Musique et arts
 
AccueilFAQS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 LE MARCHE ANGLAIS DU DISQUE

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Nine
Admin


Nombre de messages : 9589
Date d'inscription : 03/05/2008

MessageSujet: LE MARCHE ANGLAIS DU DISQUE   Mer 22 Juil - 0:49

Royaume-Uni : le live et le sponsoring compensent le recul du disque




Avec un chiffre d’affaires global de 3,6 milliards de livres toutes sources de revenus confondues, en progression de 4,7 % sur un an, selon une note économique publiée par la société de gestion collective PRS For Music, l’industrie musicale anglaise se porte plutôt bien. Même si le live pèse désormais plus lourd que le disque en valeur. Et même si les artistes intermédiaires ou de niche restent désespéremment à la traine.

Will Page, économiste en chef de PRS for Music, société de perception et de répartition anglaise qui gère les droits d’exécution publique des auteurs, compositeurs, éditeurs et artistes-interprètes britanniques, prend toujours un malin plaisir, dans les éclairages qu’il publie régulièrement, à tordre le cou aux évidences les plus coriaces. Le dernier en date de ses Economic Insight (Adding Up The Music Industry for 2008), qui dresse le bilan du business de la musique anglais pour l’année 2008, ne déroge pas à la règle.

Toutes sources de revenus confondues, l’industrie musicale anglaise a généré un chiffre d’affaires global de 3,6 milliards de livres en 2008 (4,2 Mds d’€), en hausse de 4,7 % sur un an, nous apprend-t-il. De quoi redonner confiance, sinon aux maisons de disques, du moins aux artistes. Ils sont en effet les principaux bénéficiaires de cette embellie, via la scène et les opérations de sponsoring, mais aussi les licences collectives comme celles accordées aux sites de streaming.

Ces licences et les opérations montées avec des marques représentent 25 % du chiffre d’affaires global de l’industrie musicale brirtannique en 2008, soit 9 % de plus qu’en 2007. Sur l’ensemble de l’année, les seuls revenus de la publicité et du sponsoring se sont élevés à 89 millions de livres (103 M€), révèle Will Page.

Un marché du live plus important que celui du disque

Le marché du live, pour sa part, est devenu plus important que celui du disque en valeur. Selon les estimations de Will Page, il a généré l’an dernier un chiffre d’affaires de 1,4 milliard de livres (1,6 Mds d’€), en hausse de 13 % sur un an, contre 1,3 milliard de livres pour les ventes de phonogrammes, en baisse de 6 %. Si on associe les revenus du live à ceux de la musique enregistrée, le chiffre d’affaires global B2C (business-to-consumers) de l’industrie musicale anglaise dans son entier progresse de 3 % sur un an, à 2,7 milliards de livres (3,1 Mds d’€).

Le marché B2C de la musique ne représente plus, cependant, que 75 % du chiffre d’affaires annuel de cette industrie Outre-Manche, contre 80 % en 2007. Le segment B2B – perceptions des différentes sociétés de gestion collective, revenus des éditeurs ou liés aux nouvelles licences accordées par les labels, publicité et sponsoring – affiche une croissance de 10 % en valeur sur l’année 2008, à 926 millions de livres (1,07 Mds d’€).

Malgré la baisse des droits mécaniques perçus sur les ventes de disques, les revenus des éditeurs ont progressé de 7 % sur un an, à 90 millions de livres, estime Will Page. Quant aux revenus annexes des maisons de disques – ceux qu’elles tirent des licences accordées aux marques ou aux sites de streaming, des deals de synchro, des droits d’exécution publique, etc. -, ils ont également progressé de 7 % en 2008, à 195 millions de livres (227 M€).

L’embellie ne profite qu’à quelques uns

Le ligne de revenus des labels qui progresse le plus significativement est celle des licences accordées aux sites de streaming comme We7 ou Spotify, ou à des services sur abonnement comme Come With Music de Nokia. Elle a été multipliée par quatre en valeur sur l’année 2008, pour atteindre 13,8 millions de livres. Le montant des droits d’exécution publique qu’ils ont perçus est également en hausse, de 7 %, à 78,7 millions de livres. Seuls les revenus tirés de la synchro accusent un léger recul (à 20,7 millions de livres, contre 23,4 millions en 2007), du fait de la récession économique et de son incidence sur le marché publicitaire.

En matière de phonogrammes, les ventes de détail numériques ont progressé de 51 % en valeur et ont rapporté 139 millions de livres aux labels anglais (+ 61 %), alors que les ventes physiques accusaient une nouvelle baisse de 10 %.

Les albums représentent désormais la moitié des ventes numériques en valeur. Une tendance de fond qui peut être liée à différentes migrations dans les habitudes de consommation, des albums physiques vers les albums numériques, des singles vers les albums, ou des réseaux P2P vers les plateformes légales.

Toutes lignes de revenus confondues, les labels anglais ont réalisé un chiffre d’affaires de 1,08 milliard de livres (1,25 Mds d’€) sur le seul marché domestique. Will Page émet cependant un certain nombre de réserves sur son analyse.

Qu’il s’agisse du live, du sponsoring ou d’autres sources de revenus en provenance du marché publicitaire, le fossé se creuse toujours plus entre les artistes les plus connus et ceux qui le sont beaucoup moins.

L’embellie globale du marché anglais de la musique profite surtout à une élite d’artistes « heritage ». Les niches restent à la traine, avertit l’économiste.

On observe le même phénomène sur le marché de la musique en ligne. Un effet pervers de la longue traine ?

* 20 juillet 2009
* Philippe Astor


Revenir en haut Aller en bas
http://www.artmony.biz
 
LE MARCHE ANGLAIS DU DISQUE
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» berceuses et comptines en anglais
» Marche pied pour poussette
» Traité d'Ambassade avec le Limousin et la Marche
» poussette double et marche pour 3° enfant
» Navires Belge avec équipage Anglais

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
HARMONY :: LA MUSIQUE ADOUCIT LES MOEURS :: L'INDUSTRIE DE LA CHANSON-
Sauter vers: