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 MELODY GARDOT

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Nine
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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Lun 14 Fév - 0:34

Renault Bose® Edition sur live-orchestra.fr



Depuis 2008, Renault s’est associé à Bose® pour proposer à ses clients
le plaisir d’un son grandeur nature à bord de la gamme Renault.
Désireux d’étendre ce partenariat, Renault lance la série limitée Bose® E
dition sur les gammes Megane, Laguna, Scenic et Koléos.

A cette occasion, un jeux concours européen sur le site live-orchestra.fr
et une campagne publicitaire avec l’artiste Melody Gardot sont mis en place.

Un jeu-concours européen est lancé sur le site live-orchestra.fr
Dès le 14 février 2011, les internautes pourront jouer sur le site live-orchestra.fr
pour tenter de faire partie des quelques privilégiés qui assisteront
à un concert privé de Melody Gardot le 6 avril prochain à Paris.

Une campagne publicitaire Renault Bose® Edition avec Melody Gardot
accompagnera le lancement de ces séries limitées à partir du mois de mars.

Melody Gardot :
une complice musicale au succès international


Renault a choisi l’artiste Melody Gardot pour incarner cette collaboration.
Chanteuse mais aussi auteur-compositeur,
Melody Gardot est aujourd’hui une star de renommée internationale.

Son répertoire et sa couleur musicale unique en font la
complice idéale pour représenter les valeurs de Renault Bose® Edition.

Grâce à son dernier album « My One & Only Thrill » sorti en 2009,
Melody Gardot s’est hissée en à peine quelques mois au sommet
des hit-parades avec plus d’1 million d’albums vendus à travers le monde entier.

Depuis plus de 12 mois, cet album est toujours présent dans le top 50.

Son 1er opus « Worrisome Heart » s’est écoulé à près de 500 000 exemplaires et sa dernière tournée a fait plus de 50 dates en Europe.

Plaisir acoustique et raffinement esthétique
Conçus et développés sur mesure pour l’habitacle de chaque modèle, les systèmes audio Bose® restituent un son naturel et réaliste permettant de ressentir toutes les nuances musicales et de profiter d’une qualité de son proche d’une performance « live », à l’avant comme à l’arrière du véhicule.

Contact presse :
Tél : +33 (0) 1 76 84 63 36

Source : Communiqué de presse Publier sur :
http://www.edubourse.com/finance/actualites.php?actu=69433
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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Lun 7 Mar - 8:37

PUB RENAULT BOSS

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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Ven 8 Avr - 10:08

Melody Gardot veut devenir française


La chanteuse américaine vient de tourner une publicité pour une marque de voitures. Elle prépare un album et envisage de s’installer en France.

Elle a une heure de retard. Mais Melody Gardot est déjà pardonnée. Lovée dans un canapé, pieds nus, la chanteuse américaine charme instantanément de son physique glamour et de son français en progrès. Femme fatale, femme blessée, comme le rappelle la canne posée à côté d’elle, mauvais souvenir d’un grave accident de la route qui l’a laissée brisée à vie.

Heureusement la musique l’a sauvée. Et quelle musique ! Un jazz d’une classe folle qui a su toucher le grand public l’an passé avec son triomphal deuxième album « My One And Only Thrill ». Depuis, tout le monde veut Melody Gardot, même la Renault Bose Edition qui en a fait sa nouvelle égérie, dans une publicité où la star chante au milieu des marteaux-piqueurs. Explications avec l’artiste, de passage à Paris.

Pourquoi avoir accepté cette publicité ?

MELODY GARDOT. C’est vrai que cela pouvait être étrange parce que je ne regarde pas la télévision et je ne conduis pas. Mais c’est un projet français. Dès que vous êtes français, je vous aime de toute façon. Vous avez un sens artistique.

Vous avez tourné au milieu de vrais marteaux-piqueurs ?

Oui, c’était un défi, je me suis évanouie, j’ai quitté le plateau. Le spot dure trente secondes, mais cela a duré douze heures ! Je suis toujours la patronne habituellement et là je me laissais guider. C’est une façon de s’essayer au cinéma qui m’attire de plus en plus. La seule difficulté c’était le play-back, je n’en fais jamais et je me suis trompée dans le texte de la chanson, car sur scène je change souvent les paroles.

Les artistes font de la publicité pour l’argent, non ?

Ce n’est pas ma motivation. Je ne fais rien que je ne souhaite pas. Moi, j’ai enregistré des albums parce que j’en avais envie, sinon je serais banquière. Si j’ai de la chance d’avoir beaucoup d’argent, j’achèterai une maison pour moi et mes proches.

Où habitez-vous actuellement ?

Nulle part et partout. J’ai toujours ma valise avec moi. Et je dors avec ma guitare ! Mais je veux acheter une maison en France. Ce serait bien d’avoir une propriété à la campagne. Paris est vraiment trop cher. Mais j’aime Strasbourg, Coutances, Toulouse. Je regarde un peu dans le Sud-Ouest. Ma santé ne me permet pas de rester dans des endroits trop froids l’hiver. Et une fois installée, je demanderai la nationalité française.

Pourquoi aimez-vous la France ainsi ?

Je ne sais pas… Pourquoi tombe-t-on amoureux ? C’est un coup de foudre. Je suis à la maison ici. Paris me fait toujours pleurer (NDLR : elle a les larmes aux yeux). Oh… désolée… c’est ridicule. En plus, je vais faire des photos après… le maquillage va couler… C’est dingue, je n’en ai pas mis depuis six mois. J’ai vécu à un rythme infernal pendant trois ans, répétitions, maquillage, habillage, concert. J’ai adoré mais après, pendant plusieurs mois, je me levais et je ne faisais rien! Et là, c’est reparti.

Et votre album ?

Je commence à l’écrire, ce sera très différent du précédent, je ne veux pas me répéter. Il y aura une chanson en portugais normalement. Il sortira à la fin de l’année ou début 2012.

PROPOS RECUEILLIS PAR EMMANUEL MAROLLE

http://www.leparisien.fr/loisirs-et-spectacles/melody-gardot-veut-devenir-francaise-08-04-2011-1398869.php


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Nine
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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Mar 3 Mai - 10:38

Melody Gardot m'a pris dans ses bras



Melody Gardot n'aimait pas les gens en retard.
Je me souviens de notre première rencontre, il y a deux ans,
où la chanteuse avait fait poireauter un journaliste, arrivé à la bourre,
qui avait dû patienter, avant de la rencontrer.
Mardi, c'est elle qui avait une heure de retard.
Les temps changent.
C'est ce que je me disais, en montant dans la suite, où elle donnait quelques interviews.

Et puis quand je suis entré dans la pièce, que je l'ai vue là,
m'accueillir avec un large sourire - "eh comment vas-tu, ça fait longtemps..."
- comme si on était les meilleurs amis du monde, j
'ai totalement oublié mon heure d'attente.
"La dernière fois, c'était à l'Olympia non? mais il y avait beaucoup de monde.
On s'était juste fait un petit bisou", poursuit-elle.
Euh oui, un petit bisou, c'est ça Melody.

Un ami nous avait même photographié ensemble mais, comme un crétin, je n'ai pas retrouvé l'image, cette semaine, pour faire le malin sur ce blog.

Alors oui, ça fait toujours super plaisir de retrouver Melody Gardot,
qui essaie de parler français, mais ne se sent pas d'attaque pour assurer
l'interview dans la langue de chez nous.
"Je ne souis pas fini avec "Les Mots" de Sartre.
Je pouwais quand je souai plus fluent en français", m'explique-t-elle.
Et c'est parti pour 20 minutes d'interview-séduction,
à lire ce matin dans "Le Parisien".

