H A R M O N Y


 
AccueilFAQS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 FELIX VALLOTON ... rare et precieux !

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Nine
Admin
avatar

Nombre de messages : 9621
Date d'inscription : 03/05/2008

MessageSujet: FELIX VALLOTON ... rare et precieux !   Jeu 19 Mar - 14:37



FELIX VALLOTON

Né en 1865 à Lausanne, Félix Vallotton part en 1882, apprendre la peinture à Paris. Il s’inscrit à l’Académie Julian où il est rapidement remarqué par Jules Lefèvre et Gustave Boulanger. Il passe le concours d'entrée à l'Ecole des Beaux Arts, où il est reçu dans les premiers, en mars 1883.



auto portrait

Il copie les oeuvres des grands maîtres au Louvre où il admire les œuvres d’Ingres, notamment "Le Bain turc".

Il se passionne pour le portrait.Après trois années de difficultés financières, il expose au Salon des Artistes français en 1885," le Portrait de Mr Ursenbach" où se révèle son admiration pour Holbein. En 1887, il y présente son " Portrait de Jasinski tenant son chapeau" , il décide de quitter l'Académie Julian, et il déménage rue de Vaugirard durant l'été 1888.

Il retourne de temps à autre en Suisse, en particulier dans le pays de Vaud où il peint des paysages, tel ses vues sur le port de Pully. A Paris, à partir de 1891 il s'interesse à la gravure sur bois et réalise des eaux-fortes qui connaîtront un succès international par leur parution, dans La Revue blanche, Le Mercure de France ou L’Assiette au beurre à Paris, Chap Book à Chicago, Jugend à Munich et Scribner à New York.

Durant l'année 1893, il redouble d'activité : il peint "Le Bain au Soir d'Eté ", qui est présenté au Salon des Indépendants où il fait sensation et même scandale par "son érotisme caricatural et froid, sa technique lisse au dessin contourné..."Dans certaines scènes comme La Manifestation (1893), il montre, par la violence menée contre la société bourgeoise, ses sympathies anarchistes.

Son goût sans complaisance de l’art naïf, s’appuie sur la simplification des formes et la suppression des nuances, comme dans la peinture des nabis, qu’il rejoint en 1897. .

Ses toiles, comme celles de son modèle Ingres, sont à la fois réalistes et lisses. Elles font le portrait des laideurs et du ridicule de l’humanité (La Troisième Galerie au Châtelet, 1895). Ses nus , d’un érotisme glacial préfigurent Magritte ou Balthus, mais certaines scènes font penser à l' intimisme des nabis comme Vuillard ou Bonnard.

En 1900, il se fait naturaliser français : il expose à la Sécession de Vienne,puis il fait la Centennale de l'Art Français de l'Exposition Universelle de Paris, puis la sécession de Berlin, et séjourne à Lausanne où il peint différents paysages

Début 1901, il voyage dans le midi de la France dans la région de Cannes, expose de nouveau au Salon des Indépendants avec des vues de Marseille, de Nice et de Paris, et participe à une exposition de groupe à Zurich au Künstlerhauss.
En 1908, il participe à différentes expositions dont à la Sécession à Munich, et à l'exposition de la Toison d'Or, à Moscou.

En 1914 il veut s'engager pour la guerre mais il est refusé en raison de son âge.

Vallotton est également l’auteur pendant la Première Guerre mondiale de toiles très colorées, à l’esthétique futuriste soulignant la violence des combats , Cette guerre lui inspire en 1915 différents tableaux dont " Le Crime Chatié", "1914", "Verdun"ou encore "C'est la guerre".


LA LISEUSE

Il séjourne à Cagnes sur Mer pendant l'hiver 1920, voyage à travers la France jusqu'en 1924, en continuant de peindre mais la maladie le gagne. Ses expositions se poursuivent chez Druet, au Salon d'Automne et au nouveau Salon des Tuileries à Paris en 1925.

Félix Vallotton est hospitalisé, en novembre 1925 , pour subir une opération: à l’âge de soixante ans il mourra des suites de cette intervention .


Dernière édition par Nine le Jeu 19 Mar - 16:22, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://www.artmony.biz
Nine
Admin
avatar

Nombre de messages : 9621
Date d'inscription : 03/05/2008

MessageSujet: Re: FELIX VALLOTON ... rare et precieux !   Jeu 19 Mar - 16:06

LES SOLEILS DE VALLOTON

Ces dernières années, la connaissance de la vie et de l'oeuvre de Félix Vallotton, artiste suisse né à Lausanne en 1865 et mort à Paris en 1925, s'est considérablement élargie. Pour cette raison, le Musée des beaux-arts de Berne a mis sur pied une exposition ciblée concernant un aspect unique de sa création : le motif du coucher de soleil.



Avec environ une soixantaine de tableaux et une vingtaine de Xylographies, cet évènement met pour la première fois en valeur le rôle iconographique important de ce thème romantique et la solution audacieuse du traitement de ce sujet par Vallotton.

En effet, jamais le peintre n'avait poussé l'abstraction aussi loin que dans ses couchers de soleil peints entre 1900 et 1925. Avec un synthétisme étonnant, l'horizon est réduit à quelques traits rendus avec des couleurs contrastées, violentes et évocatrices. Il ressort de ce traitement un Vallotton touché par l'abstraction qui ne reste pas à la traîne de Holder, Munch ou Mondrian.

Contrairement à Holder, il ne peint pas ses paysages sur le motif, mais en atelier en se servant de petites esquisses au crayon croquées in situ et qui lui servent d'aide-mémoire. Entre la première impression et l'exécution, il se passe des jours, des semaines, voire des mois. Il en résulte une transposition très libre. En effet, dans ces tableaux il ne s'agit pas pour lui de transposer un lieu ou une ambiance atmosphérique précise. Son but relève au contraire d'une pure démarche intellectuelle où seule la forme, associée à la couleur, doit provoquer la sensation chez le spectateur.

Une occupation intensive de la surface, l'influence formelle dans le motif, qui va directement à l'essentiel, création simplifiée entre le clair et l'obscur qui crée une tension, une sorte de dramatisation de la scène.



Dernière édition par Nine le Jeu 19 Mar - 16:17, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://www.artmony.biz
Nine
Admin
avatar

Nombre de messages : 9621
Date d'inscription : 03/05/2008

MessageSujet: Re: FELIX VALLOTON ... rare et precieux !   Jeu 19 Mar - 16:16



CREPUSCULE DE BORD DE MER
Revenir en haut Aller en bas
http://www.artmony.biz
Nine
Admin
avatar

Nombre de messages : 9621
Date d'inscription : 03/05/2008

MessageSujet: Re: FELIX VALLOTON ... rare et precieux !   Jeu 19 Mar - 16:25

Revenir en haut Aller en bas
http://www.artmony.biz
Nine
Admin
avatar

Nombre de messages : 9621
Date d'inscription : 03/05/2008

MessageSujet: Re: FELIX VALLOTON ... rare et precieux !   Jeu 19 Mar - 16:29

MIMOSAS EN FLEURS A CANNES

Revenir en haut Aller en bas
http://www.artmony.biz
Nine
Admin
avatar

Nombre de messages : 9621
Date d'inscription : 03/05/2008

MessageSujet: Re: FELIX VALLOTON ... rare et precieux !   Jeu 19 Mar - 16:35


La Valse (1893)
Huile sur toile (60 x 50) Valloton
Revenir en haut Aller en bas
http://www.artmony.biz
Nine
Admin
avatar

Nombre de messages : 9621
Date d'inscription : 03/05/2008

MessageSujet: Re: FELIX VALLOTON ... rare et precieux !   Jeu 19 Mar - 16:42

Le théâtre grinçant de Félix Vallotton

EXPOSITION «Interdit aux jeunes filles». En 1909, le Kunsthaus de Zurich premier musée à dédier une exposition à Félix Vallotton avait jugé bon d'en préserver les jeunes âmes sensibles. A 44 ans, le Lausannois de Paris lui apparaissait déjà comme un peintre majeur, mais un brin choquant dans sa vision ironique et crue de la guerre des sexes et du théâtre de la bourgeoisie.



«LE RETOUR DE LA MER»: Une oeuvre datée de 1924, signée Félix Vallotton, ce Lausannois de Paris, pour d'aucuns, à l'époque, un brin choquant dans sa vision ironique et crue de la guerre des sexes et du théâtre de la bourgeoisie


«Interdit aux jeunes filles». En 1909, le Kunsthaus de Zurich premier musée à dédier une exposition à Félix Vallotton avait jugé bon d'en préserver les jeunes âmes sensibles. A 44 ans, le Lausannois de Paris lui apparaissait déjà comme un peintre majeur, mais un brin choquant dans sa vision ironique et crue de la guerre des sexes et du théâtre de la bourgeoisie. Un siècle plus tard, il porte un nouveau regard non censuré sur l'ensemble de l'oeuvre (y compris les seize années qu'il lui restait à vivre et à peindre) et sur les germes féconds qu'elle a apportés au surréalisme, à la Nouvelle Objectivité germanique et à la Peinture métaphysique italienne.

C'est en 1909 aussi que le Kunsthaus avait acquis son premier Vallotton. Plus de vingt autres s'y sont ajoutés depuis. Les voilà en compagnie de septante prêts issus de musées et collections privées suisses et internationaux qui, sous son regard caustique, brossent un climat d'«idylle au bord du gouffre». Audacieux et radical: c'est ainsi que Zurich voit celui que le critique parisien Thaddée Natanson appelait «le très singulier Vallotton». Pas de doute: les adjectifs tranchent sur l'image stéréotypée de prudente mollesse que les riverains de la Limmat attribuent aux Vaudois.

Il est vrai que l'homme est assez atypique et farouchement indépendant. Vrai aussi que cet admirateur éperdu d'Ingres, mais aussi Holbein, Cranach et Dürer, a des côtés un peu «germaniques»: son sens aigu de l'observation, son regard à la fois implacable et distancié, son réalisme qui frise parfois la caricature, ses mises en scènes méticuleuses, sa facture précise, lisse et froide.


la lecture abandonnée



Diable d'homme

Ce qui est sûr, c'est que son oeuvre connaît un regain de popularité. Le monumental catalogue raisonné de Marina Ducrey et Katia Poletti paru en 2005 y est pour quelque chose. Mais on constate aussi que l'oeuvre de ce diable d'homme n'en finit pas d'apparaître dans une nouvelle actualité tant elle est complexe, ambiguë et annonciatrice de nouveaux développements de l'art et renouvellements du regard.

Ce qui la rend contemporaine aujourd'hui? Sa manière de se couler dans les canons classiques pour mieux les attaquer de l'intérieur. L'artificialité insolite et revendiquée de ses compositions. Sa maîtrise de l'ironie, des dissonances et de l'humour noir. Et son sens de la parodie décalée, comme dans ses scènes mythologiques son Andromède en bourgeoise renfrognée à coiffure Belle Epoque ou son Persée en bellâtre moustachu dont le dragon est un bête crocodile du Jardin des Plantes qui racontent en réalité, avec un brin de tendresse cachée, la comédie humaine de la vie moderne.

Zurich accueille Vallotton en peintre uniquement le graveur n'y est pas convoqué mais comme l'un des plus grands que la Suisse ait produits. Belle image d'entrée: sur un grand mur couleur prune (qui donne le ton à tout le parcours), un seul petit tableau est accroché: La loge de théâtre (1909). Dépassant à peine d'un grand balcon jaune, on y voit la tête en chapeautée de madame et le visage à demi caché de monsieur qui semblent guetter l'arrivée des visiteurs. Un peu comme Vallotton lui-même qui, avec son inguérissable mélancolie, notait en 1918 dans son journal: «J'aurai toute ma vie été celui qui, de derrière la vitre, voit vivre et ne vit pas.»

Vient de paraître: «Vallotton». Un petit livre tout public de Marina Ducrey. 112 p. Ed. Galerie des arts

TRIBUNE DE GENEVE


[center]
Revenir en haut Aller en bas
http://www.artmony.biz
Nine
Admin
avatar

Nombre de messages : 9621
Date d'inscription : 03/05/2008

MessageSujet: Re: FELIX VALLOTON ... rare et precieux !   Jeu 19 Mar - 17:34

RUE DE ST PAUL

[/center]
Revenir en haut Aller en bas
http://www.artmony.biz
Nine
Admin
avatar

Nombre de messages : 9621
Date d'inscription : 03/05/2008

MessageSujet: Re: FELIX VALLOTON ... rare et precieux !   Jeu 19 Mar - 17:40

Félix Vallotton
Les couchers de soleil


18 mars – 12 juin 2005
ouvert tous les jours de 10 heures à 18 heures


Entre l’été 1910 et sa mort, Félix Vallotton (1865–1925) a peint une quarantaine de couchers de soleil, auxquels s’ajoutent de nombreux paysages au crépuscule, où le soleil déclinant derrière l’horizon teinte le ciel de coloris délicats. La plupart de ces tableaux lui ont été inspirés par des paysages des environs d’Honfleur, petit village normand où le peintre passa régulièrement l’été dès 1909. Mais aucun n’a été peint directement d’après nature. Vallotton, reconstituant plutôt l’impression que lui avait faite la nature, peignait en atelier, à partir de ses esquisses, des " paysages composés ". Les couchers de soleil de Vallotton ne comptent pas seulement parmi les créations les plus audacieuses de l’artiste : ils font aussi de lui un rénovateur du paysage classique, aux côtés de Hodler et de Munch.

Vallotton et Honfleur
Petit bourg de pêcheurs à l’embouchure de la Seine, Honfleur, qui avait au XIXe siècle déjà attiré de nombreux peintres, joue un rôle important dans l’évolution de la peinture de paysage de Vallotton, et en particulier de ses couchers de soleil. En 1901, puis de 1909 à sa mort, l’artiste passa régulièrement les mois d’été à la villa Beaulieu, aux portes d’Honfleur. C’est là qu’il mit au point sa méthode du " paysage composé ", par laquelle les vues d’Honfleur et de ses environs n’étaient plus peintes d’après nature, mais de mémoire, avec pour toute aide de sommaires esquisses, des photographies et des cartes postales. La vue sur les couchers de soleil au-dessus de la mer, que ce fût du rivage ou des hauteurs boisées de la Côte de Grâce, donna l’impulsion décisive au développement d’un motif qui, de 1910 à 1918, allait être un des thèmes favoris de l’artiste.

Les gravures sur bois et les peintures de la période nabi, 1891–1900
En 1891, Vallotton réalise ses premières gravures sur bois. Par les effets saisissants qu’il obtient d’un support artistique tombé alors en désuétude, il accède d’un coup à la renommée parmi l’avant-garde parisienne. La simplification extrême des motifs, audacieusement concentrés en surfaces noires et blanches, lui fait franchir une étape de plus dans la voie de l’abstraction tracée par Gauguin ou les graveurs japonais.

Le motif du soleil couchant y apparaît de façon récurrent, souvent accompagné de formations nuageuses stylisées, tant sur les paysages de montagne ou de mer que sur les représentations caricaturales de baigneuses.

Dans les quelques peintures produites durant cette période, Vallotton fit quelques essais d’application de sa méthode de réduction de phénomènes atmosphériques à des figures planes fortement simplifiées. Mais jusqu’au tournant du siècle, la peinture ne tient que le second rang dans sa création.

Du paysage au nu, 1901–1910
Dès 1900, Vallotton réduit son activité de graveur pour privilégier à nouveau la peinture. Mais l’esthétique de la période nabi fait place à un style plus réaliste où les figures et les objets, toujours à l’intérieur d’un espace conçu comme une composition de surfaces, gagnent en volume et en consistance. La restitution des effets de lumière naturels et des phénomènes atmosphériques continue à occuper l’œuvre de Vallotton, même si les couchers de soleil proprement dits en sont absents jusqu’en 1910.

Quittant presque complètement, vers 1905, la peinture de paysage, il se met au nu. Mais les nus qu’il esquisse d’après modèle deviennent souvent des baigneuses ou des figures mythologiques placées dans un décor de paysage imaginaire et fortement stylisé. Avec une insistance frappante, la figure et le paysage y sont plongés dans la lumière du crépuscule qui leur confère un effet presque surréel.

Les couchers de soleil, 1909–1915
Reprenant à partir de 1909 la peinture de paysage à Honfleur, Vallotton étudie les effets de lumière et peint l’année suivante ses premiers paysages marins centrés sur la " féerie ininterrompue des couleurs " du crépuscule. Dans sa série de Couchers de soleil de 1911, où le contenu de l’image est presque complètement réduit à des surfaces aux couleurs vives figurant l’eau et le ciel avec au milieu le globe solaire, l’artiste parvient aux limites de l’abstraction. Dans les années qui suivront, le motif du coucher de soleil au-dessus de la mer, accompagné d’infinies variations de couleurs, conservera une place importante dans l’œuvre de Vallotton.

