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 CHRISTOPHE

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Bridget

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MessageSujet: CHRISTOPHE   Sam 28 Juin - 15:59


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CHRISTOPHE Etoile Etoile Etoile









Christophe, de son vrai nom Daniel Bevilacqua , est né le 13 octobre 1945 à Juvisy-sur-Orge, en banlieue parisienne.

Il est le fils d'un entrepreneur en maçonnerie d'origine italienne. Il était aussi un génie dans l'art du chant alors qu'il n'était qu'adolescent.

Très jeune, il est fasciné par l'« American way of life », tel qu'il est dépeint dans les films qu'il va souvent voir au cinéma.

Vers ses 8 ans, Édith Piaf et Gilbert Bécaud sont ses premières idoles, bientôt supplantées par le blues, véritable révélation pour l'adolescent : il découvre Robert Johnson et surtout John Lee Hooker.

À la fin des années 1950, comme bien des gens de sa génération (celle du baby-boom de l'après-guerre), il est alors marqué par Elvis Presley et James Dean, tout en développant une passion sincère pour le rock des pionniers de la maison Sun et le blues (il reconnaîtra avoir également été influencé par Georges Brassens).


Ayant trouvé sa vocation (de son propre aveu , il fonde un groupe amateur appelé « Danny Baby et les Hooligans », où il chante le plus souvent en yaourt (du faux anglais) tout en s'accompagnant à la guitare.


Après son service militaire, il entame une carrière de chanteur en solo.
En 1963, il enregistre son premier 45 tours sur le label de la célèbre salle parisienne, Golf Drouot. Reviens Sophie, inspirée par la musique noire américaine passe totalement inaperçu.


En 1965, il devient une vedette avec la ballade Aline, chronologiquement un des premiers slows de l'été en France avec le J'entends siffler le train de Richard Anthony.







Le succès colossal de ce titre (il s'en vendra un million d'exemplaires) dont il a écrit paroles et musiques lui vaudra quelque temps plus tard un procès pour plagiat du chanteur Jacky Moulière, qu'il perdra mais gagnera en appel à la fin des années 1970.

D'autres succès suivront à un rythme plus ou moins régulier : Les Marionnettes, J'ai entendu la mer ou Excusez-moi, Monsieur le professeur.

Grisé par sa réussite, il vit alors à cent à l'heure, au propre et au figuré, ses démêlés avec la maréchaussée parisienne pour excès de vitesse au volant de ses Ferrari Testarossa et Lamborghini faisant partie intégrante de sa légende.

Séducteur impénitent, il a une liaison avec la chanteuse Michèle Torr, qui aura de lui un fils appelé Romain né le 18 juin 1967 — quatre ans plus tard, il épousera Véronique (demi-soeur d'Alain Kan), avec laquelle il aura une fille appelée Lucie.

En 1967, il signe la bande originale du film La Route de Salina, de Georges Lautner, sa seule incursion dans le domaine cinématographique jusqu'à présent.


Au début des années 1970, sa popularité fléchit pendant une courte période, durant laquelle il se laisse pousser une moustache qui, avec sa longue chevelure blonde, peaufinera son image de latin lover et représente accessoirement un hommage à l'industriel italien Enzo Ferrari.

En 1971, Françis Dreyfus crée le label Disques Motors où sortiront désormais les albums de christophe.

Le déclic se produit à nouveau pour Christophe lorsque son producteur Francis Dreyfus lui adjoint les services du jeune parolier Jean-Michel Jarre, avec lequel il écrit l'album Les Paradis perdus, très influencé par le rock anglo-saxon de l'époque (Pink Floyd, Lou Reed).







Le succès est à nouveau au rendez-vous, la réussite de leur association étant concrétisée en 1975 par l'album et le 45 tours Les Mots bleus, un des sommets de la carrière de Christophe, qui lui permettra de renouveler son public.

Il se produit alors à l'Olympia à guichets fermés. Christophe a délaissé son look de jeune homme « comme il faut » des années 1960, pour revêtir la panoplie du dandy légèrement décadent chantant d'un air détaché le Dernier des Bevilacqua ou le tube Señorita.

Dans un moment de vide intérieur, de son propre aveu, il dérape alors et tombe pour une courte période dans la drogue.




En 1978, il publie un de ses albums les plus audacieux, aujourd'hui considéré comme son plus bel album Le Beau Bizarre , qui n'aura pas le succès de ses prédécesseurs mais lui vaudra les louanges de la critique.

Les textes sont alors signés Bob Decout. Il collaborera ensuite avec Boris Bergman pour Samourai et avec son beau-frère Alan Z Kan pour Pas vu, pas pris.

Entre-temps, à la demande de sa femme Véronique, Christophe ressort en 1980 le 45 tours Aline et aligne trois millions et demi de ventes, à sa grande surprise.

En 1983, son troisième plus gros succès en simple sera à nouveau une ballade, Succès Fous, dont il vend quelques 600 000 copies et qui achèvera de le cataloguer (à tort) comme chanteur pour midinettes. En 1984 il sort "Voix sans issue" en yaourt.




Par la suite, son rythme de travail ne cessera de se ralentir : il compose deux titres pour le CD de Corynne Charby (qui avait joué dans le film à succès de Francis Veber "La Chèvre"), il publie un album d'adaptations de standards anglo-saxons des années 1940-1950 (Clichés d'amour), des 45 tours (Ne raccroche pas, qui se veut un clin-d'œil à l'adresse de la jeune Stéphanie de Monaco) mais ne fait plus de scène.


Il se consacre alors essentiellement à ses collections de juke-boxes, de disques rares et de grands films — sa cinéphilie était bien connue du directeur de la Cinémathèque française, Henri Langlois, à qui il prêta une copie originale de La Strada de Federico Fellini.

Mélomane averti, il se tient toujours au courant des dernières nouveautés, afin notamment d'actualiser sa propre musique. Perfectionniste jusqu'à la maniaquerie, il peut passer un an à travailler sur le son d'une simple partie de batterie !


Après un 45 tours passé à peu près inaperçu Chiqué chiqué en 1988, Christophe change de maison de disques en 1995. De Motors, il passe chez Epic, une division de Sony.


En 1996, il publie un album ambitieux mais qui ne fera guère parler de lui, Bevilacqua, où on l'entend en duo avec son idole en:Alan Vega du groupe américain « Suicide ».

Véritable disque d'ambiance, Bevilacqua surprend par sa modernité : Christophe y est lui-même et ne ressemble plus au dandy crooner des années 1970.


Très intéressé par la techno et les synthétiseurs, attiré par les nombreuses possibilités qu'offrent les ordinateurs, Christophe a pendant de longs mois bricolé et travaillé voix, sons et musique au studio situé dans sa résidence. Ses chansons ne sont pas écrites sur le modèle couplet-refrain-couplet, elles témoignent plutôt d'un esprit torturé, labyrinthique.


Cinq ans plus tard, Comm' si la terre penchait connaîtra un meilleur accueil, même si on est encore loin des scores de vente passés.

Il annonce alors son retour sur scène (où il ne s'était pas produit depuis 26 ans) et donne une série de magnifiques concerts à l'Olympia, s'étant entouré d'un excellent groupe pour recréer ses titres les plus célèbres.

Le disque Christophe Live à l'Olympia publié l'année suivante et le DVD témoignent parfaitement de cette magie retrouvée.

En 2004, il chante en duo avec Alain Bashung et avec Madonna sur la scène de l'Élysée Montmartre Les Mots bleus et Amsterdam.






En mars 2005, il apparaît sur la scène de l'Opéra-Comique pour offrir à Brigitte Fontaine une interprétation inoubliable de la chanson Hollywood (paroles de B. Fontaine, musique de Areski Belkacem).