Melody me dit qu'elle a toujours froid:
"regarde, touche mes mains". Alors je touche ses mains.
Elle me parle de Paris, en me disant que cette ville la fait pleurer
et...elle verse une petite larme.
Et au bout de 20 minutes, elle me prend dans ses bras, au moment de se quitter.
"Cela m'a fait super plaisir de te revoir",
me dit-elle regrettant que l'interview soit trop courte.
De ça non plus, je n'ai pas de photo mais je le jure, il y avait des témoins...

Elle était vraiment en retard Melody Gardot? Ah bon?

Emmanuel Marolle
journal le Parisien

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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Jeu 5 Mai - 11:28



.

Jeudi 05 Mai 21:10 sur Mezzo




Melody Gardot live au 50eme festival de Jazz à Juan


Autres diffusions :

05 / 05 - 21h10

07 / 05 - 17h10

17 / 05 - 09h40

20 / 05 - 17h25

23 / 05 - 00h00
sur mezzo







On a tout dit de l'étonnant parcours de Melody Gardot, depuis le terrible accident qui l'a laissée à dix neuf ans entre la vie et la mort, jusqu'à son étonnante résurrection dans laquelle la musique a joué un rôle thérapeutique majeur.

Auteur compositeur et interprète, Mélody Gardot, 24 ans, impressionne déjà par sa voix au grain et à la maturité peu commune, sophistiquée et profonde, enveloppante et réactive.
En même temps, sa musique aux mélodies chatoyantes fouille l'intime discrètement.

S'inspirant avec élégance du swing des crooners historiques avec des textes poétiques composés avec soin, colorés d'accent blues et folk, elle trace un chemin de vie composé de chansons aux sophistications harmoniques subtiles, nimbées de volutes sensuelles intellectuellement imparables.

Mais attention : la diva glamour sait aussi jouer avec son public, elle est drôle ! Femme fatale, elle l'est, et la scène est son tapis rouge : «Je suis comme chez moi quand je monte sur scène. J'adore que les gens puissent être dans un lieu clos avec un artiste et partager un moment avec lui.»


http://www.mezzo.tv/nos-programmes/diffusion/melody-gardot-live-au-50eme-festival-de-jazz-juan-15



Jazz à Juan : 50e anniversaire



S'inspirant avec élégance du swing des crooners historiques avec des textes poétiques composés avec soin, colorés d'accents blues et folk, Melody Gardot trace un chemin composé de chansons aux sophistications harmoniques subtiles et aux volutes sensuelles.


Pour son 50e anniversaire, le festival de jazz de Juan-les-Pins avait vu les choses en grand, côté chanteuses surtout, vogue oblige.

Nulles autres que Diana Krall, Dee Dee Bridgewater, et la nouvelle star : Melody Gardot.

Son histoire semble faite pour le « storytelling ». A 19 ans, un 4x4 la renverse de sa ­bicyclette. Bassin brisé, hospitalisée à l'horizontale, peut-être invalide à vie. Pour le moral, prescription de musicothérapie.
Elle compose, couchée, des chansons en s'accompagnant à la guitare. Un ami l'enregistre, envoie un titre à un DJ local, le buzz fait buzz, Universal lui propose un album, elle ne se sent pas prête, bosse comme une Polonaise. Worrisome Heart sort, fait un tabac.



Depuis toujours elle se savait artiste, pensait plutôt à la peinture. La voilà étoile vocale, à 25 ans, après My one and only thrill.

Blonde peroxydée, jouant avec drôlerie de sa beauté, de sa légère claudication, qu'une canne corrige, de ses lunettes noires (ordre médical), de ses tenues sexy, de sa chevelure (ici perruquée façon balai à franges).


Surtout, elle joue de sa voix, douce, incroyablement mélodieuse et sensuelle, merveilleusement juste et en place, de son petit vibrato-trémolo sur certains mots, de son scat à roulades.

Ses chansons, dont elle compose musique et paroles, son talent au piano et à la guitare, son sens de la mise en scène, les éclairages qu'elle contrôle férocement font de ce concert filmé en complicité par un spécialiste, Patrick Savey, un bijou pour DVD.

D'autant que son groupe, audacieux jazz-jazz, est le meilleur qu'elle ait jamais eu.



Michel Contat


http://television.telerama.fr/tele/programmes-tv/jazz-a-juan-50e-anniversaire,24411722.php




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Nine
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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Mar 9 Aoû - 22:01

En privé avec Melody Gardot
La diva du jazz prépare son nouvel album pour la rentrée




Madame Figaro
Par Peggy Frey

* "Je vis presque à plein temps à l’hôtel"

La diva américaine du jazz, ambassadrice pour la Renault Bose, une série limitée,
prépare son nouvel album pour la rentrée.
Rencontre avant l'heureux événement.

Pour vous, les vacances riment avec ?
Coins perdus. J’adore sortir des sentiers battus,
me laisser porter par le silence de la nature et la beauté de la lumière du jour.

Votre truc pour déconnecter ?
Marcher vers le soleil tout en haut d’un sommet,
m’endormir à l’étranger et laisser le vent me caresser,
explorer un endroit dont j’ignorais complètement l’existence
et prendre le temps d’y apprendre la langue locale.
Enfin, et à tout moment, vacances ou pas, cultiver la grâce.

Votre pire souvenir de vacances ?
Me faire plaquer sous la plus belle lune qu’il m’ait été donné de voir.
Comble du comble, j’étais tellement sonnée que je suis tombée de mon hamac...
et le sol était plutôt dur.

Vos secrets pour des vacances réussies ?
Pas de réveil, ni de téléphone portable et d’agenda.

Votre défi de l’été ?
Achever l’album sur lequel je suis en train de travailler.

Vous êtes plutôt vacances au long cours ou RTT ?
Je n’arrive pas à prendre de longues vacances.
Mais sans avoir besoin de partir longtemps,
des séjours de trois ou six jours peuvent changer la
façon de voir le monde.

Votre dress code ?
Je suis toujours prête pour tout, peu importe la tenue...

2113 Melody Gardot.Photo Shervin LainezQue trouve-t-on dans votre valise ?
Tout ce que j’ai l’habitude de traîner dans mes sacs...
Des lettres d’amour, des carnets remplis de poèmes et de textes de chansons,
des écharpes, de l’huile à la rose des déserts d’Afrique du Nord,
du sel de Méditerranée, des lettres d’amis, de fans, des livres,
des rouges à lèvres rouges, mes chaussures de tango,
un set de couverts de voyage Prunier, des pièces de monnaie des pays où je suis passée...
Ma valise, c’est un peu ma boîte à trésors !

Quel est votre premier geste du matin ?
Sortir tout doucement des draps.
Ensuite, je prends le temps de m’étirer comme un chat
et laisse la brise saluer ma peau nue... Une bonne journée commence.

Cuisinez-vous pendant les vacances ?
Oui ! J’aime préparer du quinoa, des poissons frais,
de bons petits déjeuners et des dîners simples.

