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liliane Admin
Nombre de messages: 7679 Age: 60 Localisation: dans la galaxie Date d'inscription: 02/05/2008
 | Sujet: LA SORCELLERIE Jeu 3 Sep - 17:41 | |
| La sorcellerie est une pratique ancestrale, et le phénomène de sorcellerie a toujours été connu dans les endroits précaires, pauvres et populaires du Maroc. Là où l'on rencontre le plus d'analphabétisme et d'ignorance et dans les milieux où l'on parle souvent de cela et ou n'entretient cela dans la mémoire collective, mais le phénomène s'est répandu aussi mais à moindre mesures dans les classes sociales supérieures de la société marocaine.
Nous entendons souvent parler de la sorcellerie marocaine, même si cette dernière est officieusement pratiquée, elle est très active et nombreuses sont les personnes faisant appel à cette sorcellerie des plus impressionnantes, il faut bien le dire.
La sorcellerie marocaine est pratiquée par les Talebs. Cette sorcellerie serait assimilable aux pratiques sorcières de l'époque médiévale. Cependant, la puissance de cette sorcellerie est des plus réputée. La sorcellerie marocaine est pratiquée dans les campagnes mais aussi dans les grandes villes du Maroc.
Dans les souks marocains sont effectivement disponibles des plantes aux vertus magiques ou encore des préparations ne servant qu'aux manipulations des Talebs. Les Talebs sont ainsi fréquemment consultés pour leur savoir dans le domaine de la sorcellerie musulmane. Ces derniers requièrent souvent l'aide des démons et des djinns (forces invisibles) durant leur rituel pour les envoutements.
Les domaines les plus pratiqués par les Talebs sont les domaines de l'amour, du travail mais aussi de la fécondité. Des envoutements sont alors confectionnés pour venir en aide aux personnes le désirant. Les rituels des Talebs sont ainsi traditionnels, s'appuyant parfois sur des incantations religieuses. La puissance de la sorcellerie marocaine est reconnue dans tout le Maghreb et est très souvent crainte car, si les Talebs peuvent venir en aide et faire le bien, ces derniers sont aussi capables de pratiquer des envoutements visant à faire le plus grand mal. La sorcellerie ou « shour », est bel et bien encore vécue au début du 21ème S. Une des régions les plus touchée est certainement celle du Souss et particulièrement parmi les populations berbères. Elle se pratique selon de très nombreux témoignages à des fins diaboliques et maléfiques. Athées ou sceptiques, ces hommes sont les victimes de choix des charmes et des malédictions qu'ils se voient forcés de combattre avec les mêmes armes.En littérature dans "Amour sorcière" de Tahar Ben Jelloun, Hamza, homme divorcé dans la cinquantaine, accumule les aventures sans lendemain. Lorsqu'il rencontre Najat dans un train, qui lit un roman de l'insupportable écrivain à la mode Paolo Colla (homonyme approximatif et évident de Paulo Coelho), et qu'il en tombe éperdument amoureux, il finit par conclure à un envoûtement: "Sa volonté est devenue la mienne, je suis dépossédé de ma détermination, je tourne en rond et je n'arrive pas à la chasser de mon esprit. Quand elle est là, mon désir est violent, je ne redeviens moi-même qu'après avoir assouvi ce désir, c'est infernal! C'est ça l'amour!" Heureusement, la solidarité masculine vient à sa rescousse : aidé par un sorcier que lui présente un ami, Hamza parviendra à rompre le charme mis en branle par la mère de Najat, déterminée à tout pour que sa fille ne devienne pas une "heboura", une vieille fille. La magie des femmes se révélera la moins puissante...Sacrifice d'animaux - dépouillement d'ossements humains dans les tombesOn associe souvent la sorcellerie aux forces du mal. Ces forces occultes dont les pouvoirs sont au-delà de toute conception, au delà de toutes limites. Les animaux sont sacrifiés, les morts y passent aussi, on découvre des chasseurs de tombes qui vont jusqu'à ouvrir et profaner des tombes en pleine nuit pour voler un organe ou plusieurs organes du cadavre, et enrichir un trafic au bénéfice plantureux. Le plus étrange, c'est que dans les grandes villes du Maroc, et particulièrement dans à Rabat, ces pratiques, quoique feutrées, dissimulées, restent de mise. Dans la capitale, une ribambelle de gamins prend possession de la ruelle principale dès le crépuscule pour vendre des centaines de petites tortues. «Non, c'est pour les gens qui ont des jardins et qui aiment élever des tortues», répond un des gamins à la question de savoir qui «achète ces tortues». En fait, la sorcellerie du Maghreb central, utilisait souvent les tortues comme rituel pour des actes sataniques ou pour jeter le mauvais sort. A la Souika de Rabat, des échoppes obscures, dans lesquelles on entre le dos courbé, proposent plusieurs dizaines de variétés d'onguents, de matières premières, de végétaux pour les rites sataniques, ou pour la sorcellerie. Des jeunes filles, cultivées et urbanisées, n'hésitent pas à solliciter la «baraka» des saints et des marabouts qui pour trouver un emploi, qui pour se marier, ou pour exorciser le «mauvais œil». A Rabat, un saint homme, Sidi El Yabouri, est devenu le souffre douleur des filles qui veulent se marier. Chaque mercredi, les jeunes filles, qui ont consulté auparavant un «voyant», y affluent pour contrecarrer le mauvais sort. (source). Un groupe sur Facebook est réservé aux antagonistes de la torture des animaux pour des raisons de sorcelleries dans ce pays. Charlantantisme ? Des charlatans vont même jusqu'à utiliser le Saint Coran. Un petit bout de papier bon marché, avec écrit dessus des mots d'une langue venue d'ailleurs peut envoûter, désenvoûter ou protéger une personne, et dire que des gens y croient aussi fort qu'à leur religion. Les adeptes de la sorcellerie, qui usent de tous les moyens pour tromper leurs clients, profitent généralement de leur ignorance ou de leurs croyances, bénéficiant d'une propagande gratuite au sein de la société notamment dans les fêtes de mariage. Parmi les types de sorcellerie, les répandus au Maroc, figure au premier rang le recours aux effets des plantes médicinales, des minéraux et des organes des animaux. L'un des phénomènes nouveaux dans ce pays est la diffusion d'article dans la presse qui traitent des sujets relatifs à la sorcellerie et la Rokia, la persistance de ces sujets sur la une de ces publications montre aisément que ce sujet attire les marocains, et que c'est un sujet qui fait vendre, donc, et probablement un atout de marketing.
Les victimes sont des proies faciles Une personne angoissée, malade, à esprit critique très faible, voire même à des personnes stressée qui ont un sentiment de relâchement...Ces personnes peuvent devenir des proies faciles de manipulation d'esprit. Il y a des échelons précis dans les pratiques de l'envoûtement...Un esprit carthésien se fera plutôt avoir par l'utilisation de substances toxiques...d'autre plus faibles se feront avoir par l'exposition des confidences récupérées...Les techniques de manipulations sont d'entrée de jeu mises en pratique...Faux espoir, fausse philosophie, fausse pratique religieuse...On parle de ces pratiques dans de nombreux forum de discussion, Facebook et internet.Des forums de discussion, sont consacrés à la sorcellerie marocaine.
Sorcellerie et échec de mon mariage que faire ?On trouve ainsi parmi les discussions, des exemples de mères qui ensorcèlent leurs fils pour qu'ils ne se détournent pas d'elles en faveur de leurs épouses ou des femmes qui ensorcèlent leurs maris pour qu'ils ne les quittent pas. ou alors qui touchent des français ayant des liaisons avec des filles du pays.Ces rites peuvent avoir des conséquences douloureuses et grave sur la détermination d'un homme...les substances utilisées créent de vrais malaises outre ceux qui sont souhaités...Comme par exemple des céphalées, des maux de tête qui ne peuvent pas être calmés même si l'on prend les plus fort antalgiques, des douleurs dorsales et d'articulation, l'insomnie, des dépressions nerveuses ou des maux de ventre dans le cas où le sort était mis dans la boisson ou la nourriture...Certains utilisent des potions, ce qui ne constitue pas de la sorcellerie en soit, mais qui peuvent constituer du poison. Un autre stratagème est le mensonge organisé, afin de créer, un climat d'accueil mental favorable sur base de manipulations mentales plus ou moins subtiles...Une fois entré dans une structure précise, il est difficile voire impossible de s'en sortir. Chaque entité ou groupe, chaque clan a des valeur d'appartenance sociale, de fraternité très forte, cela s'apparente plus à l'esprit de secte ou de religion.
Les bouts d'ongles, ou des morceaux de cheveux sont utilisés par les sorciers soussis, pour entretenir des rites de proximité avec la personne à atteindre...La plupart, il s'agit de médecine et provoquer mentalement des gens plus faibles par des manipulations mentales et boniments, comme cela se fait dans les sectes, dans le but de voler ou obtenir des avantages plantureux...Ces derniers ne connaissent rien en sorcellerie, D'autres utilisent la vraie sorcellerie ce sont les gens qui utilisent les démons et les génies "infidèles" pour réaliser leur but c'est une sorte de pacte avec le diable comme celui du mythe de Faust. Et semblent utiliser le spiritisme pour réaliser ce pacte.
Farid Alilat écrit que beaucoup d'Algériens sont de toute façon convaincus que la femme marocaine est une créature plutôt facile. Facile mais redoutable parce qu'elle maîtrise l'art de l'envoûtement et de la magie noire. Les Marocaines, des expertes en sorcellerie ? Lorsqu'on visite le Maroc, on est frappé par l'usage fréquent des talismans, des amulettes et autres mixtures, censées accroître le plaisir sexuel, ligoter la puissance d'un homme ou faire céder une femme qui se refuse à son mari. Les rites d'initiation et du rapprochement du sorcier au Diable
Le sorcier peut se rapprocher du Diable de différentes manières, à savoir :
* le culte des étoiles * la fabrication de talisman, gri-gri ou amulette portant des formules d'incroyance (koufr) * chausser des feuillets du Coran et entrer aux toilettes avec * écrire des versets du Coran avec un liquide impur comme par exemple le sperme ou le sang menstruel ou un mélange des deux. * écrire des versets du Coran sur le talon, * écrire la Fatiha à l'envers, * faire la prière sans ablutions, * faire le sacrifice d'une bête au Diable sans citer le nom ensuite en l'immolant et déposer la bête sacrifiée à l'endroit désigné par le Diable. * Faire l'amour avec sa mère ou avec sa fille * boire du sang humain ou manger la chair humaine
Le sorcier accomplit un rite à la demande du Diable, pour accomplir l'ensemble de ces rites, ce qui peut renforcer leur lien au fur et à mesure de l'accomplissement de ceux-ci.
La sorcellerie n'a d'effet que sur ceux qui ont peu de foi.
Preuves de l'existence des Djinns et des Diables : Il ne peut y avoir de sorcellerie sans l'existence de Diables et de Djinns. Ce sont eux qui ont appris aux hommes la sorcellerie et la magie.
En Algérie, le Dr Bekkat a expliqué que les organes d'enfants, tels que le foie et le cœur et autres organes, qui ont été volés dans certaines régions, sont utilisés pour la sorcellerie. Il était convaincu que la majorité des enfants ont été kidnappés pour des questions de règlements de comptes.
Conséquences
Impact sur la santé :
La sorcellerie peut provoquer des dérèglements très importants dans la santé. Nous avons cité la stérilité de la femme et l'impuissance de l'homme. Il y a aussi le cancer, l'hémophilie, le diabète, la mort des reins ou des ovaires, l'eau dans les poumons, la chute des cheveux, l'eczéma...
