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 JANIS JOPLIN

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liliane
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MessageSujet: JANIS JOPLIN   Ven 5 Déc - 20:52

JANIS JOPLIN
(19 janvier 1943 - 4 octobre 1970)

Janis Lyn Joplin plus connu sous le nom de Janis Joplin est née le 19 janvier 1943 à Port Arthur, Texas, petite ville sudiste, et fut initiée à la musique par ses parents.Très tôt, elle s'engage en faveur des Noirs, dont l'intégration constituait alors l'un des thèmes majeurs d'affrontement au sein de la société Nord-Américaine.Très vite attirée par ce style de musique, adolescente, Janis Joplin commence à chanter dans des cafés et des clubs folks de Houston et d'Austin.
C'est également à Austin qu'elle rencontre R.Powel St John, avec qui elle fonde les Waller Creek Boys, trio de bluegrass. Dès 1960, Janis Joplin enregistre des disques de tendance jazz.
Dépressive, elle s'adonne à l'alcool et à la drogue pour oublier un physique ingrat qui lui vaudra, le titre "d'Homme le plus laid de l'université d'Austin"
Janis Joplin part s’installer à Venice, alors le quartier beatniks de Los Angeles. Déçue par Los Angeles, elle partit en stop pour San Francisco en 1963, de petits boulots en inscriptions à l’université, elle finit par chanter régulièrement au North Beach Coffee shop et y rencontre des musiciens qui auront sur elle une grande influence comme Jorma Kaukonen, futur guitariste de Jefferson Airplane, ou David Crosby. Cependant, Chet Helms, un Texan expatrié à San Fransisco, se souvient d’elle. Manager d’un groupe de blues rock psychédélique, Big Brother & the Holding Compagny, il la décide de venir chanter avec eux. En août 1966, le groupe accompagné de sa nouvelle chanteuse, signe un contrat avec Mainstream records, et enregistre en 4ème vitesse un album qui ne satisfait personne. Les membres du Big Brother vivaient ensemble, à San Francisco, dans le quartier Hippie de Haight Ashbury, au côté des principaux groupes du moment : Jefferson Airplane, Grateful Dead, Quicksilver Messenger Service.
En juin 1967, Big Brother se produit au festival de Monterey (70 000 personnes) et connait alors le succès. La performance hallucinante de Janis Joplin, notamment grâce à l’interprétation de Ball & Chain, une chanson de Big Mama Thornton, qui est pour certains d’une intensité proche de la transe. Chantant comme peu ou pas de Blanches l’on fait avant elle, et Janis Joplin attire l’attention d’Albert Grossman CBS, imprésario de Bob Dylan, qui rachète en 1968, le contrat du groupe à Mainstream. En 1968, Big Brother fait ses débuts à New York, au Fillmore East et enregistre son premier album pour Columbia, Cheap Thrills.
La pochette de Robert Crumb, dessinateur vedette de la contre-culture, les reprises de Piece Of My Heart (Emma Franklin) et Summertime (George Gershwin), font de l'album un énorme succès (il se vend à plus d’un million d’exemplaires le 1er mois) et propulsent Janis Joplin au premier rang. Très vite, Grossman la pousse à quitter Big Brother, ce qu'elle fait en 1968, gardant le seul guitariste Sam Andrew à ses côtés.
En 1969, Janis Joplin se produit avec son nouveau groupe, le Kozmic Blues, groupe de soul rythm'n'blues à géométrie fluctuante, tout comme le comportement de sa chanteuse, droguée et imbibée de Southern Comfort, alcool dont elle va tellement doper les ventes que la compagnie lui offrira un manteau en fourrure. En novembre paraît I Got Dem Ol' Kozmic Blues Again Mama, avec notamment Try (Just A Little Bit Harder) et Work Me Lord. L'album, très soul, est un succès, ce qui n'empêche pas le groupe de se séparer, après avoir subi les foudres de la critique (qui lui reproche de ne pas être à la hauteur de sa chanteuse) et les errements d'une Janis Joplin évoluant en permanence aux frontières de la conscience, déjà soumise à l’héroîne.
Début 70, la vie de Janis Joplin paraît enfin plus stable : elle est amoureuse et ravie de son nouveau groupe, le Full Tilt Boogie Band, de loin son meilleur. Après une tournée canadienne avec le Grateful Dead, le groupe rentre en studio à la fin de l'été pour enregistrer ce qui sera le dernier album de Janis Joplin, qui ne le verra pas terminé, retrouvée morte dans sa chambre d'hôtel à Santa Monica le 4 octobre 1970, (Rapport d'autopsie) . Pearl (son surnom) sortira en 1971, avec Cry Baby, Mercedes Benz (écrit par Janis Joplin et chanté quasiment a capella) et le célèbre Me And Bobby McGee écrit par Kris Kristofferson. Sortiront ensuite un live, Janis Joplin In Concert, un album d'inédits de Big Brother, Farewell, un live de 66, Cheaper Thrills, un coffret, Janis, regroupant l'intégrale de ses enregistrements, sans oublier The Rose, film de Mark Rydell, dans lequel Bette Midler interprète un personnage fortement inspiré de sa vie.
Bien qu'elle n'ait pas eu d'influence déterminante sur la musique, Janis Joplin reste une chanteuse et un personnage d'exception, interprète inégalée du mal-être et de la solitude qui l'ont forgée, pour le meilleur et pour le pire. "Sur scène, je fais l'amour à 25 000 personnes. Après, je rentre à la maison, seule." Une simple phrase pour toute une vie.
http://www.rebirthcom.com/Janis-Joplin.php