En 2007, Christophe chante L'un dans l'autre sur l'album Arkhangelsk du trompettiste Erik Truffaz, morceau dont il a écrit les paroles .

En juin 2008, il sort chez AZ "Aimer ce que nous sommes" : une œuvre large, dans laquelle on retrouve les différents visages du chanteur. Plusieurs artistes ont collaboré à cet album, comme Isabelle Adjani, Daniel Filipacchi, Florian Zeller et son ancien producteur Françis dreyfus.


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Bridget

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MessageSujet: Re: CHRISTOPHE   Sam 28 Juin - 17:22




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Christophe n'est pas un artiste prolifique.

Sept ans après la sortie de Comm' si la terre penchait, qui avait vu le dernier des Bevilacqua remonter sur scène pour la première fois en 25 ans, le 30 juin très exactement sortira Aimer ce que nous sommes.

Le neuvième album studio de Christophe a été réalisé par Christophe Van Huffel et verra les participations d'Eric Truffaz ou encore Isabelle Adjani. France 2 est partenaire de cette sortie et diffusera à partir d'aujourd'hui des courtes fictions basées sur des titres du nouvel album.



http://www.leblogmusique.net/2008/06/christophe-nouv.html




http://www.christophe-lesite.com/


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Nine
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MessageSujet: CHRISTOPHE BEVILACQUA   Lun 25 Aoû - 17:33

Voilà un article interessant du Figaro sur la sortie de son nouvel Album :

Christophe : «J'écris du son, pas des poèmes» :star:

Propos recueillis par Bertrand Dicale

Il aura fallu quatre ans à l'interprète d'«Aline» pour enregistrer «Aimer ce que nous sommes», qui sort lundi, avec un générique étourdissant d'Isabelle Adjani à Erik Truffaz.
Cas unique dans l'histoire de la chanson française, Christophe est passé de l'état de chanteur de variétés indéfendable à celui d'icône sublimement élégante. L'interprète d'Aline, Les Marionnettes, Les Paradis perdus, Les Mots bleus, Señorita ou Succès fou est devenu un parangon de vertu pop dans un pays qui ne se remettra jamais tout à fait d'avoir vu naître Georges ­Bras­sens plutôt que Paul McCart­ney. Ses tubes historiques, qui faisaient les quarts d'heure de slows dans les bals populaires, se sont mués en classiques de la mélodie parfaite et du roman­tisme pleinement assumé.

Sept ans après son album studio précédent, six ans après son triomphal retour à l'Olympia, il sort lundi Aimer ce que nous sommes (chez AZ-Universal), œuvre d'art aristocratique et disque populaire, laboratoire de savant fou et conservatoire de la mélodie qui serre le cœur. Réalisé avec Christophe Van Huffel, par ailleurs démiurge du groupe Tanger, l'album de Christophe voit défiler le générique le plus étourdissant et bizarre (!) de l'année : les voix d'Isabelle ­Adjani et de Daniel Filipacchi, le batteur Carmine Appice, le trompettiste de jazz Erik Truffaz, le guitariste flamenco Moraito, le chanteur Diego Carrasco, le DJ Murcof, un enregistrement de la photographe Denise Colomb, les corbeaux de l'aube sur le boulevard du Montparnasse…

Des éblouissements romanesques, des féeries angoissantes, des histoires obliques : Christophe explore un univers hors normes comme un Palais du facteur Cheval dressé en pleine nuit parisienne.

LE FIGARO. Vous êtes réputé pour ne pas finir vos albums en avance. À quel moment jugez-vous que votre disque est terminé ?

Vous n'avez jamais un sentiment de « finitude », une impression de perfection ?

Aimer ce que nous sommes sort presque sept ans après votre précédent album, Comm'si la Terre penchait. Il vous a fallu tant de temps ?

On a commencé par Odore di Femina en 2004, dans une maison que l'on nous prêtait dans l'île de Ré, deux chambres, une douche, l'idéal. On a commencé par cette chanson en pensant aux Gitans, mais on n'est allé à Séville enregistrer avec eux que deux ans plus tard, et Carmine Appice est venu jouer dessus en 2007.

Et vous avez mixé en 2008…

Vous avez beaucoup d'auteurs différents pour les textes de ce disque, ainsi que des textes que vous signez vous-même. Comment se fait le partage ?

Je sais comment j'écris mes textes, je sais ma formule magique, mes secrets de création, je veux autre chose. Il m'a rendu la chanson quelques heures plus tard. Je l'ai trouvée en allumant mon ordinateur. Je l'ai lue une fois, pas deux. Et tout a résonné en même temps que le play-back que je connaissais par cœur. Dans la minute qui suivait, je savais que l'album s'appellerait Aimer ce que nous sommes et que je ne reviendrais pas dessus.
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Bridget

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MessageSujet: Re: CHRISTOPHE   Ven 9 Jan - 22:18




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Christohe sera à l'Olympia le 11, 12, 13 Mars 2009 !





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Bridget

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MessageSujet: Re: CHRISTOPHE   Sam 14 Fév - 0:49



Son passage dans mon taratata à moi , ce soir avec un trés beau duo avec Phoebe Killdeer , sur une MAGNIQUE chanson de .....

Mister Donovan : Perfect Day une merveille !


Enjoy !

CHRISTOPHE / Phoebe KILLDEER : Perfect Day
TARATATA N° 302 (Tour. le 27/10/08 / Diff. France 4 le 27/02/09)
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liliane
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MessageSujet: Re: CHRISTOPHE   Jeu 5 Mar - 16:23

Christophe : « En musique, je suis un chineur »
Propos recueillis par Annie Grandjanin (Figaroscope)
04/03/2009


Crédits photo : ©Lucie BEVILACQUA



VARIETES. Phénomène dans le métier, Christophe est passé du statut de chanteur de gentilles variétés à celui d'artiste culte. Son dernier album sorti en juin, Aimer ce que nous sommes, réunit un casting impressionnant. Rencontre (nocturne) avec un artiste qui intrigue autant qu'il séduit.


LE FIGAROSCOPE. - Quel effet cela vous fait d'être considéré comme un artiste culte ?

CHRISTOPHE. - Je m'en fous ! Je trouve très égoïste d'attendre d'un artiste qu'il ne change pas de style. Moi, j'aime les mélodies, le flamenco, l'électro… J'ai juste suivi ma route émotionnelle. Je fonctionne à l'instinct. Il faudrait sans doute demander aux musicologues. Mais, là encore, ce serait une erreur.


Pourquoi ?

C'est à cause d'eux que la musique s'éteint. Ces analyses, ces critiques ne mènent à rien. Un jour, un mec a écrit que mon dernier album était un naufrage ! Heureusement, d'autres ont pensé le contraire. Ce qui m'intéresse, c'est de surprendre, moi le premier. Quand j'écris et compose, j'entends quelque chose qui vient d'ailleurs. En musique, je suis un chineur. Je passe mon temps à écouter ce qui se fait de nouveau. Dans les taxis, à la radio, j'écoute beaucoup les jeunes. J'aime bien que quelqu'un me mette la claque, me rende jaloux, parce que cela me redonne l'envie.


Qui vous a mis la claque récemment ?

Housse de Racket, un groupe très pointu, avec qui je suis devenu ami. Mais mon vrai coup de cœur, c'est Camille. Je la trouve sexy et j'aime bien sa folie. Je l'aurais bien imaginée dans mon spectacle, se déplaçant sur un fil, telle une funambule, comme dans un film de Coppola. Peut-être qu'elle ne m'apprécie pas, d'ailleurs, mais je m'en tape : moi, je l'aime !


Et la scène, est-ce un exercice que vous aimez ?

C'est à force de voir des artistes comme David Bowie ou Lou Reed en concert que j'ai dit oui. Mais ce n'est pas mon truc. C'est un vrai combat de boxe.