Toxi-infection alimentaire : maladie, souvent infectieuse contractée suite à l'ingestion de nourriture ou de boisson contaminées par des agents pathogènes qu'il s'agisse de bactéries, virus, parasites ou de prions. Pour les maladies d'origine alimentaires provoquées par l'ingestion de produits non-comestibles ou toxique (intoxications médicamenteuses, métaux lourds, empoisonnement, champignons vénéneux, des produits chimiques), on parle seulement d'intoxication alimentaire.
Les réponses de la médecine sont souvent :
* Il n'y a rien, tout est normal ; mais la personne souffre quand même. * Il y a un problème mais on n'en a jamais vu de pareil. * C'est dû au ' stress ' et on prescrit des antidépresseurs qui ne font que créer un second problème sans résoudre le premier. * Vous avez telle maladie, mais on ne sait pas comment c'est venu.
Dans tous les cas il n'y a pas de traitement ou le traitement est inefficace.
Impact sur la santé mentale, la folie et la mort
La personne perd les pédales, doute de tout, parle toute seule, se prend pour quelqu'un d'autre, doute de tout le monde, voit des choses, établit des relations entre plein de choses, etc. Pour la mort : la personne devient suicidaire et se sent poussée à se jeter par la fenêtre, à s'ouvrir avec un couteau, à prendre des médicaments dangereux, à se jeter devant les voitures ou autre. Ou encore elle subit des accidents très graves dont elle échappe de justesse.
L'assujettissement
La personne obéit au doigt et à l'œil au sorcier ou à celui qui a commandé la sorcellerie, il est incapable de lui tenir tête ou d'exprimer son désaccord. En son absence, il se peut qu'il regrette sa soumission et décide de résister ou dans certains cas même en son absence il croit avoir bien fait et défend son sorcier quand on lui dit de s'en méfier. Ce type de sorcellerie est utilisé dans plusieurs cas : pour exploiter financièrement une personne, femme voulant dominer son mari ou vice versa, mère croyant diriger ses enfants dans le bonheur, un sorcier veut utiliser quelqu'un pour poser sa sorcellerie, combiné avec la sorcellerie de l'amour précitée...
L'apathie
La personne perd toute motivation et n'essaye plus de rien faire. Elle repousse sans cesse à plus tard, passe son temps à dormir, part pour des démarches mais laisse tomber...
Le faux amour
La personne, homme ou femme, n'est pas amoureuse de l'autre, mais elle est obsédée, pense toujours à elle, la voit partout, et peut croire qu'elle est véritablement amoureuse, alors que logiquement, il n'y a pas d'attirance ni de raison d'aller vers elle. On retrouve le plus souvent un intérêt de la deuxième personne à se marier avec la première, qu'il soit affectif ou matériel ou bien l'intérêt d'une tierce personne. http://musique.arabe.over-blog.com/article-28339971.html
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|  | | liliane Admin
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 | Sujet: Re: LA SORCELLERIE Jeu 3 Sep - 17:51 | |
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A Adjelmous, dans la région de Khenifra, dans les montagnes du Rif, plusieurs enfants ont été enlevés entre 1999 et 2003 par des adeptes de la magie noire. Leurs corps ont été retrouvés dans la forêt avoisinante, affreusement mutilés, par la gendarmerie. Un de ces enfants victime de pratiques sataniques qui a fait l'objet d'une émission sur les enfants disparus de la chaîne radiophonique marocaine, a été retrouvé en août 2003 dans la forêt de la localité d'Adjelmous pratiquement «scalpe», sans langue, sans yeux et sans la lèvre inférieur, le corps à moitié dévoré par les chiens. Le quotidien «Al Ittihad El Ichtiraki», qui a fait un long reportage sur les pratiques médiévales et terrifiantes de certains sorciers d'Adjelmous, rapporte que dans ce petit village du rif marocain, la fable du «trésor caché» serait derrière ces massacres d'enfants.
En fait, dans les régions rurales marocaines, où le taux d'analphabétisme avoisine les 80 %, exacerbé par un chômage endémique, le charlatanisme, mais également la sorcellerie, restent une pratique courante. Dans ces régions du rif souvent difficiles d'accès et pratiquement isolées par des montagnes fortement boisées, l'invocation des djinns et démons est toujours pratiquée par les talebs et sorciers pour exorciser le «mauvais œil», favoriser la fertilité des femmes, provoquer le mariage de vieilles filles, ou jeter le mauvais sort.
Le plus étrange, c'est que dans les grandes villes du Maroc, et particulièrement dans la capitale, ces pratiques, quoique feutrées, dissimulées, restent de mise. A la Souika de Rabat, dans la vieille ville, une ribambelle de gamins prend possession de la ruelle principale dès le crépuscule pour vendre des centaines de petites tortues. «Non, c'est pour les gens qui ont des jardins et qui aiment élever des tortues», répond un des gamins à la question de savoir qui «achète ces tortues». En fait, la sorcellerie arabe, et plus particulièrement au Maghreb central, utilisait souvent les tortues comme rituel pour des actes sataniques ou pour jeter le mauvais sort. A la Souika de Rabat, des échoppes obscures, dans lesquelles on entre le dos courbé, proposent plusieurs dizaines de variétés d'onguents, de matières premières, de végétaux pour les rites sataniques, ou pour la sorcellerie.
«Djaoui, fsoukhs, chham, plomb», plantes, écorces d'arbres, et tant d'autres matières et onguents pour la pratique de la sorcellerie sont disponibles, avec en plus des variétés très rares, sinon disparues ailleurs au Maghreb. Au Maroc, la sorcellerie, qui n'est pas tellement un tabou, ni un phénomène marginal, rythme toujours le côté mystérieux d'une société qui veut s'affranchir d'une époque médiévale très présente dans les régions rurales, faiblement développées, encore assujetties au rôle mystique des charlatans et des talebs de douars.
Au point que des jeunes filles, cultivées et urbanisées, n'hésitent pas à solliciter la «baraka» des saints et des marabouts qui pour trouver un emploi, qui pour se marier, ou pour exorciser le «mauvais œil».
A Rabat, un saint homme, Sidi El Yabouri, est devenu le souffre douleur des filles qui veulent se marier. Chaque mercredi, les jeunes filles, qui ont consulté auparavant un «voyant», y affluent pour contrecarrer le mauvais sort.
Le rituel est stupéfiant : après l'invocation adressée au saint homme pour conjurer le mauvais sort, allumer des bougies et tourner autour plusieurs fois avec des incantations, la jeune fille doit impérativement se purifier en prenant une douche avec l'eau du puits du mausolée, ensuite laisser ses sous vêtements sur une tombe pour que sa visite ait de l'effet. Sous le vernis de la modernité, la société marocaine reste encore prisonnière de pratiques médiévales, ailleurs presque disparues au Maghreb, de sorciers réputés qui vivent des contradictions sociales d'un pays qui n'arrive pas à se débarrasser de ses «djinns».
Source : Lanouvellerepublique.com
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|  | | liliane Admin
Nombre de messages: 7679 Age: 60 Localisation: dans la galaxie Date d'inscription: 02/05/2008
 | Sujet: Re: LA SORCELLERIE Jeu 3 Sep - 17:57 | |
| El Hadjar sous le choc samedi 18 février 2006. C’était un sachet noir contenant les restes d’un nouveau-né de sexe masculin en décomposition que les policiers de la sûreté de daïra d’El Hadjar (Annaba) avaient découvert en janvier dernier. Ils avaient été alertés quelques minutes auparavant par les habitants des 502 Logements à El Hadjar. Décomposé, amputé des membres inférieurs et supérieurs et étripé, le corps du nouveau-né avait été déclaré mort par strangulation préalablement à son dépeçage. L’acte était d’une telle atrocité que seul un malade mental pouvait en être l’auteur et surtout pas la génitrice. C’est pourquoi l’enquête s’annonçait très difficile. Tout autant que celle lancée, il y a 2 années, dans cette même commune avec la découverte par les policiers d’un nouveau-né de sexe féminin avec des amputations similaires. Durant plusieurs jours, les Hadjaris avaient parlé de la présence d’un « ghoul » dans l’enceinte de leur ville. La psychose avait gagné les demeures où l’on se posait beaucoup de questions. Ces deux découvertes hantaient l’esprit des policiers et de leur chef de la sûreté de daïra. L’enquête piétinait en l’absence de tout indice ou renseignement pouvant entraîner les enquêteurs sur une piste. Un banal vol dans un magasin a servi de fil d’Ariane. Alors qu’il assistait à l’interrogatoire de la femme auteur du délit, le 1er responsable des policiers d’El Hadjar avait été intrigué par son comportement. Calme presque effacée, habillée d’une façon discrète voire austère, la jeune femme âgée de 38 ans semblait avoir une double personnalité. Elle vivait chez ses parents à la cité des 502 Logements, divorcée et sans enfant. Sans emploi, elle ne paraissait pas souffrir d’une quelconque privation y compris en effets vestimentaires. Rien ne justifiait le vol qu’elle a commis. Par la suite, l’acte avait été interprété par la population comme une sentence divine pour mettre un terme aux activités néfastes de cette ogresse. Elle n’avait pas pu résister à l’interrogatoire poussé auquel elle a été soumise. La perspicacité et l’approche psychologique appliquées par l’officier lui permirent de déceler les caractéristiques d’une prostituée. Ce qui lui imposa d’ordonner une expertise médicale. Le légiste constatera un accouchement récent. A partir de là, les choses allaient s’accélérer. L’enquête de voisinage diligentée parallèlement avait fait ressortir que Y. Z. louait ses charmes et son corps. Beaucoup avaient parlé de va-et-vient incessants chez elle. L’on avait précisé qu’il s’agissait de vieilles femmes et d’hommes d’un âge avancé. « Qu’as tu fait de ton nouveau-né ? » Une question que l’officier ne cessa pas de poser durant plusieurs jours avant que la mère ogresse ne flanche et passe aux aveux « Je suis l’auteur des deux infanticides sur les deux nouveau-nés que j’ai jetés dans un dépotoir. Je les ai amputés des membres inférieurs et supérieurs ainsi que de leurs viscères pour en faire des produits que je commercialise auprès des personnes spécialisées dans la sorcellerie ». Tout aussi calmement et toujours sans aucun état d’âme, elle a ajouté : « Lorsque le premier stock est arrivé à épuisement, j’ai décidé de procréer une seconde fois. J’ai accouché toute seule et sans l’assistance de personne. Comme je l’avais fait la première fois, j’ai aussitôt étranglé le nouveau-né que j’ai découpé en menus morceaux avant de jeter son thorax emballé dans un sachet noir. » Plusieurs policiers présents ne purent retenir leur écœurement face à des aveux où l’horreur était poussée à son extrême. Machinalement, sans aucun remord sur les traits de son visage émacié, l’ogresse continuait à retracer chacun de ses gestes, ses deux accouchements, sa méthode d’étranglement et la découpe en petits morceaux des nouveau-nés. M. F. Gaïdi - El-watan
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|  | | liliane Admin
Nombre de messages: 7679 Age: 60 Localisation: dans la galaxie Date d'inscription: 02/05/2008
 | Sujet: Re: LA SORCELLERIE Ven 4 Sep - 12:04 | |
| C'était une commande ferme. Elle avait demandé plusieurs mois de préparation, mais seulement quelques heures d'exécution. Le corps dune hyène vendu à 150.000 DH à un riche commerçant du Golfe. Super coup pour Brahim qui tient une petite échoppe à la Souika de Rabat. "Cela remonte à plus de cinq ans, ce type de commande, on en reçoit rarement, en général, ce sont des clients occasionnels qui viennent se payer quelques grammes de cervelle d'hyène vendue à partir de 500 DH le gramme". Recommandé par "un ami", le riche commerçant avait demandé à rencontrer Brahim dans un palace de la capitale. Une avance de 40.000 DH avait réussi à mettre en confiance le jeune homme qui, tout en maîtrisant quelques notions de sorcellerie, ne faisait essentiellement que ... des herbes et autres matières premières pour mixtures magiques et onguents médicinaux. Il a fallu alors attendre plusieurs mois avant qu'un "arrivage" soit pressenti. Le temps que l'on signale par la grâce du bouche-à-oreille, l'arrivée de quelques bêtes stockées quelque part chez un intermédiaire. Depuis quelques années, les livraisons locales se font rares car les hyènes sont en voie de disparition au Maroc. C'est également le cas des gazelles et des cerfs qui sont considérés aujourd'hui comme des espèces rares et en danger. L'hyène locale tachetée constitue d'ailleurs le must pour sorciers et autres fqihs qui préfèrent les produits maison pour concocter des talismans sur mesure. Les marchands voisins de Brahim, eux, sont moins prolixes. Malgré les cadavres des gros lézards et autres renards suspendus à la devanture des boutiques, à l'évocation des organes d'hyène, les visages se ferment, la méfiance est de mise. Mais une fois rassurés, les marchands se laissent aller à l'évocation du bon vieux temps, à l'époque où la demande et l'offre étaient particulièrement florissantes. Depuis quelques années, le gros de la demande est assuré par des hommes politiques particulièrement stressés par une trop longue traversée du désert et de riches bourgeois du Golfe, venus découvrir en même temps les délices de la chair fraîche locale et le pouvoir de l'occultisme version marocaine. Aujourdhui, le gros du trafic prend naissance en Afrique noire. Au Togo, au Congo mais surtout au Mali où souvent, ce sont des sorciers qui ont pignon sur rue qui contrôlent ce trafic. Cette délinquance est surtout l'apanage dun banditisme pur et dur où braconniers, sorciers, intermédiaires et clients sont unis par le même souci, celui du secret absolu. Pour les moins hardis, il suffit de se rendre dans un marché comme celui d'Akodessewa, à Lomé au Togo, pour s'approvisionner en organes d'hyène, en crânes d'oiseaux, en peaux de singes et en ossements divers. Avec le mode demploi en bonus. Le tout est de savoir tromper la vigilance des policiers à l'aéroport Mohammed V. Les trafiquants ont d'ailleurs une parfaite connaissance de la psychologie de tout ce beau monde qui évolue à la limite de la légalité. A moins dune dénonciation, les choses se passent plutôt bien. C'est ce qui était arrivé à la femme arrêtée l'été dernier à Khénifra. On se rappelle laffaire de cette dame dun certain âge, embastillée le 11 août 2004 à Khénifra. Elle servait d'intermédiaire entre les trafiquants et les clients. La police avait trouvé dans son frigo deux hyènes découpées en morceaux. La prévenue avait indiqué aux enquêteurs qu'elle était sur le point de livrer une hyène à 80.000 DH à un client régulier. La femme avait été arrêtée sous l'inculpation "descroquerie et possession d'organes nuisibles pour la santé". Nous avions à l'époque contacté la police de Khénifra, qui ne voulait pas trop s'étaler sur cette affaire. Une gêne qui s'explique par le fait que le législateur ne sait pas trop comment et dans quelle case classer les affaires de sorcellerie. "L'essentiel des affaires traitées par la justice se termine d'ailleurs en queue de poisson parce que, non seulement les délits sont difficiles à cerner mais en plus, nous sommes peu préparés à ce type d'enquêtes" analyse ce policier. Interrogé sur les vertus de ces grigris à base de cervelle d'hyène, un guérisseur traditionnel prétend que la cervelle mélangée à une quarantaine d'herbes sélectionnée au Sahara donnerait des vertus de séduction. Le fameux filtre d'amour version locale. Efficace pour faire se pâmer d'amour et de désir ces belles dames et pour se faire obéir au doigt et à l'oeil ! La langue aussi aurait des vertus magiques, mais beaucoup moins fortes que celles de la cervelle. Un autre fqih dénonce certaines propriétés redoutables des organes d'hyène, telles que l'esclavage psychologique et physique d'une personne qui aurait été soumise à la préparation. L'expression typiquement marocaine "il a mangé de la cervelle d'hyène" ne signifie pas moins qu'un individu n'a plus de volonté, qu'il est incapable de la moindre initiative personnelle. Aujourd'hui, malgré le téléphone portable, la parabole et la Mercedes, le Maroc reste pour les observateurs, même les moins avertis, le terrain de prédilection de la sorcellerie et de l'occultisme. Si le marché parallèle du trafic d'hyène enrichit une petite tribu de malfrats de haut vol et de marchands marrons au détriment des paumés de tout poil, le boom de la sorcellerie ne concerne pas uniquement les pauvres bougres des quartiers populaires. Demandez à ce sorcier installé en plein quartier résidentiel de lAgdal et vous serez étonné du chiffre d'affaire réalisé grâce aux honoraires faramineux déboursés allègrement par de grosses pointures du monde des affaires et de la politique. En témoigne la disparition de la dernière hyène du zoo de Aïn Sebaa subtilisée, par une douce nuit dété, il y a quelques dix ans de cela, par des individus opérant sous les ordres dun certain Abdelmoughit Slimani. SOurce: Tel Quel
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|  | | liliane Admin
Nombre de messages: 7679 Age: 60 Localisation: dans la galaxie Date d'inscription: 02/05/2008
 | Sujet: Re: LA SORCELLERIE Ven 4 Sep - 12:28 | |
| Souk el Gharb à Casablanca: Le mauvais sort des voyantes Chaque jour, hommes ou femmes, aussi bien illettrés qu'instruits, envahissent Souk Al Gharb, plus connu sous le nom Marché Jemaâ, situé à Derb Soltane. Ici, il n’y a pas que les courses qui se font mais aussi les tatouages au henné et surtout des pratiques liées au charlatanisme. Et ce n’est un secret pour personne. La voyance et la sorcellerie y battent leur plein. Les gens en provenance des quatre coins de la métropole viennent presque tous les jours solliciter les "Chouafattes" et les "Sehharrattes" qui officient là-bas. Ces vieilles femmes, dont la pondération proverbiale n’a d’égale que le sérieux auprès de leur clientèle, y volent la vedette. Elles sont bien servies aussi par les tortues, les chauves-souris, les serpents, les types de " bkhour " que l’on vend au Souk Jamaâ. Tout se passe dans les petits locaux jouxtant les échoppes du marché. C’est là où les vieilles sorcières voyantes proposent plusieurs variétés d'huile ou crèmes collantes de matières premières, de plantes pour les rites d’usage, triées et placées dans des bocaux en vue des clients. Un spectacle abracadabrant où les clients, toutes catégories sociales confondues, finissent par s’y immerger, ignorance et crédulité aidant. Mais, quelconque flâne dans les environs s’aperçoit que même des jeunes filles cultivées et urbanisées n'hésitent pas à les solliciter pour accroître une richesse, trouver un emploi, un mari, ou pour exorciser le " mauvais œil ". C’est pourquoi ces locaux connaissent une grande affluence. Devant chaque maisonnette, il y a comme une salle d'attente où une dizaine de personnes consultent les cartes pour 20dh la séance. A l’intérieur, les voyantes sont assises majestueusement sur une sorte d’estrade qui leur permet de mieux contrôler leurs clients. Sans aucun effort intellectuel ni persuasif, elles arrivent à les convaincre. Mais, elles ne semblent pas particulièrement manipulatrices et sont toutes illettrées mais dotées d'une intelligence et d’une éloquence qui poussent toute personne à croire à leurs boniments. Les "Sehharrattes" ainsi que les voyantes ignorent les répercussions à caractère moral et physique que risquent de provoquer leurs produits voulus «magiques » et toxiques. Pour elles, le plus ardent, c’est de se faire des recettes record. En attendant toujours leurs tours, les clients ne s’ennuient pas vraiment. Les femmes ouvrent des discussions entre elles. Elles parlent de tout et de rien, évoquent leurs histoires, leurs malheurs, et leurs expériences avec les sorcières. En témoigne cette femme encore célibataire malgré ses quarante printemps. Elle a déjà effectué le tour des "Sehharrattes" partout au Maroc. Dans l’attente de son tour, elle raconte l’histoire d’une certaine Chrifa, connue pour son don dans le domaine de la sorcellerie, qui réside dans une villa luxueuse à Salé. «Pour pouvoir rencontrer Chrifa, il vous faut une fortune. Elle exige que votre compte bancaire soit bien garni et vous impose mille et un rites et bien sûr une offrande généreuse», explique-t-elle aux autres femmes. On y imagine aussi. L’offrande que les sorcières exigent consiste souvent en quelques poulets, des tranches de viandes ovines, des bougies, du henné etc. Mais dans le cas de Chrifa, «il s’agit au minimum de dix mille dirhams cash en plus de quelques cadeaux», poursuit cette forme. Dix mille dirhams cash, n’est-ce pas trop pour une sorcière? «Non, répond elle. Sa clientèle se constitue essentiellement des officiels et des happy few. En plus, c’est Chrifa qui choisit ses clients. Et elle est très catégorique dans ce cas. Sa réputation est faite. Et c’est nettement perceptible dans ses pratiques». Ici, à Derb Soltane, la situation n’est pas la même. Les clients sont des gens très modestes. Leurs cadeaux ne dépassent guère des bougies et du henné, rehaussés par des billets de 20, 50 ou 100 dirhams au maximum. Bref, la sorcellerie gagne du terrain de plus en plus. Les rites meublent la vie de ces gens qui y croient encore. Et avec cet esprit, les chouafattes se font de nouveaux clients chaque jour en espérant les garder sous leur emprise. En attendant, ces vieilles femmes continuent de leur donner de faux espoirs. Et un brin de vie. Et comme disait Julian Huxley :"Il sera bientôt aussi impossible à un homme ou à une femme instruits de croire en Dieu qu'il leur est impossible de croire aujourd'hui que la terre est plate, que les mouches apparaissent par génération spontanée, que la maladie est une punition divine ou que la mort est toujours imputable à la sorcellerie. Les dieux sans doute survivront mais sous la protection des droits acquis ou à l'abri d'esprits paresseux, ou comme marionnettes aux mains des politiciens, ou comme refuge pour les âmes malheureuses et ignorantes." Mardi 21 Juillet 2009 ANAS WARRAK http://www.libe.ma/Souk-el-Gharb-a-C...tes_a4266.html |
|  | | liliane Admin
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 | Sujet: Re: LA SORCELLERIE Dim 6 Sep - 18:57 | |
| CONJURER LE MAUVAIS SORT
La main de fatma ou de fatima est une amulette en forme de main à cinq doigts mais avec la singularité de présenter deux pouces. “ Main de fatma ” est un terme français, comme nous le décrirons plus loin, en réalité elle est connue sous le nom de “ khamsa ” dans les cultures dont elle est issue, ce qui correspond aux nombre du doigts de la main. Le chiffre cinq était considéré comme un chiffre protecteur par les populations païennes nord Africaines bien avant l’avènement de l’Islam. Khamsa est un terme utilisé autant par les Juifs que les Arabes. La fonction qui était attribuée à cette amulette était la protection contre le mauvais œil celui du regard de l’envieux qui pouvait être contrer grace à cette dernière. Pour les juifs d’Afrique du nord le chiffre 5 est associé à la lutte contre l’Aïn, le « mauvais œil », celui du regard de l’envieux, de la pensée du jaloux qu’il faut absolument contrer à l’aide d’une amulette. La main grande ouverte oppose un stop au mauvais oeil. Pour les musulmans la symbolique de la main de Fatma est différente. Pour les musulmans l’origine de la main de Fatma et du chiffre 5 est liée au prophète Mohamed. Dans le cas, des porte-bonheur, il y a sans doute, au départ, une question de pudeur et de bon sens qui a pris l’ampleur d’une superstition. La main protège du regard, fait barrière au mauvais œil. Ce sont des bijoux que l’on met à l’enfant, en général, au moyen d’une épingle ou autour d’une petite chaîne. Souvent, les amis ou les proches les offrent en cadeau et on se retrouve vite avec une panoplie complète anti-mauvais œil. Au Moyen-Orient, c’est une perle bleue, ou une pierre bleue, un lapis-lazuli, par exemple. Parfois, on la retrouve sous la forme d’un œil bleu. La couleur bleue est censée réfléchir le regard malfaisant. On conjure aussi le mal par le mal : un œil par un œil.