Vallotton et la guerre
Comme d’autres peintres, Vallotton a tenté de donner une expression artistique à sa perception de la guerre. Dès 1915, dans sa série C’est la guerre, qui marque son retour à la gravure sur bois, les phénomènes atmosphériques et les jeux d’ombre et de lumière jouent un rôle essentiel. Mais ce rôle est encore plus prépondérant dans ses peintures à l’huile, où Vallotton ne met pas au premier plan les hommes ou les machines qui font la guerre, mais atmosphère fantomatique créée par les explosions, les cônes lumineux des projecteurs et les nuages de fumée. Dans son allégorie de la guerre, L’homme poignardé, qui est en même temps une paraphrase moderne du célèbre Christ mort de Holbein (1521), le sombre ciel crépusculaire chargé de nuages d’orage ou de fumée est investi d’une lourde signification.

Paysages au crépuscule, 1916–1925
D’autres Couchers de soleil voient le jour dans les années 1917-1918, en particulier un ensemble de peintures aux accords chromatiques étonnants, représentant le soleil plongeant dans la mer vu depuis les hauts de la Côte de Grâce. Le motif se fera ensuite plus rare. Mais l’artiste n’abandonnera pas pour autant son intérêt pour la traduction picturale des atmosphères crépusculaires, auxquelles il va donner maintenant une touche élégiaque, comme dans les vues de fleuves magiquement transfigurées que lui inspirent ses voyages en Dordogne et le long de la Loire dans les années 1923-1925.

Dans les paysages de Cagnes, sur la Côte d’Azur, où Vallotton passe les mois d’hiver depuis 1920, il cherche à capter l’intensité de la lumière méditerranéenne en créant un contraste entre des surfaces claires exposées au soleil vespéral et des zones d’ombre profonde.

Dans les dernières années de sa vie, l’artiste revient au nu sur fond de crépuscule. L’atmosphère qui se dégage de ces œuvres tardives aux coloris froides est toute empreinte de mélancolie.


http://www.gianadda.ch/wq_pages/fr/expositions/ancienne-vallotton.php
Revenir en haut Aller en bas
http://www.artmony.biz
Nine
Admin
avatar

Nombre de messages : 9621
Date d'inscription : 03/05/2008

MessageSujet: Re: FELIX VALLOTON ... rare et precieux !   Jeu 19 Mar - 21:03

Revenir en haut Aller en bas
http://www.artmony.biz
Nine
Admin
avatar

Nombre de messages : 9621
Date d'inscription : 03/05/2008

MessageSujet: Re: FELIX VALLOTON ... rare et precieux !   Jeu 19 Mar - 21:16



"La couleur surtout et peut-être plus encore que le dessin est une libération". citation de Matisse


Dernière édition par Nine le Ven 20 Mar - 2:06, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://www.artmony.biz
Nine
Admin
avatar

Nombre de messages : 9621
Date d'inscription : 03/05/2008

MessageSujet: Re: FELIX VALLOTON ... rare et precieux !   Jeu 19 Mar - 21:30

a decouvrir :


Revenir en haut Aller en bas
http://www.artmony.biz
liliane
Admin
avatar

Féminin Nombre de messages : 12998
Age : 67
Localisation : dans la galaxie
Date d'inscription : 02/05/2008

MessageSujet: Re: FELIX VALLOTON ... rare et precieux !   Sam 21 Mar - 20:41


Félix Vallotton (1865-1925), Le Brouillard, effet de mare, 1910,
huile sur toile, 88 x 82 cm.


Farouche, pessimiste, singulier... Les contemporains de Vallotton hésitaient quant au choix de l’adjectif pour expliquer et le peintre et son oeuvre. Sa carrière fut faite de coupures, de virages déroutants.

Dès ses débuts, il voit en Holbein "Le maître unique en l’art de faire vivre un personnage (...) sans attenter en rien à l’apparence physique du modèle, avec même, au contraire, un tel scrupule de conscience qu’il en note les moindres détails ".

Cependant, Vallotton laisse, aux côtés de ses figures peintes au scalpel et des couleurs stridentes de ses oeuvres de la période nabie, de sages vues de Lausanne. Sages ? Sous la sobriété des couleurs se cache une découpe de plans savante et une subtile manière de faire jouer la lumière, créant un certain sentiment de malaise. Les paysages qui servent de fond à ses baigneuses se stratifient le plus souvent en bandes parallèles, avec quelques ondulations stylisées pour l’eau et les nuages.

