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 SERGE GAINSBOURG

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Bridget

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MessageSujet: SERGE GAINSBOURG   Lun 14 Juil - 17:20

SERGE GAINSBOURG





Serge Gainsbourg , né Lucien Ginsburg le 2 avril 1928 à Paris et mort le 2 mars 1991 à Paris est un auteur-compositeur-interprète et cinéaste français.

BIOGRAPHIE


Enfance et jeunesse


C'est en 1919 que Joseph et Olia Ginsburg quittent la Russie pour Paris, fuyant le bolchevisme . Ce sont des gens cultivés et épris de musique. Installés à Paris, ils ont un premier enfant, Marcel, qui décède à 16 mois.

En 1927, Jacqueline vient remplacer cet enfant perdu. Puis c'est au tour de Liliane et de Lucien de naître ensemble, à Paris, le 2 avril 1928 à 5 heures du matin.


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Seul garçon de la famille, Lucien grandit avec sévérité. Son père joue du piano dans les cabarets et exige de son fils une parfaite éducation scolaire et musicale.

Les Ginsburg habitent le 9e arrondissement de Paris, rue Chaptal, un quartier populaire et touristique, vivant et bruyant. Enfant sage , Lucien passe sa scolarité sans problème. On le dit poli et réservé. Il apprend le piano avec son père.

Les années de la guerre sont dures pour lui et il est obligé de porter l'étoile jaune (« Une étoile de shérif », dira-t-il plus tard par dérision).
Il devra même se cacher trois jours durant dans une forêt tandis que les SS recherchent les juifs.
La famille se réfugie en province en 1944 sous le nom de Guimbard.

De retour à Paris après la libération, la petite famille s'installe dans le XVIe arrondissement de Paris.

Lucien est en échec scolaire et abandonne peu avant le bac au lycée Condorcet. Il s'inscrit alors aux Beaux-Arts mais est rebuté par les hautes études mathématiques et abandonne.

Il rencontrera là sa première femme, Élisabeth Levitsky, qu'il épousera en 1953 et dont il divorcera en 1957. Celle ci a des accointances avec les surréalistes.

L'année 1948 est une année importante pour Lucien qui fait son service militaire à Courbevoie où il sera envoyé régulièrement au cachot pour insoumission.
Il commence là sa « période » éthylique ; privé de permission, il s'enivre au vin avec ses camarades de régiment. C'est également durant cette période qu'il apprend à jouer de la guitare.


Un déclic avec Boris Vian




Jusqu'à l'âge de trente ans, Serge Gainsbourg vit de petits boulots. Il est tour à tour professeur de dessin, de chant, surveillant…
Mais son activité principale est la peinture. Il aurait aimé être un génie de la peinture comme Francis Bacon ou Fernand Léger, dont il fut l'élève, mais il abandonne rapidement la bohème pour devenir crooner de piano-bar dans les casinos de la côte comme le Touquet Paris-Plage ou Deauville et dans des boîtes parisiennes comme Madame Arthur.

Il a une révélation en voyant Boris Vian, qui écrit et interprète des textes provocateurs, drôles, cyniques, qui font grincer des dents, loin des vedettes du moment, comme Dario Moreno ou Annie Cordy.

En 1957, c'est par hasard que Michèle Arnaud, chanteuse « rive gauche », qu'il accompagne à la guitare dans son tour de chant au cabaret Milord l'Arsouille , découvre avec stupéfaction les compositions de Gainsbourg et l'incite à interpréter son propre répertoire au même cabaret.

Elle sera d'ailleurs sa première interprète en enregistrant, dès 1958, les titres La Recette de l'amour fou, Douze Belles dans la peau, Jeunes Femmes et vieux messieurs et La Femme des uns sous le corps des autres.

C'est là qu'il fait ses premières armes, compose de nombreuses chansons et même une revue musicale. Il se lance aussi dans sa course effrénée des femmes, qu'il séduit en grand nombre, ce qui le fait s'éloigner de son épouse d'avec qui il divorce en 1957, six ans après leur mariage.




Son premier album, Du chant à la une d'où est extrait Le Poinçonneur des lilas , détonne mais est un échec commercial. Il est remarqué par Marcel Aymé, qui dit que ses chansons « ont la dureté d'un constat ».
Son maître Boris Vian, avant de mourir en 1959, le compare à Cole Porter.

