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 CLAUDE NOUGARO

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Nine
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MessageSujet: CLAUDE NOUGARO   Ven 30 Mai - 23:42

Claude NOUGARO

1929 - 2004


BIOGRAPHIE


Artiste, Chanteur, Compositeur et Musicien (Francais)
Né le 09 septembre 1929
Décédé le 04 mars 2004 (à l'âge de 74 ans)


Le "Petit Taureau", comme on l'appelle affectueusement, avait deux passions : le jazz et Toulouse, sa ville natale. Du jazz à la java, l'auteur "Nougayork" était un artiste complet à la voix puissante, héritée de son papa baryton. Pionnier de la world music, avec ses influences brésiliennes précoces, il reste éternellement un chanteur curieux et ouvert sur la création. Apparu dans les années 60 sur le devant de la scène française, Claude Nougaro malgré un parcours parfois difficile, est devenu désormais un grand maître incontesté des mots et de la musique. L'artiste est né à Toulouse dans le sud de la France, le 9 septembre 1929. Son père Pierre Nougaro est chanteur baryton. Sa mère Liette, pianiste et professeur. D'où une vie de tournées incessantes qui les obligent à confier Claude à ses grand-parents.
Il passe une partie de son enfance dans le quartier populaire des Minimes où il côtoie les exilés de la guerre d'Espagne. En 39, la seconde Guerre mondiale éclate et la vie est encore plus difficile. Dès son plus jeune âge, il écoute avec attention la TSF, à travers laquelle il découvre Edith Piaf et Charles Trenet, mais aussi le blues de Bessie Smith et le jazz scintillant de Glenn Miller. Son environnement musical est aussi enrichi par l'héritage parental : Massenet, Rossini, Verdi ou Bizet sont les compositeurs qui marquent son enfance.
Son adolescence se passe de façon un peu chaotique. Il est bringuebalé de collège en collège, de renvois en fugues. L'échec au baccalauréat est le point final de son parcours scolaire. En 1947, Claude Nougaro s'essaie au journalisme et tente de survivre en signant quelques piges au "Journal des Curistes" à Vichy ou à "l'Echo d'Alger" en Algérie. Puis en 1950, débarrassé de ses obligations militaires, il vient à Paris où ses parents se sont finalement installés. Mais il se sent seul et désemparé. Il commence à écrire des poèmes.
En 1952, il rencontre le grand poète Audiberti qui devient à partir de ce moment-là un grand ami. A cette même époque, il croise également Brassens et Mouloudji. Il écrit aussi des textes pour Marcel Amont ("Le Balayeur du roi") et Philippe Clay ("Joseph"). En 1955, l'artiste parvient à vaincre sa timidité et ose chanter ses premières chansons sur la scène du Lapin Agile, cabaret parisien situé sur la butte Montmartre. Il y crée en 58, "Il y avait une ville" qui est le premier titre de son premier enregistrement. Un 33 tours 25 cm de neuf chansons est gravé en 1959. Mais le succès n'est pas pour tout de suite, même si Nougaro fait le lever de rideau de Dalida le temps d'une tournée.
Une autre rencontre déterminante va accélérer les événements, celle du jeune pianiste et compositeur Michel Legrand, avec qui il enregistre un nouveau disque pour la firme Philips. Très influencés tous deux par le jazz, la couleur est donnée. "Une petite fille" est donc en 62 le premier succès discographique de Claude Nougaro. Les critiques sont dithyrambiques. Cette année-là, il épouse aussi Sylvie rencontrée au Lapin Agile. Elle lui donne une fille, Cécile. Il rencontre aussi Edith Piaf à qui il rendra plus tard un bel hommage avec "Comme une Piaf". L'année 63 confirme son succès. On entend partout "Cécile ma fille", extrait du troisième 45 tours paru en avril. Malheureusement, un accident de voiture immobilise le chanteur pendant plusieurs mois, et c'est sur des béquilles qu'il affronte le public de l'Olympia.
En 1964, il rencontre le guitariste brésilien Baden Powell et sur le morceau "Berimbau", il va écrire "Bidonville". Le Brésil, devenu patrie de cour, lui inspirera plus tard, "Brésilien" (en 75) ou le célèbre "Tu verras" (en 78), reprise d'une chanson de Chico Buarque. Toujours fidèle à sa musique de prédilection qu'est le jazz, Nougaro écrit en 1965 "A bout de souffle" inspiré de "Blue rondo à la turk" de Dave Brubeck. C'est à cette période que se constitue sa famille musicale avec l'organiste Eddy Louiss et le pianiste Maurice Vander, que l'on retrouve tout au long de la carrière du chanteur.
En juillet, Audiberti meurt alors que Claude Nougaro est en tournée sur la Côte d'Azur. Le chanteur l'avait hébergé durant un an. Sa peine est immense. En hommage, il écrit et enregistre aussitôt "Chanson pour le maçon". Puis viennent "Armstrong", arrangé par Maurice Vander et "Sing Sing Song" d'après un morceau de Nat Adderley. En 1966 et 1967 il écrit et compose respectivement "L'Amour sorcier" et "Toulouse". En 68, c'est "Paris Mai", titre inspiré des évènements socio-politiques. Il obtient la consécration en passant deux semaines à l'Olympia en mai. Il enregistre à cette occasion son premier disque live "Une soirée avec Claude Nougaro".

En 1971, il chante trois semaines à Bobino et autant au Théâtre de la Ville en 73, toujours à guichets fermés. Durant cette période, il élabore de grandes chansons comme "Soeur âme", "Locomotive d'or" ou "Victor", accompagné d'un montage audiovisuel. Puis ce sera "Montparis", évocation politique de la capitale française. En 1974, il crée les éditions du Chiffre Neuf, dorénavant propriétaire de tous ses textes et mélodies à partir de cette date. A l'automne, il investit l'Olympia durant cinq semaines en compagnie du guitariste brésilien Baden Powell avec lequel il va tourner en 1975, puis avec Tania Maria, autre artiste brésilienne en 76 et enfin avec le duo des Etoiles.
Claude Nougaro propose aussi en 76, un nouvel album, "Femmes et famine", son premier disque chez Barclay. En février de l'année suivante, il crée à l'Olympia "Victor" et "Plume d'Ange" avec Maurice Vander et d'autres musiciens, spectacle complété par des projections de diapositives à partir de toiles du jeune peintre Daniel Estrade qu'il a pris sous son aile depuis 72. Le Prix Spécial de la chanson française de l'Académie du disque lui est décerné en 78 pour "Tu verras". Inlassable, il triomphe à nouveau à l'Olympia en 79, puis part en tournée. Sur sa lancée, il sort un nouvel album, "Assez". En 80, Maurice Vander va former son propre groupe comme Eddy Louiss l'avait fait quelques temps auparavant. Le chanteur recrute alors de nouveaux talents toujours issus du jazz : l'accordéoniste Richard Galliano et le batteur italien Aldo Romano, etc. C'est le début d'une grande formation.
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Découvrez Claude Nougaro!





