H A R M O N Y


 
AccueilFAQS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 PINA BAUSCH

Aller en bas 
AuteurMessage
Bridget

avatar

Féminin Nombre de messages : 2545
Age : 67
Localisation : Paris
Date d'inscription : 13/05/2008

MessageSujet: PINA BAUSCH   Dim 11 Jan - 20:32

.
Paris fête ses noces de perle avec la chorégraphe allemande Pina Bausch




La chorégraphe allemande Pina Bausch fête jusqu'au 30 janvier les 30 ans de sa première invitation à Paris, au Théâtre de la Ville, une relation exceptionnelle entre une institution et une artiste qui se doivent mutuellement beaucoup dans la conquête de la notoriété internationale.


"Wiesenland", chorégraphé par Pina Bausch, le 6 janvier 2009 au Théatre de la Ville à Paris
Franck Fife(AFP)

Dès mercredi soir et jusqu'au 14 janvier, la grande salle de la place du Châtelet accueillera la reprise de "Wiesenland", fruit d'un des nombreux voyages que la compagnie de Pina Bausch, le Tanztheater de Wuppertal (ouest de l'Allemagne), a accomplis à travers le monde depuis le début des années 1990.

Cette pièce de l'an 2000 transporte le spectateur en Hongrie, avec un monumental rocher couvert de mousse conçu par Peter Pabst, le fidèle décorateur de Pina Bausch.

La grande prêtresse de la danse-théâtre, âgée de 68 ans, poursuivra du 19 au 30 janvier sa résidence parisienne avec sa dernière création, "Sweet Mambo", dont la scénographie s'annonce dépouillée et la distribution resserrée à neuf danseurs multipliant les solos.

Avec ces deux programmes, Pina Bausch signera son 27e passage au Théâtre de la Ville, qui lui propose chaque année ou presque ce qu'aucune autre salle au monde ne lui offre: trois à quatre semaines de représentations à guichets fermés.



Ce triomphe récurrent n'était pas écrit dans les années 1970, quand Gérard Violette, alors administrateur général du Théâtre de la Ville, a fait la connaissance de la chorégraphe originaire de Solingen, la ville de la coutellerie située près de Wuppertal.

"Je suis allé voir en 1976 à Wuppertal ses "Sept péchés capitaux". Au tout début du spectacle, je me suis dit +qu'est-ce que c'est que ce truc ?+. Je me croyais à Plougastel-Daoulas. Mais au bout de quelques minutes, je pleurais", poursuit le directeur de la salle municipale parisienne durant 23 ans (1985-2008), en évoquant un "choc incroyable".

Pina Bausch surprend voire scandalise par son art qui mêle le théâtre à la danse, fait parler sur scène les danseurs, réinvente le mouvement de manière sensible et violente à la fois. "A Wuppertal, avec les femmes d'ingénieur de la Ruhr en robes du soir, c'était la bataille d'Hernani", se rappelle Gérard Violette.

En juin 1979, quand la chorégraphe allemande fait ses débuts au Théâtre de la Ville, elle n'obtient pas non plus un accueil unanime.

"Pour la majorité du public, qui venait du théâtre, ça a été une rencontre extraordinaire. Mais le milieu professionnel et la presse ont d'abord opposé un refus brutal", souligne Gérard Violette.

Ainsi d'un journal populaire du soir, qui prouve sous un titre élégant ("Les tétons teutons") son incompréhension du style de l'éternelle dame en noir: "Il y a toujours une bretelle qui lâche pour montrer que les danseuses allemandes ont plus de poitrine que les Françaises !"

Depuis, le Théâtre de la Ville a accueilli toutes les pièces qui ont fait la légende Pina Bausch ("Café Müller", "Bandonéon", "Walzer", "Kontakthof" pour interprètes de plus de 65 ans...) et s'est fait l'écho de ses pérégrinations à Palerme, Hong Kong, Lisbonne, Istanbul ou en Corée.

Pina Bausch est devenu le symbole de la vocation chorégraphique du Théâtre de la Ville, qui a en retour lancé et accompagné sa carrière mondiale.

"Ca a été entre nous une grande rencontre, unique, qui nous dépasse, et un formidable échange de services pour l'un comme pour l'autre", résume Gérard Violette.

© 2009 AFP


Dernière édition par Bridget le Dim 19 Sep - 12:44, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Bridget

avatar

Féminin Nombre de messages : 2545
Age : 67
Localisation : Paris
Date d'inscription : 13/05/2008

MessageSujet: Re: PINA BAUSCH   Dim 11 Jan - 22:27

.



