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 IRVING PENN

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Bridget

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MessageSujet: IRVING PENN   Jeu 8 Oct - 1:56

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Le photographe de mode Irving Penn est mort à New York à 92 ans





Le photographe de mode Irving Penn, connu pour l'élégance de ses portraits minimalistes, est mort mercredi à l'âge de 92 ans.

Irving Penn a longtemps été associé au magazine Vogue, où il a commencé à travailler dans les années 1940 et où sa réputation est née autour de ses compositions calmes et classiques.

Il est mort chez lui à New York, a annoncé mercredi un représentant des galeries Pace-MacGill où il avait exposé ses photos.







Surtout connu pour ses photos glamours de mannequins -- comme un nu en noir et blanc de Gisèle Bundchen -- Irving Penn apportait la même simplicité élégante et la même précision à ses photos de paysans péruviens ou de tribus de Nouvelle-Guinée.


"Plutôt que de faire dans la spontanéité, M. Penn offrait l'illusion d'une séance photo, son regard décrivant précisément la silhouette d'un manteau Balenciaga ou d'une djellaba marocaine dans un sens qui pouvait presque hypnotiser le spectateur", selon la nécrologie du New York Times.


"Rien n'échappait au cadre de ses photos à moins que ce ne soit voulu", est-il ajouté.


Ses photos ont régulièrement atteint des dizaines de milliers de dollars aux enchères. Une vente de photos programmée dans la salle de vente Christie's à New York jeudi devait présenter 15 de ses clichés.

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-40569840@7-37,0.html


Quelques Portraits mondialement connus





Picasso à la Californie . 1957






Colette . Paris. 1951







Jean Cocteau . 1948








Miles Davis







Kate Moss.







Truman Capote







Yves Saint Laurent . 1983






Woody Allen en Chaplin.


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Bridget

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MessageSujet: Re: IRVING PENN   Jeu 8 Oct - 2:27

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Irving Penn est né le16 juin1917 à Plainfield dans l’état du New-Jersey, aux USA.







Il est le frère d’Arthur Penn, réalisateur de cinéma. A 18 ans, il entre à l’école d’art industriel du musée de Philadelphie où il étudiera de 1934 à1938.

C’est Alexei Brodovitch, professeur influent auprès de nombreux photographes, qui lui apprend les ficelles de la mise en page et de la maquette. Penn est stagiaire pour le magazine Harper’s Bazaar durant ses vacances d’été, où il dessine des croquis de chaussures.

Après l’obtention de son diplôme, il rejoint le magazine « Junior League » en tant que directeur artistique.1941, il collabore également pour le magasin de vêtements Saks Fifth Avenue. Quelques années plus tard, ayant économisé assez d’argent, il décide de quitter son emploi, pour se consacrer à la peinture. Il part à Mexico pendant un an.


Persuadé qu’il ne fera qu’un peintre médiocre, il détruit ses tableaux avant de revenir à New-York. Il montre à Alexander Libermann qui est directeur artistique de Vogue, ses photos faites durant ce voyage. Celui-ci l’embauche comme assistant pour l’aider dans le choix des couvertures de cette revue. « Pourquoi ne la feriez vous pas ? », s’écrie Liberman, un beau jour.




Penn en studio dans les années 60


Penn emprunte un appareil, et compose une nature morte avec un sac à main, une paire de gants et une énorme Topaze qui trône entre des oranges et des citrons.

C’est avec cette image qui fait la une dans l’édition du Vogue de Novembre 1947, que commence une collaboration qui aujourd’hui encore, près de soixante ans plus tard, se poursuit.






Après avoir servi avec l’American Field Service durant quelques années en Italie, Penn se forge une réputation, au sommet de sa spécialité. Il excelle dans la photo de mode, de publicité, mais également pour des photos rédactionnelles et des reportages. Il travaille plus récemment dans le milieu de la télévision, à des publicités.

Cependant il reste surtout connu du grand public pour ses portraits commencés en 1948, avec Spencer Tracy, qu’il fait poser dans un décor inventé, constitué par deux panneaux qui forment un angle aigus.






