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 JIM MORISSON ET LES DOORS

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Nine
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MessageSujet: JIM MORISSON ET LES DOORS   Mar 17 Juin - 22:08

JIM MORISSON

Né le 08 décembre 1943
Décédé le 03 juillet 1971 (à l'âge de 27 ans)



BIOGRAPHIE

James Douglas Morrison, chanteur charismatique et parolier scandaleux des Doors, est né le 8 décembre 1943 à Melbourne (Floride) d’un père militaire et d’une mère femme au foyer. Après une prime jeunesse mouvementée, qu’il passa avec son frère, sa sœur et sa mère, en déménagements multiples en raison des déplacements que l’armée imposait à son père.
Ce fan d’Elvis Presley, féru de littérature et de poésie, finit par s’établir à Los Angeles (Californie) où il étudia le cinéma à la fameuse UCLA (University of California Los Angeles) dans la première moitié des années 1960. C’est à cette époque qu’il coupa définitivement les ponts avec la famille Morrison, l’éducation plus que stricte qu’il avait reçue l’ayant sans doute prédisposé à les quitter.
On peut également conjecturer que Jim Morrison ne revit plus sa famille afin de la préserver, en raison du succès déferlant qu’il connut peu après avec son groupe The Doors. Fondée en 1965 avec Ray Manzarek (orgue-basse) — autre étudiant en cinéma, de plusieurs années son aîné, rencontré à l’UCLA — la petite formation se composait également de Robbie Krieger (guitare) et John Densmore (batterie).
La musique des Doors, savant mélange de jazz, folk, pop, blues et autres influences venant de l’éclectisme de ses membres, a souvent été qualifiée d’intellectuelle, sans doute en raison de la variété de styles qu’elle brassait, mais également à cause des textes de son chanteur, Jim Morrison, dont la voix claire et grave, puis rauque et profonde, berça de litanies poétiques surréalistes un public toujours plus nombreux, que n’a jamais diminué le fossé des générations.
L’image publique de Jim Morrison est avant tout celle d’un beau jeune homme aux boucles brunes, au regard bleu dans le vide, vêtu d’un pantalon de cuir noir, et qui se donnait en spectacle dans tous les sens du terme, à la scène comme à la ville. Les scandales ont émaillé sa courte vie : de nombreuses arrestations, pour exhibitionnisme, insultes à agents et ivresse publique notamment. De nombreuses maîtresses, et amants d’après certains, ont partagé sa couche, et les drogues les plus diverses lui seraient passées dans l’organisme.
Mais de Morrison lui-même, on ne sait finalement pas grand chose malgré les nombreux articles et les biographies qui lui ont été consacrées. Danny Sugerman, Ray Manzarek, ou plus récemment avec une petite touche plus racoleuse Stephen Davis et d’autres biographes, se sont penchés sur son cas, d’où il ressort que Jim Morrison était un être d’une grande gentillesse souvent occultée par ses tendances hallucinées (qui ne lui venaient pas seulement des drogues et de l’alcool qu’il ingérait comme on sait en quantité) et son ego, tantôt surdéveloppé, tantôt incertain.
Personnage haut en couleurs ayant côtoyé les grands noms de l’époque — entre autres Jimi Hendrix et Janis Joplin avec qui il partage comme on sait la caractéristique d’être mort à 27 ans — Morrison a collectionné les maîtresses tout en restant à sa manière fidèle jusqu’à la mort à sa seule fiancée officielle, la charmante rouquine Pamela Courson (décédée également d'une overdose à 27 ans). Cette dernière dissimulait elle aussi derrière son joli minois recouvert de taches de rousseur un grave penchant pour les drogues. Seul être sans tâche dans la vie de Morrison, son chien, Sage, un genre de labrador
noir.
Morrison s’est aussi montré avide d’une reconnaissance peut-être finalement mal assumée. Son image érotique et charismatique, qui lui a en partie valu son succès, l’a également poussé à s’enlaidir afin de montrer au public qu’il était capable d’autre chose : écrire, filmer. Il n’existe qu’une manière de se faire une idée de qui était vraiment Jim Morrison : lire ses poèmes, écouter les paroles de ses chansons, regarder les vidéos qui le montrent en concert ou les longs et courts-métrages que lui-même ou ses amis de l’époque ont réalisés, savoir ce qu’il lisait et les films et la musique qui le rendaient heureux ou créatif.
Sa fascination pour les Indiens d’Amérique et le désert est certainement éloquente, autant que son amour de la littérature. HWY. An American Pastoral, le dernier film réalisé par Morrison est emblématique de ses passions et de sa poésie particulière. Et ce sont ces facettes du personnage qui, en dehors de l’image de rebelle contestataire des années 1960 opposé à l’armée, aux politiciens, à la famille américaine modèle, sont restées dans les mémoires et ont profondément marqué les artistes qui lui ont succédé. L’ombre de Morrison plane en effet dans les œuvres les plus intéressantes d’hier et d’aujourd’hui, en témoignent des films tels que Easy Rider (1969) de Peter Fonda et Dennis Hopper, Fear and Loathing in Las Vegas (1994) de Terry Gilliam et The Big Lebowski (1998) des frères Cohen, qui à eux trois résument l’époque, l’état d’esprit, et rendent, consciemment ou non, un vibrant hommage à l’artiste et à son ère.
De même en littérature, Morrison, lui-même amateur d’Aldous Huxley, Oscar Wilde, William Blake et de bien d’autres figures mythiques de la littérature, et dont le style n’est pas sans rappeler un autre poète américain, Walt Whitman, a inspiré de nombreux textes. On le croise notamment dans l’excellente nouvelle de Stephen King : Rockn’ Roll Heaven, aux côtés encore d’Hendrix et de Joplin, et d’une pléiade de musiciens morts des années soixante. Il a également inspiré dans son œuvre lyrique Viggo Mortensen, et son fantôme plane sur de nombreuses productions et groupes.
Sa mort, dont les circonstances restent encore obscures aujourd’hui, a certainement contribué à ancrer dans l’imaginaire collectif la légende de celui qui se nommait, mi-sérieux, mi-ironique, le Roi Lézard. Les rumeurs les plus folles ont couru à ce sujet, allant de l’overdose à la crise cardiaque en passant par le meurtre et l’assassinat commandité par la CIA. En effet, on a parfois prétendu que Jimi Hendrix, Jim Morrison, Janis Joplin et d’autres figures de l’époque, mais aussi d’aujourd’hui, décédées dans la fleur de l’âge, avaient été jugés gênants par le gouvernement américain. Cette hypothèse paraît moyennement vraisemblable car, tout révolutionnaire libertaire et tout amuseur de foule qu’il ait été, on sait qu’avant tout Jim Morrison (comme toute autre star controversée d’hier et d’aujourd’hui — on pense également aux vagues générées par Marilyn Manson) était un artiste, et les artistes en viennent rarement à diriger les nations.

A 27 ans, usé, ayant vécu en quelques années ce que d’autres mettent une vie entière à expérimenter, Jim Morrison est donc mort, à Paris, comme Oscar Wilde, et sa tombe, comme celle de ce dernier, est sise au cimetière du Père-Lachaise où elle fait depuis plus de trente ans l’objet d’un véritable culte. Et tandis que certains visitent ce lieu mystérieux, d’autres fantasment sur le fantôme du chanteur des Doors, allant jusqu’à prétendre qu’il serait vivant et mènerait en secret une existence tranquille, un peu à la manière de ceux qui croient encore avoir croisé Elvis Presley, bien vivant lui aussi, un cheeseburger à la main. Reste que Jim Morrison nous a légué en compagnie des Doors un magnifique répertoire ainsi qu’une poésie passionnante et surréaliste.


Source : www.music-story.net/.../tory.net/texte_person/Jim+Morrison[/color]
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MessageSujet: Re: JIM MORISSON ET LES DOORS   Mar 17 Juin - 22:13

video LOVE ME 2 TIMES


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MessageSujet: Re: JIM MORISSON ET LES DOORS   Mar 17 Juin - 22:16

video :star: GLORIA :star:




A liliane amour fou
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MessageSujet: Re: JIM MORISSON ET LES DOORS   Mar 17 Juin - 22:22

:etoile11: video : RIDERS IN A STORM





Unique :816989sw5:
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MessageSujet: Re: JIM MORISSON ET LES DOORS   Mar 17 Juin - 22:32

love EXCLUS

video : STRANGE DAYS :star:


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MessageSujet: Re: JIM MORISSON ET LES DOORS   Mar 17 Juin - 22:44



the end


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MessageSujet: Re: JIM MORISSON ET LES DOORS   Mer 18 Juin - 7:41

Merci Annick pour Gloria et The End.

« Nous voulons le monde et nous le voulons... maintenant ! »
The Doors


Etymologie

'The Doors' : ce nom d'apparence triviale réfère à un livre d'Aldous Huxley, 'The Doors of Perception', où l'auteur narre son expérience des produits stupéfiants (ce titre était lui-même inspiré d'une citation de William Blake, peintre et poète romantique anglais du XVIII-XIXe siècle).

Agoraphile !

Jim Morrison, qui a étudié l'ouvrage de Gustave Le Bon 'La Psychologie des foules', sait moduler ses interventions selon le public, s'appuyer sur ses réactions, plaisanter au moment opportun. Il fait rapidement la preuve qu'il peut manipuler le public à son gré.


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MessageSujet: Re: JIM MORISSON ET LES DOORS   Mer 18 Juin - 7:56

Interview du Magazine ROLLING STONE
Par le journaliste : Ben Fong-Torres

Printemps 1971

Les Doors enregistraient en quartet leur dernier album, L. A. Woman, quand un des plus importants journalistes de Rolling Stone, Ben Fong-Torres, vint les voir à Los Angeles.
Maintenant que le procès de Miami était derrière lui, Jim pouvait en parler librement. L'interview parut en mars 1971, peut de temps avant son départ pour Paris

BEN FONG-TORRES : Los Angeles. Jim Morrison et les Doors sont de retour à Hollywood et travaillent sur un nouvel album, cette fois sans le producteur Paul Rotchild, un album d'inspiration << blues >>, dit Morrison << du blues originel, si une telle chose existe >>.

Morrison, l'ex-symbole sexuel du rock de la côte Ouest, le poète qui se qualifie lui-même de << Roi Lézard >>, a été déclaré coupable, au terme d'un procès de deux mois en Floride, d'exhibition indécente et d'avoir employé publiquement un langage obscène au cours du concert qu'il a donné à Miami en mars 1969. Il est actuellement en liberté provisoire, et son affaire est toujours en appel, probablement pour un temps indéfini.

Jim Morrison poursuit malgré tout sa carrière avec les Doors, et continue de faire la transition entre le rock and roll, la poésie et les films. Il paraît maintenant quelques années de plus, et, s'il a toujours cette allure << jungle >>, son visage, avec ses longs cheveux noirs et cette barbe qui dévore ses joues, rappelle aujourd'hui davantage le lion que Tarzan. En outre, il a pris un peu d'embonpoint. Discret sur l'affaire de Miami dans l'interview qu'il donna à Rolling Stone en juillet 1969, comme il fut silencieux au cours du procès, Morrison parut davantage disposé à parler quand je le rencontrai à Hollywood, comme s'il tenait à éclaircir certaines choses du passé, à discuter des Doors et à replacer l'affaire de Miami dans son contexte, en toute liberté.

BEN FONG-TORRES : Vous considérez-vous toujours comme le << Roi Lézard >> ?

JIM MORRISON : C'était il y a deux ans, et même à l'époque c'était un peu ironique. J'ai dit ça à moitié pour rire... vraiment. C'était une phrase qu'on pouvait reprendre facilement. Je pensais que tout le monde aurait deviné que c'était ironique, mais apparemment ils ont pensé que j'étais fou.

BEN FONG-TORRES : Diriez-vous que vous vous classez parmi ceux dont certains disent qu'ils incarnent la <> ?

JIM MORRISON : Eh bien, j'ai dit que le rock était mort depuis des années déjà. Ce que le rock signifie pour moi, c'est... par exemple, il y a vingt ou trente ans, le jazz était le genre de musique vers laquelle les gens allaient, et des foules entières ont dansé là-dessus. Et puis le rock and roll est venu remplacer ça, et une nouvelle génération est arrivée et elle a appelé ça le rock. Une autre génération de gosses viendra dans quelque temps, une génération fourmillante, et elle trouvera un autre nom. Ce sera encore une fois une musique qui touchera les gens et les fera bouger.

BEN FONG-TORRES : Mais, il y a vingt ans ou trente ans, la musique n'était pas encore le symbole de toute une nouvelle culture ou d'une subculture.

JIM MORRISON : Mais, vous savez, chaque génération exige de nouveaux symboles, de nouvelles personnes, de nouveaux noms, ils veulent marquer leur divorce d'avec la génération précédente. Ils n'appelleront pas ça le rock... Ne voyez-vous pas qu'il y a un cycle dans tout cela, tous les cinq ou dix ans, quand on voit tous ces gens se rassembler, essaimer, se réunir dans l'idée de rupture... Quand vous pensez au rock, vous pensez musique. Je veux dire, m^me si vous ne compreniez pas les mots, vous auriez encore toutes les raisons de réagir.

BEN FONG-TORRES : Et Miami ? Est-ce que toute cette histoire va affecter votre choix de donner des concerts ?

JIM MORRISON : Je crois que Miami a été le point culminant de tous les concerts que nous avons donnés. Subconsciemment, je pense que j'essayais d'en finir, de réduire les choses jusqu'à l'absurdité, et ça n'a que trop bien marché.

BEN FONG-TORRES : Quand avez-vous eu le sentiment que les choses cessaient d'être amusantes ?

JIM MORRISON : Je crois qu'il y a un certain moment où on est sur la même longueur d'onde avec son public, et puis on grandit ensemble et on en prend conscience. Ce n'est pas que vous dépassez votre public, simplement, les choses doivent prendre une autre direction.

BEN FONG-TORRES : Le blues pourrait être cette direction ?

JIM MORRISON : Non, c'est juste un retour à ce que nous aimons le plus. Ce qu'en fait nous apprécions les et les autres. non pas que nous ayons fait une musique qui ne nous plaisait pas. Quand on jouait dans les clubs, je dirai que la moitié de ce qu'on faisait était du blues, et les disques que nous avons enregistrés en sont un reflet, mais je crois que c'est dans le vieux blues que nous sommes à notre sommet. J'aime le blues, parce que c'est fantastique à chanter.

Nous jouons en ce moment avec le bassiste d'Elvis, Jerry... bon sang, j'ai oublié son nom [Sheff], et pour la première fois, nous enregistrons sur les lieux même où nous répétons, avec un studio à l'étage. Nous travaillons avec le même ingénieur du son que pour les précédents albums, Bruce Botnick. Paul Rotchild n'est pas dans le coup cette fois. C'est à convenance mutuelle, on s'est dit qu'il était temps... de suivre une voie différente.

BEN FONG-TORRES : Qu'attendiez-vous du procès de Miami, en dehors de votre liberté personnelle ?

JIM MORRISON : Vous savez, j'espérais... ou je pensais que cette affaire allait avoir un grand retentissement, être exemplaire, mais les choses n'ont pas tourné de cette façon. C'est sans doute une des raisons pour lesquelles ils ont tellement fait traîner ce procès. La rapidité aurait joué en notre faveur, l'affaire aurait attiré davantage l'attention. En fait, on s'en est désintéressé au plan national. Après tout, c'était peut-être aussi bien, j'en étais soulagé d'une certaine façon, parce qu'il n'y avait aucun véritable idéal en jeu.

C'était le type de procès classique en Amérique, où il est question de liberté d'expression et du droit de quiconque a un point de vue personnel de l'exprimer en public et d'être écouté sans que l'appareil judiciaire menace et fasse pression. En fait, mon avocat a fait un discours au procès dans lequel il exposait le fait que l'histoire de la liberté d'expression se confondait avec celle du théâtre. Le droit d'un artiste ou d'un dramaturge à exposer ses vues. Ce fut une brillante description de ce processus historique, mais elle n'eut aucun effet sur la suite. Le Premier Amendement garantit en théorie la liberté d'expression. Il existe un arrêt qui stipule que tout spectacle dramatique ou artistique est protégé par cet amendement.

En fait, l'accusation a refusé d'auditionner tous les témoins qui étaient censés rappeler ce simple fait. On était complètement dans le cadre d'une affaire criminelle. Mes avocats s'étaient préparés à argumenter sur le fait que, dans tous les cas, ce dont on m'accusait n'allait en rien à l'encontre des valeurs contemporaines de la communauté, et ils ont voulu emmener le jury voir Woodstock et d'autres films du même genre. De plus, au moment du procès, le spectacle Hair se jouait à Miami, et ce spectacle n'était pas moins obscène que les faits qu'on me reprochait, il y avait tous ces corps à moitié nus qu'on voyait sur scène, et tout le monde pouvait y aller, il n'y avait aucune interdiction pour les mineurs, mais le juge s'attendait à cette manoeuvre et il a rejeté la motion.


BEN FONG-TORRES : Mais est-ce que le parallèle était bien approprié ? Dans Hair, pour conserver cet exemple, le langage employé et cette prétendue obscénité font partie intégrante de l'action. Diriez-vous de chacun de vos actes qu'ils s'inscrivaient dans un processus dramatique ? Vous étiez spontané.

JIM MORRISON : Il s'agit néanmoins d'un spectacle qui a lieu sur une scène. Nous ne parlons pas d'un rassemblement politique. Nous chantons des chansons que tout le monde connaît. Les gens qui sont venus assister au concert possèdent nos albums, et ils savaient en gros ce qu'ils étaient venus voir.

BEN FONG-TORRES : De quoi avez-vous été reconnu coupable ?

JIM MORRISON : Il y avait quatre chefs d'accusation; comportement obscène et exhibition indécente notamment. Et trois délits ou infractions; utilisation d'un langage obscène, et... voyons voir, oh ! ivresse publique et l'autre était lié à l'exhibition. C'était un délit séparé. Si bien que constitutionnellement, ils avaient tort. on ne peut accuser deux fois une personne d'un même délit. Ce point précis constituera un de nos motifs d'appel.

BEN FONG-TORRES : Pourquoi n'a-t-on pas évoqué ces problèmes au début ? Ne pouviez-vous demander un renvoi du procès ?

JIM MORRISON : Nous avons demandé évidemment que le procès soit renvoyé, et cela un nombre incalculable de fois, mais nos demandes ont été systématiquement rejetées.

Il y a un autre motif d'appel : le fait que je n'ai jamais pu avoir un procès équitable étant donné le climat ambiant. L'opinion publique s'est déchaînée pendant un an et demi; à cause d'un quelconque journal ou d'une radio ou de ne ne sais quelle chaîne de télévision de Miami. On a deux dossiers pleins de coupures de presse en provenance de tout le pays. Mais il y a une chose qui était intéressante à observer, chaque jour, quand on rentrait : nos passages sur le petit écran. Ils n'étaient pas autorisés à filmer à l'intérieur de la salle d'audience, mais ils filmaient les arrivées et les départs. Et on avait le point de vue des journalistes sur ce qui se passait. Les premiers jours, ils s'en tenaient à un discours presque politique; c'était ce qu'avaient fait les gens pendant un an et demi, mais au fur et à mesure que le procès se déroulait, les journalistes eux-mêmes, quand ils parlaient de moi et des personnes impliquées dans l'affaire, ça se voyait juste dans les journaux et les articles qu'on écrivait, avaient tendance à porter un regard de plus en plus objectif sur le procès.


BEN FONG-TORRES : Parlons de l'avenir immédiat des Doors. D'autres concerts ?

