AccueilFAQS'enregistrerConnexion

Partager | 
 

 UNIVERSAL MUSIC GROUPE

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant
AuteurMessage
Nine
Admin


Nombre de messages: 8717
Date d'inscription: 03/05/2008

MessageSujet: Re: UNIVERSAL MUSIC GROUPE   Mar 25 Nov - 18:05

Crise ou révolution ?
L'INDUSTRIE MUSICALE
Mathieu Menossi pour Evene.fr - Octobre 2008

Ventes de disques en chute libre, labels rachetés, artistes autoproduits. L'ère du numérique a profondément bousculé les habitudes d'une industrie que l'on croyait verrouillée. A la croisée des chemins entre innovation technologique et nouveaux modèles économiques, maisons de disques et artistes tentent de s'harmoniser. Etat des lieux et perspectives de l'industrie musicale.


Avant même le cinéma ou la télévision, la musique est la première des industries culturelles à avoir subi de profonds bouleversements structurels. Le déferlement de nouvelles technologies (Internet, baladeurs numériques, opérateurs téléphoniques, plate-forme d'écoute gratuite en streaming (1)) et les habitudes de gratuité chez les consommateurs mènent aujourd'hui à une véritable redéfinition des rapports entre les différents acteurs d'un secteur resté jusque-là très cloisonné. Les maisons de disques ont-elles toujours leurs raisons d'être ? Qu'en est-il de l'avenir des labels indépendants au sein de cette nouvelle économie ? Le salut de l'artiste passera-t-il par la scène ? Autant de sujets de débats derrière lesquels se dessine un enjeu autrement plus important : la diversité culturelle.


La crise du disque, entre ombres et lumières


Les années se suivent et se ressemblent. Depuis 1999, les ventes de CD ne cessent de diminuer : une chute de près de 17 % en 2007 en France et de 15 % aux Etats-Unis. Depuis 2002, le marché du disque a perdu près de 40 % de sa valeur (2). Premier responsable stigmatisé par les maisons de disques : le téléchargement illégal. Pourtant, si certaines s'acharnent à multiplier les attaques en justice envers les utilisateurs de logiciels d'échanges de fichiers (ou peer to peer), plusieurs associations d'artistes et de consommateurs contredisent cette analyse qu'ils jugent bien trop simpliste. Sur les 17 % de pertes, à peine deux ou trois points seraient imputables aux téléchargements frauduleux sur Internet.

Pour Patrick Zelnik, PDG et fondateur du label indépendant Naïve, "[La crise] trouve également sa source dans la banalisation du disque compact qui a perdu, dans les dernières années, une grande partie de son pouvoir de séduction" (3) : un support vieillissant, des prix excessifs, des contenus médiocres et surtout la concurrence du Net qui a engendré une véritable dématérialisation de la musique. La politique du "tout-répressif" prônée par certains politiques ou certaines des grosses huiles de l'industrie du disque s'avérerait donc vaine et illusoire. Une façon de dissimuler les déficiences des structures de production actuelles de plus en plus vétustes et leur incapacité à s'adapter à la nouvelle donne qu'impose l'ère du numérique.


"Oligopole à franges concurrentielles"


Depuis une vingtaine d'années, l'industrie – culturelle - du disque serait devenue plus industrielle que culturelle. "Sur 3.000 disques sortis en 2001, explique Philippe Le Guern, sociologue des médias et musiciens, environ trente ont figuré sur les play-lists des radios, dix ont réalisé 80 % du marché et 90 % des ventes ont été générées par la publicité audiovisuelle" (4). Selon le rapport 2005 de l'Observatoire de la musique, 2,8 % des titres représentent 76,2 % des diffusions en radio ! Des chiffres qui témoignent de la réduction de l'offre et d'une dangereuse uniformisation de la création. Artistes, producteurs, diffuseurs, auditeurs. Tous font aujourd'hui les frais d'une industrie musicale cadenassée par les quatre grandes majors. Universal music, EMI, Warner music et Sony-BMG : le puissant quatuor truste à lui seul plus de 75 % du marché mondial. Un phénomène de concentration qui s'accompagne des inévitables vagues de licenciements et d'une réduction des catalogues distribués.


Tout miser sur le marketing ne favorisera certainement pas la création mais constituera au contraire une réelle menace pour la diversité culturelle. Philippe Le Guern parle de "modèle oligopole à franges concurrentielles". Entendez par "franges" cette myriade de labels indépendants qui s'agitent autour des quatre puissants. Tels des d'éclaireurs, leur quotidien consiste à faire le travail de défrichage artistique et de découverte que les majors n'assument plus. Une occupation du terrain entièrement prise en charge par ces petites structures de production qui n'ont pourtant pas les capacités économiques de distribuer et de faire tourner des artistes à grande échelle. Mais pendant que les "petits" explorent, les "gros" guettent la courbe des meilleurs ventes, prêts à bondir sur le prochain Christophe Maé. Certains artistes tentent de se repositionner au coeur de cette économie dont ils se trouvent peu à peu dépossédés. En octobre dernier, 'In Rainbows' de Radiohead était diffusé exclusivement via le Net. 'Planet Earth' de Prince, distribué gratuitement avec le tabloïd britannique 'Mail on Sunday'. Autant d'exemples d'artistes, certes bien établis, mais qui, en s'attaquant de front à ses rouages, stigmatisent les failles d'un système devenu obsolète. Un choix de rupture rendu possible par l'explosion des nouveaux médias et à laquelle aspirent de plus en plus d'artistes désireux d'imposer à leurs maisons de disques leur propre conception de l'industrie musicale.

