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 JEAN FAUQUE

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Nine
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MessageSujet: JEAN FAUQUE   Ven 27 Juin - 10:32


Jean Fauque


Auteur-Compositeur-Interprète

"...je n'ai jamais éprouvé de frustration à rester dans l'ombre des interprètes..."

Mes débuts J'ai dû commencer à écrire et à chanter vers l'âge de 7 ans.

Je vivais au Maroc, où j'écoutais Brassens, Aznavour, Bécaud sur le pick-up familial, et j'étais allé en Algérie pour les vacances de Noël 58. J'ai commencé à composer là, chez mes grands-parents, sur un piano criblé de balles après une attaque violente dans ce village du Chélif.

J'ai continué à écrire pendant l'adolescence, je composais à la guitare, et j'ai été encouragé par Daniel Popp, camarade de classe et fils du compositeur André Popp (Love is blue, Les lavandières du Portugal, Manchester et Liverpool entre autres). "Monté" à Paris en 1969, je n'avais qu'une idée en tête : faire des chansons. Je tente une première expérience de disque comme interprète, un 45 tours qui n'est jamais sorti mais qui m'a permis de rencontrer des gens, tout en écrivant avec deux amis. Un pianiste de bar joue nos compositions, ce qui me permet de m'inscrire à la Sacem en 1972. Nous en étions fiers ! J'y dépose alors une centaine de textes.

En 1975, je sélectionne une dizaine de ces textes et, toujours conseillé par Daniel Popp, j'envoie trois dossiers : à Jacques Bedos (disques AZ), Philippe Constantin (éditions EMI) et Alain Rivey (éditions Big Bazar). J'obtiens trois rendez-vous qui me seront précieux et me permettront de comprendre le rôle essentiel d'un éditeur dans un parcours professionnel. Constantin me fait rencontrer Nicolas Peyrac, et surtout, c'est grâce à Alain Rivey que je rencontre Alain Bashung, nous devenons très proches, on se sent "frères d'esprit". Nous écrivons une quinzaine de chansons ensemble, qui existent, bien que jamais exploitées.

1976, l'année charnière


En 1976, j'intègre les éditions Barclay et je découvre le travail d'équipe, le plaisir de faire des maquettes en direct. Il y avait un studio «maison» et je faisais des rencontres intéressantes. Plusieurs personnes m'ont aidé dans le développement de ma carrière : Jacqueline Herrendschmit (elle avait avec François Bernheim découvert Renaud) qui m'a présenté Charity avec laquelle j'ai sorti mon premier titre, intitulé Les Highways, en 1977, Babar (Arlette Tabart, membre du Conseil d'administration de la Sacem), Léo Missir, Alain Marouani, Christian de Ronseray, Max Amphoux égalemen membre du Conseil d'administration de la Sacem… Je signe ainsi cinq ou six 45 tours entre 1978 et 1979. Mais mes droits d'auteur ne me permettent pas encore de vivre. Entre 1980 et 1982, je suis ingénieur du son puis régisseur sur les tournées de Bashung.

Puis j'ai eu envie de retenter l'expérience d'interprète, je produis avec les musiciens d'Alain deux 45 tours comme auteur-compositeur-interprète en 1983 et 1984, en distribution par Polygram, sous le nom de Janot. Le titre Béret Basque et bottes de cuir avait eu un petit succès, mais ensuite, en désaccord artistique avec la maison de disques, j'arrête mes tentatives d'interprétation. Je fais une pause de 1987 à 1990, pour écrire avec mon ami Jacques Roseau (qui sera tragiquement victime en 1993 d'un assassinat politique) deux romans historiques sur l'Algérie de nos racines, Le treizième convoi et Le 113ème été, publiés chez Robert Laffont.

