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 A SINGLE MAN

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Nine
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MessageSujet: A SINGLE MAN   Ven 26 Fév - 1:23

A SINGLE MAN est le premier film de Tom Ford.
de la haute couture au cinéma ... il n'y a qu'un fil !


En septembre dernier, A single man a remporté le « Queer Lion »
à la Mostra de Venise, un prix qui récompense le meilleur film
Toujours à la Mostra, Colin Firth a reçu le Prix du Meilleur Acteur...
Il a reçu le Bafta (les Césars anglais) du Meilleur Acteur...
Il ne lui manque plus qu'un Oscar, qu'il gagnera
peut-être le 7 mars prochain à Los Angeles...



L'histoire

Los Angeles, 1962.
Depuis qu'il a perdu son compagnon Jim dans un accident,
George Falconer, professeur d'université Britannique,
se sent incapable d'envisager l'avenir.
Solitaire malgré le soutien de son amie la belle Charley,
elle-même confrontée à ses propres interrogations sur son futur,
George ne peut imaginer qu'une série d'évènements vont l'amener à décider
qu'il y a peut-être une vie après Jim.
A single man est un film délicat, un mélo simple mais intelligent,
jamais larmoyant et pourtant bouleversant, du genre qui marque au fer rouge.

Une musique composée par
Shigeru Umebayashi
("In The Mood for love")
avec les chansons "La Wally"interprétée par Miriam Gauci,
"Stormy Weather" par Etta James,
"Green Onions" par Booker T. & the MG's et
"Blue Moon" par Jo Stafford.

A Single Man, inspiré d'un roman de Christopher Isherwood.


Musique Shigeru Umebayashi

Du style...et de la substance
Tom Ford passe au cinéma avec "A Single Man"


"J'ai lu tous les scénarios en circulation à Hollywood
et beaucoup de gens m'ont envoyé ceux qu'ils imaginaient
pour un créateur de mode: esthétisants mais sans âme.
Or le style sans substance, je peux le faire dans la mode.
Je ne trouvais rien et je me suis souvenu de ce livre,
que j'avais lu à l'âge de 20 ans, et qui, vingt-cinq ans plus tard,
a pris un relief totalement différent.

L'histoire d'un homme en pleine crise de la quarantaine
qui n'arrive pas à voir son futur.
Ça m'a parlé et j'ai eu l'intuition que c'était le bon choix.

" Résultat, l'homme qui a fondé en 2005 sa société de production
Fade to Black et financé en grande partie son film a su fédérer
autour de son projet un casting 5 étoiles:
Colin Firth, la sublime Julianne Moore, Matthew Goode -
remarqué notamment dans Match Point, de Woody Allen -
et le tout jeune Nicholas Hoult, lumineuse révélation qui vient de tourner
Le Choc des Titans, au côté de Ralph Fiennes.

Et depuis sa présentation à la Mostra de Venise,
récompensée par un prix d'interprétation masculine pour Colin Firth,
le film enchaîne les nominations, en attendant le verdict des Oscars, le 7 mars.

Une reconversion gonflée qui n'a pas fait ciller le monde de la mode,
tant le personnage au nom prédestiné et au physique sans aspérités
de jeune premier (adolescent, il a fait l'acteur dans des séries télé)
n'a jamais caché son goût pour le 7e art.
A son panthéon cinématographique, il inscrit son premier émoi,
Le Magicien d'Oz, Vertigo de Hitchcock, les films de Kubrick,
de De Sica et d'Antonioni ou, plus récemment,
Le scaphandre et le papillon de Julian Schnabel.

2009
Présentation à Venise de A Single Man, son premier long-métrage.

"Techniquement, je me suis senti très à l'aise parce que,
dans la mode, j'ai travaillé avec de grands photographes comme Irving Penn,
Richard Avedon, Helmut Newton, Mario Testino, Steven Meisel...
J'ai dû apprendre quelques trucs sur la caméra,
mais j'avais acquis au fil des années le sens du cadre et de la narration."

Et derrière l'esthétique ultra-léchée de A Single Man qui peut agacer
- de la moquette miel au brushing laqué de Julianne Moore
transposant l'American way of life des années 1960
avec le perfectionnisme quasi obsessionnel qu'on lui connaît -
on se laisse toucher par l'histoire de George,
qui donne une intensité sensible à chaque rencontre d'un jour
qu'il voudrait voir le dernier, dévasté par la mort de son compagnon.


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MessageSujet: Re: A SINGLE MAN   Ven 26 Fév - 1:33

TOM FORD



Créateur superstar de la fin du XXe siècle,
il fait sensation à 48 ans en réalisant son premier film, A Single Man,
en salles ce mercredi. Sans renoncer à la mode.

