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 LE REGGAE : SON HISTOIRE

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liliane
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MessageSujet: LE REGGAE : SON HISTOIRE   Lun 11 Mai - 11:50

LE REGGAE



De la société à la musique

Le rastafarisme, apparu dans les années 30 en Jamaïque, est un culte/mouvement prêchant principalement la lecture de l'Ancien Testament, la reconnaissance comme un dieu vivant de l'empereur d'Ethiopie Hailé Selassié, et l'adoration de l'Afrique, terre native où les descendants d'esclaves retourneraient un jour. L'Occident est diabolisé et incarné par le terme Babylone. Les musiciens liés au reggae se sont ainsi imprégnés de cette culture, qu'ils ont plus ou moins retranscrite dans leurs chansons.

Années 50
Prémices du Ska

A cette époque, la Jamaïque s'intéresse de près au Rhythm & Blues américain rapatrié sur l'île par des sound-systems, parmi les plus appréciés, ceux de :

- VINCENT EDWARDS
- DUKE REID
- COXSONE


1959-1960
Pré-Naissance du Ska

L'apport des musiciens, aidés par la culture R & B des sound-systems de cette époque devenus producteurs (c.f. Vincent Edwards, Duke Reid, Coxsone...) a contribué à créer un nouveau style de musique qui se démarque du son habituel et va devenir le ska.
Le terme SKA provient probablement du son sec crée par le jeu de guitare. Cependant, la musique qui se joue alors en Jamaïque ne peut pas être encore qualifiée de ska mais plutôt de boogie aux influences diverses.



"OH CAROLINA"

Artiste : The Folkes Brothers & Count Ossie
Producteur : Prince Buster
A noter que cette dernière chanson sera reprise par Shaggy 40 ans plus tard !

b][1961-1962[/b]
Naissance du ska & Indépendance de la Jamaïque
Une répétition de 3 musiciens de l'époque : Jah Jerry, Stanley Ribbs et Lester Sterling (futur membre des Skatalites) est considérée comme la naissance de la rythmique ska et du courant ciblé qui va s'en suivre, dérivé du Mento et du R & B.

Artiste incontournable de cette époque, Prince Buster enregistre le single "MADNESS" -qui donnera le nom au groupe des années '80- issu de son album "Madness is gladness".

Bob Marley sort son premier single intitulé Judge Not.

1963
Studio One

Coxsone lance un label qui va devenir culte et produire des artistes de renommée dans le ska et le reggae : Le Studio One. Les Wailing Wailers se forment cette année-là : Bob Marley est leur chanteur, Coxsone/Studio 1 leur producteur.

1964-1965
The Skatalites & l'apogée du ska

Création en 1964 de cette formation qui deviendra l'emblème du ska, issue du rassemblement des meilleurs musiciens de Jamaïque et du Studio 1. L'origine du nom vient de "Satellites", adapté au ska

Musiciens des Skatalites

Rolando Alphonso (alto saxophone)
Lloyd Brevett (basse-contrebasse)
Don Drummond (trombone)
Jerome Hinds (guitare)
Lloyd Knibbs (batterie)
Tommy Mc Cook (tenor saxophone)
Jackie Mittoo (calvier-piano)
Johnny Moore (trompette)
Lester Sterling (alto saxophone)


- "GUNS OF NAVARONE"
Artiste : The Skatalites sur B.O. du film du même nom
Image

1966-1967
Développement du rocksteady

Le rocksteady est un courant musical qui émergeait depuis peu, caractérisé par un rythme ralenti par rapport au ska, et une prédominance du chant sur les cuivres. Ainsi, les deux chanteurs marquants de cette époque sont KEN BOOTHE & ALTON ELLIS dont les voix sont sublimes, mais on retrouve également des groupes auteurs de chansons cultes reprises maintes fois telles que :


- "RIVERS OF BABYLON" - The Melodians


Autres Artistes

- THE ETHIOPIANS
- THE GAYLADS
- THE HEPTONES
- THE UNIQUES
- THE VICEROYS

Le producteur Chris Blackwell lance en Angleterre le label historique Trojan qui tiendra le haut de l'affiche avec le Studio 1 de Jamaïque.

Le rocksteady correspond ainsi à une période très courte, mais très riche en innovation musicale, de par le mélange entre la culture instrumentale ska et la culture vocale soul.
Le reggae n'est plus très loin.

1968
Début du reggae

En 1968 commence le reggae, terme dérivé de "streggae" désignant une fille facile, et d'une vulgarité égale au "salope" français, d'où la variante sans ST. Le tempo est accéléré par rapport au rocksteady, et la basse prend plus d'importance.

Jacob Miller est un artiste ayant débuté à l'âge de 13 ans, avec 1 chanson produite par Studio 1, et une seconde écrite mais non produite cette année-là. Mis de côté par les différents producteurs de l'époque, la carrière de Miller va connaître un break de 6 ans avant qu'Augustus Pablo ne le relance.
Les 2 chansons de Jacob Miller s'intitulent : "Love is a message" et "My girl has left me".

<

Autres chansons-clefs de cette année-là

- "DO THE REGGAE"
Artiste : Toots & The Maytals

- "REGGAE TIME"
Artiste : Don Lee

- "NO MORE HEARTACHES"
Artiste : The Beltones

- "BANGARANG"
Artiste : Stranger Cole

- "HELLO CAROL"
Artiste : The Gladiators

Il s'agit ici du premier single des Gladiators dont le premier album ne sortira qu'en 1976 dans un style beaucoup moins rocksteady.

1969-1972

De nouveaux artistes talentueux sortent le premier single d'une longue carrière tels que Dennis Brown, Johnny Osbourne et Max Romeo.

Johnny Nash accompagné, entre autres, de Jackie Mittoo au clavier/piano, enregistre des chansons de reggae populaires dont "I CAN SEE CLEARLY NOW" et "STIR IT UP" composée par Bob Marley. La carrière de ce dernier et celle des Wailers sont pourtant au point mort, avant d'être relancées en 1973.

Le ska, quant à lui, continue avec les chansons de Desmond Dekker & The Aces :

"ISRAELITES", "IT MEK"... mais s'éteint progressivement en Jamaïque, pour renaitre dans les années 80 en Angleterre. Le futur mouvement ska, dit Two-Tone, mettra en scène, entre autres, des artistes tels que Bad Manners, Madness, The Beat, The Selecter & The Specials avec leur titre "A MESSAGE TO YOU RUDY".

Le ska fusionnera ensuite de + en + avec le jazz et le rock.


Première pièce maîtresse de Bob Marley & The Wailers, l'album Catch a fire traite de paix, unité, justice sociale, pauvreté et histoire des peuples africains. A noter que la version sortie cette année-là a été quelque peu modifiée (instruments rajoutés) par le producteur Chris Blackwell (sur le label Island) à des fins commerciales. La version authentique de l'album est désormais disponible en deuxième disque sur les rééditions actuelles.


1974

Bunny Wailer & Peter Tosh quittent Bob Marley & The Wailers.
Don Carlos forme Black Uhuru, qui s'affirmera quelques années plus tard.

LE REGGAE ENTAME ALORS SA PERIODE DE GLOIRE : 1975-1980.



1975

Count Ossie & Mystic revelation of Rastafari : Tales of Mozambique

Count Ossie, qui apparaissait sur l'instrumentation de "Oh Carolina" quinze ans plus tôt, fait figure de pionnier de la musique rasta, aussi bien en terme spirituel que musical. L'homme maîtrise les percussions, et incarne une culture nyabinghi basée sur des cérémonies dans lesquelles des tambours jouent parfois jour et nuit pour célébrer le rastafarisme et combattre Babylone. La forme de musique représentée par cet album constitue plus que jamais les racines du reggae : des percussions parfois alternées de saxo et mêlées à des chants africains hypnotisants.

Augustus Pablo : Ital Dub

Intéressons-nous au Dub, mix de rythmiques reggae, dont l'ambiance est créee par la basse. Deux artistes dub, à mon sens, ont immortalisé ce courant : King Tubby, son inventeur & Augustus Pablo, dans deux registres bien différents. Concernant Pablo, l'artiste (également producteur indépendant) nous offre un dub pur, beau, soutenu par l'omniprésence de son instrument de chevet : le mélodica.
L'album Ital Dub évoqué ici est son second, il marque une maîtrise parfaite des techniques combinées à l'utilisation d'instruments traditionnels.