C'est à nouveau avec Bashung, après une longue boucle, et trois de mes textes dans son album Novice, en 1989, que je reviens dans le monde de la musique. Sur l'album suivant, le titre Osez Joséphine est un succès populaire, avec 400 000 albums vendus. Je suis co-auteur des paroles de cinq titres (ça fait environ 40 centimes par disque provenant de la SDRM, à comparer avec les 25 francs de TVA par disque !). C'est seulement en 1993 que mes premiers droits d'auteur corrects commencent à tomber, mais pas suffisamment pour préparer tranquillement le prochain album.

400.000 albums !


Je signe cette année-là un contrat d'édition exclusif avec Universal Music Publishing : ça permettait la sécurité financière face aux irrégularités des versements de droits d'auteur.

Aujourd'hui, je travaille avec Nicolas Galibert, chez Sony Music Publishing. Bien que travaillant beaucoup avec Bashung, j'aime élargir mon champ d'action. J'ai collaboré, parmi d'autres, avec Johnny Hallyday pour les adaptations de son album Las Vegas, mais aussi Jacques Dutronc, Patricia Kaas, Isabelle Boulay, Dolly, Soledonna, Luz Casal, Marc Lavoine, Guesch Patti, Nourith, Aston Villa, Art Mengo…

Cette année, j'entame de nouvelles collaborations, avec Anggun, Gérard Darmon, Avril (electro-pop, lauréat du prix Constantin), le comédien Tcheky Karyo. Sinon, j'ai mis en route la production de mon disque en tant qu'interprète, où j'intégrerai un remix de mon premier 45 tours, Béret Basque et bottes de cuir… Je n'ai jamais éprouvé de frustration à rester dans l'ombre des interprètes, mais j'ai toujours envie de chanter les choses que je pense être le seul à pouvoir défendre.
Et puis chanter, réaliser, voir les chansons habillées par les musiciens, c'est plus "physique" que la solitude devant "l'écran blanc de mes nuits noires".

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MessageSujet: Re: JEAN FAUQUE   Ven 27 Juin - 10:38



Il était là, assis dans son fauteuil de l'ombre

celui qu'on réserve aux auteurs de la chanson française. Depuis une petite vingtaine d'années, on avait pris l'habitude de le trouver derrière la bouche d'Alain Bashung, son frère de croisade linguistique avec qui il ouvrait de nouvelles voies dans la jungle de la langue française chantée.

Il était là, fidèle à son pupitre en coulisse et aux grands rendez-vous : « Novice », « Osez Joséphine », « Chatterton », « Fantaisie Militaire », « L'imprudence »…, malaxant sans cesse le champ lexical pour y cultiver des parfums inédits. Dans son tandem avec Bashung, il est devenu le plus légitime successeur de Gainsbourg dans l'élite de l'écriture voltigeuse, jonglant avec les techniques et transgressant les codes avec une rigueur folle. Il était là, parfois aussi en goguette, au service d'autres grandes binettes de la chanson : Jacques Dutronc, Johnny, Guesch Patti, Vanessa Paradis et quelques autres triés sur l'établi.

Son statut de parolier de prestige avait presque occulté ses états de service passés. La bienveillance d'André Popp (un des papes de la musique électronique primitive) à son arrivée à Paris en 1969 ; ses trois premières tentatives en tant qu'auteur compositeur interprète, sous le nom de Janot au début des années 80 dont l'inénarrable —et remarqué— Béret Basque et bottes de cuir ; et puis ses deux chroniques romanesques co-écrites avec Jacques Roseau sur la saga des Français d'Algérie (Le 13è convoi et Le 113è été). On avait surtout complètement oublié que Jean Fauque pouvait, un jour, passer de l'autre côté du miroir et nourrir à son tour l'envie d'enrouler ses propres textes dans sa voix. Il lui restait à trouver une forme, des complices, une esthétique. C'est à présent chose faite.