Lorsque l'époque des yéyés arrive, il est alors âgé de 32 ans, il n'est pas très à l'aise : il passe en première partie de Brel ou Gréco, mais le public le rejette et les critiques cruels se moquent de ses grandes oreilles et de son nez proéminent.

Il rencontre alors Elek Bacsik et Michel Gaudry et leur demande de faire un disque avec lui.

Ce sera Gainsbourg confidentiel empreint d'un jazz archi moderne qui plaisait tant à Gainsbourg mais qui, il le sait, ne lui permettra jamais d'atteindre le succès.

Ce disque ne se vend qu'à 1 500 exemplaires.
Sa décision était prise dès la sortie du studio :
« Je vais me lancer dans l'alimentaire et m'acheter une Rolls ».

L'Eurovision pour France Gall



C'est en écrivant pour Juliette Gréco (Accordéon, La Javanaise) et Petula Clark (La Gadoue) qu'il rencontre ses premiers succès, mais c'est avec Françoise Hardy (Comment te dire adieu ?) et surtout France Gall qu'il va réussir à séduire un public jeune.

Après ses premiers succès gainsbourgiens (N'écoute pas les idoles, Laisse tomber les filles), France Gall remporte, en 1965, le grand Prix du Concours Eurovision de la chanson après avoir choisi le titre Poupée de cire, poupée de son, écrite par Gainsbourg à l'instigation de Maritie et Gilbert Carpentier, parmi les dix qu'on lui proposait.

La chanson lauréate devient le tube international qui passe sur toutes les ondes
et que France Gall enregistre même en japonais[1].
Gainsbourg continue sur la veine du succès avec France Gall, en 1966,
grâce à Baby Pop et surtout aux Sucettes à l'anis.

Fin 1967, il vit ensuite une passion courte mais torride avec Brigitte Bardot à qui il dédie la chanson Initials B.B. après lui avoir écrit quelques titres emblématiques (Harley Davidson, Bonnie and Clyde, Je t'aime... moi non plus, même si ce dernier titre enregistré avec elle en duo en 1967 en version symphonique fut rendu célèbre l'année suivante par Jane Birkin ; la version originale, d'abord gardée secrète par Serge Gainsbourg à la demande de Brigitte Bardot, ne sortira quant à elle qu'en 1986 : ce sera un tube).



Il compose des tubes comme L'Ami Caouette mais surtout le fameux et sombre album L'Homme à tête de chou avec ses sulfureuses Variations sur Marilou.

En 1979, il rejoint le groupe rock Bijou sur scène et verse une larme : le jeune public rock lui fait une ovation.

Son nouvel album enregistré à Kingston devient disque de platine en quelques mois.
La Marseillaise reggae choque le journaliste du Figaro Michel Droit qui écrit un article assassin, à la limite de l'antisémitisme.
Serge Gainsbourg lui répondra par voie de presse dans un article intitulé : On n'a pas le con d'être aussi Droit. lol!

« Gainsbarre »

Les boîtes de nuit, les beuveries, le noctambulisme, la décrépitude physique…

De plus en plus, « Gainsbarre »
succédera à Gainsbourg avec quelques apparitions télévisées plus ou moins alcoolisées.
Il forge ainsi sa légende de poète maudit mal rasé et ivre qui lui vaut tantôt l'admiration, tantôt le dégoût. Au bout de dix ans, Jane Birkin n'en peut plus et le quitte.

Gainsbourg écrit son nouvel album reggae avec ces paroles sur Ecce Homo :
« Il est reggae hilare, le cœur percé de part en part ».

Il rencontre une nouvelle égérie, Bambou, pour laquelle, manie gainsbourgienne, il ne peut s'empêcher de composer. Il lui fait chanter quelques titres qui ne rencontrent pas les faveurs du public (Made in China, 1989).

Son œuvre intégrale sort en coffret CD avec de nombreux introuvables que les collectionneurs s'arrachent à prix d'or ; toutefois, les chansons écrites pour ses interprètes ne sont pas incluses.