1976



The Abyssinians : Satta Massagana

Cet album empreint de chant mélodieux est un classique de roots. C'est le premier du groupe, pourtant âgé de huit ans. Il est sorti en Europe sous le nom Forward on to Zion.


Max Romeo & The Upsetters : War ina Babylon

Du Reggae à l'ancienne, plutôt speed et entraînant, incluant le morceau génial
I chase the devil, et le classique du même nom que l'album.


1977
Bob Marley & The Wailers : Exodus

On y trouve les chansons :
Natural mystic, So much things to say, Guiltiness, The heathen, Exodus, Jamming,
Waiting in vain, Turn your lights down low, Three little birds & One love / People get ready.


The Congos : Heart of the Congos

Ce groupe est produit par Lee Perry, et livre là une belle sélection de morceaux roots.


1978
Israël Vibration : The same song
Ce très bel album est le premier d'Israël Vibration. Du roots d'excellente facture, très lent, et contenant quelques chansons classiques qui font encore vibrer les concerts donnés par les deux membres du trio ayant poursuivi l'aventure, sur béquilles (poliopathes).

Alton Ellis : Arise black man (1968-1978)

Cette compilation rend compte du talent d'Alton Ellis, artiste polyvalent passé du rocksteady au reggae en gardant toujours la même qualité de chansons. Indispensable.
Image

1979
King Tubby meets Glen Brown : Termination Dub (1973-1979)
Album mythique de dub regroupant le fruit de la collaboration des 2 producteurs :
King Tubby et Glen Brown.

Burning Spear : Spear Burning (1975-1979)

Entre dub et reggae envoûtant, à la sauce Burning Spear, ce regroupement de titres rares, absents des albums de la période en question, atteint la perfection, la voix de Winston Rodney transmettant un maximum d'émotions.

The Gladiators : Dreadlocks the time is now (1976-1979)

Si généralement écouter les albums originaux prime sur les best of en tous genres, cette compilation s'avère en revanche idéale pour découvrir l'oeuvre des Gladiators sur leurs quatre premiers albums, via les 19 chansons proposées ici. Du roots magnifique.

Prince Alla : Only love can conquer (1976-1979)

Du reggae-roots classique, bien écrit, bien chanté, à tendance dub.

Linton Kwesi Johnson : Forces of victory

Album le plus remarquable d'LKJ, jamaïquain d'origine, exerçant en Angleterre dans un style qu'il a inventé et perpétue : du Dub-Poésie parlé, avec de bonnes instrus !



Dernière édition par liliane le Mar 24 Jan - 22:41, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: LE REGGAE : SON HISTOIRE   Lun 11 Mai - 11:51

LE REGGAE (suite)



1980
Black Uhuru : Sinsemilla


On entre dans l'univers Black Uhuru, un reggae plus moderne, moins roots, mais oh combien jouissif. Le groupe à composition variable depuis sa formation, impose un style reconnaissable entre mille, répétitif, mais dont on ne se lasse pas.


1981-1985
Du Reggae au Dancehall

Les années 80 sont moins prolifiques en terme de reggae-roots jamaïcain, bien que l'on trouve quelques très bons albums comme :

"MORNING GLORY" (1982)
Artiste : Lacksley Castell



- "NIGHT NURSE" (1982) - Artiste : Gregory Isaacs

- "SYMBOL OF REALITY" (1982)
Artiste : The Gladiators

- "LIVE AT REGGAE SUNSPLASH" (1982)
Artiste : The Gladiators meet Israël Vibration


Earl 16, anciennement avec Lee Perry, connait désormais le succès avec Studio 1.

Quant à Sly Dunbar (bassiste) & Robbie Shakespeare (batteur), qui avaient enregistré en Jamaïque avec Serge Gainsbourg l'album "AUX ARMES ET CAETERA" en 1979, et produit en 1980 l'album Sinsemilla de Black Uhuru (c.f. plus haut), leur duo officie sur d'innombrables oeuvres internationales pop et reggae. Ils demeureront certainement les musiciens les plus omniprésents de l'histoire de la musique pour leur collaboration sur un nombre incalculable d'albums, symboles du reggae-business. Le reggae est un courant musical dont la particularité est de posséder beaucoup d'artistes à la discographie phénoménale impossible à recenser.