Revenir en haut Aller en bas
Nine
Admin


Nombre de messages: 8717
Date d'inscription: 03/05/2008

MessageSujet: Re: UNIVERSAL MUSIC GROUPE   Lun 19 Jan - 10:09

Pascal Nègre: «Le disque ne disparaîtra pas»
Créé le 15.01.09

Pascal Nègre, le président de la major Universal Music France/DR


MIDEM - Le président d'Universal Music France fait le point juste avant le marché international de l'industrie musicale, qui débute ce week-end à Cannes...

Après une année 2007 record pour Universal, le bilan est-il aussi bon en 2008?

Universal va finir aux alentours de 36% de parts de marché, largement leader à dix points au-dessus de nos concurrents. Grand motif de satisfaction, nous avons continué à développer de nouveaux talents. Parmi nos meilleures ventes, on trouve Duffy, Renan Luce, Yjomas Dutronc, Mika… On parle là d’artistes qui ne vendaient pas ou peu il y a deux ans. Cette capacité à développer des artistes dans des genres différents est essentielle pour nous. Il n’y a pas que la Star Ac chez Universal Music.

Reste-t-il une place pour le CD?

Il y a toujours besoin d’une relation matérielle, même si avec 50% du marché en moins, la place du disque a forcément diminué. Aujourd’hui, on adhère à l’univers d’un artiste, on a envie de le revendiquer. C’est pour cela que nous développons le merchandising par exemple. Ce n’est pas seulement le tee-shirt qu’on achète après un concert, c’est beaucoup plus sophistiqué. Pour Mylène Farmer, Sony-Ericssson a par exemple monté toute une opération avec un téléphone spécial.

Les disquaires pourraient réduire la place dédiée aux CD pour les remplacer par des bornes de téléchargement par exemple…
Le disque reste un cadeau et je persiste à croire que le disque ne disparaîtra pas. Ce serait une erreur de la part des distributeurs de baisser leur part de disques physiques. Pour preuve: la part de marché des enseignes spécialisées, comme la Fnac ou Virgin, chute moins que celle du marché. Contrairement à celle des hypermarchés, qui ont paupérisé leur offre. La stratégie différente de Carrefour et de Leclerc est éloquente. Leclerc a créé des espaces culturels et a vu sa part de marché augmenter. A l’inverse, Carrefour, qui a réduit ses linéaires, est en flottement complet depuis 2/3 ans alors qu’historiquement il était le deuxième vendeur de disques en France et talonnait la Fnac.

Les Smashing Pumpkins ont déclaré qu’ils ne croyaient plus qu’en le téléchargement…

Les Smashing Pumkins font ce qu’ils veulent. Moi, je ne suis pas dans la croyance: 85 % des ventes de musique sont des disques. Peut-être que 15% leur suffisent. Dans ce cas, tant mieux pour eux.

Chez Universal aussi, le digital représente seulement 15% du marché?

Non, nous sommes en avance, cela représente 17 à 18 % de nos ventes. Malgré mon image ayatollesque, nous sommes la seule maison à avoir faire tous les deals possibles et inimaginables pour tester tous les modèles: Dailymotion, Deezer, Société générale, Neug Cegetel, SFR, Bouygues Telecom… Nous avons toujours été très agressifs. Parce qu’à l’arrivée, il n’y aura pas un modèle, mais des modèles. Mais pour savoir lequel va être adopté par le ou les publics, il faut tester et le public décidera.

Pensez-vous reconquérir la «génération perdue», qui n’a jamais été habituée à payer pour de la musique?

Ce concept veut que tous les moins de 18 ans n’achètent plus de musique. Or, nous avons vendu, en 2007, 650.000 albums de Tokyo Hotel. Je ne suis pas sûr que ce soit les 60 ans et plus qui se sont précipités dessus. Il y a des manières de consommer différentes, certes, mais il y a maintenant 9 millions de titres disponibles sur les plateformes légales.

La loi est-elle la bonne voie?

C’est une des voies. Je continue à penser qu’il y a cette voie, très pédagogique, où l’on parle directement à l’internaute. Je persiste à penser que l’autre étape est le filtrage qui consiste à faire en sorte que l’internaute n’ait même plus à se poser la question puisqu’il ne peut accéder aux sites d’échanges.

Et taxer directement les fournisseurs d’accès à Internet (FAI)?

Soit on pense, c’est mon cas, qu’en assainissant la situation, il y a des modèles économiques qui vont émerger. Aux Etats-Unis, 25% du marché du disque est digital. Ça commence à peser. Soit on peut aussi se dire qu’on ne va pas s’en sortir et aller faire la manche, en rentrant dans un modèle d’économie subventionnée. Donc en taxant.

Regrettez-vous qu’il n’y ait pas de répercussion de la taxe des FAI pour l’audiovisuel public sur la culture?

Si la loi sur l’audiovisuel apporte plus de liberté dans les programmes du service public, j’espère que celui-ci fera des émissions de variétés à 20h35, avec des concepts un peu nouveaux et récréatifs. Je n’ose pas imaginer l’inverse d’ailleurs, puisqu’il n’a plus la pression de l’audimat. D’une manière générale, il y a sans doute des projets novateurs à développer pour exposer de la musique à la télévision. On en a besoin.