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MessageSujet: Re: JANIS JOPLIN   Sam 6 Déc - 1:49

Superbe hommage à Janis.

Dans ce megamix, elle nous offre :

CRY BABY
SUMMERTIME
MAYBE
PIECE OF MY HEART
TRY
MERCEDES BENZ


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MessageSujet: Re: JANIS JOPLIN   Sam 6 Déc - 15:38

JANIS JOPLIN : DISCOGRAPHIE


Janis Joplin, ce sont 4 albums studio (dont un posthume) qui ont été déclinés sous toutes les formes et notamment sous forme de compilations (je n'indique que la première éditée).

Janvier 1967 - BIG BROTHER AND THE HOLDING COMPANY

1. Bye, Bye Baby 2. Easy Rider 3. Intruder 4. Light Is Faster Than Sound 5. Call One Me 6. Women Is Losers 7. Blindman 8. Down On Me 9. Caterpillar 10. All Is Loneliness
11. Coo Coo 12. The Last Time 13. Call On Me (Alternate Take) 14. Bye, Bye Baby (Alternate Take)
Août 68 - CHEAP THRILLS

1 Combination of the two 2 I need a man to love 3 Summertime 4 Piece of my heart 5 Turtle blues 6 Oh, sweet mary 7 Ball and chain 8 Roadblock (studio outtake) 9 Flower in the sun (studio outtake) 10 Catch me daddy (live) 11 Magic of love (live)
1969 - I GOT DEM OL' KOZMIC BLUES AGAIN MAMA

L’unique album du groupe, I Got Dem Ol’ Kozmic Blues Again Mama, contient les morceaux les plus énergiques de Janis (notamment les célébrissimes Try Just A Little Bit Harder et Work Me Lord). Le succès sera immédiat, l’ambiance soul de la plupart des titres mêlée à l’énergie de la chanteuse plaisant énormément.
1. Try (Just a Little Bit Harder) 2. Maybe 3. One Good Man 4. As Good as You've Been to This World 5. To Love Somebody 6. Kozmic Blues 7. Little Girl Blue 8. Work Me, Lord
1969 - LIVE IN WOODSTOCK

1. Raise Your Hand 2. As Good as You've Been to This World 3. To Love Somebody
4. Summertime 5. Try (Just a Little Bit Harder) 6. Kozmic Blues 7. I Can't Turn You Loose 8. Work Me, Lord 9. Piece of My Heart 10. Ball and Chain
1971 - PEARL

"Pearl" était le surnom de Janis Joplin. Cet album est son ultime enregistrement (elle décédera d'une overdose avant la fin des séances d'enregistrement). Jamais sans doute elle n'a été aussi bien accompagnée, jamais elle n'a été plus déchirante d'émotion. On a beau essayer d’imaginer Janis Joplin heureuse au panthéon du rock avec les Jimi Hendrix ou Jim Morisson, on a tout de même un gros malaise en écoutant "A woman left lonely"
1 Move 2 Cry baby 3 A woman left 4 Half moon 5 Buried alive in the blues 6 My baby 7 Me and bobby mcgee 8 Mercedes benz 9 Trust me 10 Get it while you can 11 Tell mama (live) 12 Little girl blue (live) 13 Try (just a little bit harder) (live) 14 Cry baby (live)
1972 - JOPLIN IN CONCERT

