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 TOM WAITS le californien

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MessageSujet: TOM WAITS le californien   Jeu 11 Déc - 15:02

Tom Waits a envoûté le Grand Rex
Hubert Lizé | 26.07.2008



"Le piano a bu, pas moi." Tom Waits

Le Grand Rex, Paris (II e ), jeudi soir. Les admirateurs de Tom Waits étaient en manque. Huit ans après le dernier passage à Paris du légendaire chanteur et songwriter californien, une standing ovation a salué son entrée sur scène, pour le premier de ses deux concerts exceptionnels au Grand Rex, complets depuis des mois. Costume trois pièces sans âge, silhouette toujours mince, son éternel petit chapeau sur la tête (certains de ses fans l’ont adopté), le chanteur de 58 ans s’avance, tel un clochard céleste, sur une estrade surplombant ses musiciens, et scande sa première chanson, « Lucinda », de sa voix grave et râpeuse, debout, accroché au micro, en martelant le sol d’où s’élèvent des nuages de poussière.

Un univers unique

Il accompagne ses mots de grands gestes des bras en direction du public, à la manière d’un sombre prédicateur de western. Le ton du concert est donné. Plus qu’un classique récital, Waits délivre un show très théâtralisé, entre ambiance de cabaret décati et atmosphère de bastringue, alternant les morceaux bluesy, les rumbas, les ballades folk et les airs à la Kurt Weill, compositeur qu’il contribua, avec les Doors, à populariser auprès du public rock.
Il est épaulé par cinq musiciens très au point, où figure d’ailleurs son fils Casey Waits à la batterie. Le bonhomme est en effet venu à Paris avec femme et enfants, s’offrant hier une visite en famille du Louvre et une promenade dans les catacombes.

Sur scène, il exhume quelques-uns des plus grands tubes de sa carrière, comme « Rain Dog », « Falling Down », « I’ll Shoot the Moon », qu’il revisite en les triturant, au point que le public a parfois du mal à les reconnaître.
Mais l’ensemble constitue un univers unique et inclassable. Et quand il s’installe au piano pour interpréter « Waltzing Matilda » ou « Innocent when you Dream », qu’il fait reprendre aux spectateurs, le concert atteint des sommets. Jusqu’au final hallucinant sur un « Make it Rain » incantatoire, où le chanteur et acteur (il vient de tourner dans le dernier film de Terry Gilliam) salue longuement la foule sous une pluie de confettis argentés.
Le Parisien
LOWSIDE OF THE ROAD


She sends me blue valentines
All the way from Philadelphia
To mark the anniversary
Of someone that I used to be
And it feels just like there's
A warrant out for my arrest
Got me checkin in my rearview mirror
And I'm always on the run
That's why I changed my name
And I didn't think you'd ever find me here

To send me blue valentines
Like half forgotten dreams
Like a pebble in my shoe
As I walk these streets
And the ghost of your memory
Is the thistle in the kiss
And the burgler that can break a roses neck
It's the tatooed broken promise
That I hide beneath my sleeve
And I see you every time I turn my back

She sends me blue valentines
Though I try to remain at large
They're insisting that our love
Must have a eulogy
Why do I save all of this madness
In the nightstand drawer
There to haunt upon my shoulders
Baby I know
I'd be luckier to walk around everywhere I go
With a blind and broken heart
That sleeps beneath my lapel

She sends me my blue valentines
To remind me of my cardinal sin
I can never wash the guilt
Or get these bloodstains off my hands
And it takes a lot of whiskey
To take this nightmares go away
And I cut my bleedin heart out every nite
And I die a little more on each St. Valentines day
Remember that I promised I would
Write you...
These blue valentines
Blue valentines
Blue valentines

Label : Elektra
Sortie : octobre 1978

Le sixième album de Tom Waits sorti en 1978 est considéré aujourd'hui
comme un de ses chefs-d'oeuvre voire son chef d'oeuvre absolu.

Pourtant à sa sortie, il fut boudé par les fans de Tom Waits et fut un bide commercial.
Comme quoi certains albums semblent se bonifier avec l'âge
(comme le vin me direz vous).
Alors si je continue cette comparaison, Blue Valentine est un véritable milésime.

Mais pourquoi cet album fut boudé par le public ?
Tout simplement il est très différent des précédents car Blue Valentine
est nettement plus jazz et ressemble plus à Alice qu'aux autres albums.
Cet album produit une véritable ambiance.

En l'écoutant, on est directement transporté
dans les quartiers jazz de la Nouvelle Orléans
à minuit en train de siroter une bière chaude, cet album sent la sueur,
le désespoir du petit matin.
De cette ambiance se dégage une véritable poésie
racontant des histoires d'amour blessées
(comme le présageait le titre de cet album).

Maintenant que le cadre est posé, passons à la musicalité de l'album.
Tom Waits reprend les coutumes jazz existantes et y greffe sa voix rauque
pour arriver à un album très travaillé.
L'album commence par "Somewhere" qui est une reprise d'un titre de
West Side Story absolument magnifique.
Des accents blues se font aussi sentir comme sur la chanson "Blue Valentines".

Le tout est très mélancolique comme la chanson "Kentucky Avenue"
pour aboutir à une oeuvre minimaliste du point de vue musicale
pour mettre en avant la voix magnifique de Tom Waits.

En résumé un album qui se révèle comme un chef d'oeuvre en tout point.
Tom Waits délivre ici une poésie pure et mélancolique pour produire
un album qui à une ambiance unique.

Assez rare pour l'écouter encore et encore !
et pas uniquement parce que c'est la Saint Valentin.
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MessageSujet: Re: TOM WAITS le californien   Sam 22 Oct - 1:47

BAD AS ME
Sortie le 24 octobre 2011


Tom Waits, musicien singulier vénéré par ses pairs, est de retour lundi après sept ans d’absence avec "Bad as me", un album plus accessible que le précédent où le blues et le jazz servent d’écrin à sa poésie explorant les marges de la société.

A 61 ans, l’Américain n’a jamais rencontré le grand public. En 16 albums studio ("Bad as me" est le 17e), il a pourtant construit un répertoire repris avec ferveur par Bruce Springsteen, Robert Plant ou encore Scarlett Johansson. Le musicien fait aussi occasionnellement l’acteur, promenant notamment sa dégaine d’ours mal léché chez Jim Jarmush.

"Bad as me" est son premier album-studio en sept ans. Il succède à "Real Gone" (2004), un album au son distordu et aux paroles cryptiques.

Cette fois-ci, Kathleen Brennan, sa femme et partenaire musicale depuis 1980, lui a demandé d’écrire "12 chansons de trois minutes chacune", a-t-il confié au site internet américain Pitchfork. "Bad as me" compte finalement 13 titres, mais la consigne d’une approche plus directe a été respectée.

Jazz, blues, rockabilly... le disque, solidement ancré dans le patrimoine américain, est d’une incroyable variété musicale, tout comme l’est la voix rauque si singulière de Tom Waits, qui passe d’un hululement inquiétant à une douceur éraillée.

Certaines ballades sont d’un classicisme tellement dépouillé qu’elles semblent tout droit sorties du folklore anglo-saxon. Elle mettent en lumière la poésie toujours aussi imagée, mais ici plus limpide de Tom Waits.

A côté d’histoires d’amour, de virées dans les bars louches et de récits de réveillon raté (l’excellent "New Year’s Eve"), le musicien jette aussi un regard noir d’encre sur la société américaine.

"Ce sont des temps difficiles pour certains/Doux pour d’autres/Quelqu’un fait de l’argent/Quand il y a du sang dans la rue", chante-t-il sur "Talking at the same time". Sur "Hell broke Luce", bruits de bombes et débit martial accompagnent le récit glaçant de vétérans de la guerre en Irak.

Mais dans l’univers de Tom Waits, la folie et l’humour ne sont jamais loin. La chanson titre "Bad as me" est un rock déglingué sur lequel il chante en schizophrène: "Tu es la lettre de Jésus sur le mur de la salle de bain/Tu est la mère supérieure en soutien-gorge/Tu es la même sorte de méchant que moi".

"Satisfied" est une réponse au tube des Rolling Stones où il s’adresse directement à "M. Jagger" et "M. Richards". Un numéro d’autant plus savoureux que c’est Keith Richards lui-même qui tient la guitare sur le titre.

Au côté du bassiste de Red Hot Chili Peppers Flea ou de l’harmoniciste de blues Charlie Musselwhite, le guitariste des Stones est un des invités de luxe de l’album.

Il rejoint même Tom Waits pour un duo dans l’émouvant "Last Leaf", qui évoque le temps qui passe. "Je suis la dernière feuille sur l’arbre/L’automne a pris le reste/Mais ils ne me prendront pas", y assurent-ils en choeur.

http://www.lematin.ch/loisirs/musique/tom-waits-de-retour-apres-sept-ans-d’absence



TRACKLIST

01. Chicago
02. Raised Right Men
03. Talking At The Same Time
04. Get Lost
05. Face To The Highway
06. Pay Me
07. Back In The Crowd
08. Bad As Me
09. Kiss Me
10. Satisfied
11. Last Leaf
12. Hell Broke Luce
13. New Year's Eve
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MessageSujet: Re: TOM WAITS le californien   Jeu 27 Oct - 11:05

BAD AS ME IS REALLY NOT BAD


Dans la jeune soixantaine, Tom Waits explore la vieillesse comme s’il l’avait attendue toute sa vie. Comme en témoigne Bad As Me, 17e album du vieux briscard, la folie ne s’estompe pas toujours avec l’âge. La créativité non plus. Ce sont plutôt la sagesse et l’expérience qui y ajoutent du corps.

Après 40 ans de carrière à débroussailler des avenues inexplorées, Tom Waits possède tant de cordes à son arc qu’il pourrait en faire une harpe. C’est d’ailleurs un peu ce qu’il fait sur Bad As Me : il active tour à tour différentes facettes acquises au fil du temps, tantôt avec l’entrain du jeunot (Chicago, Get Lost, Bad As Me), tantôt avec la plume affûtée et posée d’un grand clerc (Last Leaf, Face to the Highway).

Sans piétiner sur place, ce nouvel opus regorge de renvois aux albums précédents de l’excentrique Waits. Face to the Highway emprunte l’approche folk et la douce cadence trottée de Mule Variations. Get Lost rappelle le swing de Lie to Me, premier extrait de Orphans. Le jazz de bar de ses premières années refait également surface sur Kiss Me, alors que Satisfied ressemble autant à une suite au blues endiablé de Big Black Mariah (sur Rain Dogs) qu’à une réponse 45 ans plus tard au classique au nom semblable des Rolling Stones (dont les deux figures de proue, Mick Jagger et Keith Richards, sont explicitement nommées dans le texte).

Waits s’est aussi bien entouré de fidèles collaborateurs, à commencer par le guitariste de longue date Marc Ribot qui se fait présent sur toutes les pistes sauf la dernière. Le vieux pote Keith Richards (des Stones ci-haut mentionnés) complète aussi quelques pistes de guitare ici et là, en plus d’ajouter sa voix à celle de Waits pour Last Leaf, une jolie ballade acoustique tout à fait à l’image des deux vieux loups, une ode à la persistance. Quelle belle image que cette dernière feuille à l’automne qui refuse de tomber avec les autres!

Les Claypool (Primus) réapparaît discrètement (sur Satisfied) alors que Flea (Red Hot Chili Peppers) claque les cordes de basse sur Raised Right Men et Hell Broke Luce. Le fiston Casey Waits est également de retour aux tambours, alors que l’inséparable épouse Kathleen Brennan cosigne toutes les chansons, comme c’est le cas depuis le début des années 1980.

Bien entendu, l’organe vocal de Waits constitue le principal instrument de l’album. Grognements, voix de tête, chant maniéré, chuchotement rauque; cette voix d’argile, malléable et polymorphe, domine l’album comme il se doit et porte des textes rédigés de main de maître.

Contenu politisé

Avec les années, il semblerait que Tom Waits se sente finalement de plus en plus à l’aise à quitter son petit monde imaginaire peuplée d’ivrognes, de perdants et de gens désabusés, pour aborder des sujets plus politiques, comme il l’avait fait avec Day After Tomorrow sur Real Gone en 2004, puis Road to Peace sur le volet Brawlers du coffret triple Orphans en 2006.

Cette fois, Everybody’s Talking At the Same Time traite avec une certaine poésie de l’opportunisme capitaliste en temps de crise. Quelques phrases assassines viennent assombrir la douce splendeur de la mélodie:

« Someone Makes Money when there’s blood in the street »,
« Ain’t no one coming to pull you from the mud / You gotta build your nest high enough to ride out the flood »
ou encore, en conclusion, « Well we bailed out all the millionaires / They’ve got the fruit, we’ve got the rind ».

Un ton revendicateur qui n’est pas coutume chez Waits.

Toutefois, le contenu le plus percutant de l’album provient de Hell Broke Luce, une oeuvre éclatée et déstabilisante au sujet des séquelles qui affligent les soldats au terme de guerres aux intentions discutables. Là, les gants blancs ne sont plus d’usage: le Président (ancien Président ?) est pointé du doigt, la subordination est sévèrement questionnée et les dégâts sont décrits sans ménagement, dans un texte canon récité dans un mélange de rap et de chant militaire. Tout ça baigne dans une musique qui ressemble aussi à un champ de mines: très percussive et ponctuée d’une guitare électrique coup de poing, de bruits de mitraillettes et de cuivres évoquant une ambulance. Sans doute l’une des compositions les plus étonnantes de Waits depuis son retour, au tournant du nouveau millénaire.

Quelques textes romantiques s’insèrent également au lot, mais il reste que la principale source d’inspiration de Tom Waits demeure ces portraits de gens, de lieux, d’anecdotes forgés par son imaginaire d’une richesse inouïe. Bad As Me se conclut d’ailleurs sur un très bel exemple de ce genre de tableau brossé avec une mélancolie étonnante pour une scène fictive: New Year’s Eve, une jolie valse qui se termine en beauté sur l’air de Ce n’est qu’un au revoir (Auld lang syne). Puisque Bad As Me ne démontre aucun signe de fin de carrière, tout porte à croire, en effet, que ce ne soit qu’un au revoir.

Marc-André Mongrain
Rédacteur en chef

http://www.sorstu.ca/critique-album-tom-waits-bad-as-me/
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MessageSujet: Re: TOM WAITS le californien   Lun 13 Aoû - 8:52

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