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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Mar 27 Sep - 19:57

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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Ven 27 Jan - 9:19

Juliette Gréco et Melody Gardot: le duo (version intégrale)


Juliette Gréco et Melody Gardot: le duo (version... par Off



Petite séquence pleine de bonté et de complicité entre deux monstres sacrés. Après une courte introduction de Juliette Gréco narrant la genèse de ce duo inattendu, vous allez pouvoir découvrir en intégralité l’unique version filmée existante de cette magique après-midi au Studio Ferber. « Sous les ponts de Paris » est une des plus vieilles chansons du répertoire français : la voici parée de nouveaux (et sensuels) atours pour cette version 2012. Volupté.

http://umgi-t.neolane.net/nl/jsp/m.jsp?c=2lt6UBu2sClzRWIND9d9xvWyBPVYE8HA
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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Ven 24 Fév - 10:20

THE ABSENCE
Sortie le 28 mai 2012


Melody Gardot a écrit les titres de son nouvel album lors de ses divers voyages à travers le monde : dans les déserts du Maroc, les rues de Lisbonne, depuis les bars à tango de Buenos Aires jusqu'aux plages du Brésil.

“The Absence” saisit l'essence musicale de chacun de ses séjours tout en préservant la quintessence de l'artiste.

Melody a travaillé avec des musiciens dont la réputation n'est plus à faire - Heitor Pereira (producteur, arrangeur, guitares), Jim Keltner et Peter Erskine (batterie), John Leftwich (basse) - ainsi qu'avec une pléiade de musiciens et contributeurs invités, afin de réaliser encore une fois un disque beau et intemporel, qui transcende tous les styles.

Son nouvel album suit les traces des deux millions d'exemplaires vendus de son premier disque “Worrisome Heart” et de “My One & Only Thrill”.

http://www.universalmusic.fr/melody-gardot/actu/melody-gardot-est-de-retour/


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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Ven 6 Avr - 19:29

Melody Gardot donnera un concert très privé à La Nouvelle Eve, jeudi 12 avril à 20h30, à l'occasion de la parution de son nouvel album "The Absence", disponible le 28 mai prochain
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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Mer 11 Avr - 11:02



En préambule à son nouvel album

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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Ven 13 Avr - 18:11

CONCERTS 2012 MELODY GARDOT



Strasbourg Jazz Festival le 2 juillet
Jazz à Vienne le 12 juillet
Théâtre de Verdure de Gémenos le 15 juillet
Estivales de Perpignan le 16 juillet
Monte-Carlo Sporting Club le 26 juillet
Jazz in Marciac le 27 juillet

Rennes le 16 octobre
Rouen le 17 octobre
Tours le 21 octobre
Orleans le 26 octobre

Olympia Paris les 5, 6 et 7 novembre
Dijon le 12 novembre
Grenoble le 13 novembre
Marseille le 15 novembre

Source : Charts In France

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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Dim 6 Mai - 14:43

.


La nouvelle ballade de Melody Gardot



Par Yann Plougastel. Photos : François Coquerel

Le Monde Magazine









IL AURAIT FALLU SE MÉFIER.



Bon Dieu, oui, il aurait fallu se méfier. Dans un article du Monde daté du 12 mai 2009, Francis Marmande racontait comment Melody Gardot, chanteuse sensible en lunettes noires, à la fin d'une interview, avait esquissé avec lui un pas de tango. Elle venait d'expliquer qu'elle souffrait de vertige cinétique.

Voilà pourquoi, en scène, elle s'agrippait au micro. Ou à sa canne. "Mais dans le tango, vous voyez, quand vous vous tenez comme ça, allez, vous poussez votre partenaire, de sorte que, même si je sens le vertige arriver, sa main ferme dans mon dos fait que je ne tombe pas. Alors, je peux danser...", lui avait-elle confié. Avant de tenter l'expérience.

Notre ami en rit encore. De bonheur. "Gardot, c'est du jazz, sans être du jazz, tout en en étant", résume-t-il. Bien vu.


Toujours est-il qu'en cet après-midi ensoleillé de début de printemps, il aurait fallu être sur ses gardes dans la suite Ray Charles du Royal Monceau, avec piano à queue dans le vestibule et canapés blancs dans le salon. Histoire de ne pas céder au vertige, à son tour. L'heure n'était plus au tango, mais à la bossa-nova, au fado et à la saudade.
Puisque The Absence, son quatrième album, se promenait entre Brésil, Cap-Vert et Portugal.



La princesse cool et macrobio se tenait dans l'embrasure d'une fenêtre. Coiffure afro. Lèvres rouges frémissantes. Longue robe noire échancrée. Bracelets tintinnabulants... Vamp fatale... Ah... Elle vous prend dans ses bras... Euh...

Première question faussement détendue : "Melody, où avez-vous appris à parler aussi bien le français ?" Silence. Rire. "La vérité, mon ami, c'est au lit... Et je parle aussi le portugais, l'espagnol, l'italien et un peu le japonais, mais on va s'arrêter là, mon ami, sinon vous allez imaginer que j'ai couché avec la terre entière, ce qui est loin d'être le cas." A partir de ce moment, bien des choses sont parties en vrille. Même le magnéto a été pris d'étranges pâmoisons, ne captant qu'une partie de la conversation. Mais ça, c'est toute l'histoire de Melody, qui rime avec mélancolie et dont il faut - elle y tient - prononcer le nom à la française, Gardot comme Bardot.
A plonger le regard dans son décolleté si proche, comment d'ailleurs ne pas penser à Brigitte dans Le Mépris, de Jean-Luc Godard, face à Michel Piccoli ?




DRÔLE DE FILLE.



Au nom presque trop beau pour être vrai. Surgie d'on ne sait trop quel parcours cabossé dans une petite ville de Pennsylvanie. "Ma mère m'a nommée Melody quand je n'étais pas encore née, parce que je ruais pas mal et que je ne me calmais que quand elle chantait quelque chose. La musique m'a ainsi bercée dès mon plus jeune âge", confie-t-elle.

Père aux abonnés absents. Mère photographe, toujours par monts et par vaux. D'où son goût aujourd'hui pour l'errance et une vie qui tient dans quelques valises. Gamine, elle voulait devenir peintre. Et jouait du piano dans les bars tard le soir pour s'offrir quelques-unes de ces robes à la mode dont elle raffolait et raffole encore. "La vie est trop courte pour se passer d'un peu de luxe", explique-t-elle.


A 19 ans, patatras. Accident. Fauchée à vélo par un 4 × 4 Cherokee. Toute cassée. Bassin fracassé. Troubles de la mémoire. Problèmes de vue. Dix-huit mois d'immobilisation. S'en sort grâce à une musicothérapie et en apprenant à jouer de la guitare, allongée sur le dos. La vie doit continuer. Même en marchant avec une canne.


A l'hôtel des corps brisés, les chansons apportent l'oxygène des grands espaces. "Le gospel, le blues, le jazz ont la même source : un endroit où il y a de la souffrance. Je la connais bien, cette souffrance, même si je n'ai jamais été esclave. Mes morceaux n'en relèvent pas formellement, mais il y a beaucoup de blues dans ma musique", commente-t-elle.


Premier album en 2005, le bien nommé The Bedroom Sessions. Pas totalement convaincant. Le deuxième en 2008, Worrisome Heart, le grand frisson du jazz, swing altier, loin de l'air du temps, d'une beauté intemporelle, façon Julie London fredonnant Cry Me a River en robe fourreau lamée.
Le troisième en 2009, My One and Only Thrill, Larry Klein, le bassiste et ex-mari de Joni Mitchell, à la production, Vincente Mendoza aux arrangements, Melody herself aux mélodies, résultat : la douceur chic du son de deux glaçons s'entrechoquant dans un verre de single malt ambré. "Ce sont des moments, des émanations de tous les jours butinés au milieu d'un climat amoureux général. Je suis une amoureuse", confiait à l'époque la diva blonde, juchée sur d'incroyables talons aiguilles, mini-jupe à damner un saint.