Propos recueillis par Sandrine Cochard et David Carzon
site 2O MINUTES
Revenir en haut Aller en bas
liliane
Admin


Féminin Nombre de messages: 8040
Age: 61
Localisation: dans la galaxie
Date d'inscription: 02/05/2008

MessageSujet: Re: UNIVERSAL MUSIC GROUPE   Mer 18 Fév - 6:45

Revenir en haut Aller en bas
Nine
Admin


Nombre de messages: 8717
Date d'inscription: 03/05/2008

MessageSujet: Re: UNIVERSAL MUSIC GROUPE   Jeu 19 Fév - 17:48

Universal Music se lance dans la compression de personnel – 17.02.2009


Selon Les Echos, Universal Music va procéder à la fusion de deux de ses labels : Mercury et ULM.

Longtemps, la maison de disques avait refusé l’idée de réduire de façon drastique ses effectifs, mais voilà, la crise est passée par là, et cette fois Pascal Nègre, le patron de la filiale française, a décidé de réduire les effectifs.

Le quotidien économique parle d’une réduction de 20 postes et en interne, on craint que cela n’aille jusqu’à 30.

Sébastien Saussez fait en tout cas les frais de cette fusion, au bénéfice de Olivier Nusse qui prend la tête du nouveau label.


Tout cela doit être entériné lors d’un conseil d’administration qui aura lieu en début de semaine prochaine.

Rappelons qu’Universal Music n’a pas très bien fini l’année 2008 et perdu quelques points de parts de marché cette même année, et que l’actionnaire Vivendi a serré les budgets en début d’année.
Revenir en haut Aller en bas
Nine
Admin


Nombre de messages: 8717
Date d'inscription: 03/05/2008

MessageSujet: Re: UNIVERSAL MUSIC GROUPE   Jeu 2 Avr - 10:48




Président d’Universal Music France mais aussi président du Moyen-Orient, de la région méditerranéenne et de la région sud-américaine de la major, Pascal Nègre a trouvé le temps de rencontrer Musique Info Hebdo pour évoquer, pêle-mêle, le lancement de Neuf Music, le rachat de V2 ou l’état du marché.

Neuf Cegetel a inauguré cet été une offre de téléchargement illimitée avec le catalogue d’Universal. Pensez-vous que l’abonnement est un modèle d’avenir face à la vente au titre ?
Je pense que les deux coexisteront. La vente au titre est la traduction en digital de ce que l’on fait dans le physique avec le single. Mais oui, nous sommes assez convaincus que l’avenir est en partie dans le système par abonnement. Mais qui dit abonnement dit DRM. C’est pour cela que le débat pro ou anti-DRM n’a pas de sens car les supprimer revient à supprimer les offres par abonnement.

Les modèles par abonnement de SFR ou de Music Me peinent, pour l’instant, à trouver un public…
Presque un million de titres ont déjà été téléchargés via Neuf Music ! C’est tout à fait concluant et conforme à nos objectifs.

L’offre avec Neuf semble amorcer une nouvelle ère dans les relations entre producteurs et fournisseurs d’accès. Le ressentez-vous de la même manière ?
Cela faisait plus de trois ans que nous étions en négociation avec Neuf. Pour moi, il n’y a pas d’amis ou d’ennemis, mais des gens qui respectent ou non la loi. À partir du moment où nous pouvons faire des associations gagnant/gagnant avec des gens qui la respectent, il n’y a plus de problème.

Universal teste la vente au fichier sans DRM aux États-Unis. Comment avez-vous accueilli la nouvelle, vous qui en défendez l’utilité ?
J’ai fait des tests de vente sans DRM, il y a six mois, sur l’album d’Émilie Simon et la presse internationale en a fait ses gros titres ! Aux États-Unis, nous testons la réaction des consommateurs face à cette offre et son impact sur la prolifération des fichiers sur le peer-to-peer. Puis nous tirerons des conclusions. Si elles sont positives, nous réfléchirons, sinon, c’est tout réfléchi ! Quoi qu’il en soit, je ne pense pas que l’avenir de la musique soit seulement dans des MP3 avec lesquels on puisse faire tout ce que l’on veut.

L’autre actualité de la rentrée est la fin de votre partenariat avec Atmosphériques. Quelles en sont les raisons ?
Nous en sommes tout simplement arrivés à la conclusion que ça ne fonctionnait pas très bien, et que, malgré les succès artistiques du label, nous ne gagnions pas d’argent. J’ai pris une participation majoritaire dans le label Atmosphériques, il y a cinq ans. Nous prévoyions une première échéance au bout de cinq ans. Après réflexion, nous avons décidé d’arrêter et j’ai racheté 100 % du label avec certains aménagements, comme le fait pour Marc Thonon de récupérer sa marque. Quoi qu’il en soit, il y a cinq ans, quand je suis entré dans le capital d’Atmo, il était prévu qu’un jour je le rachète à 100 %.

Peu de temps après est intervenu le rachat de V2…
Rien que de très banal ! Nous venons de racheter ARS en Belgique, Vale Music en Espagne... Nous avons toujours eu une politique de croissance interne et externe. Pour V2, nous avons commencé à réfléchir au rachat à partir du moment où le label était vendeur… donc fin juin. La destinée d’un indépendant, c’est, la plupart du temps, d’être racheté par une major ! C’est l’histoire de la musique.