En 81, il sort un album intitulé "Chansons nettes", puis début 82, il tente une nouvelle expérience en se produisant dans un célèbre club de jazz parisien, le New Morning. Cela ne l'empêche pas de partir en tournée pendant environ trois ans en passant par Paris en 83, pour dix jours au Palais des Sports à guichets fermés.
Au printemps 84, c'est l'apparition d'une nouvelle formation plus petite et moins électrique, avec le retour de Maurice Vander et l'arrivée de Pierre Michelot à la contrebasse et Bernard Lubat à la batterie. Au cours de cette période de mutation, il y a aussi la rencontre déterminante avec Hélène qui sera sa troisième épouse et dont il dit que c'est "la femme de sa mort".
Deux albums "Bleu Blanc Blues" en 85 et "Nougaro sur scène" en 86, plus de 300 concerts avec son trio pourraient laisser penser que tout va bien pour l'artiste. Pourtant, le chiffre de vente de ses disques est jugé insuffisant par sa maison de disques Barclay qui décide de se séparer de lui.

Cette rupture constitue un véritable électrochoc pour Claude Nougaro. Il décide de vendre son appartement parisien et part à New York pour tenter de trouver une nouvelle voie. Il rencontre un jeune surdoué des claviers, Philippe Saisse. Ensemble, ils vont sortir "Nougayork", album mâtiné de funk et de rock qui propulsera Nougaro dans une nouvelle ère. Disque d'or avant même sa sortie puisque 100.000 exemplaires sont précommandés par les disquaires, la chanson qui lui donne son titre est un grand succès. Cet album lui permet de toucher un public beaucoup plus jeune. Dans la foulée, il sort un autre album américain "Pacifique", un peu moins abouti que le précédent mais qui renferme quand même le tube "Vive l'Alexandrin".
Fort de son nouveau succès, il décroche même les Victoires de la Musique du meilleur artiste et du meilleur album pour l'année 88. :star: Après un Olympia en février 89, il se produit dans la grande salle du Zénith (6000 places) en avril et part en tournée avec une formation américaine. Puis c'est le retour aux sources avec Maurice Vander, formule voix et accompagnement d'un piano solo. En 91, sort chez Philips le disque "Une voix Dix doigts". L'année suivante, c'est l'Olympia pour trois semaines de concerts puis une tournée de 220 dates. Après cette parenthèse intimiste, Claude Nougaro sort un nouvel album en 93,"Chansongs" pour lequel il s'est assuré les services de musiciens hors pairs : Maurice Vander évidemment, le violoniste Didier Lockwood, Richard Galliano ou le zaïrois Ray Lema. Entre rap et jazz, musique irlandaise et tango, Claude Nougaro propose un tour du monde musical qui finalement, donne une nouvelle couleur à ses chansons.
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En avril 94, il se marie avec sa compagne Hélène et retourne à l'Olympia en novembre. Après une grave opération du coeur en avril 95 et un long repos dans sa maison du sud de la France, il doit cesser toute activité. Il revient en 1997 à l'âge de 68 ans avec un nouveau disque "L'Enfant phare", une chanson-titre que lui a inspiré la fanfare dirigée par son ami Eddy Louiss. Toujours aussi "swing", Claude Nougaro compose une musique pleine d'énergie et écrit des paroles où les mots se jouent les uns des autres. Il est un "motsicien" comme lui-même se définit.
Pendant plus de deux semaines du 1er au 19 octobre 97, il se produit sur la scène du Casino de Paris. Ses problèmes de santé n'ont en aucun cas ôté sa jeunesse et son enthousiasme au chanteur. Entouré d'une formation d'excellents musiciens dont le fidèle Maurice Vander au piano et quelques jeunes issus du groupe de Didier Lockwood, Nougaro habille une nouvelle fois son répertoire d'un jazz élégant entre swing et douceur. A la fin de l'été 98, Claude Nougaro donne un concert lors du festival de théâtre de Ramatuelle. Il présente ainsi les nouvelles chansons qu'il a enregistré en public quelques semaines plus tôt à Toulouse au bord de la Garonne. Un album live, retraçant cette soirée, sort le 21 septembre. La tournée se prolonge jusqu'en janvier 99 avec un passage au Palais des Congrès en octobre pour un spectacle très jazz.

A l'issue de cette série de concerts, Nougaro rencontre le jeune arrangeur Yvan Cassar :star: que les stars de la chanson française s'arrachent. Le chanteur lui confie ses textes et mélodies. Pendant six mois, les deux hommes vont se retrouver dans un home studio et concocter ce qui devient "Embarquement immédiat", album de l'an 2000 aux sonorités très jazzy (participation d'un big band comme dans "Jet set") mais aussi africaines ("Bozambo") ou celtes, etc. Les chansons légères ("les Bas") côtoient des chansons graves ("la Vie en noir") donnant ainsi une image assez fidèle de l'esprit de Nougaro. De son propre aveu, l'artiste livre là les derniers titres originaux de sa carrière.

Tout au long de l'année 2001, les deux hommes entourés d'une équipe de musiciens tournent à travers la France. On les voit entre autres en juin au théâtre des Champs-Elysées à Paris et aux Vieilles Charrues en juillet. En 2002, Nougaro se consacre au verbe et tourne avec un spectacle "parlé" autour de ses textes qu'il nomme "les Fables de ma Fontaine". Le spectacle est immortalisé dans un DVD enregistré en mai 2002 aux Bouffes du Nord de Paris. En juin 2003, attendu au 1er festival du Verbe organisé par Dick Annegarn dans la région de Toulouse, le chanteur décline l'invitation pour raisons de santé.
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Son site internet annonce cependant un nouvel album prévu pour mars 2004 sur le label prestigieux "Blue Note". Il commence l'enregistrement avec son ami le batteur André Ceccarelli mais sa santé se dégrade assez vite au fil des mois. Hospitalisé à Paris début 2004, il demande à retourner à son domicile où il meurt le 4 mars 2004. La nouvelle de sa disparition est source d'une grande émotion à Toulouse. Les témoignages d'artistes ou de personnalités diverses affluent. Une messe est célébrée à Notre-Dame de Paris le 8 mars 2004 et les obsèques du chanteur sont organisées à Toulouse le 10 mars, dans cette ville qui demeure le symbole de sa vie et de son oeuvre. Ses cendres sont dispersées dans la Garonne.

À la fin de l'année, le label américain Blue Note sort enfin "La Note bleue", un album très jazz qui contient les derniers enregistrements de Claude Nougaro. Parallèlement, "L'Intégrale studio", un coffret de quatorze CD regroupant 239 chansons :star: , est mis en vente et tente de retracer la carrière de l'artiste depuis ses premiers pas discographiques en 1959 jusqu'aux années 2000.