1. Down On Me 2. Bye, Bye Baby 3. All Is Loneliness 4. Piece Of My Heart 5. Road Block 6. Flower In The Sun 7. Summertime 8. Ego Rock 9. Half Moon 10. Kozmic Blues 11. Move Over 12. Try (Just A Little Bit Harder) 13. Get It While You Can 14. Ball And Chain
1973 - JANIS JOPLIN'S GREATEST HITS

Piece of my heart 2 Summertime 3 Try (Just a little bit harder) 4 Cry baby 5 Me and Bobby McGee 6 Down on me 7 Get it while you can 8 Bye, bye baby 9 Move over 10 Ball and chain
1975 - JANIS CD1

1. What Good Can Drinkin' Do [Live] 2. Trouble in Mind 3. Hesitation Blues 4. Easy Rider 5. Coo Coo 6. Down on Me 7. Last Time 8. All Is Loneliness 9. Call on Me [Live] 10. Women Is Losers [Live] 11. Intruder 12. Light Is Faster Than Sound 13. Bye Bye Baby 14. Farewell Song 15. Flower in the Sun [Live] 16. Misery 'N [Alternate Version] 17. Road Block [Live] 18. Ball and Chain [Live]
1975 - JANIS CD2

1. Combination of the Two 2. I Need a Man to Love 3. Piece of My Heart 4. Turtle Blues 5. Oh, Sweet Mary 6. Catch Me Daddy 7. Summertime [Alternate Take] 8. Kozmic Blues 9. Try (Just a Little Bit Harder) 10. One Good Man 11. Dear Landlord 12. To Love Somebody 13. As Good as You've Been to This World 14. Little Girl Blue 15. Work Me, Lord 16. Raise Your Hand [Live] 17. Maybe [Live]
1975 - CD3

1. Me and Bobby McGee [Alternate Version] 2. Me and Bobby McGee 3. Tell Mama [Live] 4. Try (Just a Little Bit Harder) [Live] 5. Cry Baby 6. Move Over 7. Woman Left Lonely 8. Half Moon 9. Happy Birthday, John (Happy Trails) 10. My Baby 11. Mercedes Benz 12. Trust Me 13. Get It While You Can 14. Me and Bobby McGee
1998 - LIVE AT WINTERLAND 68

1 Down on 2 Flower in the sun 3 I need a man to love 4 Bye, bye baby 5 Easy rider
6 Combination of the two 7 Farewell song 8 Piece of my heart 9 Catch me daddy 10 Magic of love 11 Summertime 12 Light is faster than sound 13 Ball and chain 14 Down on me
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MessageSujet: Re: JANIS JOPLIN   Sam 6 Déc - 16:46


JANIS JOPLIN : FILMOGRAPHIE


1974 - JANIS


Documentaire musical canadien
Réalisation : Howard Alk
Auteurs & scénaristes : Howard Alk et Seaton Findlay
avec : Janis Joplin (elle-même (images d'archives), Sam Andrew (lui-même) Big Brother and the Holding Company, Kozmic Blues Band) et Dick Cavett (lui-même)

Documentaire sur la vie de Janis Joplin décédée en 1970 à 27 ans.
1979 - THE ROSE (FILM HOMMAGE)


Drame, Comédie musicale

Réalisé par Mark Rydell
Avec Barry Frimus, Harry Dean Stanton, Frederic F. Forrest, Alan Bates, Bette Middler
Sortie : 4 juin 1980 • Durée : 2h13 • Production : 1979

Rose est la plus grande chanteuse de rock de la fin des années 1960. Choyée et exploitée par un manager-mentor sans pitié, Rudge, elle a conquis une célébrité internationale.Elle a renoncé aux drogues dures pour se lancer dans une aventure plus risquée encore : tenter de satisfaire, jour après jour, son immense public. Dévorée par sa carrière, elle n'a plus la moindre vie privée et se sent sur le point de craquer.
2007 - LA VERITABLE JANIS JOPLIN