.
Du 7 au 14 janvier : Wieseland :

Wiesenland , créé en 2000, à l'issue d'un séjour à Budapest, appartient à cette lignée d'oeuvres voyageuses que Pina Bausch a réalisées depuis Palermo Palermo.
Aller à la rencontre d'une mosaïque de cultures, s'imprégner d'un pays, en distiller une essence subjective, célébrer joyeusement une " esthétique du divers " mise à mal par les risques d'uniformisation d'un monde global ; tels sont quelques-uns des enjeux que la chorégraphe est allée éprouver à Madrid, en Argentine, à Los Angeles, Hongkong, Lisbonne, Istanbul, au Japon, en Corée du Sud, et en Inde pour le récent Bamboo blues, présenté la saison dernière au Théâtre de la Ville.

Wiesenland (Terre verte) est allé glaner, des rives du Danube aux paysages de Transylvanie, les sédiments d'une oeuvre minérale et végétale.
La formidable scénographie de Peter Pabst - un imposant roc moussu, sculpté d'anfractuosités et de reliefs ; de l'eau qui tombe en lourdes cascades - pose le cadre d'une géographie vive et concrète, mais qui pourrait aussi bien être pays de légende habité par de plaisants farfadets.

Toujours chez Pina Bausch, le quotidien et le rêve se télescopent, faisant surgir des images somptueuses, qui s'affranchissent de toute logique rationnelle. Mais toujours aussi, les rapports entre hommes et femmes - et le sempiternel besoin d'amour qui s'y empêtre la plupart du temps - constituent le leitmotiv des situations.





Du 19 au 30 janvier : Sweet Mambo:


La récente création de ‘Sweet Mambo' (en mai 2008, à Wuppertal) vient encore apporter de l'eau à cet inépuisable moulin.
En majestueuse robe de satin, une femme peut bien courir après un homme en costume sombre, tentant de le persuader qu'elle " aimerait vraiment lui parler ", rien n'y fait.
Tous les subterfuges de la séduction, à la fois grandioses et misérables, les suaves baisers masculins apposés sur des dos féminins dénudés, les mascarades en tenues de soirée, tout cela ne semble que caricaturale vanité, laquelle ne peut longtemps contenir d'extraordinaires déflagrations individuelles.

Avec une distribution resserrée à neuf interprètes, dans une scénographie épurée où domine la légèreté des voiles - sur lesquels est projetée une " comédie sentimentale " de 1938 (Der Blaufuchs, La Belle Hongroise, film mineur de Victor Tourjansky avec Zarah Leander dans le rôle d'une belle jeune femme hongroise délaissée par son mari, et qui se laisse séduire par un autre) ;

Pina Bausch sait magnifier en une floraison de solos toute une intensité érotique qui est, aussi bien, habitée par le désespoir du délaissement

Julie Shanahan, notamment y est prodigieuse dans l'expression d'une extrême lascivité, cependant tissée de fragilité. De Wiesenland à ‘Sweet Mambo', Pina Bausch poursuit ainsi le voyage au pays du mystère humain, en un kaléidoscope à la fois drôle, tendre, cruel, dont chaque image est un fragment de vérité








.


Dernière édition par Bridget le Dim 19 Sep - 12:45, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
liliane
Admin
avatar

Féminin Nombre de messages : 14302
Age : 68
Localisation : dans la galaxie
Date d'inscription : 02/05/2008

MessageSujet: Re: PINA BAUSCH   Mer 20 Mai - 10:12




http://www.commeaucinema.com/tournage=wim-wenders-se-met-a-la-danse,154222.html
Revenir en haut Aller en bas
http://www.artmony.biz
Bridget

avatar

Féminin Nombre de messages : 2545
Age : 67
Localisation : Paris
Date d'inscription : 13/05/2008

MessageSujet: Re: PINA BAUSCH   Mar 30 Juin - 21:46

.
DISPARITION DE PINA BAUSCH




La chorégraphe et danseuse allemande Pina Bausch est morte mardi 30 juin à l'âge de 68 ans, a annoncé le Tanztheater de Wuppertal, en Allemagne, dont elle dirigeait la compagnie depuis 1973.

Sa mort, à l'hôpital, fut "inattendue et rapide, cinq jours après qu'on lui eut diagnostiqué un cancer", a indiqué la porte-parole, précisant qu'"elle était encore dimanche dernier sur scène avec sa compagnie, à l'Opéra de Wuppertal"

Philippine Bausch était née le 27 juillet 1940 à Solingen, dans la Ruhr, où ses parents tenaient un hôtel-restaurant-café.
A tout juste 15 ans, elle intègre l'école pluridisciplinaire autour de la danse fondée par Kurt Joos à Essen, avant de partir, en 1958, pour New York avec une bourse pour la Juilliard School. Cette danseuse déliée y triomphe, mais revient quatre ans plus tard dans son pays natal pour diriger la compagnie attachée à l'école d'Essen.