Quelles sont vos intentions par rapport à V2 en France ? Envisagez-vous de conserver l’entité en l’état ?
Non. Le répertoire domestique de V2 sera repris par Polydor. Il y aura forcément quelques contrats rendus aux artistes, ceux en qui nous croyons le moins, comme c’est toujours le cas quand il y a un rachat. Il y aura également des réductions de personnel, c’est obligatoire malheureusement.

On évoque l’arrivée d’Alain Artaud à la tête de Polydor…
Oui, on l’évoque en effet ! Il se trouve que les choses sont bien faites : il y a un patron chez V2 qui se retrouve sans label et plus de patron chez Polydor puisque que Jean-Philippe Allard est désormais patron des éditions…
Que devient la structure Cooperative Music ?
Elle reste en l’état et c’est même Naïve qui en conserve la distribution pour le moment.

Quelles vont être les conséquences, à court terme, du rachat de BMG Publishing par Universal en France ?
Il y aura bien entendu une fusion deséquipes et aussi un plan social, c’est inévitable. Nous sommes en train d’y travailler et devrions avoir terminé d’ici à la fin de l’année. Il est donc encore trop tôt pour dévoiler la configuration de la nouvelle entité et le nombre de personnes qui y travailleront. Ce qui est sûr, c’est que nous disposons désormais de la plus grande structure d’édition, et que nous ne voulons pas, à l’issue de la fusion, nous retrouver avec une part de marché équivalente à celle d’Universal Music Publishing avant le rachat.

Le publishing va-t-il devenir une activité stratégique pour Universal, étant donné la baisse du marché de la musique enregistrée ?
C’est l’une des activités d’Universal dans la musique. Nous sommes désormais leader sur ce marché et nous allons continuer à nous renforcer dessus. Mais ce n’est pas pour autant que l’on va ralentir la cadence sur la musique enregistrée. Le marché est à - 19 % selon le Snep, à - 10 % lorsqu’on regarde les ventes détail et, si l’on se concentre sur le marché de l’album, on arrive à une baisse de « seulement » 7 %. ça, c’est la réalité du marché. À mon avis, peu de gens dans le métier l’analysent ainsi.
Vous voulez dire que le marché ne se porte pas si mal ?
Non, on ne peut pas se réjouir d’une baisse de 7 %. Mais ce qui est intéressant, c’est de constater que parmi les vingt meilleures ventes des huit premiers mois, les deux tiers des artistes n’existaient pas il y a encore quatre ans. Il y a visiblement une envie de la part des consommateurs de musique de voir des nouvelles têtes, de tester des choses différentes. Alors, plus que jamais, je crois que le travail d’une maison de disques est de signer et de développer des artistes. Celles qui sont capables de le faire ont encore de belles heures devant elles. Les autres auront plus de soucis.

2007 sera-t-elle une bonne année pour Universal en France ?
À fin août, nous sommes à + 2 % en vente détail par rapport à l’an dernier, et à 40 % de part de marché, du jamais vu dans le monde. C’est une bonne première partie d’année et il ne faut pas ralentir sur les quatre derniers mois ! Mais l’album de Vanessa Paradis démarre bien, tout comme ceux de 50 Cent ou Kanye West. Tandis que les disques de Mika, Amy Winehouse, Calogero et Zazie n’ont pas dit leur dernier mot. Et que Renan Luce est en route pour un disque de platine. Sans trop m’avancer, je pense que 2007 sera une très bonne année pour Universal Music France et que l’on aura encore gagné des parts de marché.
On parle beaucoup de diversification des revenus en maisons de disques. Quels sont les projets d’Universal ?
Nous avons entamé cette diversification depuis longtemps. Universal a racheté l’Olympia en 2001, coproduit des comédies musicales et, plus récemment, la tournée de Michel Polnareff. Mais nous n’avons pas pour ambition de racheter un producteur de spectacles, par exemple. En revanche, nous souhaitons clairement nous développer sur le merchandising et des annonces seront faites à ce sujet dans les semaines à venir. Sur le management, nous sommes également en pleine réflexion. De manière générale, nous avons envie de développer une palette de services à l’artiste.

Vous plaidez par ailleurs pour une meilleure rémunération de la musique…
Il est temps que les utilisateurs de nos masters, radios, magasins et autres, payent un juste prix. Les droits voisins sont, pour les producteurs et les artistes, d’un poids très important pour équilibrer la balance entre les ventes physiques et digitales, entre l’ancienne économie et la nouvelle économie. Peut-on m’expliquer pourquoi un artiste joué en radio et son producteur doivent toucher moins que celui qui a écrit la chanson et qui l’édite ? Notre objectif est donc d’aligner le barème des droits voisins sur celui des droits d’auteur. Cela représenterait environ 100 MÄ de plus pour les producteurs et interprètes. C’est un combat fondamental. Nous sommes en pleine discussion avec les radios, qui sont encore bien loin de ce que l’on attend d’elles.
Comment gérez-vous votre emploi du temps aujourd’hui, avec vos différentes responsabilités en France et à l’international ? Je passe un tiers de mon temps à l’étranger. Cela m’apporte énormément d’idées et m’enrichit. Cela signifie aussi que je passe moins de temps avec les patrons de labels chez Universal en France, mais ils n’ont aujourd’hui plus besoin de moi ! La stabilité des équipes est l’une des forces de la maison, en France comme à l’étranger.




