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 Roger FEDERER

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Bridget



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MessageSujet: Roger FEDERER   Dim 23 Nov - 18:43

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LE MAESTRO








Roger Federer, c’est un peu plus qu’un champion de tennis  . C’est un de ces sportifs qui font la vie plus belle. Il aime tant la perfection de son geste qu’il est devenu son geste, son coup droit, son revers.


Ce côté chevaleresque qu’on lui prête, c’est avant tout cela : la pureté absolue du jeu. Même à le regarder s’échauffer on prend son pied, et on lui dit merci. Si, à 33 ans, il est revenu au plus haut niveau, ce n’est pas qu’il ait gagné en agressivité.
Sa façon à lui de mettre le couteau entre les dents, c’est juste de jouer aussi bien qu’avant.

Le week-end du 21 novembre, Roger sera à Villeneuve-d’Ascq pour la finale de la Coupe Davis contre la France. Avec à ses côtés Wawrinka, le numéro 4 mondial, la partie s’annonce difficile pour les Mousquetaires. Même sur terre battue, puisque les Français ont eu le choix de la surface.

On se réjouit déjà de l’affiche, de l’enjeu. La France va jouer contre la Suisse. Ou presque. Car on ne joue jamais contre Federer.



Philippe Delerm / Le Monde




Evoluant à un niveau absolument incroyable, le Suisse a fait exploser Gasquet en trois sets. A 33 ans, il marque un peu plus l'histoire du tennis en remportant sa première coupe Davis.









Le défi n’était sans doute pas trop grand. Mais l’envie de la Suisse était assurément plus forte. Roger Federer a apporté à son pays, dimanche 23 novembre en finale de Coupe Davis, le troisième point synonyme de triomphe, et lui a ainsi offert son premier saladier d’argent, après sa victoire face à Richard Gasquet (6-4, 6-2, 6-2).
Le Biterrois a été préféré au no 1 français, Jo-Wilfried Tsonga, qui a reconnu souffrir d’une blessure, sans en préciser toutefois la nature.



Gasquet semblait pourtant bien entré dans la partie, à l’image d’un premier jeu de service maîtrisé. Et ce, malgré la pression énorme pesant sur ses épaules pour remettre son équipe à égalité avec la Suisse et, du même coup, assurer sa survie dans cette finale. Si l’émotion a dû le submerger à son entrée sur le court – où une ovation telle qu’il a rarement dû en vivre dans sa carrière lui a été réservée –, il n’en laisse rien paraître.


Un début de match dénué de fair-play, le public français accueillant le « maître » sous les sifflets – on n’aura d’ailleurs jamais entendu Federer se faire autant malmener lors d’un match par le public.




FEDERER EN DÉMONSTRATION




Sans se laisser déstabiliser, le no 2 mondial, fringant, répond sur le terrain en proposant un tennis agressif. Il fait le break dès le troisième jeu, accompagné d’un « come on ! » rageur. Le ton est donné. Dominateur dans l’échange et impérial tant au service (89 % de points gagnés en premières balles contre 66 % pour le Français) qu’à la volée, Federer s’adjuge logiquement le premier set (6-4 en quarante-quatre minutes).



Impuissant face à un maestro expéditif et tout en démonstration, Gasquet cède son engagement d’entrée de deuxième manche. Le Suisse confirme son break d’un ace croisé.
Le reste du set défile à une vitesse stratosphérique. Les 27 448 spectateurs du stade Pierre-Mauroy (nouveau record d’affluence pour une finale de Coupe Davis) ont à peine le temps de profiter du spectacle. Après s’est emparé une nouvelle fois du service de son adversaire, Roger Federer conclut son engagement d’une amortie courte croisée, et empoche le deuxième set (6-2) en seulement vingt-cinq minutes.



Malgré les encouragements des supporteurs et les salves de « Ri-chard ! » qui ne faiblissent pas, le 26e joueur mondial ne parvient pas à inverser la tendance. Hormis une petite alerte sur son service à 2-1, « Roger » remet automatiquement la pression sur son adversaire, qui cède sur son engagement au jeu suivant.
Quelques instants plus tard, il se procure une balle de double break, qu’il convertit instantanément. Une ultime amortie de revers déposée juste derrière le filet et le Suisse s’allonge à plat ventre sur la terre battue.


Jeu, set et match.

Avec cette victoire, Roger Federer remporte l’un des derniers trophées majeurs qui lui résistaient. La Suisse devient ainsi la quatorzième nation à inscrire son nom au palmarès de la Coupe Davis. Le 10e saladier français, lui, attendra.




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Dernière édition par Bridget le Lun 8 Juin - 19:05, édité 2 fois
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Bridget



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MessageSujet: Re: Roger FEDERER   Sam 23 Mai - 16:13

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Roger Federer : « On peut avoir une belle carrière à côté de Roland-Garros »








Comment se retrouver en tête-à-tête avec Roger Federer ?
Le coincer dans un couloir à l’issue d’une conférence de presse d’après-match ? L’alpaguer sur un trottoir de Wollerau (Suisse) ou de Dubaï (Emirats arabes unis) entre deux tournois ?
Envoyer 50 demandes d’interview à son agent ? Autant d’options hélas vouées à l’échec.


Restent les sponsors. Federer, icône du tennis mondial, est également celle d’une marque de montres aussi suisses que lui, à qui il a vendu son précieux poignet et un peu de son temps.
En cette ère de surmédiatisation du sport, dont les vedettes sont devenues inaccessibles, c’est la piste Rolex qu’il fallait suivre pour atteindre le plus grand joueur de tous les temps, actuellement numéro 2 au classement mondial.


Contrepartie de l’accès privilégié qui nous est offert : évoquer le partenariat entre Roger et Rolex. Sachez donc que le premier est « heureux » de compter la seconde à ses côtés « quels que soient [ses] résultats », que la « relation complètement naturelle » qui les unit « dépasse l’aspect commercial », et que le prestigieux horloger a « toujours été une forme de source d’inspiration » pour le tennisman de 33 ans.


C’est à la mi-avril, dans le salon de son sponsor au Tournoi de Monte-Carlo, qu’on a retrouvé Roger Federer, élégant et sympathique, pour parler tennis peu avant l’ouverture de Roland-Garros, dimanche 24 mai. Un tournoi qui lui a toujours résisté, sauf une fois, en 2009.



Jetons un œil sur votre parcours à Paris ces dernières années : finale en 2011, demie en 2012, quart en 2013, huitième en 2014.
Faut-il s’inquiéter pour 2015 ?


Non, j’espère que non… En 2013, je souffrais du dos, c’est aussi simple que ça. Je n’étais pas à 100 %, et à Roland-Garros, quand tu n’es pas au mieux sur le plan physique, tu n’obtiens pas de grands résultats. C’est vrai que l’année dernière j’ai été très déçu de perdre contre Gulbis, parce qu’ensuite j’aurais joué Berdych en quart de finale et je pense que j’aurais été dans le dernier carré.
Cette année, si je trouve mon jeu, si je suis bien physiquement, je pense que je suis capable de beaucoup de choses.



Votre objectif à Roland-Garros peut-il encore être de remporter le tournoi ?


Quelque part, oui, j’aimerais soulever une fois encore la coupe des mousquetaires, mais ce serait quand même une surprise assez incroyable. Sur terre battue, j’ai un peu moins de repères, je n’ai pas passé beaucoup de temps sur cette surface ces dernières années, mais l’objectif, c’est quand même celui-là. Il faut viser haut, sans oublier les premiers tours, pour ne pas subir une défaite comme à l’Open d’Australie cette année [au 3e tour contre l’Italien Andreas Seppi].




Après y avoir perdu quatre fois d’affilée contre Rafael Nadal entre 2005 et 2008, dont trois fois en finale, y a-t-il eu un moment où vous vous êtes dit : « Bon, je ne gagnerai jamais Roland » ?


Non, je ne me suis jamais dit que je n’allais jamais gagner, mais c’est clair que c’était un peu frustrant, en étant si proche de la victoire. Et on te dit qu’une finale, ce n’est pas vraiment top.
C’est vrai qu’en 2008 j’ai perdu très sèchement [6-1, 6-3, 6-0], mais l’année d’après je suis revenu et j’ai gagné Roland, je suis très fier de ça.




Et Novak Djokovic, qui réalise une saison fantastique, certes, mais qui a perdu ses six matchs à Roland-Garros face à Nadal, pensez-vous qu’il craigne de ne jamais remporter le seul tournoi du Grand Chelem qui lui manque ?


Non, je pense qu’il se dit plutôt : « Je me rapproche de plus en plus. » Après, s’il perd encore une fois, et puis encore une fois, à un moment donné, il va peut-être se dire : « Ah, il ne me reste plus beaucoup de temps. »
Cela dit, je suis désolé, j’adore Roland, mais les journalistes et le public pensent qu’on doit toujours tout gagner alors qu’on peut tout de même avoir une superbe carrière à côté de Roland-Garros. Aujourd’hui, je dois répondre à des questions sur le fait que je n’ai jamais remporté Monte-Carlo et Rome. Ouais, OK. Ça va, tu ne peux pas tout gagner. Ce que tu peux faire, c’est tout essayer. C’est ce que fait Novak. C’est ce que j’ai essayé de faire pendant quinze ans. L’important, c’est de ne pas avoir de regrets.




Pourquoi n’avez-vous pas pris votre retraite après avoir enfin gagné la Coupe Davis, en novembre 2014, face à la France ?


Bonne question. Forcément, j’ai eu cette réflexion. Mais sur le coup, je me suis dit : « Je ne sais pas encore ce que je veux faire. » Et je ne voulais pas prendre ma retraite pour en sortir dans quatre ans si, tout d’un coup, j’avais envie de revenir. Ce qui ne me ressemblerait pas du tout. `

Et puis apparemment, je dois encore jouer une rencontre de Coupe Davis avant les Jeux olympiques de Rio, même si je trouve cette règle ridicule. Peut-être qu’avec du recul, je me rendrai compte que ça aurait été bien d’arrêter là-dessus, mais sur le moment, je n’ai pas pu prendre cette décision.




Etes-vous capable de remporter encore un tournoi du Grand Chelem ?


Je pense que oui, honnêtement, quand je vois comment j’ai joué l’année dernière à Wimbledon [défaite en finale face à Djokovic] et à l’US Open [défaite en demi-finale face à Cilic, vainqueur du tournoi]. Je peux encore gagner des Grand Chelem. Roland, c’est peut-être le plus difficile pour moi. Je pense que j’ai plus de chances avec les autres tournois.




Votre record de 17 tournois du Grand ­Chelem est-il menacé ?


Oui, Rafa [Nadal] n’est pas loin [avec ses 14 titres], il peut y parvenir. Mais les records sont là pour être battus, alors je regarde ça tranquillement. J’ai eu mon heure quand j’ai battu le record de Sampras [14]. Sampras a eu son moment quand il a battu celui d’Emerson [12]. C’est une chose qu’on ne pourra jamais m’enlever.




Vous pourriez espérer que votre record tienne le plus longtemps possible…


Oui, mais en même temps, tu es content pour celui qui fait mieux que toi. Aujourd’hui, on est dans une époque régie par les records et l’idée qu’il faut les battre. Quand j’étais jeune, ce n’était même pas un sujet de discussion. Ça a commencé vers la fin de la carrière de Sampras.




En 2008, après une défaite en demi-finale à Melbourne, vous disiez avoir « créé un monstre ». De quoi s’agissait-il ?


Pendant des années, les gens étaient choqués quand je perdais un set, et les journalistes ont commencé à dire que je n’avais plus le droit de perdre un match. Arriver en finale ? C’est mauvais. En demi-finale ? Je n’en parle même pas. Un quart de finale ?
C’est comme si j’avais perdu au premier tour. C’était devenu un peu trop extrême, les gens ne voyaient plus vraiment clair.




C’était pesant, de vivre et de jouer avec cette pression ?


