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 NICOLETTA A L'ALHAMBRA

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liliane
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MessageSujet: NICOLETTA A L'ALHAMBRA   Mar 13 Oct - 8:16



Quarante ans de carrière, de succès, de passion musicale ont fait de Nicoletta l’un des derniers monstre sacré de la chanson Française.

Tom Jones, Gilbert Bécaud, William Sheller, Ray Charles, Richard Cocciante, Etienne Roda-Gil, Johnny Hallyday, Jorge Ben, Julien Clerc, Mort Shuman, Nino Ferrer, Bernard Lavilliers, Léo Ferré et Edith Piaf ont un point commun : celui d’avoir travaillé avec Nicoletta, d’avoir été interprétés par elle ou d’avoir repris l’une de ses chansons. Mais l’intérêt de la carrière de Nicoletta ne se limite pas à ce prestigieux tableau d’honneur. Avec un des timbres les plus intéressants de la chanson française et une exigence en acier trempé, elle a toujours tenté de multiplier les expériences musicales et de défendre des variétés aux influences diverses.

Ses plus grands Tubes « Il est mort le Soleil, Mamy Blue, Fio Maravilla, Les volets clos, Ma vie c’est un manège, La solitude ça n’existe pas, Vivre pour l’Amour »…
Ses plus beaux Gospel « Femme de Paris, Happy Days, Jericho, Amazing Grace, Glory Alléluia » …
Ses plus belles interprétations Jazz « Où es-tu passé Saint-Germain-des-Près, Summertime, Le Rendez-vous, Giorgia on my mind »…

Un répertoire complet, qui reflète fidèlement ses tendresses et ses bonheurs, ses fêlures et ses révoltes, écrit par les plus grands auteurs.
Un talent immense au service de son public…

En compagnie ses choristes et de ses musiciens, dans un décor magique en tableaux de lumières, Nicoletta, la voix d’or, vous fera frissonner, vous caressera l’âme en mêlant aux accents du Blues, du Jazz et du Gospel, le plus rare et le plus merveilleux de la Chanson Française.
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MessageSujet: Re: NICOLETTA A L'ALHAMBRA   Mar 13 Oct - 8:53

Nicoletta naît en 1944 dans les Alpes savoyardes.

Après avoir grandi auprès d’une grand-mère adorée, elle s’installe à Paris dans les années 60 et y devient disc-jokey.



NICOLETTA : L’ESSENTIEL


Comme l’écrivait Christian Eudeline dans « L’encyclopédie de la chanson française » (éditions Hors Collection), l’atout premier de Nicoletta est sa voix, profonde, bluesy, puissante, énorme, qui se joue des octaves et des oreilles blasées.

En 1966, sur son premier 45 tours, elle reprend « L’homme à la moto », classique des pionniers du rock Jerry Leiber et Mike Stoller (créé en 1955 par les Cheers sous le titre « Black Denim Trousers And Motorcycle Boots » puis en français par Edith Piaf ).




Un an plus tard, sa carrière démarre de façon fulgurante avec des titres tels que « La Musique » (« Angelica » de Barry Mann et Cynthia Weil), « Pour oublier qu’on s’est aimé » (face « A » du tout premier 45 tours du regretté Nino Ferrer, en 1963, qui n’avait rencontré aucun succès à l’époque mais qu’une interprète aussi prodigieuse avait évidemment repéré !) ou encore « Il est mort le soleil » sur des paroles de Pierre Delanoë, une chanson qui fera le tour du monde lorsqu’elle sera reprise quelques mois plus tard par Ray Charles (qui sait reconnaître une « soul sister » quand il en croise une ! ) sous le titre « The Sun Died ». Toujours en 1967, elle crée « Les orgues d’antan », version française de « Whiter Shade Of Pale », tube planétaire et slow éternel du groupe anglais Procol Harum, ou encore « I Put A Spell on You », classique du blues vaudou signé Screamin Jay Hawkins, redécouvert à la même époque par Alan Price, organiste original des Animals (« Ca devait arriver », paroles françaises de Guy Marchand).