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|  | | liliane Admin
Nombre de messages: 7679 Age: 60 Localisation: dans la galaxie Date d'inscription: 02/05/2008
 | Sujet: Re: LA SORCELLERIE Mar 8 Sep - 7:52 | |
| LA MAGIE DU VAUDOU “Nous sommes éduqués à croire et non à savoir. La croyance peut-être manipulée. Seul le savoir est dangereux.”
Le vaudou est une religion qui tire ses racines d'Afrique, plus précisément du polythéisme Fon et Yorouba pratiqué dans le golfe du Bénin, à cela s'ajoutent des cultes dahoméens. Les nombreux esclaves d'Haïti, s'accomodèrent par obligation du mélange de ces divers rites, moitié religieux , moitié magique. Elle se pratique toujours au Bénin et au Togo, et s'est répandue aux Etats Unis (Louisiane) et à Haïti grâce aux anciens esclaves africains. Le vaudou est le culte des esprits du monde (vaudou signifie en langue fon "Culte des esprits"), qu'ils soient bienvaillants ou non. Comme beaucoup de cultes, il s'agit d'un mélange de spiritisme, de magie et de croyance (catholique en l'occurence). Le nom de vaudou, symboliquement, représente un être surnaturel et tout puissant, l'imagerie en est un serpent non venimeux, à qui l'on attribue le don de prédire l'avenir. Les croyances vaudou se basent sur une généalogie des Dieux, leurs relations mutuelles, leurs fonctions, leurs classifications, à cela s'ajoutent des rites dont usent les prêtres appelés houngan et bokô, rites destinés à honorer les loas, qui représentent des divinités, des génies et des esprits ancestraux que le vaudouisant vénère au cours de la cérémonie. Les loas dont les manifestations peuvent aller jusqu'à la possession se manifestent à différentes occasions, qui vont du choc émotionnel, des bombances, des noces, d'un deuil, des danses et des cérémonies présidées par un houngan. Il existe un nombre important de loas, notamment Ogou, Erzulie, Dambala, Tit-Jean, Marinette... Souvent, les plus redoutables d'entre eux sont les plus sollicités, ainsi Balé-Rouzé qui rétablit l'ordre avec une grande violence, et le plus connu, Baron-Samedi, génie de la mort et des cimetières. C'est d'ailleurs, dans ceux-ci qu'il est célébré le jour des morts par de femmes habillées de noir et de pourpre. Baron-Samedi s'empare du corps de ses fidèles, qui sont alors pris de frénésie, c'est alors que de leurs bouches sortent des chants obscènes, et ils gesticulent tout en dansant d'une façon lascive, le tout accompagnés de violents déhanchements. C'est également à lui qu'il faut s'adresser pour “fabriquer” un zombie en lui sacrifiant un bouc noir. Pour les catholiques Baron-Samedi serait Satan. Le vaudou étant une religion évolutive, les rites s'adaptent et évoluent suivant les époques, ainsi, à certaines occasions, ce culte admettait le cannibalisme. Voici un témoignage à titre d'exemple, en 1869, un prêtre français se mêla aux cérémonies dans la forêt, il acquit la certitude que le sacrifice dit du “chevreau sans corne” était une immolation humaine : “La foule s'ouvrit et laissa voir un enfant assis, les pieds liés, la victime fut enlevée par une corde passée dans une poulie, et un sacrificateur s'approcha d'elle un couteau à la main....Le lendemain, on retrouvait le crâne de l'enfant parmi les débris de la fête”. Les pratiques vaudou présentent des aspects multiples, allant d'ordonnances religieuses plus simples, au domaine magico-sacré, jusqu'à la magie noire, en effet, on peut également recourir au loas de façon maléfique. Voici des exemples d'ordonnances faites par le clergé, il s'agit d'oraisons, prières catholico vaudou enfermées dans un sachet en cuir, pendues au cou du fidèle, la pratique la plus courante est de les avaler avec une gorgée de liquide : “J'ai mangé trois passeports, celui du loa Guédé, la prière Saint-Nicolas et celle de Saint-Bartol”. (Déan)  Les amulettes sont aussi fort prisées, elles consistent en colliers confectionnés avec de fausses perles colorées, de sachets remplis de divers éléments, en résumé, d'objets, de cordons que l'on porte au cou, sur les reins, aux bras et aux jambes : “Le bokô a pris des clous et les a attachés en forme de croix que je porte en talisman avec une chemise rouge et noire”. (Accélent) Les bokôs confectionnent une substance liquide qui a des propriétés magiques dont ils remplissent des flacons et qui ont chacune leur usage propre. Divers ingrédients entrent dans ces préparations, encens, souffre, corne de cerf, lavande rouge, poudre d'yeux d'écrevisses....cela pour les produits non toxiques, parallèlement, il arrive fréquemment que l'on utilise des produits plus dangereux et malpropres, comme le cyanure de fer, l'assa-foetida, surnommé “excrément du diable”, la sulfite de potasse, l'eau de répugnance, l'ammoniaque et la mort-aux-rats. En magie noire contre les gêneurs, on emploie de fortes doses de calomel, du vitriol et de l'arsenic. Le contenu de ses bouteilles est destiné à des frictions sur tout ou partie du corps, ainsi Uranie explique : “Le houngan a équipé une bouteille pour que la goule ne boive pas mon enfant, il a mis de l'indigo, de l'ammoniaque, du jus de répugnance, de la mort-aux-rats diluée, du jus de manioc amer, du fiel de boeuf et de la graine d'acajou rapée”. Il est évident que pour nous européens, les rites vaudou de magie noire restent ceux qui ont le plus marqués l'imagination, ils ont servis à alimenter les scénarios de cinéma et sont à la base d'une importante littérature. Cette catégorie se nourrit de maléfices, de rituels de sang, de sacrifices d' animaux, mais, cela peut aller jusqu' au sacrifice humain, voici un témoignage receuilli par Jean Kerboul qui nous narre un exemple arrivé au sein de la société secrète “Les Diables” réputés mangeurs de chair humaine : “Philistin voit ses affaires aller à vau-l'eau, en dépit de tous ses efforts. Il rencontre Ovilma, lui parle de ses problèmes, celui-ci, lui promet de l'aide s'il est prêt à de gros sacrifices et garde le silence. Ils voyagèrent une journée entière à cheval afin de se rendre dans un lieu ”hanté”, à la nuit les deux compères arrivent. Une bande d'hommes est rassemblée dans une maison sise au milieu de la forêt. Tout le monde passe à table, le novice auprès de son parrain, en face d'un homme qui paraissait le chef de la réunion. Son camarade avait dit à Philistin de l'imiter en tout, et voici que quatre hommes arrivent avec un lourd plateau qu'ils déposent sur la table. C'était le corps d'un homme avec sa tête, qu'un Landru avait cuit au four, juste grillé comme un poisson. Ovilma donne sa part à Philistin. Celui-ci saisi d'horreur, ne parvenait pas à manger la moindre bouchées. Le chef se lève alors et le conduit dans une pièce voisine, sans doute pour le réconforter. On lui tend un verre de vin : il va le boire, mais c'était du sang frais de la victime et il ne peut, cette fois encore vaincre sa répugnance. C'en était trop, on ferme la porte de communication : il était prisonnier de la société et son tour allait arriver”. La notion de rachat et de vente de personnes est aussi très pratiquée, en effet, il arrive fréquemment que l'on vende quelqu'un, cela correspond le plus souvent à un procédé criminel, après s'être procuré un objet appartenant à cette personne, on l'apporte au bokô à qui l'on donne généralement un prix de vente élévé, l'arrêt de mort est signé, le magicien se charge du reste : “Quelqu'un m'avait mise à bout, le bokô m'a dit : “apporte-moi une poule ainsi qu'un pantalon bleu du type”. Il m'a donné un morceau de poule avec de la banane-plantain. Je ne sais au juste comment, mais le type en question est mort”. On peut se vendre au Baron au cours d'une cérémonie afin d'attirer ses grâces, Anucie raconte : “Toute la famille s'est retrouvée au cimetière, le magicien a passé une poule sur l'assistance, a pris les ongles de la bête, a grillé un poisson, il a pris une touffe de cheveux au ras de la tête de chacun, des rognures d'ongles, puis il a fait coucher tout le monde, a mis les noms sur un cahier, tous étaient rachetés au Baron. Une autre croyance, certifiée par des prêtres haïtiens, est la transformation de certains fidèles en loup-garou, créature mi-vampire, cannibale à certaines occasions, dans la plupart des cas ces monstres seraient des vampires femelles qui agiraient la nuit, elles attaqueraient surtout les bébés qu'elles videraient de leur sang, il existe un nombre important de légendes qui attestent la véracité de ses métamorphoses. Un autre aspect marquant du vaudou est certainement la “fabrication du zombie”, alors qu'il y a encore quelques décennies, celui-ci était un mort-vivant, le voile a été en partie levé grâce à un brillant ethno-botaniste Wade Davis qui a fait une étude sur le vaudou et sur le poison à zombie, en fait, le zombie serait un humain qu'un houngan aurait drogué à l'aide d' une poudre qui annihilerait toutes ses réactions, cette poudre pourrait aussi être soufflée sur le visage. Cette mixture très compliquée contiendrait des ossements humains, des lézards, des crapauds séchés, un Bufo marinus, un ver polychètes, des plantes y seraient rajoutées, une sorte d'albizzia, un poisson globe qui contient de la tetrodotoxine, celle-ci provoque une paralysie qui entraîne une immobilité totale durant laquelle la frontière entre la vie et la mort devient incertaine : on fait griller les animaux, on place le tout dans un mortier pour réduire ce mélange en poudre et on le tamise. Cette drogue a pour effet d'abaisser le métabolisme humain, ce qui leur donne l'apparence de la mort. Il y a encore quelques années, lorsque l'on constatait la mort, l'inhumation était trés rapide, souvent l'enterrement avait lieu le jour du décès, il était alors très simple pour le houngan de venir la nuit déterrer et réanimer la victime. Le but d'une telle pratique étant de faciliter l'enlèvement d'une personne , soit dans le but de la réduire à l'esclavage, soit dans le but de lui voler ses biens. De nos jours, le vaudou est resté très populaire à Haïti, à ces rites de croyance profonde, s'ajoutent un “vaudou touristique”, où de nombreux étrangers paient des sommes assez importantes pour assister à des cérémonies qui tiennent plus du spectacle que de la foi, mais peut-on blâmer la population très pauvre d'essayer de tirer parti d'une coutume qui finalement laisse aux touristes en mal de sensations fortes des souvenirs colorés.
Bibliographie :
DEWISME C. : Les zombis ou le secret des Morts-Vivants – Grasset – 1957 KING X Francis : Sorcellerie et démonologie – CIL – 1987 KERBOUL Jean : Le vaudou, religion ou magie – Laffont -1973 METRAUX Alfred : Le vaudou Haïtien – Gallimard – 1958 NICOLAY Fernand : Histoire des croyances – Retaux Victor – 1900 VILLENEUVE Roland : Dictionnaire du Diable – Bordas - 1989 WADE Davis : The serpent and the Rainbow – New-York -1985
Rédaction et recherche : Elisandre http://www.heresie.com/vaudou.htm |
|  | | liliane Admin
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 | Sujet: Re: LA SORCELLERIE Mar 8 Sep - 7:53 | |
| Les poupées Vaudou sont le stéréotype de la sorcellerie moderne et font partie des croyances populaires. La poupée représente l'esprit une personne, et les actions sur la poupée sont supposées avoir des effets sur la personne à travers la poupée.
Cette description correspond plus aux Dagydes qui sont des poupées de cire ou de chiffons utilisées lors de cérémonie de sorcellerie occidentale. La dagyde ne sert pas uniquement à faire le mal, elle peut également servir à des pratiques de protection ou de guérison.
Contrairement aux croyances répandues, les poupées n'apparaissent pas en tant que telles dans le vaudou. Les fidèles offrent des poupées sur les autels d'Erzulie, mais elles ne visent pas à ensorceler. Les wangas ou ouangas, permettent en revanche de jeter des sorts (maladie, échec, rupture amoureuse ...) sans aller jusqu'à la mort. Ils prennent cependant la forme de paquets ficelés rassemblant plusieurs ingrédients, et non de poupées. L'image des poupées vaudous accompagne souvent les représentations du vaudou.
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|  | | liliane Admin
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 | Sujet: Re: LA SORCELLERIE Mar 8 Sep - 7:55 | |
| MARIE LAVEAU, LA REINE VAUDOU
Marie Laveau était la reine Vaudou de la Nouvelle Orléans, elle y aurait dirigé le Vaudouisme durant près d'un siècle. Elle serait née en 1794 dans le Vieux Carré, de l'union d'un planteur blanc, Charles Laveau, et d'une esclave d'Haïti, Marguerite Darcantel. C'était une femme de grande stature aux cheveux noirs ondulant et à l'oeil farouche. Elle arriva à la Nouvelle Orléans durant sa jeunesse et se maria avec Jacques Paris en 1819. Nous ne savons pas si à cette époque Marie Laveau pratiquait déjà le Vaudou, en tout cas elle était une fervente pratiquante catholique, fréquentant assidument la Cathédrale de St Louis. Peu de temps après le mariage Jacques Paris disparut, c'est alors que Marie se fit appeler Widow Paris. Elle devint coiffeuse, et proposait ses services aux riches femmes blanches de la Nouvelle Orléans,lesquelles leur confiaient leurs secrets. C'est probablement durant cette période qu'elle commença à pratiquer le Vaudou.Peu après elle se maria avec Louis Glapion, avec lequel elle aura plusieurs enfants dont Marie Glapion. Sa fonction de coiffeuse lui permit très vite de connaître les secrets de tous les personnages les plus importants de la Nouvelle Orléans, et ainsi accroitre son pouvoir et son emprise sur eux. Elle mit alors en place un réseau de domestiques et d'esclaves chargés d'espionner leurs maitres. C'est probablement à partir des informations collectées de la sorte que Marie Laveau traitait les problèmes des personnes qui venaient la consulter. L'une des histoires les plus connues concerne la façon dont elle acquit sa maison.Un riche Créole était venu la voir pour qu'elle lui accorde son aide. En effet son fils avait été arrêté pour meurtre et était sur le point d'être jugé, pour tout le monde il ne faisait aucun doute qu'il serait jugé coupable. Il promit à Marie Laveau, si elle réussissait à faire basculer le verdict en faveur de son fils une maison comme rétribution. La nuit qui précéda le procès, Marie pria à la Cathédrale de St Louis, avec trois piments dans la bouche.Le lendemain elle déposa les piments sous la chaire du juge qui, à la stupeur de tous, disculpa le présumé coupable. Elle organisait des cérémonies Vaudou sur les abords du lac Pontchartrain durant lesquelles elle dansait avec un serpent enroulé autour de son cou. Elle élabora des milliers de gris gris, son vaudouisme était très inspiré de catholicisme, c'est elle qui a défini les règles initiales du Vaudou à la Nouvelle Orléans. L'aspect le moins connu de Marie Laveau concerne son engagement notamment durant la période de fièvre jaune où elle soignait les malades. Elle fût également missionnaire dans le quartier des condamnés à mort de la prison de la Nouvelle Orléans. Elle était également propériétaite de "La maison Blanche", une maison close dans laquelle était organiséesdes cérémonies secrètes. Elle serait morte en 1881.Mais peu après sa mort nombre de personnes furent persuadées d'avoir vu son fantôme rôder. Très vite le bruit couru que Marie Laveau n'était pas décédée. Mais la thèse la plus communément admise est que ce fût sa propre fille, Marie Glapion, qui prit la relève et se fit passer pour sa mère après a mort. Beaucoup ont crut à l'existence d'une seule femme, cette jeunesse éternelle accentuait le mystère. Encore aujourd'hui nombre de pratiquants viennent se recueillir sur sa tombe ou la prier d'exaucer un voeu. Selon la tradition, à chaque voeu on laisse une offrande et on grave trois croix sur sa tombe. Cela dit la tombe en question porte le nom de la fille, Marie Glapion. A l'heure actuelle nous ne savons pas exactement où est enterrée la véritable Marie Laveau.
http://espritduvaudou.ifrance.com/vaudou/html/marielaveau.html
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|  | | liliane Admin
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 | Sujet: Re: LA SORCELLERIE Mar 8 Sep - 8:54 | |
| Victoire contre les prêtres vaudou
Les défenseurs de la protection de l'enfance au Togo viennent de remporter une grande victoire et pas contre n'importe qui: les grands prêtres vaudou. Les centaines de fillettes qui servent les divinités dans les couvents vont pouvoir en sortir et retourner à l'école. La décision a été prise fin mai par "Maman Kponou" en personne, la "mère des divinités" du Togo.
Mais pour en arriver là, trois années d'intenses tractations auront été nécessaires entre les autorités, les associations de défense des droits des enfants et les prêtres vaudou, suite à certaines rumeurs de viol de mineures dans des couvents. Selon des enquêtes menées par les autorités, certaines fillettes, entre 7 et 12 ans pour la plupart, seraient également soumises au mariage forcé.
Il a également fallu de nombreuses offrandes aux divinités : boeufs, poulets, boissons, noix de cola, sans oublier de grandes cérémonies vaudou dans la forêt sacrée avec sacrifices animaux aux ancêtres.
A une soixantaine de kilomètres au nord de Lomé, "Maman Kponou" règne sur la forêt sacrée de Togoville. Cette femme d'environ 60 ans, pagne blanc toujours noué à la poitrine, le cou orné de longues perles multicolores, dirige plus de 150 divinités d'une douzaine de couvents.
Une centaine d'hommes pour la plupart dénudés veillent sur elle.
"Désormais, nos filles seront libérées après les rites initiatiques afin de leur permettre d'aller à l'école", affirme Togbui Gnagblondjro III, le président des prêtres vaudou.
"Ce fut un long processus ponctué de prières et de sacrifices aux ancêtres", raconte le grand prêtre.
"Les rites réservés aux filles auront lieu désormais pendant les vacances et durant deux mois", explique Houndjènouko, prêtresse de Hêviosso, le dieu de la foudre.
Selon des prêtres vaudou, plusieurs centaines de fillettes sont baptisées chaque année "vaudoussi" (adeptes de vaudou), après de longs rites initiatiques, entre trois mois et deux ans.
Mais au lieu de rejoindre leurs familles après ces cérémonies, elles restaient dans des couvents pour servir les divinités.
Durant ces rites, des "Hounsrou" (animateurs des couvents) leur apprennent notamment le langage et les règles de la communauté ainsi que les pas des danses sacrées.
Certaines fillettes sont scarifiées sur le front, à la poitrine, aux bras, pour les identifier par rapport à leurs divinités.
"Quel soulagement, ces filles sont enfin sauvées", se réjouit la députée et ancienne ministre chargée de la protection de l'enfant Christine Agnélé.
Inlassablement, Christine s'est battue en sillonnant les couvents du pays pour faire interdire cette pratique.
"Je salue le courage des autorités", commente sobrement Kwami Djogbessi: sa fille doit subir ces rites lors des prochaines vacances scolaires.
"Nous avons apprécié le fait que les autorités ne brandissent pas les textes, nos coutumes ont toujours leur poids dans certains milieux. Mais nous devons rester vigilants", avertit Cléophas Mally, le responsable de WAO-Afrique, une ONG de défense des droits des enfants.
Le code de l'enfant, voté en juin 2007, punit de un à cinq ans de prison toute personne qui aura "caché, soustrait un enfant dans le but de le priver de son état personnel et familial".
Apparu vers la fin du XVIe siècle sur les rives du fleuve Mono qui sépare le Togo du Bénin, le culte vaudou tourne autour de l'adoration du Dieu Mahu à travers des divinités représentées la plupart du temps par des mottes de terre.
Plus de 60% de la population togolaise (plus de 5 millions d'habitants) pratique ce culte où se côtoient environ 200 divinités, surtout dans le sud du pays.
Publié le 23 July 2008.
http://www.republicoftogo.com/central.php?o=5&s=37&d=3&i=2269
Dernière édition par liliane le Lun 21 Sep - 17:44, édité 1 fois |
|  | | liliane Admin
Nombre de messages: 7679 Age: 60 Localisation: dans la galaxie Date d'inscription: 02/05/2008
 | Sujet: Re: LA SORCELLERIE Mar 8 Sep - 9:35 | |
| Les prêtres sorciers du vaudou et de la macumba
Survivance de cultes primitifs africains «exportés» par les esclaves noirs, le vaudou revêt une dimension religieuse majeure, mais remplit aussi d’importantes fonctions sociales et politiques, à Haïti comme au brésil.
En 1980, un Nommé Clairvius Narcisse réapparait à Angéline, sa sœur, après dix-huit ans d’absence. Cette dernière à pourtant assisté à ses derniers moments dans un hôpital d’Haïti en 1962…
Clairvius lui raconte qu’en effet il se souvient de son « agonie» et des pleurs d’Angéline. Il rapporte que, tenu pour mort, il a été enseveli puis extrait de son cercueil le soir même pour être emmené aux environs de Cap-Haitien. Là, dans un état semi- comateux, il travailla durant des années comme «zombi» jusqu’à ce qu’il échappe à la tutelle de son maitre. Clairvius dit soupçonner l’un de ses frères d’avoir payé un boko, un sorcier pratiquant le vaudou, afin de le réduire à cet état d’esclave pour pouvoir bénéficier pleinement d’un héritage qu’il convoitait. L’affaire connait un tel retentissement qu’en 1981, une équipe de la BBC est dépêchée sur les lieux pour enquêter. Elle fait appel à Lamarque Douvon, directeur du centre de psychiatrie de Port-au-Prince, qui s’intéresse au vaudou depuis les années 1950. L’équipe corrobore les dires de Clairvius, celui-ci a bien été victime d’une machination dans laquelle un sorcier vaudou est intervenu pour le droguer. Pourtant, sa famille et ses amis ne voudront jamais le revoir par peur de défier l’autorité du sorcier…
La «fabrique de zombi» est l’aspect le plus spectaculaire et le plus connu du culte vaudou. Mais, pour les sociologues des religions, ce phénomène est plus révélateur encore : il serait la reproduction du traumatisme subi par les noirs au temps de l’esclavage.
La religion des nègres marrons
En 1797 déjà, les autorités françaises de l’ile de Saint-Domingue, future Haïti, notaient dans un rapport que des « rassemblements dangereux, connus sous le nom de vaudou, continuent malgré les défenses qui avaient été faites ». Elles ajoutaient que « des serments affreux, dont l’accomplissement peut compromettre la sureté publique, sont prêtés entre les mains de ceux qui président à ces orgies » et interdisent ces réunions dans lesquelles prières et danses se confondent.
A cette époque, des millions d’africains ont été capturés et transportés vers le nouveau Monde ou, réduits en esclavage, ils travaillent dans les plantations. Les colons ont bien pris soin de mélanger les ethnies afin d’empêcher tout sentiment d’unité qui pourrait conduire à une révolte. Pourtant, nombre d’esclaves cherchent à fuir, à «marronner» comme on dit alors. Pour ceux que l’on commence à appeler les «nègres marrons», il reste une seule échappatoire : se retrouver en secret à la nuit tombée pour communier avec des forces mystiques supposées supérieures aux blancs.
Ils se forgent d’ailleurs une langue commune, le créole. On attribue à certains de ces esclaves des pouvoirs magiques… c’est autour de ces prêtres-sorciers, dans la ferveur de ces réunions nocturnes que se constituent des confréries secrètes qui sont l’expression vivante de la résistance à l’ordre colonial. Celles-ci sont d’autant plus soudées qu’elles puisent leur force et leurs références dans le riche patrimoine religieux africain.
D’un continent à l’autre Le vaudou haïtien plonge en effet ses racines dans des rites anciens tout droits venus d’Afrique, pratiqués par les peuples du Bénin et du Togo qui vénéraient des puissances invisibles nommées les vodu. Ce sont des esprits, parfois les mânes divinisés de morts importants, soumis à Mawu, le grand dieu créateur, dont ils sont les messagers. Ils se manifestent aux hommes de différentes façons, le plus souvent en entrant en possession d’un des villageois qui devient leur porte-parole l’espace d’un moment.ils tirent leur force de sacrifices sanglants organisés par les prêtes de chaque tribu.
Passé en Amérique, ce culte a évalué dans le secret des rassemblements nocturnes des nègres marrons. Certains traits ancestraux ont subsisté, tandis que d’autres ont changé sous l’influence notamment du catholicisme. Ainsi, à Haïti, sous le nom de «vaudou», les descendants des esclaves perpétuent la religion africaine de leurs ancêtres dans le cadre d’initiations spéctaculaires.au Brésil, le syncrétisme entre les traditions noires africaines, le catholicisme et le spiritisme a donné naissance à la macumba qui possède également ses confréries d’initiés.
C’est aussi le cas à Cuba ou une religion secrète perpétuée par les peuples du Calabar a acquis un rôle semblable à celui de la franc-maçonnerie européenne…
Dans les terreiros de la macumba
La macumba est un terme générique qui regroupe différents cultes brésiliens dont le plus important est le candomblé pratiqué à Bahia. Proches du vaudou, ces croyances Afro-Brésiliennes vénèrent elles aussi un dieu suprême, Olorun, mais on y rend également un culte à des divinités inférieures, les orixa, qui portent des noms africains auxquels se sont superposés des patronymes catholiques : Notre-Dame des navigateurs, Saint Antoine ou même Jésus.
La Macumba se divise en deux branches, l'Umbanda (magie blanche) et la Quimbanda (magie noire). L'Umbanda est surtout inspirée du spiritisme selon Kardec. Elle concerne, bien sur, ce qu'on retrouve en Magie dite blanche : guérison, protection etc... Dans le but d'aidé la communauté.
La Quimbanda est une magie sexuelle, qui cherche d'avantage les pouvoirs psychiques et la domination sur les autres. Elle est aussi moins superstitieuse, peut être plus "pure" au niveau occulte. Aussi mal vue que le Tantrisme pouvait l'être en Inde, cette Magie est plus discrète, moins connue car persécutée.
Les cérémonies ont lieu dans des temples appelés les terreiros. Entourés de palissades, ils sont le domaine des ministres du sacré, les pères ou mères des Saints.ces derniers sont assistés de danseurs et de médiums qui constituent une confrérie dont la majorité des membres sont des femmes. Intégrer ce groupe d’initiés requiert d’avoir été choisi par un esprit. L’élu(e) doit encore affronter les épreuves de l’initiation.
Après avoir pris contact avec un prêtre, il lui faut s’isoler de nombreuses semaines dans un terreiro ou il apprendra les prières, les rites et l’art d’entrer en transe, jusqu’au jour de la première possession qui authentifiera sa qualité d’initié. L’adepte doit enfin être béni dans une église catholique avant de rentrer dans son foyer.il devient dès lors attaché à un père ou de la mère des Saints. Cette société initiatique joue un rôle primordial, car elle fait le lien entre le monde des hommes et celui des dieux ou des ancêtres.
Un ciment de l’ordre social
Au fil des années, la macumba ou le vaudou ont été amenés à jouer le rôle de relais entre une société civile encore balbutiante et les autorités. Un discours politique n’est souvent crédible que s’il est légitimé par les dignitaires religieux. Plus étonnant encore, ces cultes sont devenus des éléments indispensables de stabilité sociale.
Les pouvoirs politiques brésiliens ont bien recherché à plusieurs reprises à fermer certains terreiros, jugés dangereux ou contestataires, mais ils ont du y renoncer à la demande des médecins qui voyaient se multiplier le nombre de patients souffrant de troubles mentaux, qui, en temps normal, s’en seraient remis aux esprits !il semble que les conditions d’apparition dramatiques de ces cultes initiatiques et des confréries qui les servent les aient rendus pour toujours indissociables des sociétés afro-américaines dans lesquelles ils sont partie intégrante.
Cela ne les empêche pas de connaitre un essor en dehors de leurs frontières ; le vaudou est désormais pratiqué aux États-Unis non seulement par des migrants noirs mais aussi par de jeunes blancs convertis. Certains sites internet proposent même aujourd’hui une initiation en ligne…
Écrit par Talassa Lundi, 10 Août 2009
http://www.talassa.org/index.php?option=com_content&view;=article&id;=230:les-pretres-sorciers-du-vaudou-et-de-la-macumba&catid;=36:religion |
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 | Sujet: Re: LA SORCELLERIE Mar 8 Sep - 19:55 | |
| Massacre de Vaux-le-Pénil : un quadruple assassinat sur fond de rituel vaudou
Le 16 septembre 1995, toute une famille, Donald Davila, sa compagne Stéphanie Sané, leurs deux enfants Donald Junior et Donatella, âgés de 3 et 2 ans, sont massacrés au coupe-coupe dans leur maison de Vaux-le-Pénil. En l’absence de cadavres, on croit d’abord à une fugue puis à la séquestration dans une secte. Les corps seront finalement retrouvés un an plus tard et trois suspects seront alors arrêtés. L’un d’eux, Edgard Boulai, un Antillais de 44 ans, comparaît actuellement devant les Assises de Melun. Il plaide non coupable. La République Publié le: 12 juin 2000 Au quatrième jour d’un procès qui s’annonce comme le plus long qu’ait connu la Cour d’Assises de Melun (8 jours pleins), la cause d’ Edgard Boulai, semble de plus en plus difficile à tenir. L’accusé du quadruple assassinat de Vaux-le-Pénil en septembre 95 s’accroche en effet toujours à sa version: la famille Davila l’aurait quitté au matin du dimanche 17 septembre pour rejoindre une secte en lui confiant les clefs de la maison. Une thèse que semblent réfuter autant certains faits précis que l’ensemble des témoins cités jusqu’à présent par la partie civile. A tel point que chacun se demande déjà comment l’avocate de la défense, maître Aude Lequerre-Derbise, va pouvoir argumenter le «non coupable» de son client, lorsqu’elle entrera en action. Ouvert mardi dernier, le procès n’a réellement commencé qu’avec le témoignage saisissant du commandant de police, Brigitte Carré de Lusancay. A la barre durant près d’une heure, la responsable de l’enquête de police a méticuleusement détaillé le lent travail de fourmi qui a permis de recoller les morceaux épars du puzzle macabre découvert un an après les faits: l’exhumation des quatre corps dans le terrain en septembre 96 qui a permis la mise en examen et le placement en détention d’Edgard Boulai, de sa maîtresse, le docteur Monique Binard, et d’un «ami» au rôle toujours très confus, Serge Roland Euranie (ces deux derniers ont été libérés après quatre mois de préventive). En complète contradiction avec la thèse d’Edgard Boulai, l’enquêtrice s’est notamment appliquée à évoquer les dernières heures de la famille Davila (lire ci-dessous) en citant les nombreux recoupements obtenus au fil de l’enquête. Elle a en outre teinté son récit des ombres menaçantes de liturgie vaudou qui semblent planer sur toute cette affaire. Boulai, né en 1956 à Basse-Pointe en Martinique, est en effet très imprégné de culture vaudou et semble en proie à des croyances obsédantes proches de la sorcellerie et de la magie noire qui pourraient être en rapport avec les terreurs et les phobies dont il est lui-même victime. Boulai coupable idéal? Au fil des débats, l’accusé apparaît comme un être fruste disposant d’un vocabulaire particulièrement modeste. Un fort accent créole, la «patate chaude», rend difficile la compréhension de ses paroles qui de toute façon restent évasives et souvent frappées d’amnésie. Son impressionnante stature se voûte pour mieux s’approcher du micro. Boulai semble calme, détendu parfois presque étranger aux évocations, même les plus douloureuses. De l’avis de ceux qui l’ont connu, le sevrage d’alcool consécutif à sa détention lui a permis de «désenfler» et de retrouver sa carrure athlétique normale. Reste ce regard - «impressionnant» diront tous les témoins... «que l’on ne peut pas soutenir!» - qui apparemment n’a pas contribué à le rendre sympathique à son entourage d’avant les faits, fut-il occasionnel. Là encore, la réputation d’Edgard Boulai, n’est pas flatteuse. Un «embrouilleur», un «trouble-fête», un «violent»...un «psychopathe asocial» dira l’expert psychiatre dans un portrait sans originalité. Boulai, l’antipathique de service qui ne peut et ne doit pas être le coupable idéal aux yeux des jurés. Tout le travail de la défense portera sur cette question. Mais avec quels arguments? Sur leur terrain de Vaux-le-Pénil Les dernières heures d’une famille Ce soir du 16 septembre 1995, rien ne laisse vraiment supposer que les membres de la famille Davila vivent leurs heures ultimes. C’est ce jour-là que leurs amis les verront pour la dernière fois par plusieurs amis Le film des événements peut commencer le vendredi 15 septembre 1995. Ce jour-là, Donald Davila a aidé l’un de ses copains, Alain Isabel, à livrer du bois jusque vers 19h30. En soirée, Donald à qui l’on a proposé de remplacer le bassiste du groupe melunais Raïness, à la «Fête de l’Huma», décide finalement de s’y rendre, mais simplement en spectateur. Il emmène toute sa famille. Le lendemain, Stéphanie est à son poste au lycée Jacques-Amyot. Elle raconte sa soirée. Elle quitte son service à 14h30 et une demi-heure plus tard, elle est chez elle. Outre sa petite famille, elle y retrouve plusieurs amis occupés à papoter. Boulai est là également. En début d’après-midi, il est passé