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 LEONARD COHEN

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Bridget

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MessageSujet: Re: LEONARD COHEN   Mer 1 Juin - 16:13

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Leonard Cohen sacré prince des poètes








Comme s’il ne lui suffisait pas d’avoir enregistré la plus belle chanson du monde («Famous blue raincoat», of course), Leonard Cohen vient donc de décrocher l’un des prix les plus prestigieux.

Et ce n’est pas dans la catégorie «Arts», comme son alter ego Bob Dylan en 2007, mais bien dans la catégorie «Littérature», où il succède notamment à Carlos Fuentes, Doris Lessing, Amos Oz, Margaret Atwood, Ismail Kadaré ou encore, pas plus tard que l’an passé, Amin Maalouf.



On l’aura compris : ce n’est pas le chanteur, à la fois auteur, compositeur et interprète, de «Suzanne», «Like a bird», «Everybod knows», «Hallelujah» ou même «The Partisan» qui se trouve récompensé.

C’est le poète, celui dont les premiers recueils s’intitulaient «Let Us Compare Mythologies» (1956), «The Spice Box of Earth» (1961) et «Flowers for Hitler» (1964).


Car Cohen avait, d’abord, comme le premier idéaliste venu, nourri l’illusion de pouvoir devenir quelqu’un sans avoir à marchander son inspiration.
Las, l’estime d’universitaires qualifiés et de respectables beatniks canadiens, fussent-ils eux-mêmes des poètes reconnus, ne suffit pas à nourrir un homme, ni à lui payer son loyer.

Et il avait bien fallu à cet ancien étudiant de l'Université McGill se résigner à s’accompagner d’une guitare pour élargir un peu son public. On ne choisit pas toujours d’être une pop-star.


Il n’a pourtant pas renoncé comme ça à sa première vocation.

Faut-il qu’elle ait été solide, pour résister ainsi à tout, et même à la gloire ?

Cohen s’est par ailleurs illustré comme romancier avec «The Favourite game» en 1963 (traduit par «le Jeu de l'ange»), puis «Beautiful losers» en 1966; il a chanté sur les scènes du monde entier; s’est retiré dans un monastère bouddhiste de Californie; s’est retrouvé ruiné quand il en est sorti; a du coup repris la route pour une tournée dont les concerts touchent au sublime; mais n’a jamais cessé de publier des poèmes, depuis «Parasites of Heaven» (1966) et «The Energy of Slaves» (1972), jusqu’au magnifique «Book of Longing» (2006), que l’on a traduit comme on pouvait en «Livre du désir» (le Cherche-Midi, 2008).



L’AFP rapporte que l’écrivain britannique Ian McEwan et la romancière canadienne Alice Munro étaient également lice, cette année, pour le prix Prince des Asturies.


Le jury leur a préféré un poète zen originaire de Montréal, déjà récompensé à de nombreuses reprises, et qui aura 77 ans le 21 septembre prochain.


Peut-être en espérant qu’il viendra, en octobre à Oviedo, recevoir son chèque de 50.000 euros accompagné de sa guitare?



Grégoire Leménager / Le Nouvel Obs






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Bridget

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MessageSujet: Re: LEONARD COHEN   Mer 21 Sep - 15:12

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21 SEPTEMBRE 2011 : BON ANNIVERSAIRE , CHER LEONARD COHEN Etoile









ET LONGUE VIE



Un homme passe


Il y avait sur le boulevard du Montparnasse , à hauteur du numéro 98 , une boutique exiguë qui vendait des instruments de musique .
On y avait acheté notre première guitare , une sorte de planche avec des cordes qui faisaient mal aux doigts . C’était un plaisir d’aller là-bas pour y rêver de partenaires plus faciles , mais plus chères . C’était quand, déjà ? 1978, 1979 ? 1980 à tout casser.


A l’époque, un seul métier nous paraissait sérieux et envisageable : être Léonard Cohen , sinon rien ! Avec les quelques accords qu’on connaissait , on savait tout le répertoire . Et quand on dit tout , ce n’est pas une blague : toutes les chansons , de tous les albums, depuis le premier jusqu’à Recent Songs ; toutes les paroles , tous les pickings ; même les silences entre les morceaux.

Les rêves, à l’époque, étaient modestes et grandioses : monter des concerts où il y aurait tout un tas de public – la famille, les amis et , en rêvant vraiment fort , les amis des amis – pour leur jouer des chansons de Léonard Cohen .

Finalement , ça ne s’est pas fait : le monde est décidemment hostile aux bonnes idées des adolescents à guitare. Pourtant ça aurait pu être génial , une bonne soirée bière tiède et chansons tristes, non ? Non , visiblement personne n’en voulait.

On repensait à tout ça, et à «Suzanne », et à « The Stranger Song » et (surtout) à « A Singer Must die » ce samedi là, en sortant du métro à Montparnasse-Bienvenue. D’accord : pour aller au 98 du boulevard , il vaut mieux descendre à Vavin . Mais ça fait un changement de plus, et l’on perd l’excitation de la marche finale vers ce palais délicieux où tant de guitares attendent nos caresses expertes.


On marche donc sur le trottoir , la tête si pleine de Léonard Cohen qu’on ne voit rien. C’est à peine si on aperçoit , un peu avant La Coupole , cet homme en manteau noir, mains dans les poches, un béret vissé sur la tête , dont on croise le regard comme un signe de reconnaissance . La démarche lente, l’allure élégante , il ne fait que passer . On passe aussi ; on a d’autres guitares à fouetter.


Et puis , arrivé devant la boutique tant convoitée, on s’arrête net. On se retourne. On se met à courir en sens inverse ; on écume les rues adjacentes, les entrées d’immeuble, les cafés, les boutiques, sans succès : oui , c’était lui . C’était bien lui .


A peine apparu, Léonard Cohen vient de disparaître ; qui sait pour combien de temps .


