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 ALAIN BASHUNG

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liliane
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MessageSujet: Re: ALAIN BASHUNG   Mar 24 Nov - 15:27

Son grand coffret aux trésors




Alain Bashung a commencé sa carrière en enfilant des 45 tours sans trop d’intérêt. Il errait sur les plateaux télés ou en 1ère partie de Claude François en roucoulant façon Mike Brant des sérénades bancales. Il a fini sa carrière sur le toit de la chanson française. Seul ou presque.

C’est cet étrange parcours que nous racontons dans les 27 CDs de « A perte de vue ». On y déroule le fil de son œuvre depuis son 1er album officiel, « Roman photos », jusqu’à son dernier live, « Un dimanche à l’Elysée », enregistré en grande partie lors de son ultime concert.

Alain disait souvent « J’ai un étrange destin ». Ce destin, en courbes et en circonvolutions, en lignes brisées et en radicalité pure, il se l’est forgé. Il l’a voulu. Il l’a bâti. Seul ou presque.

Deux camarades de jeux de mots jalonnent sa vie : Boris Bergman, l’homme de Gaby, de Vertige, le copain des 1ers succès, et Jean Fauque, le faux vrai-frère qui lui a offert Joséphine, La nuit je mens, Ma petite entreprise et autres pépites.

Alain aimait la musique, le cinéma, les polars et les pin-up. Alain détestait se répéter. « Il est interdit de faire deux fois la même chose ».

De l’after punk de ses débuts, des virées en synthétiseurs façon Prophet, en passant par la cold wave, les œillades nashvilliennes, les étreintes symphoniques et le dernier souffle folk, Alain Bashung en 13 albums studios, et 2 albums en duo avec Chloé, a eu mille vies.

Impossible d’omettre les Live : de la furie de 85 aux dentelles métalliques de 2009. On lit la correspondance énamourée d’un chanteur et de son public.

Et puis les pépites, ces petites histoires par le bout de la lorgnette, les coins de rideaux levés qui permettent d’y voir plus clair : 2 CD d’instrumentaux et 3 CD d’inédits (La fille de la maison des dunes, La foule…), de raretés (Des versions acoustiques, des live TV), de duos (avec Françoise Hardy, les Pogues, Daniel Darc, les Dionysos, Arman Méliés…) de démos (Osez Joséphine, Ma petite entreprise…).

Alain a défié la chute jusqu’au bout avec une dignité folle.

A ce jeu, et avec des armes inégales, il n’aura pas tout à fait perdu.

Il reste une œuvre qui balaie 3 décennies. Elle est faite de sang et de larmes, de fous rires et de tendresse, de colère rentrée et de stridences. Elle dessine sur les histoires intimes, des paysages de lacs et de montagnes qui rebondissent loin.

A perte de vue.


Description
Ce coffret contient :

12 Albums studio

Roman photos
Roulette russe
Pizza
Play blessures
Figure imposée
Passé le Rio Grande
Novice
Osez Joséphine
Chatterton
Fantaisie militaire
L’imprudence
Bleu pétrole

5 Albums live
Live tour (85)
Tour novice (92)
Confessions publiques (2CD - 95)
La tournée des grands espaces (2CD - 04)
Un dimanche à L’Elysée (2CD - 09)

2 albums en duo avec Chloé Mons
Le cantique des cantiques
La ballade de Calamity Jane

2 albums d’instrumentaux
Près de 30 titres sur 2 CD dont :
- Toutes les musiques de films (Nestor Burma, Le cimetière des voitures, Ma petite entreprise)
- Toutes les faces B
- Des versions instrumentales de l’imprudence, Bleu pétrole, Fantaisie militaire

3 albums de raretés- reprises – duos – inédits
Plus de 60 titres sur 3 CDs...



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MessageSujet: Re: ALAIN BASHUNG   Dim 29 Nov - 0:08

A PERTE DE VUE



Un an après les spectacles, sortent aujourd'hui dans les bacs un double CD live d'Alain Bashung,
« Dimanches à L'Elysée », et un DVD live enregistré à l'Olympia.
Rencontre avec Jean Fauque, le parolier des tubes du chanteur,
qui raconte le Bashung qu'il a connu.
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MessageSujet: Re: ALAIN BASHUNG   Jeu 3 Déc - 19:38

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Bashung , dernières nouvelles des étoiles





Bashung revient d’outre-tombe pour une adaptation scénique de L’Homme à tête de chou de Gainsbourg.
Il en avait enregistré les textes avant sa mort en mars dernier.