L’arrivée fracassante de Nicoletta, à la même époque que Michel Polnareff ou Jacques Dutronc, dans des genres bien différents, sonne le glas des yé-yé et marque également le grand retour des chanteuses à voix, cette voix tellement sensuelle qui a inspiré à Charles Aznavour ce joli poème :

« Elle a la voix des mots et du cœur, des angoisses du corps. La voix de la véhémence du bonheur cherché, perdu et parfois rencontré. La voix qui appelle à l’amour, à l’acte amoureux. Elle est le réalisme de sa génération. »

Ma vie c’est un manège



De fait, Nicoletta ne se contente pas en 1968 d’asseoir sa notoriété tant en France qu’à l’étranger : surnommée par la presse « l’Idole des idoles », elle part en tournée avec Johnny Hallyday tout en travaillant étroitement avec Eddie Barclay et Léo Missir (avec qui elle a écrit « Vivre pour l’amour ») tandis que le fidèle Jean Bouchéty signe l’orchestration de « Il ne me restera rien », adaptation de « Fly Me To The Moon », énorme standard américain.

En 1969, on la retrouve sur la bande-son du film « Jeff » avec un air à succès signé François de Roubaix, alors que trois de ses morceaux mettent à nouveau le public à ses pieds : « Quand on a que l’amour » (de Jacques Brel, bien sûr), « Où es-tu passé mon Saint-Germain-des-Prés ? (paroles de Ann Grégory, musique de Michel Legrand et Eddie Barclay) et « Ma vie c’est un manège ».

1970 est l’année des voyages : elle présente la France au gala de Midem avec trois chansons puis participe au Festival de la chanson de San Remo et donne une série de récitals au Canada et en Amérique du Sud, tout en tournant son premier grand rôle au cinéma dans « Un aller simple » de José Giovanni.

En 1971 avec le groupe rock français Zoo (qui, la même année, collabore avec Léo Ferré sur « Le chien » et l’album « La solitude ») Nicoletta enregistre l’album culte « Visage » qui comporte entre autres « Dieu est nègre » (du grand Léo, justement), « La promeneuse » composée spécialement pour elle par Julien Clerc ou encore sa très belle interprétation de « La solitude, ça n’existe pas » de Gilbert Bécaud. Mais c’est évidemment le superbe « Mamy Blue » qui pulvérise les records des ventes.

Les volets clos



L’album « Nicoletta 73 », avec sa célèbre pochette dessinée par Patrick Loiseau, nous dresse le résumé d’une année décidément chargée. On y trouve « Les volets clos » signée Rémo Forlani / Paul Misraki pour le film éponyme de Jean Claude Brialy. Ce dernier écrit à son sujet

« Nicoletta fanal dans la nuit, chante avec son corps, généreuse et directe elle jette sa voix brisée au vent qui souvent l’emporte, la déchire, l’étouffe ou la grandit et se plante toujours dans le cœur de ceux qui croient à l’amour ».

« Fio Maravilla », une chanson rapportée du Brésil (paroles françaises par Boris Bergman, futur parolier de Bashung) se hisse également au sommet des ventes avec de multiples disques d’or. A la fin de cette même année, Nicoletta enregistre « Enfants venez chanter l’espoir » dont elle signe les paroles. La chanson sera sacré Grand Prix de l’Académie Charles Cros.

Noël 1974, peu après avoir interprété en français la chanson du film « Papillon » elle enregistre son premier gospel. Elle chantera la splendide version de « Glory Alleluia » pour une messe de minuit organisée par RTL. Elle enflamme l’Olympia en 1975 : trois semaines de triomphe qui annonce le prochain opus « Sur les bords de la tendresse ». Quelques mois plus tard, sa très belle version de « A quoi sert de vivre libre » ( « I Can’t Give You Anything But My Love » ) précède la parution de son album 1976, « Amour violet », composé par son nouveau directeur musical Daniel Carlet, qui signe également « Broadway », un an plus tard.