Gilles Tordjman « Léonard Cohen » Prologue
Le Castor Austral Editeur







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MessageSujet: Re: LEONARD COHEN   Sam 24 Sep - 20:00



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Leonard Cohen : The Complete Albums Collection, coffret collector en octobre








Tous les albums de Leonard Cohen disponibles en coffret le 11 octobre.







Le 11 octobre, Leonard Cohen sortira « The Complete Albums Collection », un coffret contenant ses 17 albums studios et live sortis à ce jour.

Chaque album sera réédité avec la réplique de la jaquette originale, accompagné d’un luxueux livret de 36 pages qui incluera toutes les annotations discographiques et les informations sur l’enregistrement des chansons.








« The Complete Albums Collection »comprendra donc :

Songs of Leonard Cohen (1967)

Songs From a Room (1969)

Songs of Love and Hate (1971)

Live Songs (1973)

New Skin for the Old Ceremony (1974)

Death of a Ladies' Man (1977)

Recent Songs (1979)

Various Positions (1985)

I'm Your Man (1988)

The Future (1992)

Cohen Live - Leonard Cohen in Concert (1994)

Field Commander Cohen - Tour of 1979 (2001)

Ten New Songs (2001)

Dear Heather (2004)

Live in London (2009)

Live at the Isle of Wight 1970 (2009)

Songs From the Road (2009)



http://www.2kmusic.com/fr/folk/news/leonard-cohen-the-complete-albums-collection-coffret-collector-en-octobre/573720



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liliane
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MessageSujet: Re: LEONARD COHEN   Mer 26 Oct - 0:50

OLD IDEAS
Sortie le 31 janvier 2012


Nashville TPAC, Nov 5, 2009

L’album sur lequel travaille LC depuis plusieurs années sera enfin dans les bacs en janvier 2012.
C’est à Oviedo, en Espagne, où il est allé recevoir un Prix, qu’ il a dévoilé le nom de cet album : OLD IDEAS "Je l'ai joué pour quelques personnes et ils semblent aimer ça», dit Cohen, ajoutant qu'il rencontre toujours des difficultés pour écrire une chanson. «Quand vous écrivez, vous redevenez un débutant. Chaque fois que vous prenez votre guitare ou que vous vous asseyez devant une page blanche, vous repartez de zéro. C'est vraiment dur."

Cohen n'a pas sorti d’album studio depuis Dear Heather en 2004. Néanmoins lors de sa tournée mondiale épique entre 2008 et 2010, il a interprété des inédits sur scène, comme "Darkness", "Lullaby", "Born In Chains" et "Feels So Good ". D’après une annonce sur son forum officiel, seul "Darkness » figurera sur cet album.



En Juin 2010, Cohen confiait au magazine Rolling Stone au sujet de son nouvel album. «Je suis en train de le produire", "Une chanson a été écrite en tournée, le reste avant." Il comportera 10 ou 11 chansons, et certaines d'entre elles ont été écrites avec son collaborateur de longue date Sharon Robinson et son ami Anjani.

La dernière tournée a été de loin la plus longue de la carrière de Cohen et le chanteur de 77 ans a déclaré qu'il pourrait prendre la route encore une fois. "Si Dieu le veut", a t-il dit. "Je ne sais jamais si ça se fera ou pas."

Traduction d'un article de ANDY GREENE
http://www.rollingstone.com/music/news/leonard-cohen-gearing-up-for-first-album-of-new-material-in-seven-years-20111025
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MessageSujet: Re: LEONARD COHEN   Mar 22 Nov - 19:46

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OLD IDEAS


Un nouvel album pour Leonard Cohen








NEW YORK – L’artiste d’origine montréalaise Leonard Cohen lancera le 31 janvier 2012 son premier album studio en huit ans.


Old Ideas sera composé de dix chansons, dont les thèmes abordés évoqueront poétiquement quelques-uns des dilemmes les plus profonds de l’existence humaine, soit la relation avec un être transcendant, l’amour, la sexualité, le deuil et la mort.

Ce nouvel opus pourrait bien être le plus spirituel de l’auteur-compositeur-interprète âgé de 77 ans.


Leonard Cohen a commencé à enregistrer Old Ideas en janvier 2011, mais de nombreuses chansons ont vu le jour il y a plusieurs années.
Amen et Lullaby avaient initialement été enregistrés en 2007. L’artiste avait également présenté les premières versions de Lullaby et The Darkness lors de spectacles pendant la tournée mondiale qui a récemment pris fin.


Old Ideas a été réalisé avec Patrick Leonard, Anjani Thomas, Ed Sanders et Dino Soldo.
En complément à la voix de baryton de Leonard Cohen, les chanteuses Dana Glover, Sharon Robinson, The Webb Sisters (Hattie et Charley Webb) et Jennifer Warnes ont collaboré à l’album.
La conception et les dessins de la couverture de l’opus ont été réalisés par Leonard Cohen lui-même.

On peut déjà entendre un extrait de Old Ideas à l’adresse Twww.LeonardCohen.com, où les admirateurs de Leonard Cohen peuvent réserver un exemplaire de l’album.
Ces derniers auront le privilège de télécharger la nouvelle chanson.


Voici la tracklist de Old Ideas :

Going Home

Amen

Show Me the Place

The Darkness

Anyhow

Crazy To Love You

Come Healing

Banjo

Lullaby

Different Sides






http://www.leonardcohen.com/us/home



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MessageSujet: Re: LEONARD COHEN   Mer 18 Jan - 16:32

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Nouvel album de Leonard Cohen : un très bon cru










À rebours de ses précédentes livraisons, garnies de synthétiseurs et de boîtes à rythmes, Old Ideas marque un retour bienvenu à une instrumentation acoustique dans laquelle guitare, piano et orgue se taillent la part du lion.