Genre : Musique, Divertissement
Editeur DVD : Universal Pictures Vidéo
Sortie à la Vente en DVD le 05 Juin 2007

Janis Joplin a été la figure de proue de la révolte hippie, première femme vedette de l'histoire du rock. Le film met en lumière la charisme et le magnétisme naturel qui ont fait d'elle un des étendards les plus convaincants de la contre-culture, avec Jim Hendrix, Jim Morrison, Mick Jagger...
27 ans après "The Rose", film largement inspiré de la vie tourmentée de la chanteuse américaine, un biopic sur Janis Joplin, "The Gospel According To Janis" devrait arriver prochainement sur nos écrans. L'icône rock sera interprétée par l'actrice Zooey Deschanel ("Presque célèbre", "The Good Girl"). Le film est réalisé par Penelope Spheeris ("Wayne's World", "Supersens"). © DR
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MessageSujet: Re: JANIS JOPLIN   Sam 6 Déc - 19:43

JANIS JOPLIN : LES LIVRES

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MAI 1978 - JANIS JOPLIN


Auteur : MYRA FRIEDMAN

Editions Albin Michel

avril 1998 - SUR LA ROUTE DE JANIS JOPLIN


Auteur : JEANNE MARTINE VACHER

Editeur : Seuil
Parution : 02/04/1998

La recherche de Janis Joplin, première star-femme de l'histoire du rock. Du Texas à la Californie, en passant par New York, Jeanne-Martine Vacher a rencontré tous ceux qui ont connu, travaillé, vécu avec Janis Joplin, tous ceux qui ont aimé Janis. Au fil du récit de ce voyage et de la diversité de ces rencontres, se dessine le portrait d'une rebelle, d'une chanteuse virtuose, flamboyante et emblématique de son époque.
SEPTEMBRE 1998 - LA REINE BLANCHE DU BLUES


Auteur : ARTURO BLAYE

Éditeur : Tournon

Date de parution : 01/09/1998


L'ouvrage présente la vie de cette chanteuse texane, morte d'une overdose à vingt-sept ans. Une des plus tristes histoires de la mythologie du rock.
MAI 2007 - JANIS JOPLIN


auteur : JEAN YVES REZEAU

Editeur : Editions Gallimard (25 mai 2007)

" On m'a balancée dans ce groupe rock, on m'a refilé des musiciens dans les pattes, et la musique me poussait dans le dos. La basse me propulsait. C'est alors que j'ai décidé de me lancer totalement là-dedans. J'ai plus jamais voulu faire autre chose. C'était mieux et meilleur qu'avec n'importe quel mec. Et c'est peut-être justement ça le problème... " . Victime de sa légende, Janis Joplin (1943-1970) fut trop souvent caricaturée pour son penchant à l'autodestruction, la crudité de son langage et sa philosophie de l'extase. Mais l'essentiel est ailleurs. Icône du rock, elle a féminisé une scène longtemps accaparée par les hommes et imposé un style de vie libéré, porté par l'excès et transcendé par la musique.
JUIN 2007 - JANIS JOPLIN, JIM MORRISON FACE AU GOUFFRE


Auteurs : Gérald FARIS, Ralph FARIS

Editeur : Le Castor Astral (14 juin 2007)

Ecrit par un psychologue et un sociologue de renom, ce captivant document explique par le détail que Janis Joplin et Jim Morrison souffraient d'un même trouble de la personnalité (borderline, ou état limite). Cette grave affection, méconnue à l'époque mais bien identifiée aujourd'hui, les a tous deux prématurément menés à la mort, à l'âge de 27 ans. Le livre répond aux questions suivantes : pourquoi se comportaient-ils de façon aussi excentrique et outrancière ? Etaient-ils suicidaires ? Quelle était la nature de leur grave détresse ? Aurait-on pu leur venir en aide ? En s'appuyant sur les connaissances actuelles en psychologie et sur une vaste documentation, les auteurs analysent en profondeur le comportement autodestructeur des deux artistes, distinguant les symptômes des causes réelles.
Septembre 2005 - LOVE JANIS

Auteur : Laura Janis
Langue : Anglais

A remarkable biography of Janis Joplin, by her sister, Laura. Janis blazed across the sixties music scene, electrifying audiences with her staggering voice and the way she seemed to pour her very soul into her music. This paperback edition includes some previously unpublished letters from Janis .


