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 BILLIE HOLIDAY

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liliane
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MessageSujet: BILLIE HOLIDAY   Jeu 15 Mai - 13:04

BILLIE HOLIDAY



(7 avril 1915, Baltimore - 17juillet 1959, New York)


"Papa et Maman étaient mômes à leur mariage: lui 18 ans, elle 16...Moi, j'en avais 3". Ainsi commence l'autobiographie de " Lady Day ".

Son enfance la marquera à jamais et sera le ferment d'une existence pas comme les autres. Confiée très tôt à des parents éloignés, elle est violée chez des gens qui l'emploient à faire le ménage.

La jeune Billie rejoint sa mère à New York à 13 ans pour se prostituer, être arrêtée sur le champ et effectuer son premier séjour en prison. A sa sortie pourtant, un club de Harlem, le Log Cabin, l'engage au pourboire et là, commence sa carrière.

A 18 ans, engagée par John Hammond, elle enregistre son premier disque avec Benny Goodman. Le timbre caractéristique de sa voix, lancinant et fragile à la fois, évoque de lointains et fragiles échos. D'emblée, on peut dire qu'elle ne chante pas comme les autres.

Jusqu'en 1940, elle sera accompagnée par des musiciens aussi grands de réputation que divers dans le style : Louis Armstrong, Duke Ellington,Ben Webster, Roy Eldridge, Johnny Hodges, Teddy Wilson et le légendaire Lester Young, qui lui doit son surnom de " Prez ".



Lester Young et Billie incarnaient bien la réalité noire américaine de l'époque: élégance, humour, fraîcheur, mais aussi colère et désespoir (Strange Fruit).

A partir de 1940, et malgré un succès appréciable, Billie Holiday sombre dans l'alcool et la drogue à la suite d'échecs amoureux répétés.
Au fil de ces années ou alternent les périodes de dépression, incarcérations pour usage de stupéfiants, et moments de gloire, sa voix se métamorphose : elle devient rauque et des failles s'y creusent, sans pour autant altérer (au contraire ) son pouvoir d'émotion inégalable. Si le timbre est plus rocailleux, le caractère enfantin de sa voix demeure..

Billie participe en 1954 au premier festival de Newport et publie son autobiographie : " Lady Sings The Blues " qui deviendra aussi le titre d'un de ses disques.

Sa santé décline et c'est le pianiste Mal Waldron qui l'accompagne à partir de 1957 pour les deux dernières années de sa vie. Interdite de club à New York, toujours pour cause d'usage de stupéfiants, elle se produit une ultime fois à Philadelphie avant d'être hospitalisée en mai 1959. Sur son lit de mort, elle est inculpée une dernière fois par la police pour détention de stupéfiants.

Le 17 juillet 1959 s'éteint la voix la plus déchirée et la plus déchirante que le Jazz nous ait permis d'entendre.

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Dernière édition par liliane le Dim 13 Déc - 9:49, édité 3 fois
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Nine
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MessageSujet: Re: BILLIE HOLIDAY   Sam 28 Mar - 11:27

STRANGE FRUIT