Source : www.rfimusique.com
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Nine
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MessageSujet: Re: CLAUDE NOUGARO   Sam 31 Mai - 10:53

JAZZ BAND festival Jazz Vienne 2005 instru chanson ARMSTRONG de Claude Nougaro (Belmondo. Ceccareli. Goualch) :star:

http://www.mefeedia.com/entry/vienne-2005-amstrong/8215543/

Version chantée Claude nougaro :star:

http://www.youtube.com/watch?v=OemE-YJgGec

Etoile L'ecran noir de mes nuits blanches

http://www.youtube.com/watch?v=wdQewoKNu74&feature=related
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valérie972

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MessageSujet: Re: CLAUDE NOUGARO   Lun 2 Juin - 9:09

La chanson que j'aime le pllus c'est celle d'ARMSTRONG.
J'adore.......
Elles sont magnifique les deux versions.

Très grand Artiste.
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Nine
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MessageSujet: Re: CLAUDE NOUGARO   Sam 14 Fév - 1:29

LADEPECHE.FR

Nougaro, Claude, des Minimes

Le rouge et le noir

Il est né à Toulouse. Il fallait bien qu'il naisse quelque part. Donc ce fut Toulouse, au 14 de l'avenue Arnaud-Bernard, chez ses grands-parents. Quelques mètres à côté d'une autre maison, sise rue du Canon d'Arcole, fameuse également par la naissance d'un autre Toulousain, Carlos Gardel ! Le hasard ne se trompe jamais.




« Son » quartier des Minimes, où il passa plus tard son enfance (au 26 de l'avenue du même nom), était un peu plus haut, au nord de cette ville du Sud. Un faubourg coupé du centre de la cité par le canal du Midi, et dont l'entrée était alors matérialisée par deux grandes colonnes : c'était l'octroi, la véritable frontière. A l'époque, les Minimes vivaient à part, plutôt côté campagne. Il y avait des jardins potagers et, bien sûr, la brique rouge, celle de l'église surtout. Le quartier, comme on dit, était « populaire », des ouvriers, des artisans, des cheminots, des maraîchers. Les soirées s'animaient entre voisins, on sortait les chaises, on parlait, de tout, de rien, les mots des gens, et c'était déjà beaucoup. D'ailleurs le nom des « Minimes » vient d'un ordre religieux qui signifiait « minus », les petits, les humbles…

Pierre Nougaro, le père, né en 1904, en termina vite avec le certificat d'études pour entrer enfin dans la vraie carrière, sa seule passion : la carrière du chant. A 18 ans, il prenait des cours le soir au conservatoire de Toulouse. Et il y rencontra une jeune fille qui accompagnait au piano les apprentis chanteurs. C'était Liette Tellini, fille unique d'Italiens immigrés et déjà premier prix de piano au conservatoire ! Merci Chopin, vive Debussy !

INDISCIPLI-Né

Mais la vie prend parfois de ces tours… Liette suivit son père, électricien, jusqu'à Saïgon, dans une Indochine si lointaine où il venait de décrocher un contrat fabuleux ! Pierre, lui, restait seul à Toulouse. Il y décrocha le premier prix de déclamation lyrique, puis s'en alla vers Paris. ça y est! il donnait de la voix. Faisait des galas et gagnait de quoi acheter son billet pour Saïgon. On imagine la suite, là-bas… Savaient-ils, ceux-là, que 70 ans plus tard, leur fils à venir en ferait une chanson : « Ecoutez mademoiselle/Car ma voix ne triche pas/Comme je vous sais pucelle/Je vous offre mon bras droit » ?.. Ainsi fut fait…

De retour en France, avec Liette, Pierre fit ses vrais débuts à l'opéra. Lohengrin, Rigoletto et Cie… Et le 9 septembre 1929, arriva le fils, Claude. Pas facile d'accoucher en ce temps-là, Liette souffrit dans l'appartement de ses beaux-parents, où on appela vite un professeur. Accouchement aux fers. Claude dira : « Je suis né dans une cage ».

Il grandira sans parents, Pierre et Liette sont en tournée permanente, ses grands-parents feront l'affaire. Les souvenirs d'alors sont des odeurs (celles de lait caillé made in grand-mère), des chansons entendues au poste de TSF, dans la cuisine rouge. Piaf, Scotto, Trénet. Et la musique des Noirs américains dont mémée Cécile, toujours elle,

dira : « J'en fais autant avec mes casseroles »…

Et puis, le souvenir aussi de l'école des Minimes (qui s'appelait alors Fermat), place du Marché aux Cochons, où se tenait la foire aux bestiaux. C'était le temps des billes et des bagarres avec les gamins « espagnols », des fêtes du faubourg et du rationnement de la guerre, le temps des cinémas de quartiers (on y passait «Blanche-Neige» !) et de la communion solennelle. Claude portait le tablier noir des garçons, signe de profonde discipline. Mais, précisément, il n'était pas très discipli-né. Fut renvoyé de son école, et on le « mit » chez les Dominicains, à Sorèze, dans le Tarn, institution réputée pour les cas difficiles. Peine perdue ! Une nouvelle fois renvoyé dès la première année. « Que voulez-vous, Madame Nougaro, Claude est une tête de mule, en dehors du français, il ne veut rien faire », commente, navré, l'un des bons pères…

Le cancre quittera alors « son » Sud pour Saint-Paul-de-Vence, puis pour Vichy, d'autres profs, d'autres lycées… Le jour du bac, il snobe les épreuves, il fait le « bac buissonnier », qu'importe le diplôme ! La revanche viendra sur le tard : aujourd'hui, certains professeurs osent « mettre du Nougaro », au programme des terminales !

A l'application scolaire, l'adolescent Nougaro préférait la lecture « sauvage » de Baudelaire ou d'Hugo. ça lui servira… Et, avec eux, l'opéra toujours, le jazz et Maurice Ravel (ah ! cette « Pavane pour infante défunte », dont révèrent tour à tour Nougaro et Léo Ferré).

Pour tout bagage, on n'a qu'sa gueule… Claude, lui, en finit avec sa vie toulousaine. Il monte vers la chanson, il monte à Paris.

RETOUR EN VILLE ROSE



Aux Minimes, le petit Claude rêvait de New York. « Nouga » y va. Et il va d'Afrique en Brésil. Il est un «nom» de la chanson. En majuscules sur l'Olympia. Salué, congratulé. Qu'il est loin Nougaro, et si loin du faubourg…

Il reviendra, pourtant, vers son pays. Sa famille, ses amis, sa pincée d'enfance. Ainsi, quand, à Paris en 1967, il écrit « Toulouse », il prend aussi sec un avion, atterrit à Blagnac : « Je voulais d'abord la chanter dans les rues de Toulouse pour savoir si elle pouvait tenir le coup. J'ai ressenti la nécessité de confronter ce que j'avais écrit avec la réalité ».

Mais son vrai retour a lieu en 1983, le jour où Toulouse inaugure son nouveau Palais des Sports (près d'Arnaud-Bernard). L'acoustique est mauvaise, les notables sont là, et Nougaro chante devant 6 000 Toulousains auxquels se sont joints Eddie Barclay et Jacques Higelin.