Souvenez-vous:
c'était en 2003. Une publicité Gucci, photographiée par Terry Richardson,
exhibait en pleine page de magazines un pubis épilé en forme de G.
Le point culminant d'une logomania et d'une arrogance assumée
des marques de luxe dont Tom Ford,
instigateur de cette provocation remarquée et plus largement du courant "porno chic",
est devenu le symbole vivant.
C'est à ce natif d'Austin (Texas) que l'on doit la résurrection,
en tandem avec Domenico De Sole, de la griffe italienne moribonde
et engluée dans des affaires familiales au début des années 1990.

Directeur créatif du Gucci Group,
il a dans la foulée pris les commandes du prêt-à-porter d'Yves Saint Laurent
pendant quatre ans, avant de décider de se retirer en avril 2004
de la vie modeuse dans un coup d'éclat, suite à des désaccords
avec l'actionnaire principal, PPR.

Bien plus, il est l'auteur du basculement de la mode dans l'ère de l'image globale,
du créateur superstar qui ne dessine pas mais donne des "inputs" à ses équipes,
les yeux rivés sur les courbes de ventes.
Avec succès:
celles du Gucci Group sont passées de 230 millions de dollars en 1994
à 3 milliards de dollars en 2003.


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MessageSujet: Re: A SINGLE MAN   Ven 26 Fév - 2:01

UN CHOIX DE BANDE SON REMARQUABLE

A Single man est un premier film autant précieux que prometteur.
Il bénéficie aussi d’une sublime bande-son, qui mélange Gainsbourg,
jazz, soul (Green Onions de Booker T & the MG’s)
Une touche de France avec une chanson de Gainsbourg : Baudelaire de 1962.
et la partition de Shigeru Umebayashi.

LA WALLY

interprétée par Miriam Gauci


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MessageSujet: Re: A SINGLE MAN   Ven 26 Fév - 2:05

STORMY WEATHER


Par Etta James

Tom Ford aime Stormy Weather par Etta James,
les bandes originales de Bernard Herrman,
la voix de Gainsbourg lorsque celui-ci flatte Baudelaire.
Et d'évidence
- considérant la manière avec laquelle il compose avec le rythme et la musique -
il vénère In the Mood For Love, superbe film de Wong Kar-Wai.
Ce n'est pas un hasard si Tom Ford a fait appel à Shigeru Umebayashi,
le compositeur exceptionnel de In the Mood for love.


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MessageSujet: Re: A SINGLE MAN   Ven 26 Fév - 2:14

BLUE MOON


Par Jo stafford.
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MessageSujet: Re: A SINGLE MAN   Ven 26 Fév - 2:41

A single man un film délicat et sensible



Colin Firth interprète un professeur de littérature portant le deuil de l’amour de sa vie,
un autre homme, décédé brutalement dans un accident de voiture.
La scène d’ouverture est une réminiscence,
et une séquence qui n’est pas emblématique du film dans son ensemble.

De la part de Tom Ford, homme de mode et de style,
le côté pub-chic de l’introduction n’étonne pas vraiment.
Le cinéaste est dans son univers avec une imagerie publicitaire
qui imprègnera plus ou moins chaque image, mais de façon contrôlée,
en trouvant le ton juste pour ne pas provoquer la nausée.
La mise en scène restera toujours très élégante et raffinée,
mais heureusement subtile.

On a le sentiment d’un film méticuleux, fragile.
C’est véritablement de la haute-couture.
Le cinéaste n’oublie pas pour autant de raconter une histoire.
Au contraire, Tom Ford fait preuve d’une délicatesse extrême
dans le portrait de cet homme brisé par le chagrin.

Dandy romantique par excellence, Colin Firth est l’acteur idéal pour le rôle.
Le fait que le personnage soit homosexuel, qu’il pleure la perte de son amant,
ne modifie en rien la perception du deuil.
Il pourrait très bien s’agire d’un couple hétérosexuel,
l’histoire fonctionnerait de la même manière.
L’homosexualité du personnage nourrit cependant une autre part de l’intrigue
qui prend pour cadre les Etats-Unis du début des années 60.

Le contexte est celui d’un pays en pleine psychose de la Guerre Froide,
ou la peur de l’autre est exacerbée.
Le conformisme règne et l’homosexualité est évidemment, à ce moment là, un tabou.
Même si cette partie est relativement secondaire,
elle offre une véritable profondeur à l’histoire.