Le duo a fait une tournée européenne en compagnie de Michael Rose, chanteur de Black Uhuru à leur meilleure époque.


Le reggae se développe en Angleterre avec Steel Pulse, formation existant depuis 1975, qui commence à être appréciée internationalement.

UB 40 sort ses premiers albums : groupe qui reprend de façon intéressante des classiques de rocksteady, voire de rock.

Sinon la place se fait progressivement à des DJ comme Yellowman.

Les DJ-toasters les plus respectés étaient jusqu'alors U Roy, Big Youth, Capleton, Dillinger, I Roy, Jah Stitch, Ranking Joe, Trinity etc... une utilisation du reggae qui peut paraitre repoussante, et à laquelle tout le monde n'accorde pas le même intérêt.

2 titres classiques du Dancehall sortis en 1985 :

- "HERE I COME"
Artiste : Barrington Levy

- "UNDER ME SENSI"
Artiste : Barrington Levy

1986
The Ethiopians : Owner fe de yard (1966-1986)

Leonard Dillon, unique Ethiopian après la mort accidentelle du deuxième membre du groupe, sort cet album fabuleux composé de chansons rocksteady et roots, en partie jamais sorties. Une merveille, à écouter en priorité.

Les disques marquants des années 90 et 2000

- "TOO LONG IN SLAVERY" (1989)
Artiste : Culture
Dans le même esprit que Burning Spear.


- "ASSIETOU" (1994)
Artiste : Rockers Melody
Formation d'afro-reggae, d'origine sénégalo-bordelaise, constituée d'un chanteur accompagné de cinq musiciens, dont un percussionniste. Un son qui rend très bien en concert.


- "LAZER BEAM" (1994)
Artiste : Don Carlos
Dans la veine de Black Uhuru.
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- "EVOLUTION OF DUB" (1996)
Artiste : Mad Professor
L'héritier de King Tubby qui redonne un gros coup de boost au dub.


- "JERICHO" (2000) Artiste : Israël Vibration



La qualité du groupe est constante d'album en album, mais Jericho est encore au dessus du lot. Leur meilleur disque avec The same song.


- "LES RICHESSES" (2000)
Artiste : Faya
Très bon album de reggae français, dynamique, qui sort facilement de la masse.

- "TOTEM" (2002)
Artiste : Zenzile
Troisième opus du groupe de dub français qui s'est affirmé comme la meilleure formation dans le genre, grâce à ses albums atmosphériques à base d'instruments traditionnels et sans samples. De plus, le groupe collabore avec la chanteuse Jamika, qui apporte une touche triste à la musique, et Sir Jean, chanteur du groupe Meï Teï Sho, fusionnant le dub de Zenzile avec du reggae/rock pour un résultat détonant.

- "TIME HAS COME" (2003)
Artiste : Dubians
Sans atteindre le niveau de Zenzile, ce groupe lillois est une autre très bonne formation française de Dub.

- "CEDRIC IM BROOKS & THE LIGHT OF SABA" (2003)
Artiste : Cedric Im Brooks & The light of Saba
Un album aux multiples influences de Cedric Im Brooks (saxophoniste jamaïcain) et son groupe. Sortis de la base reggae africaine, on jongle ainsi entre jazz et musique des Caraïbes.

- "HEBRON GATE" (2003)
Artiste : Groundation meets Don Carlos meets The Congos
Musicalement proche d'Israël Vibration, mais vocalement unique et plus grave, Groundation est la plus grosse révélation des années 2000, ce troisème album à l'appui. Du reggae authentique, très riche musicalement, du reggae américain !

- "NEVER MIND SON" (2004)
Artiste : Michael Lloyd / UK Scientist
Une perle de reggae méconnue, issue de la collaboration de deux amis anglais :
Michael Lloyd au chant, UK Scientist aux platines pour la face dub de l'album.

- "HIGHVISATORS" (2004)
Artiste : High Tone meets Improvisators Dub
La réunion des très bons High Tone et des plus discutables Improvisators Dub aboutit à une telle réussite qu'on a l'impression d'entendre une nouvelle formation enrichie par l'apport de chacune des deux.

- TRUE LOVE(2004)
Artiste : Toots & the Maytals

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C'est tout une génération qui émerge de l'iceberg reggae, rebaptisé une nouvelle fois new roots pour l'occasion. Ce fut d'abord Richie Spice, le cadet de la famille Banner, à qui l'on doit déjà les chanteurs Pliers et Spanner Banner, qui scora trois numéros un hit singles consécutifs. Dans l'ordre : Earth A Rune Red, Marijuana et Folly Living. Il est, depuis, devenu l'icône du renouveau du reggae et son album Spice In Your Life figure déjà au panthéon de la musique jamaïcaine moderne. À ses côtés, le label Fifth Element, équipe de production/management également en charge d'autres artistes à la mode comme Chuck Fender et Anthony Cruz.


Puis il y eut Chezidek et son Leave The Trees, Pierpoljak et ses "Je fais c'que j'veux", "Stim turban", et "Tuff Gong Blues", Natty King avec ses No Guns To Town et Mr. Greedy, Fantan Mojah avec Hail The King et Hungry Days, Mr. Perfect avec Handcart Boy. D'ailleurs, ce dernier possède une histoire similaire à celle de Warrior King. Sa chanson narre la belle histoire tirée de sa propre vie, à savoir celle d'un pauvre rasta pousseur de charrette amoureux d'une belle fille de bonne famille, et qui parvient malgré tout à la séduire. Enfin, Gyptian a connu un très grand succès avec sa chanson Serious Times sur un rythme nyabinghi-FM.

Mais le leader de ce nouveau mouvement reggae, Jah Cure, a vécu une moins belle histoire: il a effectué un séjour en prison, pour une affaire contestée de viol, de 1999 à 2007. Il vient d'être libéré sur parole le 28 juillet, et continue de clamer son innocence et n'a jamais reconnu les faits. Trois jours après sa libération, il sort son quatrième album intitulé True Reflections...A New Beginning (Des pensées profondes... Un nouveau début), qu'il a pu enregistrer dans sa cellule.

Depuis, cela a donné des idées à certains et même les artistes dancehall se mettent au one drop, y compris le sauvage Elephant Man qui se met soudainement à chanter rastafari.

À des lieues du dancehall et de sa glorification fréquente des guns et des grosses voitures, le reggae one drop évolue constamment dans un climat positif et constructif. Les chansons ont bien souvent comme thème l'appel à l'amour, la condamnation de la violence, l'éloge de la weed (herbe) ou encore la dénonciation de la corruption presque traditionnelle.

Même si elles découlent de causes identiques, il existe des différences entre la vague nu roots de 2004 et celle de 1995 : - Celle de 1995 reposaient sur des labels assez anciens et très puissants, qui formaient de véritables familles artistiques avec leurs artistes (X-terminator, Startrail) et imposaient chacun un son particulier (les fameux sons Penthouse ou Digital B). À l'inverse, celle de 2004-2005 est plus basée sur une génération de nouveaux artistes. Les labels "dominants" (il n'y en a pas vraiment, mis à part Downsound) sont plus modestes, bien moins puissants et moins charismatiques au niveau des productions (on ne reconnaît pas vraiment ces labels à leur son, à part peut être ceux de Don Corleon, dont les riddims nu roots facilement abordables sont tous basés sur à peu près la même rythmique). - L'aspect familial mis en avant en 2004 a disparu (départs de Chuck Fender et Anthony Cruz du Fifth Element, de Junior Kelly de Downsound, de Luciano de chez X-Terminator). - Le son est de plus en plus acoustique en 2004, alors qu'il restait assez digital en 1995. Par ailleurs, il est aussi plus léger (basses parfois mises en retrait lors du mixage) et plus "lover's" (le riddim "Cry Baby" de Christopher Birch) que le son lourd de 1995. - Le reggae nu-roots n'est pas exclusivement jamaicain. Que ce soit Groundation pour les États-unis, Gentleman et seed pour l'Allemagne ou bien Le Rascal Riddim Reggae pour la France le nu-roots (et le reggae en général) est à présent une musique jouée et écoutée sur toute la planète.
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