A partir de ce soir-là, c'est un désir pressant, un désir de Toulouse. Passer du temps dans les rues, place Wilson, au marché Victor-Hugo, sur les bords de la Garonne. D'ailleurs, il achète un appartement, face au fleuve, quai de Tounis. C'est à Toulouse aussi qu'il se marie avec Hélène, en avril 1994, dix ans après l'avoir rencontrée. C'est au Capitole, Salle des Illustres, qu'il reçoit la Légion d'honneur. C'est sous ce ciel d'étoiles qu'il croise Lucien Vanel, lui-même décoré de la gastronomie. Et Sicre, le troubadour, et Guérin l'artiste des vitraux, et tant d'autres qui lui ouvrent leur porte ² et leur cœur.

Chaque fois que Nougaro tient concert dans sa Ville rose, c'est comme un événement. On en parle, avant ; on l'écoute, pendant ; on en reparle, après (c'est la tertulia d'après-corrida). Et on se rappelle comme un final radieux, ces deux jours de concerts, il y a six ans, sur les rives de la Garonne, au port Viguerie, « pour l'eau, pour les étoiles, pour tous ceux qui m'aiment ». Le DVD de ce double concert sortira au printemps. On y entendra résonner «Toulouse ». J.-Claude Souléry

J'ai toujours été petit. Je suis donc fasciné par les colosses, par la puissance physique quand elle est habitée par la danse. Quand un essai se déroule, ça tient du ballet dont le ballon serait le

chorégraphe. Et ce ballon est tellement léger devant des tonnes et des tonnes de "masculin" en train de se trouer les épaules… Et le cul ! Le rugby est un grand

spectacle de la beauté animale et savante.
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MessageSujet: Re: CLAUDE NOUGARO   Sam 14 Fév - 1:38

Nougaro, des mots comme des diamants de musique
Jean-François Kahn




Cela se passait au début des années 70. L'Olympia était vide. Nous étions moins de 30 ce jour-là, dans la salle. Au programme, il vrai, ce n'était que Claude Nougaro(«Ce n'était que Molière»,écrivait déjà Alfred de Musset à propos d'un spectacle déserté de la Comédie-Française). Nougaro, quel retour sur investissement? Peu, à l'époque. La maison de disques n'avait donc pas renouvelé le contrat. Quelques années plus tôt, Boby Lapointe, jeté à la rue, était mort chômeur et dans la misère. Maurice Fanon devait suivre, mais encore aujourd'hui tout le monde s'en fout

En ce temps-là, qui caracolait en tête des hit-parades ? On ne s'en souvient même plus. Peut-être Ringo, qui sait ? Même pas Serge Lama. Mireille Mathieu recyclait encore Edith Piaf version Moulinex.

En ce temps-là, donc, ce qu'on appelle le show-biz, et qui n'est que la version sonorisée et à peine sous-titrée du capitalisme sauvage, considérait que Nougaro n'était pas un produit«de marché». Dis donc, coco, c'est quoi ces mots, que le deuxième il arrive avant même que j'aie compris le premier? N'aurait pas été signataire de la pétition des intelligents. Ne le fut d'ailleurs pas. Serait mort à l'époque, qu'on n'aurait même pas eu droit à une bafouille d'Aillagon. Visibilité radiophonique inexistante. SaufCécile, ma filleet«Je suis saoul, sous, sous, sous ton balcon, Marie-Christine»,parce que les programmateurs parvenaient à suivre. SurtoutJe suis sousà cause de la répétition. Pour le reste, bernique ! ProgrammerToulouse ?Et pourquoi pas une lecture dela Phénoménologie de l'espriten lieu et place de«Qui veut gagner des millions»?

Bien sûr, on ne veut plus le savoir. Mais, comme Léo Ferré, Claude Nougaro fut, des années durant, ostracisé par le système.Aucune tune dans ce bastringue. Ou plutôt, (car il faut rendre à César...) un grand vide sur l'écran noir de ses nuits blanches. Un musicien doublé d'un poète, comme ils disent : est-ce que les bandits manchots de la profession, qui demandent que ça fasse clac, puis ding, ding, ding, et point barre, vont s'emmerder avec un musicien doublé d'un poète ?

Entre le«Petit Taureau»et Ophélie Winter, pas photo ! Ce qui leur est devenu insupportable, ce n'est pas quand on n'entend rien, c'est quand on entend tout !

Et puis voilà : il y a un moment où c'est Cézanne qui jaillit et Bernard Buffet qui coule. Où l'on redécouvre Prokofiev, alors qu'on a oublié Francis Lopez. Où l'on dit tchao à Dany Brillant et bienvenue aux«Têtes raides».

Nougaro s'est donc finalement imposé. Pas aux machines à sous de la show-businezerie version NRJ ou Al Capone ; pas aux tenants transnationaux du néolibéralisme de la goualante, dont Jean-Marie Messier, c'est tout dire, fut le porte-parole. Cela, c'est impossible... Nougaro, pour eux, sera toujours hors format. Mais, tous ceux qui n'avaient pas été lobotomisés par la machine à ingurgiter de la marmelade mondialisée de décibels l'admettaient désormais : Nougaro est, Nougaro fut, parmi les plus grands.

Et d'abord, ni poète, ni jazzman, mais mieux : l'inventeur de ce genre qui réussit à infuser une cavalcade de sons dans une cabriole de mots,à jongler avec des éclats dont on ne sait même plus si ce sont ceux qui disent ou ceux qui chantent, à sonoriser la phrase pour mieux phraser le rythme qui l'enveloppe et la porte, à marier Harlem et la Garonne pour en élever l'enfant qui clame le soleil tout en écorchant son blues. Les mots travaillés, polis, taillés, articulés à la portée par des rangées de croches et de doubles-croches, comme des diamants de musique. Des diamants qui, à la fois, brillent de leurs propres feux, et donnent toute sa valeur à la rivière !

Avec Nougaro - bon sang ne saurait mentir - même le jazz afro-cubain, réorchestré au Brésil et remixé à New York, parvint à s'éclater dans l'aria et la cabalette.

Non, encore une fois, pas de la poésie plaquée sur de la musique (et pas toujours du jazz, d'ailleurs.«Sur l'écran noir de mes nuits blanches»est une mélodie française, alors quele Jazz et la javatourne java), mais l'osmose, la fusion, l'infusion, la profusion souvent, la perfusion parfois, la confusion jamais de la poésie et de la musique. La note comme mot qui chante, le mot comme note qui s'exprime. La mélodie par le mot et la parole par la note. Et de cette collusion voulue, le sens qui jaillit et éclabousse.

Pas besoin de hurler, de gesticuler, de se tortiller, parce que tout, la violence, l'érotisme, l'affirmation, est contenu dans cette formidable démiurgie provoquée par la confluence de la rime et du swing, de la métrique et de la percussion, le tout retraité par une diction à la fois veloutée et incandescente à damner le confesseur d'une chanoinesse.

Car il y avait cela aussi : ce respect conjuré, jusqu'au perfectionnisme, à la fois de la couleur musicale d'un texte et de la texture d'une sonorité.

Et en prime cette présence.

