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 FLASH SUR LES BOBOS ...

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Nine
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Date d'inscription : 03/05/2008

MessageSujet: FLASH SUR LES BOBOS ...   Ven 9 Avr - 14:50

Qui sont les bobos ?


Les bobos sont les héros des albums de bandes dessinées
Bienvenue à Boboland (éd. Audie-Fluide Glacial, 2008)
et Global boboland (id., 2009), de Dupuy-Berberian.


Le terme, jamais défini clairement,
s’est distendu au point de ne plus signifier grand-chose.
Qu’est-ce que le bobo ?
Retour sur une catégorie qui fête ses dix ans.


Ils se promènent en couple le long du canal Saint-Martin
avec une poussette à trois roues, en parlant de leur dernier voyage en Croatie.
Chez eux, un loft sur cour dans une ancienne manufacture,
les meubles patinés chinés en brocante côtoient les fauteuils design.
Les enfants ont des jouets éducatifs en bois et des doudous équitables.
Ils vont au marché bio.

Les bobos, on en connaît non ?

Vous en êtes peut-être un.
Le débat sur leurs attributs prend souvent de la place dans vos commentaires,
donnant lieu à des affrontements qui se terminent en invectives :
c’est toi le bobo, d’abord.
Sans prétendre à l’exhaustivité, nous avons eu envie de revenir
sur cette expression et la catégorie sociale présumée qu’elle désigne :
"les bourgeois-bohêmes."

Un sorte de bourgeois high-tech

L’apparition du bobo date de 2000,
dans un livre du journaliste américain David Brooks.

Editorialiste au New York Times, il publie Bobos in paradise,
première tentative de « théorisation »
de cette nouvelle classe de la bourgeoisie intellectuelle et créative.
Pour lui, les bobos, héritiers de la contre-culture des années 1960
(contre la guerre du Vietnam,
élevés au biberon du rock et du mouvement hippie)
et d’un individualisme thatchéro-reaganien,
succèdent aux yuppies des années 1980.

« C’est un bouquin très léger, sans prétention scientifique
ni système de preuve ou d’enquête »,
estime le sociologue Bernard Lahire, qui voit dans le terme « bobo »
un jeu de mots originel sur le terme de « hobo » (SDF américain).

« On y trouve tout et son contraire :
David Brooks parle de disparition des classes sociales
tout en décrivant l’émergence d’une nouvelle classe.
On pourrait aussi les appeler "bourgeois hi-tech" :
c’est un mélange de personnes au capital culturel et économique élevé,
dans les secteurs de production les plus modernes. »

Publicité, marketing, médias, culture, création :
au départ, le terme désigne des individus diplômés et à forts revenus,
issus d’une famille bourgeoise,
mais qui ont refusé une partie de leur héritage
en terme de valeurs et de pratiques culturelles.

En juillet 2000, Libération consacre un article à « l’été de tous les bobos »,
ces êtres qui
« cultivent une passion pour les légumes bio et les gadgets techno »,
« engrangent les stock-options et soutiennent José Bové à Millau.
Ces bohémiens chic veulent avoir les pieds dans la terre
et la tête dans le cyberespace. »

Au sujet du livre de Brooks, Le Monde décrivait les bobos comme
« des jeunes gens aisés, bien éduqués,
qui se plaisent davantage à soigner leur corps et aimer leur prochain
qu'à encaisser des dollars à Wall Street ou Palo Alto.
Qui ne dédaignent pas de manger des pommes de terre,
surtout si elles sont biologiques.
Qui préfèrent dormir dans des logements provisoires
que dans un appartement luxueux bien à eux,
sur la Cinquième Avenue de New York. »

Boboïsation et gentrification

Le phénomène est alors surtout traité sous l’angle américain,
avant de désigner des groupes identifiés dans les capitales européennes,
qui réinvestissent les centres-villes et les quartiers populaires,
moins chers et plus conformes à leurs aspirations,
pour s’installer dans des « surfaces atypiques »
(anciennes boutiques et usines notamment).
C’est le processus de « gentrification »
décrit par les géographes et les sociologues de la ville.

En 2006, Arte diffuse le documentaire d’Amal Moghaizel,
« Les bobos dans la ville »,
qui observe ce processus (voir la vidéo).


Les bobos dans la ville
envoyé par Deepsound.

Déjà dans Sociologie de Paris,
le couple de chercheurs Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon
(spécialiste de la bourgeoisie et de l’aristocratie) décrivait ces nouvelles couches.
Ensuite chantées par Renaud en 2006 (voir la vidéo).

La notion ne fait toutefois pas l’unanimité chez les sociologues.
Camille Peugny juge qu’elle n’est « pas du tout utilisée »
et que « le terme est devenu une caricature »
désignant « une personne qui a des revenus sans qu’ils soient faramineux,
plutôt diplômée, qui profite des opportunités culturelles et vote à gauche ».
En gros, une grande partie de la classe moyenne.

Camille Peugny y voit même une connotation « un peu méprisante »,
« utilisée par la droite pour disqualifier une partie de la population
qui ne connaitrait pas les difficultés du peuple et donc ne pourrait pas donner son avis ».

