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 CONTE JAPONAIS & TRADITIONS

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Nine
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MessageSujet: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Ven 26 Déc - 10:36

Il etait une fois .....
LE JAPON



Au Pays du Soleil levant,

Dans une petite ville, près de la mer, vivait une fois, dans un temple, un bon vieux moine.
Il aimait par-dessus tout s’asseoir sur sa véranda et contempler les flots.
Et, pour ne pas se sentir trop seul, il avait monté, sur le toit, au-dessus de la véranda,
une clochette argentée.

Celle-ci était accrochée à une large bande de papier qui comportait, écrit dessus, un merveilleux poème.
Et dès que le vent soufflait ne serait-ce qu’un petit peu, et au bord de la mer,
il y a toujours de l’air, le papier se balançait et la clochette argentée tintait agréablement.

Le vieux moine était assis sur la véranda, contemplait la mer,
écoutait le son cristallin de la clochette argentée et souriait de contentement.

Et dès que le vent soufflait ne serait-ce qu’un petit peu, et au bord de la mer,
il y a toujours de l’air, le papier se balançait et la clochette argentée tintait agréablement.
Le vieux moine était assis sur la véranda, contemplait la mer,
écoutait le son cristallin de la clochette argentée et souriait de contentement.

Dans la même petite ville vivait aussi l’apothicaire Mohei.
Depuis fort longtemps, il était poursuivi par la malchance ;
rien de ce qu’il entreprenait ne réussissait et il était devenu si triste qu’il ne savait plus quoi faire.
Dans son chagrin,
il se mit un jour en route pour rendre visite au vieux moine et lui demander conseil.
Lorsqu’il vit le moine assis plein de satisfaction sur sa véranda
et qu’il entendit le son doux de la clochette argentée, il se rendit compte d’un coup,
qu’il serait lui-même plus gai s’il pouvait être assis à son tour sur sa véranda et écouter la clochette.
Il réfléchit un bon moment, puis il pria le moine de lui prêter la clochette ne serait-ce que pour un jour.

« Pourquoi ne te la prêterais-je pas, » dit le moine aimablement.
« Mais n’oublie pas de me la rapporter dès demain matin, car sans la clochette, je serai très triste. »

Mohei remercia respectueusement le moine et lui promit
de rapporter la clochette sans faute le lendemain.
Puis il rentra chez lui et accrocha la clochette au-dessus de sa véranda.
La clochette se mit à tinter et le coeur de Mohei devint léger, léger,
le monde lui parut soudain si beau qu’il se mit à danser.

Le lendemain, le moine était de fort mauvaise humeur dès l’aube.
Il ne cessait de sortir sur le chemin devant le temple pour voir si l’apothicaire arrivait.
Mais Mohei ne venait pas. Une heure se passa ainsi, puis une deuxième,
et comme, à midi, l’apothicaire n’était toujours pas revenu avec la clochette,
le moine appela son disciple Taro et lui ordonna :

« Cours vite en ville chez l’apothicaire Mohei. Il a emprunté hier ma clochette argentée
et devait la rapporter dès ce matin. Rappelle-le lui et dis-lui que j’attends avec impatience. »

Taro courut chez l’apothicaire, mais à peine arrivé dans le jardin de celui-ci,il s’arrêta, étonné.
Il entendait le joyeux tintement de la clochette et voyait l’apothicaire qui dansait dans le jardin
en faisant voltiger ses manches et les pans de sa robe.
Taro ne savait comment s’adresser à l’apothicaire ;
et, soudain, il devint si joyeux à son tour qu’il se mit aussi à danser.

Une heure se passa, puis une deuxième, l’apothicaire n’était pas encore venu
et Taro ne rentrait pas non plus.
Le vieux moine secoua la tête de dépit et, comme il devenait de plus en plus triste,
il appela son deuxième disciple, Djiro, et lui ordonna :

« Cour vite chez l’apothicaire Mohei et dis-lui de me rapporter ma clochette argentée.
Et si, en route, tu rencontres Taro, dis-lui qu’il devrait avoir honte d’obéir aussi mal à son maître. »

Djiro courut aussi vite que ses jambes le lui permettaient.
Pénétrant dans le jardin de l’apothicaire, il entendit un tintement joyeux et il vit,
à son grand étonnement, l’apothicaire et Taro qui dansaient dans le jardin.
Et, avant qu’il ait pu décider s’il fallait d’abord gronder Taro de son oubli
ou rappeler l’apothicaire de rendre la clochette, il tournait à son tour au rythme de la danse,
en oubliant le monde.

Une autre heure avait passé, puis une deuxième. Le soleil s’abaissait sur l’horizon.
Mais ni l’apothicaire, ni l’un des deux disciples n’apparaissaient.
Le vieux moine ne pouvait s’expliquer ce fait.
Subitement, il devint plus triste qu’il ne l’avait jamais été.
Finalement, il n’y tint plus, chaussa ses sandales et se rendit personnellement à la maison de l’apothicaire.

Avant même de pénétrer dans le jardin,
il entendit le doux tintement de la clochette bien-aimée et des rires joyeux.
En entrant il aperçut l’apothicaire et ses deux disciples qui se tenaient par la main.
Ils dansaient vers la gauche, puis vers la droite, et un sourire béat illuminait leurs visages.
Le moine secoua la tête et ne savait comment s’expliquer ce phénomène.
Mais cela ne dura pas longtemps.
Soudain, sa tristesse s’enfuit, ses pieds commencèrent à se mouvoir tout seuls,
le moine sourit à l’apothicaire, tendit une main à Taro et une autre à Djiro,
puis ils continuèrent à danser tous les quatre.

Et, quelle en est la suite ?

Eh bien, si nous voulions le savoir il faudrait envoyer quelqu’un dans le jardin de l’apothicaire.
Mais il n’est pas certain qu’il reviendrait.
Car dès qu’il entendra le son joyeux de la clochette et qu’il verra
les quatre personnes danser dans le jardin, il oubliera tout et se joindra à elles.
Et il nous faudrait alors envoyer un deuxième, puis un troisième, et encore un quatrième...

Finalement, il ne nous resterait pas d’autre solution que d’y aller nous-mêmes,
et nous nous mettrions à danser à notre tour.
Et, cela n’est pas possible ; il n’est pas possible que tous les hommes se mettent à danser.
Donc, nous n’envoyons personne chez l’apothicaire et maintenant nous allons,
bien sagement, nous coucher.


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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Mer 6 Jan - 1:55

L'AME DES PAPILLONS



Un jeune homme et une jeune femme qui partageaient une grande passion
pour le jardinage s'étaient mariés.
Leur amour des plantes n'ayant d'égal que le plaisir qu'ils prenaient l'un avec l'autre,
il vécurent longtemps, heureux d'être ensemble.
La seule ombre à leur bonheur était de ne pas avoir d'enfant.
Ce n'est que tard dans la vie qu'ils eurent enfin un fils.

Le couple mourut de vieillesse à quelques jours d'écart ;
l'un ne survivant pas au départ de l'autre.
Leur fils, qui était encore un jeune garçon,
devint responsable du jardin et il s'en occupa avec toute l'attention et le dévouement
que ses parents lui avaient transmis.

Lors du printemps qui suivit leur décès, il observa chaque jour deux papillons.
Une nuit, il rêva que sa mère et son père erraient autour de leur jardin bien-aimé,
inspectant les plantes qu'ils connaissaient si bien,
pour voir comment elles prospéraient entre les mains de leur enfant.
Soudain, le vieux coupe se transforma en une paire de papillons. I
ls continuèrent ainsi leur ronde, se posant sur chaque fleur.

