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 EMPREINTES / FRANCE 5

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Bridget



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MessageSujet: EMPREINTES / FRANCE 5   Dim 26 Sep - 16:59

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Depuis septembre 2007, France 5 retrace les parcours de personnalités qui ont marqué la société française dans Empreintes .

La collection entamera sa 4e saison le 17 septembre prochain avec un documentaire de Laure Duthilleul consacré à l'actrice préférée des Français : Sophie Marceau

Ne manquez pas ce premier film d'une collection inédite animée par Annick Cojean où vous attendent également Catherine Deneuve , Annette Messager, Eva Joly , Bernard Arnault , Jacques Dutronc , René de Obaldia , Bernard Pivot , Alexis Gruss et bien d’autres.


Vendredi 1er Octobre 2010 - EMPREINTES


PHILIPPE TESSON, UN JOURNALISTE DE COMBATS






Journaliste, patron de presse, critique théâtral, libre-penseur, ex-employeur d'une bonne moitié des quinquas et quadras de la presse française, Philippe Tesson est une figure incontournable des médias.

L'homme présente deux particularités rarissimes : il a commencé au poste de rédacteur en chef à 30 ans et il est aujourd'hui l'un des plus anciens journalistes pigistes en activité.

A 82 ans, Tesson conserve l'oeil clair et la parole acerbe, l'enthousiasme d'un pigiste débutant, d'un journaliste en mouvement. La curiosité en étendard, il nous emmène devant l'ancienne rédaction de "Combat", journal hérité de la Résistance, nous raconte avec Henry Chapier, sa conception de la liberté de la presse.

C'est dans l'antichambre du pouvoir, en compagnie de Catherine Pégard, une de ses anciennes collaboratrices du "Quotidien de Paris", que Tesson se remémore des instants d'intimité avec les Présidents.

En racontant la presse qu'il a dirigée et créée depuis 50 ans et en exposant son rapport au monde, cet enfant de l'entre-deux guerres raconte aussi l'histoire du journalisme du XXe siècle et ses mutations.


Dernière édition par Bridget le Sam 2 Oct - 1:11, édité 1 fois
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Bridget



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MessageSujet: Re: EMPREINTES / FRANCE 5   Sam 2 Oct - 1:08

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Philippe Tesson, un combat au quotidien





Un documentaire de la collection «Empreintes» brosse le portrait du journaliste et patron de presse.

Peu connue, la séquence ouvre le documentaire d'Alexandre Amiel et Ella ­Cerfontaine.

Dans les années 1960, Philippe Tesson fait face à Léon Zitrone, tel un torero prêt à planter ses banderilles dans un taureau massif.
«Vous vous écrasez, lance le journaliste au monument national.
Évidemment comme vous êtes très lourd, ça fait beaucoup de bruit.»

Zitrone n'a pas le temps d'encaisser que Tesson repart à la charge: «vous êtes un journaliste émasculé, châtré» .

Excès, culot, provocation…

On reconnaît là la griffe ­Tesson. Cet homme n'aime pas le ronron, la tiédeur et le conformisme. «Je n'ai pas beaucoup de mesure» , concède-t-il. «Vous forcez les mots» , lui dira un jour René ­Andrieu sur un plateau.

Philippe Tesson restera comme le capitaine de Tréville de la presse d'opinion française.

De l'après-guerre à la fin des années 1980, à la tête de Combat puis du Quotidien de Paris, qu'il créa en 1974, il n'a cessé de ferrailler, entouré de mousquetaires devenus à leur tour des barons des médias.

Son titre de gloire?

Plus d'une trentaine de condamnations pour offense au chef de l'État.
Un certain Charles de Gaulle…

«Opposez-vous comme vous voulez, mais opposez-vous», aimait- t-il à répéter à ses journalistes du Quotidien de Paris.

Le numéro de la collection Empreintes qui lui est consacré témoigne de cette liberté et de cette allégresse.
Le film est réglé sur le pas de son sujet: il galope.
Les images d'archives défilent.
Tesson a toujours la bonne formule aux lèvres. «C'est ma dernière phrase. Elle sera longue», lance-t-il pour garder la parole dans une émission. Les grands fauves de la politique ne lui font pas peur.

Il titille Jacques Chirac sur l'une de ses déclarations, qui prête pour le moins à confusion:
«Je suis du bois dont on fait les flûtes.»
«Si vous voulez me faire dire que je joue du pipot…», interrompt le futur président de la République.

Pour moquer la suffisance de la gauche mitterrandienne, il interpelle Robert ­Badinter par un «Monsieur le Garde».

Lever le voile


Ces joutes cathodiques alternent avec des confidences face à la caméra.

Homme de théâtre, Tesson sait se mettre en scène.
Ici, il se donne le beau rôle.
Ne dit rien de ses déceptions et de ses renoncements.
Que cachent ces yeux clairs et ardents ?
Tout juste, consent-il à lever le voile sur un moment clé de son enfance: l'occupation par les officiers allemands de sa maison de la Thiérache.