JIM MORRISON : Non, nous ne prévoyons pas de concerts pour l'instant. Nous ne sommes plus attirés pour l'instant par les grandes salles, et jouer dans les clubs un soir de temps à autre, ça n'a pas vraiment de sens. Je crois qu'on fera un ou deux albums encore, et chacun partira de son côté. Chaque musicien du groupe a maintenant des projets personnels, qu'il a envie de réaliser en toute indépendance. Je crois que Robby voudrait faire quelque chose en solo... quelque chose à la guitare essentiellement, et John a toujours été... au fond, il aime le jazz et je le soupçonne e vouloir produire un album de jazz. Robby et John ont produit il y a quelques années l'album d'un groupe d'amis à eux, un album intitulé A Comfortable Chair. Tous les deux ont vraiment une oreille pour la production.

BEN FONG-TORRES : Et vous ? Avez-vous un projet de film ?

JIM MORRISON : Ahhh... je crois qu'au fond, c'est ce qui m'a toujours intéressé, bien plus que de faire partie d'un groupe. Faire un film. J'aimerais écrire et diriger un film; j'en ai un en tête, mais il y a un film que j'ai fait, et qui a été très peu diffusé, intitulé HWY.

BEN FONG-TORRES : Est-ce qu'il n'a pas été projeté au Canada lors d'un Festival du film Jim Morrison ? Quel accueil a-t-il reçu ?

JIM MORRISON : On m'a dit que HWY avait été accueilli avec enthousiasme.

BEN FONG-TORRES : Ce n'était pas le cas au Festival du film de San Francisco...

JIM MORRISON : Feast of Friends (Festin d'amis) a été projeté là-bas il y a un an environ. Je crois qu'ils ont réagi davantage à la personnalité qu'au film. HWY a été sélectionné pour le Festival du film de San Francisco, mais il a été ensuite refusé pour je ne sais quelle raison. C'est un film qui dure cinquante minutes, tourné en 35 millimètres et en couleurs. J'y tiens le rôle principal, et je l'ai réalisé avec quelques amis à moi. C'était un peu un exercice pour moi, une sorte d'échauffement. Il n'y a pas d'intrigue. Juste un autostoppeur qui vole une voiture... du moins, on le devine après... et il roule en ville et prend une chambre dans un motel ou quelque chose et voilà, ça se termine à peu près comme ça.

Interview transcrite par Olivier Nigg.
Interview prise dans le livre de

© Jerry Hopkins "Jim Morrison, le roi lézard"

http://membres.multimania.fr/doors/rolling2.htm


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MessageSujet: Re: JIM MORISSON ET LES DOORS   Mer 18 Juin - 12:18

Tres belle et complete ITV Liliane bisous

je me suis meme permise de la sauvegarder.


Merci
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MessageSujet: Re: JIM MORISSON ET LES DOORS   Dim 19 Oct - 8:28

Dimanche 19 octobre sur Arte :




http://www.leblogtvnews.com/article-23854870.html
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MessageSujet: Re: JIM MORISSON ET LES DOORS   Mar 9 Déc - 12:54

La guerre des Doors, dernier épisode
Jean Pierre Lentin



La Cour Suprême de Californie a tranché : elle refuse de prendre en compte l’appel judiciaire de deux anciens Doors et confirme les jugements existants. C’est donc la fin d’une longue série de procédures et d’embrouilles concernant les trois ex-Doors.

Flashback sur l’affaire : en 2003, Ray Manzarek, le claviériste, et Robby Krieger, le guitariste, organisent une tournée dans laquelle ils reprennent le répertoire des Doors. John Densmore, le batteur, refuse d’y participer. Épaulé par les héritiers de Jim Morrison, il impose par voie légale une condition : OK pour la tournée, mais en aucun cas la tournée ne doit utiliser le nom « Doors », le logo des Doors ou des images de Jim Morrison. Manzarek et Krieger ont alors une fausse bonne idée : ils se baptisent « The Doors of the 21st Century ».

En 2005, la justice, saisie par Densmore, rend sa sentence : il y a bien eu violation du contrat et utilisation du nom Doors. Manzarek et Krieger sont condamnés à verser des dommages et intérêts à Densmore, ainsi qu’aux héritiers de Jim Morrison (ses parents) et aux parents de Pamela Courson, l’épouse de Morrison décédée en 1974, trois ans après la mort de son illustre mari.

Ray Manzarek et Robby Krieger vont donc devoir casquer, pour un montant qui n’a pas été divulgué. Par ailleurs, ils entendent continuer leurs tournées et jouer le répertoire des Doors originaux, mais désormais sous un nouveau nom de groupe, reprenant le titre d’une chanson des Doors : Riders on the Storm.


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MessageSujet: Re: JIM MORISSON ET LES DOORS   Ven 27 Fév - 12:42

UN LIVRE A LIRE :

The Jim Morrison Manual Case

Joannic Laborde - Le 8 décembre EST PARU un nouveau livre sur la mort de Morrison, The Jim Morrison Manual Case. Le livre est écrit par la journaliste Adriana Rubio et publié par ARTS Publications.

D'après les informations se trouvant sur le site de la maison d'édition, toute la lumière sera faite sur le Oregon Cowboy (théorie voulant que Jim Morrison soit maintenant un cowboy en Oregon), les mensonges liés à la prétendue mort du poète, etc. Et le tout promet d'être bien documenté.
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MessageSujet: Re: JIM MORISSON ET LES DOORS   Dim 9 Mai - 16:41

When you're strange
Date de sortie cinéma : 9 juin 2010




Produit par Peter Jankowski
Réalisé par Tom DiCillo
Narré par Johnny Depp

Long-métrage américain .
Genre : Documentaire , Musical
Durée : 01h30min
Année de production : 2009
Distributeur : MK2 Diffusion

A l'origine, il y a Les portes de la perception, le livre d'Aldous Huxley sur son expérience de la mescaline et d'autres drogues hallucinogènes. La citation de William Blake, qui lui a fourni le titre de ce livre, inspira également Jim Morrison et Ray Manzarek pour le nom du groupe - The Doors - qu'ils fondèrent en 1965 à Venice Beach avec John Densmore et Robby Krieger. Ils allaient devenir l'un des groupes les plus importants et les plus influents du rock américain.



Tout n'a-t-il pas été dit, raconté et montré sur les Doors, près de quarante ans après la mort de son leader charismatique, Jim Morrison? Curieusement, la réponse pencherait plutôt du côté du non. S'il y eut le mésestimé film d'Oliver Stone, The Doors, en 1991, le rockumentaire de TomDiCillo, When You're Strange, sur les écrans mercredi, est le premier véritable documentaire sur le groupe de Los Angeles. Construit uniquement avec des images d'archives, souvent inédites, le réalisateur new-yorkais dresse le portrait d'un groupe étrange dans une époque et un pays qui l'étaient tout autant.