Recueilli par Maud Philippe-Bert et Romain Berrod

28/09/07
Revenir en haut Aller en bas
Nine
Admin


Nombre de messages: 8717
Date d'inscription: 03/05/2008

MessageSujet: Re: UNIVERSAL MUSIC GROUPE   Mer 1 Juil - 12:22

Universal Music France lance U think !

Universal vient de créer l’agence U think !, agence conseil destinée à devenir l’interlocuteur entre les artistes (du catalogue Universal s’entend) et les annonceurs. L’implication des marques dans le business musical semble de plus en plus prépondérante.

Les marques cherchent à associer des artistes et des musiques à leur image et Universal souhaite professionnaliser ce rapport, expliquant que les "marques ont de grandes difficultés à appréhender le milieu des maisons de disques et des labels".

Ainsi l’agence U think ! lancée en France par la major a pour objectif d’assurer la cohérence entre la stratégie globale de la marque et le développement artistique mis en place par la maison de disques. U think ! va ainsi conseiller la marque dans sa recherche d’identité visuelle et sonore par une activité de placement de produits, de cession de droits à l’image et d’événements musicaux sur mesure.

Lire le communiqué d’Universal :


Universal Music France crée U think!
Les annonceurs ont besoin des artistes et réciproquement… C’est pourquoi Universal Music France a créé U think!, l’interlocuteur privilégié des artistes et des marques.
Cette nouvelle agence conseil a pour vocation de professionnaliser les rencontres entre annonceurs et chanteurs ou musiciens de l’ensemble du catalogue Universal Music.

L’agence U think!, au service de tous les labels du groupe, assure notamment la cohérence entre la stratégie globale de la marque et le développement artistique mis en place par le label. Elle conseille la marque dans sa quête d’identité visuelle et sonore, de notoriété et d’image. Elle trouve des solutions en matière de placement de produits, de cession de droits à l’image des artistes et de création d’événements musicaux sur mesure… En fait, U think! est présente tout au long de la mise en œuvre du projet, se charge de son suivi et de son bon déroulement

La création de cette agence au sein d’Universal Music France résulte de plusieurs constats.
D’abord, entre certains chanteurs et certains annonceurs, les collaborations sont plus ou moins « heureuses » et fructueuses. Ensuite, les marques ont de grandes difficultés à appréhender le milieu des maisons de disques et des labels… alors même que l’attrait pour la musique et les artistes n’a jamais été aussi fort.

Cette activité - que les Anglo-Saxons appellent « endorsement » - est encore neuve dans l’Hexagone. Mais les artistes sont de plus en plus réceptifs et favorables à ce nouveau mode d’exposition de leur nom et de leur univers en France.

U think! donne en effet accès à toutes les expertises du groupe Universal Music dans l’exploitation de contenus digitaux, la synchronisation d’œuvres/d’enregistrements, les premiums physiques et numériques, le merchandising, la gestion et l’animation de bases de données, et le mobile.


A propos d’Universal Music France
Universal Music France est le premier producteur de musique avec 41 % de parts de marché. Leader sur le marché de l’édition, la production et la distribution phonographique en France. Il regroupe les labels Barclay, Polydor, AZ, Mercury, ULM, Motown France, Decca, ECM, Universal Jazz et Deutsche Grammophon.
Revenir en haut Aller en bas
Nine
Admin


Nombre de messages: 8717
Date d'inscription: 03/05/2008

MessageSujet: Re: UNIVERSAL MUSIC GROUPE   Mer 22 Juil - 0:41

Pascal Nègre : « L'avenir de la musique française en jeu »



Président d'Universal Music, plus grosse maison de disques française, et l'un des trois patrons d'Universal International, leader mondial, Pascal Nègre explore pour nous les évolutions de la musique, en fonction notamment d'Internet.

Vous venez de lancer un appel solennel au Président de la République afin que la loi sur le téléchargement illégal (1) soit votée rapidement. Pourquoi ?

Parce que le temps joue contre nous. Après avoir chuté de plus de la moitié en cinq ans, les ventes de disques sont encore à - 23 % au premier trimestre. Cela a un impact sur les emplois. Deux maisons de disques (EMI, Sony) viennent d'annoncer de nouvelles réductions d'effectifs. L'avenir de la production musicale française est en jeu.

D'autant que 70 % des disques vendus en France sont français...

Exactement. Universal a 26 artistes locaux en contrat en Italie contre 220 en France. Parce qu'en Italie, il y a eu tellement de piraterie sur le disque - qu'on trouvait parfois à 1 € dans la rue - et sur Internet, qu'il y a certaines semaines où il n'y a pas une nouveauté italienne dans les bacs. L'amateur de musique est perdant. Il a moins de choix.

Ce projet de loi est visiblement conforté par un sondage (2)...

Il révèle que 74 % des Français sont favorables à cette loi, dont 78 % des moins de 25 ans. 91 % de ces moins de 25 ans arrêteraient le téléchargement illégal après avoir reçu des avertissements. Ils comprennent qu'il n'est pas normal de ne pas payer les artistes. Et que s'ils continuent aujourd'hui, c'est parce que personne ne dit rien.