Pour le reste, il semble avoir fait sienne cette phrase de Voltaire, dont il a quelque peu le physique:

«Il est poli d'être gai».



À 82 ans, outre les théâtres, Philippe Tesson court toujours les plateaux de télévision.

«Ça fait du bien, c'est une hygiène personnelle. Je n'aime pas serrer les lèvres.»

Il regrette l'effacement des journalistes au profit de panels censés représenter l'opinion.

Tout comme la disparition d'une certaine éthique de la liberté et de la tolérance héritée du XIXe siècle.

Une page s'est tournée dans l'histoire du journalisme.

C'est en tout cas la conclusion à laquelle parvient ce documentaire.

En épilogue, on voit Tesson diriger l'orchestre d'Ukraine à l'Opéra-Comique. Pas une seule fausse note.

Bravo maestro.


http://www.lefigaro.fr/programmes-tele/2010/10/01/03012-20101001ARTFIG00448-philippe-tesson-un-combat-au-quotidien.php





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Bridget



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MessageSujet: Re: EMPREINTES / FRANCE 5   Hier à 1:15


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EMPREINTES : BERNARD PIVOT , LES ANNEES APOSTROPHES







Il demeure une figure légendaire du petit écran.

Pendant plus de trente ans, Bernard Pivot a marqué de son empreinte la télévision française avec ses émissions littéraires.
Comment expliquer aujourd’hui le phénomène Pivot ?

Ce film éclaire la personnalité de l’homme et du journaliste, premier non-écrivain à avoir été élu à l’Académie Goncourt.



Extraits




Bernard, amateur de cuisine régionale, de grands crus et de bonne littérature.
© Franck Martine / Magnum Photos



Au fond, qu’est-ce que j’ai fait durant toute ma vie à la télévision française ?

C’est de gratter les têtes des téléspectateurs.

Tous les sports que je pouvais pratiquer, je les ai pratiqués.
C’est grâce à ça que j’ai appris à ne jamais rien lâcher, à avoir l’esprit de conquête, essayer de gagner, l’opiniâtreté, aller jusqu’au bout de ses forces, essayer de toujours l’emporter même quand on croit que c’est perdu...

Ce goût de la compétition, il ne m’a jamais lâché.

J’ai eu une enfance à la fois de citadin et de campagnard. J’ai vécu les cinq années de la guerre, dans le Beaujolais, à Quincié. […] Ce qu’il y a en moi de terroir, un peu de paysan, je le tiens d’ici.


J’ai toujours adoré la période des vendanges et quand j’étais adolescent, je l’attendais, je l’espérais, parce que c’est une période de liberté, et ensuite une période de sensualité. […]

Pour moi, vendanger, c’était tomber amoureux automatiquement. Aujourd’hui, dès que je me retrouve dans une vigne, je ressens encore ce sentiment d’énergie, de vigueur et de sensualité.


"Quelques 80 Ouvrez les guillemets, 724 Apostrophes, 400 et quelques Bouillon de culture : au total, 28 années d'émissions littéraires hebdomadaires.



© Franck Martine / Magnum Photos



(A propos des années Apostrophes.) Pendant toutes ces années, j’ai travaillé comme un artisan chez moi… Je restais à la maison et je lisais huit, dix, douze, quatorze heures par jour… J’avais une vie extrêmement retirée. […]

Se retrouver le vendredi avec des écrivains qu’on aime, qu’on admire, ça vaut tous les sacrifices ! […] Je n’ai jamais eu peur, même devant les plus grands écrivains, parce que j’avais fait ce travail avant.



Si je fais le bilan de mes émissions, je peux dire que je suis fier de deux choses : la première, c’est que lorsque Alexandre Soljenitsyne est venu pour la première fois sur le plateau d’Apostrophes, j’ai refusé d’inviter un intellectuel communiste. […]
La seconde, c’est que j’ai toujours refusé de faire une émission avec les négationnistes.

Pourquoi cette émission a-t-elle marché aussi bien ? Pourquoi est-elle devenue un peu légendaire ? Ma chance, c’est de ne pas avoir fait d’études supérieures de lettres. Si j’en avais fait, j’aurais été de la famille, de la paroisse des écrivains, j’aurais montré que j’en savais autant qu’eux. […] J’avais forcément de la modestie, de la crainte, j’étais obligé de travailler.


Collection documentaire en HD

Durée 52’
Auteure-réalisatrice Bérengère Casanova
Production France Télévisions / Équipage / Ina / CNC
Année 2010




Voir la vid�o
Vidéo intégrale disponible jusqu’au vendredi 22 octobre 2010 à 20:39


http://documentaires.france5.fr/documentaires/empreintes/bernard-pivot-les-annees-apostrophes



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