Le 03 décembre 2009 - par Marc Besse

Le rideau noir se lève. Eclairage crépusculaire.

Sur le devant de la scène, une chaise vide. C’est Alain Bashung qui aurait dû s’y asseoir.

Le chorégraphe Jean-Claude Gallotta l’avait convaincu de jouer le rôle du conteurchanteur dans cette adaptation chorégraphiée du disque culte de Gainsbourg, L’Homme à tête de chou.

Après plusieurs entrevues à Grenoble où la création prenait corps, Bashung avait finalement accepté ce rôle de narrateur, d’interprète vocal, observateur et acteur de cette véritable pièce de danse. Le destin en a décidé autrement.


“Pendant toute la préparation du spectacle, j’ai pensé qu’Alain tiendrait le coup jusqu’aux représentations et qu’il serait parmi nous, raconte Jean-Claude Gallotta.

Sa disparition a failli tout remettre en cause. Il a fallu que je réadapte le circuit de cette chaise, que je lui donne une nouvelle vie pour qu’elle continue à servir de repère dans la chorégraphie et qu’elle porte un nouveau sens.”


Impossible d’y faire asseoir un figurant. Alors il en a fait un outil de mémoire, un alibi pour matérialiser une absence. Une double absence même.


Quatorze danseurs saluent la chaise, selon un rituel bien personnel, comme pour indiquer quel sera son rôle dans ce voyage d’une heure quinze au pays de Marilou.

Les filles sont en Levi’s et soutiens-gorge ; les garçons en pantalons de costard et chemises bleu lavasse. Tenues correctes exigées.

La bande-son fait déjà ses ravages intérieurs. Chic et lubrique, moite et onirique, l’instrumental d’ouverture composé par Alain Bashung et Denis Clavaizolle fait doucement monter la fièvre gainsbourienne dans une petite architecture mêlant clavecins, congas, guitares new-yorkaises, violons et violoncelles évadés d’une musique contemporaine.

Une mise en appétit avant le grand frisson. “Je suis l’homme à tête de chou/moitié légume moitié mec…”

Bashung revient d’outre tombe, Gainsbourg en bouche. C’est le Bashung psalmodiant, le rôdeur de la pop qui est là, celui de L’Imprudence, le ton grave, la langue malaxeuse de verbe, la lèvre prosodique en talk-over.


Les prises de voix datent de la fin 2006 quand, replié dans le studio personnel de Clavaizolle au coeur du Massif central, Bashung avait roulé dans son palais le disque de Gainsbourg, pour voir si l’exercice était dans ses cordes. Il était un peu enrhumé, parfois hésitant.

Μais il n’a jamais voulu revenir sur ses enregistrements : il tenait à la spontanéité, à la fraîcheur primaire, celle de l’interprétation d’un texte “à peine découvert” qu’il avait fini par apprivoiser dans son registre vocal.

“Il venait comme ça, en disant “Bon, j’ai amené les textes, on va voir”, se souvient le producteur Denis Clavaizolle. Il n’avouait pas qu’il travaillait.

Je pense qu’il s’était imprégné du truc chez lui, qu’il les avait lus plein de fois.
Par exemple, la façon dont il s’était approprié Aéroplanes, dès le premier jet, ne trompait pas.

Mais il gardait toujours une modestie, une simplicité incroyable. Il a fait quatre prises par morceau. Il me demandait mon avis, c’était bizarre…

Il était là, de l’autre côté de la vitre, avec sa petite table, son Coca Light et son déca, une clope, ses lunettes de soleil et les textes.
Il me demandait : “Ça va ?”. Je répondais : “Oui, on va peut-être en refaire une petite…” – “On en fait autant que tu veux.”

Il avait toujours cette humilité du chanteur au service du texte, de l’oeuvre et de celui avec qui il travaille.
En fonction des sons, il adaptait sa voix et jouait sa partition de conteur, comme un acteur. Selon les situations, il se mettait vraiment dans la peau du personnage.”

Mi-février 2009, un mois avant que la faucheuse ne toque à sa porte, Bashung avait réuni tous les protagonistes de l’oeuvre (Denis Clavaizolle, Jean Lamoot, Jean-Marc Ghanassia) autour de sa table familiale, villa Poissonnière à Paris, pour définir quel écrin musical tisser autour de son interprétation : entre Steve Reich pour le répétitif, Satie pour la gymnastique, Ravel pour la sensualité, Debussy pour le satin, Mahler pour l’austérité et la tonalité, Captain Beefheart pour la folie des cuivres, John Barry et les Doors dans la vibration des orgues et des clavecins.


Un vrai labyrinthe dont Denis Clavaizolle sera légitimement le maître à jouer jusqu’au bout du projet, post mortem.

“Il me disait : “Parfois, il faut que tu fasses des parties de guitare comme si tu ne savais pas jouer, ou si tu ne savais jouer que depuis six mois…” Il pensait à Lou Reed et au Velvet Underground : il voulait des trucs comme ça, assez primitifs.
J’ai aussi fait des sons de basse très secs. Il voulait qu’on sente l’odeur du bois.”


Tout y est sans exception. Veineux, sensuel et cascadeur, échafaudé comme une véritable pièce musicale où chaque intermède conçu spécialement pour la narration chorégraphique prolonge la relecture de l’oeuvre initiale.

Le puzzle prend forme comme une suite imaginaire et exotique de L’Imprudence. La musique s’installe en tableaux dans de grands espaces, Gainsbourg s’y décline en harmonies spatio- temporelles, la trompette d’Erik Truffaz crapahute sur les cimes et Marilou reggae s’enlace dans les lianes venimeuses de Massive Attack.

La voix de Morgane (Cocoon) file les ingénues libertines sur les deux chansons phare du disque (Ma Lou Marilou et Marilou sous la neige)…


L’extrapolation est totale, libre, rigoureusement débridée, vue de l’extérieur… Dans l’esprit de Gainsbourg finalement.

Conçue comme la BO d’une chorégraphie, elle s’est débarrassée du poids de l’oeuvre originale pour développer un pan de sa charge sensorielle dans une vision musicale.

La scénographie minimaliste et suggestive de Gallotta a endossé l’autre partie, plus figurative. Indissociables, ces deux mises en abyme du son et des corps recomposent L’Homme à tête de chou dans une poésie inédite.


L’Homme à tête de chou Chorégraphie Jean-Claude Gallotta, paroles et musiques originales Serge Gainsbourg dans une version enregistrée pour ce spectacle par Alain Bashung.

Jusqu’au 19 décembre au Théâtre du Rond-Point (Paris VIIIe), puis en tournée dans toute la France jusqu’en juin 2010.

www.gallotta-danse.com

http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/1259829721/article/dernieres-nouvelles-des-etoiles/


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MessageSujet: Re: ALAIN BASHUNG   Lun 28 Déc - 11:05



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France 5 L'air du temps : Alain Bashung Dimanche 3 Janvier 2010.

France 5 propose, dimanche 03 janvier 2010 à 16 heures 11, un volet de la série documentaire réalisée par Jacques Pessis "L'air du temps".





Des chansons qui demeurent présentes dans l'oreille de plusieurs générations sont souvent
liées à une époque et à des événements alors d'actualité.


Alain Bashung

Disparu en 2009, Alain Bashung est passé à la postérité. On découvre ou on redécouvre un amoureux
du rock et de la poésie qui a imposé un style mêlant deux genres, théoriquement incompatibles.
Ses dernières tournées ont été triomphales, il a été couvert d'honneurs,
mais a connu des temps très difficiles : quinze années de vaches maigres.

Voici le parcours de Bashung, raconté ici... Les années 60 où ses disques ne se vendent absolument pas,
et il survit en multipliant les petits boulots, les années 70, où il alterne les hauts et les bas,
les années 80 qui marquent avec ' Gaby ' et ' Osez Joséphine ', le début de son ascension
et de sa consécration.

http://www.france5.fr/programmes/index-fr.php?affnum=010117&prgnum=0&numcase=185&date=03-01-2010&plage=1200-1900


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MessageSujet: Re: ALAIN BASHUNG   Dim 7 Mar - 12:48




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VICTOIRES DE LA MUSIQUE 2010 . ALAIN BASHUNG : HOMMAGE DE JEAN FAUQUE



Alain Bashung, Hommage de Jean Fauque
envoyé par Mikmm. - Regardez d'autres vidéos de musique.