Trente ans de Passion



Après quelques années consacrées à la vie de famille, Nicoletta crée la surprise en 1983. Elle interprète avec Bernard Lavilliers un duo sur le titre « Idées noires » ; un couple surprenant qui fait dire à un critique inspiré « La voix de Nicoletta, superbe et déclinante, marque les angoisses d’un Lavilliers au bord du précipice ». Le single se vend à un million et demi d’exemplaires.

On la voit ensuite interpréter Bertolt Brecht et Kurt Weill (« Grandeur et décadence de Mahagony », 1987), chante « Mamy Blue » à Pékin devant des dizaines de milliers de spectateurs (1988) puis elle chausse les ballerines d’Esméralda dans la comédie musicale « Quasimodo », sur des musiques de William Sheller (1989).
William Sheller qui deviendra le complice de l’album « J’attends, j’apprends » en 1995, l’espace d’une chanson, avant de lui consacrer, comme promis, un album complet, joliment intitulé « Connivences » dont il assure l’écriture, la composition et la production en 1998.

Entre temps, Nicoletta a réalisé un rêve de toujours : tourner à travers la France avec une troupe de choristes pour un spectacle entièrement dédié au grand art du Gospel. Une tournée colossale (déjà 1 million de spectateurs) qui donne lieu, en 1997, à un très bel album live.

Avec son nouveau spectacle au Casino de Paris et sa tournée Européenne (2001/2002), la grande Nicoletta, dont Bernard Buffet a dit qu’elle est un « mélange de tendresse et de révolte qui représente la grande Tradition de la Chanson française », fête magnifiquement ses « Trente ans de passion ».

2001/2005 - L’un de ses plus grands titres « La Musique » inspire et marque profondément « Star Académy », qui a connu et connaît encore le succès médiatique que l’on sait. Nicoletta poursuit ses tournées qui se jouent à guichets fermés et prépare son nouvel album jazzy pour 2007 « Le Rendez-vous ». Manu Chao et Bernard Lavilliers seront les grands auteurs de ce disque, devenu un classique du jazz.

2008 - Parution de son livre mémoires/souvenirs « La Maison d’en Face » chez Florent Massot qui se classe rapidement comme best seller parmi les biographies.

En 2009/2010, Nicoletta fêtera ses quarante ans de scène à travers plusieurs salles et concerts en France et en Europe.

Gilles Verlant
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MessageSujet: Re: NICOLETTA A L'ALHAMBRA   Mar 13 Oct - 15:14

De sa naissance en Haute-Savoie d'un père inconnu jusqu'au tube planétaire Mamy Blue, des années terribles qu'elle passa cloîtrée au Bon Pasteur jusqu'au succès magnifique de Flo Maravilla, Nicoletta raconte enfin tout ce qu'elle s'est refusée à dire. Par pudeur mais aussi parce que bien des blessures de son existence n'étaient pas encore refermées.




"En quarante ans de carrière, je ne me suis jamais vraiment étendue sur les détails de ma vie privée, mon enfance, mon adolescence, ma vie de femme...
Tout est allé si vite... Les disques, les succès, les tournées se sont succédé.
J'ai connu des joies intenses. J'ai rencontré et chanté parfois avec les plus grandes stars françaises, Brel, Ferré, Brassens, Johnny..., ou internationales, Ray Charles, Jorge Ben, Jimi Hendrix...
J'ai connu aussi des peines immenses, des périodes de grande détresse qu'aucun disque d'or ne peut consoler. Durant de très longues années, je me suis murée dans un silence face à ce que j'avais enduré dans mon enfance.
Pour ceux qui ont bien voulu me donner le bonheur de m'accompagner durant tout ce temps, qui, année après année, m'ont témoigné affection et tendresse, pour ceux qui continuent à fredonner " Mamy Blue ", " Il est mort le soleil " ou " Les Volets clos ", j'ai accepté de raconter la vérité. Ma vérité."
Nicoletta

Abdel Madi l’a interviewée.