Non, pas vraiment, mais j’étais parfois un peu frustré que certains résultats ne soient pas appréciés à leur juste valeur. Rafa, Novak et même Murray se sont mis à gagner tout le temps, et les médias pensent que c’est normal. Mais ce n’est pas du tout normal.
Ce qu’ils font, surtout Novak et Rafa, c’est tout simplement incroyable, et je ne suis pas sûr que tout le monde en soit vraiment conscient.




Etes-vous soulagé de ne plus être archifavori à chaque tournoi ?


Un tout petit peu, même si je dois reconnaître que j’aime bien être le favori.




Jusqu’à quel âge vous verra-t-on sur un court ? Le temps que vos jumeaux âgés de 1 an soient assez grands pour vous voir jouer ?


Ma femme dit ça pour rigoler. Enfin je ne sais pas, peut-être qu’elle est sérieuse en fait. Peut-être que les garçons vont prolonger ma carrière. On verra.




On vous voit au moins jusqu’aux Jeux olympiques de Rio, à l’été 2016 ?


En principe, oui. Bon, c’est dans un an et demi, mais c’est un souhait. Les JO, c’est quelque chose de phénoménal.




Et au-delà ?


Je ne pense pas que je prendrai ma retraite après Rio. Beaucoup de gens pensent que je vais arrêter après les Jeux, mais je n’ai jamais dit ça. Je n’ai aucune idée de comment et où ça va se passer.




Vous imaginez-vous entraîneur un jour ?


Pour motiver des jeunes en Suisse, jouer un peu avec eux, donner des conseils aux coachs, ça oui, pas de problème. Continuer à voyager sur le circuit après tant d’années, en revanche, c’est très difficile à imaginer.
Mais c’était la même chose pour Stefan Edberg [son entraîneur], je pense qu’il n’aurait jamais imaginé revenir sur le circuit quinze ans après avoir pris sa retraite…
Dans un premier temps, je me vois plutôt dans les affaires, au service de ma fondation [la Roger Federer Foundation, en faveur de l’éducation des enfants], avec ma famille, en Suisse. Dans le tennis aussi, d’une manière ou d’une autre, mais je ne sais pas exactement comment.




La vie d’un tennisman classé au-delà du Top 120 – en gros, ceux qui ne participent pas régulièrement aux Grand Chelem – est souvent précaire. Seriez-vous prêt à rogner sur votre dotation pour permettre à ces « galériens du tennis » de mieux vivre de leur sport ?


C’est un sujet important, dont on a beaucoup parlé au sein du Conseil des joueurs. On aimerait que le plus de joueurs possible profitent du circuit, mais il ne faut pas déconner non plus et organiser un circuit qui récompense les perdants. Juste parce que tu fais du tennis, tu vas gagner 20 000 dollars pour perdre au premier tour d’un petit tournoi ? Non, je suis désolé. A un moment donné, il faut d’abord prouver sa valeur.
La dotation des tournois Challengers ou Futures [2e et 3e divisions du tennis mondial] augmente quand même toujours, et dans les plus grands tournois, on a vraiment fait des grands pas en avant en termes de répartition. Mais c’est vrai que pour les joueurs au-delà du Top 120, on peut encore faire de petits ajustements vers le haut.




Le jeu, lui, s’est uniformisé, les surfaces ont été ralenties, les serveurs-volleyeurs ont disparu au profit des cogneurs de fond de court. Ça vous arrive de vous ennuyer en regardant du tennis ?


Je trouve ça un peu dommage que, parmi les 100 meilleurs mondiaux, il n’y en ait pas une vingtaine qui montent tout le temps au filet, et une vingtaine très loin derrière qui ne jouent qu’avec du lift.
Avant, tu avais vraiment des mecs qui ne savaient pas du tout jouer du fond de court, et d’autres qui ne savaient pas du tout jouer à la volée. Aujourd’hui, tout le monde sait tout faire. Donc c’est intéressant, mais c’est vrai que quand il y a deux styles exactement identiques face à face, et que chaque point se déroule de la même façon, j’ai du mal à regarder.




Qu’est-ce qui vous manque du tennis du XXe siècle ?


J’ai l’impression qu’à l’époque, dans chaque tournoi, il y avait toujours un joueur capable, sur un match, d’être en feu et de jouer en montant. Du coup, s’il servait et volleyait bien, c’était très difficile à breaker, et il pouvait gagner 7-6, 6-4 ou 7-6, 7-6.
Aujourd’hui, il faut frapper trop de très bonnes balles pour battre les meilleurs, alors en principe, ces meilleurs-là vont toujours trouver un moyen pour gagner.
Beaucoup de joueurs nous laissent trop jouer au lieu de prendre des risques et de voir ce que ça peut donner. J’aimerais en voir, même parmi ceux classés dans le Top 5 ou le Top 10, dire : « OK, je n’aime pas être à la volée, mais je vais essayer de jouer en montant, de vraiment m’appliquer, et de faire service-volée une ou deux fois par jeu. »




Vous-même, vous n’avez jamais envisagé de faire service-volée pendant tout un match pour battre Nadal à Roland-Garros ?


C’est facile à dire, mais c’est très difficile à faire. J’ai essayé un peu en finale à Rome, en 2013. J’ai perdu 6-1, 6-3. Voilà [sourire]. Il faut jouer comme ça à chaque match d’un tournoi pour pouvoir le faire aussi en finale contre le meilleur joueur sur terre battue.




Ce qui n’existe plus vraiment, ce sont des râleurs façon McEnroe, Connors ou Nastase. On ne peut plus gueuler sur un court aujourd’hui ?


Si, on peut, mais ça enlève beaucoup de concentration, les joueurs ont compris que ça ne valait pas vraiment le coup de balancer des raquettes ou de parler avec les juges de ligne.
Parce que ça peut se retourner contre soi, et les joueurs ont envie d’être aimés du public et des autres joueurs. On voit beaucoup de très bons comportements maintenant, alors le mec qui gueule aujourd’hui sur un court, c’est un fou furieux.
Mais à la base, c’est pour ça que j’étais contre le Hawk-Eye [système numérique qui permet de vérifier où a rebondi la balle]. Parce que ça a enlevé tout le dialogue avec le juge arbitre.
A l’époque, quand le juge de ligne disait « out », tu allais à la chaise du juge arbitre : « Non ! Si ! Out ! Non ! C’est pas possible ! T’as raté le truc ! » Aujourd’hui, tu lèves le doigt et tu dis : « Hawk-Eye. » Ça me manque un peu, ce côté personnel. Il y avait de la vie. Et pour moi c’était bien, parce que beaucoup de joueurs perdaient leur concentration à cause de ça, et derrière je pouvais parfois saisir ma chance.




De manière générale, tout semble aujourd’hui sous contrôle dans la vie d’un joueur…


Le côté privé n’existe plus vraiment, soyons honnêtes. Avec les smartphones et les réseaux sociaux, c’est devenu très compliqué. A l’époque, c’était plus décontracté, tu pouvais beaucoup plus être toi-même, tu n’avais pas autant de gens autour de toi, Edberg était pote avec des journalistes.

Depuis dix ans, le tennis est dans une autre dimension, il y a un côté incroyablement professionnel. Quand j’ai vu Rafa, Murray ou Djokovic connaître leurs premiers succès beaucoup plus tôt que moi, avec une équipe de cinq mecs autour d’eux, j’ai trouvé ça incroyable. Moi, au début de ma carrière, j’avais juste mon coach. Ça m’aurait rendu fou d’avoir cinq personnes et de n’avoir en fait pas le droit de perdre, parce que tu dois au moins aller en quart ou demi-finale pour être à l’équilibre financièrement. Ça aurait été trop pour moi.

Pour ça, je les admire. Je me demande combien de temps ils vont pouvoir jouer, parce que, depuis le début de leur carrière, ils sont soumis à un régime extrêmement strict et sérieux.












Vous pensez qu’ils risquent de saturer plus tôt que vous ?


Peut-être. Je me demande. Cela dit, ils ont vraiment l’air contents sur le circuit, je pense qu’ils ont trouvé leur équilibre.




Comment expliquer que vous n’ayez ­jamais, chose rare, perdu un match sur abandon ?


J’ai eu un peu de chance, parce qu’en 2005 je me tords la cheville, et si cela m’était arrivé pendant le match, je n’aurais pas pu continuer. Mais c’est sûr que j’ai souvent joué alors que j’avais des douleurs ou que j’étais malade. Je me suis toujours dit : « Si tu abandonnes, c’est vraiment parce que tu penses que tu vas mettre ta carrière en péril. » Mes capacités physiques, peut-être mon style de jeu aussi, me permettent de jouer assez bien même quand je suis blessé. J’arrive à faire en sorte que l’adversaire ne le voie presque pas.




Etait-ce le cas en finale de la dernière Coupe Davis, avant laquelle on ne parlait que de votre dos en compote après votre forfait en finale du Masters de Londres une semaine plus tôt ?


Contre Gaël [Monfils, le vendredi], j’avais méga peur, et lui a très bien joué [victoire en trois sets]. J’avais peur dans les glissades, je ne savais pas exactement comment mon dos allait tenir. Le double [samedi, avec Wawrinka face à Gasquet-Benneteau] m’a redonné beaucoup de confiance, et le dimanche [face à Gasquet] j’étais beaucoup mieux. Je me suis fait un tout petit peu mal vers la fin du premier set, mais rien de grave, et j’ai su gérer la situation.




Comment vous êtes-vous retapé entre le Masters et la finale de la Coupe Davis ? Avez-vous reçu des soins quotidiens ?


Cela n’a même pas été aussi extrême que ça. Je demandais au physio : « On ne doit pas faire plus de soins ? » Et lui disait : « Tu peux en faire tant, mais pas plus. » Alors lundi, mardi, j’attendais dans le canapé, et j’avais toujours mal. Mercredi après-midi, j’ai commencé à courir un peu, et je me suis dit que, du coup, je pouvais jouer au tennis.
Donc jeudi, je me suis échauffé pendant une heure quarante-cinq pour jouer une demi-heure. J’ai juste fait des frappes toutes simples, en espérant que ça tienne. Quand j’ai perdu contre Gaël, Stan [Wawrinka] est venu sur le terrain, il a dit : « Comment tu t’es senti ? » J’ai dit : « Un peu mieux vers la fin de match. » Il a dit : « Parfait, c’est tout ce dont on a besoin. »




On n’entend quasiment jamais parler de contrôles antidopage positifs dans le tennis. Parce qu’il n’y en a pas ? Parce qu’on nous les cache ? Parce qu’il n’y a pas assez de contrôles ?


On pourrait certainement faire plus de contrôles. Même dans les tournois ATP 250 [les plus petits tournois du circuit principal], dès que tu atteins un niveau où, financièrement, ça devient intéressant, il faut des contrôles. C’est important de savoir que l’on va se faire tester chaque fois que l’on joue un tournoi.
Quand tu gagnes trois tournois et que deux mois plus tard tu ne t’es toujours pas fait contrôler, ça n’est pas normal. Peut-être qu’il faudrait aussi conserver les échantillons plus longtemps, pour pouvoir punir un mec plus tard, le cas échéant. Et je trouve qu’il n’y a pas assez de tests hors compétition. Mais je pense quand même que le programme marche ; le passeport biologique, c’est déjà un début.




Combien de contrôles subissez-vous par an ?


L’année où j’en ai subi le plus, c’était 2004, il y en avait peut-être eu 25. Je me rappelle avoir eu trois tests d’affilée sur un week-end de Coupe Davis, vendredi, samedi, dimanche. Maintenant, j’ai l’impression que c’est plutôt 15 par an.




Y a-t-il eu des contrôles antidopage pendant ou après la finale de la Coupe Davis ?


Très honnêtement, je ne m’en souviens plus.



Elisabeth Pineau / Journaliste au Monde



http://www.lemonde.fr/roland-garros/article/2015/05/21/roger-federer-je-peux-encore-gagner-un-grand-chelem_4637982_1616946.html



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MessageSujet: Re: Roger FEDERER   Mar 26 Mai - 0:56




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UNE TRIBUNE POUR ROGER FEDERER


Quand Roger Federer joue, tout le monde regarde. Même les joueurs.