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MessageSujet: Re: ALAIN BASHUNG   Dim 14 Mar - 14:26

14 MARS 2010 ......un an

J'ai dans les bottes des montagnes de questions

Où subsiste encore ton écho

Où subsiste encore ton écho ....



" La nuit , je mens " Live la Tournée des Grands Espaces 2003 Le Bataclan


Alain Bashung - La nuit je mens
envoyé par Quarouble. - Regardez d'autres vidéos de musique.

Album Fantaisie militaire 1998.

La nuit , je mens ...

On m'a vu dans le Vercors
Sauter à l'élastique
Voleur d'amphores
Au fond des criques
J'ai fait la cour à des murènes
J’ai fait l'amour j'ai fait le mort
T'étais pas née

À la station balnéaire
Tu t'es pas fait prier
J'étais gant de crin, geyser
Pour un peu je trempais
Histoire d'eau

La nuit je mens
Je prends des trains à travers la plaine
La nuit je mens
Je m'en lave les mains
J'ai dans les bottes des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho

J'ai fait la saison
Dans cette boîte crânienne
Tes pensées
Je les faisais miennes
T'accaparer seulement t'accaparer
D'estrade en estrade
J'ai fait danser tant de malentendus
Des kilomètres de vie en rose

Un jour au cirque
Un autre à chercher à te plaire
Dresseur de loulous
Dynamiteur d'aqueducs

La nuit je mens
Je prends des trains à travers la plaine
La nuit je mens
Effrontément
J’ai dans les bottes des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho

On m'a vu dans le Vercors
Sauter à l'élastique
Voleur d'amphores
Au fond des criques
J'ai fait la cour à des murènes
J’ai fait l'amour j'ai fait le mort
T'étais pas née

La nuit je mens
Je prends des trains à travers la plaine
La nuit je mens
Je m'en lave les mains
J'ai dans les bottes des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho

La nuit je mens
Je prends des trains à travers la plaine
La nuit je mens
Je m'en lave les mains
J'ai dans les bottes des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho ...



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MessageSujet: Re: ALAIN BASHUNG   Dim 14 Mar - 15:15

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DANDY DES MATINS BLEMES






Bashung, un an après un livre de photos




Il y a un an, Alain Bashung s'éteignait. C'était le 14 mars 2009 et la France gardait de lui les images d'un chanteur affaibli et digne venant cueillir quelques jours plus tôt ses trois Victoires de la musique.

Avec ce Dandy des matins blêmes, Alain Wodrascka et le photographe Pierre Terrasson lui rendent, d'abord, un tendre et nécessaire hommage. Mais ils permettent surtout de se replonger dans les pas loin de 45 ans de sa carrière musicale.


"Je ne crois pas que j'aurais autant apprécié les mots, sans lui", glisse dans un préambule le chanteur Axel Bauer.
Les mots… Ah, oui, il les aimait, lui aussi, l'incandescent Alain. Lui qui, avec sa voix de velours, a chanté ceux des plus grands: Gainsbourg, Fauque, Bergman…

Après un petit détour par son enfance alsacienne, au temps où Alain s'appelait encore Baschung (avec un c), l'ouvrage suit une ligne chronologique.

Évidente et pédagogique. Étirant le fil d'une carrière féconde, faite aussi de plaies et de blessures.

Du succès qui arrive tardivement avec Pizza en 1981 à l'évidence Bleu pétrole, en passant par les expérimentations audacieuses de l'Imprudence.
À défaut d'offrir des textes inédits (le livre compile des extraits d'entretiens divers), ce Dandy est surtout séduisant par son iconographie.


Les photos de Pierre Terrasson, donc, mais aussi Francis Vernhet et Jean-Louis Rancurel, ravivent le charisme sauvage du chanteur.
Sa dégaine rock dans les années 80 (mais qu'il était beau!), assagie, mais vénéneuse plus tard, classieuse à la fin de sa vie. Elles livrent, de bout en bout, l'image que l'on souhaite à jamais garder de lui, celle d'un rocker à l'éternelle élégance.


Pratique : Chez Didier Carpentier Ed.144 pages. 28€
14 / 03 / 2010 La Provence




Le Mot de l'éditeur : Bashung : dandy des matins blêmes

Dandy destroy du rock, Alain Bashung a créé un style nouveau qui a influencé la nouvelle scène.

Avec son charisme déjanté, sa voix écorchée par les excès, ses mélodies inimitables mises en mots par les plus grands paroliers (Boris Bergman, Serge Gainsbourg, Jean Fauque...), Alain Bahung a chanté pendant trente ans la note bleue: cette note fantôme impossible à inscrire sur une partition.

À travers ses nombreux standards empreints d’un rock de velours: «Gaby oh Gaby», «Vertige de l’amour», «Osez Joséphine», «Madame rêve», «Ma Petite Entreprise», «Résidents de la République»..., Bashung a prouvé qu’il savait mieux que quiconque évoquer les matins blêmes, distiller un savoureux désespoir.

Mais avec élégance. Cette élégance dont il faisait preuve, lors de sa dernière tournée, en chantant sur scène malgré la maladie.

Dans ce livre illustré des superbes clichés de Pierre Terrasson – qui a suivi Bashung pendant dix ans – et de Francis Vernhet, nourri de témoignages de proches du chanteur, vous retrouverez, en images et en mots, les différentes étapes de la carrière d’Alain Bashung.

Une discographie et une filmographie accompagnent cet ouvrage.







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MessageSujet: Re: ALAIN BASHUNG   Mer 17 Mar - 23:54



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BONS BAISERS DE BASHUNG



Le DVD

Après l'avoir choisi comme interprète de son premier film, Paule Muret n'ose pas demamder des essais à Alain Bashung.
Alors elle suit , deux jours de Novembre 1990, dans sa tournée et ces sont ces images, inédites que l'on découvre dans le bonus de Rien que des mensonges

On le voit répéter , fumer ( sans cesse ), se maquiller dans sa loge très jeune , très beau , très silencieux , un peu à côté de tout...

Dans un autre séquence superbe , réalisée pour l'émission Cinéma Cinémas , on le découvre sur le point d'embrasser Fanny Ardant pout la première fois .

"D'abord le regard , puis les lèvres et hop tu la fais tourner ! " lui dit la réalisatrice .

" Il faudrait que vous roulliez sur vous même , vous comprenez " lui lance rieuse , sa partenaire ....

Les prises s'accumulent .....

" Alors , c'est comment un baiser de cinéma " lui demande le journaliste :

" C'est pas évident " répond il , très sérieux , en tirant sur sa cigarette " surtout quand on ne veut pas que ce soit vulgaire. " Le démonstratif n'est pas forcément plaisant ...."





C'est l'histoire d'un classique ménage à trois : une femme partagée entre un mari qui renonce à elle et un amant qui, lui , a renoncé à la vie.

La réalisatrice vise le vide à la Antonioni et le frôle , par moments ; lorsqu'elle filme des corps qui s'étreignent sans raison - ni même déraison -dans un Paris scintillant , admirablement saisi par Renato Berta ...

C'est sur le tournage de Riens que des mensonges que Bashung eut l'idée d'une de ses plus belles chansons :Madame Rêve . Réalisé par Paule Muret , le clip , entrecoupé d'extraits du filmest paré d'un charme étrange , entre sophistication et mélancolie .

Pierreb Murat / Télérama

Un DVD Fox Pathé Europa





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MessageSujet: Re: ALAIN BASHUNG   Dim 28 Mar - 16:51

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SALON DU LIVRE 2010

Hommage à Bashung





Qu’est-ce que l’écriture doit au rock ?

Quels liens unissent la scène musicale à la littérature ? L’un, Olivier Cadiot, a écrit notamment pour Alain Bashung. L’autre, Jacques Serena, aurait rêvé de le faire. Tous les deux ne mettent-ils pas du rock dans leurs phrases ?


Mercredi 31 mars| 15 : 00 - 16 : 00 | Pavillon des 30 ans - Théâtre (U89) | Littérature / Grand débat, Les 90 auteurs

http://www.salondulivreparis.com/site/FR/Hommage_a_Bashung_dialogue_CNL,C941,I1313,Zoom-a765e56cc213fdad692c0721fd386416,DisplaymodeRedirect-0.htm?KM_Session=b27f5b2f896dc496cd322e0e
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MessageSujet: Re: ALAIN BASHUNG   Lun 5 Avr - 0:22

Bashung : vertige de la mort !



Auteur de “Bashung(s), une vie”,
Marc Besse revient sur le parcours d’un artiste
hors du commun disparu il y a un an.


Bien qu’il n’ait pas connu son père, Bashung a-t-il eu une enfance heureuse ?
“Ce n’est pas un drame de vivre sans père.
Ce qui est handicapant c’est de n’en connaître strictement rien.
Mais ce qui l’a encore plus fait souffrir, c’est d’apprendre de manière détournée
et non de la bouche des personnes qui auraient dû lui dire,
que celui qu’il croyait être son père n’était pas son père.
Et cela, il l’a appris à 14 ans. A cet âge, on a le sentiment d’avoir été trompé.
Cela marque à vie.
Il a alors reconsidéré cette enfance alsacienne comme une période à effacer,
alors qu’elle n’avait pas été si malheureuse.”

Comment a-t-il découvert la musique ?
“À l’église. Il était enfant de chœur et faisait partie de la chorale.
Puis tout s’est enchaîné : l’harmonica pour Noël en 1952,
des vinyles pour sa communion et la fameuse Lucky 7,
la guitare des Shadows et de Mac Cartney à ses débuts, pour son ‘certif’.”

Pourquoi a-t-il percé tardivement ?
“Le problème de Bashung est qu’il n’a pas de racines musicales françaises.
C’est en écoutant les radios américaines basées en Allemagne
qu’il se forge ses propres racines musicales.
Elles ont pour nom : le rock et le folk.
Or, faire du rock en France au début des années 60,
c’est un parcours de galérien et cela ne rapporte rien.
Il en a conscience et pense, quand il rentre en 1966 chez Philips,
qu’il peut faire du Dylan. Sans succès.
Dans les années 70, il poursuit ses essais.
Et à chaque fois c’est une nouvelle errance, il n’y arrive pas.
Juliette Gréco dit à son sujet :
“Il faut laisser du temps aux gens pour comprendre ce qu’on veut leur donner
et la forme dans laquelle on veut leur donner.”

Le succès de Bashung est donc arrivé au moment où il devait arriver.”

Après le succès de “Gaby”, comment a-t-il réussi à perdurer
alors que de nombreux artistes retombent dans l’anonymat
après avoir réalisé un “tube” ?
“Bashung n’est pas né avec “Gaby oh Gaby”. Il avait déjà sorti deux albums.
Il possédait un vrai patrimoine musical.
Des titres comme “Vertige de l’amour” ou “Rebel”
lui ont permis de s’inscrire dans la durée. Mais surtout sa grande lucidité,
c’est de ne pas s’être laissé absorber par le succès et d’être resté fidèle
à sa ligne directrice : faire du rock. C’est cela qui le sauve.”

Ce qui étonnant avec Bashung c’est qu’il va où on ne l’attend pas.
Comment l’expliquez-vous ?
“Lors de notre première interview, il me disait
“J’ai un besoin éperdu de liberté et dès que j’en ai acquis une,
j’ai besoin d’en trouver une autre”.
À partir du moment où il avait terminé un album,
il n’était pas là à “se regarder le nombril”. Il passait à autre chose.
Il avait toujours le désir de se renouveler,
d’aller un peu au delà de ce qui avait déjà été fait par les autres ou par lui,
pour essayer de pousser encore plus loin la limite du schéma pop ou du schéma rock.”

Est-ce Fantaisie militaire l’album le plus abouti de Bashung ?
“Non pour lui, c’était L’Imprudence.
C’était l’album le plus osé, le plus critiquable
mais aussi celui qui ouvrait le plus de pistes.
L’Imprudence, c’est quand même l’explosion totale
du format rock ou pop dans sa conception traditionnelle.”

Quels sont ses fils spirituels ?
“Bashung, c’est un phare ! Il était au carrefour des genres.
Sans sa manière de considérer la création, sa discrétion,
sa façon de porter dans sa voix la poésie d’un texte
et d’en rendre une autre par le chant,
il n’y aurait pas eu Dominique A, Miossec, Joseph d’Anvers,
Gaëtan Roussel (Louise Attaque) et même Noir Désir.”

Quel souvenir gardez-vous de lui ?
“Le coup de fil du samedi à 14 h.
Il avait l’habitude de m’appeler les samedis à 14 h précises.
C’était une joie. On parlait jusqu’à ce que la batterie de mon portable s’arrête.”

Propos recueillis par Benoît de Villeneuve
http://www.lamanchelibre.fr/Bashung--vertige-de-la-mort-,1.media?a=9090
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MessageSujet: Re: ALAIN BASHUNG   Mar 20 Avr - 1:33

Adieu, Alain B.


7 avril 2010
MICHAËL PERRUCHOUD écrivain

C'est ce SMS de mon pote Anthony qui m'apprit la nouvelle,
il y a maintenant plus d'une année.
Journaux et télévisions sculptaient déjà une légende un peu facile.
On entre à peine en tombe qu'on devient une icône numérotée
au rayon des artistes unanimement regrettés.
Car, à la mort, toutes les oeuvres se valent et les hommages sont un semblable brouet.
Ferré ou Tino Rossi, Bashung ou Dorothée, quelle importance?

Alain B., tu refusais ce jeu de lumières, les sourires obligés et les rengaines sucrées.
Les interviews gênées auxquelles tu consentais disaient combien ton art était ailleurs...
Quinze ans, tu bricolas des morceaux improbables en attendant le succès.
Il vint au hasard d'un «Gaby» et d'un «Vertige l'amour»
qui n'étaient pas tes meilleures chansons;
et puis «Osez Joséphine» te consacra comme l'un des plus grands.
Mais voilà, tout au sommet,
tu te permis de livrer des galettes aussi tarabiscotées et peu accessibles que
«Chatterton» ou «L'imprudence».
Ce n'était pas là un punk caprice, non, simplement une volonté d'aller plus loin,
quitte à perdre le public au fil de méandres inconnus.

C'est pourquoi, Alain B., il était indécent de te statufier au banquet de l'instant.
Ton oeuvre est faite pour durer, comme celle d'un Vian qu'on ne cesse de redécouvrir,
d'un Gainsbourg dont les mélodies survivront aux provocations futiles.

Tu avais peu de fans, tu avais un public,
tu avais peu de tubes, tu avais des chansons.
Tu sus séduire sans jamais tes habits raccourcir.


Un an déjà que je me repasse tes disques et que je retombe toujours
sur cette chanson magique: «Comme un Lego», composée par Gérard M.,
un autre artiste plus occupé à creuser son sillon qu'à chercher les lumières.
Et ta voix rauque, posée, ciselée,
tragique mais jamais grave revient à chaque fois me prendre aux tripes...
Impeccable élégance du désespoir :

«On voit de toutes petites choses qui luisent,
ce sont des gens dans des chemises.»


De concessions, Alain B. ne fit pas.
Devant personne, Alain B. ne se courba.
En nos temps d'argent roi et d'art formaté, Alain B. était une incongruité,
un symbole de ce mot barbare qu'il conviendrait de graver au-dessus de la porte
de tous ceux qui croient avoir quelque chose à dire et trouvent en eux
la prétention de l'exprimer :
intégrité.

Respect, Alain B.

Source : le Nouvelliste
http://www.lenouvelliste.ch/fr/news/invite/adieu-alain-b-862-197024


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MessageSujet: Re: ALAIN BASHUNG   Mar 20 Avr - 1:38

COMME UN LEGO



Cela n'a l'air de rien mais
"Comme un lego"
a des allures de grand classique de la chanson française depuis le début.
Offerte sur un plateau à Alain Bashung pour son dernier album
puis reprise par Manset lui-même sur son Manitoba monumental,
il se pourrait bien que la chanson soit l'une des plus belles
chansons françaises écrites... quoi ?...
ces vingt dernières années.
Habillée en 3 minutes et quelques sur scène ou en 7 en studio,
"Comme un lego" a toutes les qualités :
un texte étonnant, précis, ultraréaliste (des frites),
poétique, engagé et universel, en même temps qu'une mélodie discrète,
fantomatique et hypnotique.

Gérard Manset, qui n'a pas l'habitude de s'épancher sur ses créations
et ses sources, n'a rien livré de son origine,
mais le résultat est impressionnant de maîtrise.
La chanson se développe en mouvements amples
qui décrivent des cercles concentriques vers un refrain de toute beauté.
C'est une chanson à la fois chaleureuse, glaçante et extralucide,
le condensé d'une vision du monde désespérée.

Son dispositif narratif est particulièrement opérant.
D'où parle la personne qui contemple les hommes comme des fourmis ?
Est-ce Dieu, l'écrivain, l'Artiste.
La sensation dans et hors du monde crée une perspective éblouissante,
comme si l'on survolait le monde dans un long travelling aérien.

La guitare nous fait flotter en apesanteur et nous installe en position de démiurge.
Le chant suggère une prise de distance,
une pointe de misanthropie et surtout nous contamine en désenchantement,
tout en ne perdant pas de vue l'humanisme et la modestie des intentions.

Manset est expert dans ce genre de travelogue,
toute son oeuvre peut se résumer à ça :

une prise de hauteur distanciée,
une contemplation mi-mélancolique,
mi-cynique de ses contemporains et du cours du monde.

Il y a dans "Comme un lego", un zeste d'âme en plus qui tient peut-être
dans cette référence au jeu de construction de notre enfance,
à la vision des pièces de couleurs
qui s'assemblent d'elles-mêmes et tentent désespérément de créer un ordre,
de donner une forme au chaos.
Dans ses déclarations récentes,
on sent une pointe de trouble chez Manset
lorsqu'il évoque la reprise de Bashung (qui lui a volé la politesse),
comme si l'auteur regrettait d'avoir offert à son nouvel ami une chanson
qu'il sentait immense.
Il est à peu près certain que, pour le grand public,
l'interprétation de Bashung, parce que sa voix est meilleure,
plus contemporaine, plus grave, plus dense,
s'imposera comme la plus légitime des deux.

La version de Manset n'en est pas moins juste,
exprimant une fragilité que ne rend pas la version de Bashung.
La voix de Manset chevrotte légèrement, affiche ses doutes et améliore
le texte et sa perspective.

On sent, dans les rapports entre les deux hommes,
une sorte de rivalité non avouée autour de la postérité du chef d'oeuvre,
de la paternité d'un assemblage marquant et qui a toutes les chances
de rester dans l'histoire.

Voyez-vous tous ces humains?
Danser ensemble à se donner la main
S'embrasser dans le noir à cheveux blonds
A ne pas voir demain comme ils seront

Car si la terre est ronde
Et qu'ils s'y agrippent
Au delà c'est le vide
Assis devant le restant d'une portion de frites
Noir sidéral et quelques plats d'amibes

Les capitales sont toutes les mêmes devenues
Aux facettes d'un même miroir
Vêtues d'acier, vêtues de noir
Comme un lego mais sans mémoire
Comme un lego mais sans mémoire
Comme un lego mais sans mémoire

G.MANSET

Article Benjamin Berton
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MessageSujet: Re: ALAIN BASHUNG   Ven 11 Juin - 1:05

VENUS
chanson écrite par Gerard Manset.



Vénus-Neptune-Mars : vertige de l’amour
Lorsqu’Alain Bashung est né,
Vénus se levait en Capricorne au trigone de Mars et Neptune
culminait au Milieu-du-Ciel.
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MessageSujet: Re: ALAIN BASHUNG   Dim 20 Juin - 21:46

Tout un été avec Bashung sur France Inter.




A suivre cet été, le dimanche à midi sur France Inter, une série de 10 émissions consacrée à Alain Bashung, disparu l’année dernière. Histoires, rencontres, témoignages, souvenirs composeront cette série.

"Personnage mystérieux s’il en est, Alain Bashung entretenait des relations compliquées avec son entourage. Les circonstances de sa naissance et son éducation confiée à ses grands-parents d’adoption, expliquent peut-être sa quête d’une famille stable, aussi bien sur le plan professionnel que sur le plan affectif. Est-ce pour cela que le succès fût long à venir ? Bashung débute comme chanteur à voix dans les années 1960 et s’inscrit bien dans l’air du temps avec des chansons éditées en 45 tours... "

http://www.tvnews.over-blog.com/article-tout-un-ete-avec-bashung-sur-france-inter-52666521.html
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MessageSujet: Re: ALAIN BASHUNG   Sam 26 Juin - 15:42


.
Voila , ça commence demain .....Dimanche 28 Juin 2010

BASHUNG DE L' AUBE A L' AUBE







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