Le lendemain, les deux papillons étaient toujours là,
mais le garçon savait maintenant qu'ils contenaient l'âme de ses parents.

Ceux-ci pouvant, sous cette apparence,
continuer à profiter de l'oeuvre d'une vie entière.




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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Mer 6 Jan - 2:20



Ecrit et réalisé par Antoine Antin et Jenny Rakotomamonjy,
"Le Papillon"
est une histoire d'une femme dans le Japon médieval qui protège le mémoire de son fiancé.
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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Mer 6 Jan - 2:30

Un peu de traditions japonaises



Le Maneki-neko
(chat bonheur ou littéralement chat qui invite)
:


Le Maneki-neko (招き猫) est une petite statuette de chat.
Cette céramique est le plus souvent placée sur les devantures des magasins
et est destinée à amener la prospérité à l'établissement.
Le Maneki-neko étant censé attirer la clientèle et la bonne fortune avec sa patte.

Maneki-neko signifie littéralement "Chat qui appelle". Son origine est méconnue.
Les chats apparurent tardivement au Japon, sans doute vers le VIIéme siècle.
Les chats ont dès l'origine toujours bénéficié au Japon d'une excellente réputation.
Même les chats noirs qui étaient censés pouvoir guérir certaines maladies.

On représente souvent le Maneki-neko avec trois couleurs
(blanc, marron et noir)
Ces 3 couleurs sont supposées porter chance.
Il est possible de trouver, bien que cela soit rare,
des Maneki-neko de couleur blanche (symbole de pureté),
noire ou rouge (contre les mauvais esprits, pour les guérisons),
dorée (pour attirer la fortune),
rose (pour l'amour).

Le Maneki-neko porte un collier rouge auquel est suspendu un grelot doré.
Lors de l'apparition du chat au Japon, cet animal est considéré comme un luxe.
La présence d'un collier de couleur rouge et d'un grelot doré sont peut-être les vestiges
de ce passé doré ou le chat occupait une place particulière.

Le Maneki-neko à généralement la patte gauche levée.
La patte de ce dernier peut-être de temps à autre articulée.
C'est avec cette patte qu'il accroche la fortune.
A de rare occasion et sans explication historique,
il est possible d'en rencontrer avec la patte droite levée.
Il semblerait que, si la patte gauche levée cela soit pour obtenir une clientèle plus nombreuse.
Si en revanche c'est la patte droite qui est levée cela serait pour attirer la fortune.
Il semble aussi que plus la patte est levée plus la force d'attraction est grande...

Certains sanctuaires Shinto et temples bouddhistes vendent une représentation du Maneki-neko
comme amulette
Il est aussi possible de se procurer des Maneki-neko sous forme de tirelire
(il est vrai qu'en ne dépensant pas on ne s'appauvrit pas.)

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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Mer 6 Jan - 2:58

LE HANAMI



La fête des cerisiers en fleur porte le nom de "hanami"
qui veut dire "Allez voir les fleurs".
La célébration de cet événement réuni toute la population
dans une ambiance d'insouciance et de nostalgie.
Les Japonais partent alors faire un "pèlerinage",
faire un pique-nique entre amis ou en famille, pour admirer les "hana"
(fleurs) et rendre hommage à leur beauté éphémère.
C’est une fête au Japon, annoncée à la une des journaux, à la télévision…

En fait, le cerisier (sakura) est l'emblème du Japon.
Les fleurs de cerisiers nous montre comme la vie est fragile :
la fleur, d'un seul coup de vent peut disparaître...
Ainsi, la floraison symbolise un nouveau départ.


Pour résumer, le hanami, de nos jours,
est plutôt un moyen de se retrouver entre amis pour boire, manger et faire la fête...

La pratique du hanami est vieille de plusieurs siècles.
On considère que la coutume aurait commencé durant la période Nara (710-784)
à l'époque où la dynastie chinoise Tang a fortement influencé le Japon,
entre autres en apportant la coutume d'apprécier les fleurs.
Cependant, c'était les fleurs d' ume que les gens admiraient à cette époque,
et ce n'est que durant la période Heian que les sakura ont commencé à attirer plus d'attention
Depuis cette époque, dans le tanka et le haïku, le mot fleur est très fortement lié au sakura.

Les sakura étaient à l'origine employés comme annonciateur de la saison de plantation du riz.
Les gens croyant à l’existence de dieux à l’intérieur des arbres
faisaient des offrandes aux pieds des sakura.
Ensuite, ils participaient à l’offrande en buvant du saké.


(illustration : Yoshitsune et Benkei regardent les fleurs de cerisier,
une estampe de Yoshitoshi Tsukioka, 1885)

L'empereur Saga
qui a donné son nom à la région de Sagano,
et qui vécut à la période Heian,
a adapté cette coutume et en a fait des fêtes de « contemplation des fleurs »
avec du saké et des mets, sous les branches des cerisiers en fleur dans la cour impériale à Kyōto.
Des poésies étaient écrites, louant les fleurs sensibles,
qui étaient vues comme une métaphore de la vie elle-même, lumineuse et belle,
mais passagère et éphémère.
Ceci serait le début de la coutume des hanami.

La coutume a été à l’origine limitée à l’élite de la cour impériale,
mais s'est rapidement répandue à la société des samouraïs
et à partir de la période Edo aux gens du peuple.
Sous les arbres de sakura, ils prenaient un repas et buvaient le saké dans l’allégresse.

- Le momijigari
(la chasse aux feuilles d’automne)
c’est le même principe que le hanami mais c’est en automne avec les feuilles d’automne.
Les deux époques les plus prisées des Japonais sont d'une part Hanami au printemps,
la contemplation des cerisiers en fleurs et le Momijigari, la chasse aux érables rougeoyants

Les sakura ont beaucoup inspiré les artistes,
ainsi on les retrouve beaucoup sur les estampes japonaises ou sur les kimonos.
Ils sont aussi mentionnés dans les musiques du pays du Soleil Levant.
Une vraie source d'inspiration, ces cerisiers…

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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Mer 6 Jan - 13:17

L’Ikebana ou l’Art de faire vivre les Fleurs



L’ikebana trouve ses origines bien avant qu’il soit nommé ainsi au 16ème siècle.
En effet, cet art floral arrive sur le sol japonais avec le shintoïsme et le bouddhisme
au 6ème siècle.
Pour étoffer ce propos, il est utile de faire un retour des fondements du shinto.
A la base, le shinto met en avant "le culte de la nature, le respect des ancêtres,
le sentiment de communion avec les forces de l’univers et les générations passées".

Ainsi, les fleurs ne sont pas seulement des objets vivants presque divins,
mais également une "passerelle" qui permet la communication entre les dieux et les hommes.
D’ailleurs, Bouddha lui-même est assis symboliquement sur une fleur de lotus,
symbole de pureté et de perfection.

Dès son introduction au Japon, l’art floral est réservé aux moines,
puisque la vie monacale est directement liée aux activités artistiques.
L’ikebana à cette époque, ne vise pas à atteindre un idéal d’esthétisme,
mais a des préceptes religieux comme :

- l’harmonie entre l’Homme et la nature ;
- l’idée d’éphémère et de renaissance ;
- le principe masculin/féminin ;
- le concept confucéen de trinité.


Les samouraïs pratiquent eux aussi l’art des fleurs.
L’importance de cette pratique pour les samouraïs,
se trouve dans la recherche de calme et de sérénité,
"un moment de méditation purifiant l’âme".

Quelques siècles plus tard, à l’ère Kamakura (1185-1333) et Muromachi (1333-1573),
l’art floral s’introduit de plus en plus dans les demeures seigneuriales.
Par conséquent, les premières règles de l’ikebana font leur apparition.

Dans les palais, les anciens maîtres d’art floral comme Sen no Rikyu,
sous la gouverne du seigneur Hideyoshi, sont aussi des maîtres de thé. R
ikyu a écrit de nombreux poèmes à ce sujet :

« Sur la droite du vase à l’élan rectiligne de la quenouille,
se mariaient les courbes pures des feuilles d’iris ;
Une fleur était épanouie ; l
les deux autres, des boutons en train de s’ouvrir.
L’ensemble emplit l’espace de la minuscule alcôve. »


Par la suite, deux « manuels d’art floral » sont produits :
le « Sen Den Sho », et le « Senno Kunden ».
Le terme précis d’ « Ikebana » fait enfin son apparition au Japon, en 1551 précisément.
Ces deux documents datant du 15ème et du 16ème siècle,
mettent en avant cette envie permanente de transmission du savoir, du maître à l’élève.

Pour conclure sur les origines de l’intégration de l’art floral au pays du soleil levant,
l’ère Meiji (1868-1912) en sera la consécration.
En effet, les classes bourgeoises commencent à porter un intérêt tout particulier
à l’ikebana. Une multitude d’écoles ouvrent leurs portes,
et les jeunes filles se voient imposer l’apprentissage de l’ikebana,
de la même manière qu’elles se doivent d’apprendre la danse et la cérémonie du thé.

L’ikebana commence à faire partie intégrante de la culture japonaise.

Il n’est pas rare de voir sur les chevets des ouvrages de poèmes consacrés
à l’art floral qu’est l’ikebana.
Okakura Kakuzô (1863-1913), considéré comme un grand classique,
a permis grâce à ses écrits de « jeter un pont entre l’Orient et l’Occident ».
Ces livres peuvent encore aujourd’hui éclairer notre modernité
sur les traditions et pensées japonaises.

Selon Kakuzo :
« que l’on fasse son premier ou son centième bouquet,
l’émotion est la même. Car chaque branche, chaque fleur est unique ».

« Dans la grise et tremblante lumière
d’une aube de printemps, n’avez-vous jamais senti,
en entendant murmurer les oiseaux dans les arbres,
avec une cadence mystérieuse, que ce ne pouvait être
que des fleurs qu’ils parlaient entre eux. »
(Extrait du « Livre du thé », 1906, de Kakuzo)


Dans tous les cas, chaque fait et geste dans la fabrication d’un ikebana a une signification,
autant que les fleurs utilisées.
Petite démonstration !

- Le bourgeon et le bouton symbolisent l’avenir, le futur.
- La fleur ouverte évoque l’épanouissement.
- Le lichen fait référence au passé.
- Les fleurs de pêcher représentent la féminité.
- Le chrysanthème blanc évoque rivières et ruisseaux.
- Le Bambou symbolise la prospérité.
- Les branches de pin symbolisent les rochers et les pierres.
- L’asymétrie renvoie vers l’idée de mouvement et de vie.


Malgré son état de modernisme avancé, le Japon tient fondamentalement à ses traditions ancestrales.
Pour rien au monde, les japonais ne souhaiteraient que leur pays perde ses valeurs d’origine.
Peut-être que pour nous occidentaux,
le fait de pratiquer des rituels vieux comme le monde apparaît comme dépassé ou même démodé,
mais pour les japonais c’est sacré !

La preuve étant que dans la société japonaise contemporaine,
l’enseignement de l’ikebana se fait dès le plus jeune âge, à l’école.
Est-ce un instinct de conservation,
une façon de protéger les différents arts traditionnels ancrés dans la culture japonaise
depuis des siècles et des siècles, ou bien une envie d’implanter la culture japonaise à l’étranger ?

Il apparaît clairement que ces trois aspects se rejoignent, et se confondent presque.
C’est un mélange savant et subtil dans lequel se plait la société nippone,
et dont elle n’est pas prête de se débarrasser.
Un exemple flagrant corrobore cette façon de cultiver l’art floral à travers les siècles.

Pratiquer l’ikebana pour les jeunes filles japonaises désireuses de se marier,
c’est un atout non négligeable. C’est une façon de montrer à ses compères
que vous ne reniez aucunement les traditions de votre pays,
malgré une modernité affichée et accélérée.
Mais surtout c’est augmenter ses chances de trouver un mari …

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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Mer 6 Jan - 13:40

la voie des fleurs - 華道

" Connaître la théorie n'est pas le plus important pour s'approcher de la "Voie des fleurs".

L'Ikebana c'est d'abord savoir regarder les plantes, les rencontrer pour de belles compositions.
Pour cela il faut bien les observer et chercher le plus beau côté.
Tout au long de la pratique de composition florale,
on essaiera de rentrer en contact avec les fleurs et en faisant la conversation avec elles,
on savourera cette rencontre unique.
Chacun est un artiste avec une branche, s'il sait l'écouter "
Noriko Onda, école Sogetsu.



Le mot Ikebana (生花) ou Ka-dô (la voie des fleurs - 華道)
vient du japonais hikeru,faire vivre,
et de hana, fleur.
Ce terme peut être traduit en français par
«arrangement floral».



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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Mer 6 Jan - 13:59

LA BALLADE DE NARAYAMA



"je soutiens l'homme qui autrefois
me portait dans ses bras"


Film Japonais de Shōhei Imamura sorti en 1983.
Ce film a obtenu la Palme d'or au festival de Cannes 1983.


L'action se déroule au Japon, dans un village pauvre et isolé vers 1860 dans les hauteurs du Shinshū.
La coutume veut que les habitants arrivant à l'âge de 70 ans
s'en aillent mourir volontairement au sommet de Narayama
« la montagne aux chênes ».
C'est ici que se rassemblent les âmes des morts.



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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Mer 6 Jan - 17:14

LES ESPRITS CELESTES



Izanagi ("celui qui invite") et Izanami ("celle qui invite")
étaient la huitième génération d’esprits célestes à apparaître
après la sortie du Ciel et de la Terre du chaos primordial.

Un jour, alors qu’ils étaient sur le "pont des cieux"
("ama-no-ukihashi", peut-être l’arc-en-cie l?)
et qu’ils se demandaient s’il se trouvait une terre en dessous d’eux,
ils plongèrent une lance céleste richement décorée (représentant peut-être un éclair),
et tâtonnant dans l’obscurité trouvèrent la surface de l’océan.
Ils agitèrent alors la lance dans l’eau,
et des gouttes qui tombèrent se forma l’île d’Onogoro-Shima (ou Onogorojima)
sur laquelle ils descendirent.
La première île japonaise fut Awaji, et ainsi fut créé le "pays des huit grandes îles",
les autres provenant de l’écume.

Sur Onogoro, ils érigèrent un pilier marquant définitivement la séparation du Ciel avec la Terre,
et donnèrent ainsi naissance aux premières dualités.
Conscients alors de leurs propres différences,
ils effectuèrent un rituel autour du pilier qu’ils reproduirent deux fois,
Se séduisant tour à tour puis s’unirent.