Louis Maurin, journaliste à Alternatives Economiques
et directeur de l’Observatoire des inégalités, constate lui aussi un concept
« un peu flou ». Deux interprétations sont possibles selon lui :
« la version haut de gamme »,
des « personnes cultivées qui gagnent beaucoup d’argent (architectes, artistes) »
ou une analyse un peu plus large,
incluant toute une partie de la population
« qui n’a pas forcément des niveaux de vie très élevés
mais un capital culturel et un niveau d’études supérieur à la moyenne »
sans en être consciente.
« Quand vous leur dites que seulement 10% de la population
a dépassé le niveau Bac +2, ils tombent des nues. »

Se distinguer du beauf et du bourgeois mainstream

Le bobo est clairement une catégorie médiatique,
créée et utilisée à la base par des journalistes,
même si le terme s’est diffusé dans le reste de la population et en politique.
Malgré cette origine peu scientifique,
le sociologue Nicolas Herpin juge qu’il désigne
« des phénomènes tout à fait intéressants ».
« On ne peut pas réglementer l’usage des expressions »,
explique-t-il, et « l’extension du sens de « bobo »
prouve que ça représente un phénomène social solide ».

Même avis pour Olivier Donnat, spécialiste des pratiques culturelles.
Il estime que l’expression
« renvoie à des évolutions sociologiques dont on peut percevoir les effets
dans les enquêtes », même si « c’est une manière de parler » plus qu’un concept.
Il note que des formes d’expression
« qui n’appartenaient pas à la culture légitime »
« font l’objet d’une réappropriation par les milieux diplômés et urbains ».
Exemple :
le cirque, les musiques du monde,
la thématique de la diversité culturelle et du métissage artistique.

Pour lui, ces changements expliquent
« les difficultés de renouvellement de certaines salles de concert,
comme la salle Pleyel »,
désertées par les enfants du public habituel qui lui préfèrent
d’autres types de musique,
comme « la variété chic : Christophe, Bashung, etc. ».
Pour Olivier Donnat, les bobos
« cherchent à se distinguer à la fois du beauf et de la bourgeoisie mainstream ».

La distinction, c’est aussi la clé pour Bernard Lahire, héritier de Pierre Bourdieu.
« Les bobos tels qu’on en parle aujourd’hui,
Bourdieu en parlait déjà plus ou moins dans La Distinction,
même s’il traitait plutôt d’une petite bourgeoisie attirée
par le mysticisme et les nouvelles technologies.
Il parlait notamment du yoga, du végétarisme,
comme stratégies de distinction par rapport à la bourgeoisie classique. »

Bernard Lahire réfute toutefois l’apparente opposition entre bourgeois et bohêmes.
« Les bohêmes sont souvent des enfants de bourgeois,
qui possèdent les moyens culturels liés à leur éducation ».
Il assimile ainsi les bobos à « une fraction de la classe dominante ».

« En se distinguant par la voie moderniste,
en adoptant des positions politiques différentes (l’écologie),
les bobos parlent à leurs parents et aux gens avec qui ils étaient à l’école,
qui ont choisi des métiers bourgeois traditionnels, comme avocat ou notaire ».

Un jeu de compétition et de différenciation au sein de la classe bourgeoise.

Par Camille Polloni
Les Inrocks



Dernière édition par Nine le Ven 9 Avr - 17:55, édité 2 fois
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Nine
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MessageSujet: Re: FLASH SUR LES BOBOS ...   Ven 9 Avr - 17:47

Vaccins contre les bobos

Dans une pharmacie du XIVe arrondissement :
La pharmacienne: "Et donc, voilà votre vaccin."
La cliente: "Ah oui, c'est comme le BCBG ?"
La pharmacienne: "Euh... c'est ça !"


[Renaud] Les Bobos.

On les appelle bourgeois bohêmes
Ou bien bobos pour les intimes
Dans les chanson d'Vincent Delerm
On les retrouve à chaque rime
Ils sont une nouvelle classe
Après les bourges et les prolos
Pas loin des beaufs, quoique plus classe
Je vais vous en dresser le tableau
Sont un peu artistes c’est déjà ça
Mais leur passion c'est leur boulot
Dans l’informatique, les médias
Sont fier d'payer beaucoup d'impôts

Les bobos, les bobos
Les bobos, les bobos

Ils vivent dans les beaux quartiers
ou en banlieue mais dans un loft
Ateliers d’artistes branchés,
Bien plus tendance que l'avenue Foch
ont des enfants bien élevés,
qui ont lu le Petit Prince à 6 ans
Qui vont dans des écoles privées
Privées de racaille, je me comprends

ils fument un joint de temps en temps,
font leurs courses dans les marchés bios
Roulent en 4x4, mais l’plus souvent,
préfèrent s’déplacer à vélo

Les bobos, les bobos
Les bobos, les bobos

Ils lisent Houellebecq ou philippe Djian,les Inrocks et Télérama,
Leur livre de chevet c’est surand
Près du catalogue Ikea.
Ils aiment les restos japonais et le cinéma coréen
passent leurs vacances au cap Ferret
La côte d'azur, franchement ça craint
Ils regardent surtout ARTE
Canal plus, c’est pour les blaireaux
Sauf pour les matchs du PSG
et d’temps en temps un p'tit porno