A Single man est d’abord le portrait d’un homme anéanti qui ne parvient pas
à surmonter sa peine, mais le propos du cinéaste déborde de ce seul cadre du deuil.
Le thème de l’homosexualité qui parcoure tout le film induit une réflexion forte
sur l’autre et l’acceptation de sa différence qui ne manque pas de poids
encore aujourd’hui dans une société qui certes à évolué,
mais ou les préjugés de toutes sortes sont toujours tenaces.

Dense autant pour son propos que pour sa capacité à émouvoir,
A Single man est une oeuvre ambitieuse, très stylisée mais pas de façon gratuite.

L’élégance des personnages, l’image sophistiquée du chef op’ Eduard Grau,
tout ceci concoure à rendre au héros une dignité
qui n’est pas toujours aussi bien assumée dans les films à thématiques gay.

Benoît Thevenin
extrait laterna magica


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MessageSujet: Re: A SINGLE MAN   Ven 26 Fév - 3:14

LA FRENCH TOUCH DE GAINSBOURG
dans la bande son "A SINGLE MAN"




Serge Gainsbourg 1962
chante Baudelaire.


Que j'aime voir chère indolente
De ton corps si beau
Comme une étoffe vacillante
Miroiter la peau

Sur ta chevelure profonde
Aux âcres parfums
Mer odorante et vagabonde
Aux flots bleus et bruns

Comme un navire qui s éveille
Au vent du matin
Mon âme rêveuse appareille
Pour un ciel lointain

Tes yeux où rien ne se révèle
De doux ni damer
Sont deux bijoux froids où se mêlent
L'or avec le fer

À te voir marcher en cadence
Belle d'abandon
On dirait un serpent qui danse
Au bout d'un bâton

Sous le fardeau de ta paresse
Ta tête d'enfant
Se balance avec la mollesse
D'un jeune éléphant

Et ton corps se penche et s'allonge
Comme un fin vaisseau
Qui roule bord sur bord et plonge
Ses vergues dans l'eau

Comme un flot grossi par la fonte
Des glaciers grondants
Quand l'eau de ta bouche remonte
Au bord de tes dents

Je crois boire un vin de Bohême
Amer et vainqueur
Un ciel liquide qui parsème
D'étoiles mon cœur

C.Baudelaire
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MessageSujet: Re: A SINGLE MAN   Ven 26 Fév - 3:26

Booker T & the M G 's Green Onions

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MessageSujet: Re: A SINGLE MAN   Ven 26 Fév - 14:17

Tom Ford et Colin Firth... In the Mood For Love
Colin Firth, crève l'écran.
Un acteur au sommet de son art.



Mostra de Venise.

Il n'y a donc pas lieu de s'étonner que le premier film de ce couturier
longtemps attaché à Gucci et Saint-Laurent soit si distingué,
si raffiné et si empreint de spiritualité.

Si sophistiqué soit son rapport à l'image,
nulle trace de manièrisme ne vient pourtant pervertir
cette mélancolique ballade romantique.

Los Angeles, 1962, alors que la menace nucléaire pèse sur le monde,
un homme dévasté par la perte de son compagnon se prépare à mettre fin à ses jours.

S'appropriant un roman méconnu de Christopher Isherwood,
méticuleusement Tom Ford s'intéresse à l'instant présent,
déroulant une vague de moments, de rencontres, de couleurs,
susceptibles de conduire un être solitaire à décider
qu'il existe peut-être une vie après la mort de l'être cher,
que la vie peut recouvrer un sens.

Son regard totalement dénué de culpabilité sur l'homosexualité,
Tom Ford le met au service d'un cinéma d'affect, de sensation,
ce dont s'accommode admirablement le comédien
Colin Firth qui de son art expose une conception très pointue.
Le voir ici adopter un jeu devant tout à la nuance
et rayonner dans les registres les plus divers relèvent de ces moments magiques
qui nous autorisent à ne plus douter de l'avenir du cinéma.

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MessageSujet: Re: A SINGLE MAN   Ven 26 Fév - 14:35



Réalisé par Tom Ford
Avec Colin Firth, Nicholas Hoult, Julianne Moore,
Matthew Goode, Jon Kortajarena, Paulette Lamori,
Ginnifer Goodwin, Ryan Simpkins, …
Année de production : 2008
Sortie française le 24 février 2010
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MessageSujet: Re: A SINGLE MAN   Ven 26 Fév - 14:45

SHIGERU UMEBAYASHI
梅林茂


Le Maître de Musique

"Être compositeur c'est surmonter des challenges,
des critiques, accepter des changements…"


Né au Japon le 19 février 1951.
Shigeru Umebayashi s'est fait connaître
avec Wong Kar-Waï sur In the Mood for Love (2000) et 2046 (2004).
Il succède ensuite au chinois Tan Dun sur les films de Zhang Yimou :
Le Secret des Poignards Volants (2004)
et La Malédiction des Fleurs Dorées (2007).
Il signe aussi le score du film Le Maître d'Armes pour Ronny Yu en 2006
(avec Jet Li). A écouter en deezer superbe inspiration.
Plus d'info :
http://www.artmony.biz/musique-de-films-f111/shigeru-umebayashi-t3155.htm#18112



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MessageSujet: Re: A SINGLE MAN   Ven 26 Fév - 18:30

Interview express : Tom Ford



26/02/2010 les inrocks

Alors que sort A Single Man, son premier long métrage,
le créateur revient sur les thématiques de son film,
ses influences cinématographiques et la mode.
Par
Géraldine de Margerie

Le film est l’adaptation d’une nouvelle de Christopher Isherwood.
Qu’est-ce qui vous a touché dans ce texte ?

J’ai découvert ce livre à 20 ans.
J’ai tout de suite adoré l’histoire, et particulièrement le personnage de George,
dont le livre est en fait le monologue intérieur.

Peu après l’avoir lu, j’ai rencontré Isherwood et suis devenu obsédé de son œuvre.
Il y a cinq ans, alors que je quittais Gucci et Saint Laurent,
l’envie de réaliser un film s’est imposée à moi.
J’avais plusieurs idées, posé des options sur certains livres,
mais aucun ne correspondait vraiment au film que je voulais faire.
Et étrangement, le personnage de George est revenu me hanter.
Je traversais moi-même une crise semblable à celle de George.

Je ne savais pas ce que je deviendrais, ce que j’avais à dire, j’étais perdu.
Le sujet de la nouvelle m’a alors bouleversé :
l’histoire d’un homme qui vit dans le passé.
La beauté du monde qui lui apparaît progressivement comme une sorte d’épiphanie,
au travers des petits riens qu’une journée peut offrir.
J’ai donc adapté cette nouvelle en y ajoutant l’élément du suicide.
Quel meilleur moyen en effet d’apprécier une journée
quand on sait que c’est la dernière ?

L’une des thématiques du film est celle du deuil.
Est-ce un sujet qui vous est cher ?

Rien ne dure, que ce soit notre vie, les choses, notre visage (rires)...
Ayant grandi au début des années 1980,
j’ai vu bon nombre de mes très bons amis mourir du sida.
Le deuil fait partie intégrante de ma vie.
Il est ici abordé par le personnage de George,
qui ne se remet pas de la mort de son compagnon,
mais aussi par celui qu’interprète Julianne Moore,
qui voit sa beauté se faner peu à peu et doit faire le deuil
de la femme magnifique qu’elle a été.

A Single Man cite Alfred Hitchcock ou Wong Kar-wai.
Quelles sont vos références cinématographiques ?

Alfred Hitchcock est sans conteste l’un de mes réali­sateurs préférés,
comme Stanley Kubrick, Michelangelo Antonioni,
George Cukor ou Vittorio De Sica.
Aujourd’hui, des cinéastes comme Julian Schnabel ou Mel Gibson me fascinent.
J’ai trouvé Apocalypto époustouflant et déplore qu’il soit si sous-estimé.

La campagne promotionnelle du film aux Etats-Unis a été très critiquée,
accusée notamment d’être ambiguë sur le caractère homosexuel
de cette histoire d’amour. Cela vous a-t-il agacé ?

Enormément.
Vous savez, la culture américaine reste encore incroyablement puritaine.
Nous avons été forcés de supprimer le baiser entre hommes
de la bande-annonce car il est considéré aux Etats-Unis comme “pornographique”.
L’affiche du film, également ambiguë, semblait sous-entendre
une histoire d’amour entre Julianne Moore et Colin Firth.
C’était en fait un coup marketing,
qui induisait que ce film montrerait deux stars au meilleur de leur art.
Heureusement, ici, la campagne est beaucoup plus lisible :
vous appelez un chat un chat et il n’y a aucun doute sur ce que raconte cette histoire.

La mode vous enthousiasme-t-elle autant qu’avant ?

Le matérialisme pour moi n’est pas une mauvaise chose,
nous sommes tous des êtres matériels, “living in a material world” !
J’aborde aujourd’hui la mode
– notamment dans la préparation de ma collection pour femmes –
de manière totalement différente.
Je n’étais pas frustré lorsque je travaillais chez Gucci,
mais il me semblait que j’avais atteint les limites de mon discours.
Cela dit, la mode me passionne toujours autant.
Je reste émerveillé des collections de Nicolas Ghesquière pour Balenciaga
ou Jean Paul Gaultier.
Il aurait fait un bien meilleur travail que moi chez Saint Laurent !
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