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 ALAIN BASHUNG

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liliane
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MessageSujet: Re: ALAIN BASHUNG   Lun 1 Déc - 10:07


http://www.purepeople.com/20361-Alain-Bashung-contraint-d-annuler-un-concert-.html


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MessageSujet: Re: ALAIN BASHUNG   Lun 1 Déc - 12:28

Voilà une interpretation inconnue de BASHUNG accompagnée par sa femme CHLOE MONS

UNE INTERPRETATION LECTURE MISE EN MUSIQUE SUR LE MAGNIFIQUE TEXTE BIBLIQUE
(ancien testament)

LE CANTIQUE DES CANTIQUES
LE SEUL TEXTE D'AMOUR "libre" des écritures Saintes ! Ecoutez çà



une pensée ...
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Bridget



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MessageSujet: Re: ALAIN BASHUNG   Dim 28 Déc - 15:12

Alain Bashung - Je t’ai manqué

Clip réalisé par Christophe Acker
© 2008 Barclay, un label Universal Music France




Je t'ai manqué
Pourquoi tu me visais ?

Tous nos échanges
Coulaient de source
Tous nos mélanges
Côtés en Bourse

Tout est brutal
Botté en touche
Tout à l'horizontal
Nos envies, nos amours, nos héros

Je t'ai manqué
Pourquoi tu me visais ?

Tout est extrême
Limites et cônes glacés
Tout est idem
Les vitrines, les pôles opposés

Dans les étoiles
Ou sous la douche
Tout à l'horizontal
Nos envies, nos amours, nos héros...

Je t'ai manqué
Pourquoi tu me visais ?
Et si l'on disait le contraire
Ou si l'on ne disait rien
Si l'on construisait les phrases à l'envers

Ou si l'on soulevait demain
Qui serait l'adversaire ?
Entre nous qui serait le plus malin ?
Et si l'on disait le contraire
Ou si l'on ne disait plus rien ?

Je t'ai manqué
Pourquoi tu me visais ?

Tout est brutal
Botté en touche
Tout à l'horizontal
Nos envies, nos amours, nos héros

Si l'on suivait les voies ferroviaires
Qui aurait le pied marin ?
Si l'on sifflait les fonds de théière
Ou si l'on ne sifflait plus !
Qui serait l'adversaire ?

Entre nous qui serait le plus malin ?
Et si l'on disait le contraire
Ou si l'on ne disait plus rien ?
Je t'ai manqué ?
Pourquoi tu me visais ?


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Bridget



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MessageSujet: Re: ALAIN BASHUNG   Sam 28 Fév - 21:36

Alain Bashung reporte deux concerts à Paris, en reprogramme trois





Le chanteur Alain Bashung doit reporter "pour raisons personnelles" deux concerts qu'il devait donner lundi et mardi au Grand Rex à Paris, et reprogramme en avril trois soirées déjà annulées auparavant, a annoncé samedi le producteur de ses spectacles, Garance Productions.

Le chanteur "sera présent aux 24e Victoires de la Musique" ce samedi, où il part favori avec quatre nominations, a précisé le producteur dans un communiqué.

Bashung avait déjà dû annuler trois concerts "pour des raisons médicales". Ces derniers ont été reprogrammés les 12 avril pour Toulouse, 14 avril pour Clermont-Ferrand et 17 avril pour Lyon, a ajouté Garance Productions.

Il doit auparavant se produire le 14 mars à Longjumeau, puis les 17 et 18 au Grand Rex à Paris. Les concerts des 2 et 3 mars annulés au Grand Rex seront reportés à d'autres dates à préciser.

Alain Bashung, 61 ans, est atteint d'un cancer du poumon.

En tête des nominations pour les Victoires de la musique, il y figure dans quatre catégories: interprète masculin de l'année, album de chansons de l'année pour "Bleu Pétrole", tournée de l'année pour les spectacles qu'il donne depuis avril 2008 et qui ont été salués par la critique, et chanson de l'année pour "Résidents de la République".




http://www.lesechos.fr/depeches/culture-art-de-vivre/afp_00125204.htm?xtor=RSS-2094


.