Il part ensuite pour New York où il enregistre ses deux derniers albums, Love on the Beat et You're Under Arrest.
Après le reggae, il se frotte au hip-hop et au funk. Il se produit de longues semaines en concert au Casino de Paris.

Gainsbourg s'éteint en 1991 à la suite d'une cinquième crise cardiaque (un comble pour celui qui suivait affligé les enterrements de ses cardiologues successifs).

Lors de son enterrement, le 7 mars 1991, vinrent notamment parmi la foule, outre sa famille, Catherine Deneuve, Isabelle Adjani, Françoise Hardy, Patrice Chéreau, Renaud, Johnny Hallyday, les ministres Jack Lang et Catherine Tasca, et les brigades de cuisiniers et serveurs du restaurant Marc Meneau, où il avait passé ses derniers jours. Catherine Deneuve lut sur la tombe le texte de la chanson Fuir le bonheur de peur qu’il se sauve.

On peut dire, en 2006, que Gainsbourg demeure une présence influente et importante de la chanson française.

De nombreux chanteurs de la « nouvelle scène française » le citent en référence ainsi que certains rappeurs comme Stomy Bugsy, MC Solaar ou la Scred Connexion.

Serge Gainsbourg est le père de l'actrice Charlotte Gainsbourg, issue de son union avec la comédienne et chanteuse Jane Birkin. Il a interprété, avec sa fille, le morceau Lemon Incest dans l'album Love on the beat en 1984. Il a également écrit et composé pour elle l'album Charlotte for Ever en 1986.

Il est également le père d'un garçon, Lucien dit Lulu Gainsbourg, né en 1986 de son union avec Bambou. Il a deux autres enfants, Natacha, née le 8 août 1964 et Paul, né au printemps 1968, nés d'un précédent mariage avec Françoise Pancrazzi, dite Béatrice, dite « la princesse Galitzine » avec laquelle il vécut un peu moins d'une décennie dans les années 1960.

Biographie : source Wikipédia




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MessageSujet: Re: SERGE GAINSBOURG   Mar 15 Juil - 12:30

Serge Gainsbourg aussi un poète

Le texte de cette magnifique chanson, pour vous faire une idée du style !

Le Velours Des Vierges


Toi qui rêves au velours des vierges
Aux satins innocents
Ces jeunes sirènes émergent
D'un océan de sang

Regarde-les s'approcher
Comme légions d'amazones
Venues braver les cyclones
Jeunes et brillants archers
Leur arc et leurs yeux bandés
S'aventurant dans des zones
Inexplorées

Toi qui rêves au velours des vierges
Aux satins innocents
Ces jeunes sirènes émergent
D'un océan de sang

Vois-tu là-bas leurs chevaux
Courir un vent de folie
La hargne de ces furies
Leur passant par les naseaux
Ils se jettent à l'assaut
Se ruant à l'agonie
Au grand galop

Toi qui rêves au velours des vierges
Aux satins innocents
Ces jeunes sirènes émergent
D'un océan de sang

Cohortes en rangs serrés
S'éloignent les filles d'Eve
A la lueur de ton glaive
Va-t'en compter les blessés
Là-bas l'un s'est relevé
Et te supplie dans ton rêve
De l'achever

Toi qui rêves au velours des vierges
Aux satins innocents
Tes romans-fleuves ont des berges
Aux sables émouvants
[/center]


Dernière édition par Nine le Mar 9 Fév - 1:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: SERGE GAINSBOURG   Mar 15 Juil - 12:46

La meilleure Biographie de Serge Gainsbourg a été écrite par GILLES VERLANT



Biographie de Gilles Verlant
(éditions Albin Michel)

Spécialiste de Gainsbourg et critique de rock, Gilles Verlant ⭐ débute tôt dans le journalisme. Selon lui, il doit à ses parents son amour pour la bonne musique : Led Zepplin, Deep Purple, David Bowie... Et y compris Gainsbourg, son pote spirituel. De 15 à 21 ans, Gilles Verlant présente l'émission 'Tempo' pour la RTBF, tout en étant parallèlement journaliste de rock. Ses connaissances le font recruter pour animer 'Rock follies' puis 'Ligne rock' en 1981. Trois ans plus tard, il intègre la fine équipe de 'Nulle part ailleurs' pour une saison de sketches avec Antoine De Caunes, Peter Stuart et Karl Zéro.