Assis ce dimanche dans les tribunes, Tristan Lamasine, 236e mondial, a savouré le spectacle de son «maestro», vainqueur en trois sets de Falla









On peut être joueur de tennis et simple fan. En haut de la tribune des joueurs du court Philippe-Chatrier, Tristan Lamasine s’est installé en début d’après-midi, pour assister à la victoire Roger Federer contre Alejandro Falla (6-3, 6-3, 6-4).

Le Français de 22 ans a été battu, la semaine dernière, au deuxième tour des qualifications par Stéphane Robert, mais il reste un spectateur attentif du «Maestro», comme il l’appelle.

Le 236e mondial l’admire et a déjà eu la chance d’échauffer son aîné à Roland-Garros et à Bercy. Ce dimanche, il a regardé «RF» comme une légende.



«J’étais au spectacle. C’est un kif de voir jouer Federer en vrai. Les gens sont tellement en admiration devant lui que tu peux te faire déchirer contre lui, personne ne le voit car tout le monde le regarde, lui (sourire).


Aujourd’hui, j’ai trouvé qu’il avait l’air bien. Quand je le vois en vrai, je savoure car on ne le verra plus très longtemps. Quand j’étais enfant, j’adorais Kuerten. Puis Roger est arrivé et j’ai tout de suite adoré son jeu. Son relâchement est incroyable, même sur les matches avec de la tension. C’est le seul à dégager cette sensation. Quand on le regarde jouer, on dirait que le tennis est facile. Après, quand tu vas sur le court, c’est moins facile. Et quand tu es en face de lui, ça l’est encore moins!»



   

«Battre Roger, c'est une performance, encore aujourd'hui»





«Quand j’avais tapé la balle avec lui, son coup droit m’avait impressionné. Surtout sur terre, où il gicle et n’est pas facile à contrôler. Il prend de la place sur le terrain. Il bouge super bien. A la télé, on ne le voit pas forcément. Son petit jeu de jambes va super vite, surtout quand il décide de prendre le jeu avec son coup droit. On l’a encore vu aujourd’hui. Quand il rentre dans le terrain pour prendre plus tôt, ça va très, très vite.



Est-ce qu’il peut gagner Roland-Garros? C’est plus dur pour lui sur terre car beaucoup de joueurs peuvent l’embêter. Il a moins de marge que sur les autres surfaces. Mais j’y crois un petit peu. Il est en forme et il a la chance d’avoir ni Djoko ni Nadal dans sa partie de tableau. Sur deux semaines, il peut le faire.


Battre Roger, c’est une performance, encore aujourd’hui, pour tous les joueurs à l’exception de Djoko ou Nadal. Mais si Murray le bat, j’estime que c’est une grosse performance pour lui au même titre que Nishikori, Tsonga ou Monfils.
»




S. D., à Roland-Garros




http://www.lequipe.fr/Tennis/Actualites/Une-tribune-pour-roger-federer/561203


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MessageSujet: Re: Roger FEDERER   Sam 30 Mai - 10:43

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Federer fonce en deuxième semaine


Roger Federer s'est qualifié pour son 52e huitième de finale en Grand Chelem. 52 fois en deuxième semaine.


Pour donner un élément de comparaison, Agassi, en 20 ans de carrière, en a joué 42. Pete Sampras 34.

La constance du Suisse au plus haut niveau est hallucinante.









http://www.eurosport.fr/tennis/roland-garros/2015/un-oeil-a-roland-monfils-cet-homme-est-fou_sto4759092/story.shtml

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MessageSujet: Re: Roger FEDERER   Lun 1 Juin - 19:53

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Pour la 10e fois en 11 ans, Roger Federer est en quarts de finale à Roland-Garros, reprenant ses bonnes habitudes après son élimination en huitièmes de finale l'an dernier contre Gulbis.
Sur ce qu'il a montré dans ce huitième de finale en forme de test, il peut nourrir de légitimes ambitions. Stan Wawrinka lui posera d'autres types de problèmes et ses trois derniers rivaux dans le bas du tableau (Wawrinka, donc, mais aussi  et , sont tous capables de le battre.

Mais il faudra passer sur le corps de ce "Rodgeur"-là, appliqué et serein sur la terre parisienne.







Monfils a fait pschitt...


ROLAND-GARROS - La coupure n'a pas été bénéfique à Gaël Monfils, qui n'était visiblement pas réveillé en ce début de journée. Lundi, le Français a été balayé par Roger Federer, qui a remporté sans coup-férir les deux manches qui lui manquaient (6-3, 4-6, 6-4, 6-1). Voici le Suisse en quart où il défiera Stan Wawrinka.


Le rêve de Gaël Monfils est passé. Encore bien vivace dimanche soir lorsque le Français est rentré aux vestiaires à un set partout face à Roger Federer, il s'est vite évaporé lundi sous le frais soleil du Chatrier. Il n'a fallu qu'un peu plus d'une heure au Suisse pour boucler les troisième et quatrième sets (6-4, 6-1) et s'imposer au cumul des deux jours en seulement 2h10.
Monfils, étrangement absent, n'a presque jamais existé dans cette seconde moitié de match. Il laisse Federer retrouver Stan Wawrinka pour un quart de finale 100% suisse, mardi.



Le film du match



Au-delà du résultat, c'est surtout la manière qui laisse un immense arrière-goût de frustration. Le public avait envie de connaitre le grand frisson. Au crépuscule, dimanche soir, les deux joueurs avaient donné un petit aperçu de ce que leur duel pouvait offrir en termes d'intensité. Mais ce lundi, rien du tout. Monfils a mené 40-0 dans le tout premier jeu du jour. Puis il s'est perdu, concédant un peu bêtement un break évitable.

Comme au premier set la veille, il lui fallait courir après le score. Comme au premier set la veille, il n'allait jamais revoir Federer, malgré une balle de debreak à 4-3. Sa seule occasion du jour.




Federer n'est pas Cuevas



Une fois ce bref danger écarté, le numéro deux mondial a déroulé. Et une fois le troisième set en poche, le match était en réalité plié. A nouveau breaké d'entrée, un mal récurrent, Monfils a définitivement perdu pied, demandant même un rapide temps mort médical.
Cette fois, il n'y eut pas de miracle. Federer n'est pas Cuevas et avec un double break d'avance, le Suisse n'est pas du genre à ouvrir la porte. Il s'est même payé le luxe de finir en prenant une dernière fois le service d'un Monfils qui, sur ce demi-match, sort par la petite porte



http://www.eurosport.fr/tennis/roland-garros/2015/lundi-monfils-a-fait-pschitt._sto4762971/story.shtml



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MessageSujet: Re: Roger FEDERER   Lun 8 Juin - 19:14




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Lettre de Roland Garros à Roger Federer









Talentueux, opiniâtre, célébré: alors que vient de s'achever le tournoi de Roland-Garros, l'aviateur français, sous la plume de David Brunat, salue le tennisman suisse qu'il considère comme son digne successeur.





Maestro,


À l'âge qui est aujourd'hui le vôtre, j'avais déjà rejoint le paradis des héros. Fauché patriotiquement au cours d'un match plus stupide que tous ceux que vous avez livrés et qu'on appela la Grande Guerre, un tournoi à élimination directe et sans vrai vainqueur.



Comme vous, j'étais un virtuose, une idole, un prince de la jeunesse. Ou pour le dire plus simplement: une légende vivante. Mon nom était synonyme d'exploits, de conquêtes, de style aussi. Aérien. Ardent. Hardi. Aristocratique. Trompe-la-mort.



La mort justement, alliée comme souvent à la folie des hommes, finit par avoir raison de mes audaces et m'emporta au combat dans la fleur de l'âge, en pleine gloire -Roland sans peur et sans reproche. Dans les airs comme sur la terre battue, on ne gagne pas à tous les coups. C'est ainsi.




Nous autres aviateurs et pionniers étions des gentlemen qui n'auraient pas déparé sur le Central de la porte d'Auteuil. Le fair-play n'était pas un vain mot pour nous.




Oserais-je dire que je suis parti en beauté? Le spectacle désolant de cette Grande Guerre avec ses épouvantables carnages n'avait pas totalement éradiqué le panache et l'instinct chevaleresque.
Nous autres aviateurs et pionniers étions des gentlemen qui n'auraient pas déparé sur le Central de la porte d'Auteuil. Le fair-play n'était pas un vain mot pour nous. Nous respections nos concurrents lors de ces tournois qu'on appelait des rencontres aériennes; nous respections aussi nos ennemis sur les champs de bataille, qui n'étaient pas pour nous à ras de terre et de boue mais au milieu des nuages ; avant de nous mitrailler les uns les autres, nous nous saluions.
Nos guerres n'étaient pas en dentelles ni en tissu-éponge, comme dans vos élégants duels sportifs, mais nous n'en avions pas moins des manières de clubmen et d'athlètes bien élevés.




Avant de servir pour la France, comme on dit, j'aimais et recherchais, tout comme vous, les beaux gestes, les exploits techniques et l'admiration du public. Je ne compte plus les meetings aériens auxquels j'ai pris part à travers le monde; j'y donnais libre cours à mon génie du pilotage, à mon goût des sensations fortes, à mon amour des figures les plus acrobatiques et les plus improbables, exactement comme vous exprimez aujourd'hui votre passion du beau jeu et des mouvements gracieux sur chaque frappe de balle.



Et je suis certain que vous éprouvez les mêmes émotions lorsque, en dansant, vous sortez de votre raquette un coup rare, inédit, et absolument pur, que moi lorsque je faisais faire à mon avion des loopings insensés.

Bref, nous sommes tous deux de la même race: celle des artistes et des passionnés.




Je suis certain que vous éprouvez les mêmes émotions lorsque, en dansant, vous sortez de votre raquette un coup rare, inédit, et absolument pur, que moi lorsque je faisais faire à mon avion des loopings insensés.



Bien que je n'aie jamais été un as de la raquette, mon nom est aujourd'hui associé à l'un des tournois les plus prestigieux au monde, et donc à vous. Vous m'avez d'ailleurs «enlevé» une fois, en 2009, si les informations qui parviennent jusqu'au ciel des pilotes et des héros défunts sont exactes. 2009?

Tiens donc: un siècle tout juste après que ma vocation pour les machines volantes eut éclos, à l'occasion de la «Grande Semaine de l'Aviation» qui se tint à Bétheny, près de Reims, au cours de l'été; je m'en souviens comme si c'était hier!



«Rodgeur» est devenu un mythe. Les foules crient et se prosternent sur votre passage. Vous êtes un dieu. Mais «Roland», c'est bien aussi. Vous ne le savez peut-être pas, vous êtes beaucoup trop jeune, mais moi aussi je fus immensément populaire.
Les aviateurs alors faisaient rêver. S'élever du sol dans des coucous qui menaçaient de s'écraser à tout moment constituait une sacrée prouesse et suscitait une fascination dont vous n'avez pas idée. Nous étions des divinités modernes, des archanges en leur carlingue. On signait des autographes. Les journaux nous consacraient des reportages longs comme le bras. Les jeunes en mal d'aventure nous adulaient, et les dames aussi, qui rougissaient en nous voyant.

Quand j'eus traversé la Méditerranée, en 1913, je devins une gloire nationale. Une vedette planétaire. L'égal de Rodgeur dans l'Ordre de la chevalerie du ciel.



Vous avez fini par exploser en plein vol par la faute de votre compatriote Stanislas Wawrinka, un mécano solide comme un Airbus et aux coups supersoniques, vainqueur superbe et inattendu du tournoi.