Le charme est né par hasard, en 2003 , lorsque le pianiste de jazz Baptiste Trotignon déplia ses cascades d'ivoire mélodique et son toucher sensuel pour soutenir les deux premières interprétations de Jean : J'évolue et D'Octobre — une somme de strophes écrites en 1988 à l'époque de l'album « Novice» de Bashung et savamment conservées dans les grimoires personnels depuis —. L'embarcation piano-voix de Jean Fauque mit le cap vers le grand large. Au gré des climats, des absences, des alizés, des inspirations, et des rencontres, son encre marine a pris la tangente depuis Cole Porter jusqu'à Debussy dans les envolées mutines de Jo Kaiat, le long des panoramiques peintes par Christian Gaubert (Au muséum, Off the record, Ma jonque est jaune, J'essaierai), en ballades au clair de lune en cinémascope orchestrées par Jean-Pierre Mas (Châtelaine, J'expire), dans les mélodies en escaliers d'Alain Lanty (Prière de parfumer) et les spirales funèbres de Michel Ghetti (Bal perdu)

Après trois années d'explorations et d'expériences, Jean est donc arrivé au bout de son périple intime et livre « 13 Aurores », son premier album en tant qu'auteur-interprète à plus de cinquante printemps : un cas unique dans notre pays et dans notre époque. Un sacré disque de crooner évidemment… mais un crooner fragile, sur le fil.

« Je vous emmène en croisière… Je vous emmène vers des mondes oubliés, à jamais disparus, un peu de luxe et de volupté… Dans un monde imprévu, écouter la légende du pianiste sur l'océan. »

vous voilà embarqués dans treize chansons d'alcôve à goûter comme un voyage immobile au son d'un seul piano et d'une voix revenue comme à pied du fond des âges. Une voix épistolaire et organique, coulant les jours de la comédie humaine avec une élégance rieuse quasi-impressionniste. Une voix qui rôde en talk-over traversé de petits galops de chant effleurés mouchetés où Baudelaire, Anaïs Nin, Henry Miller, Gainsbourg et Léo Ferré retrouveront leur héritage commun.

(Biographie écrite par Marc Besse)

il est temps de cliquer sur son myspace pour une illustration sonore de son oeuvre :star:

http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendID=116333562





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MessageSujet: Re: JEAN FAUQUE   Ven 27 Juin - 10:49

Jean Fauque chante "La nuit je mens" magnifique texte de la beauté dans la voix, et de l'elegance dans la plume.
C'est beau un Auteur qui interprete son texte, enfin dans la lumière.

http://video.aol.com/video-detail/jean-fauque-chante-la-nuit-je-mens/2979419925




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MessageSujet: Re: JEAN FAUQUE   Ven 6 Mar - 10:28



Ma jonque est jaune, jaune jonquille à faire trembler l'Automne


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MessageSujet: Re: JEAN FAUQUE   Ven 6 Mar - 10:36


*** L’une des grandes tendances globalisantes de la blogosphère, à l’heure du 2.0, reste la tentation d’un monde sans aspérité. Fini le clair obscur, et la finesse des allusions. Un monde fait de sentences définitives, rempli de conclusions sensuelle et sans suite, faites de “un album à écouter le dimanche sous les couettes”, entrecoupées de phrases bateaux pour navires à la dérive.

Un amoncellement de clichés qui réduisent les visions à leur plus simple expression: de la nouveauté, de l’instant et du ressenti. Dans cet univers qui va vite, l’homme de lettre n’est qu’un chiffre, et Jean Fauque un illustre inconnu du grand public. Un homme de l’ombre qui pendant près de vingt a servi les autres, Alain Bashung entre autre, de ses textes forts, surréalistes, qui voient un aboutissement majeur sur Fantaisie Militaire, publié en 1998. Qui, lors du droit d’inventaire des prochaines années, se verra sans doute consacré album culte aux cotés de Présence Humaine de Houellebecq. Le Melody Nelson de la fin de siècle, rien de moins.
Jean Fauque est parolier de chanson française. Dit comme cela, c’est un peu court, vaguement réducteur, sobrement nonchalant.

treize-auroresJean Fauque sort un premier album solo, la cinquantaine passée. Histoire de dire qu’on peut survivre aux succès, et se réinventer, survivre à son talent, dépasser ses souvenirs. Que faire lorsqu’on est richissime et inconnu du plus grand nombre? Qu’on a publié parmi les plus beaux textes des vingt dernières années (Aucun Express, par Bashung, reste un sommet d’illusion fanée, et d’embarquement vers l’autre rive), et que tout le monde n’a d’yeux que pour les guitares qui s’étiolent…. Ne reste qu’à prendre la modernité à contre-pied, et publier un album intemporel, piano-voix, titubant entre jazz et classique. Entre Gershwin et Satie, pour le ton, sur des airs aériens au faciès noble. Du clair-obscur, justement, et Treize aurores donc, pour en finir avec les clichés.