Dans les années 1990, il publie de nombreux ouvrages sur son fumeur de Gitanes, 'De Gainsbourg à Gainsbarre', 'Gainsbourg, du poinçonneur au légionnaire' et participe à de multiples émissions sur le chanteur.

Voix off pour des films et documentaires de Canal +, il officie également sur Skyrock, Europe 2 et RTL 2, toujours dans le cadre des émissions destinées à un public jeune. Il délaisse ensuite son 'Gilles Verlant rock & roll show' pour présenter 'L' Odyssée du rock' sur Oüi FM.


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MessageSujet: Re: SERGE GAINSBOURG   Jeu 9 Oct - 14:33




http://www.musicspot.fr/actualites/artistes/serge-gainsbourg-au-musee-de-la-musique-10002120.htm
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MessageSujet: Re: SERGE GAINSBOURG   Ven 17 Oct - 12:44

COMPLEMENT D INFO




Révisez votre Gainsbourg !

Par Marc Zisman | QOBUZ | CURIOSITÉS | 18 septembre 2008

A partir du 20 octobre, la Cité de la Musique consacre une grande exposition Serge Gainsbourg. Dès le 1er octobre, 10 conférences permettront de réviser la vie et l’œuvre de l’auteur de Melody Nelson.

A l’occasion de la grande exposition Gainsbourg 2008 qui se déroulera à la Cité de la Musique du 20 octobre 2008 au 1er février 2009, la Cité propose de réviser ou d’approfondir ses connaissances sur le sujet à travers son fameux collège. Il s’agira là de traverser la vie et l’œuvre de l’artiste en compagnie du journaliste Bertrand Dicale.

Les conférences (dix séances) ont lieu les mercredis de 19h30 à 21h30 à la Cité de la Musique et se dérouleront ainsi :

• 1er octobre : Un petit pianiste dans son époque

• 8 octobre : Les premiers pas du dandy

• 15 octobre : L’apprentissage par l’échec

• 22 octobre : Au temps des yé-yé, prospérité et marginalité

• 12 novembre : Gainsbourg, années érotiques

• 19 novembre : L’impasse dune carrière

• 26 novembre : Paris-Kingston-Paris, la première gloire

• 3 décembre : Gainsbourg, Gainsbarre et plaisirs égotistes

• 10 décembre : Coups de génie et rogatons : Gainsbourg au cinéma, Gainsbourg hors de la chanson

• 17 décembre : Une exemplaire carrière posthume

Tarif : 50 € pour les 10 séances.

Du 20 octobre 2008 eu 1er février 2009, l’exposition Gainsbourg 2008 sera donc organisée grâce à des prêts consentis par la famille, et particulièrement Charlotte Gainsbourg, ainsi que par les proches du chanteur.

Le Musée de la musique a confié le commissariat de ce projet à l’artiste et illustrateur sonore Frédéric Sanchez. Tranchant avec les usages, à mi-chemin entre une exposition et une installation, le projet est l’hommage d’un artiste d’aujourd’hui à une des grandes personnalités musicales françaises du XXe siècle.

Serge Gainsbourg (1928-1991) est l’un des premiers français à incarner une conception contemporaine de l’artiste. Tour à tour peintre, écrivain, poète, auteur, interprète, compositeur, acteur, réalisateur, Gainsbourg fut un artiste qui, sa vie durant, a utilisé l’image sous toutes ses formes, et la sienne en particulier, donnant à voir un univers esthétique qui abolit les frontières des « arts majeurs » et des « arts mineurs ».

L’exposition mettra en valeur les différents aspects de cette œuvre protéiforme, dont la particularité fut d’avoir été pendant 40 ans, à l’instar de celle de David Bowie en Angleterre ou de Bob Dylan aux Etats-Unis, un catalyseur des époques qu’il a traversées. Gainsbourg fut toujours en avance sur son temps : son écriture, ses compositions, ses collaborations, ses orientations esthétiques et même la conduite de sa vie privée ont bien souvent précédé et influencé l’évolution des mœurs et celle des mouvements artistiques et culturels.