Ce côté inspecteur Colombo sorti, comme d'un toril, d'une scène du Trouvère pour faire la nique à Aznavour. II y en qui chantent ou scandent une révolution de posture. Nougaro, lui, le seul rappeur dont la guérilla mitraillait, mais au coup par coup, autant les notes que les mots, n'avait pas besoin de cela.

La révolution rayonnait en lui.
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MessageSujet: Re: CLAUDE NOUGARO   Sam 14 Fév - 1:48

Une semaine dédiée à Claude Nougaro

A l'occasion du cinquième anniversaire de sa mort, le 4 mars 2009, Télé Melody rend hommage à Claude Nougaro, au cours d'une semaine lui étant consacrée, du 28 février au 6 mars prochain.
Ainsi, le 28 février, à 20h30, les fans reverront une spéciale Palmarès 80, diffusée le 30 avril 1980, et présentée par Guy Lux et Anne Gribe. Au cours de cette émission, le chanteur entonne plusieurs de ses tubes, tels que Tu verras, Armstrong ou Toulouse.

Les inconditionnels retrouveront également ces deux titres lors de la rediffusion du Musique en tête du 20 août 1978, le 3 mars prochain à 20h30. Claude Nougaro interprète alors également Comme une piaf, Mon disque d'été ou A bout de souffle.

Enfin, le mercredi 3 mars, toujours à 20h30, place à Une fois n'est pas 4coutume (diffusé le 12 janvier 1969), au cours duquel le chanteur s'improvise présentateur, introduisant lui-même ses chansons. Une émission ponctuée de clin d'œil, dont la lecture d'un poème lui étant dédié par Jacques Audiberti.
A noter que ces trois émissions seront rediffusées plusieurs fois au cours de la semaine...
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MessageSujet: Re: CLAUDE NOUGARO   Sam 14 Fév - 1:58



Qu'il est loin mon pays, qu'il est loin

Parfois ...
Qu'il est loin mon pays, qu'il est loin
Parfois au fond de moi se raniment
L'eau verte du canal du Midi
Et la brique rouge des Minimes

O mon païs, ô Toulouse, ô Toulouse

Je reprends l'avenue vers l'école
Mon cartable est bourré de coups de poing
Ici, si tu cognes, tu gagnes
Ici, même les mémés aiment la castagne

O mon païs, ô Toulouse

Un torrent de cailloux roule dans ton accent
Ta violence bouillone jusque dans tes violettes
On se traite de con à peine qu'on se traite
Il y a de l'orage dans l'air et pourtant

L'église St-Sernin illumine le soir
D'une fleur de corail que le soleil arrose
Une fleur de corail que le soleil arrose
C'est peut-être pour ça malgré ton rouge et noir
C'est peut-être pour ça qu'on te dit Ville Rose

Je revois ton pavé, ô ma cité gasconne
Ton trottoir éventré sur les tuyaux du gaz
Est-ce l'Espagne en toi qui pousse un peu sa corne
Ou serait-ce dans tes tripes une bulle de jazz ?

Voici le Capitole, j'y arrête mes pas
Les tenors enrhumés tremblaient sous leurs ventouses
J'entends encore l'écho de la voix de papa
C'était en ce temps-là mon seul chanteur de blues

Aujourd'hui, tes buildings grimpent haut
A Blagnac, tes avions sont plus beaux
Si l'un me ramène sur cette ville
Pourrai-je encore y revoir ma pincée de tuiles

O mon païs, ô Toulouse, ô Toulouse
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MessageSujet: Re: CLAUDE NOUGARO   Sam 28 Fév - 11:55

En un instant sur le lien vous aurez une idée de la plume de Claude Nougaro qui exprime sa sensibilité a travers un beau texte:

http://www.artmony.biz/ecrivains-et-poetes-f94/un-texte-de-claude-nougaro-t2175.htm

parce qu'il avait aussi sa place chez les écrivains et poetes.
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MessageSujet: Re: CLAUDE NOUGARO   Mar 3 Mar - 17:27

Hommage à Claude Nougaro - La Dépeche
Claude Nougaro nous a quitté il y a 5 ans, le 4 mars 2004. Jamais chanteur n'a chanté aussi bien sa ville, rose, Toulouse.






Demain, mercredi 4 mars, il y aura exactement cinq ans que Claude Nougaro disparaissait, à l'âge de 74 ans. Pour lui rendre hommage, une série de disques, inédits et rééditions, et un coffret DVD (L'enchanteur) seront mis en vente tout au long de l'année 2009.

C'est en pleine vague yéyé, en 1961, que Nougaro fait des débuts fracassants. Et pourtant, il n'a aucun point commun avec les stars de l'époque, que ce soit Hallyday ou Dick Rivers et ses Chats Sauvages. Le style d'"Une petite fille" emprunte plus à la chanson française mâtinée de jazz qu'aux secousses binaires à la mode. Il faut dire que Nougaro est né dans une famille de musiciens. Avec un père chanteur d'opéra et une mère prof de piano, il possède une solide culture musicale, que l'on retrouvera, dans toute sa diversité, dans chacune de ses chansons.

C'est grâce à Salut les Copains, l'émission "djeuns" de l'époque, animée, sur Europe 1, par Daniel Filipacchi et Frank Ténot, que Nougaro fait une percée inattendue, avec "Une petite fille", une chanson plutôt "difficile". Frank et Daniel qui, à cette époque, animent également chaque soir Pour ceux qui aiment le jazz, sont eux-mêmes dotés d'une solide culture musicale. S'ils sont passés au yéyé, l'après-midi à 17 heures, c'est par un mélange d'opportunisme et de flair : ils savent que, comme le chantera Hugues Aufray (après Dylan), "les temps changent". Pourtant, au fond, les deux animateurs de SLC n'aiment vraiment que le jazz. Ce sera, pour les jeunes aficionados de l'émission, l'occasion de goûter au blues (John Lee Hooker), à la soul (Ray Charles), au swing soft (Mel Tormé) et de découvrir des personnalités musicales aussi complexes que Colette Magny (sans Salut les Copains, son "Melocotton" serait sans doute passé totalement inaperçu).

"Une petite fille", le premier succès de Nougaro, est aussi un ovni musical, autant par le texte que par le phrasé et le style inclassable. Mais ce qui passe tout de suite, c'est la puissance de l'émotion. Car Nougaro est un homme d'images. L'amoureux de sa chanson, trempé jusqu'aux os et poursuivant sa bien-aimée en glissant sur le pavé mouillé en parlant (chantant...) tout seul son désespoir et ses regrets, c'est une une situation que tous les amoureux transis ont expérimentée.

Daniel et Frank séduits par "Une petite fille", en font le "chouchou" de l'émission, c'est-à-dire qu'elle passe pendant toute une semaine en début d'émission, juste après l'indicatif, le très soul "Last Night" des Mar-Keys. Quand une chanson est vraiment bonne, elle s'adresse à tout le monde. En quelques jours, Nougaro devient star chez les yéyés puis conquiert le grand public.

