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| | PARIS inspire les poetes. | |
| | Auteur | Message |
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Nine Admin

Nombre de messages: 8851 Date d'inscription: 03/05/2008
 | Sujet: PARIS inspire les poetes. Mar 8 Juil - 10:53 | |
| Le Pont Mirabeau Guillaume Apollinaire Sous le pont Mirabeau coule la Seine Et nos amours Faut-il qu'il m'en souvienne La joie venait toujours après la peine Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure Les mains dans les mains restons face à face Tandis que sous Le pont de nos bras passe Des éternels regards l'onde si lasse Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure L'amour s'en va comme cette eau courante L'amour s'en va Comme la vie est lente Et comme l'Espérance est violente Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure Passent les jours et passent les semaines Ni temps passé Ni les amours reviennent Sous le pont Mirabeau coule la Seine Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure |
|  | | Nine Admin

Nombre de messages: 8851 Date d'inscription: 03/05/2008
 | Sujet: Re: PARIS inspire les poetes. Mar 8 Juil - 10:56 | |
| Mirabeau Bridge
Under Mirabeau Bridge runs the Seine with all our loves, which I must recall, joy forever following pain.
Night sounds the hours, days depart, I remain.
Hand in hand let us stand face to face while under the bridge of our arms pass our time-locked eyes in a lazy wave.
Night sounds the hours, days depart, I remain.
And love runs like this running water, love runs, sure as life drags, sure as hope forces.
Night sounds the hours, days depart, I remain.
Days pass into weeks that pass. Neither times passed nor my love return. Under Mirabeau Bridge runs the Seine.
Night sounds the hours, days depart, I remain.
GUILLAUME APPOLINAIRE
Translation by matt, 2006.
une traduction en Anglais dédiée à tous nos lecteurs anonymes de l'Etranger ... USA ANGLETERRE and so on.
Welcome |
|  | | liliane Admin

Nombre de messages: 9243 Age: 61 Localisation: dans la galaxie Date d'inscription: 02/05/2008
 | Sujet: Re: PARIS inspire les poetes. Mar 8 Juil - 11:04 | |
| A lot of thanks for this translation.
Guillaume Apollinaire, the innovator of French poetry, was - like his artist friends - influenced by the rapid succession of frames in silent movies, and he adopted this technique in his own work.
At the beginning of this century there was, in general, a great curiosity about new inventions within communications. Apart from trains, automobiles and airplanes, artists recognized entirely new means of expression through the telephone, the wireless telegraph and the phonograph. |
|  | | Nine Admin

Nombre de messages: 8851 Date d'inscription: 03/05/2008
 | Sujet: Re: PARIS inspire les poetes. Mar 8 Juil - 11:08 | |
| Les amoureux de Paris regarderont toujours l'eau couler sous le pont Mirabeau. Peut-être un jour faudra-t-il l'appeler pont Apollinaire puisque la nostalgie d'un simple vers lui a donné tant de célébrité. Le poète, à l'époque où il écrivit le « pont Mirabeau », habitait Auteuil. Infatigable marcheur, il empruntait souvent le pont pour rentrer chez lui, fasciné par la Seine.Il s'explique dans « Zone »: « Tu marches vers Auteuil, tu veux aller chez toi à pied.../Bergère, ô tour Eiffel, le troupeau de ponts bêle ce matin... ». Revenait-il de l'atelier de son ami Chagall, à la Ruche, dans le XVème arrondissement? Avec un peu d'eau et le nom d'un pont, Apollinaire a fait un merveilleux poème où la fuite du temps et la précarité des amours sont à l'image de cette eau qui court. Il existe un enregistrement sur cylindre de la voix du poète, lisant ses vers, avec la mort d'Apollinaire par le Studio-Laboratoire des Archives de la Parole qui, dès 1911, enregistrait les voix célèbres, à la Sorbonne. Sans aucun doute, il s'agit là du plus ancien enregistrement célébrant la Seine. Le pont Mirabeau date de 1893. Ses trois arches sont un très beau travail d'acier réalisé par Résal, ingénieur du pont Alexandre III et de la passerelle Debilly. Grâce à ce matériau, l'ouverture centrale a pu atteindre près de 100 m, ce que l'emploi de la pierre n'aurait pas permis. Sa fine rambarde lui donne un charme désuet et quatre statues de bronze, bien en chair, enfourchent les proues de barques qui forment les avant-becs des piles. L'une d'elles met à sa bouche la trompette de la Renommée, et semble clamer on ne sait quel message. Ce sont quatre divinités marines de A. Injalbert. Date de construction : 1893 Dimensions : Largeur 20m. Descriptif constructif Trois arches métalliques de 32, 93 et 32m, sept fermes en acier, en cantilever. Chaque ferme se compose de deux moitiés symétriques, s'appuyant l'une sur l'autre à la clé par une articulation. Appuis sur piles par rotules ; appuis sur culées avec des ancrages à bielle. (Une demi-ferme en cantilever comprend une volée de 49m et une culasse de 37m). Culées fondées sur pieux. Piles sur caissons descendus à l'air comprimé et reposant sur la craie. Adresse quai Louis-Blériot quai André Citroën 75016 Paris |
|  | | Nine Admin

Nombre de messages: 8851 Date d'inscription: 03/05/2008
 | Sujet: Re: PARIS inspire les poetes. Lun 11 Aoû - 16:31 | |
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Dernière édition par Nine le Dim 1 Mar - 12:04, édité 3 fois |
|  | | liliane Admin

Nombre de messages: 9243 Age: 61 Localisation: dans la galaxie Date d'inscription: 02/05/2008
 | Sujet: Re: PARIS inspire les poetes. Sam 3 Jan - 15:29 | |
| Théophile GAUTIER (1811-1872) (Recueil : Emaux et camées)
L'obélisque de Paris
Sur cette place je m'ennuie, Obélisque dépareillé ; Neige, givre, bruine et pluie Glacent mon flanc déjà rouillé ;
Et ma vieille aiguille, rougie Aux fournaises d'un ciel de feu, Prend des pâleurs de nostalgie Dans cet air qui n'est jamais bleu.
Devant les colosses moroses Et les pylônes de Luxor, Près de mon frère aux teintes roses Que ne suis-je debout encor,
Plongeant dans l'azur immuable Mon pyramidion vermeil Et de mon ombre, sur le sable, Écrivant les pas du soleil !
Rhamsès, un jour mon bloc superbe, Où l'éternité s'ébréchait, Roula fauché comme un brin d'herbe, Et Paris s'en fit un hochet.
La sentinelle granitique, Gardienne des énormités, Se dresse entre un faux temple antique Et la chambre des députés.
Sur l'échafaud de Louis seize, Monolithe au sens aboli, On a mis mon secret, qui pèse Le poids de cinq mille ans d'oubli.
Les moineaux francs souillent ma tête, Où s'abattaient dans leur essor L'ibis rose et le gypaëte Au blanc plumage, aux serres d'or.
La Seine, noir égout des rues, Fleuve immonde fait de ruisseaux, Salit mon pied, que dans ses crues Baisait le Nil, père des eaux,
Le Nil, géant à barbe blanche Coiffé de lotus et de joncs, Versant de son urne qui penche Des crocodiles pour goujons !
Les chars d'or étoilés de nacre Des grands pharaons d'autrefois Rasaient mon bloc heurté du fiacre Emportant le dernier des rois.
Jadis, devant ma pierre antique, Le pschent au front, les prêtres saints Promenaient la bari mystique Aux emblèmes dorés et peints ;
Mais aujourd'hui, pilier profane Entre deux fontaines campé, Je vois passer la courtisane Se renversant dans son coupé.
Je vois, de janvier à décembre, La procession des bourgeois, Les Solons qui vont à la chambre, Et les Arthurs qui vont au bois.
Oh ! dans cent ans quels laids squelettes Fera ce peuple impie et fou, Qui se couche sans bandelettes Dans des cercueils que ferme un clou,
Et n'a pas même d'hypogées A l'abri des corruptions, Dortoirs où, par siècles rangées, Plongent les générations !
Sol sacré des hiéroglyphes Et des secrets sacerdotaux, Où les sphinx s'aiguisent les griffes Sur les angles des piédestaux ;
Où sous le pied sonne la crypte, Où l'épervier couve son nid, Je te pleure, ô ma vieille Égypte, Avec des larmes de granit !
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|  | | Nine Admin

Nombre de messages: 8851 Date d'inscription: 03/05/2008
 | Sujet: Re: PARIS inspire les poetes. Dim 1 Mar - 11:24 | |
| PLACE DES VOSGES à Paris en france, sur la terre : La place des Vosges par un froid mais ensoleillé midi d'automne . Sur la voix d'Edith Piaf un moineau Parisien .. La Place des Vosges Commencée en 1605 sous le règne d'Henri IV, la construction de cette place, à l'emplacement d'un ancien palais de Catherine de Médicis, a été achevée en 1612. Elle est célèbre pour la symétrie et l'ordonnance des façades qui la bordent. Celles-ci sont en effet toutes identiques mais les maisons qui se cachent derrières ne le sont en rien ! Edith Piaf SOUS LE CIEL DE PARIS Paroles: Jean Dréjac, musique: Hubert Giraud, enr. 20 octobre 1954 Sous le ciel de Paris S'envole une chanson Elle est née d'aujourd'hui Dans le coeur d'un garçon Sous le ciel de Paris Marchent les amoureux Leur bonheur se construit Sur une air fait pour eux Sous le pont de Bercy Un philosophe assis Deux musiciens, quelques badauds Puis des gens par milliers Sous le ciel de Paris Jusqu'au soir vont chanter L'hymne d'un peuple épris De sa vieille Cité Prés de Notre-Dame Parfois couve un drame Oui, mais à Paname Tout peut s'arranger Quelques rayons du ciel d'été L'accordéon d'un marinier L'espoir fleurit Au ciel de Paris Sous le ciel de Paris Coule un fleuve joyeux Il endort dans la nuit Les clochards et les gueux Sous le ciel de Paris Les oiseaux du Bon Dieu Viennent du monde entier Pour bavarder entre eux Et le ciel de Paris A son secret pour lui Depuis vingt siècles il est épris De notre île Saint-Louis Quand elle lui sourit Il met son habit bleu Quand il pleut sur Paris C'est qu'il est malheureux Quand il est trop jaloux De ses millions d'amants Il fait gronder sur eux Son tonnerre éclatant Mais le ciel de Paris n'est pas longtemps cruel... Pour se faire pardonner, il offre un arc-en-ciel...  |
|  | | Nine Admin

Nombre de messages: 8851 Date d'inscription: 03/05/2008
 | Sujet: Re: PARIS inspire les poetes. Dim 1 Mar - 11:45 | |
| *** Paris Paris combien ? Paris tout c'que tu veux Paris Paris tenu Paris Paris perdu Paris tu m'as laissé Sur ton pavé *** Quand j'te quitte un peu loin Tu ressembles au chagrin Ça m'fait un mal de chien Paris Paris combien ? Paris tout c'que tu veux Boul'vard des bouleversés Paris tu m'as renversé Paris tu m'a laissé sur ton pavé. |
|  | | Nine Admin

Nombre de messages: 8851 Date d'inscription: 03/05/2008
 | Sujet: Re: PARIS inspire les poetes. Dim 1 Mar - 12:13 | |
| "Je passais au bord de la Seine - Un livre ancien sous le bras - Le fleuve est pareil à ma peine - Il s'écoule et ne tarit pas - Quand donc finira la semaine." Alcools (1913), Marie Citations de Guillaume Apollinaire |
|  | | liliane Admin

Nombre de messages: 9243 Age: 61 Localisation: dans la galaxie Date d'inscription: 02/05/2008
 | Sujet: Re: PARIS inspire les poetes. Mar 6 Déc - 14:33 | |
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|  | | | | PARIS inspire les poetes. | |
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