Mais une femme ne devant jamais parler la première,
ce qui fut le cas lors de cette première cérémonie de mariage,
leurs premiers enfants naquirent difformes,
comme Hiruko (plus tard appelé Ebisu) ou "enfant de sangsue"
(nom dû au fait qu’il n’avait pas d’os), qu’ils envoyèrent au large dans un bateau.
Puis vinrent les kamis qui à leur tour en engendrèrent d’autres.
A eux tous, ils créèrent les éléments de la nature, des pays, des îles et des millions de dieux.

Mais la naissance de Kagutsuchi (ou Homusubi),
le kami du feu, brûla et tua Izanami qui descendit dans le Royaume des Morts
(« Yomi-no-kuni » ou « Yomotsukuni »).
Izanagi enterra sa sœur, et de douleur tua son fils avec un sabre.
Il décida ensuite de se rendre au Royaume des Ténèbres pour y récupérer son épouse,
mais celle-ci avait été rendue laide par la nourriture des morts ;
elle accepta de le suivre avec l’autorisation des dieux s’il ne se retournait pas pour la regarder.
Mais le temps se faisant long, Izanagi s’impatienta.
Il alluma une dent de son peigne pour s’en faire une torche et regarder ce qu’il se passait.

Il découvrit alors avec horreur le corps d’Izanami, en décomposition et rongé par les vers,
dans lequel naissaient des tonnerres menaçants qui se mirent à sa poursuite.
Il ne put leur échapper qu’en leur lançant son peigne et une pêche,
et prit soin de refermer l’entrée de ce royaume avec un rocher.

Avant cela, il la répudia et Izanami lui jura que chaque jour elle tuerait
1000 sujets de son frère,
celui-ci lui répondit qu’il en ferait naître en échange 1500 dans le même temps,
créant ainsi le cycle de vie et de mort.

Se sentant souillé de ce contact avec la mort, il se baigna pour se purifier.
Des vêtements qu’il avait quitté naquirent les dieux et les êtres maléfiques.
Et de son corps ainsi lavé sortirent trois nouvelles grandes divinités :
Amaterasu-Omikami, déesse du Soleil, de son œil gauche ;
Tsukiyomi-no-Mikoto, dieu de la Lune, de son œil droit ;
Susanô-no-Mikoto, dieu (ou Takehaya-Susanô) des tempêtes, de son nez.
La première eut le privilège de se voir confier le gouvernement des grandes plaines célestes,
tandis que Tsukiyomi gouvernait la nuit et Susanô les mers

Izanami et Izanagi ont ainsi une très forte importance dans la mythologie japonaise
et leur histoire fait partie des légendes fondatrices du shintô.
Le bain de purification d’Izanagi à son retour du monde des morts est d’ailleurs considéré
comme étant à l’origine du "harai",
pratiques de purification les plus importantes du Shintoïsme.
L’union de ce couple divin est symbolisée par les deux rochers de Futami-ga-Ura,
près du bois sacré d’Ise,
liés par une grosse corde de paille changée tous les ans le 5 janvier pendant une cérémonie.



Dernière édition par Nine le Jeu 7 Jan - 1:41, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Jeu 7 Jan - 1:22

L'origine divine des charmes
La légende des omamoris



Au Japon, on retrouve un peu partout des petites amulettes,
notamment à l’entrée des maisons qui sont censées être des porte-bonheur.
Ces amulettes, portant le nom d’omamori,
sont en fait issues du shintoïsme et sont très importants aux yeux des Japonais.

La légende des omamoris

Une nuit, en plein orage, Susano-o no mikoto (le dieu des tempêtes)
errait dans la plaine centrale des roseaux,
ses hardes lui offrant une maigre protection contre les éléments.

Il frappa à la porte de Kotan-Shorai (un homme riche et prospère), lui demandant asile.
Mais Kotan-Shorai, nullement touché par l’apparence misérable de l’étranger, lui refusa l’hospitalité.

Susano-o se rendit alors chez son voisin, Somin-Shorai, frère de Kotan-Shorai.
Ouvrant sa porte, Somin vit un triste voyageur et le pria aussitôt d’entrer.
Il nourrit son hôte, lui offrit du saké pour le réchauffer et lui fournit un endroit où dormir.

Quelques années plus tard, Susano-o revint chez Sorin accompagné de ses huit princes,
il révéla alors sa véritable identité et promit que Somin et ses descendants
seraient à jamais à l’abri des mauvais esprits responsables des maladies,
tant qu’ils accrocheraient au montant de leur porte un écriteau pour les éloigner.

Une jolie petite amulette



Les omamoris sont faits de tissu en soie, de crêpe unie ou avec des motifs japonais du type kimono.
Certains sont désormais ornés de petits personnages en relief.
Ils se présentent sous la forme de petits sacs renfermant des messages de bonheur
inscrits sur une feuille de papier qui est la plupart du temps,
maintenue par des petites planchettes en bois.

Lorsqu’on garde ces porte-bonheur sur soi, la chance est censée être attirée
vers nous un peu comme un aimant.
Certaines personnes les mettent dans les voitures pour y assurer la sécurité lors du déplacement.

Les omamoris sont fermés à l’aide de splendides nœuds pour empêcher de les ouvrir.
En effet, si le message renfermé est découvert, l’effet du porte-bonheur est nul.

Il est préférable de les acheter en début d’année,
ils sont censés avoir davantage d’effet achetés à cette période.
On en trouve surtout au Japon à proximité des temples Shinto.

Voici quelques petits exemples de phrases porte-bonheur que l’on trouve dans les omamoris :

交通安全 : Éloigner les accidents, sécurité dans les transports.
家内安全 : Pour ne pas avoir de problèmes familiaux.
学業成就 : Réussir dans ses études et aux concours.
商売繁盛 : Réussir dans le commerce.
恋愛成就 : Succès en amour, trouver l’âme sœur.
病気平癒 : Guérir des maladies.
厄除 : Porte-bonheur général, qui éloigne le malheur.

On peut s'en procurer ici :
http://www.omamori-japon.fr/shop/category_15/omamori.html?shop_param=cid%3D%26

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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Jeu 7 Jan - 2:02

IZUMO NO OKUNI
LE THEATRE KABUKI 歌舞伎




Sur les berges de la rivière Kamo-gawa,
juste en face du théâtre de Kyôto se dresse la statue d’une femme en kimono
qui semble esquisser un pas de danse.
Cette statue représente Izumo no Okuni,
une artiste qui, il y a 400 ans de cela,
imagina une nouvelle forme de spectacle qui donna naissance au kabuki…

On ne sait quasiment rien de sa vie.
Elle serait née en 1571 dans la province d’Izumo où elle aurait servi en tant que
prêtresse au Grand Sanctuaire Izumo.
A cette époque, les sanctuaires avaient coutume d’envoyer leurs prêtres à travers le pays
afin qu’ils présentent des spectacles à caractère religieux,
recueillent des fonds ou trouvent de généreux mécènes.
Okuni aurait été envoyée à Kyôto avec mission d’y interpréter
des chants et des danses sacrées.
Sa beauté ainsi que le caractère novateur de ses prestations
firent bientôt d’elle une célébrité.

Okuni refusa de retourner au sanctuaire Izumo et entama une carrière artistique
en se produisant, à partir de 1603, sur les berges de la rivière Kamo-gawa.
Les foules accouraient pour voir ses spectacles,
un mélange de danses et de théâtre puisant dans les faits-divers de l’époque.
Okuni y tenait tous les rôles, ceux des hommes comme ceux des femmes,
et présentait des spectacles qui n’avaient aucune chorégraphie préétablie
et qui étaient appelés kabuki, un mot signifiant excentrique.

La carrière de Okuni prit un tour nouveau grâce à l’aide d’un certain
Sanzaburo Ujisato qui devint son amant,
lui apporta une aide financière et surtout introduisit une continuité
à ses numéros de danses et de théâtre.
25 ans durant, Okuni et sa troupe continuèrent à se produire sur les bords de la rivière Kamo-gawa et dans l’enceinte du sanctuaire Kitano-Temmangû
où elle avait même reçu l’autorisation spéciale d’ériger une scène de théâtre permanente.



Les spectacles présentées par Izumo no Okuni connaissaient un succès extraordinaire
et attiraient aussi bien les gens du peuple que les puissants.
Voyant cela, les propriétaires des bordels de la ville organisèrent
à leur tour des spectacles « excentriques »
durant lesquels les prostituées de la maison imitaient les danses d’Okuni.
Les scandales provoqués par ses interprètes qui exerçaient la double activité d’artiste
et de prostituée furent à l’origine d’un édit du shogun Tokugawa Ieyasu
décrétant l’interdiction, pour une femme, de se produire sur scène.

Les danseuses furent remplacées par des adolescents efféminés qui causèrent
à leur tour de nombreux scandales sur fond d’homosexualité et,
en 1652, le shogun ordonna cette fois-ci que les acteurs de kabuki devaient être
des hommes d’âge mûr.

Les planches sur lesquelles sont peintes les noms des acteurs lors d’une saison de kabuki
sont calligraphiées d’une manière très spéciale qui n’a pas changé depuis des siècles.
Les affiches qui annoncent les pièces d’une saison de kabuki sont dessinées dans un style
qui reste le même depuis des siècles.

En dépit de ses premières années tumultueuses,
le kabuki commençait à évoluer en un formidable spectacle scénique :

Un jeu stylisé et trépidant, des costumes somptueux
et des effets spectaculaires mis au service des acteurs pour donner vie
à des scènes historiques ou légendaires.

Du coup, le kabuki en vint désormais à signifier un spectacle combinant
le chant (ka), la danse (bu) et la technique (ki).
Les trois idéogrammes du mot signifient :
chant (歌 - ka), danse (舞 - bu) et habileté technique (伎 - ki).


Une autre évolution majeure du kabuki résida dans le fait qu’il devint un spectacle
donné non plus à l’extérieur mais dans des théâtres.
Au début du 17e siècle, Kyôto ne comptait pas moins de sept théâtres de kabuki.
Aujourd’hui, il n’en reste plus qu’un, le Minami-Za.


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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Jeu 7 Jan - 2:13

Le kabuki 歌舞伎

est la forme épique du théâtre japonais traditionnel.
Centré sur un jeu d'acteur à la fois spectaculaire et codifié,
il se distingue par le maquillage élaboré des acteurs et l'abondance de dispositifs scéniques
destinés à souligner les paroxysmes et les retournements de la pièce.



"Kabuki" une autre forme unique d'art japonais d'exécution,
a été une tradition pendant plus de 400 années.
Dans la période d'Edo, alors que « Noh » était réservé pour le plaisir des rangs samouraïs,
"Kabuki" est devenu une forme populaires de théâtre pour les masses.

Kabuki est tiré du mot "Kabuku" qui signifie porter des vêtements étranges.
Ceux qui ont mis de tels vêtements se sont appelés
"Kabuki-mono".
Ce vêtement large est devenu très populaire parmi les gens du peuple.
Le gouvernement a annoncé officiellement que les acteurs devraient seulement être
des hommes d'âge adulte.
Aucune femme ne pouvait jouer.

Les grands acteurs de kabuki ont étudié la façon de se comporter
des femmes dans la vie quotidienne.
Sous l'influence de Ningyo-Joururi,
Kabuki s'est développé pour devenir un art monumental qui a uni danse, musique et arts du théâtre.
Cette discipline est enseignée dans des établissements aux règles très strictes afin de la tradition :
aucun enfant d'une classe pauvre ne peut être un grand acteur même en travaillant beaucoup.
Par contre, un enfant d'une famille aisée a toutes les chances de réussir.
Son éducation est stricte et chargée d'enseignement : danse, leçons, narration....
歌舞伎


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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Jeu 7 Jan - 2:49

MADAME BUTTERFLY



Le célébrissime "Un bel di vedremo" extrait de l'Opéra de Puccini "Madame Butterfly"
ici interprété par Ying Huang .
Tiré du Film de frédéric Mitterand

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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Jeu 7 Jan - 3:18

Le kimono 着物



着物
kimono de kiru et mono, littéralement « chose que l'on porte sur soi »
est le vêtement traditionnel japonais.
Il est souvent confondu, à tort, avec les vêtements d'entraînement des arts martiaux
(keikogi, judogi, karategi).
Avant l'introduction des vêtements occidentaux au Japon,
le terme kimono désignait tous les types de vêtements ;
de nos jours il se réfère à la robe traditionnelle japonaise, de forme T,
portée essentiellement pour les grandes occasions.

Le kimono descend du kosode, un vêtement utilisé auparavant comme sous-vêtement.
Il est formé de rectangles de tissus pliés et cousus, mais jamais recoupés ;
il est rectiligne, tombant jusqu'aux pieds ou chevilles,
suivant la formalité de l'ensemble et la personne qui le porte.
Sa particularité consiste dans ses manches très longues,
pouvant aller jusqu'au sol pour les kimonos des jeunes femmes (furisode).
Le kimono se porte toujours côté gauche sur côté droit :
d'une part cela permettait de cacher une arme (tanto), d'autre part,
les morts sont habillés en croisant dans le sens inverse .
Il est tenu en place par une large ceinture nouée dans le dos, appelée obi.

Un kimono neuf est particulièrement onéreux,
son prix pouvant s’élever à plusieurs milliers d'euros, et le porter est particulièrement compliqué.
De nos jours, le kimono est surtout connu par le biais du jour des vingt ans (seijin shiki, 成人式?),
où les jeunes Japonaises portent un furisode pour la photo traditionnelle.
Parmi les plus chers, le furisode porté pour cette fête est souvent loué pour l'occasion.
Un usage plus courant du kimono est réservé aux membres de la « très grande bourgeoisie »,
qui peuvent s'offrir les différents kimonos correspondant aux phases de la vie
(jeunesse, âge mur, etc.) et parfois aux saisons.
Cependant, ces dernières années ont vu naître un engouement pour les kimonos d'occasion
ou sa version simplifiée le yukata.

Pour la plupart des Japonais contemporains,
le kimono est un habit de cérémonie porté tout au plus une ou deux fois par an
(Nouvel An, mariage...)
et les jeunes générations l’ont considéré pendant des décades
comme une relique appartenant à un Japon ancien,
sans aucun lien avec leur vie de tous les jours.
Cependant au cours de ces dernières années,
le kimono a connu un regain d’intérêt essentiellement auprès des jeunes femmes.