Les bobos, les bobos
Les bobos, les bobos

Ils écoutent sur leur chaîne hi fi
France-info toute la journée
Alain Bashung Françoise Hardy
Et forcement Gérard Manset
Ils aiment Desproges sans même savoir
que Desproges les détestait
Bedos et Jean Marie Bigard,
même s’ils ont honte de l’avouer
Ils aiment Jack Lang et Sarkozy
Mais votent toujours Ecolo
Ils adorent le Maire de Paris,
Ardisson et son pote Marco

Les bobos, les bobos
Les bobos, les bobos

La femme se fringue chez Diesel
Et l'homme a des prix chez Kenzo
Pour leur cachemire toujours nickel
Zadig & Voltaire je dis bravo
Ils fréquentent beaucoup les musées,
les galeries d'art, les vieux bistrots
boivent de la manzana glacée en écoutant Manu chao
Ma plume est un peu assassine
Pour ces gens que je n'aime pas trop
par certains côtés, j'imagine…
Que j'fais aussi partie du lot

Les bobos, les bobos

RENAUD
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liliane
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MessageSujet: BOBO ou BOAL ?   Mer 4 Aoû - 16:43

Une nouvelle guerre des tribus parisiennes fait rage ? Etes-vous bourgeois bohème ou bourgeois alternatif? A chacun son look et ses codes. Revue de détails.

BOBO
BOAL
Pédigree
Le « bourgeois bohème », né en 2000 dans la famille des nouvelles upper classes, a les problèmes du bourgeois mais joue l'insouciant éhonté, rêvant de lendemains qui chantent (pour lui avant tout). ll roule à scooter mais trie ses déchets, ne quitte pas son jean APC et habite l'est parisien. Madame/Mademoiselle ne jure que par Isabel Marant et la pensée unique.
En résumé : « On a de l'argent mais on se soigne ».
Le « bourgeois alternatif » assume son étiquette de « bourge » mais s'applique à casser les codes et à brouiller les pistes, revendiquant une ouverture d'esprit et des habitudes d'homme moderne, qui troque l'attaché-case contre la besace, le riz contre le quinoa. La « boal », glamour révoltée, mixe facilement sac Chanel et jean Uniqlo. En résumé : « Je ne suis pas celui/celle que vous croyez ».
Livres de chevet La Délicatesse de David Foenkinos (Éd. Gallimard) ; la version originale de Sur la route de Kerouac Dictionnaire du look (éd. Robert Laffont) de Géraldine de Margerie et Olivier Marty, qui passent au scanner tous les « sociotypes », de la bimbo à la Marie-Chantal fan du collier de perles. Dorothy Parker, Nancy Mitford. Envisage également de (re) lire Marx.
PC Le Mama Shelter (littéralement « le refuge de maman »), designé par Philippe Starck, où les bobos parisiens se sentent chez eux. (109, rue de Bagnolet (XX e ). Tél. : 01 43 48 48 48.) L'Appartement de la Fidélité, meublé néo-50's, avec bar semi-privé. (12, rue Fidélité (Xe). Tél. : 01 47 70 19 34.)
Accessoire L'iPod, car le bobo est aussi « créacu » (créatif culturel) : il exerce ses talents dans le graphisme, le cinéma et le design. Le badge à l'ancienne (modèle broche, pas pin's), rond et lisse, frappé d'un slogan rebelle à souhait comme « Proust est punk ».
MusiqueIl écoute en boucle Congratulations (Sony) de MGMT, le duo new-yorkais de néopop psychédélique. le duo électro-classique Something à la Mode (SALM pour les initiés) et Miss Li (single Ba Ba Ba de l'album Songs of a Rag Doll).
Icônes
Charlotte Gainsbourg, le galeriste Emmanuel Perrotin, Benjamin Biolay, la jeune cinéaste Alice Mitterrand, les designers graphistes Michael Amzalag et Mathias Augustyniak.

Barbara Bui, Melita Toscan du Plantier, le propriétaire de Beaux-Arts Magazine Thierry Taittinger, Matthieu Pigasse (Banque Lazard), Kate Berry, Emmanuelle Béart, Gaspard Ulliel.

http://www.lefigaro.fr/sortir-paris/2010/04/26/03013-20100426ARTFIG00681-tes-vous-bobo-ou-boal-.php
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MessageSujet: Re: FLASH SUR LES BOBOS ...   Mer 4 Aoû - 20:17


.
" Une nouvelle guerre des tribus parisiennes fait rage "


Et en province , y en a pas des bobos ou boals ? scratch

Et à Paris , ça n'existe pas les gens normaux qui bossent et qui sont pas snobs ? geek


Toujours le vieil antagoniste et la même simplification ........ lol!


Y a t'il un où une parisienne sur ce forum pour m'épauler ?

Bon , je suis rentrée et en pleine forme ...... alors attention