Tom DiCillo aime la musique et les chanteurs à part. En ce sens, son dernier film, un rockumentaire sur les Doors, When You're Strange, fait écho à son tout premier film, Johnny Suede, où Brad Pitt, alors à l'orée de sa carrière, campe un apprenti chanteur loufoque obsédé par Ricky Nelson et les chaussures en daim. Un personnage étrange, à l'image de Jim Morrison dont le portrait dressé par DiCillo dans When You're Strange est assez proche de celui joué par Sam Rockwell dans le meilleur film du réalisateur new-yorkais, Box of Moon Light. Chaman, buveur, menteur, quelque peu dérangé… Jim Morrison est tout ça à la fois. C'est peut-être ce qui a séduit Tom DiCillo dans le projet de réaliser le premier documentaire sur les Doors, quarante ans après la mort de Jim Morrison à Paris. Obsédé par l'étrange, la marge, DiCillo, à l'aide d'images d'archives souvent inédites, délivre le portrait d'un groupe, d'une époque, d'un pays et d'un chanteur profondément à part.

Une trajectoire stratosphérique
La marge, le rock mais aussi la célébrité comme dans son précédent film Delirious. Avec ce documentaire sur les Doors, Tom DiCillo a trouvé la matière première de ses obsessions et ses thèmes de prédilections. Les dé-boires de la gloire et de la célébrité, Jim Morrison, fil rouge du film, les a portés comme peu de chanteur de rock des années 60. A tel point que les gens n'assistaient pas aux concerts pour écouter la musique des Doors mais pour assister aux frasques de leur leader, imbibé, drogué, imprévisible. "Le roi lézard" le leur jettera au visage lors du concert de Miami du 1er mars 69, prélude à une longue tournée américaine du groupe qui n'eut jamais lieu. Tom DiCillo s'attarde longuement sur ce passage de l'histoire du groupe, qui laisse six albums entre rock, jazz et blues. Ce concert fut le début de la fin du groupe, et une prise de conscience pour un Jim Morrison à demi-conscient sur scène mais fatigué d'être au cœur d'un star-système qu'il ne souhaitait pas incarner.

Les fans des Doors n'apprendront pas grand-chose à la vision de When You're Strange mais se délecteront des images inédites, notamment celles du moyen-métrage réalisé par Morrison en 1970 –HWY, An American Pastoral. Les autres découvriront un groupe précurseur, certainement plus jazz que rock, à la fois dans, et en avance sur son temps comme le souligne le réalisateur dont le montage rythmé et le ton ironique des commentaires (lus par Johnny Depp), collent parfaitement à la trajectoire stratosphérique du groupe et de son leader.

Jérôme Guillas - leJDD.fr
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MessageSujet: Re: JIM MORISSON ET LES DOORS   Mer 9 Juin - 10:23

Densmore: Les Doors étaient la face sombre de l'Amérique


Cheveux blancs tombant sur les épaules ramenés en un petit catogan discret, T-shirt ample sur un pantalon de toile fluide, tongs aux pieds, John Densmore reçoit détendu dans les salons du Pavillon de la Reine, hôtel cosy de la Place des Vosges. L'ancien batteur des Doors est à Paris pour assurer la promotion du documentaire de Tom DiCillo, When you're strange, retraçant le parcours du groupe mythique de Los Angeles.

A 65 ans, la rythmique des Doors est un homme tranquille ou presque, à peine dérangé dans ses nuits par des apparitions de Jim Morrison en rêves. Bracelets de perles autour du poignet, tatouage yin et yang usé sur l'avant-bras droit, Densmore a gardé quelques stigmates d'une génération "flower power" à laquelle il n'a jamais vraiment appartenu. Celui qui fut dépeint par Oliver Stone comme le moins proche de Jim Morrison garde pourtant de l'icône rock un souvenir ému. La voix posée, le regard attentif, John Densmore s'est prêté de bonne grâce au jeu de l'interview pour jeter un regard quarante ans en arrière.

Quel regard portez-vous sur le documentaire de Tom DiCillo et le portrait qu'il fait de vous, des Doors?
Je n'avais vu aucun des films de Tom DiCillo avant de le rencontrer et j'étais plutôt pessimiste à l'idée d'un nouveau film documentaire sur les Doors car je connaissais toutes les images du groupe et celles faites par Jim lui-même. J'ai été très surpris en voyant la copie zéro (bande son et image synchronisées, Ndr) sans la voix off de Johnny Depp et je me suis dit: 'Waouh! C'est bon!' Ray, Robbie et moi avons vu les images et on a donné quelques indications à Tom DiCillo, mais pas énormément. On a été ravi que Johnny Depp accepte de prêter sa voix au film. Il raconte l'histoire d'une icône et il est une icône lui-même. Il était ainsi sensibilisé, ça transparaît dans sa narration.

Le portrait qu'il donne du groupe et des relations entre ses membres est-il fidèle?
C'est en tout cas le plus proche de la vérité, oui.

Meilleur que celui dressé par Oliver Stone?
Les deux films sont une addition, celui de DiCillo n'est pas une réponse ultime. Oliver Stone a fait un film sur un artiste tourmenté. Ce qui me va. When You're Strange l'est aussi en partie, le portrait d'une sorte de Dyonisos, mais il montre aussi le groupe dans son ensemble, à une époque ou la guerre du Vietnam et les assassinats politiques faisaient rage. Il montre comment nous fonctionnions tous les quatre, comment nous avions besoin les uns des autres. C'est un film sur les Doors, j'aime ça. C'est un film sans acteurs mais certains spectateurs ont été bluffés par les images de Jim avec la barbe, au volant de sa voiture en plein désert au début du film. Ils ont pensé que c'était un acteur. DiCillo a utilisé les images du moyen métrage tourné par Jim en 1970, filmé en 35mm avec des images sublimes. Mais c'est Jim! C'est bien lui! Tom DiCillo a réussi à ajouter au mystère en présentant Jim errant au milieu du désert, à la recherche de quelque chose - du film peut-être! - et en le faisant écouter sa propre mort à la radio. C'est étrange. Mais je ne veux pas que cela soit compris comme si Jim était toujours en vie. Il est au Père-Lachaise, il est mort alcoolique.

«Il n'y avait rien de programmé c'était totalement imprévisible»
Que ressentez-vous en revoyant les images du groupe sur scène?
De la folie et du danger. On ne savait jamais ce que Jim allait faire, mais ça faisait partie de l'excitation de monter sur scène avec lui. Je viens du jazz et j'avais cette fibre de l'improvisation, alors ok! Je pars avec lui s'il fait quelque chose de fou, déclame un nouveau poème ou n'importe quoi. Mais son alcoolisme était contre-productif. J'ai essayé pendant un an avec Robbie et Ray de le faire décrocher. En studio il était parfois simplement trop défoncé et on devait rentrer chez nous. (Silence). Mais tout ça me manque, ses paroles, sa sauvagerie… La première fois que j'ai écouté ses chansons… C'était dans un garage, il était là dans un coin de la pièce, timide, pas sûr de sa voix… Je me suis dit 'assurément ce n'est pas le prochain Mick Jagger'. Mais quand j'ai lu ses paroles… 'Day destroys the night, night devides the day, try to run, try to hide, break on trough to the other side'. Je me suis dit: 'Je veux essayer, je veux m'assoir derrière la batterie!

Vous dites que c'était fou mais dans le film vous avez l'air tous tellement cool, sereins. Comme si le show était écrit.
Oui, dans sa tête! (Rires) Parfois c'était fou, parfois non. Mais il n'y avait rien de programmé c'était totalement imprévisible. C'est pour ça que c'était si excitant et effrayant à la fois.

Dans le film, pendant l'enregistrement de l'album The Soft Parade, on vous voit quitter le studio, excédé. Que s'est-il passé?
(Soupir) Jim était comme un éléphant dans un magasin de porcelaine et tout le monde feignait de ne pas le voir. Je ne pouvais plus le supporter alors je suis parti. Je suis rentré chez moi, j'ai cogité et j'ai dormi. Au réveil je me suis dit: 'la musique c'est ma vie, je dois y retourner'. Je suis retourné au studio et personne ne m'a rien dit. (Rires) Dans mon amour de la musique, la propension de Jim à l'autodestruction a été ma croix, mon fardeau à porter. (Silence). Je sors un nouveau livre à l'automne… le tome 2 de mes mémoires. Une autobiographie où j'évoque les batailles, les tensions au sein du groupe.

Il y en a eu beaucoup?
Oui, encore récemment, lorsque Ray et Robbie on voulu reformer le groupe, sous le même nom (Manzarek et Krieger se sont finalement produits sous le nom des The Doors of the 21th century, puis Riders on the Storm, accompagné d'un autre batteur et d'autres chanteurs, Ndr) On avait beau être des membres fondateurs des Doors, sans Jim, nous n'étions plus les Doors. Toute cette histoire est terminée mais ça a été très dur. J'ai écrit là-dessus.

Quelles sont vos relations aujourd'hui avec Ray Manzarek et Robbie Krieger?
Mitigées. Mais une fois que j'aurais dit ce que je voulais dire, et que les gens sauront ce que j'ai ressenti, j'irai mieux et je pourrais faire table rase du passé.

Dans le documentaire, vous dîtes, même si cela vous paraît impossible, que les Doors ont fait le lien entre le rock et le jazz. Vous le maintenez aujourd'hui?
(Rires.) C'était une blague. Mais peut être que ce n'était pas impossible en fait. Je jouais un beat rock pour les Doors mais avec une sensibilité jazz. J'écoutais beaucoup John Coltrane, je l'ai vu souvent en concert et j'ai étudié le style d'Elvin Jones.

Vous pouvez le dire, vous étiez un groupe de jazz?
Nous n'étions pas des jazzmen, au moins dans un sens technique, car les musiciens de jazz sont réellement au-dessus. Mais ce sens de l'improvisation que nous avions permettait à Jim de faire ce qu'il voulait. Nous le suivons dans un poème puis nous revenions à la chanson. En ce sens c'était du jazz. Je vais vous donner un exemple (en Français dans le texte, Ndr). Le rythme de Girl from Ipanema ça donnait ça… (John Densmore bat le rythme avec ses doigts sur la table de l'interview, Ndr). D'accord? J'ai pris ce rythme et j'en ai fait ça (Il accélère et frappe plus fort, Ndr) Le même rythme, mais raide, plus rock ... et vous voyez? C'est Break on through! On a adopté la bossa nova au rock. Les Doors c'est du rock, du jazz, je ne sais pas!

«Je ressens l'esprit de Jim parfois»
Le film souligne une alchimie entre les membres du groupe.
Cette alchimie, ça a été le début des Doors. Jim disait 'Je ne sais pas jouer une seule note, sur quelque instrument que ce soit. J'ai des textes et des mélodies, mais je ne sais pas comment écrire une chanson!'. Alors, il disait: 'faisons ça tous ensemble, partageons l'argent et disons que toutes les chansons sont écrites par les Doors'. Ça a été le début de l'alchimie. C'était fantastique. Tout le monde s'est donné à 200%.

Comment voyez-vous Jim Morrison aujourd'hui?
Comment je le vois aujourd'hui? Dans mes rêves! (rires). C'est vrai! Une fois… (Il rit). Il était en costume très stricte, avec une cravate qui lui serrait le cou, et il voulait jouer de la musique. (Long silence). Ok, je vais le dire: je ressens son esprit parfois. Je l'aimais tellement, et je le détestais tellement pour ses excès et le fait qu'il soit mort si jeune. Avec le recul, aujourd'hui, je me dis que son destin était d'être une étoile filante, un gros impact et au revoir.

Dans le film, la mort de Jim est expédiée rapidement et accrédite la version officielle…
Il y a beaucoup d'histoires. Je pense surtout qu'il avait des gens armés de seaux dans son estomac qui essayaient d'écoper tout cet alcool et qui ont jeté l'éponge (rires). Je ne sais pas. L'héroïne? Je ne sais pas… Peut-être l'alcool. Il buvait énormément. A la fin du film Johnny (Depp) dit quelque chose comme 'certains pensaient qu'il était idiot, d'autres qu'il était un passionné. Mais vous ne pouvez pas brûler sans passion'. Cela sonne bien.

Vous continuez la méditation?
Oui. Le soir en allant me coucher, le matin en me réveillant.

Et les drogues? Vous avez tout arrêté?
Non! Vous voulez du vin? Non! Jim était un exemple de ce qu'aller trop loin voulait dire. J'ai toujours su personnellement que je n'étais pas sujet aux addictions. J'ai toujours été prudent. Je bois, je fume un peu, pour me détendre mais je n'abuse pas.

Quel a été l'impact des Doors sur les 60's et les groupes qui leur ont succédé?
Waouh! C'est très difficile pour moi de répondre à cette question, vous seriez mieux placé pour y répondre. J'ai envie de vous dire que nous étions le meilleur groupe et le plus célèbre (rire). Il me faudrait des années pour y répondre. Les années 60 ont été celles des graines de la lutte pour les des droits civils, pour la paix, pour le féminisme… Mais ça prendra peut-être un siècle de plus pour qu'elles germent. Nous étions, je crois, la face sombre de l'Amérique à une époque où le mouvement "flower power" était roi.