C'est la raison pour laquelle vous tenez à être bien entouré ?

Bien sûr. Malheureusement ce n'est pas Isabelle (Adjani, NDLR) qui fera l'ouverture. Mais il y aura Erik Truffaz, qui me donne la chair de poule, Carmine Appice, Moraito Chico, un dieu du flamenco… Et, comme je suis passionné de design et d'architecture, Andrée Putman « habillera » mon spectacle. Le public est là pour être distrait. Mais, honnêtement, je me fais plaisir avant tout : si je donne le sentiment d'être heureux, les gens vont aimer…



Un sacré casting
Pour cet album, enregistré de nuit entre Paris, Londres et Séville, Christophe s'est offert un beau casting. Outre Christophe Van Huffel (du groupe Tanger) pour la coréalisation, il a confié le mixage à Paul « P-Dub » Walton (The Cure, Bjork). On reconnaîtra le timbre d'Isabelle Adjani sur Wo wo wo wo. Côté musiciens, on retrouve l'excellent trompettiste de jazz Erik Truffaz, Carmine Appice à la batterie et Eumir Deodato (Kool and The Gang, Sinatra…) pour diriger la section de cordes. À noter également la présence de deux artistes de flamenco : Moraito et Diego Carrasco.



Christophe à l'Olympia , 28, bd des Capucines (IXe). Dates : les 11, 12 et 13 mars à 20 heures. Tél . : 08 92 68 33 68. Places : de 46 à 68 €.


http://www.lefigaro.fr/scope/articles-musiques/2009/03/04/08007-20090304ARTFIG00012-christophe-en-musique-je-suis-un-chineur-.php


Dernière édition par liliane le Jeu 8 Oct - 13:53, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: CHRISTOPHE   Lun 9 Mar - 12:30



Les damiers incertains de Christophe, en répétition continue






En mars 2002, Christophe revenait en scène après vingt-sept ans d'effacement. L'homme qui aime la lumière, mais "celle des vitrines la nuit, la lumière qui dort", dit-il, avait épaté son monde en créant un spectacle fluorescent, rideau de théâtre et écran de cinéma, tout un parcours, des Marionnettes (1965) à Ces petits luxes (2001).

En 2008, Christophe a enregistré l'album Aimer ce que nous sommes, qu'il désire transposer en scène, sans économie de moyens.
En pleine crise, il a parié sur un spectacle à 530 000 euros pour trois Olympia (du 11 au 13 mars), une première à Clermont-Ferrand (le 8 mars), à la Coopérative de mai, où il a répété, flanqué des 80 affiliés au projet, dont beaucoup de célébrités. A trois jours de la générale, le puzzle n'était pas rassemblé. Mais le brouillard convient aux risque-tout.

Le lieu influence, et Christophe l'absorbe.

Pierres de lave noire de la cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption de Clermont-Ferrand, blanc laiteux du bonhomme Michelin, potentat local. Sur la scène, il y aura aussi du noir et blanc. Des films conçus par des cracks des arts plastiques, les vidéastes Dominique Gonzalez-Foerster et Ange Leccia ; des damiers bicolores, ceux, si typiques, de la designer Andrée Putman, scénographe de ce spectacle. Elle lui offre un siège "poli-miroirs", un banc éléphant, et a fait expédier l'un de ses pianos Pleyel géométriques, tellement chic.

Andrée Putman, 83 ans, fille de la bourgeoisie, d'abord promise à une carrière de concertiste, a participé à l'aventure Prisunic - un seul prix pour tous -, et y a installé le design en 1957 avec ce slogan : "Le beau au prix du laid".

Christophe s'est installé à Clermont-Ferrand dans l'ancienne coopérative ouvrière Michelin. L'endroit, sis place du 1er-Mai, où les "Michelin" venaient acheter des cahiers ou de la farine, est devenu La Coopérative de mai, salle de musique actuelle. Depuis son ouverture, il y a neuf ans, jamais le lieu n'avait connu telle effervescence. Des caisses, des consoles, car, dit Christophe, "je suis un fou de son, j'ai des machines, j'appuie sur des pédales pour produire des échos, des répétitions".

Alors, il y en a partout, s'amuse Didier Veillault, le directeur de la "Coopé", pourtant habitué aux artistes hors cadre - il a abrité la première "résidence" artistique de Christophe en 2002, hébergé Alain Bashung et sa troupe en répétition pendant un mois et tout récemment Morrissey, l'ex-Smith, venu y régler le son et les lumières de son futur tour de chant.

Mais là, "c'est du jamais-vu. Bercy dans le Puy-de-Dôme".

Des écrans baladeurs, des bribes de musique écoutées au coin d'un couloir. "Christophe et ses partenaires travaillent la nuit. Ils discutent. Ils sont comme des enfants, et nous sommes un peu envahis, mais heureux."
L'opération coûte cher. Selon Laurent Castagnié, producteur de Christophe depuis 2002 au sein de Love 8 Spectacles (Alan Vega, Chemical Brothers...), "environ 700 000 euros, si l'on inclut la préparation de la tournée en province et à l'étranger" - 80 concerts à géométrie variable, dont des "événements", comme Les Nuits du bassin de Neptune le 15 juillet au château de Versailles, Les Nuits botaniques de Bruxelles et un final imaginé, en mars 2010, à la Cité de la musique.

Christophe a voulu réunir en scène les extra-ordinaires invités du disque. Tous, sauf le compositeur électronique Murcof, retenu au Mexique, ont répondu présent. Parce que Christophe est un musicien hors norme. "Les silences nous lient", dit l'intéressé.

Love 8 s'est associée pour l'occasion à Caramba Productions, plus à même de gérer des dates provinciales forcément délicates pour un artiste culte, éloigné du grand public, conquis avec Aline.
De ce hiatus, que dit Andrée Putman ? "Il a tout d'une rock star avec une facette underground attirante et il est en même temps le chanteur qui doit être à l'origine du plus grand nombre de mariages et de coups de foudre en France." La designer aime la chanson Les Mots bleus (paroles de Jean-Michel Jarre). "C'est normal. Andrée, avec ses grands yeux bleus...", dit sa fille Olivia Putman, qui veille aux destinées de l'agence avec son frère Cyrille.

Christophe a rencontré Laurent Castagné dans des circuits de nuit. C'est à la télé, chez Ardisson, qu'il a croisé Cyrille Putman, venu présenter Premières pressions à froid (éd. Robert Laffont), autobiographie abrasive d'un ex-junky. Cyrille Putman a présenté Christophe à sa mère. "Le charme magnétique de notre première rencontre a ouvert en grand les portes de l'imagination", dit cette dernière. A l'agence Putman, on a été "bons élèves. Nous avons passé du temps à regarder la vidéo de l'Olympia 2002, nous sommes partis de ce qu'il voulait chanter pour lui construire un écrin". Aucun croquis n'existe.

Avec Christophe, tout se construit par bribes, Textos, appels nocturnes, idées furtives. C'est flou, ce le sera jusqu'au bout. "C'est étrange. Nous travaillons avec des gens très lents, dit Laurent Castagnié, ils n'ont pas d'heures régulières, les idées ne sont jamais figées. Gail Ann Dorsey, la bassiste, retrouve la sensation du work in progress des années 1970."

Ce que l'on sait ? Peu, et l'essentiel. Qu'il y aura de la musique, et en scène un juke-box tiré de la collection personnelle de Christophe. "Un AMI (Automatic Musical Instrument) de 1947. L'histoire du disque me suit toute ma vie. C'est un objet magique, une pleine lune ! Il éclaire, il faut parfois l'éteindre !", dit Christophe. "Il apportera de la couleur", précise Olivia Putman. Les Gitans andalous viendront à Clermont, mais on ignore toujours la date de leur arrivée.


Le 8 mars, Coopérative de mai à Clermont-Ferrand. Du 11 au 13 mai à l'Olympia de Paris (complet).

Véronique Mortaigne

http://www.lemonde.fr/culture/article/2009/03/07/les-damiers-incertains-de-christophe-en-repetition-continue_1164917_3246.html
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MessageSujet: Re: CHRISTOPHE   Mar 10 Mar - 21:55


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Christophe,
le funambule en liberté







La seule limite que Christophe connaisse, est celle de son imagination, débordante. Aimer ce que nous sommes son dernier album, affichait la mine crâneuse d'un défi impossible à transposer en concert.

Le chanteur dévoilait, dimanche soir, les contours du spectacle qu'il présentera trois soirs de suite, dès mercredi, à l'Olympia de Paris.

Christophe répétait depuis fin janvier, à Paris, mais c'est bien à Clermont-Ferrand qu'ont eu lieu les derniers réglages de sa tournée 2009-2010. Les derniers ? Pas si sûr. À deux heures de la générale, le chanteur, placé au centre du dispositif scénique, apportait encore des modifications au déroulement du show. En coulisses, Didier Veillaut, directeur de la Coopéra­tive de Mai, salle rock qui a accueilli les répétions, se demande comment présenter la soirée au public.

Le chanteur, présent depuis le début de la semaine, a été rejoint au compte-gouttes par ses différents invités. Près de cent personnes, dont trente-cinq sur scène, orchestrent ce retour de Christophe sur les planches.

Le producteur Laurent ­Castanié (Love 8 Spectacles) couve son artiste des yeux avec une tendresse qui lui a donné envie de le suivre dans cette nouvelle folie au coût astronomique de 700 000 €, préparation comprise.

Pour le ­soutenir, il a fait appel en novembre dernier à son confrère Luc ­Gaurichon (Caramba Productions), chargé d'organiser les dates en Régions - 80 au total entre cette année et la suivante. Sans celles-ci, le spectacle ne saurait être rentable, ­loin ­de là.

Isolé des aléas d'un métier en crise, Christophe est demeuré un artiste essentiel dans un paysage où les chanteurs sont tentés de devenir comptables avant tout.

La seule limite que ce créateur connaisse est celle de son imagination, débordante. Aimer ce que nous sommes, son dernier album, affichait la mine crâneuse d'un défi impossible à transposer en concert : multitude de climats, pléiade d'invités, diversités des inspirations. Plutôt que d'en donner une version ramassée, Christophe a visé l'extravagance, en invitant tous les participants à le suivre sur scène.




Élégance et magnétisme



Hormis Isabelle Adjani et le musicien électro Murcoff, tous ont répondu présents.
Même Carmine Appice, batteur de feu Vanilla ­Fudge et Cactus, groupes de rock lourd des années 1970, superbe sur deux titres et inutile sur un solo dérisoire.
Il en faudrait plus pour décontenancer Christophe dont l'élégance et le magnétisme sont tels qu'il ne se laisse jamais éclipser par ses invités.

Audacieux, il consacre la première partie aux titres de son dernier album. Scénographie signée Andrée Putman, projections réalisées par les plasticiens Dominique Gonzalez-Foerster et Ange Leccia, on est à des années-lumière de l'ordinaire du concert rock.


Dirigées par l'ancien collaborateur de Sinatra, Eumir Deodato, seize jeunes femmes sont aux cordes, tandis qu'un des juke-boxes de la collection personnelle du chanteur illumine une scène sous éclairage tamisé.







Assis sur un tabouret dessiné par Andrée ­Putman, Christophe est éclatant, sa voix si singulière caressant les textures tissées par ses complices.

Erik Truffaz pose quelques notes de trompette, Gail Ann Dorsey (vue aux côtés de Bowie dix ans durant) est à la basse, sous l'œil bienveillant de Christophe Van Huffel, directeur musical depuis 2002.

L'irruption de Los Flamencos, groupe de gitans andalous (chant, danse, percussions, guitare) donne fièvre et ferveur à une proposition résolument high-tech. Filmée par Héléna Noguerra, une danseuse souligne la sensualité d'Odore di Femina, chanson à partir de laquelle le spectacle devient totalement bouleversant. Entracte.

«Il ne fait pas Les Mots bleus ?», s'interroge une fan de la première heure.
Dans la deuxième partie, au démarrage très dépouillé façon piano-bar filmé par David Lynch, Christophe égrène son passé. Le Beau bizarre, Les Marionnettes, Succès fou, Señorita version andalouse précèdent un sublime Les Paradis perdus, avant le générique final.

Près de 3 heures après le début de la soirée, il semble heureux de ce nouveau voyage. Dans sa loge, il commencera déjà à imaginer ce qu'il faudra changer d'ici à l'Olympia.
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http://www.lefigaro.fr/musique/2009/03/10/03006-20090310ARTFIG00178-christophe-le-funambule-en-liberte-.php
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MessageSujet: Re: CHRISTOPHE   Jeu 12 Mar - 16:35




Comme un interdit, un grand soleil
Les jours de pluie, elle a changé
Ma vie morose, pour un bouquet de fantaisies
Comme un interdit, elle joue ma vie
Comme un succès qui lui sourit
A sa manière, elle a chevauché mon égo
Moi qui dormais, dans ses silences
Je me réveille pour goûter... à son sommeil
J'ai le sentiment d'avoir trouvé, le coeur en apnée
Un trésor qui vaut de l'or
Comme un interdit, elle m'offre une chance
A contre sens, mille et une nuits? perdu d'avance
Mille et un jour? perdu d'amour.
Moi qui rêvait la liberté d'un grand oiseau, allégro modérato
J'ai le sentiment d'avoir trouvé, le coeur en apnée
Un trésor qui vaut de l'or
Ma cavalière me fait tanguer entre ses bras
Et me chavire d'un seul baiser, me fait couler
Maître nageur qui tombe à l'eau.
Comme un interdit, je m'abandonne
Dans une danse, où elle conduit de préférence
Je me laisse faire, amoureux fou
Ma cavalière me fait tanguer, entre ses bras
Je m'abandonne sans interdits.

Paroles et musique : Christophe
Arrangements Philippe Paradis

Extrait de : Comme si la terre penchait
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Bridget

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MessageSujet: Re: CHRISTOPHE   Jeu 12 Mar - 20:43

.
http://blogs.lexpress.fr/culture-intensive/

Bon un cr parmi d'autres , celui çi est assez drole lol mais voilà .......il ne faut jamais partir avant la fin tire la langue tant pis

Christophe à L'Olympia et la tête à claques
le 12 mars 2009 8h55 | par
Eric Libiot (L'Express)



Prévu à 20 heures, le concert a débuté à 21 h 10.

« Un problème technique », a expliqué une voix descendue du ciel vers 20 h 50 alors que le public commençait à s’échauffer. « Christophe sera sur scène à 21 h 5 ».

J’ai rarement vu un problème technique se régler à heure fixe. Mais peut-être fallait-il terminer de remplir la soute à mazout de la table de mixage ou aller acheter une multiprise pour parfaire les branchements des instruments.

Rien de tout cela, en fait. Quand Christophe est arrivé, les mains jointes en un salut indien qui ressemblait à de timides excuses, il a indiqué qu’il cherchait ses lunettes. Voilà qui fut rassurant. J’étais à deux doigts de penser que quelqu’un se foutait du public.

Et puis le concert. Deux fois une heure. La première surtout consacrée à son dernier album, la seconde à ses anciens titres. Il y eut de belles choses, notamment la réinterprétation de ses tubes (Les Mots bleus, Les Paradis perdus) de moins belles (Odore di Femina, dont Christophe lisait difficilement les paroles sur un écran) et de ridicules, comme la chorégraphie d’une jeune femme dont je tairai le nom parce que je ne le connais pas et c’est tant mieux.

