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 ODILON REDON

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Bridget

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MessageSujet: ODILON REDON   Lun 28 Mar - 17:40

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ODILON REDON " PRINCE DU REVE "







Odilon Redon Réflection 1900



Contemporain des impressionnistes , Odilon Redon demeure comme le grand artiste du mystère et du subconscient en une époque qui était surtout éprise de réel et d’objectivité.

L’un des principaux acteurs de l’art au tournant des XIXe et XXe siècles, il a joué un rôle essentiel dans la genèse du symbolisme, notamment par ses fusains et ses lithographies (les célèbres Noirs) avant d’être admiré pour ses pastels et ses tableaux par les jeunes peintres de la couleur, Nabis et Fauves.

Il sera ensuite considéré comme l’un des précurseurs du surréalisme.







Anémones dans un vase bleu. Pastel aprés 1912




Né à Bordeaux en 1840, Odilon Redon se forme très tôt au dessin, à l'eau-forte et à la sculpture.

Sous l'influence de son père, il étudie un temps l’architecture avant d’abandonner cette voie pour se consacrer à la peinture. Il rejoint alors l’atelier de Jean-Léon Gérôme, mais les relations entre le maître et l'élève s’avèrent douloureuses.


Les premières œuvres de Redon sont empreintes d’un orientalisme romantique influencé par Delacroix.
La reconnaissance de son talent arrive en 1879, avec la publication d’un premier album de lithographies intitulé Dans le rêve.

Avec cette collection de clair-obscur, il livre une vision très sombre - à tous les sens du terme - de l’inconscient humain.

À partir des années 1890, il abandonne cette manière noire au fusain pour l’huile et pour le pastel. Désormais, la couleur caractérisera son œuvre.






Salomé



Au tournant du siècle, il se rapproche de Maurice Denis et des Nabis.

À la même époque son travail connait un grand succès. Une salle lui est entièrement consacré au Salon d'Automne de 1904, et il présente quarante de ses œuvres à l'Armory Show de New York en 1913, l’année où Marcel Duchamp fera scandale.


Odilon Redon disparaît en 1916, laissant à la postérité une œuvre énigmatique et fascinante préfigurant les recherches des surréalistes.


L’exposition qui se tiendra au Grand-Palais à partir du 23 mars 2011 est l’occasion de revenir sur cette figure majeure de la peinture symboliste.





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Bridget

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MessageSujet: Re: ODILON REDON   Lun 28 Mar - 18:04

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“ Odilon Redon - Prince du Rêve ”

Grand Palais, Galeries nationales, à Paris du 23 mars 2011 au 20 juin 2011






Odilon Redon, La Cellule d’Or, 1892 ou 1893
© The British Museum, Londres, Dist Rmn / The Trustees of the British Museum



L’exposition des Galeries nationales représente une véritable redécouverte de cet artiste.

Quelques grandes monographies lui ont été récemment consacrées à l’étranger (Chicago et Londres, 1994 ; Francfort, 2007), mais cette rétrospective est la première organisée à Paris depuis celle de l’Orangerie en 1956.

Elle repose sur l’étude de nombreux documents inédits qui permettent d’éclairer l’œuvre de Redon d’une lumière nouvelle, et notamment sur l’exploitation systématique de son « livre de raison » (Paris, Bibliothèque littéraire Jacques Doucet), dans lequel l’artiste a consigné le titre et la date de ses œuvres. Celui-ci sera présenté dans l’exposition et publié en annexe au catalogue.



Quelque 170 peintures, pastels, fusains et dessins, dont plusieurs inédits, ainsi que, grâce au concours exceptionnel de la Bibliothèque nationale de France, un ensemble très important de l’œuvre gravé et lithographié (environ 100 estampes) composeront un parcours chronologique qui s’attachera à mettre en évidence l’évolution stylistique et thématique de Redon, depuis l’époque angoissée des Noirs jusqu’à la profusion colorée de ses dernières œuvres, selon une progression de l’ombre vers la lumière.