Certains portraits, tel celui de Marcel Duchamp, montrent une personne détendue , tandis que d’autres donnent le sentiment d’être diminués par l’espace.

Penn évolue ensuite, en choisissant une distance plus proche et signe le portrait de Picasso en 1957 qui reste mythique.



Dans les années 80, on peut voir son évolution, avec le portrait du peintre William De Kooning , dans sa manière d’éclairer son sujet.

Penn s’intéresse très tôt à la pratique de la photographie, et devient rapidement un expert dans l’usage du Leica, du Rolleiflex, mais également dans le maniement des appareils grand format tel la Deardorff. 4X5ou 8X10 inch.


Au début des années soixante, il commence la pratique du tirage au platine.
Après de nombreuses années passées dans son laboratoire de Long Island, il réussit à maîtriser ce procédé inventé par Richard Willis en 1873, et utilisé par les Pictorialistes au début du siècle.
Les tirages de Penn, qui figurent dans les collections de nombreux musées, dont le MOMA, ont été réalisés par ses soins, avec ce type d’épreuves aux tonalités subtiles.



En plus de son travail commercial pour le Vogue Américain, anglais et Français, Penn a réalisé des reportages de commande qui sont devenus légendaires, comme ces photos des collections haute couture, qu’il a réalisées dans les années cinquante, à Paris, notamment celles de Lisa Fonssagrives, son modèle favori devenue ensuite son épouse.





Lisa Fonssagrives Penn . Irving Penn.


Sa série sur les petits métiers de Paris, Londres et New-York, inspirée d’August Sander, est également rentrée dans l’histoire.
Beaucoup de photographes ont été influencés par Penn, et certains ont essayé de copier son style dépouillé, et sa façon de façonner la lumière naturelle, sans qu’ils y parviennent.


« En général je trouve décevantes les photos qui représentent les gens dans leur milieu naturel.
Du moins, je sais qu’atteindre des résultats convaincants dans ce genre d’images dépasse mes forces…aussi j’ai préféré une tâche plus limitée : m’occuper seulement de la personne, loin des incidents de sa vie quotidienne, portant simplement ses vêtements et ornements, isolée dans mon studio.

C’est du sujet seul que je distille l’image que je veux, et la froide lumière du jour se dépose sur la pellicule » (extrait de son ouvrage « worlds in a small room »).


C’est en Décembre 1948, après une série de photos de mode pour Vogue, entre deux avions, qu’il loue le studio de Martin Chambi, célèbre photographe à Cuzco, au Pérou, et signe quelques 200 portraits en Noir et Blanc d’indigènes Quechua.

L’une de ses photos qui représente deux enfants, intitulée « Frère et sœur » reste une des plus connues de son œuvre.






Quelques années plus tard, lors d’un voyage en Nouvelle Guinée, aujourd’hui le Bénin, il nous donne à voir des images ethnographiques de guerriers, que l’on peut découvrir dans son livre Worlds in a small room. En 1970, c’est du Maroc qu’il ramène des images qui semblent hors du temps. Ensuite il photographie des hippies à San Francisco.


Artiste venu de la peinture à la photographie, c’est sans doute de là que lui vient cet attachement à la qualité de la lumière que l’on perçoit tant dans ses portraits que dans ses natures mortes. C’est avec cette subtile manière qu’il a de jouer avec la lumière du flash électronique ou de la lumière du jour qu’il crée une atmosphère définissant son style unique.

On lui doit également deux ouvrages de dessin, passion originelle à laquelle il revient, sans toutefois interrompre ses recherches photographiques. Il vit aujourd’hui à New-York.

Roland Quilici

Le Monde . 18 Avril 2006






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MessageSujet: Re: IRVING PENN   Mar 13 Avr - 11:43

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Irving Penn à l'honneur à la National Portrait Gallery



Le photographe américain Irving Penn est mort le 7 octobre 2009 dans sa ville de New York, à 92 ans. La rétrospective de ses portraits, en 120 images en noir et blanc, que présente la National Portrait Gallery de Londres, sonne comme un hommage. Un bilan aussi, car le portrait est le genre où cette star a marqué son siècle.