CERTAINS L'AIMENT SHOW.



Melody, aussi. Dans la suite Ray Charles, au milieu des fleurs et des parfums, en ce jour de soleil printanier, elle dit : "Ça va, je suis heureuse." Elle désigne sa main. "Regardez, mon ami, touchez ici... C'est chaud parce que j'ai beaucoup d'amour. La musique est mon amour, les hommes ne sont que mes amants." Et elle éclate de rire.


Ensuite, elle chante en anglais : "I tell you I love you I'm lying". Puis en portugais : "Se voce me ama", et en français : "Si tu m'aimes, si le Seigneur...". Elle parle d'Alain Bashung, qu'elle a découvert grâce à un ami français. "Il chantait avec les mots, sans vraiment chanter..." Dans un des morceaux de son nouvel album, Impossible Love, presque un tango, elle a voulu lui envoyer un clin d'œil : "Un jeu de garçons/ Auquel décidément, non je dis non/ Tes mains sur mes collants/ Et tes yeux comme des enfants/ Ta voix comme un orage d'été".
Elle adore cette image, cette légèreté si française.



Pour son quatrième album, The Absence, elle n'a pas craint de quitter les rives tranquilles de ce swing sophistiqué, qui était jusque-là sa marque de fabrique, pour se colleter avec des rythmes plus chauds et latins, où explose une sensualité subtile. "J'ai eu envie d'inviter les gens chez moi, de ne pas avoir à expliquer quoi que ce soit, juste leur montrer que c'est comme ça que j'ai vécu, voilà où je suis allée et les personnes que j'ai rencontrées sur mon chemin", explique-t-elle.
Elle s'est donc laissé inspirer par ses voyages, des déserts du Maroc aux plages du Brésil, en passant par les villes d'Afrique, les rues de Lisbonne, les nuits de Buenos Aires, les aubes d'Uruguay.
Les onze chansons ont été suscitées par des histoires vraies, des rencontres, des joies, des peines, des hasards, des moments fortuits.











Comme la ballade Amalia, qui n'a rien à voir avec la reine du fado, Amalia Rodriguez, mais avec un oiseau à l'aile cassée qui, un jour, à Lisbonne, s'est posé au pied de Melody. Lisbonne, dont on entend les carillons des églises et les cris des femmes à travers les cours dans le titre Lisboa, qui semble sortir d'une nouvelle de Fernando Pessoa.

Lisbonne, où elle a vécu six mois en 2011, pour "arrêter le travail, arrêter le maquillage". Lisbonne, où elle écrit. Lisbonne, qui, pour elle, signifie paix. Paris, aussi, où elle a eu l'impression d'arriver chez elle, le 8 novembre 2006, lors de son premier séjour.
Elle parle du Café de Flore, de Toulouse, de Juliette Gréco, avec qui elle a enregistré, en duo, Sous les ponts de Paris ; de Jacques Brel, dont elle reprend régulièrement sur scène La Chanson des vieux amants ; d'Edith Piaf, dont elle fredonne La Vie en rose ; de Benjamin Biolay, dont elle chantonne : "Si tu, la la la, mon enfant, mon enfant. Ce n'est pas ta faute, c'est ton héritage".



SE VERRAIT-ELLE, en ces temps d'élection, présidente de la République ? Ou femme de président ? Eclat de rire cristallin. « Je veux bien me présenter, mon ami, mais pas comme président, please. Le job est trop dur. Je préfère goûter à votre vin et profiter de votre culture."


Bouddhiste convaincue, elle a recours régulièrement à des cures de méditation "vipassana", soit dix jours de silence absolu. Ce qui ne manque pas de surprendre de la part de cette volubile rieuse... Elle ajoute que les gens importants sont entrés par hasard dans sa vie. Son bassiste, par exemple, elle l'a rencontré dans un ascenseur au Japon. Et elle se remet à chanter : "I just called of my name, and wherever you are, I'll come and running".

Suivi de : "All you got to do is call, and I'll be there, yeah, yeah, yeah"... Comment voulez-vous ne pas tomber sous le charme ? Ce vieux grigou d'Eddy Mitchell lui-même n'y a pas résisté lorsqu'il interpréta avec elle un bouleversant Derrière l'arc-en-ciel, version française de l'éternel Over The Rainbow, popularisé par Judy Garland.

On imagine Serge Gainsbourg lui murmurant : "Oh, ma Melody !/ Ma Melody Gardot/ Aimable petit lot/ Tu étais la condition sine qua non/ De ma raison".



Elle était comme ça, la Gardot, dans la suite Ray Charles. Beauté givrée façon Garbo. Chatte sur un toit brûlant tendance Bardot. Espiègle comme Gréco. Fatale à la Monroe. C'était un joli spectacle dans la lumière déclinante d'une fin d'après-midi, en ce moment suspendu où Paris est toujours une fête, que de contempler son nouveau look tropical. On ne sait pas si tout cela est bien raisonnable. Melody qui rit, Gardot qui pousse le do...

Il ne s'agit pas que d'une affaire d'élégant déhanchement et de voix renversante, mais cette femme-là, mon vieux, elle est terrible !



Yann Plougastel. Photos : François Coquerel



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Dernière édition par Bridget le Lun 28 Mai - 13:04, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Mar 15 Mai - 21:33

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LE GRAND ENTRETIEN DE FRANCOIS BUSNEL


FRANCE INTER MARDI 15 MAI 2012


MELODY GARDOT















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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Mer 16 Mai - 13:32


Melody Gardot - Mira en live dans les Nocturnes... par rtl-fr


Cette nuit, le studio des Nocturnes accueille une jeune femme de 27 ans, complètement métamorphosée.
On a peine à la reconnaître tant elle a opéré un virage à 360° dans sa vie, transformant radicalement son look et sa musique, et elle vient s'en expliquer au micro de Georges Lang. Les Nocturnes permettront à Melody Gardot de présenter son nouvel album qui paraît ces jours-ci. "The Absence" a été enregistré par une artiste qui a beaucoup voyagé récemment en Amérique du Sud. Le Brésil, l'Argentine, le Portugal également, ont été une grande source d'inspiration pour celle qui se considère comme une survivante à la suite de son accident dans les rues de Philadelphie. Elle en parle sans retenue et ne manque pas de rappeler que la musicothérapie a joué un rôle essentiel dans sa vie. Melody Gardot est radieuse en 2012, elle se prête volontiers aux exigences d'une émission de trois heures en proposant une programmation qui lui ressemble, en confiant de nombreux détails sur l'écriture de son nouveau disque et en offrant tout son talent dans l'enregistrement d'un concert sur la scène du Grand Studio. Entourée de tous ses musiciens, Melody Gardot occupe la scène avec maestria, on pourra s'en rendre compte au cours de la troisième heures de l'émission.
Vous tomberez vraisemblablement sous le charme de cette artiste américaine qui compte de nombreux adeptes en France et prend plaisir à venir nous rendre visite régulièrement lors de ses passages à Paris.
A la veille d'une tournée en France avec RTL, qui passera par quelques festivals cet été et l'Olympia les 5, 6 et 7 novembre, Melody Gardot illumine la nuit par sa présence dans les Nocturnes.

http://www.rtl.fr/emission/les-nocturnes/billet/les-nocturnes-du-mercredi-16-mai-2012-une-emission-speciale-avec-melody-gardot-7747189104
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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Lun 28 Mai - 13:03




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La métamorphose de Melody Gardot



Michel Contat et François Gorin - Télérama n° 3254

Rencontre | Elle aurait pu se contenter d'être une diva du jazz. Mais Melody Gardot a puisé dans ses voyages l’inspiration d'un nouvel album, “The Absence”, aux couleurs fado, flamenco et samba.





Confidences d’une belle échappée.


Elle porte une perruque afro blonde et des lunettes rondes fumées. De la suite mansardée d'un palace parisien, avec piano et vaste lit blanc, elle a fait un havre de paix provisoire. Elle vous embrasse dès la première fois et, sans attendre le magnéto, lance un doux babil où roulent les « r » et les confidences.


Melody Gardot, dont la voix de nuage est maintenant si familière au-delà des frontières du jazz, nous apparaît d'une totale étrangeté. Comme venue d'une autre planète au moment où The Absence la dessine en citoyenne du monde.


Ce nouvel album est une valise en cuir souple constellée de visas portant des noms évocateurs : Lisboa, Salvador de Bahia, bossa-nova, flamenco, fado... Il brise un silence qui durait depuis que la chanteuse, à l'automne 2010, quitta la scène où triomphaient les diamants nocturnes de My one and only thrill.


Melody a donc voyagé, s'est imprégnée, connectée, offerte à tous les vents musicaux. Elle s'est faite sirène, le disque en est l'écho, à voix douce le plus souvent. La séduction reste son mode favori de présence au monde. Son corps, meurtri à 19 ans par un accident de vélo à Philadelphie, est l'ami retrouvé, soigné, mis en lumière. La canne qui le soutient encore est là comme un rappel, virevolte et tombe, joue un rôle pendant l'interview.




Une absence prolongée



« Ma tournée mondiale s'est achevée en août 2010 et je pensais me remettre au travail en septembre. Mais plusieurs petites choses m'ont fait comprendre qu'il fallait faire une pause. Lors d'un concert à l'Olympia, à la dernière chanson je me suis effondrée en pleurs, incapable de comprendre la gratitude que je ressentais, je maudissais l'Olympia. Shit !


Les gens se sont mis à rire et m'ont relevée par leurs applaudissements. Après deux ans ou presque sur la route, c'était assez normal de vouloir décompresser. Très vite, j'ai commencé à ressentir douloureusement l'inaction, je voulais me remettre à écrire. Mais je me suis rendu compte que je n'avais rien à dire. Je ne me voyais pas faire des chansons sur la vie en tournée.


Alors j'ai écrit une longue lettre à mon label : j'avais l'intuition qu'il me faudrait neuf mois, comme le temps d'une grossesse, pour retrouver l'inspiration. J'avais une idée de ce qui allait advenir. Je savais que j'irais vivre ailleurs. Au Maroc ou au Portugal. En Amérique du Sud. Ç'a d'abord été Lisbonne.



Au début, je refaisais mes valises tous les soirs, comme si j'allais repartir. Il a fallu que je me force à défaire pour de bon mes bagages. Ç'a été complètement nouveau pour moi de rester au même endroit pendant six mois, j'avais tellement l'habitude de vivre dans l'imminence d'un départ...


Je vis toujours avec trois valises, ce n'est pas une légende. Je n'ai pas de résidence permanente, et ça me va très bien, j'ai ma liberté.La Gardot est tout à la fois femme et représentation de la femme, éprise de signes et de fatum. Sans cesse à peaufiner un portrait d'elle-même en artiste.






Melody Gardot. © Patrick Swirc pour Télérama





Voyages au Portugal, Brésil


Là où j'allais, la musique m'a trouvée. Elle est partout. A Lisbonne, dans le vieux palais où je séjournais, il y a des fenêtres qui donnent sur le port, d'autres sur Alfama et Saint-Georges, d'autres sur les maisons de fado...
Quand je m'y promenais, en me tournant vers la mer, j'entendais des chants de marins portés par le vent, du côté des collines et de l'église d'autres chants, de la flûte, ou une femme dans la rue.
Même quand j'étais dans la salle de bains, il y avait un petit oiseau qui faisait son nid là.


Parfois j'écoutais de la musique dans ma chambre et les notes de Satie se mélangeaient avec un fado, la musique d'un club ou des gens qui jouaient Bésame mucho... J'allais enregistrer aussi des choses dans la rue. Je ne sortais qu'à vingt-trois heures.
Le reste du temps, je passais six à huit heures au piano tous les jours, comme Oscar Peterson. Je laissais les paroles surgir comme elles venaient, parfois c'était assez proche du rap.



Les choses ont pris forme quand j'ai réalisé qu'il y avait un rapport entre le fado et le tango. Je voulais faire un disque sur ce thème-là. Puis il y a eu mon voyage au Brésil et c'est devenu un "ménage à trois", avec la samba. Il n'était pas question de faire un album touristique. J'ai réellement vécu dans ces endroits, je suis allée dans des lieux où les touristes ne vont pas et j'y ai fait des rencontres.
Comme on m'a dit là-bas : "On peut envoyer des cartes postales en chansons ou on peut raconter des choses vraies."




Heitor Pereira, producteur guitariste.




Je connaissais le musicien Heitor Pereira depuis longtemps, sans savoir qu'il était devenu un spécialiste de la musique de film [il a été aussi guitariste de Simply Red, NDLR]. Il y a quelques années, Phil Roy, mon mentor musical, m'avait amenée à Los Angeles chez un producteur de ses amis, et Heitor était là.

On a joué tous les trois ce soir-là, ensemble ça sonnait super. Mais je restais à distance. Plus tard, alors que je me heurtais à des problèmes avec le mixage de mon dernier album (My one and only thrill), le même Phil Roy m'a conseillé d'aller voir Heitor Pereira, qui avait son propre studio. Je l'ai donc croisé en deux occasions avant notre "vraie" rencontre.



Le nouvel album était déjà entamé quand je l'ai appelé pour jouer de la guitare sur un titre. Dès que je l'ai vu jouer, j'ai eu comme une révélation, eurêka ! Je l'ai rappelé le lendemain : "Heitor, je dois faire cet album avec toi !"

Jusque-là, j'étais la dingue de service dans le studio. Je disais : "Prenons des bidons d'essence plutôt qu'une batterie, faisons les percussions avec des branches de palmier ou le mât d'un bateau, tapissons le sol du studio avec des feuilles et piétinons-les, ajoutons des chants d'oiseau..."
En vain. Tout le monde me prenait pour une folle, alors que je voulais juste des sons plus vivants. Et puis Heitor est arrivé et sa première idée a été : "Allons chercher des feuilles d'arbre, on va s'en servir pour ce morceau" !



Pour l'album précédent, My one and only thrill, Larry Klein, le directeur musical, travaillait avec un groupe déjà en place, les chansons étaient là, il fallait les arranger, ajouter des cordes, quelques trucs, mais pas grand-chose à réinventer.

Heitor, lui, est allé au cœur des chansons, en profondeur. C'est un grand producteur, doublé d'un guitariste incroyable. Il m'a permis de me concentrer sur le chant.
Le fait de chanter avec quelqu'un qui joue de l'instrument dont vous usez souvent, ça crée une intimité, c'est très fort, comme quand on fait l'amour, il faut être connecté à chaque instant. L'album est un vrai partenariat, c'est le disque d'Heitor autant que le mien. Deux enfants qui jouent dans le même bac à sable.




The Absence, l'album.





Il y a une histoire derrière chaque chanson de l'album. Chacune raconte le lieu où elle a été écrite, que ce soit par les paroles ou la musique. Dans So we meet again my heartache, je me mets dans la peau d'une danseuse de flamenco, tout en étant connectée au fado...


A l'origine, c'était une nuit de pleine lune, à Salvador de Bahia, avec les montagnes en dessous comme dans une estampe japonaise, un halo bleu, une musique brésilienne portée par le vent, venant du bord de mer, je me suis mise à chanter, à capter cette énergie.
La musique aussi voyage, elle va toujours d'un point à un autre. La musique traditionnelle portugaise me rappelait celle des Berbères, au Maroc, et je traçais une ligne qui passait par Cesaria Evora, le Cap-Vert, et ces Portugais qui partaient en bateau pour le Brésil, tout ça dérivant jusqu'en Argentine.

J'ai vu des cimetières en Argentine où il y a une section pour les Italiens, une pour les Allemands, etc., les morts sont séparés, c'est absurde. La musique, elle, n'est jamais séparée. Le tango a essaimé à Antigua et au Brésil, la samba, la salsa, la rumba, tout ça s'est mélangé.



Au début, j'avais prévu deux disques, l'un appelé The Absence, l'autre The Presence, côte à côte. Lequel venait avant l'autre, et pourquoi était-ce impossible de les sortir ensemble, l'idée me travaillait. Elle ne s'est pas réalisée.


The Absence, c'est aussi une manière de confesser qu'il m'a fallu me mettre à nu, me dépouiller de toutes les facilités du monde moderne, afin de retrouver le contact avec la musique.
C'est aussi l'absence de la scène, qui m'a changée et aidée à grandir. Et il y a ce mot de saudade, qui me fascine, sans équivalent en anglais, pour exprimer ce qu'on ressent quand quelque chose est loin de vous. J'avais laissé loin de moi des pays, des personnes.
Dès l'instant où je pars d'un endroit, je me languis d'y revenir. The Absence est un titre où l'on peut mettre beaucoup de choses, un peu fuyant. Je me suis sentie comme une sirène, abandonnée en mer et laissée pour morte.





Yemanja, divinité de la mer.



Vous savez que la déesse Yemanja est célébrée le jour de mon anniversaire ? J'ai d'abord entendu parler d'elle à Lisbonne. A Salvador de Bahia, on la fête le 2 février.
Là-bas, un soir, avec un ami, je regardais le soleil tomber, et j'ai vu passer sur la plage une femme en robe colorée qui psalmodiait toute seule. C'était Yemanja elle-même, personnifiée ! Cette femme lui rendait hommage. J'ai scribouillé aussitôt la chanson qui m'est venue, en une minute et demie.

Ensuite, j'ai fait des recherches pour savoir qui était cette déesse. Au Portugal, les femmes de marins vont chanter le fado pour que leur homme revienne sain et sauf. Yemanja est la divinité qui protège les hommes partis en mer. Elle est aussi la déesse de la pluie et donne son titre au dernier morceau de l'album, mais pour moi sa présence imprègne toutes les chansons.



Cette figure de sirène a inspiré aussi la photo de pochette. On a fait la séance au crépuscule, il y avait pas mal de gens autour, mais j'ai fermé les yeux, me suis assise puis allongée, nue, à l'image de ce que ma vie était devenue : débarrassée de tout ce qui l'encombrait.
C'était dur, il faisait froid, mais je ne le ressentais pas. J'avais dit : une seule photo. Et ça a pris quarante-cinq minutes ! Je pourrais vous montrer l'image que je souhaitais. En fait j'avais les seins nus, mais la maison de disques a insisté pour les recouvrir. Je voulais apparaître comme je suis, libérée de tout. Ça me rappelle cette photo de Nina Simone où elle est nue, de face, et rien en elle ne s'excuse : elle plante son regard sur qui la regarde.





Thérapie musicale.



Elle m'a sauvée, oui, après mon accident, et continue de me sauver. Quand la vie n'est pas ce que j'en attends, quand tout devient difficile, je me tourne vers la musique.

Je me rappelle un concert à Londres où, dix minutes avant d'entrer en scène, j'étais anéantie. Dans les coulisses, étendue sur une table, un médecin à côté de moi, je me sentais incapable de me lever. L'organisatrice est venue me supplier : "S'il vous plaît, essayez." La première chanson, ça m'a paru impossible. Je tremblais, je titubais. La deuxième, un peu moins. A la cinquième, la musique m'avait ressaisie.


Je pense que c'est l'être quasi divin en nous qui veut que nous soyons à la hauteur, qui nous veut meilleur que notre corps, qui essaie d'atteindre la grandeur.
Par la musique, vous tentez de trouver ce petit facteur de connexion avec les autres, bien au-delà des mots, et d'abord avec les musiciens qui vous entourent. Bien qu'il puisse m'arriver encore de tomber, j'ai cette combine, la musique, pour m'en empêcher »





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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Mer 30 Mai - 23:11

THE ABSENCE
Sortie le 28 mai 2012



Melody a écrit les titres de son nouvel album en voyageant à travers le monde : dans les déserts du Maroc, les rues de Lisbonne, depuis les bars à tango de Buenos Aires jusqu'aux plages du Brésil. The Absence saisit l'essence musicale de chacun de ses séjours tout en préservant la quintessence de l'artiste. Melody a travaillé avec des musiciens dont la réputation n'est plus à faire - Heitor Pereira (producteur, arrangeur, guitares), Jim Keltner et Peter Erskine (batterie), John Leftwich (basse) - ainsi qu'avec une pléiade de musiciens et contributeurs invités, afin de réaliser encore une fois un disque beau et intemporel, qui transcende tout les styles.


1 Mira
2 Amalia
3 So Long
4 So We Meet Again My Heartache
5 Lisboa
6 Impossible Love
7 If I Tell You I Love You
8 Goodbye
9 Se Voce Me Ama
10 My Heart Won't Have It Any Other Way
11 Iemanja /Chegue Journeyman (Hidden Track)
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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Mer 30 Mai - 23:16



02/07 à STRASBOURG,
11/07 à VIENNE,
15/07 à GEMENOS,
16/07 à PERPIGNAN,
26/07 à MONTE-CARLO,
27/07 à MARCIAC,
16/10 à RENNES,
17/10 à ROUEN,
20/10 à TOURCOING,
21/10 à TOURS,
26/10 à ORLEANS,
12/11 à DIJON,
05/11 à PARIS OLYMPIA
06/11 à PARIS OLYMPIA
07/11 à PARIS OLYMPIA
13/11 à GRENOBLE,
15/11 à MARSEILLE
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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Sam 2 Juin - 12:51

Avec The Absence, Melody Gardot met le cap au Sud

C'est au soleil de Lisbonne que la chanteuse américaine a composé son troisième album.
Un vrai délice, à mi-chemin entre jazz et world.




Melody Gardot a beau avoir pris ses quartiers dans une suite somptueuse,
à deux pas de Opéra Garnier, elle reçoit sans façon.
Tailleur pantalon crème et turban à la Simone de Beauvoir,
la nouvelle reine du jazz vocal embrasse les journalistes comme du pain.
Et raconte avec enthousiasme les voyages qui ont façonné The Absence,
son troisième album, après le succès mondial de My One and Only Thrill.

Une longue année de vadrouille qui l'a vu poser ses valises au Brésil, en Argentine,
au Maroc mais surtout au Portugal où elle suivi des cours de guitare,
et appris "les deux sortes de fado, celui de Lisbonne et celui de Combria",
explique-t-elle avant de se lancer dans un long exposé, aussi technique que passionné.
Bref des vacances studieuses car même en retrait de la scène, "il faut continuer à jouer.
Sinon on perd ses aptitudes et le public le remarque vite."

Dans le même esprit aventureux, elle a enregistré des sons de la rue
et des cloches d'église qu'on entend sur le morceau Lisboa.
Et quand on lui demande si elle a tenu un journal durant ses pérégrinations,
elle sourit. "Pas un, mais seize ! J'en ai rempli une pleine valise.
Je n'ai pas arrêté d'écrire, mes chansons mais aussi tout ce que je découvrais.
Et il y avait tant de choses à noter, pour ne pas oublier".


Du pays, Miss Gardot en a déjà vu pas mal en 27 années d'existence. Et avoue désormais ne pas avoir de domicile fixe. Elle se passe très bien de son New Jersey natal.
Et préfère Hawaï pour profiter de la chaleur qui l'apaise.
Avec toujours dans un coin de la tête cet accident de vélo,
fin 2003. La jeep qui la renverse, et la longue rééducation qui s'ensuit.
Un drame personnel dont elle ne veut plus parler.
En revanche sur la musicothérapie qui l'a sauvé, elle est intarissable.

"Ca m'a fait un bien fou et je suis persuadée que ça peut aider les autres.
Aujourd'hui je veux lancer des programmes de soins aux blessés axés
sur la récupération de ses facultés grâce à la musique.
C'est mon combat et je m'y investis beaucoup, insiste-t-elle. M
ais le coût est élevé. Quelqu'un m'a donné 100 000 dollars récemment.
C'est formidable, mais ça reste une goutte d'eau.

Alors on avance à petits pas."

http://www.metrofrance.com/culture/avec-the-absence-melody-gardot-met-le-cap-au-sud/mleE!BFhHsItSluJk/


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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Sam 9 Juin - 20:55

Melody Gardot, une artiste givrée



Photo A. Isard

Paru dans Match

Diva du jazz, elle vit à mille lieues de sa propre réalité. Entre délires et fanstasme, son nouvel album est splendide.

Interview Sacha Reins - Paris Match


Paris Match. Qu’est-ce qui vous a séduite au Brésil et au Portugal ?
Melody Gardot. Au cours de mes voyages en tant que musicienne, je suis tombée amoureuse du Portugal. Les gens célèbrent la vie tous les jours, avec un peu de porto et beaucoup de philosophie. C’est une communauté très créatrice. J’étais comme un poisson nageant à contre-courant, essayant d’apprendre le plus que je pouvais, avant de tomber en panne d’énergie. J’ai enchaîné avec le Brésil, pour établir des liens entre ces deux mondes, entre le Nord et le Sud. La liberté que j’ai découverte chez les Brésiliens était celle que je cherchais depuis toujours. Nous allions sur les plages faire de la musique et célébrer la vie. Cela me changeait de la mélancolie dans laquelle je baignais jusqu’alors.

Dans quelles conditions viviez-vous ?
Je n’étais pas à l’hôtel. Je vivais dans des fermes éloignées où personne ne connaissait une autre langue que le portugais, et où il fallait que je me débrouille. J’ai rencontré beaucoup de musiciens. J’habitais dans un village à vingt minutes d’Ipanema, chez des gens débordant de joie, mais qui ne possédaient rien. C’est important de découvrir qu’on peut être aussi démuni et porter tant de bonheur et d’amour. Et de magnifiques musiques.

Cette attirance pour la musique brésilienne est-elle récente ?
Autrefois, j’écoutais Stan Getz. Puis j’ai découvert Caetano Veloso, Maria Bethania, Elis Regina, Carlinhos Brown. Il y a deux ans, à l’occasion d’un concert à Patrimonio, en Corse, j’ai rencontré Yamandu Costa et Hamilton de Holanda. Je les ai invités sur mon album et j’aimerais faire un disque entier avec eux.

Vous voyagiez seule ?
La plupart du temps, oui.
«Je n'ai pas de maison, je vis dans ma valise»

N’est-ce pas un peu dangereux ?
Ce ne sont pas des endroits dangereux. Certains quartiers le sont, mais comme à Paris ou à Los Angeles. J’ai vu plus de violence aux Etats-Unis qu’au Brésil.

Où vivez-vous, aujourd’hui ?
Nulle part, je n’ai pas de maison. Je vis dans ma valise et j’apprécie cette existence.

Vous êtes une nomade. N’avez-vous pas envie d’une maison, d’une famille ?
Ma famille, ce sont les gens qui sont avec moi tout le temps, mes chansons sont mes enfants, l’endroit où je me trouve est l’endroit où je vis, et je me sens toujours à la maison à Paris. J’y viens le plus souvent possible.

Pourquoi ne pas y acheter un appartement ?
Parce que je suis très contente de partir ailleurs quand il fait froid. Je n’ai pas été élevée dans l’opulence et je ne suis pas du genre à dépenser tout mon argent sur une chose. Je ne veux pas d’une maison vide. J’aime avoir la liberté de choisir où je vais aller, plutôt que d’être obligée de retourner au même endroit. Cela ne me pose pas de problème de dormir sur les berges de la Seine, s’il le faut. Je l’ai déjà fait.

Quand est-ce arrivé ?
Il y a de nombreuses années, une des premières fois où je suis venue ici. Je me souviens des rats.
«J'ai déjà traversé le pire, je n'ai plus peur de rien»

Toutes vos chansons parlent d’amour. Est-ce important dans votre vie ?
Le premier amour fut celui de ma mère. Je pense qu’on ne tombe pas amoureux que de quelques personnes dans sa vie, mais de chaque personne que l’on rencontre. Si l’on perd cette ouverture à l’amour universel, on se perd.

Vous semblez vivre au jour le jour, comme une diva SDF. Vous ne vous inquiétez pas du lendemain, de ce qui pourrait se passer si votre carrière devait s’arrêter ?
J’ai démarré avec rien. Ce que vous laissez en héritage n’est pas ce que vous possédez, mais ce que vous avez créé. Les gens les plus extraordinaires que j’ai rencontrés ne possédaient rien. C’est pour cela que je n’ai pas peur de ne plus rien avoir. J’ai passé des années paralysée, sans pouvoir marcher. J’ai passé une partie de ma vie dans le silence, sans pouvoir parler. J’ai dû réapprendre à lire et à écrire, j’ai déjà dû réapprendre à parler une langue que j’avais perdue. J’ai déjà traversé ce qui est le pire, je n’ai plus peur de rien.

« The Absence » (Universal Jazz). En tournée actuellement, le 11 juillet au festival Jazz à Vienne, le 16 aux Estivales de Perpignan, le 26 au Sporting de Monaco, le 27 à Jazz in Marciac, puis du 5 au 7 novembre à Paris (à l’Olympia).Point final
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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Ven 27 Juil - 23:52

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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Mer 10 Oct - 22:15

LISBOA














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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Sam 17 Nov - 13:49





L'ABSENCE ...
juste parce que j'avais connu et donné ici avant son "titre"
à un sujet ..
jeu de piste à chercher peut être ?
se sentir "connecté avec un artiste c'est aussi çà le miracle".

Alors qu'elle est actuellement en tournée en France, Melody Gardot annonce déjà son retour à l'Olympia et en tournée l'an prochain, à Paris,
mais aussi à Lyon, Lille ou encore Nantes, Toulouse et Montpellier...
pour ne citer que ces quelques villes!