Et vous n'avez pas de doute sur l'efficacité de cette loi ?

Aucun. Parce que c'est léger et flexible, qu'il y aura de la prévention et une mini-répression pour les récidivistes. Et que le téléchargement illégal est la seule explication plausible à des chutes de ventes de disques plus importantes en France qu'ailleurs et que le numérique ne représente que 7 % du marché contre 20 % aux États-Unis.

C'est votre remède miracle ?

Ce n'est pas le seul. Le marché du numérique a juste 5-6 ans. Quels modèles satisferont le consommateur ? Je pense qu'il y en aura plein. Aujourd'hui, le modèle dominant est le téléchargement à l'acte, sur une chanson ou un album. Mais je suis convaincu que l'abonnement est l'un des modèles de développement majeur de la musique, par téléphone ou par Internet. Parce que c'est simple. On paye. On a accès, à un service, un peu comme le bouquet CanalSat. Pour 5 € par mois, on peut imaginer accéder aux 50 titres les plus téléchargés. Pour 15 €, à l'ensemble de la production du marché. Pour 30 €, avoir une proposition de chansons, séries télé et films. Voilà comment on peut financer la production culturelle, car la publicité ne pourra pas tout payer.

Vous êtes en phase de tests ?

Nous essayons différents modèles d'abonnements avec divers opérateurs. Nous venons même de lancer, avec la Société générale, une carte bancaire avec des avantages autour de la musique...

Le disque c'est fini ?

Non. Parce qu'il y a un vrai plaisir à posséder un objet et que nous proposons de plus en plus de belles choses, des coffrets, des tirages limités. Et puis le merchandising est en pleine croissance, avec des tee-shirts, casquettes, baskets... Les sportifs ont des contrats publicitaires mirobolants. Pour l'instant, contrairement aux Anglo-saxons, les artistes d'ici sont méfiants, mais ça se banalise. Nous avons créé une société faisant le lien entre artistes et marques. Nous développons également le management. Nous voulons proposer à l'artiste toutes sortes de services. À lui de prendre ou pas.

Par contre, vous ne vous lancez pas, c'est dans l'air du temps, dans la production de spectacles ?

Nous avons acheté l'Olympia. Nous avons co-produit le retour de Polnareff. Nous choisissons plutôt de nous associer avec des gens dont c'est le métier. Je ne crois pas que la scène devienne une poule aux oeufs d'or. Je n'ai pas rencontré de producteurs milliardaires. Mais pour les nouveaux artistes, comme Renan Luce, la scène est un vrai média de développement en complément du disque.

Pourquoi, malgré la crise du disque, la scène française reste aussi dynamique ?

Parce qu'une tradition de chanson française à textes a été remise au goût du jour. Parce que la télé-réalité a généré de nouveaux artistes. Parce que le public a toujours aimé le rock français. Parce que le rap et le Rn'b se sont imposés ici et pas en Angleterre. Parce que la France a été à l'avant-garde des musiques électroniques.

Vous restez optimiste ?

Le métier de producteur est un métier où, globalement, vous passez votre temps à vous tromper... Ça vous apprend la modestie. Si le texte de loi passe rapidement, cela va nous aider. Je veux être optimiste. Sinon, ce sera un carnage avec des licenciements et une production française réduite à peau de chagrin. Alors, la culture française aura perdu quelque chose. C'est pour ça que je pense que notre combat est juste.

Propos recueillis par Michel TROADEC.
ouest france 03/2009
Revenir en haut Aller en bas
liliane
Admin


Féminin Nombre de messages: 8040
Age: 61
Localisation: dans la galaxie
Date d'inscription: 02/05/2008

MessageSujet: Re: UNIVERSAL MUSIC GROUPE   Dim 13 Déc - 12:08



Musique Info Hebdo N° 511 de novembre 2009
Revenir en haut Aller en bas
Nine
Admin


Nombre de messages: 8717
Date d'inscription: 03/05/2008

MessageSujet: Re: UNIVERSAL MUSIC GROUPE   Lun 14 Déc - 0:41


Un Tomcast exceptionnel avec Pascal Nègre, président d'Universal.
Avec lui nous parlons de sa responsabilité dans l'effondrement du marché du disque,
d'Hadopi, de Jean Sarkozy...

Selon Pascal Nègre, l'industrie du disque n'est pas responsable de sa chute...
Publié le 08 décembre 2009 , par Mathieu CHARTIER - dans High-Tech -
Pascal Nègre répond pendant une quinzaine de minutes aux questions du Post.fr...

Pascal Nègre La rédaction du Post.fr a pu s'entretenir avec le grand patron d'Universal Music,
Bien sûr, au coeur de la discussion, on retrouve le téléchargement et le piratage,
la chute des revenus de l'industrie du disque ou encore Hadopi.
Comme on pouvait s'y attendre, Pascal Nègre défend bec et ongles son industrie,
mais si son discours est orienté dans cet entretien, il est loin d'être dénué de sens.
Vis-à-vis de la loi Hadopi par exemple,
que Pascal Nègre estime déjà dépassée et qu'il aurait aimé voir arriver il y a quatre ans.
Une interview d'une quinzaine de minutes plutôt intéressante.
Revenir en haut Aller en bas
liliane
Admin


Féminin Nombre de messages: 8040
Age: 61
Localisation: dans la galaxie
Date d'inscription: 02/05/2008

MessageSujet: Re: UNIVERSAL MUSIC GROUPE   Mar 2 Fév - 17:18

Universal va lancer sa chaîne musicale sur le Net




Publié par Julien Mielcarek
Mardi 2 Fevrier 2010

On n'est jamais mieux servi que par soi-même ! Pour assurer la promotion de ses artistes maison, Universal va créer sa propre chaîne de télévision. Selon Le Parisien/Aujourd'hui en France qui révèle l'information, Universal Music TV sera visible gratuitement sur la Toile dès le mois d'avril.