Cette année encore vous avez fait rêver vos fans. Non sans mettre au supplice l'un de mes compatriotes les plus doués pour votre sport, le voltigeur Gaël Monfils, qui aurait, j'en suis sûr, fait des merveilles aux commandes d'un de mes avions.
Mais la victoire finale vous a échappé. Vous avez fini par exploser en plein vol par la faute de votre compatriote Stanislas Wawrinka, un mécano solide comme un Airbus et aux coups supersoniques, vainqueur superbe et inattendu - y compris par lui-même- du tournoi. Après votre rencontre avec cet autre Suisse trentenaire, vous avez déclaré que perdre, pour un joueur de tennis, c'est comme, pour un journaliste, «écrire un article de merde» (je vous cite). Vous auriez pu dire aussi: ou, pour un pilote, rater la piste d'atterrissage.



Si vous vous rendez au musée du tennis, dans l'enceinte du stade qui porte mon nom, vous pourrez admirer un curieux objet exposé en vitrine. Une vraie relique. Il ne s'agit pas d'une dent de saint ou d'une omoplate de tennisman, mais d'une hélice. L'hélice d'un avion m'ayant appartenu. Savez-vous, je le dis en passant, sans crânerie mais enfin cela mérite d'être rappelé, je crois, savez-vous que c'est moi qui ai inventé le tir entre l'hélice des avions?


Vous tirez des balles entre les jambes, ce coup somptueux et acrobatique appelé «twinner», que vous n'avez pas inventé mais que vous avez su porter à un degré de perfection jamais vu, et moi je tirais des balles de mitrailleuse à travers l'hélice de mon avion. Autres temps, autres mœurs, maestro…


Bref, vous pourrez déchiffrer quelques mots gravés sur cette fameuse hélice que le musée du tennis de Roland-Garros, le tournoi qui porte mon nom, conserve précieusement.

Ces mots disent exactement ceci: «La victoire appartient au plus opiniâtre». Et je crois que vous pouvez vous reconnaître dans ce propos, forgé pour les dieux de la guerre et les princes du ciel, mais aussi, peut-être, pour les rois de la terre, la terre battue, et de quelques autres surfaces.


Si vous étiez un avion, vous seriez le Concorde. Et si vous étiez un pilote, il me plaît de croire que vous vous appelleriez Garros. «Roger Garros», un beau nom de champion, non?



Je vous salue avec affection, maestro Roger. Chapeau l'artiste et continuez à voler aussi longtemps que votre bras, vos jambes et votre amour du jeu vous le permettront.

Signé: un autre virtuose du manche et des airs




http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/06/08/31003-20150608ARTFIG00078-lettre-de-roland-garros-a-roger-federer.php





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MessageSujet: Re: Roger FEDERER   Ven 10 Juil - 0:09

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Wimbledon: Federer dans le dernier carré sans trembler










Roger Federer (ATP 2) jouera vendredi sa 10e demi-finale à Wimbledon, sa 37e au total en Grand Chelem.


Facile vainqueur (6-3 7-5 6-2 en 1h35') de Gilles Simon (13) mercredi, il devra vaincre Andy Murray (no 3) pour disputer une 10e finale sur le gazon de Church Road.



Le septuple vainqueur du tournoi abordera ce choc avec une réserve d'énergie quasi intacte, lui qui n'a perdu qu'un set - au 3e tour face à Sam Groth - dans ses cinq premiers matches.


Andy Murray n'a cependant rien à lui envier, même s'il a déjà lâché deux sets dans ce tournoi. Le champion olympique 2012 s'est ainsi montré tout autant convaincant mercredi, dominant nettement (6-4 7-5 6-4) le Canadien Vasek Pospisil (ATP 56).



Federer abordera cette demi-finale avec un léger ascendant psychologique. Il mène 12-11 dans son face-à-face avec Andy Murray et reste surtout sur trois victoires face au Britannique, qu'il avait écrasé 6-0 6-1 lors de leur plus récent duel dans le cadre du dernier Masters ATP à Londres. Il a également pris le meilleur sur l'Ecossais lors de leur dernier affrontement en Grand Chelem, en demi-finale de l'Open d'Australie 2014.
Simon dépassé

L'homme aux 17 trophées majeurs a vécu une après-midi tranquille mercredi sur le court no 1. Il a certes vu son impressionnante série de jeux de service remportés consécutivement s'arrêter à 116 - dont 67 dans ce tournoi -, manquant ainsi le record absolu d'Ivo Karlovic (129) après avoir battu la marque de Wayne Arthurs (111) en concluant le deuxième set de son affrontement avec Gilles Simon.



Cette série a pris fin au mauvais moment, alors que Federer servait pour le gain du deuxième set à 5-4. Mais sa réaction fut immédiate puisqu'il signa un nouveau break dans la foulée. La deuxième averse de l'après-midi, survenue à 6-5 15/0 dans le deuxième set, ne le perturba pas non plus. Le Bâlois empochait avec autorité les trois premiers points à la reprise quelque 40' plus tard, armant un service gagnant puis deux aces pour prendre deux sets d'avance, et enchaînait en s'emparant de la mise en jeu de Gilles Simon dès le premier jeu de la troisième manche.



La messe était dite. Roger Federer, qui n'a dû faire face qu'à une seule balle de break dans cette partie, s'emparait même pour la cinquième fois du service adverse dans le septième jeu du troisième set. Il commettait certes sa première double faute de la rencontre sur sa première balle de match, mais claquait une volée haute de revers pour conclure la partie sur le point suivant grâce à un 36e coup gagnant.

si/adav

A lire aussi: Wimbledon: pas de première demi-finale pour Wawrinka




http://www.rts.ch/sport/tennis/wimbledon/6926102-wimbledon-federer-dans-le-dernier-carre-sans-trembler.html





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MessageSujet: Re: Roger FEDERER   Ven 10 Juil - 0:19



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Federer – Murray, souvenez-vous l'été 2012
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WIMBLEBON – DEMI-FINALE MESSIEURS : Roger Federer et Andy Murray n'ont plus joué l'un contre l'autre sur gazon depuis l'été 2012.
Cette année-là, ils avaient disputé deux finales sur le mythique centre court londonien, à quelques semaines d'intervalle. Une victoire chacun, et deux dates marquantes.










C'était il y a trois ans. Déjà. Depuis, Andy Murray et Roger Federer ont certes croisé le fer à plusieurs reprises. Y compris en Grand Chelem. Mais sur gazon, le Britannique et le Suisse n'ont plus eu l'occasion de s'affronter depuis cet été 2012 si particulier.

Deux finales à Wimbledon en l'espace de trois semaines, c'était du jamais vu. Et ces deux finales ont mis aux prises les deux mêmes hommes. Pour deux rendez-vous qui, 36 mois plus tard, continuent de marquer un moment déterminant de leur carrière.


Roger Federer a gagné la première. Wimbledon. En quatre sets. Andy Murray la seconde. Les Jeux Olympiques. En collant trois petits sets à son illustre adversaire. Pour l'un comme pour l'autre, cette victoire reste un point d'ancrage.

A ce jour, c'est le dernier des 17 titres du Grand Chelem glanés par le Bâlois. C'est aussi le match qui lui a permis de devenir co-recordman des victoires à Wimbledon. Quant à Murray, ce fut le point de départ d'un cercle vertueux. Même si ce n'était pas un tournoi majeur, cette médaille d'or olympique, chez lui, à Wimbledon, avait eu valeur de déclic après ses quatre finales de Grand Chelem perdue. Dans la foulée, il allait d'ailleurs triompher à l'US Open.


Murray : "Ce sont deux des matches les plus importants de toute ma carrière"

Murray l'a souligné dans sa chronique quotidienne sur la BBC, ces deux matches sur le gazon londonien ont beaucoup compté dans sa carrière. "Ce sont deux des matches les plus importants de toute ma carrière", explique-t-il. Ce n'est pas le cas, en tout cas pas dans la même mesure, pour Federer, déjà trentenaire à l'époque et qui a joué trop de matches de cette dimension pour que ces deux-là soient prépondérants. Mais depuis, il guette sa 18e couronne... "J'étais aussi redevenu numéro un mondial en gagnant ce Wimbledon donc ça reste évidemment un fabuleux souvenir", concède le Suisse.



Andy Murray avait fini ces deux matches en larmes. Le premier lui avait un peu plus collé son étiquette de loser magnifique, incapable de conclure en finale dans les grands tournois. Le tournoi olympique, organisé juste après Wimbledon, était tombé à pic pour effacer cette désillusion. "Ce n'était pas un tournoi du Grand Chelem mais ça avait eu un peu le même effet psychologique pour moi", témoigne-t-il aujourd'hui. Murray avait battu successivement Novak Djokovic en demi-finale puis Federer, donc, en finale.

Pour autant, si cette estivale parenthèse de quelques semaines a marqué les deux hommes, elle ne pèsera que de loin sur l'issue des débats vendredi. "J'ai revu les deux matches il n'y a pas très longtemps, avoue Murray, mais je ne suis pas sûr qu'ils influent sur notre demi-finale. C'est sans doute plus important de regarder ce que nous avons fait tous les deux depuis le début de ce tournoi." Murray a raison. Mais cette demie n'en reste pas moins un passage obligé vers ce qui pourrait marquer un nouveau cap majuscule : un 18e Grand Chelem pour Federer, un deuxième Wimbledon pour Murray.



Roger Federer et Andy Murray à Wimbledon, en 2012.


http://www.eurosport.fr/tennis/federer-murray-souvenez-vous-l-ete-2012_sto4815144/story.shtml




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MessageSujet: Re: Roger FEDERER   Ven 10 Juil - 23:59





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Un match de légende


56 coups gagnants, 11 fautes directes… : Federer a joué l'un des plus grands matches de sa carrière









WIMBLEDON 2015 – Vainqueur d'Andy Murray en trois sets en demi-finale (7-5, 7-5, 6-4), Roger Federer a réalisé une performance immense sur le Central de Wimbledon.
Les statistiques du Suisse à la fin de la rencontre parlent d'elles-même.




56

Avec 35 coups gagnants pour 17 fautes directes, Andy Murray peut se dire qu'il a réalisé un grand match sur le Central de Wimbledon. Mais en comparant avec les statistiques de son bourreau du jour, l’Ecossais comprend mieux pourquoi il n’a pas gagné.
Roger Federer a terminé la rencontre avec 56 coups gagnants, et seulement 11 erreurs, soit une moyenne de 3,6 par set. Dans la dernière manche, il n’en a fait même concédé qu’une seule (pour 15 coups gagnants) pour aller chercher sa finale.



20

Roger Federer a servi le plomb vendredi. Avec 20 aces, dont 11 dans le premier set, le Suisse a assommé le Britannique sous ses coups de boutoir. 20 aces, c'est tout de même 21% de ses premières balles sur l'ensemble du match. En tout, le septuple vainqueur de Wimbledon a passé 76% de ses premières balles (69/91), soit un peu plus qu'Andy Murray (74%, 79/107).



84

Quand la première balle de Federer passait, Murray n'avait pas beaucoup de chance d’avoir le dernier mot. Le Suisse a converti 84% des points après son premier service. Lors de la deuxième manche, il a même remporté 100% des points après son premier service (19/19). Intraitable.




1

Comment pouvait-il en être autrement avec de telles statistiques au service ? Federer n'a concédé qu'une seule balle de break face à Andy Murray, lors du tout premier jeu de la partie et le Suisse l’a sauvée sur un service gagnant.
Depuis le début de la saison sur gazon, le numéro 2 mondial n'a concédé que deux fois son jeu de service. Face à Philipp Kohlschreiber le 15 juin à Halle (7-6, 3-6, 7-6) puis contre Gilles Simon en quart de finale de Wimbledon (6-3, 7-5, 6-2).






30

Roger Federer a disputé 10 demi-finales à Wimbledon depuis 2003. Il les a toutes gagnées. Un exploit que le Suisse a réalisé en jouant… 31 sets dans le dernier carré du tournoi londonien. Conclusion : il n'a perdu qu'un seul set en demi-finale pour 30 remportés.
Seul Novak Djokovic a réussi à l'emmener dans un match en quatre sets à ce stade de la compétition. C'était en 2012 (6-3, 3-6, 6-4, 6-3) et Federer avait ensuite remporté son septième sacre face à… Andy Murray.



http://www.eurosport.fr/tennis/wimbledon/2015/56-coups-gagnants-11-fautes-directes.-federer-a-signe-l-un-des-plus-grands-matches-de-sa-carriere_sto4816206/story.shtml




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MessageSujet: Re: Roger FEDERER   Sam 11 Juil - 19:29




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Le grand défi de Roger Federer








Vainqueur impressionnant d’Andy Murray en demi-finale, Federer a servi le plomb et a volé sur le court.