Mélody Gardot ne laisse aucun répit à ses fans! L'artiste jazz affiche complet
pour ses prochains concert à l'Olympia à paris, les 5, 6 et 7 novembre 2O12.

Alors que sa tournée 2012 est en voie de s'achever,
l'artiste annonce déjà qu'elle revient en avril 2013 pour une série de concerts.
Elle sera ainsi en concert à l'Olympia de Paris le 10 avril 2013, et enchaînera avec une nouvelle tournée au printemps 2013.

Melody Gardot sera en concert le 4 avril à l'Amphithéâtre Cité Internationale de Lyon,
le 6 avril à Lille au Casino Barrière, le 7 à la Cité des Congrès de Nantes,
le 9 à la Maison de la Culture de Nevers, le 12 avril à Bastia pour le Festival Equinox,
le 13 avril à Montpellier (Opéra Berlioz)
et le 14 avril 2013 à la Halle aux Grains de Toulouse.

Les places sont mises en vente dès le vendredi 2 novembre sur le site du producteur,
GDP, et lundi 5 novembre 2012 sur toutes les plateformes de billetterie.

L'artiste n'en finit pas de conquérir le public, depuis son succès en 2009 avec
« My One And Only Thrill ». Melody Gardot présente son nouvel album « The Absence », véritable invitation au voyage,
qui emmène le public du Maroc aux bars à tango de Buenos Aires.

Le disque a été composé et arrangé par Heitor Pereira –
guitariste reconnu et compagnon de route pendant des années de
Simply Red, Sting, Seal.
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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Mar 4 Déc - 17:09

Deux dates supplémentaires à l'Olympia les 10 et 17 avril 2013


C'est un franc succès pour Melody Gardot. Son nouvel album "The Absence", le premier depuis "My One and Only Thrill" en 2009, s'est écoulé à plus de 70.000 exemplaires chez nous, sans un soutien massif des radios ni même des chaînes de télévision musicales, le single "Mira" n'ayant été que très peu relayé. Qu'importe, la chanteuse américaine séduit toujours autant le public avec sa voix, envoûtante, et son univers, décalé et tourné vers le passé, qui prend toute son ampleur sur scène.

De passage en France le mois dernier, et notamment à l'Olympia pour trois soirs, Melody Gardot annonce deux nouvelles dates l'année prochaine, dans la mythique salle de Bruno Coquatrix. Ce sont les 10 et 17 avril 2013 que l'artiste originaire de Philadelphie y chantera de nouveau. Les places sont déjà en disponibles sur les sites de vente en ligne. Comptez tout de même entre 45,50 euros et 84 euros pour assister à l'une des deux représentations parisiennes de Melody Gardot. La province n'a pas été délaissée puisque quelques dates sont programmées au printemps prochain, notamment à Lyon le 4 avril 2013 et Toulouse le 14.............

Jonathan HAMARD

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MessageSujet: Re: MELODY GARDOT   Lun 22 Juil - 16:42

Jazz à Nice: Melody Gardot versus Garland Jeffreys

Sur la scène de la pinède de Juan viennent de succéder deux chanteurs américains. L'une, âgée de 28 ans, Mélody Gardot, est sous les feux des médias depuis déjà quelques années. L'auteur de ce blog en a chanté à plusieurs reprises les louanges. L'autre, qui vient de fêter ses 70 ans, a construit une carrière musicale très riche, mais n'a pas connu le même succès. Tout les sépare, et pourtant...

Incontestablement, avec son dernier CD, The Absence, publié trois ans après My One and Only Thrill, Melody Gardot a surpris. Elle s'est donnée le temps de voyager, de se nourrir d'autres univers musicaux et le résultat montre bien qu'elle sait se renouveler, tout en conservant son style si particulier. C'est particulièrement le cas avec "Mira".


Melody Gardot "Mira" - Jazz à Vienne 2012 par Zycopolis
Melody Gardot "Mira" - Jazz à Vienne 2012 par Zycopolis


Maintenant, observons son entrée en scène. J'avais décrit celle qu'elle avait faite deux ans plus tôt, au même endroit. La lumière est, comme la dernière fois, très sombre, mais, en jetant un œil sur la console, je m'aperçois que ce n'est pas le technicien habituel qui est aux manettes. J'en déduis que Gardot a dû en imposer un autre. Les rouges vont dominer, les verts aussi, créant une ambiance un peu mystérieuse. La voici qui arrive des coulisses. Elle s'appuie toujours sur une canne, que l'on ne fait cependant que deviner. Elle s'installe au piano. Du haut de la pinède, que voit-on d'elle exactement ? Rien, ou à peu près, de son visage. Elle est habillée d'une grande robe noire, porte des lunettes de soleil et, oui, c'est bien cela, elle a une perruque noire avec de longs cheveux. Le public antibois, très observateur : ''Elle n'était pas blonde avant?" Pas la peine de demander leur avis aux photographes, qui ne peuvent faire des clichés que de loin et pendant le seul premier morceau... Après avoir ressemblé à une héroïne hitchcockienne, on dirait maintenant Laura Harring dans Mulholland Drive. D'ailleurs, comme le personnage du film, elle souffre de pertes de mémoire, suite à l'accident grave dont elle a été victime à 18 ans.


Melody Gardot, Juan, 17 juillet 2013 (photo Gilles Lefrancq)

Après deux chansons, elle parle (en français) : "Je suis si heureuse d'être ici. Cela fait six ans que je viens régulièrement en France. J'adore Paris". À deux reprises, elle dira son plaisir d'être "ici, à Paris". No comment (question de sociabilité pour le Parisien séjournant dans le midi).

Son expérience fondatrice, cette brisure physique qu'elle a surmontée par une forme de musicothérapie, a construit sa personnalité. La scène est un théâtre, où elle s'exhibe en même temps qu'elle se cache. Quand elle invite les spectateurs à chanter avec elle, ceux-ci hésitent. Elle crée un barrage et, inopinément, le rompt en s'avançant au-devant de la scène. Un peu désorienté, le public se laisse néanmoins entraîner, mais avec une certaine réserve. Quoi qu'il en soit, le style musical reste toujours très doux, dans le registre de la confidence.


Garland Jeffreys, lui aussi, a vécu une jeunesse qui l'a marqué. Il le dit à plusieurs reprises: "Je viens de Brooklyn, et, à l'époque où ce quartier était multi-racial, il fallait un peu s'imposer pour faire son chemin dans les rues. D'ailleurs, quand on me regarde, on se demande : il est noir, il est blanc?". Sur sa route, à la croisée du Reggae, de la Soul, du Blues et de la Pop, des musiciens d'exception: John Cale, Sonny Rollins, Bob Dylan, Bob Marley, Bruce Springsteen, et surtout Lou Reed.

Se faufilant très vite au sein du public, montant sur scène puis descendant, Garland Jeffreys aime le contact. Le contraste avec Gardot, évident, dit aussi quelque chose sur ce qui sépare une sociabilité new-yorkaise d'un repliement sur soi dû à la maladie. Mais à Coney Island, comme en l'un de ses rêves en 35mm, cette femme rencontrée pourrait très bien être la diva : "Woman walks down the street/Tears come rollin' down her face/Frozen on her cheeks."



http://www.huffingtonpost.fr/christian-delage/jazz-a-nice-melody-gardot_b_3633719.html?utm_hp_ref=france
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