prendre Monique Binart à la sortie de son cabinet médical. Tous deux iront porter un autoradio en réparation chez «Marinelli» vers 17 heures. Tout à coup une dispute éclate entre Edgard et Donald. Rien de bien méchant. L’après-midi passe et la maisonnée se vide peu à peu des amis. Vers 20 heures, une voisine installée sur sa terrasse, entend une violente dispute entre deux hommes. Elle identifie au moins la voix de son voisin Donald. Après dix minutes environ, elle entend des claquements de portières puis le silence revient. Une autre voisine confirme la dispute, mais celle-ci ajoute qu’elle voit E. Boulai, furieux, quitter le terrain et monter dans son véhicule qui refuse de démarrer. Il en ressort plusieurs fois pour vérifier le moteur, faisant claquer portière et capot, puis finalement, réussit à partir. Monique Binard est présente ce soir-là sur le terrain, si l’on en croit ses premières dépositions (à la police et au juge d’instruction) sur lesquelles elle revient maintenant, elle dit être séquestrée dans un cabanon. Elle dit aussi qu’endormie, elle croit entendre «des cris de bête blessée, saccadés et inhabituels». Elle renouvellera la version en parlant de «cris d’animaux que l’on égorge». Elle est terrorisée en pensant à la machette que possède Boulai. Elle craint pour sa vie. Le lendemain, le dimanche 17, elle rentre chez elle et Boulai est aperçu revenant tout seul, en début d’après-midi. Plusieurs visiteurs successifs le découvriront au cours de cet après-midi, affalé sur le canapé, très fatigué et très sale. Personne ne reverra plus vivant aucun des membres de la famille Davila. Dès le lundi Edgard Boulai entame la procédure de changement d’adresse. Les corps ne seront retrouvés qu’un an après, le 23 septembre 96. Alors et alors seulement, on envisagera l’assassinat. L’ombre vaudou Ti mouchoir et vaudou main gauche Comme pour en rajouter à l‘horreur des faits, une ombre pèse sur ce procès: celle du vaudou. Cette croyance animiste venue d’Afrique de l’Ouest et largement répandue dans les Caraïbes s’apparente à la sorcellerie et à la magie noire, même si, par certaines composantes, elle puise ses origines dans un dévoiement du christianisme. Boulai semble particulièrement imprégné de cette culture vaudou. L’un de ses amis, un certain Wilfrid, d’origine haïtienne, installé aujourd’hui au Canada, lui servait de gourou. C’est à Wilfrid que Boulai demande un «mouchoir» capable de «faire un travail», ce qui en jargon vaudou signifie qu’il doit être envoûté. Boulai réclame ce mouchoir pour s’en servir comme philtre d’amour et pouvoir «contrôler les femmes». Il recevra le mouchoir accompagné d’un petit mot: «Je t’envoie le mouchoir, il s’appelle ti-Marie et sa marraine est Monique». Une cinquantaine de coups de téléphone seront enregistrés entre les deux hommes dans les semaines qui précèdent le drame. Vaudou encore avec la présence de poules noires dans le poulailler que Boulai installe à Vaux-le-Pénil, une fois qu’il prend possession de la maison. Lorsqu’il coule une dalle de béton dans le cabanon en bois, il prend soin d’y noyer le cadavre d’un rat. Boulai saoule les coqs. De même, le jour de la découverte des corps de la famille Davila, le 23 septembre 1996, Boulai, encadré par les policiers, aperçoit le cadavre de l’une de ses poules noires: il réclame avec empressement de pouvoir l’enterrer aussitôt. Quelques minutes plus tard, la pelleteuse s’approche du tas de terre et de détritus où sont encore enfouis les corps, juste derrière la maison. Boulai change littéralement de couleur et transpire. Le cadavre de la petite Donatella sera le premier à apparaître au côté de son jeune frère. En dessous, sous un matelas, les parents. Au-dessus des cadavres, il y a des restes d’animaux, des plumes blanches mêlées à la terre. Sur les corps, on devine encore les traces de machette qui ont causé la mort: Stéphanie a été égorgée, Donald éventré et les deux enfants ont eu la tête fracassée. Dans la maison, les policiers découvrent un masque rituel. Les habitués sont formels, ce masque n’était pas là du temps des Davila. On parle de Papa Hogu, une sorte d’esprit que l’on calme avec des armes blanches. Dans son témoignage, le capitaine de police, Béatrice Mouras, évoquera aussi ces petits pots pour bébé, ouverts, qui sont encore dans la maison du drame un an après. Une nourriture posthume que l’on laisse aux esprits des enfants pour ne pas qu’il vienne persécuter les vivants.
http://www.larepublique.com/news/fullstory.php/aid/795/Massacre_de_Vaux-le-P_E9nil_:_un_quadruple_assassinat_sur_fond_de_rituel_vaudou.html |
|  | | liliane Admin
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 | Sujet: Re: LA SORCELLERIE Mer 9 Sep - 9:58 | |
| LES SORCIERES DE SALEM
Durant l'hiver glacial de 1691/1692, Betty Parris et Abigail Williams, respectivement fille et nièce du révérend Samuel Parris, se mettent à agir d'une curieuse manière : elles parlent une langue inconnue, se cachent, traînent des pieds en marchant. Les médecins consultés ne parviennent pas à identifier le problème ; l'un d'eux conclut même à une possession satanique. En réalité, ces jeunes filles avaient tout simplement mangé du pain de seigle moisi. Or le seigle produit un champignon, appelé ergot de seigle (du aux mauvaises récoltes de cette année là), qui provoque des effets psychoactifs. C'est d'ailleurs à partir de l'ergot de seigle que le professeur Albert Hofmann créa la molécule de synthèse qui devint le LSD. Au XVIIe siècle, l'église catholique prétendait que la sorcellerie était le pire de tous les pêchés. Elle était le fruit d'un pacte avec le diable. Les pasteurs protestants, pour leur part, rendaient Satan responsable de tout phénomène surnaturel. On croyait donc, à cet époque, que les symptômes comme les crises de nerfs, les convulsions et le délire auxquels on ne trouvait aucune explication médicale, étaient l'oeuvre de sorcières agissant au nom du prince des ténèbres. 1692, une véritable chasse aux sorcières a commencé dans un village de la Nouvelle-Angleterre appelé Salem. Parris et les autres notables de la ville pressent Betty et Abigail, puis les autres jeunes filles atteintes de manière identique, Ann Putnam, Betty Hubbard, Mercy Lewis, Susannah Sheldon, Mercy Short, et Mary Warren, de nommer ceux qui les ont maudites. Les jeunes filles se décident alors à donner des noms. Les trois premières femmes accusées sont Sarah Good, Sarah Osborne et Tituba. Sarah Good est une mendiante, fille déshéritée d'une aubergiste française qui s'était donnée la mort quand Sarah était adolescente, une femme louche : elle murmure quand on lui donne de la nourriture. Sarah Osborne est une vieille femme, alitée, qui a mérité la réprobation générale en captant l'héritage des enfants de son premier mari pour le remettre à son nouvel époux. Quant à Tituba, c'est l'esclave barbadienne (ou Ashantis) de Samuel Parris. Tituba est née à La Barbade, d'une mère esclave violée par un marin. À cause de cela, sa mère ne l'aime pas et elle devient la fille spirituelle de Man Yaya, une guérisseuse. Elle rencontrera et épousera John Indien, ce qui l'entraînera jusqu'à Boston puis à Salem . La maison de Rebecca Nurse Les trois femmes sont officiellement accusées de sorcellerie le 1er mars 1692 et mises en prison. D'autres accusations suivent : Dorcas Good (la fillette de Sarah Good, âgée de 4 ans), Rebecca Nurse (une grand-mère malade et pieuse), Abigail Hobbs, Deliverance Hobbs, Martha Corey, ainsi qu'Elizabeth et John Proctor. Les prisons se remplissent progressivement et un nouveau problème surgit : sans forme légitime de gouvernement, les accusés ne peuvent être jugés. Ainsi, aucun procès n'a lieu avant la fin mai 1692, lorsque le gouverneur Phips arrive et institue une Court of Oyer and Terminer (to « hear and determine », entendre et décider). Sarah Osborn est déjà morte en prison sans avoir été jugée, Sarah Good a accouché d'une petite fille, plusieurs autres accusés sont malades. Environ 80 personnes attendent leur procès dans les geôles. Pendant l'été, la cour est en session une fois par mois. Une seule accusée est relâchée, après que les jeunes accusatrices se rétractent à son sujet. Tous les procès se terminent par la condamnation à mort de l'accusé pour sorcellerie, aucun acquittement n'est prononcé. Seuls ceux qui plaident coupable et dénoncent d'autres suspects évitent l'exécution capitale. Elizabeth Proctor, et au moins une autre femme, bénéficient d'un sursis à exécution « parce qu'elles sont grosses » (« for the belly », enceintes) : quoique condamnées, elles ne seront pendues qu'après la naissance de leur enfant. Une série de quatre exécutions a lieu au cours de l'été, avec la pendaison de 19 personnes, au nombre desquelles : un ministre du culte respecté, un ancien policier qui a refusé d'arrêter davantage de prétendues sorcières, et trois personnes disposant d'une certaine fortune. 6 des 19 victimes sont des hommes ; la plupart des autres sont de vieilles femmes misérables. Une seule des mises à mort ne s'accomplit pas par pendaison. Giles Corey, un fermier âgé de 80 ans, refuse de se défendre en justice. La loi prévoit dans ce cas l'application d'une forme de torture dénommée peine forte et dure, consistant à empiler une à une de larges pierres sur la poitrine du prévenu, jusqu'à l'écrasement ; après trois jours d'atroces douleurs, Corey meurt en persistant dans son refus de se défendre. On a pu croire de manière erronée que Corey refusait de se défendre devant la cour pour éviter la confiscation de ses biens par l'État : en fait, les confiscations n'étaient pas systématiques et intervenaient le plus souvent avant le procès et la condamnation. On pense maintenant que l'attitude de Corey s'explique par le caractère buté et procédurier du vieil homme, qui se savait condamné d'avance. La terre souffre autant que les hommes. Les bêtes ne sont plus soignées, les récoltes sont laissées à l'abandon. Des accusés prennent la fuite vers New York ou au-delà pour échapper à l'arrestation. Les scieries sont vides, leurs propriétaires disparus ou perturbés, leurs employés badaudant devant les prisons, participant aux réunions communautaires, ou eux-mêmes arrêtés. Le commerce ralentit fortement. Les procès en sorcellerie s'achèvent finalement en octobre 1692, les accusés sont progressivement mis en liberté jusqu'au printemps suivant. Officiellement, le gouverneur royal du Massachusetts, Sir William Phips, met un terme à la procédure après l'appel formé par le clergé bostonien mené par Increase Mather. Celui-ci publie un « Cases of Conscience Concerning Evil Spirits » (Cas de conscience regardant les esprits maléfiques) le 3 octobre 1692, ouvrage qui contient notamment la phrase suivante : « Il apparaît préférable que dix sorcières suspectées puissent échapper, plutôt qu'une personne innocente soit condamnée » (It were better that Ten Suspected Witches should escape, than that the Innocent Person should be Condemned). Maison dans laquelle se tenaient les procès pour sorcellerie; elle est la seule structure se tenant toujours à Salem se reliant directement aux épreuves des sorcières de 1692. Quand vint l'interrogation de Tituba, par contre, ce fut une toute autre histoire. Voici un extrait:
" Le magistrat lui demande: qui tourmente ces enfants?