Parmi ses plus grandes chansons, il faut mentionner l'extraordinaire "Le Cinéma" de 1961, mis en musique avec Michel Legrand et qui raconte, avec humour et finesse les pensées (et les plaisirs) solitaires d'un monsieur qui "se fait son cinéma", en imaginant les courbes de sa belle absente. ("D'abord un gros plan sur tes hanches / puis un traveling panorama / sur ta poitrine grand format / voilà comment mon film commence...". C'est la seule ode à la masturbation connue avec le fameux "Pictures of Lily" des Who ("Les images de Lily m'aidaient à m'endormir le soir", chanta Roger Daltrey quelques années plus tard.)

Nougaro, c'est un chanteur unique. Comme ses paroles et ses musiques, sa présence, en scène, n'a pas d'égale. Toulousain et aficionado, il se lance sur les planches tel le taureau lâché dans l'arène, ébloui par les spotlights, à la fois furieux et désorienté. Chez lui, pas de chorégraphie, mais un corps qui s'exprime, avec une mélange d'agilité et de maladresse, une manière qui n'est pas sans évoquer Joe Cocker et ses gestes patauds sur scène.

Anecdote savoureuse, vers la fin des années quatre-vingts, Nougaro est remercié par Barclay, sa maison de disques. On lui reproche d'être dépassé puisque son album Bleu Blanc Blues ne se vend pas. Alors, dans la foulée, le chanteur part aux Etats-Unis, enregistre Nougayork pour WEA et fait un carton. Et, comme au début des années soixante, il trouve les faveurs d'un public très large, où les plus jeunes sont largement représentés.

Nougaro était un grand admirateur des musiques venues d'ailleurs. Le jazz, bien sûr, mais aussi la musique sud-américaine (la bossa-nova, notamment, qu'il fera connaître en France avec "Tu verras", son adapation d'un hit de Chico Buarque), les musiques latino comme la salsa, et, vers la fin de sa carrière, la musique africaine.

Il est un des rares Français à avoir su chanter une ville de manière bouleversante ("Toulouse"), les seuls réussites du genre revenant à des "pièces rapportées" comme Dick Annegarn ou Brel, avec leur hommage à Bruxelles.

Plus de détails sur "L'année Nougaro" sur www.anneenougaro.com.
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MessageSujet: Re: CLAUDE NOUGARO   Mar 31 Mar - 8:55

C'est une Garonne



Claude Nougaro

Moi mon océan
C'est une Garonne
Qui s'écoule comme
Un tapis roulant

Moi mon océan
C'est une Garonne
La grande personne
Dont je suis l'enfant

Ma Diterranée
C'est une Garonne
Née comme trois pommes
Dans les Pyrénées

Un berceau de roc
Pour un filet d'eau
Trois syllabes d'oc
Et vogue le flot

C'est une Garonne
C'est une Garonne

Moi ma mer Egée
C'est ce fleuve lisse
Dont je suis l'Ulysse
Sans exagérer

Le ciel sur son dos
Et la pollution
Allant à Bordeaux
Trouver solution

Moi ma caravelle
C'est sa rive belle
Là où l'hirondelle
Vient pondre son œuf

Ma vague émeraude
C'est une Garonne
Quand elle se fait chaude
Au bras du Pont-Neuf

C'est une Garonne
C'est une Garonne

Et faut pas qu'oublie
Quand elle bouillonne
Comme une amazone
Chevauchant son lit

Mon Old Man River
C'est une Garonne
Quand elle ronronne
Tout près de mon cœur

Ma mer océane
C'est une Garonne
Quand elle résonne
D'un air de tam-tam

C'est une Garonne
C'est une Garonne
C'est une Garonne...





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MessageSujet: Re: CLAUDE NOUGARO   Mar 14 Avr - 13:25

Vivolta propose une soirée consacrée à Claude Nougaro le lundi 4 mai.



A 20h35, diffusion du documentaire "Nougaro : c’est fini ou ça commence ?".

Documentaire français de Jean-Thomas Ceccaldi – 2005 – 52 minutes.

Quelques mois avant que la maladie ne se déclare, Claude Nougaro avait décidé, au crépuscule de sa carrière, d'enregistrer un disque en hommage à la musique qui l'avait inspiré toute sa vie, le Jazz. Ce film est celui du dernier album et revient sur les grands moments qui ont marqué la carrière et la vie de Claude Nougaro.

Puis vers 21h30, Les Dossiers Pradel.

Présenté par Jacques Pradel qui vous proposera des rencontres autour de ses invités pour redécouvrir la vie de ce mythique chanteur de variété et de jazz.

Invités plateau : Maurane, Hélène Nougaro et Christian Laborde.

par François 14/04 12h30 publié dans : PAF
http://www.leblogtvnews.com/article-30230803.html
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MessageSujet: Re: CLAUDE NOUGARO   Sam 29 Aoû - 2:33


Maurane chante Nougaro



La chanteuse rend hommage à son ami Claude, disparu en 2004, avec un très beau disque : Nougaro ou l'Espérance en l'homme. Pour L'Express, la Bruxelloise se souvient.





Mon ami Claude

« Depuis ma petite enfance, Claude Nougaro est l'amour musical de ma vie. Je me rappelle très bien du jour où je l'ai découvert : c'était l'époque de la télé en noir et blanc, il chantait La Mutation et semblait venir d'une autre planète.
En fouillant dans la discothèque de mes parents, j'ai déniché des disques de lui puis j'ai acheté Locomotive d'or - j'avais 13 ans.

Poussée par l'insouciance de mon âge, j'ai commencé à lui écrire, à lui offrir des pralines, à l'attendre à la fin de ses concerts. De guerre lasse, mon père, qui dirigeait le conservatoire de Verviers, lui a fait passer une cassette de mes premières chansons. Nougaro m'a envoyé une lettre pleine de critiques de sa belle écriture penchée. Il faut dire qu'à l'époque j'étais une obsédée des dicos. J'utilisais des mots compliqués, il trouvait que c'était du tarabiscotage complaisant. La diplomatie n'était pas dans son vocabulaire. Ni dans le mien, d'ailleurs.

On a fini par dîner ensemble après l'un de ses concerts. Claude adorait mon obsession de l'harmonie mais il me reprochait d'être une tordue de la gamme. Quelques mois plus tard, alors que j'étais à l'affiche du Tire-Bouchon, à Montmartre, il est venu me voir trois soirs de suite puis il m'a invitée à me produire au milieu de son nouveau spectacle. L'idylle a duré une semaine. Après, il n'a plus voulu ni me présenter ni voir ma tronche. Claude était très cyclothymique. Il pouvait être un homme divin mais aussi un diable.»