Les Japonais continuent à l’admirer mais les raisons invoquées
pour ne plus le porter ne manquent pas:

vêtement peu adapté à une vie moderne,
difficultés à reconnaître la véritable valeur d’un kimono
ou à le choisir en fonction de l’occasion, prix élevé,
habileté requise pour s’habiller seules
(l’aide de professionnels étant réservée aux grandes occasions seulement),
manque de place pour les ranger correctement...
着物
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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Jeu 7 Jan - 3:38

DEFILE MODE KIMONO
本京都西阵织会馆和服时装秀


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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Jeu 7 Jan - 12:31

LA REINE DES NEIGES




Yuki Onna
雪女
Yuki Onna
(ou yuki no ona, ou yuki onne) :
fée japonaise de la neige, elle aparaît les nuits de neige sur la route,
son haleine aussi froide que la glace, vêtue d’un kimono blanc et vous demande de prendre son bébé.
Mais toute personne la touchant est immédiatement transformée en statue de neige.
On peut la voir également rodant près des huttes de montagne,
cherchant à attirer les hommes pour leur voler leur âme.

la légende de la femme des neiges, ou reine des neiges,
est l'une des histoires d'hiver les plus répandues.
Appelée Yuki-onna au Japon, elle est à l'origine de nombreuses légendes locales.

Au Japon, les croyances sont souvent liées aux éléments naturels,
qui sont contrôlés par une divinité particulière ou habités par un esprit.
La femme des neiges serait donc la divinité shintö qui contrôle la neige,
la glace et le froid.

De nombreux contes et mangas populaires racontent son histoire.
Elle y apparaît lors de nuits enneigées ou lors de la pleine lune.
On la représente souvent telle un fantôme, flottant sur le manteau neigeux,
tenant un enfant dans ses bras et attirant les hommes pour les étreindre mortellement.
Reine des neiges ou fantôme qui apparaît sous les traits d'une très jolie jeune femme
toute de blanc vêtue et qui disparaît dans un brouillard blanc.

Elle vole le souffle de vie de ceux qui se laissent piéger dans une tempête de neige.
Yuki-Onna serait aussi une divinité de la nouvelle année visitant les maisons
le Jour de l'An pour leur apporter bonheur.

Par un glacial soir d'hiver, deux bûcherons japonais Mosaku et Minokichi sont surpris
par une terrible tempête de neige et trouvent refuge dans une hutte isolée.
Tandis que Mosaku dort, Minokichi aperçoit soudainement une femme vêtue de blanc
penchée sur son ami et soufflant sur lui une sorte de fumée blanche.

Alors, cette femme d'une grande beauté s'approche de Minokichi terrorisé et lui murmure :
« Je ne te ferai aucun mal, mais si jamais tu racontes ce que tu as vu, je te tuerais »
Soudain, la troublante jeune femme disparaît, laissant derrière elle le cadavre glacé de Mosaku.

Un an plus tard, Minokichi se marie avec O-Yuki, une très jolie fille à la voix gracieuse,
rencontrée quelques mois auparavant.
Ils ont ensemble pas moins d'une dizaine d'enfants et, malgré le temps qui passe,
O-Yuki, épouse et mère parfaite, reste toujours jeune, belle et mince !

Minokichi confie un jour à son épouse qu'elle lui rappelle une femme qu'il a vue,
il y a très longtemps et qui possédait la peau aussi blanche qu'elle...
O-Yuki lui demande alors de lui en parler.
Après que Minokichi lui ait raconté son histoire, elle se lève brusquement,
s'approche du visage de son mari et lui dit :

« C'est moi la femme des neiges, tu devais garder le silence à propos de notre rencontre !
Je devrais te tuer mais...
je t'aime et tu es le père de mes enfants ! Je te fais donc grâce,
mais je dois m'en aller et tu ne me verras jamais plus ! ».

Une promesse est une promesse !
O-Yuki disparaît en une fumée blanche, tandis que sa voix se transforme en sifflement du vent...

Au Japon le prénom YUKI 雪女signifie "petite reine des neiges".

Ailleurs qu'au Japon, le mythe de la femme des neiges est également connu.
Andersen a d'ailleurs écrit le conte " la reine des neiges ", belle inspiration.

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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Ven 8 Jan - 0:59

LES GEISHAS AU JAPON
芸者




La Geisha est au Japon une dame raffinée d'excellente compagnie,
réservée à une clientèle très aisée,
dédiant sa vie à la pratique d’excellence des arts traditionnels japonais .

Le mot « geisha » peut s’interpréter comme « personne d’arts » ou
« femme qui excelle dans le métier de l'art ».
Les geisha étaient très nombreuses aux 18ème et 19ème siècles.
Elles sont encore présentes au Japon aujourd’hui bien que leur nombre décroisse.

A Kyoto, les geisha sont dénommées geiko et leurs apprenties maiko
alors que dans d'autres régions du Japon on pourra utiliser les termes
d’hangyoku ou d’oshakusan pour désigner les jeunes filles en apprentissage.

Les geisha sont le résultat de l'évolution des taikomochi,
l’équivalent des bouffons du moyen-âge.
Ainsi, les premiers geishas étaient des hommes.
Au début de leur intégration aux geisha, les femmes étaient appelées onna geisha
(littéralement : femme geisha).
Aujourd'hui, toutes les geisha sont des femmes.

Les geisha étaient traditionnellement entraînées depuis leur petite enfance.
Les jeunes filles étaient vendues par les familles pauvres à des maisons de geisha,
les okiya, qui se chargeaient de les élever et d'assurer leur éducation.

Durant leur enfance, elles travaillaient comme bonnes,
puis comme assistantes dans les maisons de geisha pour contribuer à leur entraînement
mais aussi pour assurer le remboursement de la dette contractée
pour le coût de leur éducation qui est souvent élevé.
C'est une forme d'entraînement traditionnel au Japon et qui perdure encore aujourd'hui,
dans laquelle l'étudiant vit chez son maître, l'aide, le regarde pratiquer,
l'assiste et exécute les tâches ménagères.
Cet entraînement dure souvent plusieurs années.

Elles commençaient dès leur plus jeune âge à pratiquer un vaste éventail d'arts,
comme la pratique d'instrument de musique et les chants traditionnels,
la danse traditionnelle, la cérémonie du thé, l' ikebana (composition florale),
la poésie et la littérature.
En regardant et assistant leurs aînées, elles apprenaient le kitsuke (port du kimono),
l'art de la conversation, différents jeux, et l'art de divertir leurs clients.

Une fois devenues apprenties geisha, c'est-à-dire des maiko,
elles accompagnaient des geisha dans les maisons de thé, aux réceptions et banquets.
Cette méthode d'entraînement persiste encore aujourd'hui mais elle est raccourcie,
étant donné que la majeure partie des geisha le deviennent à la fin de l'adolescence.

Les geisha ne sont pas des prostituées mais plutôt des hôtesses
ou dames raffinées d'excellente compagnie réservées à des clientèles très aisées.
Bien qu'autrefois, il était possible et presque systématique d'acheter leur virginité
(un événement appelé « mizuage »),
elles n'étaient pas forcées d'avoir des relations sexuelles avec leurs clients,
ni même avec l'homme qui avait payé beaucoup d'argent pour acheter leur virginité.
Pourtant, beaucoup de prostituées ont revendiqué un statut de geishas
pour appâter les hommes.
Cette usurpation a considérablement entaché la réputation de ces artistes superbes.

Aujourd'hui, les geisha n'entrent plus dans les maisons de geisha dès leur enfance.
Devenir une geisha est aujourd'hui un acte entièrement volontaire,
qui se fait en général vers quinze ans.
L'apprentissage reste néanmoins long et difficile.
芸者




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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Ven 8 Jan - 1:08

L'HISTORIQUE DES GEISHAS
芸者




C’est au Japon que se trouve l’origine des geishas.