Sortis du fond des tiroirs, douze textes (Ma jonque est jaune fut déja chanté par Marc Lavoine) mis en scène par Baptiste Trotignon, sur piano. La langueur des soirées pluvieuses, l’oeil rivé à la fenêtre et aucune envie d’en démordre. Un album, pardon du cliché, pour ceux qui ont préféré les ciels gris, les lendemains chantant, certes, mais avec un grain de nostalgie dans les cordes.

Je pourrais longtemps disséquer Treize aurores, et ses impressions de pureté narrées en chanson par un Jean Fauque à la voix intacte (tabagique, nicotinée, grave, gainsbourienne), aux odeurs de planche, les mots qui coulent sur le titre d’ouverture (En croisière, parfait pour le départ… mais lequel?) et le piano qui divague, lentement. Ce serait rapidement oublier que les belles histoires n’ont point besoin d’être décrites. Elles s’entendent d’elles-mêmes, et Jean Fauque confirme ici qu’un homme de l’ombre est toujours un homme de lumière.

De ce monde qui va vite, cherche ses “daily heros”, je retiens parfois l’instant d’un cliché, celui d’un homme chantant ses chansons comme au premier jour, se souciant peu des convenances, des tendances, et de ce futile besoin d’être à la mode.

Treize aurores ronge l’os, creuse l’échine, et parvient à me faire oublier l’été qui s’amorce, et la réalité d’un soleil qui brille trop fort. ***

http://archives.gonzai.com/jean-fauque-13-aurores/


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MessageSujet: Re: JEAN FAUQUE   Ven 6 Mar - 11:00

Jean Fauque
13 aurores l'album





Il a fallu de nombreuses années à Jean Fauque, l'auteur de la célèbre chanson interprétée par Bashung "Osez Joséphine", pour oser à son tour chanter ses propres textes après certes un essai timide en 1983 et 1984 de deux courts 45 tours. Peut-être a-t-il fallu qu'il rencontre six merveilleux pianistes pour que plus rien ne s'oppose à son rêve enfoui d'être à son tour en lumière après avoir été si longtemps dans l'ombre de nombreux interprètes. Et pourtant sur cette pochette Jean Fauque se cache encore derrière des lunettes noires alors que 13 aurores viennent éclairer ses mots sous une douce lumière émanant du... Piano.

C'est dans le hasard d'une rencontre avec le pianiste jazz Baptiste Trotignon qu'est née l'idée en 2003 de cet album piano / voix, Baptiste Trotignon est le compositeur de la musique de deux de ces aurores : "Octobre" et "J'évolue" . Sans doute aurait-il pu à lui seul assurer la composition de l'ensemble du disque mais peut-être pour se sentir encore moins seul Jean Fauque a également choisi de réunir autour de lui nombreux autres talentueux pianistes : Jean-Pierre Mas(dont un disque fut d'ailleurs sélection disque du mois d'avril 2004 sur pianobleu.com), Jo Kaïat , Alain Lanty, Michel Ghetti et Christian Gaubert. Six pianistes et treize aurores en cinq ans, cela peut paraître beaucoup et peu à la fois alors que la plupart des textes, hormis celui du premier (et beau) titre du disque "En croisière" existaient déjà, oubliés au fond d'un tiroir. L'un d'eux, " Ma jonque est jaune", fut même déjà chanté par Marc Lavoine.
Mais qu'est-ce que le temps pour cet auteur dont les textes expriment avec évidence à la fois la nostalgie du temps qui fuit, le temps trop court dont on n'a pas su profiter, le temps pour évoluer, le temps volé et le temps trop long où la solitude pèse, et enfin les instants magiques où le temps s'est arrêté...