Eblouissant, étourdissant.


Un an après la victoire en cinq sets de Novak Djokovic en finale de Wimbledon (6-7, 6-4, 7-6, 5-7, 6-4), le champion suisse aborde la revanche avec le plein de confiance.




Coup droit, puissants et précis, volées, caressées, frappées, déposées. 76% de premières balles, 56 coups gagnants (dont 20 aces), pour seulement 11 fautes directes. Intouchable, comme lors de sa période dorée de 2004 à 2008 (12 Grands Chelems gagnés sur 20).



De son propre aveu. «C’est un des meilleurs matches de ma carrière au service. C’était vraiment très, très solide». Le Bâlois va bien, merci pour lui. Toujours vert sur gazon, le récent vainqueur de Halle, le 86e titre de sa carrière, a retrouvé ces derniers jours ses jambes de vingt ans. «Je joue bien depuis un an maintenant, mon corps répond bien, a affirmé le finaliste 2014 en début de tournoi. Je suis très satisfait de mon niveau actuel. Je bouge bien, c'est naturel sur gazon. C'est une force que je dois utiliser car ce sport est devenu un jeu de mouvement».




A bientôt 34 ans, le 8 août, Roger Federer, continue de défier le temps. L’insatiable chasseur de records, déjà 17 titres du Grand Chelem au compteur, peut aller plus haut et repousser à quatre longueurs Rafael Nadal, qui le chasse avec 14 sacres en Grand Chelem.

Le Suisse vise également une huitième couronne à Wimbledon. Un exploit que personne n’a jamais réalisé (William Renshaw et Pete Sampras comptent sept titres au All England Club). Le maître des lieux, absent le dernier dimanche du tournoi à seulement trois reprises (2010, 2011, 2013) depuis 2003, peut aussi devenir le deuxième joueur le plus vieux de l’histoire à remporter un tournoi majeur, derrière l’Australien Ken Rosewall, titré à 39 ans et 246 jours à l’Open d’Australie en 1972… En attendant, Federer est déjà devenu le premier joueur à disputer dix finales d'un même Majeur depuis Bill Tilden, à l'US Open, il y a près d'un siècle.




Bénéficiant d’un tableau favorable durant la quinzaine, l’ancien numéro un mondial n’a pas trop trainé sur les courts depuis le début du tournoi (9h58), ne laissant qu’un seul set en route. Les trois semaines entre Roland-Garros et Wimbledon, ont été très importantes, capitales même. «C'est probablement ma meilleure préparation pour Wimbledon grâce à la semaine de plus sur herbe que l'on a eue. Franchement, cela change tout. Cela permet de soigner les petits soucis après Roland plutôt que de se précipiter sur herbe. Wimbledon arrive très rapidement, vous entrez avec des doutes. J'ai pu me reposer tout en m'entraînant bien pour le changement de surface».



Aujourd’hui conseillé par le Suédois Stefan Edberg, sacré en 1988 et 1990, adepte du service-volée et chantre du jeu vers l’avant durant sa carrière, Federer est redevenu une machine à agresser avec un jeu offensif plus en adéquation avec ses capacités physiques. A l’attaque. Prêt pour la revanche face au meilleur relanceur de la planète. Vainqueur ici même en 2014, au terme d'une incroyable finale face à Federer (6-7, 6-4, 7-6, 5-7, 6-4), Novak Djokovic était redevenu numéro 1 mondial. De l’histoire ancienne pour le joueur helvète. «La défaite en finale l'an passé n'a eu aucune incidence sur mes résultats cette année, assure Federer. Je n'avais pas un super niveau, mais j'ai atteint la finale. Pour être honnête, je ne m'y attendais pas, j'étais encore un peu en train de revenir. Les choses sont allés plus vite que je le pensais». Sur la route d'une troisième victoire à Londres après 2011 et 2014, et d'un deuxième tournoi du Grand Chelem cette année après l'Australie, Djokovic sera encore l’homme à battre dimanche. Lui qui affiche un bilan exceptionnel de 47 victoires et 3 défaites en 2015, vise également un neuvième sacre dans un Majeur.




Difficile d’établir un pronostic entre ces deux monstres sacrés. Djokovic-Federer, un classique. Djokovic-Federer, acte 40. Le Suisse mène à ce jour 20-19. C’est leur treizième confrontation en Grand Chelem. Pour un autre affrontement de légende ? «On s'est joué tellement de fois. Roger (Federer) est l'un de mes plus grands rivaux, glisse Djokovic. C'est l'un des joueurs qui m'a permis de progresser. Je suis passé par tous les états lors de mes matches face à lui et cela m'a permis de prendre conscience de ce que je devais faire pour gagner ce genre de duels et remporter des tournois du Grand Chelem. Il joue bien et est tellement constant. Cela ne sert à rien de parler trop de lui. Nous savons tous à quel point il est fort. C'est le meilleur de tous les temps. Les mots ne sont pas assez forts pour décrire ce qu'il a accompli. Il adore jouer ici. C'est là qu'il est le meilleur. Il a gagné sept fois. Dans le Centre court, il est comme chez lui.»

Le «Djoker» le sait. Il lui faudra sortir son meilleur tennis pour mater la légende Federer. Car trois ans après son dernier succès à Wimbledon (son dernier en Grand Chelem), le Suisse semble de nouveau plus que jamais en mesure de dépoussiérer les livres d’histoire.



http://sport24.lefigaro.fr/tennis/wimbledon/actualites/le-grand-defi-de-roger-federer-759664






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MessageSujet: Re: Roger FEDERER   Lun 13 Juil - 18:41

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Federer Masterpiece










Le niveau de jeu de la demi-finale remportée par Roger Federer sur Andy Murray (7-5, 7-5, 6-4) a atteint des sommets peut-être inédits.




EN 1980, Wimbledon était le théâtre de verdure du tie-break du siècle entre Borg et McEnroe. Trente-cinq ans plus tard, le Centre Court a vécu un pur spectacle de pyrotechnie. « Je viens de commenter le Federer-Murray, dit Sébastien Grosjean. Exceptionnel. »


Hier, la BBC se demandait si le jeu de 5-4 au deuxième set n'était pas tout bonnement le plus grand jeu de l'histoire ? Ni plus ni moins. Long de quatorze minutes, rempli de bijoux, gavé d'adrénaline, ce morceau d'anthologie mérite une place au musée de Wimbledon. « J'ai mené 0-40, j'ai eu cinq balles de set en tout, mais Andy a encore élevé le niveau pour sauver ce jeu, décrivit Federer. Je ne me souviens pas de tout, mais c'était beau. Si j'entendais que ça criait fort dans le stade ? Oh, yes, mais moi aussi, je criais à l'intérieur de moi. C'était le jeu parfait, qu'importe si je l'ai perdu à la fin. »




Acteur et témoin direct de la scène, Murray confirme : « C'était dingue. Que des points gagnants pendant dix-quinze minutes ! » Et cette impression que les tribunes du Centre Court ne s'arrêteraient jamais de trembler. Même la Royal Box avait envie de s'encanailler et de s'arroser de Pim's. Björn Borg n'était plus de glace. Rod Laver avait un sourire figé.




Le plus génial dans cette histoire, c'est que ça n'a pas duré qu'un jeu. « On peut comparer cette demi-finale à celle de Roland-Garros 2011 entre Federer et Djokovic, convient Grosjean. À l'époque, c'était le Djoko invaincu et invincible. Cette fois, c'était le Murray en pleine confiance. » L'Écossais n'a probablement jamais aussi bien perdu de sa vie. Tous les chiffres l'attestent : il a très bien joué. Et aussi perdu en trois sets. De toute façon, on ne bat pas Roger Federer en demi-finales de Wimbledon (dix victoires, un seul set perdu).




Tim Henman, l'ancien chouchou du tennis british, résumera à la perfection ce duel magistral. À notre confrère du Daily Mail Mike Dickson, il dira : « C'est comme si, au golf, Andy avait scoré 64 et que Roger lui avait dit : tiens, regarde ma carte, j'ai fait 60. »




FEDERER : « LE TENNIS EST PLUS GRAND QUE LES JOUEURS QUI LE FONT »




« C'est un des meilleurs matches de ma carrière au service, dira ensuite Federer. Je suis très content de retrouver ce niveau de jeu en quarts et en demies. Ça sonne comme une réponse à ceux qui se demandent pourquoi je continue. J'aime ce jeu. J'aime accomplir de grandes performances. »



Autour de lui, il pleuvait des superlatifs. Rod Laver ne voyait pas comment il ne gagnerait pas dimanche son huitième Wimbledon. Murray le comparait à Messi. Mais Federer connaît trop bien les risques d'écouter cette douce musique. « Peut-être que les gens, comme avec Agassi, se demandent combien de temps ils me verront encore. Il y a comme un attachement émotionnel. Le tennis est plus grand que les joueurs qui le font. Dans cinquante ans, ce sera encore mieux. Dans cent ans, encore, encore mieux. » Est-ce que dans cent ans, quelqu'un servira comme « le Maestro » hier (voir les stats, ci-contre) ?



« Je ne sais pas si Roger a joué à son summum, mais je sais qu'il n'avait jamais servi comme ça contre moi, avouera Murray. C'était incroyable. Il a visé et touché tellement de fois les lignes. »
Comme l'an dernier, Federer déboule en finale en n'ayant perdu son service qu'une fois. « J'ai pourtant fait un très bon match. Peut-être que j'aurais quand même pu mieux retourner », se demanda Murray. « Il n'a eu qu'une seule balle de break, au premier jeu, notait Grosjean. D'habitude, il breake tout le monde. »



Laissons à Federer le soin de conclure. Nous sommes au troisième set, à 5-4, 0-15. Dans quelques secondes, il va tirer un passing de revers court croisé indécent. Il est en bout de course, loin de sa ligne. Voici ce qu'il se passe dans sa tête : « Je ne peux pas chiper parce que je sens qu'Andy est déjà très près du filet. Le lob ? Non, je suis loin, il va reculer et smasher. Seule solution : le petit coup de poignet. Quand la confiance est haute, quand tu as l'esprit clair, des choses pareilles peuvent se produire. »


Oui, mais seulement avec vous, monsieur Federer.



FRÉDÉRIC BERNES

Le chiffre

12

LE NOMBRE D'ANNÉES

qui séparent la première finale à Wimbledon de Roger Federer (victoire en 2003 contre Mark Philippoussis) de celle de demain contre Djokovic. Personne n'a réussi un si grand écart dans l'ère Open, Jimmy Connors (1974-1984) et Boris Becker (1985-1995) s'arrêtant à dix ans. Le record absolu appartient à l'Australien Ken Rosewall avec vingt ans d'écart (1954-1974). Federer sera-t-il encore là en 2023 ?




http://www.lequipe.fr/Tennis/Article/Federer-masterpiece/53265





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MessageSujet: Re: Roger FEDERER   Sam 22 Aoû - 14:33



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Roger Federer déroule encore










Pour le deuxième match de suite, Roger Federer s'est qualifié facilement, dominant Feliciano Lopez en à peine un peu plus d'une heure (6-3, 6-4). Le Suisse est en demi-finale.




Cincinnati est le jardin de Roger Federer (6 titres dans l’Ohio) et le Suisse le confirme chaque soir un peu plus. Après avoir écoeuré Kevin Anderson, Federer n’a fait qu’une bouchée de Feliciano Lopez, le tombeur de Rafael Nadal.
Toujours aussi offensif, notamment sur les deuxièmes balles adverses, Federer a joué à son rythme - rapide - et sur ses forces pour atteindre les demi-finales.
Même si Lopez s’est procuré trois balles de break dans la deuxième manche (toutes sauvées par Federer), c’est le Suisse qui a réussi les deux breaks du match - un dans chaque manche - pour plier l’affaire en une heure, une minute cinquante-trois secondes exactement. En 27 mises en jeu depuis le début de son tournoi, Federer n’a pas été breaké une seule fois.