« L'idée sera de proposer une chaîne d'informations sur les artistes Universal » précise le quotidien qui annonce des extraits de concerts ou encore des reportages en studio ou lors de soirées avec les chanteurs de la maison de disques.

Le projet a été proposé à Pascal Nègre, PDG d'Universal, par Jean Rachid, le manager de Grand Corps Malade et dirigeant de Bara Productions.

http://www.ozap.com/actu/universal-music-tv-lancer-chaine-musicale-net/323140
Revenir en haut Aller en bas
liliane
Admin


Féminin Nombre de messages: 8040
Age: 61
Localisation: dans la galaxie
Date d'inscription: 02/05/2008

MessageSujet: Re: UNIVERSAL MUSIC GROUPE   Jeu 11 Fév - 16:42

Lucian Grainge va prendre la tête d'Universal Music Group



Jusqu'ici pdg d'Universal Music Group International, basé à Londres, Lucian Grainge remplacera Doug Morris au poste de directeur général d'Universal Music Group en fin d'année 2010, ce dernier en conservant la présidence. Il reportera directement à Jean-Bernard Levy et deviendra membre du conseil d'administration de Vivendi.

Il partira pour New York début juillet et agira en qualité de co-directeur général d'UMG, aux côtés de Doug Morris, pendant six mois. Figure emblématique du music business, Lucian Grainge a débuté sa carrière chez CBS/April Music en 1979 avant d'obtenir des postes de direction chez Polygram UK et Universal Music à l'international. « Je suis ravi que Lucian Grainge ait accepté de s'installer à New York (...). Son parcours est éloquent : il a lancé des talents exceptionnels, fait progresser le chiffre d'affaires et créé de nouveaux modèles économiques. Il possède tout à la fois l'expérience et le sens de l'innovation requis pour piloter UMG au moment où s'accélère la conversion au numérique », a commenté Jean-Bernard Levy.

http://www.musiqueinfo.com/news/biz/lucian-grainge-va-prendre-la-tete-duniversal-music-group.html
Revenir en haut Aller en bas
Nine
Admin


Nombre de messages: 8717
Date d'inscription: 03/05/2008

MessageSujet: Re: UNIVERSAL MUSIC GROUPE   Ven 19 Mar - 15:38

Universal veut vendre tous ses CD moins de 10 $,
mais avec quel espoir à long terme ?



Guillaume Champeau -
Universal Music, Industrie musicale

Pour enrayer la chute des ventes de disques qui continue inéxorablement, Universal Music va essayer à partir du deuxième trimestre 2010 de vendre ses CD moins cher, avec une opération "Velocity" qui prévoit d'étiqueter les disques à des prix de 6 $ à 10 $. Des versions dites "deluxe", qui devraient en fait être la norme pour continuer à séduire les consommateurs, seront vendues parallèlement à des prix plus importants. L'information rapportée par Billboard ne précise pas si l'opération Velocity concerne exclusivement les Etats-Unis, ou si la France sera également impactée.

Universal Music espère avec cette opération que par la loi de l'offre et de la demande, le prix de vente abaissé augmentera suffisamment le volume des ventes pour compenser la baisse de chiffre d'affaires unitaire, voire mieux si affinité. Mais elle continue en réalité sa marche en avant qui la conduit doucement vers sûrement vers l'abandon de la commercialisation du CD. Déjà en 2006, Universal avait révisé ses grilles tarifaires à la baisse pour proposer des versions "Basic" de ses albums à 9,99 euros.

Les nouveaux tarifs ont sans doute aidé à ralentir la chute du marché du disque, mais pas à l'arrêter complètement. Le même scénario se produira nécessairement avec l'opération Velocity. Car il ne s'agit pas que d'un problème de prix. Pourquoi un consommateur irait acheter dans une grande surface ce qu'il peut trouver par ailleurs gratuitement ? Tant qu'Universal ne redonnera pas toute sa valeur à l'objet, le CD cloné industriellement vendu entre pommes de terre et boîtes de conserve ne séduira plus.

De plus, plus le prix au détail baisse, plus la marge bénéficiaire du distributeur se réduit. Les grandes surfaces qui rechignent déjà à consacrer du linéaire à des CD qui ne se vendent plus rechigneront encore davantage si leur marge s'écroule. C'est un cercle vicieux.