Pour la première fois, le grand décor mural réalisé par l’artiste pour son mécène Robert de Domecy sera reconstitué dans sa disposition et ses dimensions originales. Les travaux de Redon dans le domaine des arts décoratifs seront également présentés grâce à des prêts importants du Mobilier national.



On peut distinguer dans l’évolution stylistique de l’artiste, qui demeure cependant d’une grande continuité, trois périodes que le parcours de l’exposition reflètera :



1. Des débuts à 1890 :


De la jeunesse de Redon et de son apprentissage de l’eau-forte auprès du mystérieux Rodolphe Bresdin (1822-1885) à Bordeaux, jusqu’à l’éclosion du monde des Noirs (fusains, lithographies) qui lui vaudront à partir de son premier recueil lithographique (Dans le Rêve, 1879) une notoriété dans le symbolisme naissant, notamment auprès du monde littéraire : Joris-Karl Huysmans (1848-1907) lui rend hommage dans son célèbre roman À rebours (1884), dont le héros, archétype du décadent raffiné, collectionne Redon avec passion.

Darwin et le mystère des origines du monde, mais aussi les somptuosités macabres d’Edgar Poe ou de Goya, sont alors les références de l’artiste, dont les lithographies doivent leur extraordinaire beauté à une technique accomplie et à des noirs veloutés qui dit-on resteront inégalés.




2. De 1890 à la fin du siècle :



C’est l’époque où s’opère progressivement une transposition dans la couleur de la thématique onirique jusque là réservée à l’univers des Noirs.




Les yeux clos Huile sur toile marouflée sur carton 1890

Yeux clos (1890, Paris, Musée d’Orsay), dont il existe à la fois une version peinte et une version lithographiée, marque la charnière à partir de laquelle Redon aborde la couleur dans un esprit nouveau.

Il s’adonne avec une originalité absolue au pastel, dont il demeurera avec Degas l’un des plus grands maîtres. Il devient l’un des protagonistes du symbolisme, fréquente Mallarmé et Gauguin.




3. Redon au XXe siècle :



Après 1899, Redon abandonne la lithographie et le fusain.
Les Noirs font place à une couleur rutilante que l’artiste aborde dans des œuvres au format de plus en plus grand.

Les thèmes mythologiques, les bouquets de fleurs éclatants que se disputent les collectionneurs, marquent une sérénité nouvelle.

C’est durant cette période que Redon réalise quelques-uns des grands décors qui comptent au nombre des chefs-d’œuvre méconnus du XXe siècle, dont celui de l’Abbaye de Fontfroide, exceptionnellement accessible durant la présentation de l’exposition au Musée Fabre de Montpellier à l’été 2010.

Bonnard, Vuillard, Matisse et les Fauves lui rendent alors hommage, tandis qu’il amorce à la fin de sa vie une collaboration avec la Manufacture des Gobelins, pour laquelle il réalise des cartons.




Cette exposition est organisée par la Rmn-Grand Palais, le musée d’Orsay et la communauté d’agglomération de Montpellier/ musée Fabre, Montpellier.
Elle est réalisée avec le concours exceptionnel de la Bibliothèque nationale de France.
Elle sera présentée au musée Fabre de Montpellier du 7 juillet au 16 octobre 2011.




http://www.rmn.fr/francais/les-musees-et-leurs-expositions/grand-palais-galeries-nationales-9/expositions/odilon-redon
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MessageSujet: Re: ODILON REDON   Mer 6 Avr - 22:32

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FRANCE 5 21h40 Un soir au musée



ODILON REDON









Michaël Gaumnitz brosse le portrait d'Odilon Redon, un peintre bordelais né en 1840, à l'occasion de l'exposition qui a investi les galeries nationales du Grand Palais à Paris.
Les dernières créations de ce génie visionnaire ouvrent la voie aux futurs courants comme le fauvisme, le surréalisme ou l'abstraction.