Par Olivier Nuc



Le poète et chanteur canadien présentait lundi ses nouvelles chansons dans le cadre d'une conférence de presse.




Old Ideas. Soit, littéralement, de vieilles idées. Tel est le titre choisi par Leonard Cohen pour son nouveau recueil de chansons originales, le premier depuis Dear Heather, en 2004. Depuis lors, le septuagénaire a effectué un spectaculaire tour du monde en 2008 et 2009, donnant des dizaines de concerts, notamment afin de se refaire une santé financière. Il avait été escroqué par son ancien manager alors qu'il effectuait une retraite spirituelle au sein d'une communauté zen.



Ce regain d'activité inattendu nous valait lundi une rare visite parisienne du Canadien. «J'ai toujours considéré que la tradition dans laquelle je m'exprime, la chanson, était particulièrement bien comprise ici, en France» a-t-il déclaré au terme de l'écoute de l'album.


Devant l'assemblée de journalistes venus d'Europe entière confortablement installée dans un salon de l'hôtel Crillon, Leonard Cohen, 77 ans, a fait la démonstration de sa grande vivacité d'esprit. Et ce en dépit de la grotesque flagornerie de Jean-Luc Hees, chargé d'animer cette rencontre. «Je suis le juge le plus féroce de mon propre travail» dit ainsi l'écrivain et musicien.


À rebours de ses précédentes livraisons, garnies de synthétiseurs et de boîtes à rythmes, Old Ideas marque un retour bienvenu à une instrumentation acoustique dans laquelle guitare, piano et orgue se taillent la part du lion.
Le timbre de plus en plus grave du chanteur est tempéré par les interventions de choristes féminines. Plus que jamais, les textes du disque explorent l'amour dans sa part la plus spirituelle. «Il semblerait qu'en vieillissant, les cellules du cerveau liées à l'anxiété meurent plus rapidement» affirme-t-il en souriant.


La gravité de l'album trouve un beau contrepoint dans l'humour avec lequel Cohen traite chacune des questions. «Je suis arrivé à la conclusion que j'allais finir par mourir» avoue-t-il en souriant, expliquant qu'il serait un peu pathétique pour lui de se considérer comme un homme à femmes (Death of A Ladies Man est le titre de son album de 1977).


«Je ne crois pas vraiment à la réincarnation, mais si cela existe, j'aimerais être le chien de ma fille dans une vie future» dit-il. Amaigri et diminué par l'âge sur le plan physique, Leonard Cohen est visiblement doté d'un cerveau en parfait état de marche. Il a avoué être déjà au travail sur un nouvel album. «J'aimerais le terminer dans le courant de l'année.» Et la rumeur bruisse d'une nouvelle série de concerts, peut-être même dès le printemps prochain.


Show Me The Place de Leonard Cohen:






http://www.lefigaro.fr/musique/2012/01/17/03006-20120117ARTFIG00488-leonard-cohen-la-classe-intacte.php





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MessageSujet: Re: LEONARD COHEN   Ven 20 Jan - 15:30


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Les bonnes vieilles idées de Leonard Cohen




Photo : Lorca Cohen



Privilège de quelques grands de la pop music, Leonard Cohen donnait lundi 16 janvier une conférence de presse pour parler de son nouvel album, “Old Ideas”.

Propos réfléchis, et recueillis.


Lundi 16 janvier au soir, dans un élégant salon de L'Hôtel Crillon, à Paris, le vénérable Leonard Cohen présentait son nouvel album, intitulé avec humour et pertinence Old Ideas (à paraître le 30 janvier 2012), devant un aréopage de journalistes (une cinquantaine venus d'Angleterre, d'Espagne, d'Allemagne, du Danemark, d'Italie, du Portugal, d'Israël...) plus ou moins triés sur le volet.

Tel est le privilège des plus grands artistes de couper aux interminables journées de rencontre en tête à tête, en se contentant d'un « chaleureux échange » en guise de conférence de presse.


Entre plaisir de voir et d'entendre le chanteur poète canadien en petit comité, et frustration d'être privé d'une rencontre exclusive, plus intime et au long cours, on recueille les dernières pensées du plus élégant et courtois des interviewés, un homme qui a peaufiné l'art de donner toujours beaucoup avec retenue, sans jamais totalement se livrer....



Morceaux choisis.



« Merci d’être venus si nombreux et de si loin pour cette écoute. Je ne vous ferais pas face pendant que le disque sera diffusé, afin de ne pas influencer vos réactions, quelles soient d’appréciation ou de rejets. De toute façon, je ne connais pas pire juge ou critique de mon œuvre que moi. »


« La tradition musicale dans laquelle je m’inscris existe en France, mais aussi en Europe, depuis toujours. Ici, je n’ai rien à expliquer. La présence et la prééminence du texte et le positionnement de la voix font partie d’une tradition européenne, notamment française. Ce n'est pas le cas dans la musique nord américaine. »


« C’est formidable de recueillir autant de louanges, de susciter un tel respect. Je ne peux que me sentir bien. La difficulté est d’y répondre autrement qu’en disant simplement “merci”. Je vis aux avant-postes de mon existence, je ne suis pas bien placé pour regarder en arrière et l'analyser. »


« Je me suis effectivement retiré quelques années dans le monastère bouddhiste de mon ami et maître Roshi. La religion n'a rien à voir avec ma sagesse apparente. C’est le résultat de la pratique d’une très grande discipline. Je crois que c’est avant tout l’âge qui me permet d'être un esprit libre.