Des textes poétiques dont les jeux de mots ou plutôt jeux de syllabes n'effacent pas la mélancolie mais au contraire exaltent l'émotion en faisant tantôt claquer tantôt glisser les mots sous une musique tout aussi nostalgique et désireuse de liberté, qui semble provenir d'un seul musicien car Jean Fauque impose sa respiration, lente. Le crooner à la voix proche de celle de Gainsbourg prend son temps non pas pour fumer une cigarette mais écouter avec nous tour à tour les pianistes s'évader par de jolies mélodies et faire rayonner délicatement ses mots si bien choisis. Lorsque Jean Fauque vient chuchoter à nos oreilles avec une telle musique le temps s'arrête véritablement, mais pour le suivre dans cette nouvelle croisière qui débute seulement, il reste juste à espérer qu'il ne gardera pas pour un autre projet les deux remix avec d'autres instruments qui figurent en "bonus" sur l'Opendisc édité par le label EMI et ceci dit sans aucun "sectarisme" pianistique mais simplement parce que la magie disparait alors, d'ailleurs ne promet-il pas :

"Je vous emmène dans ce monde imprévu, écouter, écouter, la légende du pianiste, sur l'océan."...




Le piano bleu :star:


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MessageSujet: Re: JEAN FAUQUE   Ven 6 Mar - 11:15



MA JONQUE EST JAUNE

Ma jonque est jaune
Jaune jonquille à faire pleurer l'automne
Ma jonque est jaune
J'en connais qui s'en étonnent

Ma jonque est jaune
Jaune jonquille de Manille à la quille
Elle me torpille
De regard feu des dragonnes

Porté par des vagues de jade
J'ai déjà du vague à l'âme
Dansez moi javanaise
Sur les falaises
De nos jadis

Ma jonque est jaune
Jaune jonquille à faire trembler les ormes
Ma jonque est jaune
J'en connais que ça désarme

Ma jonque est comme
Les mers qu'on traverse au pied de l'opium
Là sur ma natte
Mes pensées l'habillent d'agate

En attendant le sampan
Je fais les 100 pas
Sous un ciel de safran
Je me sens pas
Pas si souffrant

Dans la vase s'abîment
Des faïences et des ming
En avant la machine
Au vent salé
J'me laisse aller

Ma jonque est jaune
Jaune jonquille à rajeunir les hommes
Ma jonque est jaune
Petite esquisse à la gomme

Ma jonque est jaune
Jaune jonquille à faire rougi l'automne
Ma jonque est jaune
Jaune à rajeunir un homme

Ma jonque est jaune.


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MessageSujet: Re: JEAN FAUQUE   Sam 7 Mar - 11:08

Une vocation précoce




Fils de militaire, se sentant très tôt l'âme d'un auteur et rêvant de se faire une place dans le monde de la chanson, Jean Fauque commence à écrire et à chanter vers l'âge de 7 ans. Il se met véritablement à composer ses premiers textes à l'âge de 15 ans, influencé par les musiques qui rythment son enfance : les grands de la chanson française comme Georges Brassens, Charles Aznavour ou Gilbert Bécaud, puis bientôt les mythiques Bob Dylan ou Beatles.

Vingt années de patience

En 1969, à 18 ans, il s'installe à Paris dans le but de faire de l'écriture de chansons son métier. En 1970, il rencontre le compositeur André Popp, qui connaît alors un succès international avec son titre L'amour est bleu (Love is blue en version anglaise, chanté par Claudine Longet). Fort des encouragements de ce dernier, Jean Fauque enregistre en 1972 un 45 tours en tant qu'auteur-compositeur-interprète, qui ne sortira jamais dans le commerce mais qui lui ouvrira quelques portes. Il commence ensuite à envoyer ses textes à de grandes maisons de production musicale qui, très vite, lui répondent positivement. Il lui faudra cependant attendre de nombreuses années pour se faire un nom dans le métier.