Universal devrait plutôt tenter de baisser le prix de vente de la musique en ligne, qui devient beaucoup plus chère que les CD alors qu'il n'y a ni essence à payer pour le transport des disques, ni boîte en plastique à produire pour les protéger, ni stockage à rentabiliser dans les grandes surfaces, ni pochettes d'album à imprimer,...
la liste des économies est longue.

http://www.numerama.com/magazine/15297-universal-veut-vendre-tous-ses-cd-moins-de-10-mais-avec-quel-espoir-a-long-terme.html
Revenir en haut Aller en bas
Nine
Admin


Nombre de messages: 8717
Date d'inscription: 03/05/2008

MessageSujet: Re: UNIVERSAL MUSIC GROUPE   Dim 10 Oct - 23:57

Le livre de Pascal nègre
Sans Contrefaçon




Pascal Nègre, le PDG d'Universal Music France annonce la sortie de son livre
"Sans Contrefaçon",
disponible en librairie à partir du 3 novembre 2010 aux éditions Fayard.

Quelques coups de gueule contre le téléchargement illégal,
un rôle souvent présenté comme ingrat dans le cadre de l'« affaire Johnny »
et les remises de prix de la « Star Academy »,
voilà à quoi se résume généralement l'image de Pascal Nègre aux yeux du grand public.
Autant d'arbres qui cachent la forêt.

Car l'entreprise qu'il dirige depuis plus de quinze ans est surtout,
avant tout, une de celles qui permet chaque jour à des millions de Français
d'écouter de la musique.

Ce métier, mal connu et objet de multiples fantasmes,
a besoin aujourd'hui d'être expliqué - et défendu face aux bouleversements
qu'il a subis ces dernières années.
La dématérialisation de la musique et la crise du disque qui en a découlé
ont en effet permis à Pascal Nègre de tirer des leçons qui concernent
l'ensemble des industries dites « de contenu ».

C'est tout le problème de la place de l'art et de la culture dans la société
qui se trouve ainsi mis en lumière.
Les produits culturels peuvent-ils devenir gratuits sans porter un coup fatal à la création ?
Le rôle des professionnels de la culture est-il vraiment devenu obsolète ?

Croit-on sincèrement que la disparition des intermédiaires
entre les artistes et le public améliorera la qualité et la diversité des œuvres proposées ?

L'économie propre aux maisons de disques permettait
à celles-ci de soutenir des artistes confrontés à des périodes moins fastes,
de relancer des carrières, d'investir dans de nouveaux talents,
de prendre part à l'élaboration de la musique de demain.
La mise à mal de ce système ne risque-t-il pas d'entraîner
un appauvrissement du paysage musical en France ?

Et comment le fait d'écouter des chansons en fichiers compressés
sur les minuscules enceintes d'un ordinateur pourrait-il être considéré
comme un mieux pour la musique ?

La crise du disque n'a-t-elle pas d'ores et déjà porté atteinte à la musique
dans ce qu'elle a de plus fondamental en détériorant le son ?

N'hésitant pas à hausser le ton,
Pascal Nègre abandonne ici la retenue habituelle des chefs d'entreprise.
Ce qu'il dit de la musique s'applique déjà en partie au cinéma, à la photographie,
et demain concernera le livre.
Les métiers de la création vivent un moment crucial de leur histoire,
que le président d'Universal analyse avec une bonne longueur d'avance.

INFO UNIVERSAL
Revenir en haut Aller en bas
liliane
Admin


Féminin Nombre de messages: 8040
Age: 61
Localisation: dans la galaxie
Date d'inscription: 02/05/2008

MessageSujet: Re: UNIVERSAL MUSIC GROUPE   Jeu 14 Oct - 10:04

PROMOTION SUR LE NET DU LIVRE DE PASCAL NEGRE

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo


Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo


Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo


Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo
Revenir en haut Aller en bas
Nine
Admin


Nombre de messages: 8717
Date d'inscription: 03/05/2008

MessageSujet: Re: UNIVERSAL MUSIC GROUPE   Jeu 14 Oct - 13:20

TRES BON TEASING !!!



SUR UN AIR DE MYLENE FARMER
vous connaissez la chanson ?

... Dis Maman !
pourquoi on a plus de belles chansons ? ...


Puisqu'il faut choisir
A mots doux je peux le dire
Sans Contrefaçon
c'est un grand Patron
Et pour un empire
Je ne vais pas le contredire
Puisque Sans Contrefaçon
c'est un grand Patron

Tout seul dans son bureau
Les yeux cernés de noir
A l'abri des regards
Il défie le hasard
même pas ringard
Dans ce monde qui n'a ni queue ni tête
il n'en fait qu'à sa tête
il sait aussi faire la fête

Tour à tour on l'agace
De vos résolutions
il n'admets aucune menace
Ses solutions
il s'en fout bien des qu'en dira-t-on
Il est caméléon
Prenez garde à ses soldats de plomb
C'est eux qui vous tueront

Puisqu'il faut choisir
des bonnes chansons
sans contrefaçon
qu'il feuillette son catalogue
il en sortira bien un artiste en vogue
Dans la musique
il n'y a jamais d'épilogue.

Le costume Blanc c'est un clin d'oeil
à Eddy Barclay ... NON !



Revenir en haut Aller en bas
 

UNIVERSAL MUSIC GROUPE

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» Recherche POMPE INJECTION tracteur universal 500 (moteur D115 someca)
» groupe On/Off
» Frederique le Calvez [Daphné-Le Groupe]
» Comment réaliser une biographie et une discographie complète d'un groupe/artiste ?
» Album Autocollant Panini
Page 2 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
HARMONY :: LA MUSIQUE ADOUCIT LES MOEURS :: L'INDUSTRIE DE LA CHANSON-