Chanter du Nougaro


« Hélène Nougaro m'a demandé ce disque hommage à Claude, qui aurait eu 80 ans le 9 septembre.
Claude avait souvent dit - excepté à moi - que j'étais sa digne héritière. Je pensais qu'interpréter ses grands titres coulerait de source. Rimes, par exemple, semblait si simple à chanter. Mais pas du tout.
Ce sont des sons qu'il faut attraper sur une note. C'est une affaire ardue de respiration. J'ai choisi des tubes et aussi d'autres morceaux moins connus comme La Danse. Ou Allée des Brouillards, un texte que Claude avait écrit pour Diane Dufresne mais qu'elle n'avait pas retenu, se trouvant certainement trop jeune pour aborder ce genre de thème. J'avais aussi envie de mettre en lumière Gratte-moi la tête, une chanson marrante à interpréter sur scène. »


Aucun duo ensemble

« Claude et moi faisions souvent des virées nocturnes comme deux copains. On atterrissait dans des endroits improbables, des boîtes où l'on dansait, où l'on faisait des boeufs... Nous n'avons jamais enregistré de duo, sauf Armstrong, pour la télévision.

C'était un moment très émouvant, très complice. La chanson L'Espérance en l'homme devait en être un, mais il est parti avant. Je n'ai jamais su si Claude y évoquait les grands espaces, la vie après la mort ou l'espérance en l'homme.
Pour se marrer, on voulait signer ce duo de nos deux noms mélangés : Nougarane ou Nougane. Je m'appelle Claudine Luypaerts, mais j'ai choisi à mes débuts le nom de Claude Maurane. Puis j'ai enlevé le prénom car Claude, c'était lui ! Aujourd'hui, beaucoup de personnes me surnomment Mau. A force de retirer des syllabes, je risquerais de m'appeler bientôt M, si ce n'était déjà pris. »


Nougaro ou l'Espérance en l'homme (Polydor/Universal).
A L'Alhambra, Paris (Xe), du 7 au 9 octobre. Et en tournée.
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MessageSujet: Re: CLAUDE NOUGARO   Mer 2 Sep - 13:49

.
Nougaro: Toulouse rend hommage à celui qui l'a chantée





CONCERT. Qu'est-ce qui remplira la place du Capitole ce mercredi 9 septembre au soir? Le souvenir de Claude Nougaro qui, en son temps, a chanté le clocher de Saint Sernin ou Olivia Ruiz, Mouss 'et Hakim et Yvan Cujious qui viendront l'interpréter?

Au moins le concert sera gratuit qui s'ouvrira à partir de 21h30. Une demi-heure avant, Claude Marti aura repris les textes de l'enfant de ma castagne en occitan, Paulo Costa en brésilien et Alima Hamel en arabe algérien pour une séquence intitulée «Nougaro et la langues du monde».

Un Commando Nougaro aura fait un tour en ville durant les cinq jours qui précèdent pour «faire chanter et improviser le public» autour de son répertoire. C'est en tout cas le pari de l'association Claude Nougaro soutenue par la Mairie de Toulouse, la Région et le Conseil Général. Lesquelles institutions ne peuvent louper cet hommage à l'icône qui aurait eu 80 ans ce 9.9.2009.

http://www.anneenougaro.com


http://www.libetoulouse.fr/2007/2009/09/nougaro-toulouse-rend-hommage-%C3%A0-celui-qui-la-chant%C3%A9e.html
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MessageSujet: Re: CLAUDE NOUGARO   Ven 11 Sep - 0:54

.
Lundi 14 septembre de 23h50 à 00h45 sur France 3

Nougaro : à tombeau ouvert et à guichets fermés

Documentaire de Christophe Vindis et Christian Laborde (France, 2009). 55 mn. Inédit.




RÉSUMÉ

Claude Nougaro aurait eu 80 ans en 2009. C'est l'occasion de revenir sur la vie et la carrière de ce musicien, depuis la salle du Lapin Agile aux clubs de jazz de Saint-Germain. Il y sera reconnu par ses pairs, ces jazzmen qui attendaient un poète du verbe capable d'incarner leur son.
Des archives inédites de l'INA révèlent un artiste avide de se faire entendre. Il méduse les journaliste lors des interviews et se transforme en bête de scène pendant ses concerts. Ses proches et amis, Christian Laborde, Yves Mathieu ou encore Bernard Lubat rendent hommage à cet artiste complexe et multiforme.

« Toulouse fut pour moi une ville rosse », confiait un jour Claude Nougaro à son ami Christian Laborde. Son père baryton et sa mère souvent en tournée, le môme des Minimes élevé par ses grands-parents y aura connu la solitude et la castagne, rappelle l'écrivain dans le documentaire qu'il signe avec Christophe Vindis.

Ponctué d'archives rares, de témoignages, ce film, un poil hagiographique, lui rend un hommage un peu tardif.

Serait-ce parce que, malgré les splendeurs écrites sur des musiques de Michel Legrand, Eddy Louiss, Maurice Vander, beaucoup n'ont retenu de Nougaro que l'atroce Nougayork, gros carton des années 80 qui relançait sa carrière en bout de course ?

Un phrasé cadencé, une voix tellurique, une présence de boxeur, la passion de la langue française, et le rythme tatoué à fleur de mots... Nougaro, c'était plutôt ça, un poète bouillonnant traversé de multiples influences, jazz et java, music-hall et percussions afro-brésiliennes.

N'en déplaise aux puristes du jazz, son talent de passeur aura permis de découvrir à travers ses reprises fleuries les syncopes essoufflées de Dave Brubeck, la guitare languide de Baden Powell ou la bossa de Chico Buarque. Des mélodies qui ont immortalisé la texture sensuelle, organique de sa langue « ciné-mots », pétrie de modernité et de classicisme pompier.

Nathalie Dray

Télérama, Samedi 12 septembre 2009
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MessageSujet: Re: CLAUDE NOUGARO   Dim 21 Fév - 21:56

Je suis un trés grand admirateur de l'artiste Claude Nougaro, si la "Note bleue" est, bien sur, son dernier album studio, il n'en reste pas moins, malgré tout, un opus en partie inachevé en raison du décès du Toulousain.

Par contre "Embarquement Immédiat" reste, de mon point de vue, le dernier grand album de Claude Nougaro, avec de nombreuses chansons de Qualité enregistrées avec la complicité du talentueux compositeur Ivan Cassar.

L'une de mes chansons préférées de cet album magnifique, est ce texte écrit par Claude Nougaro dans lequel il évoque poétiquement la rencontre de ses parents et particulièrement avec l'hommage et l'amour qu'il dédit à sa maman.