Alors qu’elle célébrera cette année ses quarante ans de carrière, Nicoletta revient sur son parcours et lève le voile sur son enfance, à l’occasion de la parution de “ La maison d’en face ”, une autobiographie publiée mardi.

Jusque-là avare concernant son enfance savoyarde, Nicoletta affronte ses souvenirs, “ entre une mère débile mentale, selon les diagnostics de l’époque, un oncle alcoolique et un père absent ”, mais évoque, la sauvant du reste, une grand-mère aimante.

“ Il faut avoir atteint un certain âge pour revenir sur son passé sans en être affecté ”, confie la chanteuse de 64 ans, énumérant un à un les traumatismes qui ont jalonné son enfance. “ Avec un tel passif, aujourd’hui, j’aurais tout d’une délinquante en puissance ”, relativise-t-elle, se souvenant aussi d’avoir fréquenté, adolescente, les maisons de correction tenues par des bonnes soeurs.

“ J’ai toujours été une dissidente, mais j’ai gardé la foi ”, glisse-t-elle, fière, “ en dix ans, d’avoir drainé un nouveau public dans les églises ” pour ses concerts gospel, dont elle est devenue un porte-voix en France. “ Se battre, affronter ” est aussi le conseil qu’elle donne aux jeunes dans le métier, “ car il faut imposer ce qu’on a dans le ventre et sortir du formatage ”.

Aujourd’hui apaisée, celle qui a tour à tour été une proche de Brel, Ferré, Ray Charles, Alice Cooper ou encore Jimi Hendrix, souhaite “ vieillir en bonne santé ”, choquée “ qu’on use les artistes jusqu’à la moelle ”, même si elle se dit “ surprise ” que des émissions comme “ Taratata ” puissent encore la snober.


Dernière édition par liliane le Mar 13 Oct - 16:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: NICOLETTA A L'ALHAMBRA   Mar 13 Oct - 15:21

Une limousine s'arrête devant mon hôtel. The Genius me tend les bras. De minuit à l'aube, dans le quartier où, cet été 1968, aucun Blanc ne se risque, je vais vivre avec lui des heures magiques. De boîtes de jazz en églises de gospel en passant par les rues obscures, il va être mon soleil noir.



Ray Charles! Aucun artiste ne m'a jamais autant fait frissonner ni donné envie de monter sur scène. Je connais tous ses albums par c?ur. En 1967, je suis à Montréal pour assurer un concert. J'apprends que Ray Charles y chante le soir même! Je saute sur l'occasion et demande l'autorisation à mon imprésario canadien d'aller féliciter le maître dans sa loge, sitôt le spectacle terminé. Me voici face à un grand homme séduisant, charismatique, jovial et surtout disponible, même après un show prodigieux de deux heures, où il a tout donné à son public. Je ne trouve rien d'autre à balbutier, dans un anglais encore approximatif à l'époque, que : « J'aimerais vous remercier et vous embrasser. » Ce geste spontané amuse « The Genius », qui m'invite à dîner. Avec Ray, ça passe ou ça casse : il palpe les veines du poignet de son interlocuteur et, pour lui, l'influx nerveux en dit davantage que les paroles. Le repas dure jusqu'à 6 heures du matin, entre Ray qui entonne des chansons d'Edith Piaf, qu'il avait bien connue, et moi qui lui découpe sa viande ! Dès qu'il ouvre la bouche, l'homme me passionne : il me parle même des films qu'il a « vus » dernièrement! A l'aube, je suis malheureusement certaine que jamais plus je ne le recroiserai...