De l'enfance de ce petit garçon solitaire, introverti et rêveur, incapable de se plier à l'esthétique académique à sa reconnaissance tardive en passant par vingt ans de productions à contre-courant des peintres impressionnistes de sa génération, «Un soir au musée» décortique la vie de cet explorateur des méandres de la pensée.




L'Apparition




Il faut croire aux promesses de l'ombre.

L'oeuvre du peintre Odilon Redon, où la couleur surgit du gouffre de l'angoisse, en est une preuve éclatante.

C'est ce chemin, plus mystérieux encore que l'imagerie fantastique caractéristique de l'artiste, dont s'approche l'exposition actuellement au Grand-Palais , comme ce documentaire signé Michaël Gaumnitz.


Le réalisateur, auquel on doit d'autres portraits de peintres (Klee, Monet, Renoir...) ainsi que des films qui mêlent images d'archives et création graphique (« 1946, automne allemand »), raconte rien moins qu'une éclosion, celle d'un peintre qui se passionnait pour la botanique...


Lui qui passa du noir à la lumière, à l'aube du XXe siècle, fut d'ailleurs regardé par les post-impressionnistes, les fauves et les surréalistes.



Grâce à de très beaux extraits du journal tenu par Odilon Redon (« A soi-même »), qui révèle au passage ses indéniables qualités d'écrivain, ce documentaire, d'une facture classique, fait entendre la voix intérieure de celui que le collectionneur Thadée Natanson avait baptisé le « prince du rêve » et auquel son ami le poète Stéphane Mallarmé disait : « Vous agitez dans nos silences le plumage du rêve et de la nuit. »


Dans la vie du peintre, né en 1840 et décédé en 1916, il y eut d'abord le fusain, revendiqué par l'artiste : « Le noir est la couleur la plus essentielle. [...] Il ne plaît pas aux yeux et n'éveille aucune sensualité. Il est agent de l'esprit bien plus que la belle couleur. »





L'oeil-ballon, 1878



Une enfance malheureuse ; plus tard, des deuils qui fracassent - un frère et une soeur qui meurent de la tuberculose, un premier enfant perdu à quelques mois...


Pendant une vingtaine d'années, visions et démons peuplent les « Noirs » de Redon, emplies de douleur.


Mais, à 50 ans, alors que son épouse lui donne un autre fils, la lumière fait irruption, le pastel et les toiles s'imposent dans une profusion de couleurs, la sensualité se réveille.


Odilon Redon confie : « Je délaisse de plus en plus le noir [...] il m'épuisait beaucoup. »


Ravissement du spectateur devant le turquoise fondant et le coquelicot transparent qui illuminent de gaieté les deux panneaux réalisés par Odilon Redon pour la bibliothèque de l'abbaye de Fontfroide.

Leur titre ? Il pourrait être celui d'une vie : « le Jour » et « la Nuit ».



Marjolaine Jarry / Téléobs


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MessageSujet: Re: ODILON REDON   Mer 6 Avr - 22:52




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Timbre Odilon Redon Le Bouddha



Date d'émission 05/04/2011.









Bien qu’appartenant à la génération des impressionnistes, Odilon Redon ne s'associa pas à ce mouvement. Il ne se limitait pas au monde sensible et affirmait qu’en art «tout se fait par la soumission à la venue de l’inconscient».

Le botaniste Clavand lui donna le goût des fleurs et l’aquafortiste Bresdin, celui de la gravure.

Redon a toujours insisté sur le fait que son imagination avait ses racines dans l’observation de la nature et que les êtes fantasques qu’il créait appartenaient à un monde qui n’était jamais totalement détaché de la réalité.


A partir de 1890, il abandonna la période dite « des noirs » et se consacra progressivement au pastel, à la peinture à l’huile.
L’œuvre ici représentée sur le timbre (vers. 1906-1907) est conservée au Musée d’Orsay de Paris.


http://timbres.laposte.fr/detailarticle.jgi?idCarac=&idGamme=034&idArbo=009&page=1&index=0&idArticle=1111051



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