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MessageSujet: Re: JANIS JOPLIN   Jeu 28 Mai - 12:46

Je suis fan de cette fille coeur J'adore son titre:"get it while you can". ça aide beaucoup!
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MessageSujet: Re: JANIS JOPLIN   Sam 26 Sep - 22:59



Et de la caméra de D.A. Pennebaker surgit Janis Joplin


Deux ans avant Woodstock, caméra au poing, D.A. Pennebaker inventait avec “Monterey Pop” un nouveau genre de film musical.
Trente-deux ans après, tandis qu’“Hôtel Woodstock”, d’Ang Lee, ravive les souvenirs de ces incroyables rassemblements hippies des années 60, le réalisateur, joint au téléphone, raconte comment il a filmé l’apparition explosive d’une nouvelle star : Janis Joplin.




Le téléphone sonne dans le vide. Quelque part à New York. Dans le haut de Manhattan, entre Broadway et les rives de l’Hudson. Onze heures du matin. Un jour de l’été déclinant. Un jeune homme finit par décrocher : « Ne quittez pas, je vais le chercher… »

Le combiné est posé près d’une fenêtre ouverte. Dans la rue, une femme s’époumone. On attend quelques minutes. A quoi la pièce peut-elle ressembler ? Quels livres dans la bibliothèque ? Quels souvenirs épinglés au mur ? Quelles sublimes photos de l’Amérique des années 60 dont notre interlocuteur, D.A. Pennebaker, fut un documentariste-roi ?

On l’entend entrer dans la pièce. Une force de la nature, beau et élégant, taillé comme le stratège d’une équipe de foot américain. Il finit par prendre le téléphone et nous annonce vite que la flamme ne l’a pas quitté.
A 85 ans, sa voix est claire et joyeuse, il achève, ces jours-ci, un documentaire tourné en France. Son premier film remonte à 1953. Une libre virée dans New York montée sur une musique qui tournait toutes les têtes de l’époque, le Daybreak Express de Duke Ellington.
Cousin américain de la Nouvelle Vague et militant du cinéma-vérité, Pennebaker a ensuite fréquenté les coulisses de la politique américaine et saisi au vol les instantanés rock qui ont dopé une génération.
Pour le formidable Don’t look back, il a suivi, sur les routes anglaise, le jeune Dylan speedé aux amphétamines.
A Monterey, pendant l’été de l’amour, en 1967, il a réalisé, deux ans avant Woodstock, le premier film sur un festival hippie (Monterey Pop), l’acte de naissance d’une génération, une merveille d’épopée rock. C’est pour cette raison qu’on lui téléphone ce jour-là.

Alors qu’il venait de tourner De battre mon cœur s’est arrêté et qu’on l’interrogeait sur ses goûts, Jacques Audiard nous avait longuement parlé d’une scène de Monterey Pop qui représentait pour lui un exemple absolu de la puissance et de la grâce du cinéma, l’instant précieux où deux forces se joignent et où une star vient au monde sous le regard d’un réalisateur.

Dans cette scène, que vous allez découvrir un peu plus bas, D.A. Pennebaker enregistre ce basculement avec une intensité rare. La jeune femme qui y fait son entrée en scène est encore inconnue. Elle débarque du Texas et donne des concerts dans les clubs de San Francisco. Les organisateurs du festival de Monterey l’ont programmé en début d’après-midi, mais sa performance est un choc, et son nom va courir sur toutes les lèvres.

Janis Joplin naît à Monterey, et l’œil de Pennebaker, sa patience, son attention délicate, son sens du rythme et du détail, font de cet instant un moment rare dans l’histoire du rock et du cinéma.
« Je ne savais qui était Janis Joplin quand je suis arrivé à Monterey, raconte le cinéaste. Je ne connaissais pas la majorité des groupes programmés et je n’ai pas cherché à me renseigner. Les films de concert n’existaient pas à l’époque, tout était à inventer, et ça me convenait parfaitement.
Je souhaitais capturer l’ambiance du festival et la vibration de cette culture naissante, et le meilleur moyen était de se laisser guider par ce qui se passait. Nous sommes arrivés sur le site du festival avec six caméras 16 mm et deux acolytes documentaristes (dont Albert Mayles, l’auteur de Gimme Shelter).
Les autres étaient des stagiaires plus intéressés par la musique que par le cinéma. Ils se sont laissé porter par l’euphorie de l’événement. »