En 794, l'empereur Kamnu est un grand admirateur de la civilisation chinoise.
Il fait édifier une nouvelle capitale qui sera Kyoto,
sur le modèle de la capitale de Chine, Changan.
A cette époque, les filles qui dansaient sur des prières bouddhistes
étaient aussi les maîtresses des guerriers et des nobles.
De ce curieux mélange de traditions, d'esthétique et de plaisir
allait naître peu à peu l'art des geisha.

Cet art apparait donc vers 1600, quand le shogun Tokugawa s'installa à Edo
(aujourd’hui Tokyo) pour y exercer sa dictature militaire.
Leur rôle alors se précisa :
d'abord danseuses et musiciennes,
elles eurent ensuite à verser le saké pour les convives des banquets.
L'histoire des geisha est donc courte.
Mais elles furent rapidement appréciées par leur éducation et leur raffinement
dans l'art de converser et leur élégance.
Elles devinrent assez vite les confidentes des hommes de la haute société
ou des détendeurs de pouvoir.

En 1700, un décret shogunal voulut réglementer cette nouvelle profession
et obligea les geisha à résider dans des "quartiers réservés".
Devant ce regroupement forcé avec les prostitués des quartiers de plaisir,
un certain nombre de geisha décidèrent de quitter leur maison (Okiya),
l'établissement qui les formaient. Elles se regroupèrent alors en écoles.

Au 18ème siècle, les geisha étaient considérées comme exerçant une profession définie,
bien distincte de celle des courtisanes, les yujo.
Elles ne devaient pas vendre leurs charmes, ni porter de tenues voyantes.

Aujourd'hui les geisha ont refusé toute occidentalisation et c'est ainsi qu'elles sont devenues
les dépositaires d'une grande partie de ce qui furent la culture et la structure
de la société japonaise traditionnelle.
芸者
Elles sont gardiennes de la Tradition.


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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Ven 8 Jan - 1:44

MEMOIRES D'UNE GEISHA
芸者



Un film de Rob Marshall (2006)
Dans le Japon des années 30, voici l'histoire de Sayuri,
une petite fille de neuf ans, aux superbes yeux gris bleus,
vendue par son père - un modeste pêcheur - à une maison de geisha.
A travers son regard d'enfant malheureuse,
nous découvrirons "Gion la décadente" :
le quartier du plaisir à Kyoto, avec ses temples resplendissants,
ses théâtres raffinés, et ses ruelles sombres.
Son initiation et sa métamorphose révèleront l'art d'être geisha,
les rites de la danse et de la musique, les cérémonies de l'habillage, de la coiffure et du thé
- comment surtout il faut savoir attirer l'attention des hommes,
et déjouer la jalousie des rivales...
Ce film retrace parfaitement l'apprentissage et le parcours d'une Geisha.
芸者


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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Ven 8 Jan - 2:27

LE HAIKU 俳句




Terme créé par le poète et théoricien Shiki Masaoka (1867-1902),
est une forme poétique très codifiée d'origine japonaise, à forte composante symbolique,
et dont la paternité, dans son esprit actuel, est attribuée au poète Bashō Matsuo (1644-1694).
Le haïku tire son origine du tanka ou waka.Terme de poésie traditionnelle japonaise.
Il s'agit d'un petit poème extrêmement bref visant à dire l'évanescence des choses.
Encore appelé haïkaï d'après le haïkaï no renga ou haïkaï-renga,
forme antérieure plus triviale developpée par Sōkan au XVIe siècle) ou hokku (son nom d'origine)
Il est calligraphié sur une seule ligne verticale.

Définition et fonction dans la société.

Le haïku est un petit poème composé de trois vers respectivement de 5, 7 et 5 syllabes.
Il comporte toujours une référence à la nature.
Il exprime une sensation ténue, une impression ineffable,
il rend compte d'une sorte d'illumination,
d'étonnement éprouvé par le poète devant des choses communes, banales:
le bruit de la pluie, le reflet de la lune dans l'étang, un objet, un animal,
un marcheur solitaire, etc.
Il est important de noter que le but du haïku est de nommer les choses directement,
d'où l'absence caractéristique de la métaphore,
qui est un moyen détourné de dire la réalité.
Les choses dans le haïku ne sont pas là comme symboles,
ne renvoient pas à une signification située au- delà du sens littéral,
elles sont nommées pour elles- mêmes.
Le haïku doit se lire à la lettre.



Sur la pointe d'une herbe
devant l’infini du ciel
une fourmi
(Hôsai)


La saisie de cet instant privilégié requiert un effacement de l'énonciateur
et du langage (emploi de mots simples et concrets) et une grande concision.
Pour permettre au haïku de suggérer beaucoup en peu de mots,
on a créé une espèce de code:
d'abord, chaque poème s'associe à une saison,
qui peut être indiquée directement ou sous-entendue par un mot;
ensuite, des interjections ou des exclamations particulières sont employées pour suggérer le sentiment,
l'état d'âme du poète
puis, on utilise des procédés comme l'allitération et l'onomatopée
pour donner au poème une grande musicalité
(à noter: il n'y a pas de rime, elle est remplacée par des répétitions de mots ou de sons).

La structure du haïku est généralement celle-ci:
les deux premiers vers présentent un fait ou évoquent un lieu,
un moment, puis au dernier vers il y a une chute, un élément inattendu qui étonne.
L'effet de surprise est important:
c'est lui qui donne au haïku son caractère insolite, fantaisiste et parfois humoristique.

Dès sa création au XVIe siècle, le haïku a jouit d'une faveur sans égale au Japon
(malgré quelques moments d'éclipse).
La pratique du haïku implique, malgré les apparences, une grande convivialité:
en effet, jusqu'à la fin du XIXe siècle, on organisait des réunions
où les professionnels du genre décernaient des prix à ceux (disciples ou autres)
qui avaient écrit les meilleurs haïkus;
et au XXe siècle, les haïkistes se réunissent pour lire et discuter de leurs oeuvres.
Ainsi le haïku a toujours favorisé les échanges et les interactions,
et André Delteil affirme même qu'il est un

"facteur important de renouvellement et de transmission de la culture":
sagesse proche de la doctrine zen, images de la nature, etc.

俳句
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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Ven 8 Jan - 3:31

On ne peut chasser le brouillard avec un éventail
proverbe Japonais




Dans les temps anciens, Uchiwa (éventail de forme ronde) avait une large gamme d'utilisations:
les rituels religieux, le commandement militaire,
la décoration du vainqueur lors de combats, la prière,
les Eventails sont utilisés sur la scène de danse classique japonaise, spectacle traditionnel.

Au fil des siècles, en modifiant sa forme et les matières le composant,
il a acquis il y a environ 600 ans son aspect actuel,
à savoir une armature en bambou recouvert de papier.
Parallèlement, ses utilisations ont également évolué;
il sert à se rafraîchir, et on le retrouve dans la mode
et en tant que support publicitaire.

Depuis la période de Momoyama,
les plantations en bambou abondantes dans le village de Fukakusa et dans la région de Fushimi
près de Kyoto ont signifié que les "moustiques étaient d'un grand ennui".
Gensei Shonin, prêtre du temple local de Zuikoji,
a créé un éventail rond lui même conçu pour garder des moustiques à une certaine distance.

