Anaïs Nin.

PLUS D INFOS ICI :
http://www.artmony.biz/ecrivains-et-poetes-f94/henry-miller-un-homme-de-passion-t2888.htm
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