Jérôme Guillas et Clément Mathieu (Paris Match.com) - leJDD.fr
Mardi 08 Juin 201
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MessageSujet: Re: JIM MORISSON ET LES DOORS   Mer 9 Juin - 10:24



DiCillo: Morrison était seul

Les Doors sont à l'affiche mercredi. Après une sortie bradée Outre-Atlantique qui a mis le réalisateur de Ça tourne à Manhattan, Box of Moon Light ou encore Delirious dans une colère noire, la distribution de When You're Strange en France ravit en revanche Tom DiCillo. Grosse campagne de promotion réalisée par MK2, sortie dans les bacs de la bande-originale du film, hors-série en édition collector du magazine Trois Couleurs… le réalisateur était comme un coq en pâte à Paris pour l'avant-première de son rockumentaire. Exclusivement composé d'images d'archives, dont de nombreuses inédites jusque-là, le film, rythmé évidemment par la musique des Doors et la voix off de Johnny Depp, dresse le portrait d'un groupe et d'une Amérique pas forcément disparue. Interview.


Tom DiCillo réalise le premier véritable documentaire sur les Doors.



Comment est né le projet When you're strange?

Par un simple coup de téléphone. Les producteurs du film m'ont appelé et demandé 'voulez-vous faire un documentaire sur les Doors?" Et j'ai dit oui dès que j'ai entendu Doors. Je n'ai posé aucune question. Je n'ai pas demandé combien j'allais être payé ni rien, j'ai juste dit 'oui'. Voilà comment est né le projet. Je ne suis pas sûr de savoir pourquoi ils m'ont appelé, je ne le sais toujours pas aujourd'hui, mais je suis simplement heureux qu'ils l'aient fait. Je ne crois pas qu'ils s'attendaient à voir un film sur les Doors traité comme je l'ai fait. J'ai appris plus tard qu'ils avaient proposé à d'autres personnes le projet mais sous une forme très traditionnelle, avec des interviews et tout le blabla… Et pour ma part, quand j'ai vu toutes ces images du groupe, je me suis dit tout est là!

Il y a tant d'images d'archives des Doors?

Oh oui! Une centaine d'heures, peut-être plus. J'ai regardé les rushes pendant trois semaines, à raison de 8 heures par jour. Je ne pouvais tout simplement pas faire ce film sans utiliser toutes ces archives. J'ai essuyé un peu de résistance du groupe au début. Ils m'ont dit: 'comment pouvez-vous réaliser un film sur les Doors sans les interviewer?' Je leur ai dit: 'regardez ça, une ébauche de la première demi-heure, et on en reparle'. Ils m'ont dit 'ok, faisons le à votre façon'. Voilà comment je me suis retrouvé dans ce projet.

«Ils étaient de vrais croyants de la liberté artistique»
Que représentent les Doors pour vous?

Beaucoup. (Silence) Ce qui m'a le plus frappé, c'est leur désir, leur engagement de faire la musique qu'ils voulaient faire. Ils étaient de vrais croyants de la liberté artistique. Pour moi, leur musique sonne comme si elle avait été écrite hier.

Vous avez dit lors d'une conférence de presse au Festival du film de Sundance que les Doors n'étaient pas un groupe des 60's. Que vouliez-vous dire?

Dans le film, Ray Manzarek dit qu'il est né en 1939. Quel âge avait-il en 1966? 27 ans. Il n'était plus un adolescent depuis longtemps alors que le mouvement hippie a été lancé par de très jeunes gens. Ça lui a donné un temps d'avance. Il avait déjà pris des acides, il avait vécu ces choses là depuis longtemps. Ce que je veux dire c'est que les Doors n'ont jamais été un groupe hippie. Les Doors étaient en marge de ce mouvement. Ils étaient de leur temps mais avec cette longueur d'avance.

Vous montrez dans votre film une société violente mais où les changements sociétaux étaient du domaine du possible. Pensez-vous que cela soit toujours le cas aujourd'hui?

Exact. A cette époque, aux Etats-Unis ou en France, à travers le monde, il y eut de grands mouvements de protestations. Mais les Etats-Unis sont vraiment un étrange pays. Il devient même de plus en plus étrange. Plus j'en apprends au sujet de ce pays, plus je le trouve étrange. J'ai l'impression qu'il y a toujours eu cette dualité: d'un côté tout le monde parle du pays de la liberté, de la démocratie, et de l'autre côté il y a constant degré de contrôle, de peur des nouvelles idées, de restriction, de meurtres et de violence contre ses propres citoyens. Les années 60 ont représenté un moment de l'histoire où une alternative était possible, et pendant un court moment, ce fut une réalité. Je crois qu'aujourd'hui quelque chose de violent doit arriver, va arriver. Je le prédis. Aujourd'hui on parle de "maintenir l'Amérique". Putain mais qu'est-ce que cela veut dire? Je suis sûr qu'ils n'en ont eux-mêmes pas la moindre idée. Aujourd'hui on enseigne le créationnisme aux Etats-Unis à l'école, on enseigne que le réchauffement climatique est une hérésie. Quand vous avez à faire à une stupidité de cette magnitude, les clashes ne peuvent que survenir. Parce que ces gens là ne vont pas abandonner, ils sont persuadés d'avoir raison.

«A partir du moment où Jim Morrison a quitté la surface de la terre, les Doors n'existaient plus»
Vous n'êtes pas un fan absolu des Doors, comme certains admirateurs quasi-religieux obsédés par le groupe. Pensez-vous que cela vous donne un regard plus frais, plus distancié que celui d'Oliver Stone notamment, qui lui est un fan inconditionnel?

Je respecte le travail d'Oliver Stone, mais je ne pense pas qu'il ait fait un film sur les Doors, ni même sur Jim Morrison, mais peut-être plus sur Oliver Stone lui-même et sa passion. Ce que j'ai essayé de faire, c'est de souffler sur la poussière qui colle à la mythologie, à la légende du Dieu ou du Diable Morrison, et simplement montrer Jim Morrison comme un être humain, avec ses défauts et ses qualités, et la complexité de sa personnalité. Je suis fatigué de toutes les conneries qu'on entend sur Morrison et les Doors. Ils ont juste tenté de faire ce qu'ils avaient envie de faire. Ces quatre types sont de grands musiciens. Ils ont fait de la musique car ils aimaient la musique. Et je pense que ce plaisir était une dimension qui manquait cruellement au film de Stone. Jim savait vivre, c'était bon vivant, on voit ça dans mon film.

La fin de votre film et l'évocation de la mort de Jim est un peu dérangeante. Vous l'expédiez rapidement en accréditant la version officielle. Pourquoi ce choix?

J'ai pensé que c'était la meilleure fin pour mon histoire. Le film est sur les Doors, sur quatre gars. A partir du moment où Jim Morrison a quitté la surface de la terre, les Doors n'existaient plus. On pourrait faire tout un film sur ce qui est arrivé à Jim à Paris. Quand vous regardez la version officielle, je comprends que vous puissiez vous dire que ce n'est pas la vérité. Mais il y a des éléments de vérité dedans. Comme il y a peut-être des éléments de vérité dans la version d'Agnès Varda, ou chez d'autres. Mais comme il n'y a rien de définitif, excepté que Jim est mort, il n'y a pas lieu de se perdre en conjectures. Je crois personnellement qu'il a vraiment appelé Pamela Courson: 'Pam, tu es là?'. Il était seul quand il est mort.