En fait, tout est portrait chez Penn. Qu'il photographie un mannequin pour Vogue (160 couvertures en cinquante ans), une pastèque, un nu, des gamins au Pérou, des mégots, un vitrier, il opère de la même façon : pas dans la rue ou chez les gens, mais dans un studio. Et d'abord le sien, sur la Ve Avenue, à New York, où il est entouré de six assistants respectueux.

Du beau monde

L'exposition ne retient que les portraits de célébrités, du peintre Giorgio de Chirico, à Rome en 1944, jusqu'à l'artiste et cinéaste Julian Schnabel, en 2007. Entre-temps, le visiteur croise du beau monde. Calder, Balanchine, ou Capote, Picasso, Saint Laurent, Bacon, Louise Bourgeois ou Al Pacino, et on en oublie. C'est cela qui frappe d'abord : comme si toutes ces personnalités qui, par leur création, ont rendu le monde meilleur, s'étaient passé le mot pour rendre visite au maître dans son studio. Bel hommage de talents à un autre.

L'exposition suit la chronologie, les portraits sont rangés par décennies, et les salles rythmées par quelques déclarations de Penn, inscrites sur les murs blancs. C'est simple et efficace. Ce choix permet de voir comment l'artiste opère, et de comprendre comment il évolue. Débuts hésitants. Penn n'a pas vraiment de style quand il photographie John Cage, en 1946. Ou plutôt il adopte une facilité de la presse : c'est un compositeur, donc figeons-le comme s'il accordait un piano.

La rupture apparaît très vite, en 1948. Il prend le contre-pied de ses confrères qui, pour s'imposer dans les magazines et prolonger l'illusion des fastes d'antan, rivalisent de mises en scène sophistiquées, de lumières cinématographiques, dans des lieux baroques et surchargés. Penn, au contraire, impose sa révolution minimaliste qui colle à l'après-guerre : il vide le studio, laisse traîner quelques mégots au sol et tomber la lumière naturelle d'une verrière. Il ajoute un tapis, une table, une chaise, un fond sinistre et gris. Ce n'est plus une prise de vue, mais un interrogatoire. Les personnalités sont coincées, traquées, dénoncées. Il les prend souvent en pied, pour accentuer l'enfermement. Le huis clos cher à Sartre et à l'époque n'est pas loin. Truman Capote est rabougri, la duchesse de Windsor perd son apparat avec son regard tragique et ses bras comme ligotés dans le dos.

Ce principe d'austérité, Penn le creuse et le fait évoluer par touches jusqu'à la fin des années 1950. Le cadre est parfois encore plus dépouillé, l'appareil se rapproche du modèle, ne retient qu'un regard. Quasiment toutes les personnalités fixent l'appareil mais semblent ailleurs. Personne ou presque ne sourit, hormis Audrey Hepburn, dont les fameux yeux pétillants résistent.







Woody Allen en Chaplin

Le grand Penn est celui des années 1950. Il y a ensuite de belles choses et quelques fulgurances. L'artiste gagne en élégance ce qu'il perd en violence. Petit à petit, il convainc moins, rentre dans le rang. Mais voir Woody Allen déguisé en Chaplin (1972) n'a rien du pensum. Si les images faiblissent, les tirages, eux, qui proviennent de plusieurs musées, restent d'une qualité rare. Cette qualité, on la retrouvera à travers un autre Penn, présenté dans une exposition à la Fondation Cartier-Bresson, à Paris, à partir du 5 mai : ses photos d'ouvriers ou artisans qui posent dans leur tenue de travail, dans les années 1950. Ce que l'artiste appelait les "Petits métiers" ont tout, aussi, du grand portrait.

"Irving Penn, portraits". National Portrait Gallery, St Martin's Place, Londres. Jusqu'au 6 juin. Tous les jours, de 10 heures à 18 heures ; jeudi et vendredi jusqu'à 21 heures.10 livres (11 euros environ). Il est vivement recommandé de réserver. Sur le Web : www.npg.org.uk.


Michel Guerrin

Le Monde
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