Ce titre est extrait de l'album : Embarquement Immediat
Année de sortie : 2000 | Label : EMI


Mademoiselle Maman

Permettez mademoiselle
Que je vous offre mon bras
Dans ces colonies rebelles
Mon bras n'a rien d'un cobra

Permettez mademoiselle
Tout en vous prenant le bras
Que je tienne votre ombrelle
Auréole de vos pas

Ecoutez mademoiselle
Car ma voix ne triche pas
Comme je vous sais pucelle
Je vous offre mon bras droit

Au miroir de vos prunelles
Je me vois comme un géant
Pour le sel de votre aisselle
J'ai traversé l'océan


C'est ainsi que papa parlait à maman
Mademoiselle
Mademoiselle maman
Mademoiselle maman
Bien sûr
Je n'étais pas né
Pourtant, je l'assure
C'est tout comme si j'y étais
J'ai tout écouté
J'ai tout écouté

Permettez mademoiselle
De vous demander la main
Oui, c'est un peu tôt mais celle
Que je veux c'est vous certain

J'ai pris tant de caravelles
Traversé tant de cargos
J'ai dans la gorge un oiseau
Qui ne vit que pour vos ailes

refrain

Lorsque maman a souri
Je me suis fait tout petit
Et quand ils firent l'amour
J'ai fermé les yeux, j'ai fait le sourd

solo de clarinette

Lorsque maman a souri
Je me suis fait tout petit
Et quand ils firent l'amour
J'ai fermé les yeux, j'ai fait le sourd
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MessageSujet: Re: CLAUDE NOUGARO   Jeu 8 Juil - 21:24

LA NOTE BLEUE
HOMMAGE A NOUGARO

YVES DUTEIL



Paroles: Yves Duteil. Musique: Art Mengo, Yves Duteil 2008 "(fr)agiles"
© Éditions de l'écritoire
note: dédiée "à Claude Nougaro"

La note bleue
Tu l'as trouvée sans le savoir
Dans ton espoir
Parfois la note était bleu-noir
Parfois vieux rose
Comme ta ville
Et le bonheur de la revoir

Sous l'émotion
Les mots qui parlent d'un seul trait
Comme un portrait
Les mots qui jonglent entre les mains
De tes amis les musiciens
Qui trouvent enfin l'accord divin
Comme un parfum

Toulouse
Les mots qui jazzent, les mots qui blues
Entre Alcatraz et Moody Blues
Accord des mots qui jouent avec le corps
Des mots qui dansent avec la mort

La note bleue
Comme un mineur cherche une pierre
À l'eau plus claire
Le diamant bleu dans la rivière
Qui fera chanter toute la Terre
Sous les reflets de sa lumière
Dans son mystère

Une œuvre
Reste encore inachevée
Tant qu'on n'a pas à son chevet
Trouvé celle dont on a toujours rêvé
Tu n'as cessé de la chercher

Le mot juste, la note bleue
C'est ce que tu as fait de mieux
À la pointe de ton accent
Et du sommet de ton Montblanc

Ta vie cousue
D'un fil ténu qui n'a tenu
Que dans l'espoir
De trouver l'amour pur qui dure
Et dans la quête d'un secret
Le mot juste, l'accord parfait

Repose
Dans l'amour de ta ville rose
Où la relève éclose explose
Tu peux dormir en paix sans un regret
Ici, nul n'oubliera jamais

Le mot juste, la note bleue
Ce que tu as fait de mieux
À la pointe de ton accent
Et du sommet de ton Montblanc

Le mot juste, l'accord parfait
Se sont croisés dans tes couplets
Comme à l'horizon sur la mer
L'instant précis du rayon vert

Étrange
Cette impression d'avoir un ange
Un frère de plume universel
Et de rechercher la même étincelle
De langue d'Oc en langue belle

La note bleue, le mot juste
En accord parfait
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MessageSujet: Re: CLAUDE NOUGARO   Jeu 8 Juil - 22:18

Ainsi vous connaissez la fameuse chanson qu'Yves Duteil a écrite en Hommage à Claude Nougaro dans son album (fr)agile.

Belles paroles, musique un peu trop douce, cette chanson est restée une grande inconnue pour le grand public, c'est bien dommage !
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MessageSujet: Re: CLAUDE NOUGARO   Ven 9 Juil - 0:55

CLAUDE NOUGARO



Rimeur de mots, il à rendu un hommage à Serge Gainsbourg
chanson méconnue qui mérite une découverte.
C’est l’histoire d’un art mineur en train de prendre le dessus sur l’art majeur.
Souvenir d’une télévision où Serge Gainsbourg et Guy Béart
s’étaient étrillés en direct sur ce thème …
Nougaro, Gainsbourg.
Deux frères de race mentale comme le dit Christian Laborde.
Deux frères de sons, « motsiciens » qui furent pourtant éloignés
volontairement l’un de l’autre pendant presque 50 ans.
Beaucoup de ressemblances et quelques grandes différences
mais au final une même élégance pour s’employer à traverser le siècle en chansons.

ART MINEUR

Je pratique l'art mineur
Qu'a illustré le beau Serge
Puisse-t-il sur l'autre berge
S'enivrer d'alcools meilleurs

Est-ce bien sérieux d'ailleurs
Passé les soixante berges
De pratiquer l'art mineur
Qu'a illustré le beau Serge ?

Pourquoi suis-je et à quoi sers-je
Dans la mine où je m'immerge
Charbon rouge de mon coeur
Un projecteur sur le front
Comme au casque du mineur
Artiste mineur de fond


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MessageSujet: Re: CLAUDE NOUGARO   Ven 10 Sep - 12:17

Des murs mûrs pour Claude Nougaro


Un « musée vivant » dédié à l'artiste ouvrira ses portes fin 2012 près de l'écluse Saint-Pierre

Il aurait eu 81 balais demain. Mais pas de concert événement cette année pour l'anniversaire du plus célèbre artiste toulousain. L'association Nougaro le reconnaît, elle se met en sommeil. « Parce que l'omniprésence n'est jamais bonne et que nous avons le sentiment du devoir accompli maintenant que la Maison Nougaro est sur les rails », explique l'artiste Yvan Cujious, son vice-président.

Le lieu hommage, à la genèse compliquée, ouvrira ses portes entre Canal et Garonne, dans la maison éclusière des allées de Brienne. Ce bâtiment original, situé tout près de la Manufacture des tabacs, est et restera la propriété de Voies navigables de France (VNF), le gestionnaire du Canal du Midi. Mais c'est la mairie qui sera le maître d'œuvre du projet.

Une scène toulousaine

« Le dossier prévoit 3 millions d'euros de travaux, financés à parts égales par la ville, la région et le conseil général. Le chantier doit durer quatorze mois et l'on peut, en l'état du planning, envisager une ouverture pour novembre 2012 », indique Vincentella de Comarmond, l'adjointe à la Culture.

Voilà pour les murs. Pour le contenu, c'est Cécile, la fille de Claude Nougaro, qui sera à la baguette. « L'essentiel, c'est que le lieu soit vivant », précise Hélène, son épouse. « Cette Maison, qui était indispensable à Toulouse, ne doit pas être un simple musée mais un espace de convivialité ouvert », la rejoint Vincentella de Comarmond. Alors bien sûr, il y aura des salles dédiées à l'artiste, une « Nougarothèque » pour écouter ses chansons, et même un centre de ressources.

Mais la « Maison » sera aussi musicale. Elle abritera notamment un espace scénique où les artistes locaux seront « soutenus et diffusés ». « Cette idée de transmission est tout à fait dans l'esprit de Nougaro qui était beaucoup plus tourné vers le lendemain que vers le passé. J'aime l'idée d'un lieu de promotion pour la chanson populaire toulousaine, un genre en soi, auquel il était attaché », approuve Yvan Cujious.

Hélène Ménal
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MessageSujet: Re: CLAUDE NOUGARO   Mer 11 Juin - 19:32



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