«Je vais continuer à jouer agressif »






Le choc en demi-finale offrira une grand opposition de styles entre un Andy Murray habitué aux longues batailles depuis deux jours (plus de 5 heures passées sur le terrain en quart et en huitième) alors que Federer a expédié ces deux mêmes tours en moins de 2 heures.
Ce sera la 25e opposition entre les deux hommes (Federer mène 13 victoires à 11).



«Ne pas avoir été breaké comme ça sur dur, c’est quelque chose qui me plaît beaucoup, a avoué le numéro 3 mondial. Mais je sais qu’avec chaque match qui passe et chaque jeu où je ne suis pas breaké, ça devient de plus en plus compliqué à garder. Mais bon, j’avais fait ça très bien à Halle et Wimbledon.

Andy Murray est très bien en ce moment. Je dirais que depuis trois mois il est à nouveau à fond de ses capacités. Avant il se battait encore pour revenir et reprendre confiance dans son style, son dos et son jeu de jambe. Là, il a tout repris, sinon il n’aurait pas eu le succès qu’il a eu sur terre, sur gazon et à Montréal!

De mon côté, je vais continuer à jouer agressif contre lui. Il m’a un peu étonné parce que même s’il retourne agressif, il est content de faire des échanges assez longs jusque-là. Ça m’a surpris mais peut-être va-t-il changer contre moi.»




http://www.lequipe.fr/Tennis/Actualites/Roger-federer-deroule-encore/583855





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MessageSujet: Re: Roger FEDERER   Dim 23 Aoû - 11:42

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Impressionnant de maîtrise, Roger Federer s'offre Andy Murray et retrouve Novak Djokovic









MASTERS 1000 CINCINNATI - Roger Federer a battu Andy Murray en deux sets, 6-4, 7-6 à Cincinnati en demi-finales.
En finale, le Suisse, qui a signé une belle démonstration et n'a pas concédé une balle de break, va retrouver Novak Djokovic, qui a sorti Alexandr Dolgopolov samedi (4-6, 7-6, 6-2).



Roger Federer n'aurait manqué ça pour rien au monde. Plus d'un mois après sa finale perdue à Wimbledon, il va recroiser le fer avec Novak Djokovic. Le Suisse n'a en effet pas fait de manière avec Andy Murray, dont il s'est logiquement débarrassé à l'issue de la deuxième demi-finale.


A l'arrivée, un succès sec en deux manches (6-4, 7-6), acquis après 1h37 de combat. Le 3e joueur mondial se hisse pour la septième fois de sa carrière en finale du Masters 1000 de Cincinnati où il n'a jamais perdu le dernier jour. Ce sera sa troisième finale face au Serbe dans l'Ohio après 2009 et 2012.



Dans la lignée de sa très bonne semaine passée aux Etats-Unis, Federer n'a jamais tremblé lors de cette demi-finale. Toujours en contrôle, le Suisse a surtout été solide sur son engagement.
Malgré un petit pourcentage sur ses premières balles - seulement 55% alors qu'il avait bouclé son quart face à Lopez avec 70% - le Suisse, très bon en fond de court, a constamment cherché à agresser son adversaire. Surtout derrière sa première (77% de points gagnés derrière), et souvent au filet.
Bien réglé, en revers, et agressif en coup droit, le Bâlois a laissé une impression de facilité et de contrôle. Il n'a d'ailleurs toujours pas perdu son service de la semaine. La clé de ses bonnes sensations du moment.




Andy Murray n'a pas grand chose à se reprocher. Hormis ses deux engagements manqués en début de match, où il a concédé le seul break de la rencontre, et ses quatre balles de break de la partie, le Britannique a été costaud le reste de la demie.
Son niveau est même allé crescendo au fur et à mesure. Inspiré dans ses plans de jeu, il a osé être agressif face à un adversaire contre qui il n'a plus gagné depuis cinq rencontres (et la 1/2 finale de l'Open d'Australie 2013).


Trop généreux sur ses jeux de retour, et auteur de 26 fautes directes (23 pour Federer), il lui a juste manqué un grain de folie pour changer la destinée de cette demie. Titré à Toronto face à Dkokovic, la semaine dernière, le natif de Glasgow a laissé passer une nouvelle soirée retrouvailles avec le Serbe.


Pas grave, Federer fera probablement un très bon convive à la table du N.1 mondial.



http://www.eurosport.fr/tennis/masters-cincinnati/2015/impressionnant-de-maitrise-roger-federer-s-offre-andy-murray-et-retrouve-novak-djokovic_sto4872970/story.shtml






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MessageSujet: Re: Roger FEDERER   Lun 24 Aoû - 1:03

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le Kid de Cincinnati
     





Finale idéale, week-end de rêve, semaine parfaite... Federer entame bien sa 35e année








MASTERS 1000 CINCINNATI - Vainqueur pour la 7e fois à Cincinnati, Roger Federer a clairement dominé Novak Djokovic en finale, comme il l'avait fait la veille face à Andy Murray. Il quitte l'Ohio sans avoir perdu un set. Une semaine royale.




Roger Federer et Novak Djokovic en ont ri. L'un vient de décrocher sa 7e couronne à Cincinnati, soit environ 30% de ses titres en Masters 1000 dans ce seul tournoi. L'autre de subir un 5e échec en finale dans ce même tournoi, le seul qui manque encore à son palmarès en M1000. "Je te souhaite de le gagner un jour", a plaisanté Federer dans son discours d'après-match au milieu du central, provoquant l'hilarité de sa victime. "C'est la cinquième fois que je suis en finale ici, il faut peut-être que j'attende que Roger prenne sa retraite pour gagner ici", a répliqué le numéro un mondial, rigolard lui aussi.





Le film de la finale




Il y a alors de quoi s'inquiéter pour Djokovic car, franchement, on ne voit pas pourquoi Federer partirait à la retraite.

Comme si le temps n'avait pas de prise sur lui, le Suisse continue, à 34 ans, d'afficher un niveau de jeu effarant. Il reste Federer. Sa troisième finale en Masters 1000 cette saison aura été la bonne après ses défaites à Indian Wells et Rome, face à Djokovic. Cerise sur le gâteau, c'est en prenant le dessus face au Djoker qu'il a renoué avec un titre de cette importance. Une victoire nette et sans bavure, 7-6, 6-3.




Novak Djokovic n'a d'ailleurs pas cherché à biaiser. Oui, Federer, qui lui a désormais infligé trois de ses six défaites subies lors des 12 derniers mois, était au-dessus de lui dimanche. "Roger a joué incroyablement bien et mérite ce titre", a-t-il admis. Difficile de le contredire.


Agressif, solide et opportuniste, le Bâlois a fait ce qu'il fallait. "J'ai essayé de le perturber sur sa deuxième balle de service et de bien servir, ça a plutôt bien marché, a-t-il noté. Il a disputé un seul mauvais jeu, au début de la deuxième manche, et ça m'a profité."

Que ce soit en demie contre Andy Murray ou en finale face à Djokovic, Federer n'a de son côté pas concédé une seule balle de break. Et sur l'ensemble de la semaine, il n'aura pas perdu le moindre set. Le tournoi quasi-parfait en somme.


De quoi le booster à une semaine de l'US Open. Même s'il reste prudent. "C'était une belle semaine, mais à New York, cela ne sera pas les mêmes balles, la même surface, la même ambiance. C'est encore trop tôt pour dire ce qui va se passer à l'US Open."



Les bienfaits de la pause



Une chose est sûre, il débarquera à Flushing Meadows avec le statut de tête de série numéro 2, puisque son 7e ciel dans l'Ohio va lui permettre de reprendre la deuxième place mondiale à Murray. Mais là encore, pas de quoi faire sourciller "Rodgeur".


"Etre N.2 mondial et tête de série N.2 n'est pas vraiment important à mes yeux, jure-t-il. Est-ce qu'il ne vaut pas mieux affronter Novak plus tôt dans le tournoi plutôt qu'en finale? Je ne sais pas, mais je ne pense pas encore à cela, il y a beaucoup de matches avant."



Ce Federer-là figure en tout cas par nature au rang des prétendants. Il joue bien, et, plus important peut-être encore, il se sent frais. Plus que l'an dernier, quand il avait enchainé Toronto (finale) et Cincinnati (victoire) avant l'US Open. Cette fois, il avait choisi de zapper le rendez-vous canadien. Il est convaincu d'avoir pris la bonne option. "Je me sens aussi bien que l'an dernier, mais pas aussi fatigué, je sens encore les bénéfices de ma pause". A Cincinnati, ça a payé. Et à New York ?




http://www.eurosport.fr/tennis/




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MessageSujet: Re: Roger FEDERER   Jeu 10 Sep - 12:34

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US Open 2015

Les 5 stats qui montrent qu'il n y avait rien a faire contre ce Federer la...




US OPEN - Richard Gasquet a été nettement dominé par Roger Federer en quart de finale (6-3, 6-3, 6-1). La preuve en chiffres.








50 coups gagnants

Certainement la statistique la plus impressionnante de la partition jouée par Federer. Alors oui 50 coups gagnants contre Gasquet, c'est moins que face à Isner (55) mais le match a duré beaucoup moins longtemps (1h27 contre 2h39) et beaucoup moins de points ont été joués (143 contre 244).
Pour se donner une idée de la performance de Federer, il suffit de noter qu'il a tapé en moyenne, deux coups gagnants par jeux.


Phénoménal.




23 montées au filet converties


Résolument tourné vers l'avant depuis le début de l'US Open. Federer a multiplié les montées au filet face à Gasquet, à raison. Sur 28 montées, 23 ont offert le point au numéro 2 mondial, soit 82% de réussite, son meilleur ratio depuis le début du tournoi.
Et comme souvent, il n'a pas hésité à monter sur les points importants de la rencontre pour forcer la décision. Il a, par exemple, réalisé son premier break après être allé chercher le point au filet.



47% de points gagnés par Federer sur service adverse



Le Français a perdu cinq fois sa mise en jeu sur l'ensemble du match. Trop, beaucoup trop pour espérer inquiéter un Roger Federer au sommet de son art. En difficulté derrière sa 2e balle (seulement 41% de points gagnés derrière un second service), Gasquet a quasiment perdu la moitié des points sur son service.
La tactique agressive de Federer, qui a notamment tapé 5 retours gagnants a été beaucoup trop efficace pour laisser la tête de série numéro 12 espérer plus.








Dominé sur ses mises en jeu, Richard Gasquet n'a pas pu combattre sur celles de Federer. Le Français ne s'est pas offert la moindre balle de break. Auteur de 16 aces, son meilleur total en 5 matches joués à New York, le Suisse a été extrêmement performant sur son service. Il a d'ailleurs passé 76% de premières ce qui constitue, là-aussi, sa meilleure performance depuis le début de son tournoi.
1h27, victoire ultra-rapide



Comme depuis le début du tournoi, Roger Federer ne s'est pas attardé sur le court. 1h27, c'est un peu moins bien que face à Steve Darcis (1h20) ou encore face à Leonardo Mayer (1h17), mais l'opposition proposée par Gasquet (tête de série numéro 12) n'était, sur le papier, pas du même niveau. Le Français, qui n'a remporté que 7 jeux en tout, a été le quart de finaliste le plus rapidement expédié.











http://www.eurosport.fr/tennis/us-open/2015/les-5-stats-qui-montrent-qu-il-n-y-avait-rien-a-faire-contre-ce-federer-la_sto4904180/story.shtml





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MessageSujet: Re: Roger FEDERER   Dim 22 Nov - 18:50

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Masters de tennis : lettre ouverte à Roger Federer





Au crépuscule de ta carrière, tu t'apprêtes à disputer, ce dimanche à Londres, ta dixième finale de Masters.
Et pourtant, nous voudrions tous continuer à te voir jouer encore, tant tu fais partie de nos vies.