Il jouait avec les mots et les références, empruntait autant à la culture classique que populaire, décalait, transformait, arrangeait, inventant ainsi une nouvelle forme de composition faite de montages, de collages.

Un parcours en 3 dimensions : Images - Mots – Musique

Pendant 40 ans, Gainsbourg n’a cessé de créer des associations et des correspondances entre mots, images et musiques. L’exposition est conçue comme une véritable mise en espace de ces trois dimensions, invitant à un voyage onirique dans l’univers de l’artiste à travers des centaines d’images animées, extraites de films et de documents audiovisuels, ou de photos.

La musique de Gainsbourg sera omniprésente dans l’exposition grâce à des compositions originales mêlant ses créations, ses inspirations ainsi que des éléments sonores évocateurs de son univers artistique. Seront également présentés un grand nombre de manuscrits originaux, ainsi que des objets et écrits évoquant le travail d’écriture de Serge Gainsbourg.

25 artistes pour 150 textes : des artistes ont été sollicités pour lire et enregistrer les mots de Gainsbourg, des hommes et des femmes qui l’ont chanté, croisé, aimé, inspiré.

Quatre grandes périodes

• La période bleue (1958 - 1965).

• Les idoles (1965 - 1969).

• La Décadanse (1969 - 1979).

• Ecce Homo (1979 - 1991).

Exposition Serge Gainsbourg, Musée de la musique, Cité de la musique, Paris (XIXe). Jusqu’au 1er mars 2009. ☀

LE SITE CITE DE LA MUSIQUE :bounce: NE PAS RATER

http://www.cite-musique.fr/francais/musee/expo_temporaires.aspx
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MessageSujet: Re: SERGE GAINSBOURG   Mar 21 Oct - 22:54

http://www.musicspot.fr/actualites/artistes/serge-gainsbourg-un-film-sur-sa-vie-10002582.htm




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MessageSujet: Re: SERGE GAINSBOURG   Mar 11 Nov - 14:54







http://www.leblogreporter.com/2008/10/expo-gainsbourg.html
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MessageSujet: Re: SERGE GAINSBOURG   Mer 12 Nov - 22:14


“Petits” arrangements avec Gainsbourg : les hommes de l’ombre








Ce qu’on n’a pas écrit sur eux et lui… On prétend qu’il leur piquait la vedette de sang-froid. Orchestrateurs et arrangeurs rendent à Gainsbourg la monnaie de sa pièce : “Côté fric, il était très réglo”.


Et si le grand talent de Gainsbourg était d’avoir su s’entourer ?


Musicien autodidacte, pas très à l’aise avec les croches et les partoches, le grand Serge avait en revanche un goût très sûr, tant dans la direction musicale que dans le choix de ses collaborateurs.
Evidente dans ses chansons, la contribution des orchestrateurs et des arrangeurs s’est révélée essentielle dans ses musiques de films.

Architecte, Gainsbourg jetait les plans, imaginait la trame mélodique, les thèmes principaux et laissait ses fidèles lieutenants s’occuper du reste. Pas son truc, la sueur et le point de croix…


Pendant plus de quarante ans, une véritable armée des ombres s’est ainsi relayée au chevet des compositions du maître. Tous, en leur temps et à leur manière, ont forgé le son Gainsbourg. Certains comme Elek Bacsik, en apportant leur couleur musicale le temps d’un album, d’autres au long cours, en injectant leur talent à haute dose, comme Alain Goraguer ou Jean-Claude Vannier. Hommage à ces soldats (presque) inconnus.


Alain Goraguer - La griffe jazzy (1958-1964)





Le Poinçonneur des Lilas, L’Eau à la bouche, La Chanson de Prévert, Couleur café...

Lorsqu’il rencontre Alain Goraguer, en 1957, Serge Gainsbourg est un débutant. Il s’est fait connaître en écrivant Le Poinçonneur des Lilas et vient tout juste de faire quelques apparitions au Milord l’arsouille.


Goraguer, lui, a déjà sorti un disque sous son nom, signé des musiques de films et, surtout, s’est fait remarquer en arrangeant, et parfois en co-composant, les chansons de son ami Boris Vian. La référence absolue pour Gainsbourg.