D’accord, ce concert était le premier d'une série de trois; il n’empêche qu’il manquait de l’huile dans les rouages des enchaînements. La raison du retard se trouve sans doute là : ce n’est pas une multiprise que Chrtisophe cherchait, ni ses lunettes mais un litre d’huile d’olive pressée à froid.

Ps 1 : Le phénomène ne m’avait jamais frappé jusqu’alors mais quand le public applaudit il y a évidemment toujours quelqu’un qui est le dernier à applaudir. Ce quelqu’un était devant moi, hier soir. Il était le dernier à chaque fois. A croire qu’il participait à un concours. C’est très énervant. Au lieu d’applaudir, j’ai rapidement eu envie de lui mettre des baffes. Personne ne s’en serait rendu compte, ça fait le même bruit. Pas osé. Mais j’ai mieux compris l’expression faire la claque.

Ps 2: Ghislaine, du couloir d'à côté, vient de m'apprendre que Christophe s'est fendu d'une troisième partie improvisée, débridée et formidable. Moi, je suis parti au moment des premiers rappels, fatigué par la tête à claques du rang de devant. Si quelqu'un le reconnait, cassez lui une jambre de ma part. Merci.


Bon ça ne mérite même pas la couleur lol tire la langue
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Bridget

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MessageSujet: Re: CHRISTOPHE   Jeu 12 Mar - 20:54





.DAISY
1976

Juste un sosie, de toi chaque nuit, ne m'apporterait pas l'oubli
Daisy, oh oui reviens Daisy, l'espoir d'une vie craque entre mes doigts jaunis

Rejoue-moi ce vieux mélodrame, tu sais celui qui tire les larmes
Tu allais toujours bien trop loin comme ces vieux acteurs italiens
Rejoue-moi ce vieux mélodrame avec ton regard qui désarme
Ces montagnes pour des petits riens au fond moi je les aimais bien.

Juste un grand cri pour verser sans bruit tous les pleurs de mon dépit
Daisy oh oui reviens Daisy , mes poings frappent aux portes de la nuit

Rejoue-moi ce vieux mélodrame, tes longs couplets à fendre l'âme
Je n'en voyais jamais la fin comme dans ces vieux films italiens
Rejoue-moi ce vieux mélodrame, tu sais la scène où tu t'enflammes
Tous ces sanglots, tous ces chagrins, je crois que les aimais bien.

Juste un grand cri, pour que résonne l'étendue de nos envies
Daisy, reviens-moi Daisy car je te sens qui,
croque les grains de ma folie

Rejoue-moi ce vieux mélodrame, tu sais celui qui tire les larmes
Tu allais toujours bien trop loin comme ces vieux acteurs italiens
Rejoue-moi ce vieux mélodrame, tes longs couplets à fendre l'âme
je n'en voyais jamais la fin comme dans ces vieux films italiens
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seosense



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MessageSujet: Re: CHRISTOPHE   Mer 15 Avr - 13:57

Bonjour, je suis un grand fan de Christophe à l'époque quand il a chanté "belle","succès fou","les mots bleu" ... bref, je voudrais avoir la parole et le clip de "emporte-moi" si vous en avez.merci d'avance.....
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Nine
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MessageSujet: Re: CHRISTOPHE   Mer 15 Avr - 14:10

Bonjour Seosense et bienvenue sur le forum.

on va faire le maximum pour te satisfaire, à savoir que maintenant certaines vidéos ne sont malheureusement plus accessibles sur certaines plateformes connues ... je fais la recherche et tu auras ici la réponse dés que possible.


Merci de ta présence et bonne lecture "musicale". flower
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MessageSujet: Re: CHRISTOPHE   Mer 15 Avr - 14:20

EMPORTE MOI
CHRISTOPHE




http://www.wat.tv/audio/christophe-emporte-moi-dzf0_eviv_.html
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MessageSujet: Re: CHRISTOPHE   Mer 15 Avr - 14:26

Bienvenue seosense cheers

EMPORTE MOI
(Jean Michel Jarre / Christophe – 1973)

Emporte-moi
loin d’ici
dans la foret de tes dix doigts,
sous la pluie de tes caresses,
mon corps comme une épave,
et jouer sur ta peau blanche
se noie dans l’habitude.

Je suis mort,
je revis,
contre toi.

Emporte-moi
loin d’ici
sur les chemins de tes sourires.
Et dans l’ombre
je devine ton corps
qui se déplie
comme un branche
où je m’accroche,
oubliant de pleurer.

Je suis mort,
je revis,
contre toi.

Emporte moi
loin d’ici
dans la fureur de tes soupirs.
Sur l’écume de tes lèvres,
ce cri que tu retiens,
je l’écoute
au fil des nuits.
Tu es ma solitude.

Je suis mort,
je revis,
contre toi.

Emporte-moi loin d’ici
.
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MessageSujet: Re: CHRISTOPHE   Mer 15 Avr - 14:29

LIVE OLYMPIA "succes fou"

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MessageSujet: Re: CHRISTOPHE   Mer 15 Avr - 15:06






merci Nine c'est vraiment gentil! et Liliane pour la parole, j'adore cette chanson. :035: moi aussi je vous remercie
pour ce lien. c'est dommage que certaines vidéos ne sont malheureusement plus
accessibles. heureux


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Bridget

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MessageSujet: Re: CHRISTOPHE   Mer 1 Juil - 23:53




.
Christophe et invités


Christophe & ses Invités (Bassin de Neptune) : le 15 juillet 2009 à 21 h

Son dernier album n’a pas failli, et le voilà après 3 dates à l’Olympia et le début d’une tournée française, attendu à Versailles pour un couronnement sur le Bassin de Neptune.



Il est certainement un des personnages les plus surprenants de la scène musicale française, l’un des plus talentueux aussi.

Pas parce qu’il dure, mais parce qu’il se renouvelle toujours et que chacune de ses sorties semble plus belle que la précédente.

Son dernier album n’a pas failli, et le voilà après 3 dates à l’Olympia et le début d’une tournée française, attendu à Versailles pour un couronnement sur le Bassin de Neptune.

Ce concert exceptionnel sera l’occasion de replonger dans les sombres ambiances d’Aimer ce que nous sommes ce dernier album audacieux. Au cœur du jardin de Versailles, la puissance évocatrice des sons tissera n’en doutons pas une trame envoûtante.

Lunettes de soleil, veste et tee-shirt en soie noire, crinière et moustache argentée, Christophe use de sa voix comme d’une tapis volant. Ses aigus décollent comme les paillettes de la variété des années 1960 et 1970, tournoient fantasmes fétichistes du rêve américain avant de s’évader vers un onirisme collectionnant les moments de grâce.

Crânement, il relève le défi de transposer en concert la multitude de climats, la pléiade d’invités, la diversité des inspirations de ses derniers opus. Plutôt que d’en donner une version ramassée, Christophe vise l’extravagance, en invitant tous les participants à le suivre sur scène : un orchestre féminin d’une vingtaine de cordes dirigé par le brésilien Eumir Deodato, la bassiste de David Bowie, Gail Ann Doresey, le trompettiste Erik Truffaz, l’harmoniciste Diabolo, des musiciens sévillans…

Pour l’occasion, Christophe n’oubliera pas les tubes pop qui ont fait sa renommée : Les marionnettes, succès fou, Señorita, les Mots bleus, ou encore les Paradis perdus, qui sauront faire frissonner toutes les générations.

Et qui sait, si à la fin d’une soirée à la décontraction conviviale, il ne saisira pas la guitare pour crier encore et encore Aline au pied des tilleuls du parc, pour qu’elle revienne enfin…


Mercredi 15 juillet 2009

Bassin de Neptune – 21h



http://www.chateauversailles-spectacles.fr/spectacle.php?spe=6


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MessageSujet: Re: CHRISTOPHE   Mer 1 Juil - 23:57



.

Invité de lémission de Patrice Carmouze sur Cap 24 , une interview de Christophe , ses invités , ses goûts etc ....

http://www.cap24.com/emission.php?id_video=2163&type=emission


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MessageSujet: Re: CHRISTOPHE   Jeu 2 Juil - 7:49

Une nuit avec Christophe


Le chanteur des « Mots bleus », qui donnera un concert dans deux semaines à Versailles, avoue se lever chaque jour à 15 heures et vivre en nocturne. Nous l’avons accompagné.

Matthieu Suc | 02.07.2009, 07h00

Son manageur avait prévenu : « Christophe ne conçoit pas les interviews de manière classique. Pour lui, c’est d’abord une rencontre. Ne prévoyez pas de vous lever tôt le lendemain ! » Dans le cadre de la promotion de son concert à Versailles, le chanteur, qui avoue se lever à 15 heures et vivre la nuit, nous a reçu, lundi soir, à son domicile, dans le quartier de Montparnasse.

22 heures Depuis le hall de son immeuble, on aperçoit d’abord sa crinière argentée, sa moustache et ses lunettes de soleil à travers la fenêtre d’un taxi qui fait mine de s’arrêter puis repart avec son célèbre client. On retrouve Christophe quelques mètres plus loin. L’amateur de belles américaines dépossédé de son permis de conduire prospecte dans un magasin, il veut s’acheter un Vespa. Puis il arrive, tout de noir vêtu, et fait entrer les visiteurs dans son antre. Lui qui compose aujourd’hui une musique éthérée se révèle volubile et prévenant avec ses hôtes. Dandy, il l’est. Jusqu’à la moelle. Jusqu’à l’agencement de son chez-soi. Un musée qui embrasse tous les arts du XXe siècle. Les juke-box côtoient des tableaux coquins, des meubles Art nouveau, un drapeau du club de rugby de Clermont-Ferrand et d’innombrables objets kitsch tels des effigies d’E.T. « Je les adore mais je déteste le film », prévient-il. Témoins de sa curiosité sans borne, figurent, côte à côte, sur sa table de mixage, le pass pour un concert de Lou Reed à la salle Pleyel et un autocollant des Housse de Racket, le dernier groupe à la mode.

23 heures Il ouvre une bouteille de blanc sans y toucher, « je suis sous antibiotiques ». A table, autour de plats japonais qu’il a fait livrer, Christophe parle surtout des autres, de ces jeunes chanteuses qu’il admire, Camille et Helena Noguerra « C’est une oeuvre d’art, cette fille. Elle envoie en douceur, ça rend fou ». Pour ce qui est de la musique, il avoue clairement : « Je ne la connais pas. Je joue sur ce piano parce que je l’ai acheté sur eBay pour en faire une table à dîner. »

Minuit Christophe évoque un Versailles loin des conventions. « J’ai visité le château pour la première fois il y a deux mois mais c’était la Rolls des visites, j’étais seul. » En revanche, il se souvient très bien de ses parties de poker dans la cité des rois et de cette vente aux enchères, dans les années 1980, qui se déroulait dans les écuries du château. Il avait alors refusé une offre de 3 millions de francs pour une de ses Ferrari Daytona. « Ce jour-là, ma femme a vraiment eu raison de m’insulter. »

1 heure du matin On parle de tournées. « J’aime la France. Tu vas dans l’Allier, dans le Puy-de-Dôme, c’est à crever de beauté. » Il fait écouter une reprise d’ « Alcaline », une chanson d’« Alain » (Bashung) qu’il a interprétée à Grenoble. Il s’enthousiasme pour le solo de son harmoniciste : « Comment il joue, l’autre fou ! »

2 heures Cinéphile averti, à la DVDthèque impressionnante et iconoclaste, il montre sur son ordinateur le prologue d’un film d’horreur asiatique. « Quoiqu’il arrive, je termine ma nuit en regardant un film. » Mais pas la télévision. Excepté quand Julien Doré lui conseille la « Nouvelle Star ». « Il y avait cette fille (NDLR : Camelia Jordana) qui reprenait une chanson de Cocciante, elle m’a filé un frisson. Elle chante avec la voix de Billie Holliday à la fin de sa vie… »

3 heures Des textos affluent d’amis en errance nocturne. « Je vais parfois au Baron, pas à minuit avec les touristes mais là maintenant. C’est le moment où tu rencontres les oiseaux de nuit, les bons, les vrais. »

4 heures Dans sa cuisine, où trône un arbre généalogique des rois de France acheté sur une aire d’autoroute, celui qui s’appelle Daniel Bevilacqua ouvre le courrier adressé à Christophe. Un label lui a envoyé des vinyles et des CD. Il s’enquiert des artistes, ausculte les microsillons, palpe les pochettes. « Ça doit être intéressant. Je vais écouter ça tout à l’heure… »


Le Parisien
http://www.leparisien.fr/loisirs-et-spectacles/une-nuit-avec-christophe-02-07-2009-566919.php


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MessageSujet: Re: CHRISTOPHE   Mar 14 Juil - 10:42


Francofolies: Christophe entre tubes et expérimentations
Publié le 13/07/2009 à 08:32 - Modifié le 13/07/2009 à 19:45 AFP





Christophe a embarqué le public des Francofolies de La Rochelle dans son univers à part, entre expérimentations et tubes intemporels, dimanche lors de la troisième soirée, conclue par Renan Luce pour l'un de ses deux seuls concerts de l'été avant la sortie de son nouvel album.
Personnage culte de la chanson française, Christophe était à l'affiche du Grand théâtre de la Coursive (1.000 places). Son spectacle, ouvert puis refermé sur des ovations debout du public, est divisé en deux parties. La première est consacrée à son dernier album, le superbe "Aimer ce que nous sommes", paru il y a un an.
Plus que de chansons, il s'agit d'un voyage dans les replis du cerveau de Christophe. La structure des morceaux est riche et complexe et les arrangements, plutôt électroniques sur l'album, tirent sur scène vers le prog-rock. Le chanteur, à la voix de tête, psalmodie des textes mystérieux dans lesquels on retrouve son amour pour la nuit, les femmes et les voitures de sport.
Il est entouré de six musiciens, un pianiste, un batteur, un clavier, un saxophoniste, un bassiste et le guitariste du groupe Tanger, Christophe van Huffel, qui a réalisé le disque. Certains passages sont magnifiques, à commencer par la poignante "Mal comme".
Après quelques minutes d'entracte, afin de "changer de veste et fumer une cigarette", Christophe revient sur scène pour une deuxième partie plus facile d'accès car composée d'anciennes chansons.
C'est là qu'on réalise à quel point le juke-box qui trône sur scène est un symbole tout désigné pour cette soirée, tant le répertoire du "Beau bizarre" est rempli de tubes gravés dans la mémoire populaire.
A la fin du spectacle, le plus emblématique d'entre eux, "Les mots bleus", dont le texte avait été signé par Jean-Michel Jarre en 1974, fait un triomphe dans le public. Un public qui, pendant les rappels, réclame à cor et à cris l'inévitable "Aline" ou "La dolce vita", que Christophe esquisse à peine.
Le chanteur n'oublie pas "Succès fou", "Senorita", "Les marionnettes" ou la sublime "Les paradis perdus" (également écrite par Jarre), le joyau de son répertoire.
Il ne quitte la scène qu'à grand peine, après s'être installé au piano pour "Elle dit, elle dit, elle dit", morceau d'ouverture de son avant-dernier album, "Comm' si la Terre penchait" (2001).
En plus de deux heures, c'est tout son parcours si singulier que cet artiste énigmatique retrace dans le désordre: "chanteur à minettes" yéyé dans les années 60, dandy romantique décadent dans les années 70 et, aujourd'hui, icône pour la jeune génération branchée qui admire son goût du risque artistique.
Il se produira mercredi dans un cadre exceptionnel à sa mesure, le bassin de Neptune des jardins du château de Versailles.
A quelques encablures de la Coursive, Renan Luce a conclu cette troisième soirée des Francos sur la grande scène de l'esplanade Saint-Jean d'Acre (10.000 spectateurs).
Il s'agissait là de ses retrouvailles avec le public puisqu'il n'était plus monté sur scène depuis la fin de sa précédente tournée, il y a plus d'un an.
Le jeune homme, qui avait reçu en 2008 deux Victoires de la musique dans les catégories "révélation" pour "Repenti", son premier album, a présenté les chansons du deuxième, "Le clan des miros", dont la sortie est prévue le 12 octobre.
Un seul autre concert est à son programme avant la rentrée, samedi au festival des Vieilles Charrues à Carhaix.

http://www.lepoint.fr/culture/2009-07-13/francofolies-christophe-entre-tubes-et-experimentations/249/0/360864


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MessageSujet: Re: CHRISTOPHE   Mar 28 Juil - 15:59




.


Christophe, chanteur au long cours
Le "Beau bizarre" en concert à Versailles


Versailles
16/07/2009 -

Le château de Versailles offrait hier mercredi 15 juillet, son bassin de Neptune à Christophe, le temps d'un spectacle exceptionnel. Servi par un son d'une rare intensité, le chanteur a délivré une version magnifiée de son dernier concert à l'Olympia. Frissons garantis.


La rencontre de l'histoire et de la musique actuelle. Une longue plage ambiante combinée de samples de flutes médiévales ouvre la soirée. Le trompettiste Erik Truffaz et Murcof, producteur mexicain d'electronica, jouent les entremetteurs. Après vingt minutes d'une lente montée, le duo laisse sa place à Helena Noguerra et Phoebe Killdeer (ex-Nouvelle Vague). Les deux chanteuses discutent nonchalamment, lovées dans un grand fauteuil posé au milieu des instruments. Une clameur se fait entendre. Une silhouette blanche longe le bassin, elle salue la foule. Christophe entre en scène.

L'artiste a longtemps hésité avant d'investir le bassin de Neptune. A ses yeux, un tel site ne pouvait se contenter d'accueillir un simple concert. Ce soir chaque chanson sera donc interprétée comme un film. Dans le rôle de la femme inaccessible, Helena Noguerra vocalise sur Wo Wo Wo. Elle quitte la scène sans un regard pour la star. Une danseuse ondule entre les musiciens sur Odore di femina. Christophe la contemple obstinément à travers l'écran géant. Comme si sa présence était irréelle. Une nouvelle fois "la" femme échappe à ce romantique.

Versailles, lieu de toutes les audaces

Le chanteur laisse une large place à son dernier album : Aimer ce que nous sommes. Malcom est rehaussé d'un ensemble de corde, avec juste ce qu'il faut d'emphase pour habiller le lieu. Le titre suivant, Tandis que, reflète à merveille l'éternelle recherche sonore du "Dernier des Belavicqua" : la rythmique électronique, tout en nuance, est jouée en directe, une guitare rêche lui répond.

Émerge de cet échange la voix blanche de Christophe, toujours limpide après les années. Architecte sonore autant que musicien, l'artiste est servi ce soir par un son aussi puissant que fin. Un écrin pour sa voix. Chaque titre gagne en intensité, comme si la scène s'étendait imperceptiblement sur le bassin, comme si le chanteur se rapprochait à chaque fois du public.

Dans ce cadre royal, Christophe ne se refuse aucune audace musicale. Sur Parle lui de moi, il s'offre le démarrage de batterie le plus long de l'histoire. Comme lors de ces trois derniers concerts à l'Olympia, Carmine Appice, son batteur vedette, conclue les Marionnettes d'un solo long de trois bonnes minutes. Et puisque la nuit tout est permis, le maître de la soirée laisse les clés au duo rock Housse de Racket, le temps d'un Synthétiseur décoiffant.

Parler devient ridicule

On craint tout de même le ratage lorsque Christophe invite Helena Noguerra à le rejoindre pour une reprise de Michel Berger, Chanter pour ceux. Si la belle évolue dans un registre plus grave qu'à l'habitude, le duo s'en sort remarquablement bien, évitant le pathos. Le bassin s'empourpre de plaisir. Phoebe Killdeer lui succède pour un Perfect Day tout aussi réussi.

" On continue, on n'a qu'a dire qu'on fait le rappel" le chanteur s'amuse de son retard. L'amateur de belles cylindrées s'excuse auprès des adeptes des transports en commun qui devront courir vers le dernier train. Au même moment, dans l'assistance un débat oppose "midinettes" et "orthodoxes" : Christophe doit-il chanter Aline ?

L'artiste tranche à sa façon. La ligne de basse, reconnaissable entre toute, débute. Un monument musical envahit un monument historique. Les mots bleus, mélodie qui caresse l'oreille pour vous touchez directement le cœur. Dans ce lieu devenu magique, parler devient alors ridicule. L'instant se savoure... Aline attendra quelques minutes.

Ludovic Basque


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MessageSujet: Re: CHRISTOPHE   Sam 5 Sep - 17:08




.

Christophe au Théâtre de Nîmes et en tournée


Le 10 octobre, Christophe éclairera la nuit nimoîse lors d'un concert unique avec des éminences du flamenco. Le chanteur passionné se produira aussi en tournée dans toute la France jusqu'au printemps 2010 pour "Aimer ce que nous sommes", son dernier album.

En renouvellement perpétuel, Christophe se lance cet automne un nouveau défi: se produire en concert pendant 2 heures et demie (avec entracte) avec de grands noms du flamenco.

L'événement aura lieu au Théâtre de Nîmes le 10 octobre 2009. Diego Carrasco (chant et guitare) et Moraito Chico (guitare) ainsi que Carmen Amaya (choeurs), Joaquina Amaya (choeurs), Dr. Keli et Ané Carrasco (percussions) viendront le rejoindre pour un concert intime et amical.

Les places pour ce concert peuvent être déjà réservées au prix de 33,80 euros. Le thème du voyage ne sera pas non plus absent durant les (nombreux) autres concerts de la tournée de Christophe.
Le chanteur, toujours aussi surprenant, présentera sur scène, d'octobre 2009 à mars 2010, les chansons de "Aimer ce que nous sommes", un album enregistré entre Paris, Séville et Londres, dans lequel il déploie une palette très large de sons et de sensations, dans une sophistication et un romantisme assumés.

Concert Live

http://www.leparisien.fr/musique/christophe-au-theatre-de-nimes-et-en-tournee-03-09-2009-626474.php


Shows à venir


5 sept. 2009
Foire de Châlon - CHALON EN CHAMPAGNE

18 sept. 2009
Fête de Wallonie NAMUR

6 oct. 2009
L’Hectare VENDOME

8 oct. 2009
La Bourse du Travail LYON

10 oct. 2009
+ Guests - Théâtre de Nîmes NIMES

17 oct. 2009
Théâtre du Casino BORDEAUX

20 oct. 2009
Théâtre Jean Vilar ARGENTEUIL

22 oct. 2009
L’Arc LE CREUSOT

23 oct. 2009
Le Grand Angle VOIRON

24 oct. 2009
Fiesta des Suds MARSEILLE

31 oct. 2009
Théâtre DEAUVILLE

6 nov. 2009
La Piscine CHATENAY MALABRY

7 nov. 2009
La Cartonnerie REIMS

17 nov. 2009
Le Théâtre Musical BESANCON

20 nov. 2009
Le PianoCocktail BOUGUENAIS

21 nov. 2009
La Luciole ALENCON

27 nov. 2009
TAP Scène Nationale POITIERS

5 déc. 2009
Théâtre ST-QUENTIN en Yvelines

11 déc. 2009
Le Grand R LA ROCHE SUR YON

14 déc. 2009
L’Ancienne Belgique BRUXELLES

18 déc. 2009
Théâtre ENGHIEN

6 janv. 2010
Festival Collection d’Hiver IBOS TARBES

22 janv. 2010
CC Juliette Drouet FOUGERES

30 janv. 2010
Théâtre Georges Gali SANARY sur MER

5 févr. 2010
Théâtre SAINT MARCEL

12 févr. 2010
Théâtre de Chelles CHELLES

20 févr. 2010
Espace des 3 Provinces BRIVE

15 mars 2010
Cité de la Musique PARIS

16 mars 2010
Cité de la Musique PARIS

19 mars 2010
CC de L’Hôte NEUVES MAISONS

23 mars 2010
Festival CHORUS BOULOGNE BILLANCOURT

6 mai 2010
Train Théâtre PORTES LES VALENCE

12 mai 2010
Théâtre Jean Vilar BOURGOIN JALLIEU


http://www.myspace.com/beaubizarre13


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MessageSujet: Re: CHRISTOPHE   Mar 5 Jan - 13:43

ITV CHRISTOPHE



place à une interview de Christophe par Karine Beddouk
parue dans « Cultzine » en novembre dernier

Depuis « Aline », vous avez intégré les évolutions de la musique
en gardant votre personnalité.

Je suis les émotions du moment, j'ai toujours été comme ça.
Bien sûr, ça change avec la route qui avance. On est toujours nourri de son passé,
il y a toujours la nostalgie et c'est très important, pour moi dans la manière de composer,
c'est aimer d'abord les instruments sur lesquels j'ai commencé :
les synthétiseurs vintage parce que je ressens ce besoin de créer sur ces machines vintage.
Ce qui ne m'empêche pas aussi d'aimer les machines rares,
fabriquées en Suède, qui sont des machines extrêmement performantes.
Et qui rappellent d'ailleurs la synthèse des machines des années « 70 ».
Ce sont des choses dont j'ai besoin pour être inspiré et donc pour travailler.
Sinon, je ne suis rien.

Vous êtes très respecté, apprécié, vous avez une grande influence
sur un certain nombre de musiciens d'aujourd'hui.
Qu'est-ce qui vous relie à ces créateurs ?


La musique. C'est un peu comme toutes les passions… la passion des collectionneurs…
Je suis collectionneur de disque de blues de 78 tours parce que j'ai les machines pour les écouter
et que j'aime bien le son de la cire vers les autres, je vais souvent sur you tube pour découvrir,
écouter les dernières sorties…
Je m'intéresse à tout, j'ai mon petit champ de bataille où je vais écouter mes CD.
J'ai acheté le dernier Benjamin Biolay, et aussi Cœur de pirate, là je parle des artistes français.
J'écoute, j'ai toujours bien aimé l'univers sonore de Benjamin, ses mots, ses films.
Et puis Camille, qui reste toujours ma préférée dans tous les sens.

Vous créez dans votre home studio la nuit, comme beaucoup de jeunes musiciens. Pouvez-vous me décrire l'atmosphère de votre studio ?

[…] Il faut quand même savoir que le mystère de la création,
c'est quelque chose qui m'interroge toujours.
On parle toujours des sept notes mais, en fait, il y en a douze dans la gamme.
La voix est un instrument qui permet d'en avoir je ne sais pas combien de plus.
Je me sers de ma voix comme d'un instrument pour aller chercher des notes un peu particulières.
C'est pour cela que j'aime le synthé car je m'inscris beaucoup dans ce genre de gimmicks
qui me projettent dans quelque chose d'inexplicable.
Même quand c'est terminé, on ne peut pas l'expliquer.

Vous êtes dans le top 30 des personnalités les plus stylées de l'année…
Comment définissez-vous votre style ?

Très naturel, je ne suis pas la mode du tout… Je crée ma mode, je crée mes bottes,
comme ça, je fais exactement comme j'ai envie.
J'ai mon style, j'aime bien m'offrir des choses où l'on voit la tendance des créateurs
avec lesquels j'aurais pu avoir une collaboration.
Parce que c'est très important des gens qui peuvent me faire découvrir des tissus, des étoffes.
Dans mes chansons, je parle toujours d'étoffe.
J'ai une chanson qui s'appelle « J'ai pas touché » qui dit « ce jour-là je n'avais pas mis de veste ».
Pour moi, c'est quelque chose d'être en chemise blanche ou en maillot de corps,
c'est beau le maillot de corps.
Moi, je ne mets que des maillots de corps que j'ai chinés, des années « 40-50 »,
ceux-là sont des œuvres d'art.

À quoi peut-on s'attendre pour votre concert à Tarbes ?

C'est un concert très simple, en deux parties.
Une première partie avec l'album presque intégral, c'est très musical, très posé, très feeling.
Je bouge beaucoup sur la deuxième partie, sur les chansons connues.
Ce qui est important, c'est de kiffer musicalement.
On mélange les genres car il y a beaucoup de générations qui se mélangent.
Avant, c'était plutôt des gens de ma génération, mais maintenant c'est vraiment très mélangé :
60 % de plus jeunes et ça me plaît.
On est là pour faire de la musique, on n'est pas là pour vendre.
On fait les choses qu'on aime.
Christophe.
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MessageSujet: Re: CHRISTOPHE   Dim 7 Mar - 17:19





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CONCERT CHRISTOPHE CITE DE LA MUSIQUE 15 et 16 MARS 2010

"MA BARRIÈRE DE CORAIL ..."




« Je suis comme ça », chantait-il dans Une autre vie en 1976 : « J’ai envie, j’ai envie d’une vie, j’ai envie de partir loin d’ici… » De fait, Christophe n’a cessé de surprendre, de se trouver là où on ne l’attendait pas. Plus d’une autre vie, pour l’auteur de ces grands succès que furent Aline (1965) ou Succès fou (1983), justement. Car Christophe, aujourd’hui, c’est un étonnant album aux mille visages, Aimer ce que nous sommes (2008).

Enregistré entre Paris, Séville et Londres, Aimer ce que nous sommes accueille Isabelle Adjani (sur Wo wo wo wo, il y a sa « sensualité par le souffle », comme dit Christophe), convoque la trompette d’Éric Truffaz (« quand il vient à la maison, il joue d’une trompinette que je possède et qui a soi-disant appartenu à Boris Vian », raconte le chanteur, collectionneur d’instruments et de juke-box), évoque le souvenir de Denise Colomb : « Elle avait été photographe d’Antonin Artaud, explique Christophe, et un jour, j’ai fait un piano un peu romantique sur sa voix, puis Carmine Appice [le batteur de rock américain] a joué dessus, puis sont venus les Gitans… » Un choeur gitan, en effet, mais aussi, au fil des titres, des joueurs de flamenco, l’électro de Murcof et bien d’autres encore…

Si Christophe surprend toujours, c’est parce que, épris de ces rencontres, il hésite à se dire simplement « chanteur » : « Je ne le serai jamais, déclare-t-il, je n’ai pas l’impression que je chante. » Le mot qu’il préfère : « déchanter ». C’est-à-dire, à chaque fois, réinventer ce que chanson veut dire.

Ce concert sera diffusé en direct le mardi 16 mars à 20h sur les sites www.citedelamusique.fr, www.sallepleyel.fr, www.arteliveweb.com



Christophe évoque durant cette interview son lien avec la Cité et le travail qui entoure ce concert.




Dernière édition par Bridget le Mer 22 Juin - 11:48, édité 1 fois
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