En vieillissant, il semble que la plupart des cellules grises associées à l’angoisse auraient tendance à disparaître. Il s’agit donc bien plus d’une question de neurones et d’âge que de religion.
Mon maître zen, Roshi, 104 ans, est toujours épargné par les ravages d'un âge avancé. C’est un honneur pour moi d’être proche de lui, de le fréquenter. Il ne parle jamais de religion. Son enseignement n’est pas religieux, il apprend à observer et analyser la nature des choses, la rencontre entre les sujets et les objets. Son enseignement est scientifique. Il n’est pas question chez lui ou dans son monastère de Dieu ou d’adoration. Il s'agit d'une initiation à l’engagement, à vivre au sein d’une communauté, à être attentif à ses sentiments et à ceux des autres. Ni foi, ni croyance, juste un travail rigoureux au quotidien. »


« On a toujours à apprendre. On ne vient jamais à bout de sa propre stupidité et incompétence. Les occasions de s’humilier sont infinies. Je me confronte perpétuellement à la plus intense des auto-critiques. »


« L’album s’appelle Old Ideas. Il s’agit juste des thèmes éternels que je traite depuis toujours et qui nous concernent tous, je pense. Des interrogations ordinaires et quotidiennes, rien de plus. »


« La dépression est une affaire sérieuse. Il ne s’agit pas que de la contrariété causée par un rendez-vous galant raté ou un week-end pourri. La dépression est le contexte dans laquelle s'installe toute une vie d’anxiété : rien ne va jamais vraiment, tout ce que l'on espère s’écroule toujours…
Mais je suis heureux de vous annoncer que ma dépression chronique a fini par progressivement se dissiper. En tout cas, depuis une dizaine d’années, elle n’est jamais réapparue avec la même intensité qu’autrefois. Avec un peu de chance, ça restera ainsi. »


« Je ne dirai rien de mon rapport à la scène et au public. Je ne parle jamais en public de mes relations intimes. »


« Je ne crois pas au boycott artistique. Je ne le comprends pas. Je crois que l’art est le seul moyen de communiquer entre les hommes. J’ai joué en Israël devant 50 000 personnes. On s’est assuré que les Palestiniens puissent également assister au concert. Tous les bénéficies ont été reversés à un fonds d'aide pour des ateliers de création, à la transmission de cultures traditionnelles. Ce n’est sûrement qu’une goutte d’eau dans l’océan, mais c’est déjà ça.

Le concert était fantastique, forcément très chargé émotionnellement. Mais je considère chacun de mes concerts comme un événement spécial. Chacun me touche de manière différente. »


« J’ai pas mal de textes en cours d’élaboration. Je travaille déjà sur un nouvel album qui, je l’espère, verra le jour d’ici un an. »


« Longtemps, je ne me sentais pas autorisé à chanter le blues. Mais j’ai l’impression d’en avoir récemment reçu la permission. D'où sa présence sur Old Ideas. »


« J’adore le flamenco. J’en joue même sur ma guitare… quand personne n’écoute ! J’ai eu l’honneur d’entendre certaines de mes chansons chantées en espagnol par le regretté Enrique Morente. Un immense chanteur novateur de flamenco. Sur Omega, un disque admirable, on entend mes chansons adaptées en flamenco. Notamment The Gypsy's Wife. C'est bouleversant. »



« Les bonnes chansons ont la capacité de toucher le cœur dans ses douleurs et ses échecs. Mais elles aident aussi à faire la vaisselle ou servent de toile de fond à la romance. Elles peuvent tout. Elles ont le pouvoir d'apaiser, de donner du courage. »



« Lorsqu’une chanson paraît parler de souffrance, c’est que vous souffrez vous-même. A vrai dire, j’étais plutôt de très bonne humeur et bien dans ma peau lorsque j’ai écris celles de Old Ideas. Mais je crois que dans toutes les chansons que l’on aime profondément, il existe toujours une certaine tristesse.
Le joyeux Jingle Bells, chanté lentement, peut devenir très mélancolique. Happy Birthday chanté par Marilyn Monroe se mue en envoûtante invitation érotique… Une chanson est comme le tofu : elle prend la saveur et le goût du bouillon dans laquelle elle est trempée. Dans une bonne chanson, on trouve la réponse à toutes ses questions. »



« Me définir, à mon âge avancé, comme un homme à femme (« ladies man ») nécessiterait une dose d’humour. Je suis arrivé à la conclusion, un peu à contre-cœur, que je vais mourir un de ces jours. Ça donne à réfléchir. J’espère le faire sans être trop morbide. J’aime évoquer la mort, mais en rythme. Je ne crois pas beaucoup au concept de réincarnation. Mais si je dois vraiment revenir sur terre, alors que ce soit dans la peau du chien de ma fille Lorca ! »


A écouter :






http://www.telerama.fr/musique/les-bonnes-vieilles-idees-de-leonard-cohen,77093.php
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MessageSujet: Re: LEONARD COHEN   Mer 25 Jan - 15:20

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L'album 'Old Ideas' de Leonard Cohen en écoute gratuite

Old Ideas, le nouvel album du célèbre chanteur canadien Leonard Cohen sortira le 30 janvier en Europe et le 31 janvier aux Etats-Unis.

Depuis le 21 janvier et jusqu'à la sortie américaine de l'album, ce dernier est disponible dans son intégralité en streaming sur le site web de la National Public Radio américaine.








Première nouveauté de l'artiste depuis Dear Heather (2004), l'album contient 10 titres inédits, qui "évoquent les grands tracas de l'existence: la relation avec un être transcendantal, l'amour, la sexualité, la perte et la mort".

Il est disponible à la précommande sur internet.

L'enregistrement de ce disque a véritablement démarré en janvier dernier, mais des premières versions d'"Amen" et de "Lullaby" avaient déjà été enregistrées en 2007. Leonard Cohen avait également déjà joué des ébauches de "Lullaby" et de "The Darkness" lors de sa récente tournée mondiale, qui s'est jouée à guichets fermés.

En 2011, l'artiste a été récompensé du prestigieux prix littéraire espagnol de la Fondation Prince des Asturies.

Leonard Cohen a mis sa carrière musicale entre parenthèses dans les années 1990 pour passer quelques années dans un monastère bouddhiste californien, où il est devenu moine et a pris le nom de Jikan, qui signifie "Silence".