« A l’époque, dans son inspiration, Serge se situait directement sous l’influence de Boris Vian, l’un des êtres à qui je tenais le plus. Vian n’allait pas tarder à s’en aller… Serge a, en quelque sorte, pris sa suite dans ma vie, professionnellement et amicalement.
En travaillant avec moi, il avait peut-être l’impression d’assurer plus directement sa filiation avec Boris… Entre nous, ça a collé sur-le-champ : on se comprenait sur tout, on riait des mêmes choses, je connaissais ses parents. »

L’année suivante, Goraguer dirige les séances et arrange les neuf chansons de Du chant à la une !, le premier album de Gainsbourg. Il récidivera sur les trois suivants et sur l’album Gainsbourg Percussions en 1964, apportant notamment sa science du jazz et les meilleurs musiciens de la scène française.
Il l’initie également à la musique de films, un genre où Gainsbourg va vite s’engouffrer. Pas d’autre choix, car son premier album s’est mal vendu.

A 31 ans, Serge loge chez ses parents et a le plus grand mal à vivre de son art. Quand, courant 1959, on lui propose de composer la musique de L’Eau à la bouche, il saute sur l’occasion. « Serge m’a évidemment impliqué dans ce projet. J’avais déjà travaillé sur plusieurs films et je venais de composer la musique de J’irai cracher sur vos tombes.

Mon expérience de cinéma rassurait Serge qui, lui, découvrait cette discipline et ses contingences : minutage, style, respect des autres éléments sonores, dialogue avec le metteur en scène. Serge n’avait pas de culture musicale au sens classique, “conservatoire” du terme.

C’était un musicien de cœur, d’instinct. Grâce à son père, sa jeunesse avait baigné dans Chopin et Brahms. Il n’avait pas de grandes connaissances harmoniques et n’était pas forcément un très bon pianiste mais il avait pour lui une grande qualité : le goût. Un sens du raffinement, un vrai sens mélodique aussi…

On a donc co-composé la musique de L’Eau à la bouche, chanson comprise. Mais comme la commande avait été passée à Serge, on s’est mis d’accord sur la solution suivante : au générique, sur un carton seul “Musique de Serge Gainsbourg” ; sur un second carton “Arrangements et direction musicale : Alain Goraguer”.

C’était tellement important pour lui, pour sa jeune carrière. Serge était plus qu’un ami, j’étais heureux de pouvoir l’aider. »


Michel Colombier - La pop dans tous ses états (1964-1969)





Sous le soleil exactement, Requiem pour un con, Harley Davidson, Bonnie and Clyde, Elisa, Je t’aime… moi non plus


« J’ai souvent été comme Cyrano dans la scène du balcon. On connaissait mes musiques, mais on ignorait que j’en étais le compositeur. »

Etrange destin que celui de Michel Colombier, disparu en novembre 2004. Arrangeur, orchestrateur, compositeur tant pour la chanson que pour le cinéma, cet homme de l’ombre a « habillé » ou cosigné quelques standards comme Je t’aime… moi non plus ou L’Aigle noir, de Barbara.

Comme beaucoup de ses pairs, artisans du renouveau de la chanson française des années 50-60, Colombier n’a pas obtenu la reconnaissance qu’il méritait. Par discrétion, sans doute, peut-être aussi parce que, dans un tandem, on voit surtout celui qui tient le guidon…

Ses points forts : une solide éducation musicale classique et surtout, une incroyable propension à fusionner jazz, rock, musique brésilienne. En phase avec son époque, le presque trentenaire compose à la fin des années 60 plusieurs indicatifs qui font date : celui de Salut les copains, de l’émission pop Dim dam dom, et signe avec Pierre Henry la partition de Messe pour le temps pré sent et ce fameux Psyché rock, pierre fondatrice de la mu sique électronique.

Cagliostro du son pop à la française, fasci né par les percussions et la musique mécanique, Co lom bier met son sens de la fusion au service d’un Gainsbourg en pleine ascension. Point d’orgue : la comédie musicale et télévisée Anna, en 1967. « C’est le projet sur lequel nous nous sommes le plus investis. Il y avait une cohérence d’ensemble à trouver entre les parties chantées et orchestrales.

Là-dessus, avec Serge, nous nous répartissions parfaitement les rôles car nos qualités respectives étaient vraiment complé­mentaires : sur la toile, Serge ébauchait le dessin, traçait les lignes, dressait les perspectives, puis j’arrivais pour y ajouter les couleurs. » Les deux hommes se quittent en douceur deux ans plus tard. Bon camarade, Serge signe même deux chansons sur Capot pointu (éditions Play Time), le premier album solo de son ancien arrangeur.



Jean-Claude Vannier - Messes pour alcôves et transes psychédéliques (1969-1973)






Slogan, Cannabis, Sex-shop, La Décadanse, Histoire de Melody Nelson...


« J’aime tout ce qui est faux, déglingué. Je mets des fausses notes partout… »

Musicien autodidacte, Jean-Claude Vannier se forge un style bien à lui au cours des années 60. Au fil des séances d’enregistrement des studios Pathé Marconi où il est « petit assistant » et en potassant un Que sais-je ? sur l’orchestration ! Il se fait vite remarquer et « explose » en 1968-69, en arrangeant Que je t’aime de Johnny, puis Le Bal des Laze et l’énorme Tous les bateaux, tous les oiseaux de Polnareff.

L’homme aime jouer avec les dissonances et surtout pratique l’épure à outrance. A une époque où l’on ne lésine pas sur les moyens au nom du « gros son », Vannier joue les « M. Moins », simplifie les batteries (« J’ai horreur des cymbales »), ralentit les guitares et interdit aux pianistes de jouer des deux mains ! Autre singularité, il raffole des sonorités « rares » et particulièrement des cordes pincées et autres instruments à plectre, banjo, clavecin, piano bastringue, tympanon… Avec Gainsbourg, il compose plusieurs musiques de film (Paris n’existe pas, Slogan, Cannabis…) mais leur grand œuvre demeure Histoire de Melody Nelson.


« J’ai rencontré Serge Gainsbourg à Londres. Il logeait dans une petite maison à Chelsea avec Jane, et moi dans une chambre sens dessus dessous à l’hôtel Cadogan, là où Oscar Wilde, un de mes auteurs préférés, passa ses dernières heures de liberté avant d’être jeté en prison.

Après l’enregistrement de la musique d’un film de Robert Benayoun, que nous avions écrite ensemble, Serge me parle d’un projet, “Melody Nelson”. Comme j’attends les détails, il me dit : “Je n’ai que le titre. Pas de musique, pas de paroles, rien. As-tu quelque chose dans tes tiroirs ?” Je me souviens exactement de l’expression, car j’avais alors compris “As-tu quelque chose de méritoire ?”

J’ai écrit certaines musiques, Serge d’autres, et nous avons conçu toute une suite de chansons : il y en avait même une qui s’appelait Melody au zoo. C’était un peu “Bécassine à la plage”. Nous avons enregistré une heure de musique. Toujours pas de texte. Rentrés à Paris, nous avons sélectionné les meilleurs moments, sur lesquels j’ai écrit des cordes.

Ensuite, Serge a conçu le texte, Histoire de Melody Nelson, en s’inspirant de la musique et des cordes. Il était à l’époque très impressionné par les sonnets héroïques de José Maria de Heredia, et je crois qu’il en reste un parfum, principalement dans Cargo culte. Serge me disait : “A nous deux on est Cole Porter, les paroles et la musique. Je suis Cole et tu es Porter” » (2). Porteur ?

Peut-être un peu trop pour Vannier, qui n’a pas l’intention de rester arrangeur toute sa vie. Les deux hommes se fâchent pendant l’enregistrement de Di doo dah, le premier album de Jane Birkin en 1973. Auteur rare, jardinier émérite, grand amateur de mots et de figures de style, Jean Claude Vannier poursuit dès lors sa carrière en solo.

http://www.artmony.biz/les-auteurs-compositeurs-f61/jean-claude-vannier-t2274.htm



Jean-Pierre Sabar - Je te FM… moi non plus (1975-1981)






L’Ami Caouette, Madame Claude, Goodbye Emmanuelle, Dieu fumeur de havanes...