Mai 68, Paris. Les pavés s'envolent, les étudiants galopent et les grèves s'éternisent. Par chance, ma carrière n'en pâtit pas. Une nuit, vers 2 heures, coup de téléphone. Endormie, je tâtonne dans la pénombre et décroche le combiné. Une opératrice américaine m'indique qu'une personne de l'Ohio souhaite me parler. Mes yeux, encore à demi clos, s'écarquillent lorsqu'une voix puissante surgit dans l'écouteur. « Nicoooole! » La tonalité est reconnaissable entre des millions : Ray! là, au bout du fil, si loin, si proche! Il désire en savoir plus sur ma chanson « Il est mort le soleil » qu'il trouve superbe. Je n'en reviens pas et m'embringue dans une explication de texte hasardeuse. Je m'interromps, car je suis en train de décrire une merveille qu'il ne peut plus contempler : le soleil. Gênée, je me tais. Lui repart de plus belle : « Nicole? Viens à New York! Maintenant!» Deux jours plus tard, je reçois un billet d'avion direction la Grosse Pomme. Sur place, je loge au Plaza, dans la suite de Judy Garland, avec vue sur Central Park. Quarante-huit heures passent, pas de Ray Charles à l'horizon. Il a certainement oublié: je sais qu'il est anéanti par la perte de son ami Martin Luther King, assassiné le mois précédent. Le lendemain soir, pourtant, une énorme limousine blanche déboule devant l'hôtel. « Venez les filles ! » Fidèle à lui-même, chaleureux, drôle, Ray me convie à l'intérieur avec ma copine Anne. Je porte une robe prêtée par Paco Rabanne et elle une jupe multicolore. Impossible de passer inaperçues ! « Direction Harlem! » hurle Ray.

Harlem! A l'époque, le quartier est encore marginalisé, dépourvu de ressources et associé à la criminalité new-yorkaise. La nuit s'est installée. Les façades des bâtiments se révèlent menaçantes, les lampadaires éborgnés et l'éclairage vacillant. « Cinq ans que je ne suis pas venu, et rien n'a changé ! » s'exclame Ray, hilare. La voiture se gare face à l'entrée d'un bar d'où s'échappent de suaves mélodies de jazz. Ray est invité à monter sur scène. Et le maître de s'exécuter, sans préparation. Le numéro du Genius est génial.

A la sortie, on s'aperçoit que la limousine a disparu.Au bras de Ray, j'essaie d'interpeller les rares taxis qui passent. Aucun ne s'arrête! C'est quand même Ray Charles! Mais entouré de deux filles, sur le bord du trottoir, il apparaît aux yeux des chauffeurs comme un parrain local. Nous voici debout, seuls, dans Harlem. « Allons à pied jusqu'à la 136e ! » lance Ray en tendant le bras devant lui. Soit des blocs et des blocs plus loin ! Nous marchons, bras dessus, bras dessous, dans les entrailles de Harlem, le long de ses rues peu entretenues, où la mauvaise réputation colle aux trottoirs. Sur le chemin, les quelques Noirs que nous croisons reconnaissent Ray. Je distingue de l'admiration dans leur regard. Que ce soit le clochard ivre assis sur le bitume, cette femme en guenilles poussant son chariot ou les silhouettes nichées dans la pénombre, toujours la même marque de respect dans les yeux. Personne n'ose le toucher. Lui, pourtant, serre les mains avec générosité, tel le pape! Quand notre trio passe devant les églises, Ray nous révèle les secrets du gospel. Seules, Anne et moi aurions pu être agressées. Mais nous avons Ray, notre soleil de la nuit. Il anéantit cette frontière imaginaire que représente alors Harlem pour les Blancs. Le trio que nous formons réussit ce que Ray avait accompli par la musique, le « pont » entre le public blanc et le public noir. Nous voici arrivés à la 136e Rue, tandis que les premiers rayons du soleil se faufilent entre les immeubles. Il est l'heure de se quitter. Nous nous serrons dans les bras, émus, heureux.