En 1975, il fait la connaissance d'Alain Bashung, rencontre qui débouche d'abord sur une histoire d'amitié et sur des tentatives de collaboration avortées, mais qui s'avérera plus tard cruciale pour la suite de sa carrière. À cette époque, ils écrivent ensemble une quinzaine de chansons, jamais exploitées.

En 1976, Jean Fauque intègre les éditions Barclay où, en plus de découvrir le monde des professionnels de la musique de l'intérieur et le travail d'équipe qu'il représente, il a l'occasion de faire des rencontres intéressantes.

Ce n'est qu'en 1977 que paraît chez Barclay la première chanson signée Jean Fauque : Les Highways, interprétée par la chanteuse Charity. Entre 1978 et 1979, il signe cinq ou six 45 tours pour divers interprètes, mais ses droits d'auteur ne lui permettent toujours pas de vivre de sa plume. De 1980 à 1982, il devient ingénieur du son puis régisseur sur les tournées d'Alain Bashung.

Il a alors envie de réitérer l'expérience de la chanson en tant qu'auteur-compositeur-interprète, et produit, sous le nom de Janot, avec les musiciens de Bashung, en 1983 et en 1984, deux 45 tours, dont le titre Béret basque et bottes de cuir, qui obtient un succès d'estime.

De 1987 à 1990, Jean Fauque se consacre essentiellement, en collaboration avec son ami Jacques Roseau, à l'écriture de deux romans historiques sur l'Algérie de leurs racines communes : Le Treizième Convoi et Le 113e Été, publiés chez Robert Laffont.

Il revient dans le monde de la musique en 1989, pour ses premières collaborations abouties avec Alain Bashung : trois titres sur l'album Novice (Bombez !, Étrange Été et Tu m'as jeté).

Reconnaissance et succès

En 1991, il co-écrit cinq titres de l'album Osez Joséphine de Alain Bashung, qui se vendra à 400 000 exemplaires et qui recevra trois Victoires de la musique. En 1994, il co-écrit entièrement l'album Chatterton du même Alain Bashung, qui contient le titre mythique Ma petite entreprise et qui obtient, en 1995, le Prix de l'Académie Charles-Cros.

À partir de 1995, tout en restant fidèle à Bashung pour chacun de ses albums futurs, il entame des collaborations avec différents interprètes, tel Jacques Dutronc (Elle m'a rien dit m'a tout dit), Johnny Hallyday (sept adaptations d'originaux anglo-saxons sur l'album Destination Vegas, dont La ville des âmes en peine d'après Lonesome town de Ricky Nelson), Patricia Kaas (Dans ma chair), Carole Laure, Isabelle Boulay, Marc Lavoine, Guesch Patti, Luz Casal, Art Mengo, Dolly, Aston Villa, Romane Serda, Les Cherche Midi, Anggun, entre autres. En 2005, il collabore, en tant qu'auteur et chanteur, à un titre (Hildegarde) sur l'album Moonbootica du duo électro allemand Moonbootica. En 2006, Jean Fauque collabore sur un titre (Elle se balance) au premier album du comédien Tchéky Karyo. En 2007, on le retrouve sur l'album Divinidylle de Vanessa Paradis (Chet Baker), Le Cœur d'un homme de Johnny Hallyday et Psychédélices d'Alizée.

En 2003, Jean Fauque déclare : « Je n'ai jamais éprouvé de frustration à rester dans l'ombre des interprètes, mais j'ai toujours envie de chanter les choses que je pense être le seul à pouvoir défendre. » Il démarre alors la production d'un album en tant qu'interprète, en s'entourant de prestigieux pianistes compositeurs tel Baptiste Trotignon, Christian Gaubert, Jean-Pierre Mas, entre autres, venus pour l'essentiel du monde du jazz. Il paraît en juin 2008 chez EMI sous le nom de 13 Aurores.