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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Ven 8 Jan - 12:31

LA CEREMONIE DU THE
Raffinement et méditation ...
Chanoyu 茶の湯



Chanoyu (茶の湯):
signifie "eau de thé" mais fait référence à la cérémonie du thé en elle-même.
Cette cérémonie est aussi désigné sous les noms de sadō (茶道), ou chadō (茶道).
Les premières réunions autour du thé se firent dans des chaya, "maisons de thé",
se trouvant à proximité des grands temples.

La cérémonie du thé prend racine dans l'esprit Zen.
Elle n'a aucune signification particulière, religieuse ou philosophique.
Pour les japonais, c'est simplement une respiration,
un temps calme dans une vie agitée et stressante.
C'est un exercice de méditation, de contrôle de soi.

Dans la plupart des Kaisha, les sociétés,
il existe une salle à tatami où les employés peuvent participer à une cérémonie
et étudier les gestes corrects, la beauté des mouvements...
A Tokyo et dans les grandes villes,
beaucoup de magasins proposent à leurs clients des cérémonies.
On peut aussi la pratiquer dans les temples.
La cérémonie du thé célèbre la beauté, l’harmonie et l’austérité.



C’est aussi, pour beaucoup de femmes, un métier.
Aussi, de nombreux cours sont donnés de nos jours,
afin d’enseigner à des élèves de tous âges les gestes minutieux de ce rituel.

L'art du thé est un art que l'on peut qualifier de total, puisqu'il inclut l'architecture,
la peinture, l'art floral, la calligraphie...
Dans le pavillon à thé, la hiérarchie n'existe plus et chacun doit renoncer à son poste, à son titre.
Les invités passent une porte basse qui les oblige à se baisser,
prennent place sur les tatamis, puis le maître fait son entrée:

Saluts respectueux, suite de gestes gracieux, et spectaculaires d'infime précision...
La cérémonie du thé, c'est une pièce de théâtre à laquelle comédiens et spectateurs prennent part.
茶の湯


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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Ven 8 Jan - 12:38

LE MAITRE DU THE
Les rituels Chanoyu
茶の湯


Il semble que la cérémonie du thé au Japon ait d’abord été un dada
des moines bouddhistes zen.
Cette cérémonie appelée Chanoyu consistait à préparer le thé vert,
produit alors à partir d’une poudre verte (matcha),
laquelle était fort précieuse puisqu’elle servait également à des fins curatives.

Les moines faisaient de ce moment particulier une sorte de rituel
qui incitait au calme et à la méditation.
Ce rite aboutit finalement à la cour de l’empereur où il fut raffiné à l’excès
par un Maître du thé.
La cérémonie atteignit dès lors des sommets de perfection
et devint une tradition incontournable au cœur des coutumes japonaises.

Selon un ordre prescrit et rigoureux,
le Maître du thé doit procéder à la préparation de la pièce destinée à recevoir les hôtes.
Il purifiera à l’aide de linges de soie le service qui contiendra le thé,
chauffera l’eau à une température précise,
versera l’eau sur la mixture et fera naître dans chaque bol, avec un fouet de bambou,
une mousse délicate à la surface du thé et présentera
une part égale du breuvage à chacun des invités avec respect et humilité.



L’invité devra s’acquitter de sa tâche en buvant le thé avec humilité
et respect à son tour et rendre le bol dans la même position qu’on lui aura remit.
Il semble même que, selon certaines écoles, l’invité doive, à la dernière gorgée,
incliner la tête vers l'arrière et exécuter une sorte de plainte gutturale pour manifester
son appréciation de la dégustation.
Souvent, à la fin de la cérémonie, le Maître du thé présente les instruments qu’il a utilisé
pour préparer le rituel et indique, par la même l’occasion,
le nom des artisans qui les ont fabriqués.
La cérémonie du thé se déroule normalement dans une modeste maisonnette (cha-shitu)
et elle peut se prolonger de 45 minutes jusqu’à plusieurs heures.



Il est important de bien comprendre que si la cérémonie du thé varie
en raison de plusieurs facteurs dans sa célébration
(situation géographique du pavillon de thé, nombre d’invités,
l’école de laquelle se revendique le maître de thé, etc.),

son caractère spirituel, en revanche, reste immuable. Lors de la cérémonie du thé,
on célèbre l’harmonie, le respect, la pureté et la tranquillité d’esprit.
Une expérience mystique donc, qui vaut largement quelques sessions de massage...
茶の湯
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Nine
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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Ven 8 Jan - 14:21

LE JAPON DES SAISONS
恋愛成就



Avec quel regard d’envie
L’oiseau en cage
Suit des yeux un papillon !

Les saisons dans la vie des Japonais

Les Japonais aiment rattacher leur vie au cours des saisons.
Ceci a son origine dans la religion qui est tout à fait différente des religions monothéistes.
Au Japon, la religion signifie plus esthétique et harmonie que préceptes.
Il est très important, esthétiquement, de "faire" des choses habituelles,
dans le domaine religieux ou non, et au moment précis durant une année ou durant une vie.
Quand un Japonais se conforme aux usages saisonniers,
il sent qu'il fait partie de l'Univers et que la Nature le supporte, ce qui le rassure profondément,
alors que les commandements et le contrat avec le Dieu n'ont pas tellement d'importance.

Quand les animateurs japonais commencent leurs émissions de télévision, ils disent souvent:
"Il fait grand froid ce matin. La pluie d'hier a laissé des flaques et elles sont gelées..."
ou bien "
Ce matin les cerisiers ont commencé à fleurir en grand nombre dans la Préfecture de Kyoto"

Dans toute correspondance privée ou officielle,
figurent généralement une allusion au déroulement des saisons.
"Les érables commencent à rougir dans le parc voisin et j'espère que vous vous portez bien...
"ou bien
"Nous sommes en automne, saison de fraîcheur et aurions plaisir à vous rencontrer prochainement...".

Les deux époques les plus prisées des Japonais sont d'une part Hanami au printemps,
la contemplation des cerisiers en fleurs et le Momijigari, la chasse aux érables rougeoyants

Il faut cependant noter que les saisons sont décalées par rapport à nos définitions:
pour les japonais, le printemps commence vers la mi-février, l'été vers le 6 mai,
l'automne vers fin août et l'hiver vers le 8 novembre.


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MessageSujet: Re: CONTE JAPONAIS & TRADITIONS   Sam 9 Jan - 1:26

L'ETONNANT VISAGE DES GEISHAS
芸者


LE MAQUILLAGE TRADITIONNEL

Un bâtonnet de paulownia séché sert à dessiner les sourcils.
Un morceau de cire est malaxé, puis appliqué sur le visage, le cou et la poitrine.
Des bâtonnets de pigments sont employés pour appliquer du rouge sur les joues.

Le rouge pour les lèvres :
à cette époque, la mode était de maquiller seulement la lèvre inférieure
qui ainsi paraissait plus pulpeuse.



La décoration de la nuque est très importante.
Au Japon, un cou dénudé est très érotique.
Si le mâle occidental fait une fixation sur les jambes des femmes,
le Japonais regarde d'abord leur gorge et leur nuque,
raison pour laquelle les geishas portent des kimonos décolletés dans le dos.
On voit l'arête de leurs premières vertèbres dorsales.
Une Japonaise qui découvre sa nuque, c'est un peu comme une parisienne en minijupe.
Sur la nuque, on dessine un motif appelé “ sansbon-ashi ” - trois jambes -.
On a l'impression de regarder la peau nue à travers les pointes effilées d'une clôture blanche.


Dernière édition par Nine le Mar 12 Jan - 0:45, édité 7 fois
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