Lorsque, en 1975, il prête la main à Gainsbourg sur ce qui deviendra son premier tube de l’été, L’Ami Caouette, Jean-Pierre Sabar n’est pas un débutant.L’enfant de Constantine a déjà beaucoup œuvré au cours de la décennie précédente, notamment auprès de son ami Hugues Aufray, mais aussi de Claude François, Françoise Hardy, et collabore alors avec l’Antillais David « Célimène » Martial.

Les deux hommes se sont déjà croisés, notamment sur Histoire de Melody Nelson, où Sabar tenait le piano. Gainsbourg préfère traverser la Manche ou se rendre à Kingston pour ses disques solo. Leur collaboration en pointillé porte surtout sur les projets annexes de la petite entreprise gainsbourienne : chansons de commandes et surtout musiques de films. «
Tous les arrangeurs de Gainsbourg ont été ses nègres dans une certaine mesure. Mais des nègres consentants. Parce que c’était agréable de travailler avec lui. On rigolait beaucoup, on passait des journées entières à faire les cons au piano alors qu’on devait bosser.

Et puis parce que, côté fric, il était très réglo. Dès le début, il m’avait prévenu : “Tu ne seras jamais crédité pour la musique mais seulement pour les arrangements”, parce qu’il ne voulait pas par tager la notoriété. Mais, à la Sacem, c’était 50/50, et ça ils ne le font pas tous. »



Arthur Greenslade, Alan Hawkshaw, Alan Parker L’“english sound”(1965-1978)



Qui est in, qui est out, Comic Strip, Initials BB, Je suis venu te dire que je m’en vais, Rock around the bunker, L’Homme à tête de chou, Sea, sex and sun...


Mais qu’allait donc chercher Gainsbourg en Angleterre ? Dès 1963, il met le cap sur Londres pour y graver La Javanaise et trois autres titres. Mais l’expérience, qui n’est pas encore devenue une mode chez les chanteurs français, n’a rien de franchement concluant. Les chansons auraient pu être aussi bien enregistrées en France.


Le fameux « son » anglais, il le trouve trois ans plus tard avec Arthur Greenslade. Même s’ils communiquent par gestes, l’anglais de Serge étant quelque peu limité, le gentleman soigné aux grosses lunettes d’écaille comprend très vite ce que le chanteur attend.
Guitares teigneuses, choristes sous Guronsan, orgue acidulé : les quatre chansons de ce nouveau 45 tours (Qui est in, qui est out, Marilu, Dr Jekyll et Mr Hyde, Shu ba du ba loo ba) sont plus Swinging London que nature.


Une veine dans laquelle Gainsbourg persévère, enregistrant régulièrement des 45 tours (Comic Strip, Initials BB) avec peu ou prou la même clique, jusqu’à l’album Jane Birkin-Serge Gainsbourg, en 1969.

Une « commande », où Gainsbourg recycle des chansons souvent écrites pour d’autres mais d’où émer gent deux petites merveilles « poppy » : 69, année érotique et le déjà fameux Je t’aime… moi non plus.

Après sa rupture avec Vannier en 1973, Gainsbourg se trouve de nouveaux comparses outre-Manche : le claviériste Alan Hawkshaw et le guitariste Alan Parker, qui ont déjà joué les utilités sur Histoire de Melody Nelson et sur le premier album de Jane.

A défaut d’être des Michel-Ange de l’arrangement, ce sont d’excellents habilleurs, très au fait des tendances musica les de l’époque. Avec ce tandem, Serge enregistre quelques-uns de ses meilleurs albums (Vu de l’extérieur, L’Homme à tête de chou) et ses tubes de l’été (Sea, sex and sun, My la dy heroïne).

Stéphane Jarno

http://www.telerama.fr/musique/l-art-d-etre-gainsbourg,34766.php




Dernière édition par Bridget le Sam 19 Fév - 16:08, édité 1 fois
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liliane
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MessageSujet: Re: SERGE GAINSBOURG   Sam 15 Nov - 1:47

Un site très complet sur Serge Gainsbourg


http://www.gainsbourg.org/vrsn3/html/bio/biographie-serge-gainsbourg.html#top
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http://www.artmony.biz
Nine
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MessageSujet: Re: SERGE GAINSBOURG   Lun 1 Déc - 18:11

Voilà une chanson pas trés connue de GAINSBOURG ... assez originale comme lui seul en a le secret !