À partir de 1909, Vallotton et sa famille passent leurs étés à la villa Beaulieu, à Honfleur ; malgré les nombreux amis de passage, la tension familiale, le peintre profite d’un vaste atelier aménagé dans une ancienne grange. En janvier 1910, à la galerie Druet, Octave Mirbeau rédige la préface du catalogue et note : " Quand je regarde cette exposition magnifique, entre les poèmes de chair et d’âme, j’aperçois des paysages qui sont là, comme un repos pour nos émotions et pour affirmer, encore, la grandeur de la vision de ce rare artiste (...) Je connais des peintres différents de M. Vallotton, j’en connais de plus séduisants peut-être, je n’en connais pas de plus forts. " Manguin vient séjourner l’année suivante en Normandie ; avec son ami et confrère, Vallotton peint ses derniers paysages d’après nature.

Il a justement trouvé dans cette région cette nature qui atteint son âme, " ce pays, note-t-il dans son journal, dont les frondaisons veulent un accompagnement de nuages et de gris ". Dans le tableau proposé ici, peint cette année-là, les hauts arbres, les troncs rabougris aux formes inquiétantes émergeant des massifs d’arbustes, la prairie constellée de boutons d’or forment un écrin circulaire, presque parfait, à une mare d’un vert glauque rehaussé par la masse vert foncé du buisson, au premier plan à droite. Pour créer cette atmosphère toute d’introspection, séduisante par son étrangeté même, le peintre joue de la simplification des formes, du contraste entre la brume et la lumière, sur les bords de ce plan d’eau immobile, qui agit comme un miroir et un aimant.

Le pudique Vallotton livre ainsi, sous couvert d’une représentation de la nature, ses sentiments intimes, la complexité de sa vie d’artiste et d’homme. Sublime coloriste, il émerveille par les gammes de gris, gris bleu violet, gris mauve, et retrouve la palette de verts si réussie dans la nature, mais si difficile à rendre en peinture. Une manipulation voulue : " Je voudrais reconstituer des paysages sur le seul secours de l’émotion qu’ils m’ont causée, quelques grandes lignes évocatrices, un ou deux détails choisis sans superstition d’exactitude "...

Anne Foster
Revenir en haut Aller en bas
http://www.artmony.biz
Nine
Admin
avatar

Nombre de messages : 9621
Date d'inscription : 03/05/2008

MessageSujet: Re: FELIX VALLOTON ... rare et precieux !   Dim 22 Mar - 12:35

MON TABLEAU PREFERE !

Revenir en haut Aller en bas
http://www.artmony.biz
liliane
Admin
avatar

Féminin Nombre de messages : 12998
Age : 67
Localisation : dans la galaxie
Date d'inscription : 02/05/2008

MessageSujet: Re: FELIX VALLOTON ... rare et precieux !   Ven 27 Sep - 15:29


FELIX VALLOTON - LE FEU SOUS LA GLACE
Paris - Galeries nationales du Grand Palais
du 2 octobre 2013 au 20 janvier 2014



Félix Vallotton, La Loge de théâtre, le Monsieur et la Dame, 1909 Collection particulière © DR
Cette exposition est organisée par le musée d’Orsay et la Réunion des musées nationaux-Grand Palais en coorganisation avec le Van Gogh Museum, Amsterdam, le Mitsubishi Ichigokan Museum, Tokyo et Nikkei Inc.. Elle bénéficie du soutien exceptionnel de la Bibliothèque nationale de France, des musées d’Art et d’Histoire de Genève et du musée cantonal des beaux-arts de Lausanne. L’exposition est réalisée grâce au soutien de la Maison Bucherer et d’Eiffage Travaux Publics. Avec la participation de Pro Helvetia, Fondation suisse pour la culture




La Blanche et la Noire - 1913 - Huile sur toile - Villa Flora Winterthour



See more at: http://www.grandpalais.fr/fr/evenement/felix-vallotton-le-feu-sous-la-glace#sthash.EtEd56BW.dpuf
Revenir en haut Aller en bas
http://www.artmony.biz
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: FELIX VALLOTON ... rare et precieux !   

Revenir en haut Aller en bas
 
FELIX VALLOTON ... rare et precieux !
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» FELIX VALLOTON ... rare et precieux !
» RARE : Interview "Grand Ecran" (1969)
» Les prénoms originaux ou rare que l'on aime bien
» Les prénoms originaux ou rare que l'on aime bien
» Selon Felix Tshisekedi: Vital Kamerhe est un adversaire politique + affaire Médard et Malumalu

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
H A R M O N Y :: A FLEUR DE TOILE :: LES PEINTRES-
Sauter vers: