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 BOB DYLAN

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Bridget

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MessageSujet: Re: BOB DYLAN    Jeu 14 Mai - 0:03

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CLIP – Bob Dylan : La vidéo de Beyond Here Lies Nothin’







Il y a quelques semaines, circulait sur le net un montage de photos de l'artiste américain Bruce Davidson, illustrant le titre de Bob Dylan , Beyond Here Lies Nothin'.

Cette fois-ci c'est une vraie vidéo, véritable court-métrage avec une bonne dose de suspense, qui accompagne le premier single de l'album Together Through Life.

L'Australien Nash Edgerton , réalisateur du film The Square sorti début 2008, a réalisé ce clip, qui arrive, en quelques minutes, à nous emmener dans son univers.

Les acteurs Amanda Aardsma, que l'on a pu voir dans la série Les Experts et Joel Stoffer, aperçu dans de nombreuses séries telles que The Shield, Charmed, mais également Les Experts, sont les personnages principaux de cette petite fiction.

Together Through Life est le 46ème album studio de Dylan, qui succède à Modern Times sorti en 2006. Le clip de Beyond Here Lies Nothin' est visible sur le site Ifc.com





Voilà la vidéo !!!!!


http://link.brightcove.com/services/player/bcpid10791390001?bctid=22879467001


Enjoy !


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MessageSujet: Re: BOB DYLAN    Mar 11 Aoû - 1:30

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A ECOUTER - Bob Dylan prépare un album de Noël.......?


Le plus emblématique des songwriters américains se lance dans un défi de taille et surprenant :

Faire un album de chansons de Noël !








Incroyable quand on connaît le personnage hors cadre et hors cérémonial...

Mais voilà de sources sûres, on apprend que Bob Dylan a commencé à enregistrer un album de Noël (avec des cantiques et des chansons modernes) où figureront Must Be Santa, Here Comes Santa Claus, I'll Be Home for Christmas et O Little Town of Bethlehem.

Cet exercice de style a eu lieu au Jackson Browne's Groove Master's Studios à Santa Monica en Californie. Selon ses fans, cet opus est un projet personnel sans label derrière. Les détracteurs de Bob Dylan s'en donnent déjà à coeur joie.

Pourtant, finalement, Dylan a déjà affiché son respect de la tradition et il ne faut pas oublier qu'il s'est converti au christianisme en 1979 et a déjà composé des morceaux à la gloire de Dieu, déclenchant ainsi une vive polémique.


http://musique.premiere.fr/News-Musique/A-ECOUTER-Bob-Dylan-prepare-un-album-de-Noel/(gid)/1877595

INFO OU INTOX ????? lol!


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Bridget

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MessageSujet: Re: BOB DYLAN    Dim 30 Aoû - 15:08

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......donc .....info !

26-08-2009

Bob Dylan fêtera bien Noël avant l’heure.

Une date de sortie et un visuel pour l’album de Noël de Bob Dylan, c’est ce qui nous attendait au pied du sapin ce matin. Mais Bob ne découpera la dinde que le 13 octobre.







A peine Dylan a-t-il laissé le loisir aux fans de profiter de son Together Through Life qu’il les gratifie déjà d’un nouvel opus.

Le 34ème album studio de Robert Zimmerman s’appellera... Christmas In The Heart.


http://www.bobdylan.com/#/news/christmas-heart-be-released-october-13

Alors que nous évoquions récemment l’élaboration de cet album de Noël, Rolling Stone US a rendu publics le visuel de la pochette ainsi que la date de sortie.
C’est donc largement en avance, le 13 octobre pour être précis, que le père Bob nous plongera dans l’ambiance de Noël.


On apprend également que les bénéfices engendrés par les ventes de l’album aux USA seront reversés à l’association Feeding America, l’équivalent yankee des Restos du Coeur. Les recettes hors-USA seront distribuées à d’autres associations luttant contre la faim dans le monde.


Sans transition, Dylan a aussi révélé qu’il avait été contacté par plusieurs sociétés pour prêter sa voix à des navigateurs GPS. "Je suis en pourparlers avec deux compagnies automobiles pour devenir la voix de leurs systèmes GPS. Je pense que ça serait pas mal que vous cherchiez votre chemin et que vous entendiez ma voix dire quelque chose comme ’Prenez la prochaine à gauche, euh non à droite. Vous savez quoi ? Foncez tout droit.’ " lol!

http://rollingstone.fr/Bob-Dylan-fetera-bien-Noel-avant-l_1236.html


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MessageSujet: Re: BOB DYLAN    Ven 18 Sep - 1:08



Et une exclue !!!

Bob Dylan exposera ses peintures à Copenhague en 2010

COPENHAGUE (DANEMARK) [17.09.09] –







Le chanteur Bob Dylan va exposer ces oeuvres à la Galerie Nationale du Danemark à Copenhague en 2010. Cent peintures devraient être montrées au grand public.

On savait que Bob Dylan était un auteur-compositeur et interprète. Mais le musicien est aussi un artiste peintre, qui exposera une centaine de ses œuvres à Copenhague, en 2010.

La Galerie Nationale du Danemark (Staten Museum for Kunst) a annoncé le 15 septembre avoir demandé à Bob Dylan d’exposer dans le musée de Copenhague.







L’exposition, prévue pour l’automne 2010, montrera des œuvres du chanteur, dont trente peintures inédites en Europe, intitulées « Brazil series ».

Dylan a commencé à exposer ses toiles en 2007 au Kunstsammlungen Chemnitz Museum dans la petite ville de Chemnitz en Allemagne.

Selon le conservateur en chef du musée, Kasper Monrad, l’œuvre de Dylan révèle une profonde affinité avec les peintres modernes, comme Matisse dans les années 1920.

« la pratique artistique de Bob Dylan n’a été étudiée que de manière très limitée par les historiens d’art, cela appelle un examen et une interprétation plus poussés » a déclaré le conservateur à l’agence Reuters.

Les peintures de Bob Dylan ont servi dès 1970 pour les couvertures de ses albums. Ses dessins sont reproduits dans les ouvrages « Writings and Drawings » et « Lyrics 1962-1985 ».

http://www.artclair.com/site/archives/docs_article/67313/bob-dylan-exposera-ses-peintures-a-copenhague-en-2010.php


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MessageSujet: Re: BOB DYLAN    Sam 19 Déc - 16:19

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Hyperconformisme infernal







Bob Dylan “Christmas In The Heart” Columbia/Sony Music



Bob Dylan est un personnage de fiction.

Chez la plupart des artistes, on peut assez aisément séparer ce qui fait partie de l’œuvre (universelle, infinie) de ce qui fait partie de la vie (individuelle, limitée).

Quand il s’agit de Dylan, c’est beaucoup plus difficile.

On se rappelle le professeur de dylanologie des années soixante-dix, AJ Weberman, qui faisait ses poubelles et l’enguirlandait pour qu’il s’explique sur son désengagement politique et sa période country.


“Mais enfin, tu es Bob Dylan !” lui disait le dylanologue excédé par tant de volte-face. À quoi Dylan répondait : “Non. Bob Dylan, c’est toi.”

À l’instar de Céline, Chaplin, Dalí, Gainsbourg (les grands maîtres de l’entourloupe), il n’y a pas à trier entre œuvres majeures et œuvres mineures, bon et mauvais goût, merveilles immortelles ou tricheries sans nom.

Qu’ils soient folk, rock, pop, country, junguiens, chrétiens, infidèles, insincères ou simplement mauvais, les disques de Dylan sont des gestes qui fonctionnent comme des miroirs de la psyché collective.

Et les événements bizarres de sa vie font partie du récit que sa discographie compose comme un grand récit allégorique, grotesque et sérieux.

Comme l’a très bien démontré le film qu’il a scénarisé dans l’indifférence générale en 2003, “Masked And Anonymous”, ce Joker insaisissable, à la fois froid comme une pierre et pleurnichard comme un saule, n’est rien moins que l’incarnation sinistre et drôle de notre destin.


Et, au moment où la civilisation dégueulasse dont l’Occident est l’initiatrice touche à sa fin, son personnage, Jack Fate, se met à bifurquer — comme les héros de “Lost” — dans un temps désarticulé : time out of joint.


Dans cet épisode, après avoir été arrêté le 23 juillet 2009 à cinq heures de l’après-midi dans le New Jersey par deux agents de police pour vagabondage, notre héros croit être soudain retourné dans les années cinquante et décide de se refaire aux yeux de la Loi en enregistrant un album de Noël, sans machins dérangeants ou trucs pervers.


C’est “Christmas In The Heart”. Il doit donc être situé en amont de la timeline officielle de notre Dylanopedia et analysé comme un prequel à celle-ci.

Plus straightforward que “Christmas In The Heart”, tu meurs.

Si l’album de Noël est une constante de l’histoire de la musique populaire, il aura toujours été un enjeu d’appropriation du genre par un artiste ou un groupe — de Ella Fitzgerald à Jimi Hendrix, des Beatles à Crass, des Beach Boys aux Residents.


Mais moins drôle, équivoque, ambigu, critique ou bizarre que “Christmas In The Heart”, on ne trouvera pas.

Même Ween n’aurait pas osé un copier-coller plus simplifié des styles qui n’appartiennent plus à notre époque depuis un millénaire.

Même Tom Waits ne se serait pas contenté de ces geignardises d’une autre ère, enquillées avec une voix en pièces détachées.

Même Trey Parker et Matt Stone, les scénaristes de “South Park” (qui ont enregistré un génial album de Noël, “Mr Hanky’s Christmas Songs”), auraient mis quelques gouttes de provocation dans cette eau d’hyperconformisme infernal.


Ce n’est même pas un disque anachronique, ou jouant sur des incompossibles stylistiques comme pourraient le faire les Fiery Furnaces.

C’est un disque littéral, bon, gentil, sain, qui fait froid dans le dos et laisse augurer du pire.


Et le plus drôle, c’est qu’il ressemble à notre époque, incapable de se repérer dans le temps et errant entre les mondes en attendant la dislocation définitive...

Joyeux Noël, âmes perdues.

Pacôme Thiellement

http://www.rocknfolk.com/site/disquedumois.php


.


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MessageSujet: Re: BOB DYLAN    Dim 23 Mai - 14:55


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Bob Dylan No1 selon le magazine Rolling Stones

Le titre Like A Rolling Stone de Bob Dylan apparait en tête du dernier classement des 500 meilleurs titres de tous les temps du magazine musical Rolling Stones.









De temps à autre, le magazine Rolling Stones invite de nombreux musiciens et personnalités de l'industrie du disque (entre 150 et 200) à voter pour les 500 meilleurs titres de tous les temps.


Il faut noter que ce classement ne comprend que des chansons d'origine anglo-saxonne, il est donc à relativiser, même s’il faut bien avouer que le Royaume Uni puis les États-Unis donnent le ton à toute la planète (ou presque) depuis que le monde est monde…

Le dernier classement publié donne donc la première place au titre Like A Rolling Stone, qui figure sur le sixième opus de Bob Dylan , Highway 61 Revisited, sorti en 1965.


Satisfaction, des Rolling Stones arrive en deuxième position tandis qu’Imagine de John Lennon monte sur la troisième marche du podium.

Suivent What's Going On de Marvin Gaye , Respect d’ Aretha Franklin , Good Vibrations des Beach Boys , Johnny B. Goode de Chuck Berry , Hey Jude des Beatles , Smells Like Teen Spirit de Nirvana , What'd I Say de Ray Charles , etc.