J'ai revu Ray plusieurs fois par la suite, mais par intervalles, hélas! trop espacés. Il chantera sa propre version – magistrale – d'« Il est mort le soleil », mais je regrette souvent de ne pas avoir enregistré de duo avec lui, car il avait le coeur sur la main.

Julien Jouanneau - Parismatch.com
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MessageSujet: Re: NICOLETTA A L'ALHAMBRA   Mar 13 Oct - 15:31

Coup de coeur pour la version française de Il mio rifugio



Découvrez Nicoletta!


Titre français MON REFUGE
1995 - F.BERNHEIM


Quand les nouvelles du monde se font grises
Au lieu de penser à faire mes valises
Pour changer de religion, fuir les églises et mes chaînes
Quand la cité s'endort à coup de somnifères
Quand il ne me reste plus rien à faire
Que d'écouter les bruits de l'enfer
Qui reviennent
Alors mon refuge, mon refuge, mon refuge
C'est toi

Je n'ai jamais trouvé rien de plus excitant
Que cet instant de vie à cœur battant
Où je me jette vers toi en oubliant
Mes problèmes
Et je n'ai plus besoin de soleil ni de lune
De piano, de guitare ou de plume
Je connais le secret de la fortune qui est la mienne
Mon seul refuge, mon refuge, mon refuge
C'est toi

Oublie mon refuge, mon refuge et mon seul juge
C'est toi

On peut bien m'étouffer de fausses embrassades
Me noyer de musique et de mascarade
Tu es ma passion et ma part d'idole
Mon élève
Et si quelqu'un me parle encore de toi
En bien, en mal ou en n'importe quoi
Mais si depuis longtemps tu n'es plus là
Dans mes veines
Oh mon refuge, mon refuge, mon refuge
C'est toi

Comment peut-on savoir ce qu'importe le jour
Du côté jardin ou du côté cour
Tu seras mon premier mon dernier amour
Et je t'aime
Car mon seul refuge, mon refuge,
Mon seul refuge, c'est toi
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MessageSujet: Re: NICOLETTA A L'ALHAMBRA   Lun 18 Mar - 9:40

NICOLETTA
ICI ET AILLEURS

Sortie le 18 mars 2013


Grâce à sa rencontre surprenante avec JOEYSTARR à travers le déjà culte nouveau « Mamy Blue » chanté en duo avec lui, Nicoletta sur sa lancée, a enregistré son album avec KIMFU, le réalisateur attitré de JOEYSTARR.

Pour la petite histoire, un soir, dans les coulisses d’un Live à Canal Plus, le producteur de NICOLETTA lui suggère d’offrir à ce jeune génie de la musique l’intégralité de la création musicale de son prochain album !

À Toulouse, KIMFU, le "magicien", se met au travail, sans pour autant changer son propre langage musical! Celui là même qui a fait son immense succès avec JoeyStarr, Soprano, Don Choa, Rhoff, et en toute simplicité entre en osmose avec NICOLETTA.

Cette dernière s’ouvre totalement à lui, lui parle des thèmes qu’elle veut aborder, des tonalités, des harmonies, des émotions qui la font vibrer.

Le miracle se produit alors!

L’un des jeunes réalisateurs compositeurs les plus reconnus de sa génération écrit l’album d’une grande chanteuse populaire française, sans que l’un ou l’autre ne se sente un seul instant dépaysé. « Quand j’ai fait « Mamy Blue » avec JoeyStarr, j’avais été très séduite par son sens des rythmiques et de l’harmonie. J’aime son climat pour improviser, à la fois moderne et mélodique, qui correspond bien à mon

1. Introduction
2. Tu seras un fils...
3. Fleur de jasmin
4. Coq Boys
5. Le bal des vampires
6. Plus que tout
7. Tu es libre Man
8. Petite soeur
9. Game Over
10. La voix des anges
11. Ray
12. Si loin de nous

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MessageSujet: Re: NICOLETTA A L'ALHAMBRA   

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