En 1973, Pina Bausch accepte la proposition d'Arno Wüstenhöfer, qui dirige l'Opéra de Wuppertal, de prendre en main la compagnie de danse classique.

D'entrée de jeu et en moins de quatre ans, elle s'empare avec férocité d'Iphigénie en Tauride, d'Orphée et Eurydice, du Sacre du printemps, des Sept Péchés capitaux, de Barbe-Bleue, toutes partitions illustres dédiées au thème de la victime sacrifiée, reniée, meurtrie. Confrontée à Gluck, Stravinsky, Weill et Bartok, elle expose son ambition et crûment la violence, surtout celle exercée à l'encontre des femmes, la domination des hommes.

Toujours basée à Wuppertal, mais invitée régulièrement à l'étranger – notamment chaque saison au Théâtre de la Ville à Paris depuis trente ans –, elle organisait aussi des résidences avec toute sa compagnie dans les métropoles du monde entier, pour puiser la matière de ses nouveaux spectacles. Elle a signé une quarantaine de créations, dont Café Müller (1978), Nelken (1982), Danzon (1995), Masurca Fogo (1998), Nefes (2003), largement encensées par la critique et reprises. Cette grande dame de la danse contemporaine laisse aussi derrière elle une compagnie d'une quarantaine de danseuses et danseurs.

.


Dernière édition par Bridget le Dim 19 Sep - 12:46, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Bridget

avatar

Féminin Nombre de messages : 2545
Age : 67
Localisation : Paris
Date d'inscription : 13/05/2008

MessageSujet: Re: PINA BAUSCH   Mar 30 Juin - 23:36


.
Pina Bausch, dame de corps

En chorégraphe extrême, elle aimait révéler les corps, sous tous ses angles, pour en extraire la force tragique, les consoler. Non sans humour, et toujours dans des décors insensés.

Récemment, Pina Bausch, jusqu’au-boutiste patronne du Wuppertal Tanztheater, s’était changée en petite dame sereine… mais ça n’a pas duré longtemps. Elle vient de s’éteindre subitement, à l’âge de 68 ans.





La dame était petite, maigre, le cheveu gris et long, retenu par une queue de cheval sans joie. La dame parlait peu, ou pas. Pas franchement commode en interview. Pas forcément facile. C’est qu’elle se moquait éperdument qu’on parle d’elle ou pas. Elle n’avait jamais eu besoin de ça : qu’on la voie.
Quand elle venait saluer, chétive et fragile, à la fin de ses longs spectacles fleuves, on ne voyait qu’elle, pourtant, au milieu de sa vingtaine de danseurs-acteurs de tout physique, de toutes origines. On la repérait à sa peau très blanche, à ses yeux vides, à son allure transparente en pantalon et veste à la chinoise, à son air impérial d’être et de ne pas être là à la fois. Fellini ne s’y était pas trompé, qui avait fait de Pina Bausch la princesse aveugle éblouissante d’E la Nave va (1983).

Est-ce d’avoir été une enfant de la guerre – née le 27 juillet 1940 à Solingen – qui donna d’emblée à Pina Bausch cette tranquille force tragique, cette aisance à gérer le drame d’être né, et le désespoir d’aimer ?
Dès 14 ans, la jeune Allemande entre dans une grande école de danse, sait que le corps sera la matière de son art, ce corps que la guerre a tant meurtri chez tant de gens, ce corps qui n’en finit pas de souffrir et qu’il faut apprendre à consoler.

A 19 ans, elle obtient une bourse pour aller étudier la danse aux Etats-Unis ; retourne en Allemagne en 1962 ; réalise ses premières chorégraphies, s’installe à Wuppertal, où elle fonde en 1973 le désormais fameux Wuppertal Tanztheater.
Un monde naît. Un monde où l’on danse et parle, où des danseurs aux silhouettes extrêmes jouent l’amour, la vie, la mort en sublimes robes des années 30 ou smoking noir, quand ils n’interpellent pas ironiquement le public pour lui poser en souriant des questions métaphysiques.

http://www.pina-bausch.de/

Car la bande à Pina est drôle, aussi. Lorsque tous ses interprètes, qu’on suit et voit vieillir d’année en année en tournée (au Théâtre de la Ville le plus souvent, où une véritable amitié est née entre Pina Bausch et l’ex-patron Gérard Violette), s’entre-déchirent ou se battent, se jettent des seaux d’eau au visage ou s’enlacent dans des gestes sublimes et fous, l’excès même de leur violence, de leur rage d’être là, exultant devant nous, suscite parfois le rire. Pina Bausch a révolutionné la scène des années 80 parce qu’elle y a révélé le corps sous tous ses angles, laid ou beau, amoureux ou assassin : une libération. Un exorcisme.