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MessageSujet: Re: ALAIN BASHUNG   Jeu 12 Mar - 0:53

IL VOYAGE EN SOLITAIRE



AUTEUR GERARD MANSET
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MessageSujet: Re: ALAIN BASHUNG   Sam 14 Mar - 19:06

Adieu Monsieur BASHUNG, reposez en paix.
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MessageSujet: Re: ALAIN BASHUNG   Sam 14 Mar - 19:08

Disparition d'Alain Bashung

Atteint d'un cancer du poumon, l'interprète de "Osez Joséphine" a trouvé la mort ce samedi à Paris.
Alain Bashung ne chantera plus. L'artiste, qui avait été couronné lors des dernières Victoires de la musique, a trouvé la mort samedi après-midi à l'hôpital Saint-Joseph, à Paris. Atteint d'un cancer du poumon, il était déjà apparu très affaibli lors de la cérémonie de remise de récompenses. Son décès a été confirmé par Garance Productions, la société organisatrice de sa tournée, qui avait souffert de nombreuses annulations de concerts ces derniers jours en raison de l'état de santé dégradé de l'artiste.

Alain Bashung est né, à Paris, le 25 janvier 1947. A 19 ans, il joue Robespierre dans la comédie musicale "La Révolution française" aux côtés de Daniel Balavoine. Sa rencontre avec le parolier Boris Bergman aboutit au premier album, "Romans photos", en 1977. Le succès, qui a mis tant de temps à venir, arrive enfin, trois ans plus tard, avec "Oh Gaby", suivi de "Vertige de l'amour" en 1981. En 1982, Boris Bergman est remplacé par Serge Gainsbourg pour l'album "Play blessures". Il s'essaye au cinéma, aux côtés de Fanny Ardant, dans "Rien que des mensonges".

Son opus "Fantaisie militaire", suscite toujours le même engouement. Alain Bashung revient, en 2002, avec "L'Imprudence". En fin d'année, c'est une intégrale baptisée "Les Hauts de Bashung" qui est en vente. Y figurent dix albums studios, trois live, deux compilations et un DVD, réalisé pour l'occasion. En 2004, il revient avec un double album live, "La Tournée des grands espaces". L'année suivante est celle de la consécration lorsqu'il reçoit aux Victoires de la Musique un trophée pour son album "Fantaisie militaire", sacré "Meilleur album de ses 20 dernières années". Son dernier disque en date, "Bleu pétrole" avait été édité il y a tout juste un an.


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MessageSujet: Re: ALAIN BASHUNG   Sam 14 Mar - 20:27



.




Merci pour tout bisous


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MessageSujet: Re: ALAIN BASHUNG   Lun 16 Mar - 9:04

Bashung est mort


Alain Bashung est mort samedi 14 mars dans l'après-midi, à l'âge de 61 ans. Voici la dernière interview qu'il avait accordée aux Inrockuptibles, en juin dernier, juste avant de faire escale à l'Olympia.

Créé le 14 mars 2009 - par Stéphane Deschamps
Te souviens-tu de ton premier Olympia ? Que représente cette salle pour toi ?

Je venais de faire Gaby et Vertige de l’amour, deux tubes très populaires. Il y avait la queue dehors, les gens ne pouvaient pas entrer, tout le monde était dépassé, c’était irrationnel. Aujourd’hui il y a une communication affective, mais à l’époque on frisait l’idolâtrie. C’était intéressant à vivre. Je trouve l’Olympia encore trop impressionnant pour moi. Quand je pense aux gens qui y sont passé, quand je vois les têtes qui défilent, je me dis « bon, ok, tu vas essayer de faire ce que tu peux… ». Je ne me sens pas tout à fait dans la filiation. Ce n’est pas par fausse modestie, c’est une autre voie. Je n’ai toujours pas l’impression d’être un vrai chanteur français populaire. Je n’arrive pas bien à saisir la musique française. J’ai été élevé dans des choses qui venaient d’ailleurs, une sorte d’exotisme. Je suis incapable de faire une vraie chanson française, je ne sais pas ce que c’est. Il y a des modèles incroyables, mais les surpasser… Pourtant, j’y puise.

Tu as vécu quasiment toute l’histoire du rock en direct…
Je me souviendrai toujours de cette bombe qui éclate, que tout le monde prend dans la gueule. Il n’y a rien à analyser vraiment sauf la fulgurance de ce qu’on entend. Dans un premier temps, c’était de l’agitation. Ensuite, c’est devenu une façon de penser, qui m’a amené vers autre chose. Le rock, c’était une sorte de filtre. Après avoir découvert le rock, je voulais savoir d’où ça venait, j’allais chez les petits disquaires qui vendaient du jazz et du folk-blues, j’écoutais les disques de Big Bill Broonzy, Lightnin’ Hopkins, Howlin’Wolf. C’était rugueux. Et puis après, tous les trois mois j’explorais un nouveau style de musique. La musique industrielle allemande, la variété américaine, le classique, le jazz. Ça m’a donné envie de vivre des choses, ça m’a donné de l’énergie, ouvert l’esprit. Ça a continué comme ça, je ne me suis jamais contenté de ce que je venais de vivre, j’ai rejoué les dès.

A 20 ans, comment imaginais-tu ta vie ?
C’était catastrophique, j’étais très mal dans ma peau, je ne me projetais pas. J’errais, je dormais chez des copains, des copines. C’était entrecoupé de choses très agréables, extraordinaires. C’était très curieux, un mélange de fête et de désespoir. J’habitais chez des gens, je découvrais leurs discothèques. Parfois ça se terminait par un peu de muflerie… Je couchais avec l’hôtesse de la maison, ça ne pouvait pas plaire à tout le monde. C’était de la survie tout le temps. J’ai bricolé jusqu’à l’âge de 30 ans à peu près. Après, j’ai pu gagner un peu d’argent.

Plusieurs de tes chansons sont devenues des tubes : ça semble facile pour toi.
J’étais toujours paniqué quand on me demandait de faire un petit 45 t, mais le format album m’a libéré, je pouvais m’exprimer sur la longueur. Si, sur douze chansons proposées, une se détachait qui pouvait intéresser l’auditeur de la radio, j’étais très content. J’ai une culture de la pop, la recherche du gimmick. Mais dès que je sentais que ça avait l’air fabriqué, ça alourdissait et je laissais tomber. Il a dû m’arriver des mettre pas mal de tubes à la poubelle, parce que c’était trop facile.

En plus, certains de tes tubes ont passé l’épreuve du temps, ils sont entrés dans la culture populaire. Est-ce très gratifiant pour un chanteur ?
Oui, ça fait plaisir et c’est inespéré, c’est un truc que je n’aurais jamais imaginé. J’imaginais que les tubes existaient l’année de leur sortie, puis on passe à autre chose, d’autres chanteurs arrivent. Je ne pensais pas vivre aussi longtemps. Je fais partie de ceux qui disaient « je serai mort à 25 ans », on ne pensait pas vieillir, plutôt vivre un truc fort pendant quelques années. C’est une sensation nouvelle, il faut trouver les charmes et l’intérêt de chaque période, être en phase dans sa tête. C’est une situation imprévue, qu’est-ce qu’on en fait ? Je ne suis pas seul dans ce cas-là, on a vu des artistes faire des carrières à des âges canoniques. Ici, on n’est pas si mal, on tourne, c’est fatigant mais ça conserve. Tourner en rond à la maison, même si on a une jolie maison, ça peut être morbide. C’est bien de se retrouver devant plein de gens à un certain âge, et montrer qu’on peut encore balancer la purée. C’est plutôt gai.

En même temps, j’ai tellement peu l’impression d’être un chanteur installé. Il n’y a que sur scène que j’ai l’impression de faire le chanteur, parce qu’il y a une sorte de danger, on peut se faire sortir. Tu surmontes l’obstacle et tu peux te dire que tu fais le métier de chanteur de telle heure à telle heure. Mais pas en permanence, je n’ai pas cette idée-là dans la tête.

Le succès ne t’a pas donné le sentiment d’être installé ?
J’ai en permanence une idée d’éphémère. Par plaisir de l’éphémère, ce n’est pas seulement un défaut de choisir l’éphémère. Je ne vis pas avec une espèce d’apparat, un miroir de ce que je fais, de ce que je représente. La seule certitude que j’ai, c’est que je ne peux pas donner de plaisir quand je n’en ai pas. Quand je ne m’amuse pas, je ne peux pas amuser quelqu’un d’autre. Le reste, c’est toujours en travaux.

Qu’est-ce qui pourrait te pousser à arrêter ?
J’ai parfois envie de ne rien foutre, mais je dois encore des disques à ma maison de disques, je ne sais plus combien. Pour arrêter, il faudrait que je perde tout plaisir à enregistrer un disque. Ca peut arriver, je suis déjà sorti d’un enregistrement K.O., rien ne se passait comme je voulais. Pour Osez Joséphine, tout se passait bien et un type complètement fou avait coupé dans les bandes, fait connerie sur connerie, il a fallut que je le vire pour finir le disque dans mon coin. A la fin, j’étais épuisé, ce n’était pas drôle. C’est parfois tellement laborieux qu’on peut dire « là c’est mon dernier disque, j’en ai marre ». Ça devient tarabiscoté, on s’attache à des détails qui n’ont aucune importance, on a peur de passer à côté de l’essentiel, des choses qui vous prennent la tête. Ce qui n’est pas le cas sur scène. Je suis perfectionniste, parce que tout m’était donné en vrac, je le suis devenu pour les autres, parce que les gens avec qui je travaillais ne l’étaient pas assez. Ça ne m’amusait pas tant que ça, mais il fallait que je le fasse, il n’y a que moi qui pouvais savoir où ça allait. Dans ces cas-là, on me regarde avec des yeux ronds, « qu’est-ce qu’il nous fabrique là ? ». Les yeux ronds pendant que j’enregistre, j’ai connu. Et puis d’un seul coup ça marche, c’est drôle. Mais il ne faut pas que les yeux ronds me cassent les couilles.

Chez toi, en dehors du travail sur un album, est-ce que tu chantes, tu prends une guitare ?
Très peu. Je rêve beaucoup. Assez rapidement, j’ai eu une vie familiale, je ne voulais emmerder personne avec mon job. Quand je travaille, je vais dans mon coin avec un ingénieur du son. Je suis nul en machines, il faut qu’on m’aide. Je choisis des moments. Si je joue trop de musique, trop régulièrement, j’ai l’impression de raconter le même morceau tous les jours, avec la même voix, les mêmes suites harmoniques. J’ai besoin de me foutre dans une situation inconnue, besoin de tout raser, de passer à autre chose.

Tu termines ton concert par deux chansons où tu es seul à la guitare, et c’est magnifique. Pourquoi n’as-tu jamais fait un album comme ça, guitare-voix ?
J’y ai pensé. J’ai certainement manqué d’assurance pour le faire. Comment trouver des morceaux qui correspondent, qui remplissent les choses ? Et puis j’ai passé tellement de temps à essayer de déplacer le problème, pour qu’on se sorte un peu de Guy Béart. Ce n’est pas méchant, j’aime les choses de cette époque là, mais il y avait le cliché de la guitare sèche. Je le ferai peut-être un jour, sans me dire que c’est fait pour un disque. Ce serait l’ultime présentation de sentiments, d’émotions. Peut-être que j’ai toujours pensé que je manquais de maturité. J’ai plutôt cherché les perspectives après la sortie de tel disque, comment renouveler une expérience. Je n’ai jamais deux disques semblables, même si certains se ressemblent. J’ai assez vite compris que ça ne me suffisait pas d’utiliser le même moule, c’était une catastrophe. Je me sentais plutôt comme un metteur en scène qui fait son casting pour construire une histoire avec des copains. Le travail en solitaire, non. J’ai été solitaire assez longtemps.

Tu as connu le succès populaire, critique, la longévité. Quelque chose t’a manqué dans ta carrière ?
Non, j’ai eu tellement plus que tout ce dont je pouvais rêver. J’ai découvert à chaque fois que ça pouvait aller plus loin. J’ai essayé de refaire des albums qui ne me satisfaisaient pas totalement, revenir sur des choses esquissées, montrer plus clairement. Consciemment ou inconsciemment. Redonner une chance à une idée. Je le fais en fonction de ce que je ressens autour, de ce qui nous manque. Là j’ai fait un album où je m’exprime plus simplement, plus directement. C’est parce que tout est tellement confus autour. Je n’avais pas envie de faire un album expérimental, je m’étais assez exprimé avec cette forme. Là, le propos est plus important que la démonstration de la musique elle-même. Qu’est-ce que je pourrais tenter de faire avec l’expression de l’émotion… C’est quelque chose que je n’arrivais pas forcément à montrer assez rapidement, ça transpirait au bout d’un moment. Mais j’ai creusé pour le dernier album. J’aurais voulu exprimer des choses avec plus d’émotion avant, je n’y serais peut-être pas arrivé.

As-tu eu le fantasme de faire une carrière anglo-saxonne, en faisant par exemple un album en anglais ?
Franchement non. Je trouvais très bien que chaque pays produise ce qu’il a de plus spécifique. Je me suis qu’il valait mieux que je fasse correctement ce que je sais faire. Ce que je racontais, les textes, me paraissait impossible à traduire. Dans la façon dont je travaille, les textes ont souvent dicté la musique, je ne cherchais pas à plaquer une esthétique sur des textes, ça faisait adaptation, ça ne marchait pas. Faire le texte avant, c’est beaucoup plus libre, je voulais conserver cette liberté. Quand j’écoutais Captain Beefheart, je me disais : tiens, lui il a trouvé la liberté. Beefheart, on le retrouve chez PJ Harvey. Pour des artistes qui ont arrêté trop tôt, c’est comme si on essayait de finir leur travail.

Tu es devenu une référence pour une nouvelle génération en France…
Peut-être récemment, il y a eu quelques artistes où j’ai reconnu des attitudes d’écriture. C’est encore quelque chose que je n’aurais pas imaginé. Ce qui me rend très fier, c’est d’avoir provoqué des choses, d’avoir donné envie à un type de s’y mettre, même s’il s’est dit « je vais faire comme lui, ce n’est pas difficile ». Ca me fait beaucoup de bien. Avoir envie de se lever, d’écarter les jambes et de prendre une guitare, c’est le départ de tout ça. Le reste c’est… c’est…

Du travail ?
Je n’osais pas dire le mot (rires). J’évite de dire le mot travail, c’est peut-être ma superstition.

A la fin de ton disque, la façon dont tu chantes Il voyage en solitaire me donne envie d’écouter Me And Bobby Mc Gee de Kris Kristofferson. Ça te va si on se quitte là-dessus ?
Ah oui, j’aime beaucoup. J’en connais une version de Jerry Lee Lewis infernale, pas du tout comme celle de Kristofferson. Lui, quand je le réécoute… Il y a dieu et le diable, on entend qu’il a adoré le gospel. Le rock vient du gospel, le pape devrait aller là-bas. J’y suis allé dans les églises noires à La Nouvelle Orleans, des gens me tenaient la main de chaque côté, je tremblais, c’était plus que de la ferveur, je sentais l’électricité qui me traversait. Pourquoi il n’y a pas ça ici ? Pourquoi on doit subir un truc un peu glacé ? Dans le rock, il y a la transe, l’Afrique. Les premiers disques de Bo Diddley, c’est de la jungle music, de la musique répétitive. Ici on fait du festif, mais il n’y a pas de vraie transe. On ne sait pas d’où ça vient, de la géographie. Ça a à voir avec le primitif spirituel, et ça me manque ici.

itv signée LES INROCKS

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MessageSujet: Re: ALAIN BASHUNG   Lun 16 Mar - 14:47

Mon hommage tout simplement à BASHUNG, inspiré par quelques phrases de ces chansons que j'ai adorées et qui feront partie maintenant de mon patrimoine affectif à jamais .... ! merci à tous ces grands auteurs qui l'ont bien ressenti.



So long Mister Bashung,

Plus rien ne s'oppose à la nuit ....
Si Dieu existe, j'espère qu'il a mis un kilt pour vous accueillir.

Madame rêve, et moi je ne rêve plus, il l'aura chanté jusqu'à la fin cette magnifique chanson, rêves d'archipels, de vagues perpétuelles, sismiques et sensuelles.
Le crabe l'aura épinglé, un samedi soir de Mars ... pour l'emmener loin des amours de loin, voilà le grand saut à l'élastique. C'est parti pour une éternité de voltige solitaire, sans foudres ni guerres !

Oh ciel ... Oh ciel ... Bashung va me manquer comme Gainsbourg ... seule un peu plus loin qu'ici avec des armées insolites, des ombres équivoques, laissant une tristesse surannée, oserai je dire que maintenant dans la musique, les circuits sont niqués, il y a un truc qui fait masse, non mais tu as vu ce qu'ils passent, mettez moi BASHUNG à la place.

Oh gaby, gaby ! me voilà seule il est parti dans le secret des Banquises, il voyage en solitaire là ou nul ne l'oblige à se taire. Il retrouvera surement la rouquine Carmelite, Suzanne et les sirènes aussi et je sais qu'il a déjà reçu la paix et la sérénité.


So long Alain CLaude Bashung

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MessageSujet: Re: ALAIN BASHUNG   Mer 18 Mar - 19:57

MERCI MONSIEUR BARBOT merci





le clip sur place à voir :

http://www.youtube.com/watch?v=MkW4A5orkuM
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MessageSujet: Re: ALAIN BASHUNG   Dim 22 Mar - 10:58




.
Magnifique : L'Apiculteur - Live 1994





Paroles : Alain Bashung / Jean Faulque .
Musique : Alain Bashung


D'heure en heure
L'apiculteur se meurt
Il a eu son heure
Il a fait son beurre
Api apiculteur

D'heure en heure
L'apiculteur effleure
La fin du labeur
Api apiculteur

Dans une autre vie
Les marguerites s'effeuillent au ralenti
Personne n'est vainqueur
Les proies les prédateurs
Savourent le nectar
D'une pomme d'api
Api apiculteur

L'heure c'est l'heure
On n'est pas d'humeur
A verser des pleurs
Fières ont les ouvrières
Le jour en tailleur
Le soir en guêpière
Quand la mort vous susurre
Des serments veloutés
Que rien n'est moins sûr
N'aura plus d'importance
Ni la chaleur
Ni les piqûres

Api apiculteur
Api apiculteur


Générique complet à la fin de la vidéo !


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MessageSujet: Re: ALAIN BASHUNG   Jeu 26 Mar - 8:50

Pour découvrir ou redécouvrir BASHUNG

Après lui avoir consacré un hors-série en 2002, Les Inrockuptibles rendent un dernier hommage à cet artisan aristo rock de la chanson française avec une nouvelle édition mise à jour, agrémentée de ses dernières interviews.



100 pages à la découverte d’Alain Bashung, artiste à la fois discret et incontournable, à travers des entretiens et des témoignages de ses proches et des artistes qui ont travaillé avec lui.

Disponible en kiosque. :star:
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MessageSujet: Re: ALAIN BASHUNG   Jeu 26 Mar - 9:43

SOUVENIR D'UN HOMMAGE RENDU PAR BASHUNG A CHRISTOPHE

"On est occupé à régler nos problèmes de disques, à faire des tournées dans toute la France. Ou bien, comme moi, on se retire de l'agitation pour tenter de se retrouver. Tout le monde fait pareil, il faut respecter ce repli sur soi. Alors, on s'envoie des signes à travers les chansons. Par exemple, je n'avais pas vu Christophe pendant des années et j'ai écrit avec Boris Bergman Alcaline [1989] en référence à Aline. C'était une façon de lui dire: «Je pense à toi, je t'aime bien.»" (Extrait d'une Itv) réalisée par Julien Bordier 06/2008.

ALCALINE



Si tu veux j'peux t'aider
Ca m'a l'air un peu lourd à porter
Sûr, t'as rien oublié ?
Les bateaux que tu me démontais

En vertu des rasoirs
Tu viens couper court à notre histoire
À tiroirs
Dehors l'incandescence
N'approuve que les larmes d'un sampler
J'veux tout réécouter
Vaguement brisé
Sur une plage alcaline

Où veux-tu qu'j'te dépose ?
Tu m'as encore rien dit
T'aimes plus les mots roses
Que je t'écris ?

J'aimais ta géométrie
Exacerbée d'une pensée profonde
À tourner l'dos au soleil
On n'est pas pour ça plus fort en nombre

Décor décortiqué
Reconstitué
Sur une plage alcaline

Où veux-tu qu'j'te dépose ?
Tu m'as encore rien dit
T'aimes plus les mots roses
Que je t'écris ?

Comme l'anaconda aime à s'griser au Temple d'Angkor
Des cotillons, il nous en faudrait encore
Plus des confettis

Où veux-tu qu'j'te dépose ?
Tu m'as encore rien dit
T'aimes plus les mots roses
Que je t'écris ?

Où veux-tu qu'j'te dépose ?
Tu m'as encore rien dit
T'aimes plus les mots roses
Que je t'écris ?




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MessageSujet: Re: ALAIN BASHUNG   Lun 30 Mar - 22:31

Hommage des auteurs compositeurs de la SACEM :



Hommage à Alain Bashung, disparu le 14 mars

Alain Bashung, en tant qu’auteur, compositeur, interprète, fut l'un des plus grands sociétaires de la Sacem et une figure majeure de la scène musicale française de ces trente dernières années, par l’originalité et la qualité de son œuvre. Un créateur d’avant-garde devenu de son vivant un classique tout en restant moderne, réconciliant public et critiques, rock et Rive Gauche, seniors et juniors dans un total respect, ce qui n’eût pas déçu son goût du paradoxe.

A la lumière des épreuves qu’il a traversées, l’artiste d’exception s’était révélé doublé d’un homme fascinant, à la fois courageux et sage, déployant autant de talent dans sa vie déclinante que dans son œuvre, atteignant par là-même cette dimension qui fut le privilège de quelques-uns, de Piaf à Johnny Cash, de Brel à Chet Baker ou Billie Holiday. Tant d’artistes ne parviennent pas à la hauteur de leur personnage, surtout lorsque ces derniers sont grands, qu’on ne saurait trop saluer ici quelqu’un qui s’est autant sublimé et a aussi fortement conjugué la beauté d’un adieu au brio d’une sortie, ô combien prématurée. Mais pouvait-on en attendre moins d’un homme capable d’enregistrer le Cantique des cantiques", de s’attacher à ce point au son et au sens, de rechercher aussi assidument sa note bleue, son mot juste, jusqu’au dernier souffle ?

Celui qui le rencontrait en ces temps difficiles se sentait empreint d’une sorte de grâce apaisante, de qualité d’âme, de positivité qui donnait envie de ne plus le quitter, de l’écouter encore, parler et chanter : donner de l’espoir. De réapprendre la vie avec lui, tout étonné qu’il ne se limitât à aucun des masques talentueux qu’il s’était fabriqués et n’en portât sans doute plus, tout en finesse et délicatesse. Joueur de mots invétéré, il les prenait plus au sérieux que quiconque, s’en délectait littéralement et vous les tendait dans un écrin, toujours au second degré. Guitariste hors pair, il avait prouvé que le rock français pouvait exister, que la langue de Molière savait "sonner" et résonner au-delà de sa syntaxe et de sa métrique, rappelé que Piaf et Ferré avaient été rock avant tout le monde, à leur manière.

Compositeur pour d’autres dans une première carrière, il avait su trouver, à 33 ans -âge symbolique, pour qui y était si sensible- un deuxième souffle et mettre ceux-ci à contribution pour le meilleur, s’entourant de plumes de choix : Jean Fauque, Boris Bergman, Serge Gainsbourg, Didier Golemanas, Pierre Grillet, Olivier Cadiot, Rodolphe Burger, et récemment Gérard Manset, Gaëtan Roussel, Arman Méliès et Joseph d’Anvers.

Homme de culture, il avait intégré de longue date l’image à son œuvre, devenant même un précurseur en matière de "look", de clips, de pochettes, avec Mondino et bien d’autres. Comédien passionnant, il aimait le contre-emploi, faire planer des doutes à l’écran "autant que des ânes en musique", pour le paraphraser.

Homme d’expériences, artiste authentique et complet, il avait su imposer un style et des choix de carrières qui faisaient volontiers fi des modes et autres formats (les albums Play blessures, What’s in a bird, L’arrivée du tour, sans concession, en témoignent), mais aboutirent à ces chefs d’œuvres nommés Osez Joséphine ou La nuit je mens, suite mâture des mémorables Gaby et Vertige de l’amour. De ce point de vue-là, son dernier opus, Bleu pétrole, constituait un modèle du genre, salué par tous, qu’il avait eu l’élégance de faire écrire par d’autres et d’incarner plus que jamais. Comme un lego restera ainsi un sommet du répertoire de la Sacem, digne du meilleur Ferré, du plus grand Dylan.

Il savait prendre à chaque disque le risque du meilleur, et les multiples récompenses qu’il reçut, dont ses 11 Victoires n’étaient que justice : il était à part, et à part entière, pour rester dans le ton.

Lors de sa venue aux Grands Prix de la Chanson Française de la Sacem 2008, l'acuité de sa pensée avait pu être constaté ainsi que son appétit toujours renouvelé de musique et de poésie.

Le voir "partir" en scène, en live -c'est-à-dire en vie- durant ces derniers mois restera l’une des plus grandes émotions de spectateurs et de professionnels, un message artistique et humain que personne ne sera près d’oublier, et qui donne la mesure de ses multiples dons, à tous les sens du mot. C’était un artiste généreux et s’il est vrai que la fin d’un homme témoigne plus que tout de sa vérité intime, la sienne restera une leçon de vie et de métier. Un souvenir resplendissant, pour reprendre son dernier mot, "Victorieux", au Zénith.


Hommage de ses amis auteurs


Pour Alain B ...


Pour toi l'vert c'est du bleu
T'aimais bien Joe dalton
Jerry Lee qui met l'feu
aux doublures des stetsons
Gegene s'arrange la banane.......
Buddy s'essuie les carreaux..
Attention une belle ame
va s'présenter la-haut
J'leve les yeux vers le ciel
Mes mains s'prennent pour des poings
On s'la s'ra jouée belle
sur ce long p'tit bout d'chemin

Merci pour ta zique
quanq elle manquait de mots.
On m'dit qu' Gisele et Gabrielle
t'ont gardé une place au chaud

Boris Bergman


"Nous nous sommes très peu vus. D'ou la force imprévue d'une telle série de rencontres. D'autant que mon habitude est de voir les gens seuls. Lors de ces tête-à-tête, nous parlions de tout sauf de musique. Et concernant les trois originaux qu'Alain m'a fait l'extrême plaisir autant que l'honneur d'interpréter et de tripoter, là encore nos rapports furent très succincts. Cela s'est résumé parfois à une rencontre dans une brasserie ou dans un salon de thé. Il venait en taxi. Avec sa bouche pointue très attentive, le regard dissimulé, il avait écouté très soigneusement ce que j'avais dû amener sur un portable, m'étant muni d'un casque.
"Quant au studio, je me souviens simplement que dans la première mouture de l'album, jetée aux orties, qu'il avait faite à ICP en Belgique, on l'avait, disait-il "relégué" tout en haut, pour faire des voix, et qu'il s'y sentait seul. Cela a duré pas mal de mois. Ensuite, je l'ai revu chez lui, à Paris, dans sa petite maisonnette vers la Goutte d'or, un truc très improbable entouré de fleurs. On aurait cru un conte de fée. Tout y était tout petit comme dans Alice in Wonderland, et lui, toujours comme à son habitude, très délicat."Encore une fois, sur le plan artistique, bien que nous soyons chacun admiratif l'un de l'autre, il ne fut pas question de parler de musique. J'avais pu croire qu'il allait jouer, et moi aussi, quelques accords pour essayer Comme un lego, et pas du tout. Il m'a montré quelques maquettes, il tenait ça en main, distrait et hésitant, les quatre ou cinq CD gravés la veille et que je devais entendre. Quelques accords de guitare pour le fameux Vénus et une maquette entière des neuf minutes de "Lego".
"Il avait le choix entre les différentes structures, y ayant rajouté une modulation harmonique non prévue. J'ai dû entendre deux phrases, et je lui ai déclaré que cela n'était pas nécessaire, que je préférais attendre, que la déception serait trop insupportable si ce titre, après la majesté que je venais d'avoir dans les oreilles-sa voix, et brut de décoffrage-, venait à ne pas se retrouver sur la galette finale. On a remballé le tout, on est passé sur la terrasse, au milieu des bourdons et des pâquerettes, et là on a refait le monde."

Gérard Manset


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ALAIN BASHUNG

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