Les années 60 et 70 semblent les plus appréciées des votants avec respectivement 195 et 131 titres issus de ces décennies dans le top 500.
Les Beatles sont les plus présents dans ce classement avec pas moins de 23 titres, suivent les Stones avec 14, puis Bob Dylan avec 13 morceaux dans le top 500.

Parmi les derniers arrivés dans le panel des votants, nous retrouvons notamment Yoko Ono , Jeff Ament de Pearl Jam , Devendra Banhart , Jello Biafra , Mary J. Blige , Jack Bruce ou encore Will Champion de Coldplay .

http://musique.premiere.fr/News-Musique/Bob-Dylan-No1-selon-le-magazine-Rolling-Stones/(gid)/2325272




Like a Rolling Stone



Like a Rolling Stone est une chanson de Bob Dylan, apparaissant sur l'album Highway 61 Revisited (1965).

Sa longueur (plus de 6 minutes), son style et ses arrangements en ont fait l'une des chansons de Dylan les plus célèbres et influentes.


Le magazine Rolling Stone l'a nommée plus grande chanson de tous les temps, affirmant qu'« aucune autre chanson n'a jamais défié et transformé les codes commerciaux et les conventions artistiques de son époque aussi profondément ».


Dans son discours de réception de Dylan au Rock and Roll Hall of Fame, Bruce Springsteen se souvint : « La première fois que j'ai entendu Bob Dylan, j'écoutais WMCA avec ma mère dans la voiture, et soudain il y a eu ce coup de caisse claire qui sonnait comme si quelqu'un avait donné un grand coup de pied dans la porte donnant sur votre esprit ».














LIKE A ROLLING STONE


Once upon a time you dressed so fine
You threw the bums a dime in your prime, didn't you?
People'd call, say, "Beware doll, you're bound to fall"
You thought they were all kiddin' you
You used to laugh about
Everybody that was hangin' out
Now you don't talk so loud
Now you don't seem so proud
About having to be scrounging for your next meal.

How does it feel
How does it feel
To be without a home
Like a complete unknown
Like A Rolling Stone?

You've gone to the finest school all right, Miss Lonely
But you know you only used to get juiced in it
And nobody has ever taught you how to live on the street
And now you find out you're gonna have to get used to it
You said you'd never compromise
With the mystery tramp, but now you realize
He's not selling any alibis
As you stare into the vacuum of his eyes
And ask him do you want to make a deal?

How does it feel
How does it feel
To be on your own
With no direction home
Like a complete unknown
Like A Rolling Stone?

You never turned around to see the frowns on the jugglers and the clowns
When they all come down and did tricks for you
You never understood that it ain't no good
You shouldn't let other people get your kicks for you
You used to ride on the chrome horse with your diplomat
Who carried on his shoulder a Siamese cat
Ain't it hard when you discover that
He really wasn't where it's at
After he took from you everything he could steal.

How does it feel
How does it feel
To be on your own
With no direction home
Like a complete unknown
Like A Rolling Stone?

Princess on the steeple and all the pretty people
They're drinkin', thinkin' that they got it made
Exchanging all kinds of precious gifts and things
But you'd better lift your diamond ring, you'd better pawn it babe
You used to be so amused
At Napoleon in rags and the language that he used
Go to him now, he calls you, you can't refuse
When you got nothing, you got nothing to lose
You're invisible now, you got no secrets to conceal.

How does it feel
How does it feel
To be on your own
With no direction home
Like a complete unknown
Like A Rolling Stone?







Like A Rolling Stone


ALBUM : "HIGHWAY 61 REVISITED" - 1965



En 1976, le New Musical Express l'a nommé "le plus grand simple de rock de tous les temps". Le suspense s'y développe tout au long de ses six minutes (version studio). Au départ, le narrateur semble vindicatif, comme s'il s'amusait à observer une personne trop protégée forcée de sortir dans un monde cruel.

Pourtant, cette version et d'autres qui suivirent révèlent une triste résignation qui radoucit le ton du "je te l'avais bien dit".
Dylan utilise probablement l'"école" comme symbole d'un mode de vie. Il voit l'horreur s'emparer de toute personne qui rompt soudainement après avoir été intimement lié à un mode de vie. "Rolling Stone" traite de la perte de l'innocence et de la dureté de cette expérience. Les mythes, les faux-semblants et les vieilles croyances s'écroulent pour révéler une réalité fort éprouvante.

La légende dit que Dylan a composé cette chanson en une nuit et au piano, et qu'elle fut enregistrée en une seule prise (d'après ce qu'on sait aujourd'hui, c'est un peu exagéré). Al Kooper improvisa la partie d'orgue, et grâce à la guitare de Mike Bloomfield, la partie instrumentale devint célèbre. La voix de Dylan par son urgence, semble anticiper le tempo. "Rolling Stone" fut une des rares chansons de Dylan à grimper en tête des hit-parades dans le monde entier.

Cette chanson a été reprise de multiples fois, Dylan a rendu hommage à la reprise la plus personnelle en l'incluant dans la bande originale de son film "Masked And Anonymous" en 2003


Comme une pierre qui roule


Il était une époque où tu étais si bien habillée,
Tu jetais tes frusques aux mendiants, n'est ce pas ?
Les gens prévenaient "Gaffe poupée, tu vas tomber"
Tu pensais qu'ils te faisaient tous marcher
Tu avais l'habitude de te moquer
De tous ceux qui traînaient alentour
Maintenant tu ne parles plus si fort
Maintenant tu ne sembles plus si fière
D'avoir à quémander ton prochain repas

Comment se sent-on ?
Comment se sent-on ?
Quand on est sans maison
Comme une parfaite inconnue
Comme une pierre qui roule ?

Tu viens de la meilleure école, très bien, Miss Solitaire
Mais tu sais tu as seulement appris à t'y soûler
Et personne ne t'a jamais enseigné comment vivre dans la rue
Et maintenant tu découvres que tu vas devoir t'y habituer
Tu disais que tu ne te compromettrais jamais
Avec le vagabond mystèrieux, mais maintenant tu te rends compte
Qu'il ne vend pas d'excuses
Quand tu plonges dans le vide de ses yeux
Et tu lui demandes s'il veut bien faire un marché.

Comment se sent-on ?
Comment se sent-on ?
Quand on est tout seul
Quand on est sans maison
Comme une parfaite inconnue
Comme une pierre qui roule ?

Jamais tu ne tournais la tête sur les jongleurs et les clowns désapprouvés
Car ils venaient tous faire leurs tours rien que pour toi
Tu ne voulais pas voir que ce n'était pas bien
De laisser d'autres gens prendre leur pied pour toi
Toi qui montais ce cheval d'acier avec ton diplomate
Qui portait sur son épaule un chat siamois
Ce fut très dur, non, lorsque tu découvris
Qu'il n'était pas si branché que ça
Une fois qu'il t'eut pris tout ce qu'il pouvait voler.

Comment se sent-on ?
Comment se sent-on ?
Quand on est tout seul
Quand on est sans maison
Comme une parfaite inconnue
Comme une pierre qui roule ?

Princesse sur ton clocher et tout ce joli monde
Qui boit et pense son avenir assuré
Echangeant toutes sortes de choses et dons précieux
Mais tu ferais mieux d'enlever ton diamant, tu ferais mieux de le gager, chou
Tu avais l'habitude de rire
De Napoléon en haillons et du langage qu'il parlait
Va le voir maintenant, il t'appelle, tu ne peux plus refuser
Quand on a rien, on n'a rien à perdre
Tu es invisible maintenant, tu n'as plus de secrets à dissimuler.

Comment se sent-on ?
Comment se sent-on ?
Quand on est tout seul
Quand on est sans maison
Comme une parfaite inconnue
Comme une pierre qui roule ?


http://www.bobdylan-fr.com/trad/likearollingstone.html

Traduction de Pierre Mercy et Gérard Poillet, notes de Pierre Mercy


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liliane
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MessageSujet: Re: BOB DYLAN    Lun 16 Aoû - 15:26


Le Bob Dylan peintre expose ses nouvelles toiles


Bob Dylan, qui s'adonne à la peinture, dévoilera ses nouvelles oeuvres intulées "Brazil Series" en première mondiale à Copenhague en septembre, a annoncé lundi le Statens Museum for Kunst. Une quarantaine de toiles à la peinture acrylique et huit dessins du chanteur américain seront présentés du 4 septembre au 30 janvier dans le plus grand musée danois.

"C'est une collection jamais exposée, qui a été réalisée pour le Statens Museum for Kunst entre 2009 et le premier trimestre 2010", a indiqué à l'AFP le conservateur en chef du musée, Kaspar Monrad. "Elle montre des paysages de la vie quotidienne dans les villes, les favelas et les campagnes au Brésil où Bob Dylan s'est rendu plusieurs fois, mais aussi des tableaux dramatiques d'amours déchirés, de règlements de compte mafieux et autres scènes soulignant la fascination de l'artiste pour la diversité de ce pays", a-t-il souligné.

Le style Dylan est "inspiré du réalisme américain du début du 20e siècle et a des affinités profondes avec des peintres du siècle dernier comme le Matisse des années 1920", selon M. Monrad. C'est le musée danois qui "a pris contact avec l'agent de Bob Dylan fin 2008 pour demander à l'artiste peintre une nouvelle collection de peintures pour le Statens Museum for Kunst", a-t-il précisé.

"J'ai visité le Statens Museum for Kunst, qui est impressionnant, et c'était une surprise pour moi lorsqu'on m'a demandé de créer des oeuvres spécifiquement pour ce musée", souligne de son côté Bob Dylan, dans un communiqué publié par la galerie. "C'était un grand honneur et un défi très passionnant", ajoute-t-il, expliquant avoir "choisi le Brésil comme sujet" de sa collection car s'y "étant rendu beaucoup de fois", et "aimant bien son atmosphère".

L'icône américaine de la musique folk, âgée de 68 ans, a exposé sa collection précédente, "Drawn Blank Series", en Allemagne en 2007 et au Royaume-Uni en 2008. (afp)
16/08/10 14h20
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MessageSujet: Re: BOB DYLAN    Ven 29 Oct - 13:49

.]

Bob Dylan – « The Witmark Demos (1962-1964) : The Bootleg Series vol.9 »








Jeunesse dorée




Voilà un disque qui s’adresse à la jeunesse…

Au moment d’enregistrer ces chansons, Bob Dylan avait à peine vingt ans, était parfaitement inconnu et ne disposait pour toute richesse que de sa guitare et des mots qui se bousculaient dans sa tête.


C’est donc une expérience unique que cet album nous propose, en particulier pour les plus jeunes qui pourront s’identifier à un Dylan du même âge qu’eux, un petit gars monté à New York au début des années 60 sans la moindre idée de ce qui l’attendait.


L’industrie musicale en 1962 n’avait rien à voir avec ce qu’elle est devenue aujourd’hui.

A cette époque, il n’était pas question d’auteurs-compositeurs-interprètes, la plupart du temps on avait affaire à trois personnes distinctes, parfois deux lorsque l’auteur savait composer mais cela n’allait pas plus loin.

Les premiers enregistrements de Bob Dylan rentraient dans cette catégorie, des démos destinées à être proposées à d’autres artistes afin qu’ils les interprètent.


C’est ainsi que Dylan commença à se faire un nom, en signant un certain « Blowin’ in the wind » pour Peter, Paul and Mary, un groupe folk en vogue à ce moment-là et qui a complètement disparu des radars depuis lors.

La version présentée sur l’album qui nous intéresse aujourd’hui n’était donc pas destinée à être connue du public et pourtant…



Comment ne pas être frappé par la beauté de la voix du jeune Dylan, sa sincérité et sa force de conviction alors qu’il égrène les quelques couplets qui changeront à jamais la vision du monde d’une génération entière ?



Même chose pour « A hard rain’s a-gonna fall » ou « Oxford Town », aux textes d’une telle maturité que l’on ne peut s’empêcher d’avoir des frissons en les réécoutant presque cinquante ans après leur création…








Pour la première fois dans l’histoire de la musique moderne, un compositeur inconnu allait passer de l’autre côté du miroir devant l’évidence du pouvoir de séduction de sa propre musique et sa façon unique de la chanter.



Pour tout amateur de Bob Dylan, la découverte de ces démos ressemble à un bain de jouvence et nous renvoie aux émotions ressenties lorsque nous avons entendu pour la première fois « The Freewheelin’ » ou « Subterrean Homesick Blues », cette étincelle de compréhension qui s’est allumée lorsque la traduction des textes ajoutée à la justesse des mélodies et l’émotion dans la voix de Dylan se sont mélangés dans notre âme.



Comme si l’on découvrait Dylan pour la seconde fois en somme, dans un contexte plus intime puisque ces enregistrements sont dépouillés de tout artifice (on entend Dylan tousser, s’interrompre pour expliquer qu’il s’est trompé de couplet ou qu’il a oublié une phrase, il y a même une porte qui claque au début de « Masters of War » !).

C’est un privilège d’assister à la naissance du mythe, dans la position de ceux qui en furent les témoins à l’époque.



De plus, cela nous donne l’occasion de découvrir quelques chansons encore inédites, comme le sublime « Farewell », « All over you » ou encore « Tomorrow is a long time » qui fit pleurer à chaudes larmes Judy Collins lorsque son producteur la lui proposa, chose assez rare pour une simple démo.







N’oublions pas non plus la versions hilarante de « Talking Bear Mountain Picnic » (encore jamais entendue autrement qu’en concert) ou encore les premières ébauches de « Only a hobo », « Mama you been on my mind », la liste est interminable…



Présentée avec une qualité sonore remarquable même si inégale d’une chanson à l’autre, cette collection d’archives est sans aucun doute l’une des plus passionnantes à écouter de toute la série des « bootlegs » depuis le premier coffret du genre paru en 1991, il y a bientôt vingt ans.


Et ce n’est pas peu dire !






The Bootleg Series Volume 9 - The Witmark Demos :


Disc 1

1. Man On The Street (Fragment)

2. Hard Times In New York Town

3. Poor Boy Blues

4. Ballad For A Friend

5. Rambling, Gambling Willie

6. Talking Bear Mountain Picnic Massacre Blues

7. Standing On The Highway

8. Man On The Street

9. Blowin' In The Wind

10. Long Ago, Far Away

11. A Hard Rain's A-Gonna Fall

12. Tomorrow Is A Long Time

13. The Death of Emmett Till

14. Let Me Die In My Footsteps

15. Ballad Of Hollis Brown

16. Quit Your Low Down Ways

17. Baby, I'm In The Mood For You

18. Bound To Lose, Bound To Win

19. All Over You

20. I'd Hate To Be You On That Dreadful Day

21. Long Time Gone

22. Talkin' John Birch Paranoid Blues

23. Masters Of War

24. Oxford Town

25. Farewell









Disc 2


1. Don't Think Twice, It's All Right

2. Walkin' Down The Line

3. I Shall Be Free

4. Bob Dylan's Blues

5. Bob Dylan's Dream

6. Boots Of Spanish Leather

7. Walls of Red Wing

8. Girl From The North Country

9. Seven Curses

10. Hero Blues

11. Whatcha Gonna Do ?

12. Gypsy Lou

13. Ain't Gonna Grieve

14. John Brown

15. Only A Hobo

16. When The Ship Comes In

17. The Times They Are A-Changin'

18. Paths Of Victory

19. Guess I'm Doing Fine

20. Baby Let Me Follow You Down

21. Mama, You Been On My Mind

22. Mr. Tambourine Man

23. I'll Keep It With Mine









http://www.actumusic.com/bob-dylan-the-witmark-demos-1962-1964-the-bootleg-series-vol-9.html


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MessageSujet: Re: BOB DYLAN    Ven 29 Oct - 14:12



LES " WITMARK DEMOS " SORTENT ENFIN



DYLAN PAR CABREL








Voici enfin disponibles les maquettes des premières chansons écrites par Dylan entre 1962 et 1964. Le chanteur de «Je l'aime à mourir» les a écoutées



New York 1962.

Avant même la voix déchirée, déjà on entend la puissance de la guitare.

Question : comment ce jeune homme tout juste débarqué de son Nord-Dakota est- il déjà un si grand guitariste ?

Son jeu est brillant, précis; Dylan a moins de 20 ans et il a déjà tout compris de la plainte noire des bluesmen comme du chic balancement des nouveaux maîtres du folk.
Il passe de l'un à l'autre sans savoir que bientôt il les écrasera tous.

S'il les a d'abord imités, maintenant il invente. Il court pour lui, et il est pressé.

Sa mémoire est prodigieuse, son imagination sans limites ; il a soif de tout savoir, de tout dire.



Dehors, New York est glacé, encore indifférent, et si ces versions-là respirent l'inquiétude, l'ambition, la faim, pas question pour autant de plaire à tout le monde.

Dans ce premier studio, ou bien est-ce une chambre, « la Grande Pluie... » qu'il annonce fait presque sept minutes.

Il parle, des blues très longs sur le cynisme et la cruauté du système, il en hurle d'autres d'une minute à peine et, au milieu de ce désordre où l'on entend un bruit de porte, de rue, de magnéto, il se réaccorde, se trompe de couplet, mais il a déjà écrit sa fameuse réponse « Soufflée dans le vent » (ici sans harmonica) qui l'enverra un ciel au-dessus de tout le monde.



On entend aussi « l'Homme au tambourin » qui vient de naître sur un piano, « les Temps changent », « N'y pense plus... »






Rarissime témoignage.

Il y a trois mois, ces chansons- là étaient au répertoire de son concert de Carcassonne; comme à Bordeaux, le lendemain, les «Maîtres de la guerre».


Renversantes, ces démos qu'il archive de 1962 à 1964 deviendront pour moitié des classiques, et lui les enregistre en se demandant peut-être qui voudra les écouter.

Et le soir même, au Cafe Wha ?, peu de monde en effet, sauf quelques soiffards distraits.

On devine pourtant, au long de ces deux albums, toute la force qui le mènera à chanter ces titres encore cinquante ans plus tard sur la planète entière.




Et si le plus intéressant, chez Dylan, ce n'était pas la somme des albums officiels, l'énorme quantité de pirates, mais ces intervalles où il nous sert par dizaines des titres inédits et où l'on trouve des merveilles que, la tête ailleurs, pressé, il avait laissé derrière, dans l'ombre («Blind Willie McTell», célébrée comme une de ses plus belles chansons, ou « la Fille des bords de la rivière Rouge » plus récemment) ?


Comme il sent peut-être qu'il est proche de conclure, il nous laisse voir ici son premier gisement de pépites, le socle sur lequel il a bâti son immense statue.








P. S. - Un groupe s'était formé, la nouvelle avait couru sur tous les bancs du lycée. Visiblement, il leur manquait un chanteur.
Ca tombait bien : je redoublais ma quatrième, il me fallait des jours et des jours pour apprendre une leçon de géo, quelques secondes pour un titre des Stones, paroles et gestuelle incluses, j'avais déjà compris ça.
On répétait le jeudi après-midi au deuxième étage du SacréCoeur, en plein coeur d'Agen ; la pièce était petite, et l'électrophone, sur le palier.

Et c'est là que ça s'est produit. Mon pote Fred arrive, un vinyle sous le bras. Sa soeur, qui bosse en Angleterre, lui a ramené un 45-tours quatre titres d'un type dont tout le monde parle. Ah bon ?

A peine la chanson commencée, j'ai senti le vertige.
Dans les tourbillons de l'orgue, dans les dentelles de guitares et surtout, surtout, dans le flot continu de cette voix crispante, hypnotique ; dans l'accent arrogant, ce dédain en pointe de flèche qui dit au monde des adultes : « C'est fini pour vous. »

Voilà, j'avais 14 ans et « Like A Rolling Stone » tournait sur la platine. Je me souviens de tout, de l'escalier en ciment, des grandes vitres, de la peinture verte écaillée. Je sais qu'on était là, dans l'embrasure de la porte comme sous une averse.


CD : Bob Bylan ; « The Bootleg Series Volume 9. The Witmark Demos, 1962-1964 », Sony. Et aussi : « The Original Mono Recordings », soit les huit premiers albums de Dylan en version mono et en coffret.


FRANCIS CABREL


Le Nouvel Observateur


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MessageSujet: Re: BOB DYLAN    Dim 28 Nov - 15:51

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Bob avant Dylan : des années folk aux premiers pas dans le rock




Début des années 1960, New York.

Dans les clubs folk de Greenwich Village, dans quelques cafés branchés fréquentés par des universitaires et une bohème plus ou moins politisée, Bob Dylan commence à faire parler de lui.
Il est arrivé fin janvier 1961, à l'âge de 19 ans, après s'être fait un tout petit nom à Minneapolis.
Les filles lui trouvent un charme mystérieux ; les garçons, un peu jaloux, pointent son timbre un peu nasillard, son accompagnement monotone à la guitare.







Dylan est repéré par le producteur John Hammond, qui lui fera enregistrer, le 20 novembre 1961, la matière d'un premier album, Bob Dylan, pour Columbia.

Ni les quelques milliers de ventes de ce premier 33-tours ni les concerts sur des petites scènes ne nourrissent leur homme.

Reste la solution de travailler pour d'autres.

Pour la maison Leeds et surtout pour Witmark & Sons, Dylan enregistre une cinquantaine de chansons.
Charge aux éditeurs de les placer auprès d'artistes réputés. Ce sont ces enregistrements de démonstrations, réalisés entre 1962 et 1964, qui figurent dans le double CD The Witmark Demos.

Ce Dylan-là, connu par les passionnés grâce à des publications pirates au milieu des années 1970, est en train de se construire. La guitare n'est pas toujours bien accordée, la voix pas toujours en rythme.








Ambiance sonore tendue




Lorsque Dylan enregistre les mêmes chansons pour Columbia, elles sont abouties - studio mieux fourni, léger travail de production.
L'essentiel figure dans les trois premiers albums de Dylan. Des chansons d'amour, d'autres un peu absurdes, textes politiques, rêveries, emprunts à de vieux blues.

Comme un cheminement parallèle au Dylan qui devient en deux ans l'une des voix importantes du folk.

En regard des Witmark Demos, dont l'intérêt historique est évident, Columbia vient de rééditer les huit premiers albums de Dylan dans leur version monophonique.







Les disques stéréo coûtent plus cher, le matériel de diffusion aussi. Pop, rock, folk... passent majoritairement, jusqu'au milieu des années 1960, par l'unique haut-parleur de postes de radio ou des tourne-disques.


Dylan en mono c'est être au plus exact de la manière dont il a été écouté à l'époque.

D'autant que les versions stéréo de Dylan ne donnent pas dans le grand spectacle.

En tout cas pour les quatre premiers disques folk acoustiques et pour la country délicate de John Wesley Harding (1967).








Pour le virage électrique de Bringing It All Back Home (1965) Highway 61 Revisited (1965) et Blonde on Blonde (1966).

Passé un temps d'adaptation, la monophonie révèle une ambiance sonore plus tendue, plus directe, une urgence venue des racines blues et parfois presque annonciatrice du punk.






The Witmark Demos : 1962-1964 - The Bootleg Series vol. 9, de Bob Dylan, 1 double CD Columbia/Sony Music

The Original Mono Recordings, de Bob Dylan, 1 coffret de 9 CD Columbia/Sony Music.



Sylvain Siclier Le Monde 23:11:2010.


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MessageSujet: Re: BOB DYLAN    Dim 28 Nov - 16:09

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BOB DYLAN CHRONIQUES I

Sortie Folio Poche







«Je ne cherchais pas l’amour, je ne cherchais pas l’argent.
La conscience aiguisée, j’étais déterminé, irréaliste et visionnaire par-dessus le marché.
Je ne connaissais pas âme qui vive dans cette mégapole noire et gelée, mais ça allait changer.»




L'autobiographie de Bob Dylan nous permet de découvrir un auteur maîtrisant parfaitement son art d'écrire.

Bob Dylan replonge avec délices dans le Village de 1961, quand, jeune homme introverti, il découvrait Manhattan.
Pour le chanteur folk débutant né dans le Midwest, New York est la ville de tous les possibles, de toutes les passions : nuits blanches enfumées, découvertes littéraires, amours fugaces, amitiés indestructibles.

Les souvenirs de l’enfance reviennent ici comme autant d’illuminations, composant l’histoire d’un musicien de génie qui aspirait à la gloire mais ne la supportait pas.




Dylan Chronique I lu par Sean Penn

Bob Dylan - Chroniques: Volume Un - lu par Sean Penn (2004)

Audiobook | MP3 VBR 192 kbps | 303:09 | 235 Mo

http://translate.google.fr/translate?hl=fr&langpair=en%7Cfr&u=http://www.ebooksx.com/Bob-Dylan-Chronicles-Volume-One-read-by-Sean-Penn_330928.html


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MessageSujet: Re: BOB DYLAN    Mer 1 Déc - 2:20

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Le manuscrit de "The Times They Are A-Changin'" de Dylan aux enchères à New York






NEW YORK — Le manuscrit d'une des chansons les plus célèbres des années 60, "The Times They Are A-Changin'" de Bob Dylan, va être proposé aux enchères à New York le 10 décembre, a annoncé mardi Sotheby's.


La double feuille de papier écorné, où le texte est écrit au crayon de la main du chanteur, sans les notes de musique, est estimée entre 200.000 et 300.000 dollars, ajoute la salle des ventes. Le manuscrit appartient à "plusieurs personnes", indique Sotheby's sans plus de précision.

La chanson a donné son titre au troisième album de l'auteur-compositeur symbole de la contestation des années 60 aux Etats-Unis. Paru en janvier 1964, l'album traitait de racisme, de pauvreté, d'engagement politique et de changement social.

Bob Dylan, qui aura 70 ans en mai prochain et continue à enregistrer, est revenu vers le blues ces dernières années. Il vient de terminer une tournée américaine bien accueillie par les critiques et le public.

Copyright © 2010 AFP. Tous droits réservés.






Nous sommes donc en mai 1963 et Dylan vient donc de frapper très fort avec son deuxième album The Freewheelin’ Bob Dylan.

C’est à l’époque de l’enregistrement de ce disque devenu mythique qu’il fait la connaissance de Joan Baez qui, en quelques années, est devenue l’étoile montante de la chanson folk.

Dylan monte régulièrement sur scène pendant les concerts de Joan Baez. C’est pendant cet été 63 que leur relation va culminer. Les rumeurs courent sur Dylan et Joan Baez et les relations entre Dylan et Suze, sa petite amie, s’effilochent et se termineront d’ailleurs par une séparation.






Deux concerts donnés pendant l’été en compagnie de Joan Baez marquent la consécration de Dylan dans le monde du folk.
Le premier a lieu en juillet au festival de Newport. Dylan y est partout, il est sur toutes les scènes et son prestige grandit d’heure en heure auprès de la communauté folk.
Un mois plus tard, c’est la célèbre marche sur Washington, qui fut la plus importante manifestation de lutte pour les droits civiques et au cours de laquelle Martin Luther King prononça son célèbre discours I had a dream … Dylan est à ses côtés et c’est devant un public énorme qu’il se produit en compagnie de Joan Baez, Mahalia Jackson, Peter, Paul & Mary.

Dans ce contexte, la firme Columbia qui voit la popularité de Dylan croître, lui propose de retourner en studio. L’album est enregistré à l’automne 2003 et sortira quelques mois plus tard en janvier.



Cet album s’intitule The Times They Are A-Changin’ .



Le disque est dans la même veine que l’album précédent, « elles remuent profondément le couteau dans les plaies de l’Amérique » (R. Santelli).







La chanson qui donne le titre à l’album devient instantanément l’hymne de toute la jeunesse américaine, le journaliste Andy Gill y voit « le chant de guerre de la jeunesse nouvelle, brûlant de métaphores sur la révolution en marche ».


Les chansons du disque sont plutôt noires, elles parlent de drame familial sur fond de misère (The ballad of Hollis Brown), de l’assassinat d’une serveuse noire par un blanc (The lonesome death of Hattie Carroll), de la mort d’un militant noir pour les droits civiques (Only a pawn in their game), tourne en dérision les partisans de la guerre (With God on their side) …

Cinq chansons de ce disque furent popularisées en France par Hugues Aufray (Les temps changents, La ballade de Hollis Brown, La mort solitaire de Hattie Caroll, Dieu est à nos côtés, Le jour où le bateau viendra).



Malgré une chanson assez optimiste (When the ship comes in) et deux chansons d’amour, la tonalité d’ensemble du disque est plutôt très sombre. Un journaliste écrira à propos de ce disque : « Dylan ne vous distraira pas. Ce n’est pas son propos. Mais il vous endurcira l’âme ».



Ce disque qui raconte avant tout des histoires s’appuyant sur des faits sociaux renforce le malentendu entre Dylan et son public.
Car la vieille gauche américaine puis toute la jeunesse du pays veulent alors faire de lui un nouveau prophète, un messie des temps modernes, d’autant plus que certains vers de Dylan ont des allures quasi-bibliques (« Car les temps sont proches… », « Car le perdant d’aujourd’hui sera gagnant plus tard », « O le temps viendra / Où les vents d’arrêteront / Où la brise cessera de respirer »).



Dylan n’est qu’un faiseur de chansons et ne veut évidemment pas endosser le rôle qu’on veut lui donner.

Beaucoup plus tard, en 2004, il s’exprimera sur cette époque dans son livre Chroniques : « Les ténors de la presse continuaient à faire de moi l’interprète, le porte-parole, voire la conscience d’une génération. Elle est bien bonne. Je n’avais fait que chanter des chansons nettes et sans détour, exprimant avec force des réalités nouvelles.
Cette génération, je partageais fort peu de choses avec elle et je la connaissais encore moins. Mon destin et la vie me réservaient sans doute encore des surprises, mais incarner une civilisation, non.
La vraie question était d’être fidèle à moi-même. J’étais plus un conducteur de bestiaux qu’un petit joueur de flûte. »

Dylan cherche vite à quitter ce rôle de porte-parole qu’on veut absolument lui faire porter. Mais c’est probablement trop tard, le mythe est là, bien installé au bout de deux disques seulement.

La dernière chanson de l’album, « Restless Farewell », est un tournant, une chanson d’adieux. Dylan y laisse entendre qu’il est sur le départ. Mais pour où ?


http://www.leblogadupdup.org/2006/07/01/the-times-they-are-a-changin/


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liliane
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MessageSujet: Re: BOB DYLAN    Ven 10 Déc - 19:19


Le manuscrit de "The Times They Are A-Changin'", une des chansons de Bob Dylan les plus célèbres des années 60, a été acquis vendredi aux enchères à New York pour 422.500 dollars, a annoncé Sotheby's.

Le collectionneur américain Adam Sender, propriétaire du fonds spéculatif Exis Capital, a remporté l'adjudication de la double feuille de papier écorné, où le texte est écrit au crayon de la main du chanteur, sans les notes de musique. Le manuscrit était estimé entre 200.000 et 300.000 dollars.

La chanson a donné son titre au troisième album de l'auteur-compositeur symbole de la contestation des années 60 aux Etats-Unis. Paru en janvier 1964, l'album traitait du racisme, de la pauvreté, de l'engagement politique et du changement social.

Bob Dylan, qui aura 70 ans en mai prochain et continue à enregistrer, est revenu vers le blues ces dernières années. Il vient de terminer une tournée américaine bien accueillie par les critiques et le public. (belga)

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MessageSujet: Re: BOB DYLAN    Ven 21 Jan - 10:50



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Bob Dylan : un contrat pour six nouveaux livres


C'est officiel, Bob Dylan fait son retour, mais pas sur scène ! La parution de six livres du prophète américain a été annoncée.






En raison du succès de son best-seller américain "Chroniques: Volume 1", le chanteur Bob Dylan va lui donner deux suites.
Les deux ouvrages seront édités par Simon & Schuster, avec lesquels la star de folk vient de signer un contrat portant en tout sur six nouveaux livres.

Un 3e livre sera basé sur une émission que le chanteur anime sur une chaîne du groupe de radio satellitaire Sirius XM.
En revanche, les thématiques des trois autres ouvrages n'ont pas été dévoilées.

Parues en 2004, "Chroniques: Volume 1" traitent de périodes de la vie de l'artiste, auteur de 33 albums et plusieurs fois nommé pour le Nobel de littérature.


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MessageSujet: Re: BOB DYLAN    Ven 4 Mar - 22:04

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Suze Rotolo , la muse du jeune Dylan n'est plus








Suze Rotolo est décédée le 26 février à New York. Elle n’avait que 17 ans seulement quand l’un des plus grands poètes et musiciens du XXe siècle s’est épris d’elle.

Bob Dylan était si amoureux de Rotolo qu’elle apparaît à ses côtés dans une rue enneigée de Greenwich Village à New York sur la célèbre photo ornant la pochette de l’album The Freewheelin’ Bob Dylan paru en 1963.



Un album avec lequel tout commence réellement. L’avant et l’après. Un chef d’œuvre de folk brut, urgent et sincère, qui s’inscrit dans la droite descendance des Woody Guthrie et autres Dock Boggs, mais qui révolutionne le genre en concentrant à la fois chansons contestataires, poésie pure, peintures allégoriques et redéfinition des traditionals.


La guitare à vif est un fil d’Ariane, la voix nasillarde inhabituelle alpague l’auditeur par le col et l’harmonica titube ou gémit.

Sans aucun artifice, Dylan chante la révolte, l’âme, la terre, le ciel, le cœur, la guerre, l’amour, la haine, à peu près tout ce que sa prose peut pétrir.

Et tout est instantanément classique : Blowin’ In The Wind, Girl From The North Country, Masters Of War, A Hard Rains’ A-Gonna-Fall, Don’t Think Twice It’s Alright, I Shall Be Free, etc., le simple énoncé des titres se suffit à lui-même.



La muse de Dylan au début des années 1960 est donc morte à l’âge de 67 ans, des suites d’un cancer du poumon.

Anthony DeCurtis du magazine Rolling Stone pense que leur relation s’est éteinte car la jeune femme ne supporta guère l’immense vague de célébrité qui a fait de Dylan une icône de son temps.


Née dans une famille de gauche et restée militante toute sa vie, Rotolo aurait tout de même inspiré à son prestigieux ex plusieurs chansons dont Don’t Think Twice It’s All Right, Boots Of Spanish Leather et Tomorrow Is A Long Time.


http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-ACTUALITES/HOMMAGE/Suze-Rotolo-est-morte54491






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MessageSujet: Re: BOB DYLAN    Mer 6 Avr - 19:56


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Bob Dylan franchit la muraille de Chine



Le chanteur américain, jusque-là interdit de séjour, a chanté mercredi à Pékin devant plus de 45 000 personnes.








Icône de la contestation des années 60, Bob Dylan n'avait jusqu'à présent jamais été autorisé à chanter en Chine.

Son concert de mercredi, au Stade des ouvriers situé au centre de Pékin, avait été approuvé par le ministère de la Culture chinois. Le show a duré une heure trente durant lesquelles l'Américain est passé de la guitare aux claviers, en passant par l'harmonica.







De Robert SAIGET (AFP)

PEKIN — Icône de la contestation des années 1960, le chanteur américain Bob Dylan a donné mercredi son premier concert en Chine en 50 ans de carrière, un spectacle autorisé sous conditions par la censure au moment où Pékin renforce la répression contre la dissidence.

Tiède au début, le public, qui ne remplissait qu'aux deux tiers le Stade des ouvriers, au coeur de Pékin, s'est nettement animé après que Dylan eut chanté "Hard Rain", hymne à la contestation.


Costume noir, chemise jaune et chapeau gris, Dylan, passant de la guitare, aux claviers, à l'harmonica, a enchaîné pendant une heure et demie morceaux anciens et récents, quelque peu desservi par l'acoustique du grand stade.

Très acclamé, notamment sur ses solos d'harmonica, Dylan a été rappelé deux fois pour conclure, avec "Like a Rolling Stone" et "Forever young", devant un public debout constitué à la fois de jeunes Chinois et d'expatriés d'âge mûr.



Le spectacle de Pékin, ainsi que celui que l'artiste, septuagénaire en mai, donnera vendredi à Shanghai ont été approuvés par le ministère de la Culture.

Mais Dylan et son groupe ont dû soumettre la liste des chansons qu'ils voulaient jouer et devront s'en tenir "strictement au programme approuvé" par les autorités pour ces concerts où les billets les plus chers coûtent jusqu'à environ 140 euros, un montant proche du salaire mensuel moyen en Chine.

La légende du rock est d'abord célèbre pour les chansons d'inspiration politique du début de sa carrière comme "The Times They Are A-Changin'" (Les temps changent) ou l'hymne pacifiste "Blowin' in the Wind" (Dans le souffle du vent). Il s'est abstenu de les chanter à Pékin mercredi. De même, il n'a pas adressé un mot au public, s'en tenant à la traditionnelle présentation de ses musiciens.








Malgré l'arrestation récente de dissidents soupçonnés de vouloir fomenter une "révolution du jasmin" en Chine, dont l'artiste Ai Weiwei, la presse officielle chinoise a donné un large écho à la venue de Dylan.

L'hebdomadaire Sanlian Shenghuo Zhoukan lui a consacré la couverture de sa dernière édition et le quotidien Xin Jingbao (Les nouvelles de Pékin) un supplément de huit pages mercredi.

Pour le musicien chinois Zuoxiao Zuzhou, qui s'exprime dans ce dernier journal, Dylan est "le plus talentueux des musiciens de rock et de folk des années 1960".

"Il était très critique du gouvernement et voyait le rock comme une voix pour les faibles et les classes inférieures... je lui suis très reconnaissant de l'influence qu'il a eue sur moi".

Dimanche, Zuoxiao a été interrogé par la police en relation avec la détention d'Ai Weiwei, l'un de ses amis.

"Bob Dylan jouant à Pékin, c'est une icône de la dissidence dans une Nation qui chérit l'harmonie", a commenté le quotidien Global Times.

"Les sujets des chansons de Dylan, la drogue, l'égalité raciale, la dignité humaine ou encore la guerre ne figurent pas au centre des intérêts du Chinois ordinaire", relève encore ce journal.

Le Xin Jingbao a évoqué la tentative de Dylan de jouer en Chine l'an dernier, qui avait buté contre la censure frappant toujours un certain nombre de groupes de rock étrangers considérés comme trop sulfureux par Pékin.

Pour un concert des Rolling Stones à Shanghai en 2006, les autorités auraient interdit au groupe anglais de jouer "Brown Sugar", un de leurs tubes les plus célèbres sur la drogue et le sexe.








D'une manière générale, les autorités sont réfractaires à la culture rock occidentale et aux valeurs de rébellion contre l'autorité ou d'amour libre qu'elle véhicule. Les amateurs chinois peuvent néanmoins facilement se procurer des copies, le plus souvent piratées et très bon marché, de nombreux CD.

Presque exactement un demi-siècle après son tout premier concert à New York le 11 avril 1961, Bob Dylan montera aussi sur scène au Vietnam dimanche, puis à Hong Kong la semaine prochaine.

Copyright © 2011 AFP




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MessageSujet: Re: BOB DYLAN    Lun 25 Avr - 12:25

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Bob Dylan In Concert: Brandeis University 1963

Paru le 11 avril 2011 chez Columbia







En 1963, Bob Dylan n’était évidemment pas encore le mythe qu’il allait devenir…
Enregistré le 10 mai de cette année-là au Brandeis University Folk Festival, cet album inédit offre la substantifique moelle de l’art du songwriter.

Une simple guitare, un simple harmonica, une simple voix et des textes chocs, l’auteur de Masters Of War échafaude ici sa relecture des tables de la loi folk, blues et country comme personne.


Incontournable pour tous les fans du Zim.


1. Honey, Just Allow Me One More Chance (Live at Brandeis University)

Bob Dylan, Composer - Bob Dylan, Lyricist - Bob Dylan, Performer - Jeff Rosen, Producer - Maria Triana, Engineer - Mark Wilder, Mastering Engineer - Steve Berkowitz, Producer - Copyright : (P) 2010 Sony Music Entertainment


2. Talkin' John Birch Paranoid Blues (Live at Brandeis University)

Bob Dylan, Composer - Bob Dylan, Lyricist - Bob Dylan, Performer - Jeff Rosen, Producer - Maria Triana, Engineer - Mark Wilder, Mastering Engineer - Steve Berkowitz, Producer - Copyright : (P) 2010 Sony Music Entertainment

3. Ballad Of Hollis Brown (Live at Brandeis University)

B. Dylan, Composer - B. Dylan, Lyricist - Bob Dylan, Performer - Jeff Rosen, Producer - Maria Triana, Engineer - Mark Wilder, Mastering Engineer - Steve Berkowitz, Producer - Copyright : (P) 2010 Sony Music Entertainment

4. Masters Of War (Live at Brandeis University)

Bob Dylan, Composer - Bob Dylan, Lyricist - Bob Dylan, Performer - Jeff Rosen, Producer - Maria Triana, Engineer - Mark Wilder, Mastering Engineer - Steve Berkowitz, Producer - Copyright : (P) 2010 Sony Music Entertainment

5. Talkin' World War III Blues (Live at Brandeis University)

Bob Dylan, Composer - Bob Dylan, Lyricist - Bob Dylan, Performer - Jeff Rosen, Producer - Maria Triana, Engineer - Mark Wilder, Mastering Engineer - Steve Berkowitz, Producer - Copyright : (P) 2010 Sony Music Entertainment

6. Bob Dylan's Dream (Live at Brandeis University)

Bob Dylan, Composer - Bob Dylan, Lyricist - Bob Dylan, Performer - Jeff Rosen, Producer - Maria Triana, Engineer - Mark Wilder, Mastering Engineer - Steve Berkowitz, Producer - Copyright : (P) 2010 Sony Music Entertainment

7. Talking Bear Mountain Picnic Massacre Blues (Live at Brandeis University)
Bob Dylan, Composer - Bob Dylan, Lyricist - Bob Dylan, Performer - Jeff Rosen, Producer - Maria Triana, Engineer - Mark Wilder, Mastering Engineer - Steve Berkowitz, Producer - Copyright : (P) 2010 Sony Music Entertainment

Copyright :
(P) 2010 Sony Music Entertainment












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MessageSujet: Re: BOB DYLAN    Dim 22 Mai - 14:24



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Fragments de Robert Zimmerman






Dylan par Jerry Schatzberg


Bob Dylan va avoir soixante-dix ans. Avec ses milliers de mots, ses centaines de chansons, ses innombrables concerts, le poète et rocker a marqué de son empreinte unique la culture américaine et au-delà.

Tentative de portrait.


Le 24 mai, Robert Allen Zimmerman, de Duluth, Minnesota, plus connu sous le nom de Bob Dylan, fêtera ses soixante-dix ans.

Pour l'occasion, il semble s'être accordé une pause : sur son site officiel, son planning du mois de mai est vide.
Aucun concert prévu pour celui qui s'est engagé depuis tant d'années dans son « Never Ending Tour » (la tournée sans fin), qui lui fait inlassablement sillonner la planète. Il y délivre des prestations d'une qualité, disons, inégale (il faut être prudent dans la critique, ses fans les plus acharnés ont la dent dure...).


La tournée reprendra mi-juin en Irlande et se promènera en Europe avant de repartir aux Etats-Unis (une halte supplémentaire dans une salle parisienne s'ajoutera-t-elle au programme ?).


Mais le vieux Bob ne prêtera aucune attention aux éventuels signes d'affection : imprégné de sa musique et de ses chansons, concentré sur sa guitare, son harmonica et ses claviers, Dylan traverse ses concerts en solitaire, avare de mots et d'échanges.

Certains jours, c'est un miracle. D'autres, un désastre. Ce « barde errant », comme le baptise François Bon dans la biographie qu'il a écrite, « on dirait un homme sans bonheur [...]. Bob Dylan, au présent, un concert en panne, un concert au sommet. »











Dylan et les concerts...


Sa si longue carrière est ponctuée de rendez-vous célèbres : en 1965, à Newport, il fait scandale avec une guitare électrique en plein festival folk ; en 1966, à Londres, il fait chavirer le Royal Albert Hall ; en 1971, à New York, il offre son aura au concert pour le Bangladesh de son ami George Harrison ; en 1976, à San Francisco, il transcende le concert d'adieu du Band, « son » groupe ; en 1992, à New York encore, il conclut par le splendide « Forever Young » un mégaconcert où une brochette de rock stars est venue fêter ses trente ans de carrière. Jeune à jamais...





Raconteur unique


Résumer soixante-dix ans de Dylan est bien sûr une hérésie. Une vie, quelques rencontres, des dizaines d'albums et surtout les centaines de chansons du plus grand « song-writer » que l'Amérique ait engendré.


Ce sont elles qui permettent d'appréhender un poète et un raconteur unique, un artiste et un homme complexe, voire contradictoire.
Lui-même a esquissé une autobiographie déroutante : ses « Chroniques » (Fayard, 2005) sont en fait le premier tome d'une série pour l'instant sans suite, une addition de moments, sans logique chronologique, où il reconstruit son personnage et mélange les repères et les rares certitudes qu'on pouvait avoir.



Pour cerner Dylan, on peut se raccrocher aux hommages qui sont rendus ces jours-ci, à l'approche du 24 mai, à celui que Bruce Springsteen appelle « le père de mon pays ».

Et pour reconstituer Dylan, le défragmenter, il faut plonger et replonger dans chaque album majeur.

« Et puis j'écoute les chansons. Et j'oublie tout ce que j'ai appris », écrit Alain Rémond, fan « sauvagement subjectif » qui confesse une « névrose obsessionnelle » pour Bob D.


Son répertoire est une voie d'approche. Encore faut-il se repérer dans cette invraisemblable collection de pépites.

Exercice impossible proposé récemment (sur Facebook, où ils sont nombreux...) à un groupe de fans : choisissez vos trois chansons phares de Dylan.

