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 FREDERIC TADDEI

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Bridget

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Féminin Nombre de messages : 2540
Age : 67
Localisation : Paris
Date d'inscription : 13/05/2008

MessageSujet: FREDERIC TADDEI   Ven 2 Avr - 2:30




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FREDERIC TADDEI La nouvelle voie de la France






Après avoir joué les "night-clubbers", le présentateur de Ce soir (ou jamais!) invente une télé de débats où se mêlent l'actualité et la culture. Parcours d'un curieux à contre-jour.


Un style. Son nœud de cravate desserré, son rire de brise-glace, son paquet de cigarettes à portée de main, son goût de la rhétorique. La rencontre a lieu non pas dans un palace parisien comme prévu mais dans un banal café de la place Balard. Le temps est glacial.

On ne sera pas d’accord pour qu’il relise ses propos entre guillemets (ça le mettra de mauvaise humeur); il ne sera pas d’accord pour consacrer plus de dix minutes à la photo (ça nous mettra de mauvaise humeur). La conversation, à part ça, se déroule normalement: on dit "blanc", il dit "noir"; on dit "noir", il dit "blanc".


Frédéric Taddeï trimballe sa réputation d’animateur le plus intelligent de la télévision avec une décontraction non feinte. Morceaux de bravoure. Il raconte l’histoire d’un tableau dans D’art d’art!; confesse longuement une personnalité à la radio avec Regarde les hommes changer ; anime des débats de haute volée dans Ce soir (ou jamais !).


Frédéric Taddeï s’est construit définitivement durant ses premières années. "J’ai eu une enfance tellement heureuse qu’un psychanalyste la mettrait en doute ! Mes parents sont des libéraux. Ils m’ont transmis des valeurs auxquelles il est impensable de déroger. On ne pratique aucune forme de discrimination; on ne profite pas de la faiblesse des autres; on ne dit pas “un épicier arabe” mais “un épicier” tout court. A l’âge de 12 ans, ils m’ont lancé: 'On a fait notre vie, maintenant fais la tienne.'"

Il s’empresse de suivre le conseil parental. Il déroule son existence sur tapis rouge, de 20 à 30 ans, sans même songer à travailler. "La vie, c’est l’expérience; la culture, c’est l’expérience des autres. Rien ne vaut sa propre expérience."

"Il est important de ne pas être moins bien payé que les autres"

Jean-François Bizot puis Thierry Ardisson puis Jean-Pierre Elkabbach lui mettent le pied à l’étrier. Son nom reste aujourd’hui encore lié à l’aventure de Paris Dernière. Il y filmait de nuit les différents lieux parisiens, des dîners mondains aux boîtes échangistes, dans une vire-voltante saisie des années 2000.

On ne sait pas si tout l’intéresse ou s’il rend tout intéressant. A chacun sa façon. Frédéric Taddeï est un excellent interviewer. "Je procède comme un séducteur. Il faut toujours détourner une femme de sa voie car elle a forcément un père, un mari, un amant, un frère. On n’est jamais son genre. Il faut l’amener là où elle n’a pas l’intention d’aller. Je parle de séduction parce qu’une femme qui tombe amoureuse de vous au premier regard, c’est tout autre chose."


Il possède sa propre déontologie pour animer des débats en direct où, selon la charte de l’émission, l’actualité est appréhendée par la culture. Ne pas faire appel à des chroniqueurs, ne pas couper la parole, ne pas tomber dans la promotion, ne pas pratiquer le politiquement correct, ne pas prendre partie.

C’est bien ce dernier point qui pose problème. On écoute sur son plateau les propos en roue libre des peu recommandables Dieudonné, Marc-Edouard Nabe, Alain de Benoist, Tariq Ramadan, Alain Soral. Il laisse Mathieu Kassovitz mettre en doute la version dite officielle du 11 septembre 2001 sans intervenir.


"La loi est bien faite. Tout ce qui n’est pas interdit est autorisé. Mon émission, sur le service public, veut être la voix de la France. Elle doit refléter le pays dans sa diversité intellectuelle. Je souhaite que toutes les visions du monde soient représentées, que toutes les idées puissent s’exprimer."


On parle de provocation; il parle de conviction. "Le monde est compliqué. Il n’y a pas les bons et les mauvais. C’est au cœur de Ce soir (ou jamais!): on n’est pas d’accord mais on peut se parler et vivre ensemble."

Il est un chef d’équipe apprécié de ses collaborateurs. "Je ne conçois pas d’être le plus connu et le mieux rémunéré et de me permettre, en plus, d’engueuler les gens.

La seule chose que l’on puisse faire quand on a un peu de pouvoir, c’est d’assurer." L’homme cultive un orgueil de fer. "Il est important de ne pas être moins bien payé que les autres. Il ne faut pas que l’on fasse appel à vous parce qu’on peut vous avoir pour pas cher." Ce ne fut pas son cas.


"Il est réellement, dans le monde médiatique, une figure alternative"


Frédéric Taddeï, fils d’un banquier italien, claque tout. "Mon luxe est de pouvoir faire semblant de ne pas avoir besoin d’argent. J’en manque tous les mois. Je n’ai pas un euro d’avance. Je dépense l’intégralité de ce que je gagne." Des œuvres d’art sur ses murs ou des voyages au bout du monde. Frédéric Taddeï est heureux, à Roissy, face au tableau des départs. Il est depuis quinze jours d’affilée en France et il ne pense qu’à sa prochaine destination. "J’ai besoin de dépaysement. J’ai fait un voyage de trente heures juste pour passer trois jours avec mon fils à Tahiti."