Cher Roger,


Permets-moi de t’écrire ces quelques mots afin de te remercier pour tous les moments passés en ta compagnie ces dernières années. Nous sommes d’ailleurs des millions à travers le monde à vouloir te remercier, tout en guettant avec angoisse le moment fatidique où tu rangeras tes raquettes au placard, comme on redoute la disparition d’un proche que l’on sait atteint d’une maladie grave.



Ta maladie à toi, c’est l’âge : 34 ans. Qu’en dépit de tous les combats passés – plus de 1.300 matchs disputés –, tu sois le seul à tenir tête à ce cannibale de Djokovic, voilà qui relève du prodige, autant que ta domination sans partage entre 2004 et 2007, quand tu avais raflé 11 titres du Grand Chelem sur 16 possibles. Dix ans plus tard, au crépuscule de ta carrière, tu disputes, dimanche à Londres, ta dixième finale de Masters, record phénoménal, et pourtant, tous, nous voudrions continuer à te voir jouer des années encore.







Au cours de sa carrière, Roger Federer, 34 ans, a gagné 17 titres du Grand Chelem, 6 Masters et une Coupe Davis.
(Simone Perolari pour l'Obs)




J’espère, entre parenthèses, que tu ne t’offusqueras pas de mon tutoiement. Ce réflexe ne me serait jamais venu si je n’avais pas assisté, il y a dix jours, à ta conférence de presse, lors du tournoi de Paris-Bercy, après ta défaite contre cet Isner, géant pataud qui joue au tennis comme ma grand-mère tirait les pénaltys.

A toi, l’immense champion, la valetaille des plumitifs osait s’adresser en disant "tu". Pour moi, novice en journalisme sportif, ce fut un choc, presque aussi immense que cette finale de Wimbledon perdue contre Nadal en 2008, et j’ai hésité à t’écrire cette lettre avec "tu" ou avec "vous".




Oserais-je le "tu" avec un écrivain, un chef d’entreprise, un homme politique, que je ne connais pas ? "Dis François H., pourquoi as-tu renoncé à la politique pour laquelle tu as été élu ?" Il y aurait, dans ce "tu" avec le président de la République française, une proximité contre-nature. Mais avec toi…


Tu fais partie de nos vies. Tes matchs les plus épiques, nous les avons suivis et, avec eux, leur cortège de joie, de frustration, de tristesse. Nous avons de tes nouvelles au moins une fois par semaine dans notre quotidien sportif préféré et nous pensons souvent à toi. Alors, j’ai opté pour le "tu" et je suis certain que tu n’en prendras pas ombrage.




Quelles valeurs portes-tu ?





Je dois par ailleurs te faire un aveu : ta période la plus glorieuse, celle où tu étais invincible, quand tu volais de victoires en victoires avec l’insolence des surdoués à qui la vie réserve toujours le meilleur, cette période-là donc, je suis passé à côté. Les règnes solitaires m’ennuient.


Pour des raisons diverses, mentales, physiques ou tennistiques, les rivaux de ta génération – Marat Safin, Lleyton Hewitt, Andy Roddick – n’étaient pas à ta hauteur. Il faut donc rendre grâce à Nadal et à Djokovic d’avoir su te résister, d’avoir su te vaincre et d’avoir su te martyriser. Sans eux, tu serais resté un grand champion, un peu irréel, aérien mais lointain. Grâce à eux, tu as accédé à une autre dimension, celle des légendes, qui ont vaincu et souffert, qui ont reçu et donné, qui ont pleuré et que l’on a tant aimé.



Comment oublier tes larmes après cette énième défaite contre Nadal, ton bourreau le plus cruel, en finale de l’Open d’Australie, en 2009 ? Comment oublier ton bonheur, quelques mois plus tard, à Paris, quand, après trois finales perdues, tu as fini par triompher à Roland Garros devant un public extatique ?

Il y a autour de ta personne, de tes matchs, une ferveur quasi religieuse et longtemps, je me suis demandé pourquoi. Quelle histoire racontes-tu ? Quelles valeurs portes-tu ?




A New York, lors de la dernière finale de l’US Open, Djokovic a gagné, mais c’est bien toi qu’une foule en délire est venue acclamer, comme à Kinshasa, quarante ans plus tôt, une autre foule acclamait Mohamed Ali durant son combat contre Georges Foreman.
Ici, on célébrait la résistance à la domination blanche. Là, à travers toi, on rendait hommage à l’Esprit européen au sens où Paul Morand l’entendait.

Autrement dit, à une certaine idée de l’élégance, aristocratique, qui, sous une placidité de circonstance, ne tremble pas quand il faut combattre, à un art de vivre qui conjugue cosmopolitisme, bonheur familial et quête de la perfection. Alliage fragile que toi, citoyen suisse, tu parviens à préserver avec une apparente facilité.





Tu sembles tellement humain





Gagner, c’est bien. Avec la manière, c’est mieux. Alors on se régale en te voyant armer ton revers à une main, en scrutant la gestuelle ondulée de ton service, en admirant tes déplacements de danseur de ballet, l’enroulé de ton bras quand il frappe un smash, la fluidité de ton corps en mouvement.

Qu’importe si Djokovic et Nadal t’ont battu des dizaines de fois, tu as ce quelque chose en plus qui, on l’imagine, doit les faire rager d’impuissance. Ce “quelque chose-là” s’appelle le style. Pour un artiste, c’est le plus important et personne n’a encore démontré que les joueurs de tennis n’étaient pas des artistes. Mais te réduire, cher Roger, à ta seule élégance, serait trop simple.




En dépit de ton palmarès fabuleux – 17 titres du Grand Chelem, 6 Masters, une Coupe Davis –, il existe chez toi une faille, un doute, une peur que l’on sent poindre dans les moments importants, une peur que tu n’arrives pas toujours à dominer.


Quand ils triomphent, Nadal et Djokovic sont des monstres, machines inébranlables et sans pitié. Face à eux, sur un court, tu sembles tellement humain. Trop humain parfois.






Entre 2004 et 2007, le joueur suisse a raflé 11 titres du Grand Chelem sur 16 possibles.
(Simone Perolari pour l'Obs)




Je repense à cette finale contre Nadal en Australie, évoquée plus haut, que tu n’aurais jamais dû perdre. Mais aussi à ce dernier duel contre Djokovic à l’US Open. Ce match était pour toi, mais tes doutes étaient trop forts.

Combien d’occasions ratées, de balles de break gâchées ? Ah, ce retour-volée que tu oses sans vraiment oser sur une deuxième balle, alors que tu avais l’occasion de revenir à 5-5 dans le quatrième set ! Dans ces moments-là, je ne sais pourquoi, tu me fais penser à Dick, le héros de “Tendre est la nuit”, le roman de Fitzgerald, héros tragique et écartelé.




Au même instant, à Paris, il n’était pas loin de 5 heures du matin, il pleuvait, et avec d’autres âmes esseulées, nous avions atterri dans un bar de la rue Montmartre, presque clandestinement. "Vous diffusez la finale de l’US Open ?" avait-on demandé après avoir tapé contre la porte vitrée. Et l’on nous avait fait entrer, à la dérobée, comme sans doute on faisait autrefois entrer les clients d’un tripot.



Cette finale, j’y avais pensé tout le week-end, j’en avais imaginé tous les scénarios et durant ces quarante-huit heures, j’eus l’étrange mais délicieux sentiment de revenir en enfance quand je salivais à l’idée de voir jouer Stefan Edberg (celui-là même qui deviendra plus tard ton entraîneur). Alors tant pis pour ta défaite, tant pis pour ma tristesse : cette émotion-là est inestimable.



Cher Roger, puisses-tu continuer à évoluer au plus haut niveau encore quelques années. Et moi, et nous, à chavirer encore en te voyant jouer, fébriles et excités comme des gamins attardés.



http://tempsreel.nouvelobs.com/sport/20151113.OBS9420/masters-de-tennis-lettre-ouverte-a-roger-federer.html






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David Le Bailly
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MessageSujet: Re: Roger FEDERER   Dim 27 Déc - 15:54




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Roger Federer, "le Feu sous la glace"









En août 2016, le tennisman Roger Federer représentera la Suisse au Jeux Olympiques de Rio, au Brésil.
Le voici présenté par Alexandre Bompard, le PDG de la Fnac. Il a été haut fonctionnaire, dirigeant de la chaîne Canal+, puis président d’Europe 1.

* * *

Une icône", affirme Pete Sampras. "Le plus grand", ajoute Agassi. Wilander, lui, rêve : "Être une journée dans ses chaussures..."
Parlons- nous du tennisman le plus titré de tous les temps ? Pas seulement. "Regardez-le jouer : c’est une oeuvre d’art" : là, oui, McEnroe a tout dit.
Ce qui frappe chez Roger Federer, au-delà de la performance, c’est la grâce. Cette fluidité du geste, cette perfection sans heurts, de sa démarche quand il entre sur le court au salut de sortie.



Cela m’a saisi la toute première fois que je l’ai vu, en 1999, lors d’un premier tour à Roland-Garros, qu’il avait pourtant perdu. Derrière la déroutante facilité, il y a des milliers d’heures de travail : mais, comme tous les grands artistes, comme un Noureïev ou un Gene Kelly, dont il partage l’aisance quasi surnaturelle, Federer a l’élégance de nous le faire oublier.



"Je pourrais le regarder jouer toute la journée, tant ce qu’il fait est beau !" : je partage mille fois l’avis de Marat Safin. Je suis Roger Federer depuis plus de 15 ans avec une passion neuve, car le grand art ne lasse jamais. Habité et imprévisible, Federer a cette magie que le tango ou le flamenco appellent duende.


Qu’ajouter ? La complétude : "Trop de coups et trop de talent pour un seul homme", disait Rod Laver. Sa contre-attaque, son revers à une main, son jeu de jambe inimitable, cette fulgurance aux quatre coins du court... "Soit vous êtes un joueur de terre battue, soit un joueur de gazon, soit un joueur de dur... soit vous vous appelez Roger", résume Jimmy Connors.




"Entre spontanéité et maîtrise"




Et puis, il y a la personnalité. Qui aurait cru que le jeune rebelle qui brisait sa raquette de rage deviendrait, au prix d’un travail colossal sur lui-même, un tel modèle de tempérance ? Pour ses adversaires, il est humble, fair-play. Pour ses sponsors, c’est l’homme idéal – image immaculée, fiabilité sportive.
Pour sa discipline ou pour une bonne cause, c’est l’ambassadeur parfait. Pour quiconque enfin l’observe dans la durée, c’est une intelligence supérieure qui construit méticuleusement une réputation de long terme.



Horlogerie suisse ? On se tromperait. C’est le feu sous la glace : captez son tressaillement animal quand il gagne – extraordinaire rugissement intérieur après sa victoire à Roland-Garros en 2009 ; ou surprenez-le, comme ce jour, dans la belle lumière de Wimbledon, où il sanglota comme un enfant après une défaite. Il reprend instantanément contenance, mais la déchirure est là : Federer est sur la crête, en extrême tension entre spontanéité et maîtrise.



"Jouer le coeur chaud et la tête froide !" disait l’immense violoniste David Oïstrakh : nous y sommes. L’humilité ? Elle cache un orgueil démesuré : à Roland-Garros, on a vu Federer jouer contre Nadal à son propre jeu en fond de cours – ultime coquetterie ! "Je peux battre n’importe qui", a-t-on même pu l’entendre dire... La gentillesse ? Elle cache nécessairement un guerrier. "Mon moteur, c’est la haine de la défaite, me confiait McEnroe lors d’un déjeuner en 2014, mais le moteur de Roger, c’est l’amour absolu de la victoire."



"Federer blues"



Une soif de vaincre qu’il oppose au plus impitoyable des adversaires : le temps qui passe. 34 ans : à son âge, les plus grands étaient sortis du jeu. Lui navigue toujours avec constance entre la première et la troisième place mondiale. Pas d’usure, pas de lassitude. Peut-être parce qu’il accomplit pleinement sa vocation – quand Agassi haïssait la balle qu’il retournait à son père, Federer a toujours profondément aimé le tennis.