En même temps que Bob Wilson chahutait en scène les notions d’espace et de durée, elle révélait juste les infinies profondeurs de la peau – chez l’homme, chez la femme – en épinglant cruellement les marques, les plaies, les cicatrices.



Et dans des décors fastueux. Rien n’était jamais trop beau, trop colossal, pour le Wuppertal Tanztheater, toujours entre théâtre dansé ou danse théâtralisée. Espaces à la démesure surréaliste, à la fantaisie kitsch ou excentrique – mer d’œillets, gigantesque étendue d’eau, rochers et colline, chiens –, ces volumes insensés mettaient en majesté des interprètes bizarres aux gueules étranges, toujours comme ensorcelés, possédés.

Pina Bausch montrait si voluptueusement la folie d’être au monde qu’on en était venu à moins aimer la période récente, où elle explorait de ville en ville du monde entier la douceur d’exister, le tout sur des bandes-son souvent mièvres et sans génie. On lui reprochait presque de vieillir dans la joie et la sérénité.

Ca n’aura, hélas, pas duré longtemps. Juste le temps d’influencer plusieurs générations d’artistes – de Macha Makeieff à Pippo Delbono – qui ne verront plus de la même façon un plateau de danse ou de théâtre, depuis que l’auront hanté de leurs gestes de fées ou de sorcières les longues danseuses inquiétantes de Pina, prêtresses aux longs cheveux d’une toujours recommencée guerre des sexes.

.
Fabienne Pascaud
http://www.telerama.fr/scenes/pina-bausch-dame-de-corps,44727.php
[center]








Chorégraphies


1973
FRITZ
Tanzabend von Pina Bausch
Musik: Gus tav Mahler, Wolfgang Hufschmidt


IPHIGENIE AUF TAURIS
Tanzoper von Pina Bausch
Musik: Christoph W. Gluck

1974

ICH BRING DICH UM DIE ECKE
Schlagerballett von Pina Bausch

ADAGIO – FÜNF LIEDER VON GUSTAV MAHLER
von Pina Bausch

1975

ORPHEUS UND EURYDIKE
Tanzoper von Pina Bausch
Musik: Christoph W. Gluck

DAS FRÜHLINGSOPFER
WIND VON WEST
DER ZWEITE FRÜHLING
LE SACRE DU PRINTEMPS
von Pina Bausch
Musik: Igor Strawinsky

1976

DIE SIEBEN TODSÜNDEN
Die sieben Todsünden der Kleinbürger / Fürchtet Euch nicht.
Tanzabend von Pina Bausch
Musik: Kurt Weill, Texte: Bertolt Brecht

1977

BLAUBART - BEIM ANHÖREN EINER TONBANDAUFNAHME
VON BÉLA BARTÓKS „HERZOG BLAUBARTS BURG“
Ein Stück von Pina Bausch

KOMM TANZ MIT MIR
Ein Stück von Pina Bausch

RENATE WANDERT AUS
Operette von Pina Bausch

1978

ER NIMMT SIE AN DER HAND UND FÜHRT SIE
IN DAS SCHLOSS, DIE ANDEREN FOLGEN...
Ein Stück von Pina Bausch,