Pourquoi avoir choisi Johnny Depp pour la voix off?

Je voulais avoir la voix de quelqu'un qui pouvait apporter quelque chose de nouveau, qui pouvait prouver que la musique de ce groupe est contemporaine et s'adresse aux générations qui découvrent les Doors de tous les cinq ans. Il apporte une intimité à la narration. Vous croyez ce qu'il dit et lui aussi y croit, c'est palpable. Il apporte vraiment sa pierre en tant qu'acteur.

Le film a été diffusé aux Etats-Unis sur PBS, le service public, dans le cadre de l'émission American masters, qui rend hommage aux grands noms de la musique américaine. C'est assez ironique dans la mesure où les Doors étaient, et sont toujours, un groupe subversif...
C'est vrai. Pour American masters, le film a été épuré de toutes les images de nudité, les gros mots ont été 'bipés'. J'ai demandé: 'Putain, comment pouvez-vous faire ça à un film sur un groupe qui n'a jamais voulu être censuré lors d'un hommage?' Tout ce que je peux vous dire, c'est que la sortie américaine de mon film a été stupide de toutes les façons possibles. Ils se sont contentés de le vendre à la télévision. Enfin, c'est une longue histoire... C'est aussi pour ça que je suis très content du travail de MK2, de la façon dont ils ont fait les choses. J'ai vraiment eu de la chance ici. Et je ne dis pas ça parce qu'ils sont juste à côté. Ce qu'a fait MK2 pour un réalisateur de film indépendants, est un rêve. Cela ne m'est jamais arrivé, sauf peut-être avec Ça tourne à Manhattan.

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MessageSujet: Re: JIM MORISSON ET LES DOORS   Sam 17 Juil - 1:14


.

Morrison, poète hanté par la mort








Le leader charismatique des Doors voulait se consacrer à la poésie. A sa disparition à 27 ans, il laissait des carnets remplis de vers sur la mort.




C’était un temps où les rock-stars se vivaient comme des poètes.

Et il suffit de voir When You’re Strange, l’excellent documentaire sur les Doors, pour comprendre que ce qui taraudait Jim Morrison était d’écrire, et de publier.

Ironie du sort, c’est quand il tentera de se consacrer complètement à l’écriture en quittant les Doors et en s’installant à Paris avec sa girlfriend, Pamela Courson, qu’il mourra d’une overdose.

Mais avant sa mort à 27 ans, en 1971, Jim Morrison a déjà écrit et publié à compte d’auteur le recueil Seigneurs et nouvelles créatures.
A sa mort, il laisse des carnets qui seront ramenés par Pamela à Los Angeles et oubliés dans une boîte référencée “127 fascination”.


Pamela disparaît quatre ans plus tard : ce sont ses parents qui retrouvent les écrits de Morrison et les rendent publics.
Dans When You’re Strange, quelques lignes suffisent à donner envie d’aller y jeter un coup d’oeil : “Je bois parce que ça m’aide à parler aux connards, moi inclus.”


Un enfer de Dante écrit sous dope

En songwriter aussi bien qu’en interviewé planant, Morrison a toujours eu le sens de la formule fulgurante.
Ces écrits diffèrent, moins sensuels. Plus noirs et inquiétants, ils nous plongent dans un enfer de Dante écrit sous dope, comme en transe, fragmenté et syncopé.

Où il est, partout, question de mort, comme s’il la désirait.

“Mort, vieille amie/La mort et ma bite sont le monde/Je pardonne mes blessures au nom de/Sagesse Luxe Romance”.


Inutile de dire que Morrison écrit ses poèmes avec le rythme d’une chanson, avec des répétitions et des “yeah” en fin de phrases, et des temps sans paroles, comme s’il s’agissait de laisser place à la musique – sur la page, ça devient un grand blanc.
Nombreuses sont les pages seulement tatouées d’une phrase.


“La vraie poésie ne veut rien dire, elle ne fait que révéler les possibles. Elle ouvre toutes les portes. A vous de franchir celle qui vous convient…

C’est la raison pour laquelle je suis tellement attiré par la poésie, elle est si éternelle. Tant qu’il y aura des hommes, ils pourront se souvenir des mots et de leurs combinaisons.”


Et c’est bien cela qui semble fasciner, amuser Morrison, comme un enfant qui découvre le langage et joue à mettre tel mot à côté de tel autre, juste pour voir quel effet cela pourrait produire.


“L’écrivain ne fait que répondre à des questions qui n’ont pas été posées”, écrit Morrison. Comme celle qu’un souvenir d’enfance ne finit pas de poser, insoluble.

A quatre ans, le petit garçon roule en voiture dans le désert avec sa famille, quand la route devient jonchée de cadavres d’Indiens ensanglantés et l’enfant sent son âme pénétrée par les âmes des morts. Et c’est peut-être la clé de tout, d’une vie et d’une oeuvre qui ressemblent à un exorcisme.


Wilderness (Christian Bourgois), traduit de l’anglais (E.-U.) par Patricia Devaux, 320 pages, 9€

La Nuit américaine (Christian Bourgois), traduit de l’anglais (E.-U.) par Patricia Devaux, 288 pages, 7€


http://www.lesinrocks.com/livres-arts-scenes/livres-arts-scenes-article/t/46824/date/2010-07-10/article/morrison-poete-hante-par-la-mort/
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MessageSujet: Re: JIM MORISSON ET LES DOORS   Mar 21 Mai - 9:46



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MessageSujet: Re: JIM MORISSON ET LES DOORS   Mar 21 Mai - 12:34

COME ON BABY etc ...

You know that it would be untrue
You know that I would be a liar
If I was to say to you
Girl, we couldn't get much higher

Come on baby, light my fire
Come on baby, light my fire
Try to set the night on fire

The time to hesitate is through
No time to wallow in the mire
Try now we can only lose
And our love become a funeral pyre

Come on baby, light my fire
Come on baby, light my fire
Try to set the night on fire, yeah

The time to hesitate is through
No time to wallow in the mire
Try now we can only lose
And our love become a funeral pyre

Come on baby, light my fire
Come on baby, light my fire
Try to set the night on fire, yeah

You know that it would be untrue
You know that I would be a liar
If I was to say to you
Girl, we couldn't get much higher

Come on baby, light my fire
Come on baby, light my fire
Try to set the night on fire
Try to set the night on fire
Try to set the night on fire
Try to set the night on fire


c'était Ray sur son synthé !!
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