Résultat, une longue liste, dont on élimine des merveilles, de « Desolation Row » à « Girl From the North Country » que Dylan a chantée seul, puis en un mémorable duo avec Johnny Cash, de « Masters of War » à « Mr Tambourine Man ». Et toutes les autres.



On garde tout de même bien sûr « Blowing in the Wind » (sur « The Freewheelin'Bob Dylan »), plus qu'une « protest song » emblématique des années 1960 - on pourrait d'ailleurs débattre longuement du Dylan « protest singer ».


Tant de fois repris, de Peter, Paul and Mary à Stevie Wonder, cette mélodieuse ballade garde une force incroyable. Il suffit d'en écouter les multiples versions concert qu'en a livrées Dylan et de les compléter par celle, formidable de puissance maîtrisée, de Bruce Springsteen, seul avec sa guitare à Paris, en 1988.



On pointera aussi l'essentielle « Like a Rolling Stone » (sur « Highway 61 Revisited »), parfaite synthèse de l'univers dylanien ( « when you got nothing, you got nothing to lose »), dont les Stones eux-mêmes ont fait un rendez-vous presque obligé de leurs propres concerts.


Dans sa biographie, François Bon en raconte la construction hallucinante : 15 prises (la onzième sera retenue), des musiciens « au radar » à qui Dylan n'a pas donné les paroles et qui ne savent pas quand la chanson se termine, 50 couplets dont il ne gardera que 21... « Une alchimie », résume François Bon.






Dylan en 1965




Une renaissance



Et puis on retiendra deux titres de l'album « Blonde on Blonde », monument dylanien absolu.
Deux chansons d'amour, deux faces d'un artiste qui en a tant, le rude « I Want You » ( « so baaaaad ») et le doux « Vision of Johanna ».
Mais chez Dylan, la frontière entre rudesse et douceur est si mouvante.



Après les 60's, décennie dylanienne, la suite aura surtout permis à l'artiste de renforcer son empreinte, ineffaçable, sur la culture américaine.

Les concerts, parfois immenses, les disques, pas tous négligeables, et les influences, multiples.

Très subjectivement pourtant, on privilégie un album de 1975 (« Blood on the Tracks ») qui illumine ce répertoire de sa profondeur, sa justesse et sa beauté, symbolisée par le si pur « Shelter From the Storm ».

Dylan sort d'années difficiles et ce disque, parfait du début à la fin, marque une renaissance. « Je ne comprends pas comment les gens peuvent accrocher à ce disque, dira pourtant Dylan, cité par Bon, vu ce que je traversais en l'écrivant... »

Entre Dylan et ses fans, l'incompréhension est souvent là. Pas grave, il reste ses chansons. Happy Birthday.


FRANÇOIS BOURBOULON, Les Echos


http://www.lesechos.fr/journal20110520/lec1_les_echos_week_end/0201382609569-fragments-de-robert-zimmerman-166046.php


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MessageSujet: Re: BOB DYLAN    Dim 29 Mai - 16:15




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Bob dylan, revisited à la Cité de la musique en 2012


Du Mardi 6 Mars 2012 au Samedi 10 Mars 2012.









La Cité de la Musique vous invite à découvrir, du 6 mars au 13 juin 2012, une incroyable rétrospective consacrée au génie de la folk, Bob Dylan.

A travers des colloques, des projections de films et bien sûr des concerts hommages rendus par Moriarty, Syd Matters ou encore Sophie Hunger, ne manquez pas cet évènement, baptisé « Bob Dylan, Revisited »





Bob Dylan, qui vient de fêter ses 70 ans, a incontestablement marqué toute une génération d’artistes qui, aujourd’hui, souhaitent lui rendre un immense hommage.

La Cité de la Musique a ainsi décidé de consacrer, du 6 mars au 13 juin 2012, une exceptionnelle manifestation, dédiée à l'un des auteurs-compositeurs et musiciens les plus influents de ces cinq dernières décennies, et intitulée « Bob Dylan Revisited ».



Du 6 mars au 10 mars 2012, plusieurs artistes, clairement inspirés par le maître, défileront sur la scène de la Cité de la Musique pour vous livrer leur carte blanche.

Mais la Cité de la Musique prévoit aussi, jusqu'au 13 juin 2012, des colloques ou même des projections de films et documentaires à l’instar de "Masked and Anonymous", "No Direction Home", "Don’t Look Back", "Pat Garrett & Billy The Kid", ou encore "The Other Side Of The Mirror - Bob Dylan Live At The Newport Folk Festival (1963-1965)".



Du côté de la programmation musicale, découvrez :



- Syd Matters et invités : A History of Bob Dylan


Le mardi 6 mars 2012, Cité de la Musique (salle des concerts)
Tarif : 27,50 € / Horaire : 20h / Réservations!


Syd Matters souhaite reparcourir, à leur manière, la trajectoire de Bob Dylan. Entouré d’artistes et de musiciens, le groupe s’élargit ainsi pour former un mini-orchestre inédit, le temps de cette soirée exceptionnelle, pour réinventer l’oeuvre du grand poète et chanteur américain.




- Sophie Hunger : Bob Dylan – Be Part of My Dream


Du 7 mars au 9 mars 2012, Amphithéâtre de la Cité de la Musique
Tarif : 25 € / Horaire : 20h

En solo, Sophie Hunger recréera l’ambiance « club » des débuts de Bob Dylan. De son arrivée à New York en 1961, jusqu’aux chansons les plsu célèbres à l'instar de "Blowin’ in the Wind" ou "The Times They Are a-Changin’".




- Moriarty : Before Dylan



Le jeudi 8 mars 2011, Cité de la Musique
Tarif : 27,50 € / Horaire : 20h / Réservations !

Ce qui les intéresse chez Dylan, c’est l’avant Dylan : Jimmie Rodgers, Hank Williams, The Carter Family, Blind Lemon Jefferson, Leadbelly et évidemment Woody Guthrie.
Moriarty tentera ainsi de vous le faire (re)découvrir en live.




- Herman Dune : joue l’album "Shot Of Love" de Bob Dylan



Le samedi 10 mars 2012 – Cité de la Musique (salle des concerts)
Tarif : 30 € (assis) et 25 € (debout) / Horaire : 20h / Réservations !

Ils citent Bob Dylan comme l’une de leurs influences majeures, et la presse leur accole volontiers l’étiquette de l’antifolk. Pour vous et pour lui, Herman Dune rejouera l'album "Shot Of Love".



Lieux en relation
la Cité de la Musique
221, Avenue Jean Jaurès
75019 PARIS
01 44 84 44 84

http://www.cite-musique.fr/francais/evenement.aspx?id=11535



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MessageSujet: Re: BOB DYLAN    Mer 15 Juin - 14:10

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BOB DYLAN Photographié par Jerry Schatzberg


au Musée Maillol de Banyuls-­sur-­Mer

Exposition du 27 mai au 30 octobre 2011




Bob Dylan, Smoke, 1965 © Jerry Schatzberg



Il y a peu, le cinéaste et photographe Jerry Schatzberg craignait de ne pas être célébré de son vivant.

En mai, le festival de Cannes l’a pourtant honoré, utilisant par la même occasion son célèbre portrait de l’actrice Faye Dunaway pour son affiche officielle.

A Banyuls-sur-Mer, dans le sud de la France, une nouvelle exposition propose de revivre en images sa rencontre avec le chanteur Bob Dylan, dont la scène musicale vient de fêter les 70 ans.

L’idée est d’Olivier Lorquin, président du Musée Maillol. La série revient sur les deux années – 1965 à 1967 – durant lesquelles le photographe est devenu un proche du songwriter.

A l’époque, Schatzberg travaille pour les plus grands magazines de mode américains et prend goût à s’immiscer dans le monde du rock. Il pose son objectif devant les Beatles et déguise les Rolling Stones en drag-queens.

Dylan fait alors partie de la famille folk, chante la contestation politique, s’engage auprès de causes sociales. Beaucoup voient en lui le successeur de Woody Guthrie, son mentor dont la guitare porte l’inscription « This machine kills fascists ». Mais attiré par la nouveauté, Dylan trahit ses fans et passe à l’électricité.





Bob Dylan, The Writer 1965 @ Jerry Schatzberg




La rencontre entre Bob et Jerry se fait par l’intermédiaire de Nico, chanteuse des Velvet Underground et modèle de Schatzberg. Le chanteur est un personnage introverti, réservé, pourtant il accorde très rapidement sa confiance au photographe.

Schatzberg va alors réaliser ce que personne n’a fait. Il emmène Dylan dans son studio, le fait poser cigarette à la bouche, le met dans des situations plutôt rock & roll. Il instaure une relation sentimentale et l’une de ses photos fera, en 1966, la couverture de l’album Blonde on Blonde.






Bob Dylan, Along the firescape (inédit), 1966 © Jerry Schatzberg



C’est de cette façon qu’est articulée l’exposition. « On commence par les photos emblématiques de Highway 61, premier opus électrique de Bob Dylan, illustre Olivier Lorquin. Tu veux du rock, en voilà. »

Puis, la disposition des tirages suit un fil chronologique et dévoile l’intimité des deux protagonistes, qui prendra fin en 1967. Parmi les images s’est glissée une inédite : Bob Dylan, caban noir et écharpe à carreaux, dodeline comiquement de la tête et s’apprête à fumer. La scène se passe à New York, le long d’une échelle de secours typique de Manhattan.


Pour le 150e anniversaire du musée Maillol, Olivier Lorquin a préféré Banyuls à Paris, simplement « pour donner une belle exposition à une région qui aime la photographie. »

Il poursuit : « Le musée de Maillol de Banyuls se mérite. Il faut prendre un autobus, c’est en bordure de la ville, en montagne. Un endroit de rêve mais pas facile d’accès. »
La région Languedoc-Roussillon accueille bien sûr en septembre le festival Visa pour l’image, à Perpignan. « J’ose espérer qu’ils vont inviter Jerry Schatzberg en vedette comme ils l’ont fait l’année dernière avec William Klein. »


Jonas Cuénin



Bob Dylan, photographié par Jerry Schatzberg
Jusqu’au 30 octobre 2011
Musée Maillol de Banyuls-sur-Mer
Vallée de la Roume
66650 Banyuls-sur-Mer






Bob Dylan, 1965 © Jerry Schatzberg







Bob Dylan, Painting and Smoke, 1965 © Jerry Schatzberg







Bob Dylan, Burning Keys, 1965 © Jerry Schatzberg







http://www.lalettredelaphotographie.com/entries/bob-dylan-par-jerry-schatzberg

http://www.jerryschatzberg.com

http://www.musee-maillol.com/








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MessageSujet: Re: BOB DYLAN    Ven 29 Juil - 16:55



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Bob Dylan et Mark Knopfler en concert




Le légendaire chanteur de folk Bob Dylan et le guitar hero britannique Mark Knopfler seront en tournée commune en Europe cet automne, avec deux dates en France: le 16 octobre à Lille (Zénith) et le 17 octobre à Paris (Bercy). La billetterie est ouverte.










L'immense Bob Dylan est de retour. Le songwriter les plus marquant de la fin XXIème siècle réalisera cet automne une nouvelle tournée en Europe, en commençant par l'Irlande le 6 octobre.
Ce nouveau périple aura ceci de spécial que Bob Dylan emmènera dans ses bagages un autre artiste de renom, l'ex-leader de Dire Straits Mark Knopfler.


En France, Bob Dylan et Mark Knopfler donneront deux concerts d'affilé. Le 16 octobre 2011, ils enflammeront le Zénith Arena de Lille. Le lendemain, soit le lundi 17 octobre, le tandem viendra investir le Palais Ominsports de Paris Bercy. Bonne nouvelle pour les fans: les billets viennent d'être mis en vente pour les deux dates.


Les deux géants pop-rock auront chacun leur set bien distinct, et seront accompagnés par leur groupe habituel. Mark Knopfler sera notamment accompagné de Richard Bennett à la guitare, Guy Fletcher aux claviers, Jim Cox au piano, John McCusker au violon, Mike McGoldrick aux cuivres, Glenn Worf à la basse et Ian Thomas à la batterie. Aux dernières nouvelles, Mark Knopfler travaille actuellement sur un nouvel album dont la sortie devrait intervenir en 2012.


Quant à Bob Dylan, il jouera ses standards, ou du moins une partie. Il est vrai qu'on ne compte plus les chansons intemporelles de ce poète-chanteur, devenues avec le temps des hymnes transgénérationnels: "Blowin'in the Wind", "The Times they are A-changin'", "All Along The Watchtower", "Like A Rolling Stone", "Mr Tambourine Man",...



http://www.concertlive.fr/actualite/10238/bob-dylan-et-mark-knopfler-en-concert-reservez-vos-places-


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MessageSujet: Re: BOB DYLAN    Ven 2 Sep - 12:25

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Bob Dylan, l'album country



Sous la houlette de Bob Dylan, un album-hommage au chanteur Hank Williams sortira le 4 octobre prochain.






Bob Dylan (à gauche) détient les droits de l'oeuvre posthume du chanteur de country Hank Williams (à droite).
© Abaca / Sipa/Montage Le Point.fr




Par Pierre Mérin



Insatiable Bob Dylan. En tournée perpétuelle à travers le monde avec son Never Ending Tour - qui fera escale à Bercy le 17 octobre prochain -, le voici qui s'attelle à un hommage à l'icône country Hank Williams.

Décédé en 1953 en pleine jeunesse (il avait 29 ans), après une vie marquée par l'alcool, il est considéré comme l'une des figures majeures de la musique populaire du XXe siècle, compositeur des plus grands standards de la country.



Intitulé The Lost Notebooks Of Hank Williams , c'est un album en forme de résurrection qui sortira le 4 octobre prochain.

Les titres interprétés sont extraits des manuscrits du chanteur, retrouvés dans une serviette de cuir après sa mort. Des chansons jamais éditées ou inachevées pour certaines.


Propriétaire de ces archives, Bob Dylan fomentait son projet depuis quelque temps déjà. C'est chose faite, pour un opus qui sortira sur son propre label Egyptian Records.

Et pour ne rien gâcher, c'est sur un plateau d'artistes prestigieux que seront servies ces reprises inédites. Rien de moins que Jack White (The White Stripes), Norah Jones ou encore Sheryl Crow.





"The Lost Notebooks of Hank Williams", sortie le 4 octobre 2011.


ÉCOUTEZ Lovesick Blues interprété par Hank Williams :





http://www.lepoint.fr/culture/bob-dylan-l-album-country-11-08-2011-1361985_3.php




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MessageSujet: Re: BOB DYLAN    Mer 12 Oct - 12:26


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Bob Dylan, monstre sacré


Par Olivier Nuc







Le génie du rock joue sur scène depuis ses débuts.
Cette semaine à Paris, il partage l'affiche avec son disciple Mark Knopfler.




Bob Dylan a eu 70 ans cette année. C'est sans doute sur la route qu'il a célébré cet anniversaire, sans cérémonial particulier.
Cela fait vingt-trois ans que le musicien consacre le plus clair de son temps à sillonner le monde, quasiment sans interruption. Lorsqu'il n'est pas sur scène, il se réfugie dans son bus de tournée, où il écrit.

Des chansons, certainement, mais aussi - on l'espère - le nouveau volume de ses Chroniques.
Parue il y a quelques années, la première livraison de ces Mémoires avait constitué un événement littéraire. Bob Dylan se voyait enfin consacré comme un immense auteur par les critiques.

Alors qu'on s'apprête à célébrer les cinquante ans de la parution de son premier album, Dylan continue pourtant d'échapper à toute classification.
Plus que discret quant à sa vie personnelle, il demeure un des artistes les plus mystérieux qui soient.
À chaque fois qu'un écrivain se pique d'écrire sa biographie, le sujet semble devenir de plus en plus fuyant. Avec sa construction éclatée, et la présence de nombreux acteurs pour jouer son rôle, le film I'm Not There parvenait à restituer à merveille les paradoxes du personnage.

Manipulateur, Dylan a toujours su se dissimuler, quitte à inventer des pans entiers de sa propre histoire.
Dès 1966, en plein tourbillon médiatique, Dylan avait appris à utiliser les médias en sa faveur, offrant des réponses surréalistes aux prosaïques questions des journalistes.
Cette année-là, en se convertissant au rock, il se mettait une grande partie de son public à dos, à commencer par les ayatollahs du folk. Les plus extrémistes ne lui ont pas pardonné ce tournant.
Pourtant, Bob Dylan avait cessé d'être un protest singer dès 1964, avec l'album Another Side of Bob Dylan. « Bob Dylan a donné un cerveau au rock », avait déclaré Bruce Springsteen lors d'un vibrant hommage.
Il est vrai que les textes de ce poète ont permis au rock de basculer dans l'âge adulte. Loin de se limiter aux chansons sur les filles et les voitures, Dylan a offert à cette musique un lexique d'une beauté et d'une ambition insoupçonnées jusqu'alors.

Dans les années 1970, la critique était obsédée par la recherche du nouveau Dylan. Quarante ans après, même si tout le monde ou presque a été influencé par son travail, nul héritier n'a émergé. Ce qui lui permet de continuer de trôner au sommet des rockers.


Sur scène Mark Knopfler, le plus Américain des Anglais

Fondateur de Dire Straits à la fin des années 1970, Mark Knopfler s'est rapidement imposé comme un guitariste de choix.
Dès 1979, Bob Dylan fait appel à ses services d'instrumentiste sur l'album Slow Train Coming, premier volet de ses disques religieux.
Quatre ans plus tard, c'est sous la casquette de producteur que Knopfler l'aide à réaliser Infidels, un des très rares albums de Dylan sortis dans les années 1980 qui soit encore audible.



Bob Dylan, Palais Omnisports de Paris-Bercy, 8, bd de Bercy (XIIe) Tél. : 08 92 39 01 00 . Date : le 17 octobre à 20h. Places : de 65,20 à 87,20 €.


http://www.lefigaro.fr/musique/2011/10/10/03006-20111010ARTFIG00721-bob-dylan-monstre-sacre.php



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MessageSujet: Re: BOB DYLAN    Mer 12 Oct - 12:46


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Bob Dylan, cet illustre inconnu



Par Olivier Nuc , 10/10/2011








La star donne deux concerts en France, dimanche et lundi.À 70 ans, il poursuit inlassablement sa route.




On parlait de lui la semaine dernière comme récipiendaire possible pour le prix Nobel de littérature. La veille de la délibération, il était même devenu le favori des bookmakers. Il n'en fallut pas plus pour que certains se déchaînent déjà, hurlant au possible scandale: allait-on donner cette prestigieuse récompense à un homme qui n'est même pas un auteur de livres ?


Cinquante ans après son premier album, Bob Dylan continue à déclencher les passions. Il n'a pas eu le Nobel de littérature, mais, après tout, aurait-il été si scandaleux de le décerner à l'auteur d'un demi-millier de chansons ?

Bob Dylan n'a pas besoin de ce type de récompenses pour être déjà considéré comme un immense écrivain. N'a-t-il pas révolutionné le rock, en l'équipant de textes d'une ambition poétique insoupçonnée ?
Avant lui, cette musique, née aux États-Unis dans les années 1950, se préoccupait en priorité de la vie des adolescents, chantant les filles et les voitures. Avec lui, le rock passera à l'âge adulte, et acquerra ses lettres de noblesse.



« Si Elvis a donné un corps au rock, Bob Dylan lui a donné un cerveau», affirma Bruce Springsteen, qui fit partie de la cohorte de «nouveaux Dylan» traqués par la critique alors que l'original n'avait encore qu'une trentaine d'années.



Bob Dylan a eu 70 ans en mai dernier. C'est probablement dans son bus de tournée qu'il les a célébrés, entouré de ses accompagnateurs du moment, entre deux concerts. Cela fait vingt-trois ans que le musicien s'est embarqué dans une tournée sans fin. Un périple incessant, dans lequel il sillonne le monde, simplement armé de ses chansons.

Piochant allégrement au sein de son impressionnant corpus, il veille à ne jamais donner deux fois la même performance, au grand dam des fans. Il faut, en effet, parfois plusieurs mesures, voire l'arrivée du refrain, pour reconnaître le morceau qu'il est en train de revisiter.
Les moins patients hurlent au massacre, voire à l'imposture. Les exégètes crient au génie: Dylan n'en a cure, il poursuit sa route. Celle-ci l'a mené en Chine pour la première fois de sa carrière, au printemps dernier.



Cela fait quarante-sept ans qu'il a abandonné la chanson contestataire et l'engagement politique, mais rien n'y fait: Dylan est encore considéré comme un protest singer par des gens qui n'ont sans doute pas écouté un seul de ces disques depuis Another Side of Bob Dylan, en 1964.

L'année suivante, il crée le scandale en apparaissant au festival de Newport accompagné par un groupe de rock électrique. Les puristes du folk n'ont jamais digéré ce qu'ils considèrent comme une trahison, alors que l'artiste n'en a fait qu'à sa tête. Cela lui valut, entre autres amabilités, de se faire traiter de Judas sur scène…



Plus on étudie le cas Dylan, plus il vous échappe. Des dizaines de biographes se sont penchés sur son sort, plusieurs cinéastes se sont intéressés à sa carrière, mais nul n'a su percer l'épais mystère autour de sa personne. Cela a parfois donné de bons livres, au moins un excellent film (I'm not There, de Todd Haynes), sans jamais offrir de fracassantes révélations sur un type qui reste maladivement secret.



Ses collaborateurs comme ses proches racontent un homme perpétuellement au travail, passant les journées de voyage à écrire des textes. Les destine-t-il à de futures chansons ?
A-t-il décidé de publier - enfin - le nouveau tome de ses Mémoires ? Un premier volume, Chroniques, en 2004, avait constitué une révélation.
En s'attachant à des périodes moins spectaculaires de son parcours - ses débuts à New York ou sa panne d'inspiration des années 1980 - Dylan faisait preuve d'une mémoire ahurissante. Et d'une écriture époustouflante. Fine, serrée, sans pathos et d'une désarmante honnêteté.



À la veille d'être remis en selle par l'album Oh Mercy, en 1989, il confiait avoir été désolé de ne pas être capable de fournir des chansons du niveau de celles qui avaient fait sa légende. Il aura fallu un retour dans le répertoire acoustique et obscur de ses débuts - lorsqu'il reprenait les chansons des autres - pour qu'il retrouve l'inspiration.
À bien des égards, les disques qu'il publie depuis 2001 se concentrent sur l'histoire de la musique américaine d'avant le rock. L'homme qui a révolutionné le rock avec une trilogie de disques novateurs dans les années 1965-1966 joue aujourd'hui la musique d'une Amérique qui n'existe plus. Peut-être même n'a-t-elle existé que dans son imagination.



Avec Modern Times, paru en 2006, Bob Dylan retrouvait, pour la première fois depuis de longues années, la faveur des hit-parades, en devenant numéro un des ventes de disques aux États-Unis. Une gageure pour un homme qu'on avait dit rincé et à cours d'idées une décennie plus tôt.
Ce monument, un des rares génies certifiés du rock, se visite aujourd'hui en famille, réunissant plusieurs générations de fans.










DÉCRYPTAGE - Une histoire passionnelle avec la France



Lorsqu'il vient jouer à Paris pour la première fois, Bob Dylan est déjà une superstar. C'était le 24 mai 1966, sur les brisées de la sortie de l'album considéré comme son chef-d'œuvre absolu, Blonde on Blonde . Cette tournée est marquée du sceau du scandale. En Angleterre, certains soirs ont tourné à la bataille d'Hernani.

Dans la première partie, Dylan est seul à la guitare. Dans la seconde, il est accompagné par The Band, toutes guitares dehors, ce qui lui vaut l'ire des fans de la première heure, amoureux du chanteur folk engagé. Le drapeau américain tendu en fond de scène ne fait rien pour dissiper la tension, bien au contraire. Après cette tournée à tombeau ouvert, Dylan se tiendra éloigné de la scène de longues années, élevant sa progéniture dans la quiétude de Woodstock.



Aux États-Unis, il réapparaîtra, toujours flanqué de The Band, en 1974, pour des concerts d'une intensité et d'une sauvagerie inégalées, sanctionnés par Before The Flood , un des plus beaux albums live de l'histoire du rock. Il faudra que les Parisiens attendent quatre ans de plus pour retrouver le chanteur sur scène.


La tournée de 1978, avec un groupe élargi, est aussi une de ses plus controversées. C'est au cours de celle-ci qu'il prendra l'habitude de réarranger complètement ses chansons, les rendant souvent difficiles à reconnaître, les noyant volontiers sous des couches de chœurs féminins et de claviers. Le virage chrétien de Dylan, en 1979, lui permet de recueillir un de ses plus grands succès en France, avec la chanson Man Gave Name to All the Animals , un reggae nonchalant et radiophonique.


Mais il faudra attendre dix ans de plus pour que l'État français le récompense très solennellement. Le 30 janvier 1990, Jack Lang le nomme chevalier dans l'ordre des Arts et des Lettres, à la faveur d'un passage au Grand Rex de Paris.
Là encore, le public est divisé entre l'admiration polie et l'étonnement devant la tournure donnée à certains classiques de son répertoire. C'est dès l'année suivante que Dylan commencera à mettre de l'ordre dans ses archives, entamant la parution d'enregistrements inédits, The Bootleg Series , par trois volumes époustouflants qui marquent le début de sa réhabilitation.


Mais c'est véritablement avec la sortie de Time Out of Mind , en 1997, que Dylan revient à son meilleur niveau. Le concert qu'il donne l'année suivante au Zénith de Paris demeure une de ses plus belles apparitions françaises.



En 2002, il revient dans cette salle, accompagné par Jim Keltner à la batterie. Il est à nouveau bouleversant. En 2003-2004, il intègre l'excellent guitariste Freddy Koella dans son groupe: il demeure le seul Français à jamais avoir été employé par Dylan. L'arthrite l'oblige à abandonner la guitare pour se concentrer désormais sur le piano, ce qui apporte une nouvelle couleur musicale à des arrangements de plus en plus impressionnistes.


http://www.lefigaro.fr/musique/2011/10/10/03006-20111010ARTFIG00604-bob-dylan-cet-illustre-inconnu.php




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MessageSujet: Re: BOB DYLAN    Dim 16 Oct - 17:00


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Bob Dylan sur scène, décryptage en coulisses





Bob Dylan with a cigarette in his harmonica holder, Philadelphia, September of 1964.



A 70 ans, le chanteur, guitariste, claviériste, harmoniciste, auteur-compositeur et poète américain Bob Dylan est une icône que les bookmakers londoniens donnent même chaque année dans la "short list" des... prix Nobel de littérature !


Presque cinquante ans après son premier album, Bob Dylan est en tournée en Europe du 6 octobre au 21 novembre avec, au même programme, le guitariste et chanteur Mark Knopfler. Les deux joueront - a priori pas ensemble - au Zénith Arena de Lille, dimanche 16 octobre et au Palais omnisports de Paris-Bercy, lundi 17 octobre.


L'occasion de donner la parole à Greil Marcus , journaliste et critique musical californien, auteur d'une quinzaine d'ouvrages, dont beaucoup consacrés au rock et à la pop et considérés comme des références en matière de réflexion sur la portée culturelle, politique et sociale de ces genres.

Ancien rédacteur en chef du magazine américain Rolling Stone, collaborateur de Creem, de l'hebdomadaire new-yorkais The Village Voice, Greil Marcus a consacré trois livres à Bob Dylan, dont le plus récent Bob Dylan by Greil Marcus. Writings 1968-2010 (éd. Public Affairs, 2010) devrait être publié en français aux éditions Galaade en 2012.







Le texte présenté ici est un extrait de l'entretien publié dans le hors-série du Monde, Bob Dylan, à la poursuite d'une légende, qui vient de paraître.



Qui est Bob Dylan ? Après plus de quarante ans d'écrits, en avez-vous aujourd'hui une idée un peu plus précise ?



On disait fréquemment, au début de son histoire, que le plus grand talent de Bob Dylan était de semer la confusion dans les esprits. Ensuite, on a raconté qu'il était une créature de masques, ou un caméléon - on a même pu dire qu'il était totalement dépourvu d'identité.

La dernière mode consiste à le condamner et à le dénigrer en tant que plagiaire. Parfois à le célébrer comme maître de la citation, artiste de collage à la manière du peintre et poète allemand Kurt Schwitters, voire de Walter Benjamin, dont la grande ambition non réalisée était de produire un immense et original travail philosophique, constitué entièrement de citations.


Il me semble qu'en tant qu'artiste - et peu importe, finalement, qui il est dans son époque ou dans sa vie privée -, Bob Dylan est une voix. Ce qui compte dans ce qu'il fait est sa manière d'approcher les mots, de les penser, de les transformer et de les faire résonner quand il les chante. Et il fait cela avec un sens de l'invention et du défi, avec une audace et un humour qui annulent toutes les interrogations sur les capacités de ses cordes vocales. Ou celles qui consistent à savoir qui est le premier à avoir utilisé les expressions que lui-même emploie.




Alors qu'il est considéré comme l'auteur le plus influent de l'histoire du rock...




On peut toujours le considérer comme on veut mais j'ai toujours trouvé stupide d'affirmer l'importance de quelqu'un à partir de son influence sur des gens moins intéressants que lui. Dylan est incontestablement l'auteur qui a été le plus imité dans l'histoire de la musique populaire moderne, et alors ? Et que signifie "influent" ?
Influent sur les autres auteurs, chanteurs, musiciens, ou influent sur la façon de vivre de ceux qui écoutent sa musique ?






Bob Dylan photographed for the cover of his album Bringing It All Back Home, 1965.





On a souvent évoqué ses métamorphoses et ses trahisons. Le recueil de vos écrits fait apparaître, au contraire, une constance...


Il y a en effet une constance dans sa musique : c'est la recherche d'une voix américaine capable de faire vibrer l'esprit démocratique chez les gens.
Les spectateurs ont pu être déçus par sa manière de chanter et de déconstruire ses chansons en concert. Vous expliquez, au contraire, que c'est le seul moyen de les rendre vivantes. Il se projette dans l'avenir en regardant en arrière...

Je ne pense pas qu'on puisse être déçu que Dylan change ses chansons en les interprétant de différentes manières. Je n'ai par exemple jamais aimé Blowin' in the Wind, telle qu'elle existe sur l'album The Freewheelin' Bob Dylan mais j'ai entendu Dylan la jouer d'une demi-douzaine de façons différentes : douce, contemplative, féroce, hésitante, précise, négligente. Et j'ai dû reconsidérer cette chanson que je pensais ne pas aimer.




Dans votre anthologie, on trouve cette phrase : "En raison de ce qui s'est passé au milieu des années 1960, notre destin est lié à celui de Dylan, que cela lui plaise, nous plaise, ou non." Que vouliez-vous dire exactement ? Est-ce encore le cas aujourd'hui ?


Quand j'ai écrit cela, en 1970, il était encore possible de parler du public de la pop music comme d'une collectivité - en présupposant que ce "nous" était connu, connaissable, identifiable et qu'il s'auto-identifiait comme tel. Cela n'est plus vrai depuis longtemps.
Néanmoins ses albums restent si singuliers, puissants et, dans leur genre, indépassables, que je continue de penser que ce que j'écrivais alors est toujours vrai à certains égards.
D'autant que "notre" destin - "notre" pouvant se référer à l'ensemble des Américains, aux citoyens des démocraties occidentales comme aux habitants de la Terre - est, d'une certaine manière, toujours lié à certaines déclarations ou écrits d'Abraham Lincoln.




Quand la légende vivante de Dylan a-t-elle débuté ? Etiez-vous conscient de l'importance du personnage à ce moment ? Ou cela vous est-il apparu rétrospectivement ?



Pour beaucoup de gens d'horizons différents, Dylan était une figure légendaire vers 1964. C'était quelqu'un autour duquel on racontait des histoires, des histoires qui, dans certains cas, pouvaient même s'avérer exactes. Le chanteur Bobby Darin a déclaré un jour : " Je veux devenir une légende à l'âge de 25 ans." Il n'y est pas arrivé, Dylan si.




Dylan semblait finalement moins impliqué dans la scène que dans la musique folk. Que représente la "folk music" pour les Américains ?



Dans ses Chroniques (vol.1, 2004), il montre de manière à la fois claire et complexe qu'il était profondément impliqué dans la scène folk. Il nous dit qui était qui, où, quand et comment cela s'est passé. Cela dit, il était encore plus profondément captivé par la musique folk elle-même.

Pour la plupart des Américains, la folk music signifie probablement les chansons qu'on vous obligeait à chanter à l'école primaire. Ou des chansons de cow-boy. Ou des chansons enfantines comme Froggy Went a Courtin', qu'Elvis Presley a enregistrée. Jusqu'à ce qu'ils tombent sur quelque chose qui les choque et qu'ils sentent la terre se dérober sous leurs pieds. On va alors entendre : "Mais qu'est que c'est ?" et ils vont commencer à s'y intéresser.






Bob Dylan and Johnny Cash perform on the Johnny Cash Show, June, 1969.


Quels sont, selon vous, ses albums surestimés ? Sous-estimés ?


Modern Times (2006) est totalement surestimé, à l'exception de Ain't Talkin'. Pratiquement tous les albums des années 1980 l'ont ridiculement été. Chacun était célébré dans Rolling Stone et dans le New York Times, sur le mode : "Ça y est ! C'est son vrai come-back ! Pas comme lors du précédent album, où nous avions déjà écrit que c'était son vrai come-back !"

Good As I Been to You et World Gone Wrong, en 1992 et 1993, sont de grands disques qui restent sous-estimés parce que, jusqu'à aujourd'hui, peu de gens les ont écoutés en estimant qu'ils n'étaient que des bouquets de reprises de vieux folk et de blues.



Propos recueillis par Bruno LespritLe Monde 15/10/2011.




La version intégrale de l'entretien avec Greil Marcus est disponible dans le hors-série "Bob Dylan, à la poursuite d'une légende", 124 p., 7,90 €.

Mark Knopfler, Bob Dylan, au Zénith Arena, de Lille, 1 bd des Cités-Unies, dimanche 16 octobre, à 20 heures, de de 63 € à 88,30 € (Zenithdelille.com) ; au Palais omnisports Paris-Bercy, 8 bd de Bercy, lundi 17 octobre, à 20 heures, de 65,20 € à 87,20 € (Bercy.fr).



http://www.lemonde.fr/culture/article/2011/10/15/bob-dylan-sur-scene-decryptage-en-coulisses_1588405_3246.html



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