~ Le Diable, pour ce que je sais.
~Avez vous déjà vu le Diable?
~ Le Diable est venu me trouver et m'a demandé de le servir pendant six ans "
Elle confessa par la suite qu'un grand homme aux cheveux blancs, tout de noir vêtu, lui était apparu à plusieurs reprises. Il lui avait dit qu'il était Dieu, qu'elle devait croire en lui et le servir pendant six années durant et il lui donnerait plein de jolies choses. Il lui avait montré un livre dans lequel elle avait fait une marque avec du sang rouge qui n'était pas le sien. Il y avait beaucoup d'autres marques dans le livre, des rouges et des jaunes, et l'homme lui avait dit qu'il y avait celle de Sarah Good et Sarah Osborne.» Les preuves étaient irréfutables; Tituba avait bel et bien fait un pacte avec le Diable. Au fil des ans, des excuses ont été offertes aux familles des ceux et celles qui ont été pendus et à ceux qui avaient été accusés et emprisonnés, une indemnité fut d'ailleurs versée aux unes et aux autres. Depuis, ces événements tiennent une grande place dans l'imaginaire des habitants du Massachusetts et des américains en général, l'affaire a été scrutée et analysée sous tous ses angles et le temps leur a donné une proportion plus grande encore. Les résidents de Salem ont exploité le phénomène, jusqu'à surnommer leur ville ; La Ville des Sorcières. De fait, lorsqu'on se promène au centre-ville de Salem, le Salem witche Museum côtoie le Witch Dungeon, The Witche house, le Salem Wax Museum et une bonne d'autre dizaines d'autres du même genre, sans compter les Dracula's Castle et autres Salem's Museum of Myth and Monsters. La plupart sont intéressants, relatant les événements de Salem ou la petite histoire de la magie, de la sorcellerie ou des autres phénomènes terrifiants, présentant parfois des exhibits originaux. Mais, il faut aussi le dire, d'autre tiennes aussi de la simple boutique de souvenirs ! |
|  | | liliane Admin
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 | Sujet: Re: LA SORCELLERIE Mer 9 Sep - 10:18 | |
| Les sorcières de Salem ont inspiré l'art et la littérature
Les procès des sorcières de Salem ne sont qu'une infime partie dans l'histoire de la sorcellerie. Effectivement, on retrouve de la sorcellerie dans la préhistoire, dans l'antiquité avec la naissance de l'écriture qui aura permis la gravure de rituels magiques sur la pierre. Au Moyen-Âge, où les principes de la sorcellerie trouvaient leurs racines dans la civilisation celtique, en Europe, à la renaissance...
Seulement, l'épisode des sorcières de Salem est l'un des plus célèbres car il existe d'amples adaptations dans la littérature de cet épisode dont le début est marqué par Nathaniel Hawthorne, vers le milieu du XVIIIème siècle et qui continue ensuite avec l'influence du Maccarthysme au XXème siècle.
La plupart des adaptations cinématographiques se sont faites au début du XXème siècle, ce qui est normal car l'apparition du cinéma est alors récente.
"La marque du diable" de T.H. MATTESON
Dans la peinture, l'adaptation de cet événement s'est plutôt effectué vers la fin du XlXème siècle; toutefois la plupart de ses peintures sont de peintres anonymes. La Renaissance italienne ayant largement diffusé des images de nudités parfaites, débarrassées de l'idée du péché, liant perfection physique et beauté intérieure, une réaction chrétienne, particulièrement forte chez les germaniques, lie la nudité féminine au thème du mal et de la destruction. La mort, la vieillesse, la femme, la sexualité, sont des thèmes qui s'entrelacent. Chez GRIEN en particulier, l'érotisme et le macabre se mêlent dans ses nombreuses représentations de sorcières, pour donner une vision cauchemardesque de la sexualité en général et de la femme en particulier. Ces images abondamment diffusées forgèrent le mythe de la sorcière vieille, laide puante ou diaboliquement belle, tentatrice et lubrique.
Le martyr de Salem, par Thomas Slatterwhite Noble
La chasse aux sorcières s'éteint progressivement à partir du XVIIème -XVIIIème siècle ; le regard de la société change. La sorcière n'est plus vue de la même manière : elle ne fait plus peur. Incontestablement, durant les événements de Sorcellerie qui se passèrent à Salem, la sorcière avait une image maléfique et on lui prêtait un lien avec le diable. A l'époque, on désignait comme sorcière "des vieilles femmes aigries aux mentons et genoux presque soudés par l'âge, le dos arqué, clopinant sur un bâton, l'œil creux, édenté, le visage raviné, les membres agités de tremblements, marmonnent dans les rues". Aujourd'hui, que ce soit au cinéma ou dans la littérature la sorcière a une image "magique". En outre, les soi-disant sorcières de l'époque, nous sont désormais connues comme des personnes extralucides, des homéopathes ou des herboristes. Avec le temps, on réalise que le phénomène des sorcières n'est qu'invention du gouvernement et les histoires qui s'y rapportent, telles de voyager sur un balai, ne sont imaginaires. Si les vraies sorcières avaient existé, elles auraient pu échapper au bûcher ou à la pendaison par quelques tours ?
http://www.premiumwanadoo.com/renard/travaux/TPE/L/Salem/3ArtLit.htm
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|  | | liliane Admin
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 | Sujet: Re: LA SORCELLERIE Mer 9 Sep - 12:41 | |
| Pièce de théâtre d'Arthur MILLER "The crucible" ou "La chasse aux sorcières" - 1952
La première a été jouée à Broadway le 22 janvier 1953. Les critiques de la première production étaient hostiles, mais un an plus tard, une nouvelle production remporta un grand succès et la pièce est devenue un classique. Aujourd'hui cette œuvre est souvent étudiée dans les lycées et universités.
Traduite et adaptée en français, par Marcel Aymé elle a été représentée pour la première fois à Paris au Théâtre Sarah Bernhardt le 16 décembre 1954.
Mise en scène Raymond Rouleau Scénographie Lila de Nobili Costumes Lila de Nobili
Denise Clair (Ann Putnam) Nicole Courcel (Abigail Williams) Marguerite Coutant-Lambert (Rebecca Nurse) Henri Crémieux (Révérend Parris) Danièle Lebrun (Mary Walcotts) Darling Legitimus (Tituba) Raoul Marco (Thomas Putnam) Pierre Mondy (Révérend John Hale) Yves Montand (John Proctor) Robert Moor (Francis Nurse) Maurice Nasil (Judge Hathorne) Simone Signoret (Elisabeth Proctor)
Abigaïl Williams, une jeune femme de Salem, est servante chez d'honnêtes fermiers, les Proctor. Très vite, Abigaïl devient amoureuse de John Proctor qui en fait sa maîtresse. Élisabeth, sa femme, découvre leur relation et chasse Abigaïl de la maison. Un soir, un petit groupe de jeunes filles, dirigé par Abigaïl, est découvert par le révérend Parris, oncle de cette dernière, dansant dans la forêt.
La rumeur de sorcellerie se répand très vite dans le village. Abigaïl, profitant de la situation pour se venger d'Élisabeth Proctor et récupérer son amant, met en branle, malgré elle, une impitoyable machine judiciaire.
C’est ici que le rideau se lève. Très vite, le spectateur est plongé dans un univers puritain où un complot d’adolescentes va mener tout un village vers l’hystérie religieuse. En effet, le révérend Parris va faire appel à un confrère spécialisé, le révérend John Hale, pour l’aider à démystifier le mal qui s’acharne sur certaines adolescentes du village, dont sa propre fille Betty. Deux clans vont s’affronter : celui du Révérend Parris et de ses complices, qui croient à la sorcellerie, et le clan de John Proctor et de ses alliés, qui tentent de prouver le contraire.
Différences avec l'histoire réelle : Arthur MILLER a inséré une histoire d'amour entre la servante Abigaïl et son maître John PROCTOR, le reste du scénario en découle : Elisabeth surprend son père et chasse la servante. Pour ce venger, celle-ci se livre avec quelques fillettes de Salem à des pratiques de sorcellerie. Surprise, elle se prétend elle même victime de sorcières. La cour de justice envoie à la potence toutes les personnes dénoncées par les fillettes qu'Abigaïl tient en son pouvoir. Le film tiré de cette pièce reçut une nomination dans la catégorie du meilleur scénario pour les Academy Awards ! Il fut tourné en 1995 par Nicholas HYTNER, réalisateur américain connu pour le film "le dernier des mohicans", les images sont d'Andrew DUMN et la musique est dirigée par George FENTON. Ce film de Nicholas Hytner met en relief le caractère profondément puritain de la communauté de Salem. Bénéficiant d'un rythme soutenu, le film est superbement mis en valeur par le jeu des acteurs Daniel Day Lewis (John Proctor), Winona Ryder (Abigail Williams) Bruce Davidson (Révérend Parris), Paul Scofield (Juge Thomas Danforth)... Le sénario : Une nuit, sous l'autorité dune femme noire, quelques jeunes filles se rassemblent secrètement dans une clairière autour d'une marmite bouillonnante. Elles dansent, entrent en transe, et certaines se déshabillent. L'une d'elles, Abigail Williams, se macule le visage de sang et maudit la femme d'un dénommé John Proctor. Celui-ci a eu une brève aventure avec Abigail mais, devant les soupçons de sa femme Elizabeth (Joan Allen), Il a rapidement rompu. Après l'épisode de la clairière, Abigail tente de reconquérir John, en vain. Alarmées par l'état de santé de deux des participantes de cette étrange réunion, les autorités locales font appel au Révérend Hale, qui obtient des aveux de sorcellerie de la part de la femme noire. Abigail et les autres participantes en profitent pour dénoncer d'autres femmes, entraînant une véritable hystérie collective. Le juge mène l'enquête et les têtes commencent à tomber. Pour se venger de John, Abigail accuse Elizabeth, ce qui oblige John à avouer qu'il a commis le péché d'adultère Par cette pièce écrite en 1953, alors que le maccarthisme sévissait, Arthur Miller a voulu dénoncer la chasse faite aux communistes et aux intellectuels par le gouvernement américain. Mais, plus largement, c'est la facilité avec laquelle les gens sont prêts à croire l'incroyable qui est dénoncée ici.
Une adaptation franco allemande a été réalisée par Raymond Roulaud en 1956
Auteurs & scénaristes : Arthur Miller (d'après sa pièce 'The Crucible') et Jean-Paul Sartre avec : Simone Signoret (Elisabeth Proctor), Yves Montand (John Proctor), Jean Debucourt (Révérend Paris), Alfred Adam (Thomas Putnam), Pierre Larquey (Francis Nurse), Mylène Demongeot (Abigail Williams), Jean Gaven (Peter Corey), Jeanne Fusier-Gir (Martha Corey), Françoise Lugagne (Jane Putnam), Coutan-Lambert (Rebecca Nurse)
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