"Ne forçons point notre talent, disait La Fontaine, nous ne ferions rien avec grâce." Une chose est sûre : quand il sortira du circuit, bien des fans, comme moi, auront un sacré "Federer blues". Mais les meilleurs experts sont bien incapables de pronostiquer la fin : et si cela durait toujours ? Après tout, les gestes les plus justes se polissent avec l’âge...



Regardons avec Victor Hugo la séculaire "Saison des semailles" : "Il marche dans la plaine immense/Va, vient, lance la graine au loin/ Rouvre sa main, et recommence [...]." Le semeur est un vieillard, son "geste auguste" arrondi par le temps est idéal, coordonné avec sa marche, sa main gauche accompagnant le lancer de la droite, dans une courbe parfaite qui relie la terre aux étoiles. Tiens... voilà le coup droit de Roger : au-delà de lui-même et au-delà du temps, il est déjà un mythe. Eternel.



Alexandre Bompard



http://tempsreel.nouvelobs.com/sport/20151224.OBS1916/roger-federer-le-feu-sous-la-glace.html




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MessageSujet: Re: Roger FEDERER   Jeu 7 Juil - 14:38

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WIMBLEDON - En battant Marin Cilic après un match à couper le souffle mercredi, Roger Federer a a signé sa 307e victoire en Grand Chelem.
Une de plus que Martina Navratilova.
Un record absolu, un de plus pour le Suisse
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Longtemps, on a pu penser que le record de matches gagnés en Grand Chelem chez les hommes, détenu par Jimmy Connors, tiendrait un demi-siècle. La carrière de Jimbo avait été si longue...
En moins de 20 ans, la marque du gaucher était tombée. En 2012, à Roland-Garros, le Suisse avait effacé l'Américain et ses 233 victoires des tablettes.
Quatre années plus tard, il franchit un pas supplémentaire dans le gotha car, cette fois, c'est le record absolu, hommes et femmes confondus, que Federer vient d'établir.



En 2004, à près de 48 ans, Martina Navratilova avait remporté le 306e et dernier match de sa carrière en Grand Chelem. Depuis 12 ans, ce record tenait bon. Jusqu'à ce que Federer déboule à nouveau. Après avoir effacé les 300 victoires pendant l'Open d'Australie, l'ancien numéro un mondial a connu un contre-temps en renonçant à Roland-Garros à cause de son dos récalcitrant. Mais son accession au dernier carré à Wimbledon lui a permis de dépasser pour de bon Navratilova.



L'histoire retiendra que cette victoire du record a été un véritable thriller, puisque Federer, mené deux sets à rien, a ensuite dû sauver trois balles de match dans le quatrième set face à Marin Cilic, finalement battu en cinq manches (6-7, 4-6, 6-3, 7-6, 6-3).
A noter que sur ce podium historique figurent deux légendes en activité : Federer, donc, mais aussi Serena Williams, qui vient de passer elle aussi le cap des 300 matches gagnés en majeur. Elle a dépassé Chris Evert au cours de ce Wimbledon et a de très bonnes chances de se placer elle aussi devant Navratilova, sans doute avant la fin de l'US Open




Roger Federer revient de loin. Mené deux sets à rien, le Suisse a sauvé trois balles de match avant de s'imposer en cinq manches (6-7, 4-6, 6-3, 7-6, 6-3) face à Marin Cilic mercredi, sur le centre court. Il affrontera en demi-finale le Canadien Milos Raonic, comme il y a deux ans.


Celle-là, elle vient de loin. Roger Federer a eu un pied et quatre orteils au-dessus du précipice mercredi à Londres. Malmené par un Marin Cilic longtemps irrésistible, mené deux manches à rien, le Suisse est passé par trois fois à un point de l'élimination. Mais il n'a jamais renoncé et s'est finalement imposé en cinq sets (6-7, 4-6, 6-3, 7-6, 6-3) pour rejoindre Milos Raonic en demi-finale. Federer a eu très, très chaud, mais la quête d'un huitième sacre à Wimbledon reste bel et bien possible.



WIMBLEDON - Roger Federer revient de loin. Mené deux sets à rien, le Suisse a sauvé trois balles de match avant de s'imposer en cinq manches (6-7, 4-6, 6-3, 7-6, 6-3) face à Marin Cilic mercredi, sur le centre court. Il affrontera en demi-finale le Canadien Milos Raonic, comme il y a deux ans.


Celle-là, elle vient de loin. Roger Federer a eu un pied et quatre orteils au-dessus du précipice mercredi à Londres. Malmené par un Marin Cilic longtemps irrésistible, mené deux manches à rien, le Suisse est passé par trois fois à un point de l'élimination. Mais il n'a jamais renoncé et s'est finalement imposé en cinq sets (6-7, 4-6, 6-3, 7-6, 6-3) pour rejoindre Milos Raonic en demi-finale. Federer a eu très, très chaud, mais la quête d'un huitième sacre à Wimbledon reste bel et bien possible.


A tête reposée, Marin Cilic se demandera quand même comment il a fait pour laisser échapper cette victoire. D'abord dominateur, il a infligé à Federer à peu près le même traitement qu'en demi-finale de l'US Open 2014. Très performant sur sa mise en jeu, comme depuis le début du tournoi, Cilic a alors su appuyer sur l'accélérateur quand il le fallait dans la première partie du match, sauvant trois balles de break sur l'ensemble des deux premiers sets et dominant le tie-break de la première manche.





Il se souviendra de sa 307e victoire




Avec un handicap de deux sets, et vu la nature de cette confrontation, on voyait mal comment Roger Federer allait pouvoir se tirer de ce très mauvais pas. Son premier break de la rencontre lui a apporté un répit avec le gain du troisième set, mais on y voyait plus un sursis qu'une définitive rédemption. C'est dans la quatrième manche que ce quart de finale a définitivement basculé. Contraint de servir pour rester dans le match à 4-5 puis à 5-6, Federer y a sauvé à chaque fois une balle d'élimination.


S'en est alors suivi un irrespirable jeu décisif, au cours duquel Cilic a obtenu une troisième et dernière balle de match. Mais c'est surtout Federer qui a failli tout gâcher. Le Bâlois a mené 6-4 et laissé filer quatre balles de set. Heureusement pour lui, à 10-9, la cinquième a été la bonne. Cette fois, le combat avait bien changé d'âme. Effectuant la course en tête, Federer a pris l'ascendant. Après une première alerte sans conséquence, Marin Cilic a perdu son service dans le 8e jeu et Federer a conclu sans souci derrière.


Sur un fil toute l'après-midi, le septuple lauréat du tournoi a tenu bon, notamment grâce à la qualité de son engagement (il n'a concédé qu'une seule fois sa mise en jeu, dans le deuxième set) et son sang froid sur les points chauds, à l'image de ses sept balles de break sauvées et, plus encore, de ces balles de match écartées. Il se souviendra de la 307e victoire de sa carrière en Grand Chelem, celle qui lui permet de se hisser au-dessus de Martina Navratilova. Toujours plus haut dans l'histoire.







http://www.eurosport.fr/tennis/wimbledon/2016/federer-cilic-miracle-a-la-suisse-sur-le-gazon-anglais_sto5676890/story.shtml



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Bridget



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MessageSujet: Re: Roger FEDERER   Dim 29 Jan - 16:02

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Immortel.


Federer dompte Nadal et entretient sa légende





Roger Federer est éternel. Le Suisse, 17e mondial, a remporté la finale de l’Open d’Australie en dominant Rafael Nadal (6-4, 3-6, 6-1, 3-6, 6-3).


Immortel. Roger Federer tient son 18e Grand Chelem après cinq ans d’attente. Cette sublime finale restera gravée à tout jamais dans l’histoire du tennis.



L’événement est de taille. Roger Federer n'avait plus battu Rafael Nadal en finale d'un Grand Chelem depuis la finale de Wimbledon 2007. Dix ans d’une si longue attente. Mené avant ce match 7 succès à 2 par l’Espagnol en Grand Chelem, le Suisse de 35 ans domine pour la première fois de sa carrière son rival, hors Wimbledon ! Il a essuyé ses larmes de 2009 quand le natif de Manacor avait dominé Federer à Melbourne à l'issue d'une rencontre très accrochée (7-5, 3-6, 7-6, 3-6, 6-2).

Rafael Nadal s’est incliné pour la 12e fois en 35 rencontres face à Roger Federer à l’issue d’un incroyable combat au scénario dingue.

Le Suisse a parfaitement lancé sa finale en empochant le premier set (6-4) en 34 minutes. Dictant le jeu, le Bâlois a étouffé le Majorquin. En réussissant un jeu de retour magnifique lors du septième jeu, Federer a réussi le premier break de la finale. Avec 93% de points remportés derrière ses premières balles, le quintuple vainqueur du tournoi a conclu la manche par un ace.
Changement de décor au début du deuxième set. Nadal a commencé à pilonner le revers de Federer et s'est offert le break dans le deuxième jeu. Federer n’a pas su convertir deux balles de débreak dans le troisième jeu. Et la machine Nadal s’est emballée. L'Helvète a perdu pied, accumulant les fautes et les mauvais choix dans cette manche (15 fautes directes et seulement 8 coups gagnants), concédant dans la foulée un nouveau break. Malgré sa grosse baisse de régime, le 17e mondial a récupéré un de ses deux breaks de retard. Mais Nadal a tenu bon sur sa mise en jeu pour recoller à 1 set partout (6-3) en 42 minutes.


Moins précis au service dans le 2e set (56% de points seulement derrière ses premières), l’homme aux 17 Grands Chelems (18 depuis peu) a dû écarter trois balles de break d’entrée, avant de retrouver son meilleur niveau. Le Suisse, de nouveau aérien et de nouveau agressif, est allé chiper deux fois le service de Nadal dans le 3e set, et s’est envolé pour boucler sa démonstration de force (6-1) d’une superbe volée amortie. Exceptionnel Federer (18 coups gagnants à 4 dans ce set pour le Maestro). Mais en début de quatrième manche, le Suisse, moins précis, a perdu un peu de sa superbe et Nadal a profité de fautes grossières de son aîné pour faire le break, se détacher (4-1) et conserver son break sans trembler sur son service (6-3) en 40 minutes.


Federer en délicatesse sur ses mises en jeu (seulement 33% de points ont été remportés derrière sa deuxième balle dans le 4e set) a bénéficié d’un temps-mort médical de trois minutes au début du cinquième. Le nonuple vainqueur de Roland-Garros, sans pitié, a mis d’entrée de l’ultime manche une énorme intensité pour prendre le service du Suisse. Ce dernier n’a pas pu convertir quatre balles de débreak dans les deux jeux suivants, service Nadal. Mais le Suisse a été récompensé dans le septième jeu, réalisant enfin le débreak après six opportunités dans cette manche. Nadal, qui avait passé 18h59 sur le court pour se qualifier contre 13h40 pour Federer, a connu un coup de moins bien, quand le Suisse s’est sublimé, enchainant quatre jeux consécutifs !

Breaké dans ce 5e set, il a mis une pression constante sur Nadal pour revenir et s'imposer ! Au terme d'un point exceptionnel, il a notamment réussi un coup droit gagnant le long de la ligne pour aller chercher une nouvelle balle de break à 4-3 en sa faveur. D’un superbe revers court croisé, il a finalement cherché le break. Le Suisse a servi avec des balles neuves, pour un dix-huitième succès en Grand Chelem. Il a dû écarter deux balles de débreak et s’est imposé sur sa deuxième balle de match.


https://twitter.com/Eurosport_FR/status/825676893508636672


http://sport24.lefigaro.fr/tennis/open-australie/actualites/federer-dompte-nadal-et-entretient-sa-legende-843683


Sur les 34 dernières années, Federer est le premier joueur à remporter un Grand Chelem après avoir battu quatre top 10. Monumental.



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