C’est sa fierté. Le journaliste a ramené à la télévision des intellectuels qui l’avaient jusqu’alors désertée.

Alain Badiou, Claude Lanzmann, Jacques Rancière ou Slavoj Zisek. "J’attends de mes invités que sur un sujet rebattu, c’est-à-dire l’actualité, ils disent quelque chose de non convenu. Il faut du courage et de la modestie durant une interview.
Oser poser certaines questions, ne pas avoir peur de passer pour un imbécile. Il faut garder en tête que si un jour il reste quelque chose de votre travail, ça sera les réponses et non les questions."

La lumière du petit écran ne l’a pas changé. Il a toujours été comme ça. Flambeur, intelligent, séducteur, narcissique, cultivé, humain, caustique, prétentieux, courtois. Extrêmement singulier.

La journaliste Sandrine Treiner, qui a travaillé avec lui de 2006 à 2009, témoigne de son originalité. "Il n’appartient à aucun milieu répertorié. Il est réellement, dans le monde médiatique, une figure alternative."

Frédéric Taddeï veut faire de la télévision avec panache. "Mais seul l’orgueilleux sait à quel point il est difficile d’être fier de soi." Il écoute les grands esprits avec un certain recul.

"Il existe une arrogance de l’intelligence. Elle peut être, non pas le meilleur moyen d’accéder à la vérité, mais un outil de domination." Il est attiré par les incorrections, les paradoxes, les contradictions. Un joueur de feu.

Sandrine Treiner évoque son besoin permanent d’être surpris. "Les gens lui paraissent fades à côté de lui-même. Seules les idées originales le sortent, dans un débat, de sa profonde indifférence." Un amateur de sensations intellectuelles fortes.

Frédéric Taddeï observe le monde sous ses multiples facettes. Les paysages les plus exotiques, les milieux les plus interlopes, les personnalités les plus extrêmes. A force de regarder les autres, il a choisi d’être lui. Une personnalité distancée en recherche de proximité. Un contre-jour.


Marie-Laure Delorme - Le Journal du Dimanche


Dernière édition par Bridget le Ven 3 Mai - 16:53, édité 7 fois
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Bridget

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MessageSujet: Re: FREDERIC TADDEI   Ven 2 Avr - 3:14



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D'ART D'ART.........c'est l'histoire d'une oeuvre d'art










D'Art d'Art est une émission de télévision prenant la forme d'un programme court, consacré aux arts plastiques, présenté par Frédéric Taddeï et diffusé sur France 2 depuis 2002.
En 1 minute 30, une œuvre d'art est passée au crible par Frédéric Taddeï (les textes sont de l'animateur et de sa sœur Marie-Isabelle) afin d'en décrypter les spécificités ou de comprendre son histoire. Radicalement grand public, le parti pris de D'art d'art est d'expliquer l'art aux néophytes et de rendre accessible à tous la compréhension d'œuvres emblématiques.


Toutes les vidéos à voir sont là :

http://dartdart.france2.fr/?page=archives





D’Art d’Art, le petit magazine dédié à l’Art, qui a retrouvé ses lettres de noblesse grâce à la suppression de la pub sur France 2 en soirée, a mis sur papier glacé les célèbres explications de Frédéric Taddeï.

Le livre reprend le concept de l’émission, présentant une oeuvre par double page, avec un texte concis présentant l’objet d’art, accompagné d’une anecdote pour mettre en avant une histoire autour de l’oeuvre ou un détail passé inaperçu.

d’Art d’Art ! de Frédéric Taddeï
Publié le 13 novembre 2008 par Schampagne

Connaissez-vous l’émission présentée par Frédéric Taddeï le dimanche soir après le journal de 20 heures sur France 2 ?

« D’Art d’Art ! C’est l’histoire d’une œuvre d’Art. De l’Art ? J’adore ! ». Vous reconnaissez le slogan ? En une minute trente, une œuvre d’art, peinture ou sculpture, vous est présentée à travers une anecdote sur l’artiste ou sur sa réalisation, qui permet de découvrir l’Art sous un angle nouveau.

Le talent de Frédéric Taddeï consiste à faire le tour de l’œuvre en 90 secondes, avec des mots simples et souvent avec humour. L’œuvre est remise dans son contexte historique, social et économique.

Cet ouvrage parcourt l’histoire de l’Art, de l’Antiquité au XXème siècle, au travers d’œuvres plus ou moins connues, et de leur contexte: un fait anodin du quotidien de l’artiste est souvent à l’origine de grandes créations !

Aujourd’hui, plus besoin d’être devant votre télévision le dimanche soir, vous pouvez découvrir tranquillement 150 des plus grandes œuvres d’Art présentées. Un beau livre, aux Editions du Chêne, servi par une impression de qualité, donnant, aux lecteurs néophytes comme aux plus érudits, le loisir de contempler plus longuement les tableaux et sculptures. Un livre à ouvrir au hasard, pour le plaisir de (re)découvrir une œuvre d’Art !