CAFÉ MÜLLER
Ein Stück von Pina Bausch

KONTAKTHOF
Ein Stück von Pina Bausch

1979

ARIEN
Ein Stück von Pina Bausch

KEUSCHHEITSLEGENDE
Ein Stück von Pina Bausc

1980

1980 - EIN STÜCK VON PINA BAUSCH

1981

BANDONEON
Ein Stück von Pina Bausch
1982

WALZER
Ein Stück von Pina Bausch


NELKEN
Ein Stück von Pina Bausch

1984

AUF DEM GEBIRGE HAT MAN EIN GESCHREI GEHÖRT
Ein Stück von Pina Bausch

1985

TWO CIGARETTES IN THE DARK
Ein Stück von Pina Bausch

1986

VIKTOR
Ein Stück von Pina Bausch


1987

AHNEN
Ein Stück von Pina Bausch

1989

PALERMO PALERMO
Ein Stück von Pina Bausch


1990

DIE KLAGE DER KAISERIN
Kinofilm von Pina Bausch

1991

TANZABEND II
Ein Stück von Pina Bausch

1993

DAS STÜCK MIT DEM SCHIFF
Ein Stück von Pina Bausch

1994

EIN TRAUERSPIEL
Ein Stück von Pina Bausch


1995

DANZÓN
Ein Stück von Pina Bausch

1996

NUR DU
Ein Stück von Pina Bausch

1997

DER FENSTERPUTZER
Ein Stück Pina Bausch


1998

MASURCA FOGO
Ein Stück von Pina Bausch


1999

O DIDO
Ein Stück von Pina Bausch


2000

KONTAKTHOF
Mit Damen und Herren ab „65“
Ein Stück von Pina Bausch

WIESENLAND
Ein Stück von Pina Bausch


2001

ÁGUA
Ein Stück von Pina Bausch


2002

FÜR DIE KINDER VON GESTERN, HEUTE UND MORGEN
Ein Stück von Pina Bausch

2003

NEFÉS
Ein Stück von Pina Bausch


2004

TEN CHI
Ein Stück von Pina Bausch

2005

ROUGH CUT
Ein Stück von Pina Bausch


2006

VOLLMOND
Ein Stück von Pina Bausch

2007

BAMBOO BLUES
Ein Stück von Pina Bausch


2008

‘SWEET MAMBO’
Ein Stück von Pina Bausch

2009

"COMO EL MUSGUITO EN LA PIEDRA, AY SI, SI SI ..."

.


Dernière édition par Bridget le Dim 19 Sep - 13:23, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Bridget

avatar

Féminin Nombre de messages : 2545
Age : 67
Localisation : Paris
Date d'inscription : 13/05/2008

MessageSujet: Re: PINA BAUSCH   Sam 5 Juin - 12:08

.

Wenders a fini de tourner son film sur Pina Bausch et "croit" en la 3D








Le cinéaste allemand Wim Wenders a terminé le tournage de son film hommage à la chorégraphe Pina Bausch, en 3D, une technologie qui "ouvre de nouveaux horizons pour les documentaires", a-t-il déclaré à l'AFP lors du Festival international du film de Transylvanie (TIFF).

"Nous voulions faire ce film ensemble avec Pina depuis 20 ans. Le concept était qu'elle nous emmène dans son univers. Cela aurait été un peu comme un road movie dans lequel je l'aurais accompagnée à l'étranger", raconte le metteur en scène, auteur du documentaire "Buena Vista Social Club" (1999), vibrant hommage aux musiciens cubains.

Grande figure de la danse contemporaine, Pina Bausch est morte brutalement en juin 2009, à 68 ans, "un mois avant que nous commencions à tourner". "Je ne voyais plus pourquoi continuer", poursuit-il.

"C'est seulement après un moment qu'avec son ballet du Tanztheater de Wuppertal (ouest de l'Allemagne), nous avons réalisé que nous lui devions ce film", dit Wenders, Palme d'Or à Cannes en 1984 avec "Paris, Texas".

"J'ai terminé le tournage. Je suis maintenant en plein montage mais le film ne sera pas prêt avant l'année prochaine", a-t-il précisé dans cet entretien à l'AFP, à Cluj, où il est l'invité d'honneur de la neuvième édition du TIFF, un des plus importants festivals de cinéma des Balkans.

Wim Wenders a filmé longuement, sur scène et hors scène, les danseurs qui ont côtoyé la "grande dame de la danse" connue mondialement pour son style expressionniste.

"Cela est devenu un film sur son travail. Evidemment c'est très différent de ce que nous aurions fait ensemble", si elle était vivante, précise-t-il.

Pour rendre grâce à l'art de Pina Bausch "basé sur l'espace", le réalisateur allemand a décidé d'avoir recours à la 3D l'année dernière.

"Jusqu'à récemment, la 3D n'arrivait pas à montrer la vie réelle de manière gracieuse. Les mouvements étaient fluides pour les personnages d'animation" mais pas pour ceux filmés en réalité, estime-t-il.

Tourner des scènes de la vie réelle en 3D ne fut pas simple. Finis dessins et storyboards préparés le soir pour mettre en scène l'espace: "vous devez oublier tout ce que vous savez sur la réalisation", souligne Wenders

Une équipe française l'a accompagné dans cette aventure.

Pour le cinéaste allemand, la 3D ne va pas se cantonner aux films d'animation et à grand spectacle "comme on le voit depuis le début".

"Dans le futur, ce sera un outil idéal pour les réalisateurs de documentaires. Cela leur ouvrira de nouvelles perspectives", croit-il avant d'ajouter: "peut-être que dans quelques années tous les documentaires seront tournés en 3D et qu'elle ravivera le genre comme l'a fait le numérique"


http://www.lepoint.fr/culture/2010-06-04/wenders-a-fini-de-tourner-son-film-sur-pina-bausch-et-croit-en-la/249/0/463251


.


Dernière édition par Bridget le Dim 19 Sep - 12:48, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Bridget

avatar

Féminin Nombre de messages : 2545
Age : 67
Localisation : Paris
Date d'inscription : 13/05/2008

MessageSujet: Re: PINA BAUSCH   Dim 19 Sep - 12:43


.
Biennale de la Danse à Lyon : l’événement Pina Bausch








Un an après sa mort, la Biennale de la Danse accueille Nelken , pièce phare de l’œuvre de Pina Bausch qui nous embarque, au milieu de 15 000 œillets plantés au sol, vers la régression de l’adulte et le pouvoir dissimulé.

L’occasion de voir et revoir la puissance d’un langage chorégraphique jamais égalé !

« Pina Bausch était un être d’une humanité exceptionnelle, sa mort m’a laissé un immense vide, je la sens encore plus présente qu’avant. Elle a influencé toute une génération d’artistes, de danseurs, chorégraphes, metteurs en scène, plasticiens et cinéastes. Mais surtout, avant elle, les danseurs n’étaient que des corps qui bougeaient, elle leur a donné une véritable identité ».


Rencontré à Avignon cet été, Alain Platel en digne héritier de la chorégraphe, aurait-il ainsi résumé ce que nous ressentons tous ?

Créée en 1982, Nelken frappe encore les imaginaires avec ce champ d’œillets, véritable jardin d’Eden, paradis perdu du bonheur, celui de l’enfance.

Nelken, c’est la régression de l’adulte qui s’autorise avec le semblant de l’innocence à dépasser les limites de l’interdit.







On se souvient de cette scène où les danseurs, un gobelet dans chaque main, déversaient le contenu de l’un à l’autre en racontant l’œil malicieux où et comment ils adoraient pisser.

Jeux de gamins, de séduction, de souvenirs, celui d’une mère que l’on devine par exemple dans cette scène où trois hommes costauds, vêtus de robes du soir dégrafées emmènent la danse sur le terrain des culbutes.


Mais derrière la délicatesse des œillets, il y a aussi des chiens-loups transformant le jeu et la légèreté en désirs de pouvoir, de domination, ravageant de leur brutalité ce champ fleuri.

En faisant exploser les apparences, les lieux enfouis ou obscurs de nos vies, cette pièce est encore la preuve qu’il y a eu un avant et un après Pina Bausch.
Et c’est en donnant justement une identité à ses danseurs – ne les laissant représenter que ce qu’ils sont et non pas des personnages de théâtre - que son langage a bouleversé l’écriture de la danse, donnant naissance au Tanztheater (Danse-Théâtre), ni théâtre, ni danse mais un entre deux.

Car son fondement était de chercher la création et l’émotion dans la vie quotidienne et ses gestes, en utilisant le vécu de ses interprètes, souvent à partir d’improvisations et de questions posées.

Pina Bausch a rompu avec le principe de narration linéaire d’une oeuvre pour nous proposer des spectacles montés avec des successions de scènes sans logique apparente, des mouvements répétés à l’envi démontrant toute la violence qu’il peut y avoir entre un homme et une femme, l’absurdité d’une situation, les fracas de l’individu ou le chaos d’une société.

Elle nous a transpercés de toutes ces histoires retrouvées qui savent utiliser l’étirement du temps ou l’abondance de petits gestes triturant l’humour ou la folie, avec des corps qui s’aiment ou se font mal. En nous embarquant avec elle dans d’immenses fresques humaines, Pina Bausch a su dire ce que nous étions incapables de dire.

Nelken de Pina Bausch, du 15 au 20 septembre, à l’Opéra de Lyon.

www.biennaledeladanse.com

.
Revenir en haut Aller en bas
Bridget

avatar

Féminin Nombre de messages : 2545
Age : 67
Localisation : Paris
Date d'inscription : 13/05/2008

MessageSujet: Re: PINA BAUSCH   Dim 19 Sep - 13:02

.

Nelken de Pina Bausch, par le Tanztheater Wuppertal






De petits gestes, des figures périlleuses... une reprise enchanteresse de la chorégraphe disparue Pina Bausch.


Immanquablement, deux ou trois images obsédantes de Nelken reviennent à l'esprit. On hésite à les raconter de peur de les enfermer comme chats en cage.

Et pourtant ces images à elles seules racontent l'indicible simplicité de Nelken, autant que celle de Pina Bausch.

D'abord ce grand jeune homme blond, debout au centre d'une prairie d'oeillets, fastueuse autant qu'irréelle - pays de rêve ou rêve de papier -, le danseur Lutz Förster.
Un long silence. Son regard est fixé sur chacun d'entre nous.

La musique commence, une de ces rengaines que Pina Bausch affectionnait comme elle affectionnait les contes de fées ou les bals populaires, Someday he'll come along, the man I love, de Gershwin.
Une chanson d'amour, confiante, qui n'a pas peur mais qui fait pleurer quand même. Une chanson que le danseur interprète dans la langue des signes. Pourquoi ?

Parce que, durant les répétitions de Nelken, Pina Bausch lui avait demandé - à lui comme à ses autres danseurs - de quoi il était fier.
Ce jeu des questions et des réponses était l'un de ses principes de travail et de composition. Et Förster avait répondu qu'il était fier de savoir interpréter cette chanson-là dans la langue des signes.

Ainsi le voit-on reproduire sur scène ces gestes de fierté qu'il adresse non pas à un public indistinct, mais à chaque individu composant le public. D'être humain à être humain.

Tout est là. Le secret et le reste.





Il y a aussi cette danseuse, Julie Anne Stanzak, qui avance perchée sur de très hauts talons noirs au milieu de la même prairie d'oeillets, un accordéon sur les seins.

Elle pourrait chuter. Elle est vêtue d'une culotte blanche.

Et, dans cet équipage incongru, elle décrit l'enchaînement des saisons. Quatre petits gestes de rien du tout. Comme le printemps, l'été, l'automne et l'hiver. L'oeuvre du temps.

Elle quitte la scène sans avoir joué de l'accordéon, tandis qu'une ronde se dessine avec tous les interprètes reproduisant à leur tour ces mêmes quatre petits gestes, dans le même ordre. Une autre image encore ?

Le presque immortel Dominique Mercy en long tutu noir exécutant littéralement les figures de la danse classique les plus périlleuses. Jusqu'à l'essoufflement.

Danser mérite-t-il qu'on en meure ? Ou, plutôt, danser permet-il de reporter la survenue de la mort ? Tout est dit.

Pina Bausch a composé Nelken en 1982, dix ans après la création du Tanztheater Wuppertal.

Avant Nelken et sa prairie d'oeillets, il y avait eu Le Sacre du printemps (1975), Barbe-Bleue (1977), Kontakthof (1978), Café Müller (1978), Bandoneon (1980). Après Nelken viendront mille autres splendeurs. Pina Bausch est morte le 30 juin 2009.



http://www.telerama.fr/art/nelken,59740.php



Dernière édition par Bridget le Mer 27 Oct - 23:12, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Bridget

avatar

Féminin Nombre de messages : 2545
Age : 67
Localisation : Paris
Date d'inscription : 13/05/2008

MessageSujet: Re: PINA BAUSCH   Mer 27 Oct - 23:11

.

"Les Rêves dansant", sur les pas de Pina Bausch





Ce documentaire d’Anne Linsel et Rainer Hoffmann, diffusé en France dans une cinquantaine de salles de cinéma, relate les répétitions du chef d’oeuvre de Pina Bausch, "Kontakthof", repris avec des amateurs adolescents pour interprètes.


C’est avec des jeunes gens de plus de quatorze ans, des amateurs recrutés dans différentes écoles de Wuppertal (en Rhénanie du Nord-Westphalie), là où siège le Tanztheater de Pina Bausch, que "Kontakthof", l’un des ouvrages les plus emblématiques de la chorégraphe disparue l’an dernier, a retrouvé une nouvelle vie.



Déjà la même pièce, créée en 1978, et qui triompha au Festival d’Avignon en 1981, avait été remontée en 2000.
Et cela "mit Damen und Herren" de plus de soixante-cinq ans, avec des sexagénaires et des septuagénaires des deux sexes qui en avaient livré une version bouleversante.



Deux anciennes interprètes de Pina Bausch


Après avoir travaillé en leur compagnie avec un prodigieux succès, ce sont les mêmes anciennes danseuses du Tanztheater de Wuppertal, l’Australienne Jo Ann Endicott et la Française Bénédicte Billiet, qui ont assumé l’essentiel du travail de formation des jeunes gens et, une fois encore, la reconstruction de l’ouvrage.
Un travail qui a duré un an et demi, Pina Bausch n’ayant fait que superviser le tout durant une semaine avant la "première", en novembre 2008, lors de son festival "Drei Wochen mit Pina Bausch".


C’est de cette entreprise dont le résultat fut remarquable que parle ce film documentaire de Anne Linsel et Rainer Hoffmann.
Ils ont suivi de bout en bout les répétitions de "Kontakthof" menées avec l’ensemble des jeunes gens.

Certains d’entre eux - tous sont de jeunes amateurs - y confient aux réalisateurs leurs difficultés à entrer dans le monde de Pina Bausch. D’autres leur gêne d’adolescents face à des partenaires de l’autre sexe.



Hommage à Jo Ann Endicott et Bénédicte Billiet qui ont effectué là un travail magnifique tant sur le plan de la restitution de la mise en scène et de la chorégraphie que de la direction d’acteurs.
Un travail qui a dû être extrêmement délicat face à des adolescents volontaires et sans doute subjugués, mais souvent timides, inhibés, peu sûrs d’eux-mêmes comme on l’est à leur âge, et totalement étrangers à l’univers du spectacle.


On les voit peu à peu s’ouvrir, s’affirmer, jusqu’à devenir des interprètes crédibles, même s’ils demeurent nécessairement un peu falots sur scène par rapport à leurs illustres aînés du Tanztheater, aux créateurs prodigieux de cette pièce qui aura fait le tour du monde.

Cependant quelques uns de ces jeunes gens, treize filles, treize garçons, font preuve d’un étonnant talent, d’un vrai tempérament théâtral. Tous s’y révèlent à un moment ou à un autre, et on imagine aisément quelle avancée extraordinaire aura été cette expérience dans leur propre maturation.


A les voir jouer aussi bien tout en étant eux-mêmes, on voit aussi se superposer le souvenir de leurs fascinants prédécesseurs qui ont si fort marqué leurs rôles, Jo Ann Endicot elle-même, Mechtild Grossmann, Nazareth Panadero, Meryl Tankard, Vivienne Newport, Béatrice Libonati, Anne Marie Benatti, Anne Martin, Janusz Subicz, Urs Kaufmann, Hans Pop, Dominique Mercy, Jean-Laurent Sasportès, Jan Minarik…eux qui ont fait la gloire de la troupe.



A l’instar de leurs aînés, parce qu’ils sont portés par une pièce fascinante et dirigés avec doigté, ils en arrivent à être eux aussi remarquables.

Comme lors de ces "rondes" au cours desquelles les interprètes défilent en cercle, le regard en coin, le sourire enjôleur ou narquois, le pas rythmé et follement sensuel.

C’est sur l’une de ces rondes que s’achève magiquement "Kontakhof".

En France, le public de la Maison de la Danse, l’un des seuls, sinon le seul de France avec celui du Festival Automne en Normandie, avait eu la chance de découvrir cette version de "Kontakthof".

Séduit, il fit un triomphe au spectacle comme à ses interprètes.

Aujourd’hui, le public qui assiste à "Rêves dansants" est lui aussi tout aussi séduit : séance après séance, l’affluence ne fait qu’augmenter dans la cinquantaine de cinémas qui diffusent le film en France.


Raphaël de Gubernatis



Dernière édition par Bridget le Mer 6 Avr - 21:57, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Bridget

avatar

Féminin Nombre de messages : 2545
Age : 67
Localisation : Paris
Date d'inscription : 13/05/2008

MessageSujet: Re: PINA BAUSCH   Mar 1 Fév - 12:29

.
"Pina" de Wim Wenders : la bande-annonce






La bande annonce de "Pina", le documentaire en 3D de Wim Wenders sur la chorégraphe Pina Bausch, est désormais visible sur le web.


Le réalisateur allemand Wim Wenders nous dévoile les premières images de Pina, son documentaire en 3D sur la chorégraphe Pina Bausch.
Le tournage débute avec la danseuse, mais le 30 juin 2009, Pina Bausch s’éteint.

Wenders décide malgré tout de mener le film à son terme et rend hommage à l’artiste.
La bande-annonce nous livre un aperçu du film, où l’esthétisme et le langage du corps prédominent.
Sur les écrans en avril 2011, Pina se dévoilera pour la toute première fois lors du 61e Festival de Berlin, qui se tient du 10 au 20 février prochain.






http://www.wim-wenders.com/

http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18601116.html


.
Revenir en haut Aller en bas
Bridget

avatar

Féminin Nombre de messages : 2545
Age : 67
Localisation : Paris
Date d'inscription : 13/05/2008

MessageSujet: Re: PINA BAUSCH   Mer 6 Avr - 21:57

.

"Pina" : élégie en relief à la mémoire de Pina Bausch








Vingt ans d'amitié ont scellé ce projet d'un film à faire ensemble. Vingt ans de tergiversations, parce que Wim Wenders ne se sentait pas prêt, cherchait la forme adéquate pour incarner à l'écran l'art singulier de Pina Bausch.



Entre le cinéaste et la chorégraphe, ce désir de mener à bien un film en commun était devenu un sujet de plaisanterie. Et puis, Wenders vit un film en 3D numérique, réalisa que cette nouvelle technique allait enfin pouvoir lui permettre d'intégrer la dimension qui lui manquait.


Et puis Pina est morte, brutalement, en juin 2009, alors qu'ils préparaient le tournage. Wenders pensa un temps qu'il ne pourrait pas plus tourner sans Pina que sans caméras 3D.
Par fidélité pour elle, néanmoins, il a fini par signer Pina. Avec la complicité (la pression ?) des danseurs.




Des traces de Pina Bausch au cinéma, on en a vu dans E la nave va, de Fellini (1983) : elle y incarne une cantatrice aveugle.