Le style de Jean Fauque

Les jeux de mots sont au cœur même du style de Jean Fauque, qu'il a peaufiné au fil de ses années de collaboration avec Alain Bashung. Ici, le recours au jeu de mots n'est jamais gratuit : auteur empreint d'une « mélancolie lucide » qui le porte à préférer écrire sur des sujets rarement légers, Jean Fauque pense que « lorsqu'on traite un sujet grave, il faut le "casser" avec de l'humour et c'est là qu'intervient le jeu de mots, pour dédramatiser la situation, la résumer et en dire parfois plus long qu'un discours philosophique ».

Adepte des jeux de mots depuis son enfance, nourri des lectures de Boris Vian, San Antonio ou Marcel Aymé au cours de son adolescence, ce mode d'écriture, s'il est devenu un automatisme, ne constitue cependant pas pour Jean Fauque une fin en soi, qui accorde aussi une importance cruciale à la signification et à la sonorité des phrases, résumant ainsi son travail d'écriture : « La parole, c'est la pensée, c'est aussi le social et, à partir du moment où on la détruit, où l'on envoie une boule de bowling dans le jeu de quilles des mots, on détruit le jeu social, les apparences, on casse cette comédie humaine : c'est le rôle de l'humour, qui est un peu l'arme des désespérés. »

Discographie
2008 : 13 Aurores, EMI

Récompenses
* Prix de l'Académie Charles-Cros en 1995 pour l'album Chatterton, entièrement co-écrit avec Alain Bashung
* Ses collaborations ont été couronnées de 10 Victoires de la musique entre 1993 et 2008, pour 26 nominations.
* En 2005, pour la vingtième édition des Victoires de la musique, Fantaisie militaire, co-écrit avec Alain Bashung, est consacré par la Victoire du Meilleur Album de ces 20 dernières années.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Fauque


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MessageSujet: Re: JEAN FAUQUE   Lun 16 Mar - 10:15

Un hommage en musique pour ALAIN CLAUDE BASHUNG ..



album FANTAISIES MILITAIRES = Le titre Malaxe


Artiste: Alain Bashung
Chanson: Malaxe

Entre tes doigts l’argile prend forme
L ’homme de demain sera hors norme
Un peu de glaise avant la fournaise
Qui me durcira

Je n'étais q’une ébauche au pied de la falaise
Un extrait de roche sous l’éboulis
Dans ma cité lacustre à broyer des fadaises

Malaxe
Le cœur de l'automate
Malaxe
Malaxe les omoplates
Malaxe le thorax

Issu de toi
Issue de moi
On s'est hissés sur un piédestal
Et du haut de nous deux on a vu
Et du haut de nous deux on a vu

Tes calculs mentholés dans ta bouche ça piquait
J'ai pas compté j’escomptais
Mais une erreur de taille s'est glissée
Et j'y suis resté

Malaxe
Le cœur de l'automate
Malaxe
Malaxe les omoplates
Malaxe le thorax

Issu de toi
Issue de moi
On s'est hissés sur un piédestal
Et du haut de nous deux on a vu
Et du haut de nous deux on a vu

Malaxe
Malaxe

(ad lib)
Etoile



Deux paroliers ont marqué sa carrière, bien que ni l'un ni l'autre n'ait travaillé sur son dernier disque "Bleu Pétrole": Boris Bergman, auteur en 1980 de "Gaby oh Gaby" et "Vertige de l'amour", qui lui ont permis de rencontrer le succès, puis Jean Fauque, devenu son collaborateur principal à partir de 1989.

:star:


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MessageSujet: Re: JEAN FAUQUE   Dim 26 Juil - 0:20

VIDEO

Jean Fauque chante "La nuit je mens" magnifique texte de la beauté dans la voix, et de l'elegance dans la plume.
C'est beau un Auteur qui interprete son texte, enfin dans la lumière.

http://video.aol.com/video-detail/jean-fauque-chante-la-nuit-je-mens/2979419925



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MessageSujet: Re: JEAN FAUQUE   Lun 9 Nov - 16:06

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JEAN FAUQUE
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