A son équipe, D.A. Pennebaker n’a donné qu’une consigne : promenez-vous, regardez autour de vous et filmez.
Le cinéaste, lui, était sur scène avec un ou deux complices. Son seul principe était d’enregistrer l’intégralité des chansons, de laisser la musique vivre sans couper de manière intempestive : « Rien n’était répété, rien n’était préparé ni orchestré. C’est, pour moi, la seule façon de réaliser un documentaire. Si l’Etna se réveille, il faut être là, c’est tout, et trouver une manière de regarder.

Les musiciens de cette époque étaient fascinants, complètement dévorés par leur passion pour le blues et l’importance du moment. »
Pennebaker les filmait souvent au plus serré pour ne rien perdre de cette flamme, tout en restant attentif au contexte, à la petite histoire qui s’écrivait sur scène, les fringues étincelantes de Janis Joplin, ses pieds qui battaient une impérieuse mesure, son petit geste victorieux quand elle court vers les coulisses, le feu, la joie, le début d’une courte gloire. « J’étais tendu en la filmant, raconte D.A. Pennebaker. Je l’écoutais, elle me surprenait, je sentais passer l’excitation. »




Ça ne serait pas tout à fait du cinéma si Pennebaker n’avait pas triché pour rendre cet instant inoubliable.
Quand Janis Joplin est arrivée à Monterey, elle était accompagnée d’un manager dur en affaires qui refusait qu’on la filme. Pendant sa prestation de l’après-midi, le cinéaste fit mine de respecter les règles, mais laissa tourner sa caméra pour voler quelques plans au milieu de la foule (les moues ébahies de la chanteuse Mama Cass, notamment).

Après l’onde de choc provoquée par sa protégée, le manager finit par se laisser amadouer, et Janis Joplin remonta sur scène pour un deuxième show au crépuscule. En mélangeant ces deux moments, en fondant le jour et la nuit, Pennebaker boucle sa scène.
Il filme ensuite Otis Redding dans un sublime halo de lumière blanche qui va durablement marquer l’imagerie rock et enregistre les performances légendaires de Ravi Shankar et de Jimi Hendrix.

« Deux ans plus tard, raconte-t-il, les organisateurs de Woodstock m’ont demandé de prolonger ce que j’avais réalisé à Monterey. Ça ne m’intéressait pas. L’époque avait changé. Woodstock était une grosse entreprise commerciale. On me demandait un film sur un mouvement, une génération heureuse, mais la plupart des artistes ne l’étaient plus.

Certains, comme Dylan, avaient refusé de venir. D’autres étaient au bout du rouleau. J’ai attendu que l’occasion se représente de capturer sur le vif une véritable performance. » Ce fût David Bowie, grimé en Ziggy Stardust en 1972. Mais c’est une autre histoire.
.
Laurent Rigoulet

http://www.telerama.fr/cinema/pennebaker,47426.php
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MessageSujet: Re: JANIS JOPLIN   Dim 8 Aoû - 16:21





Deux films sur Janis Joplin en projet








Quarante ans après sa Mort, Janis Joplin fait l’objet de deux projets de biopic. Le premier, « The Gospel According To Janis Joplin », est à l’étude depuis une dizaine d’années et coince de façon chronique.

Pourtant, le producteur Peter Newman possède une grande partie des droits des chansons de Joplin et bénéficie du soutien de David Dalton, ancien du Magazine Rolling Stone et proche de la chanteuse.

Un second projet une date (très approximative) de sortie, un réalisateur et une actrice principale. La très charmante Amy Adams (« Attrape-moi si tu peux », « La Guerre selon Charlie Wilson ») jouera le rôle le bien moins charmante Joplin.

C’est Fernando Meirelles, réalisateur de « The Constant Gardener », « La Cité de Dieu », « La Cité des Hommes » et « Blindness », qui officiera derrière la caméra. Le projet est pour l’instant baptisé « Get it While you Can », comme la chanson issue de « Pearl », album posthume. On annonce une sortie courant 2011.

Par Anthony Mansuy

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