Ecouter l'album:

http://www.npr.org/2012/01/22/145340430/first-listen-leonard-cohen-old-ideas





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liliane
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MessageSujet: Re: LEONARD COHEN   Ven 27 Jan - 9:07

Leonard et la manière

Jeune homme de soixante-dix-sept ans, Leonard Cohen est venu présenter à Paris son nouvel album, « Old Ideas ». L'occasion de prouver qu'il est toujours l'homme des idées neuves.


L'invitation précisait qu'à 19 h 15 les portes du Salon Les Aigles du Crillon seraient fermées. On écouterait « Old Ideas » en présence du maître. On se pince. Autant dire que la presse venue de toute l'Europe était à l'heure. Ambiance Versailles, moulures dorées, portes en miroir, médaillons peints, stucs et lustres scintillants. On n'attendait plus que la Montespan. Ce fut Leonard. Costume sombre, chemise grise fermée jusqu'au dernier bouton, petit chapeau sur la tête. Il avait dit « So Long » à Marianne et laissé Suzanne avec ses oranges sur le bord de la rivière. Les yeux pétillants de malice, il indiqua qu'il s'installerait au premier rang, pour ne pas voir nos grimaces ou notre joie. Dans nos yeux, il n'aurait vu que du bonheur tant le disque nous a ravis. « De toute façon, prévient-il, je ne connais pas de pire juge ou critique de mon oeuvre que moi. »

A peine assis, la Légende ferme les yeux, hiératique. La voix la plus célèbre du monde, grave parmi les graves, s'élève, hors de son corps immobile : « I love to speak with Leonard/He's a sportsman and a shepherd/He's a lazy bastard/Living in a suit. »

Trente-neuf minutes et quatre-vingt-une secondes plus tard, tandis que s'éteignent les derniers accords de « Different Sides », Leonard Cohen rouvre les yeux pour répondre, affable et facétieux, à nos questions. Laconique aussi. Quand on lui demande qui est ce Leonard, « lazy bastard living in a suit » de « Going Home », la première chanson du disque, il pointe le doigt vers sa poitrine. Sans un mot.

Plus tard, on lui demande, lui qui a été rincé par Madoff de dizaines de millions de dollars au point de devoir enregistrer de nouveaux disques et remonter sur scène deux cents jours par an, ce qu'il pense de la crise financière. Il cite l'une des ses chansons les plus célèbres : « Everybody knows » (1988). Rappel : « Everybody knows the dice are loaded/The poor stay poor, the rich get rich/That's how it goes » ( « Tout le monde sait que les dés sont pipés/Les pauvres restent pauvres, les riches s'enrichissent/Voilà comment ça marche »).
Esprit libre

L'album, de sublime facture, aborde tous les thèmes qui ont établi la légende du Canadien : les amours, la spiritualité, les années qui passent, la souffrance, la douleur, la dépression, l'incompréhension, la mort. L'humour se mêle au désespoir. Morceaux choisis : « I got no future, I know my days are few/The present not so pleasant, just a lot of things to do » ( « Je n'ai pas de futur, je sais qu'il me reste peu de jours/Le présent n'est pas si plaisant, juste plein de choses à faire »). Ou encore : « I'm old and the mirrors don't lie » ( « Je suis vieux et les miroirs ne mentent pas »).

En dépit de ces textes, l'album qui navigue entre humour et auto dérision, porte à l'espoir. A propos de sa dépression, Cohen déclare : « Je suis heureux de vous annoncer qu'elle s'est progressivement dissipée. En tout cas, depuis une dizaine d'années, elle n'est jamais réapparue avec la même intensité. Et j'espère qu'elle ne reviendra plus. » Sur l'âge et la sagesse : « La religion n'a rien à voir avec ma sagesse apparente. C'est le résultat d'une très grand discipline. je crois que c'est avant tout l'âge qui me permet d'être un esprit libre. En vieillissant, il me semble que la plupart de mes cellules grises associées à l'angoisse ont tendance à disparaître. » Le talent, non.

THIERRY GANDILLOT

http://www.lesechos.fr/culture-loisirs//0201857824498-leonard-et-la-maniere-280736.php?xtor=EPR-1500-[loisirs]-20120127-[s=461370_n=10_c=1000_]-156896@1
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MessageSujet: Re: LEONARD COHEN   Sam 28 Jan - 18:45

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le 30 Janvier sur FRANCE INTER


Leonard Cohen, Old Ideas





" En vieillissant, j'ai commencé à comprendre que cette voix était accompagnée d'instructions.
Et les instructions étaient celles-ci... ne jamais se plaindre avec désinvolture. Et si l'on exprime la grande défaite inévitable qui nous attend tous, cela doit être fait dans les limites strictes qu'imposent la dignité et la beauté
. "










Cet album de dix chansons aborde poétiquement certains des plus profonds dilemmes de l'existence humaine - la relation à un être exceptionnel, l'amour, la sexualité, la perte et la mort. Sans doute l'album le plus ouvertement spirituel de l'artiste, Old Ideas transmet au mieux toute la pudeur des sentiments de Leonard Cohen..


Alors que l'enregistrement de Old Ideas a concrètement débuté en Janvier 2011, certaines de ses nouvelles compositions et leurs paroles étaient en travaux depuis quelques années. Deux morceaux "Amen" et "Lullaby" avaient déjà été enregistré en 2007 tandis ce que des versions plus anciennes de "Lullaby et "The Darkness" avaient été joué sur scène pendant la dernière tournée de Cohen.

Cet album de Leonard Cohen a été produit par Patrick Leonard, Anjani Thomas, Ed Sanders and Dino Soldo. Les chanteuses d'exception que sont Dana Glover, Sharon Robinson, The Webb Sisters et Jennifer Warnes sont présentes sur Old Ideas, s'accordant parfaitement a la tessiture vocale unique de Cohen. Le visuel de l'album ainsi que les dessins sont de Leonard Cohen.

Leonard Cohen est un artiste incontournable, à la fois songwriter, musicien, poète, écrivain, et dessinateur. Son œuvre est ébouriffante et a touché des millions de personnes durant sa carrière.





Leonard Cohen © Yann Orhan - 2012



Ses explorations sur les thèmes spirituels, relationnels, romantiques et politiques ont influencé un nombre incalculable d'écrivains et de musiciens contemporains. Il a vendu plus de 20 millions d'albums dans le monde et publié 12 livres, le plus récent étant "Book Of Longing", en 2006.
C'est un recueil de poésie, de prose et de dessins, qui a été 1er dans la catégorie Top 10 Hardcover Fiction Books au Canada.


L'influence de Cohen sur les artistes contemporains du monde entier est inestimable.
En effet, quand cette artiste a été introduit au Rock & Roll Hall Of Fame en Mars 2008, le vénéré Lou Reed décrivit Leonard comme "l'un des plus grands et plus influents songwriters de notre époque".

Le répertoire de Léonard Cohen a été repris par des centaines d'artistes dont Jeff Buckley, Bob Dylan, Nina Simone, Johnny Cash, Lou Reed, Tori Amos, Nick Cave, Joan Baez, Harry Belafonte, Rufus Wainwright and the Civil Wars.

Des albums hommages ont été réalisés en France, au Canada, en Espagne, et aux Etats-Unis. En 2008, "Hallelujah" devint le single digital le plus rapidement vendu en Europe, quand 3 versions différentes de la chanson sont apparus au même moment dans les charts anglais. -


De plus, les titres de Leonard ont fréquemment été choisies pour illustrer des films ou des séries télévisées, comme dans Watchmen, La Passion du Christ, Natural Born Killers, The Wonder Boys, Pump Up The Volume, Secretary, The West Wing, The O.C. et beaucoup d'autres.



Emissions liées



par Didier Varrod




par Philippe Collin et Xavier Mauduit
du lundi au jeudi de 18h20 à 19h





Old Ideas est le douzième album studio de Léonard Cohen sorti chez Columbia depuis 1967.




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MessageSujet: Re: LEONARD COHEN   Dim 29 Jan - 12:24


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Leonard Cohen, confessions de l’âme grave









Avec «Old Ideas», l’artiste canadien revient après sept ans de silence. Un album profond et spirituel sur l’amour, la perte et la déchéance



A mi-chemin de ses Old Ideas, de ses vieilles idées, il y a ces mots, dont la franchise ne laisse que des miettes aux répliquants: «I’ve got no future, I know my days are few» («Je n’ai pas de future, je sais que mes jours sont comptés»). L’aveu en impose.


Il désarçonnera peut-être tous ceux qui font du temps qui passe un territoire de déni.
Leonard Cohen, lui, accepte son statut d’homme au crépuscule de sa vie. Le déclin est assumé et se prête aux rimes du poète. L’artiste canadien a aujourd’hui 77 ans. Sur ses épaules asséchées, il porte quatre décennies consacrées à la broderie fine.

Derrière lui, des romances par dizaines ont bâti un séducteur aux allures vénérables: «Ain’t No Cure for Love», «Everybody Knows», «Suzanne», «Hallelujah», «A Thousand Kisses Deep»… Ces pierres angulaires dans la grammaire de la sensualité ont habillé aussi, en notes et en vers, les amours et les déchirements de deux générations de suiveurs. Le filon se poursuit maintenant, avec d’autres ballades qui grossissent un bagage déjà imposant.



Old Ideas paraît aujourd’hui et rompt un silence de sept ans. Une éternité qui a ceci de bluffant qu’elle permet de mesurer une fois encore la persistance d’une esthétique aux rides profondes et aux charmes demeurés intacts. La voix grave revient et un monde immuable resurgit.

Certes, on ne saura sans doute jamais ce qui a poussé le chanteur à prolonger son art. Son passé récent ouvre le champ des hypothèses qu’on n’avoue à personne. Il y a quatre ans, il faut s’en souvenir, l’état piteux de ses finances l’obligeait à reprendre la route. «Il faut se remettre à bosser», disait-il à l’époque.
Du coup, la tournée mondiale qui s’en est suivie a pris des proportions imposantes et a laissé à chaque escale des traces indélébiles. Le Montreux Jazz Festival, d’ailleurs, se souvient encore de son passage.


Dans les salles du monde, les aléas pécuniaires ont cédé leur part d’ombre à la grâce du personnage.
Une grâce que Leonard Cohen renouvelle dans les studios avec dix chansons qui placent l’artiste là où tous l’attendaient. On pourrait chercher, dans les dix nouveaux épisodes du crooner, les indices d’une mutation, d’un détour vers de nouvelles contrées esthétiques. Ce serait peine perdue.


Dans Old Ideas, il n’y a que les signes du temps pour imposer de nouvelles lois: la voix du chanteur n’a peut-être jamais atteint des abîmes aussi profonds. Les mots n’ont jamais coulé avec autant de paresse, suspendus sur des syllabes faussement incertaines. Et puis il y a la noirceur de certains thèmes, à peine effleurés dans le passé de l’artiste, désormais au centre d’une partie de ses textes.

Leonard Cohen l’annonçait il y a quelques mois en guise de préambule: sa plume raconterait comme toujours des histoires d’amour et de sexe, mais elle mettrait aussi en mots les affres de la perte et de la mort.



L’éternel don Juan aux airs déchus délaisse ainsi une part importante des armes qui ont fait le séducteur imparable. Le temps impose désormais d’autres déclarations. Celle-ci, par exemple, lâchée il y a quelques jours, «Au point où j’en suis, être un homme à femmes implique une bonne dose d’humour», laisse penser que l’artiste met un genou à terre et semble s’éloigner des vanités du passé.

On retrouve alors, à plusieurs reprises dans cette œuvre, un chanteur grave et spirituel. Un tournant ? Pas complètement. Les préambules étaient là, dans Dear Heather, il y a sept ans déjà. Il faut les entendre aujourd’hui, plus puissants que jamais, dans les vociférations de «Darkness», chanson qui avance par pulsations ralenties, sur un rock somnolent.
Entre ses rythmes chaloupés, les mots sont des secousses, placés comme des caresses et des gifles à la fois. Eros et Thanatos y cohabitent. Un voile épais de résignation couvre cette bouleversante complainte existentielle. Ailleurs, d’autres drames effleurent. L’amour révolu notamment, l’amour à jamais perdu; la déchéance physique aussi, dont on découvre les morsures en filigrane.


Un album testamentaire ? On pourrait le croire sans doute si le pessimisme feutré de Leonard Cohen n’avait accompagné une part substantielle de sa production. Le chanteur a eu un jour cette phrase qui a tout dit de son regard sur le monde: «Le pessimisme prédit la pluie. Moi je suis trempé depuis longtemps.»


Alors oui, les gouttes tombent toujours sur son borsalino et sur ses costards impeccables. Avec insistance et peut-être avec plus d’intensité qu’à l’époque de Songs of Leonard Cohen (1967) ou de New Skin for the Old Ceremony (1974).


Les explorations poétiques, les voyages dans les abîmes de l’âme se gardent pourtant de verser dans le désespoir. Tous les remparts sont là: la plume pour avancer par allusions, pour raconter la mélancolie sans jamais y plonger entièrement. Les musiques aussi, dont l’élégance compassée frôle par endroits le kitsch (ces éternels chœurs féminins…) mais garde une modernité qui tient du mystère.

Et, au fond, c’est toute l’énigme de Leonard Cohen qui se déploie dans ses vieilles idées. Celui d’un chanteur terriblement contemporain, dont les codes surannés et les gimmicks usés conservent du véritable crépuscule.



Leonard Cohen, «Old Ideas »
(Columbia/Sony Music)



Rocco Zacheo / Le Temps.ch



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MessageSujet: Re: LEONARD COHEN   Mar 31 Jan - 12:59


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La 11e réincarnation de Leonard Cohen










Chapeau noir, costume sombre, lunettes de soleil... le duo formé par Leonard Cohen et son manager, Robert Kory, a un petit air de Blues Brothers, quand il pénètre sous les ors du salon des Aigles, pour la conférence de presse organisée, le soir du 16 janvier, à l'Hôtel de Crillon, place de la Concorde à Paris.


On n'apprécie guère, habituellement, ce genre d'exercice destiné à évacuer collectivement les obligations promotionnelles. Comment créer en présence d'une quarantaine de journalistes, venus de toute l'Europe, la complicité d'un entretien qu'on rêverait d'avoir en tête-à-tête avec le chanteur et poète canadien à l'occasion de la sortie d'Old Ideas, son douzième album, le premier enregistré en studio depuis sept ans ?

Mais voilà : petit bonhomme aux rondeurs affables et au sourire carnassier, Robert Kory a décidé que son client, icône de la ballade intimiste, pouvait dorénavant s'éviter, à 77 ans, l'interminable marathon des interviews. Sans doute également parce qu'il sait que le charme de l'élégant gentleman produit toujours son effet.



De fait, celui que ses détracteurs surnommaient ironiquement "Laughing Len" ("Leonard le marrant"), en référence à sa voix funèbre et à son incurable pessimisme, emballe son public en maniant avec classe autodérision et humour pince-sans-rire. "Je ne vous ferai pas face pendant la diffusion du disque, pour ne pas influencer vos réactions, qu'elles soient positives ou de rejet, déclare-t-il en prélude.
De toute façon, je ne connais pas pire juge ou critique de mon oeuvre que moi."



Un sourire malicieux toujours dessiné sur son visage d'homme à femmes devenu vénérable sage, Cohen répond en s'adaptant aux particularismes géographiques de chacun.
A un journaliste portugais : "J'ai toujours aimé le fado, un des premiers disques que j'ai achetés était un album d'Amalia Rodrigues."
A un confrère espagnol : "J'adore le flamenco. J'en joue sur ma guitare... quand personne n'écoute ! J'ai même eu l'honneur d'entendre certaines de mes chansons chantées en espagnol par le regretté Enrique Morente."









Si Old Ideas creuse les sombres thématiques du répertoire "cohenien" (la vieillesse, la mort, l'impossible renoncement à l'amour physique...), le chanteur a toutes les raisons d'être d'humeur avenante : ce retour en studio lui vaut des louanges que n'avaient pas suscitées ses deux précédents albums.

Et il fait suite à près de trois ans d'une tournée triomphale lancée comme une bouée de sauvetage à un artiste qui, il y a sept ans, connut une mésaventure dévastatrice.
Est-ce à cela qu'il fait allusion quand, dans les salons du palace, il confie : "On a toujours à apprendre. On ne vient jamais à bout de sa propre bêtise et de son incompétence. Les occasions de s'humilier sont infinies" ?



L'histoire commence en 2004, lorsque Leonard Cohen apprend que Kelley Lynch, sa manageuse de l'époque, chargée de ses affaires depuis dix-sept ans, l'a ruiné en détournant plusieurs millions de dollars qu'il avait mis de côté pour sa retraite.
Fruit, entre autres, de la vente de son catalogue d'édition à Sony, cet argent avait été placé dans des fonds d'investissement dont les comptes étaient libres d'accès à cette femme de confiance.



L'habitué des vertiges existentiels tombe alors dans un gouffre financier. "Du jour au lendemain, il ne pouvait même plus retirer d'argent avec sa carte de crédit", assure Robert Kory, en aparté, après la conférence de presse.
Obligé d'hypothéquer sa maison pour payer les frais de procédures judiciaires, Leonard Cohen s'est tourné vers cet avocat, connu pour avoir permis à Mike Love, un des musiciens des Beach Boys, de récupérer ses droits sur les tubes du groupe.
"Nous découvrions chaque jour l'ampleur de l'escroquerie, se souvient Kory. Cinq, puis 7, puis 10, puis 12 millions de dollars... Jusqu'au bout, Leonard a été d'un calme étonnant. Sa longue pratique du zen a été déterminante."


Pour le meilleur et pour le pire, les cinq années d'isolement que le chanteur s'était accordées dans le monastère bouddhiste de Mount Baldy, une montagne de la Sierra Madre, ont aussi favorisé l'escroquerie de la manageuse.
Il y conserve néanmoins ses habitudes, sous l'égide de son maître, Roshi, aujourd'hui âgé de 104 ans. "C'est un honneur pour moi d'être proche de lui, de le fréquenter, nous rappelle le chanteur. Son enseignement n'est pas religieux, il apprend à observer et analyser la nature des choses (...). Il s'agit d'une initiation à l'engagement, à vivre au sein d'une communauté, à être attentif à ses sentiments et à ceux des autres."


En attendant la conclusion d'un long et chaotique chemin juridique pouvant éventuellement lui permettre de récupérer sa mise (Kory explique que, si Kelley Lynch est pour l'instant insolvable, il a récupéré plusieurs millions de dollars auprès des impôts, correspondant aux taxes que Cohen avait payées sur des sommes lui ayant été volées), le chanteur, poussé par son avocat-manageur, a choisi de se remettre au travail.


Alors qu'il avait quasiment abandonné la scène, il a dû repartir en tournée pour des raisons d'abord financières. Mais le succès et le plaisir ont dépassé ses espérances et, au lieu des quelques dizaines de spectacles prévus, il donnera finalement, en trois ans, près de 250 concerts.


L'occasion de mesurer la fidélité de son public. De constater aussi que, sur le tard, un de ses vieux titres, Hallelujah, paru sans succès en 1984, s'était élevé au rang de classique par la grâce de multiples reprises (celle de Jeff Buckley étant la plus célèbre des près de 200 versions existantes).


Pour ce retour sur scène, Robert Kory a tendu un cordon sanitaire autour de l'artiste. "Pour être tout à fait serein et concentré, pour qu'il soit à l'aise avec sa voix, il fallait lui éviter toute dissipation extérieure", explique le manager, qui priva les journalistes d'interview et refusa mêmes les rencontres avec de célèbres admirateurs. "J'ai dû dire non à Shimon Pérès et à Joni Mitchell (idole folk et ex du Canadien), rigole Kory, Bono s'est cassé cinq fois les dents."


La dynamique positive de ces concerts a engendré la naissance d'Old Ideas. Cohen imagine repartir bientôt sur la route et dit travailler sur un nouvel album. La mort, n'en doutons pas, sera encore son compagnon de route.
Et après ? "Le concept de réincarnation est pour moi difficile à appréhender. Mais, si je dois vraiment revenir sur terre, alors que ce soit dans la peau du chien de Lorca, ma fille !"



Stéphane Davet
Le Monde 30/01/2012.



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MessageSujet: Re: LEONARD COHEN   Mar 31 Jan - 13:07


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Pied de nez à la dictature du temps présent



Critique | LEMONDE | 30.01.12







Dans une discographie studio assez rare - onze productions depuis 1968 -, le nouvel album de Leonard Cohen, Old Ideas, est son plus abouti depuis vingt ans (The Future) et l'une des bonnes surprises de ce début d'année.


Par son titre déjà, comme un pied de nez à la dictature du temps présent (vieilles idées), celle de la génération Twitter qui annule toute idée de passé ou de futur.
Par sa manière musicale ensuite, qui ne cède à aucune mode (quelques travers de synthétiseurs mal maîtrisés avaient gâché de précédents enregistrements). L'ambiance est au folk tranquille, allant de temps à autre vers des motifs du pourtour méditerranéen avec de discrètes variations vers l'Orient.

Les arrangements et la production fine valorisent des gouttelettes de piano, le grain d'une guitare acoustique, un violon, des choeurs féminins, comme une caresse en contraste avec la raucité vocale de Cohen.


Envoûtant


Si, en la matière, la clarté et la justesse se sont certes enfuies, la marque Leonard Cohen est toujours là, le débit entêtant et envoûtant, dans la lenteur, une façon d'appuyer chaque mot, de s'en régaler, de les parler plus que de les chanter.
Les mélodies enfin ont cette simplicité d'apparence à laquelle, comme souvent avec Leonard Cohen, il ne faut pas toujours se fier.


Pas de révolution stylistique donc pour Leonard Cohen - celle-là c'est Phil Spector qui la lui a magistralement fournie en 1977 dans Death of a Ladies'Man. Ni dans les thèmes explorés depuis des décennies : l'errance, la passion amoureuse (Anyhow, Crazy to Love You), la relation à la spiritualité (Amen, Come Healing, superbe), l'entrée dans les ténèbres au bout du chemin de la vie...

Tout cela avec grâce et, plus important, sans pathos.


Sylvain Siclier.




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MessageSujet: Re: LEONARD COHEN   Mar 31 Jan - 13:16


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L'interview de Léonard Cohen en exclusivité et sans traduction ( pour mieux entendre sa belle voix ! )

Elle a été réalisée le lundi 16 janvier lors de la conférence de presse internationale à l'Hotel Crillon.


Vous pouvez la visionner sous ce lien :


http://www.dailymotion.com/video/k91gWx7MXeZ1n02KmrE#from=embed






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MessageSujet: Re: LEONARD COHEN   Mar 27 Mar - 0:07


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LEONARD COHEN

A l' Olympia Du 28 au 30 septembre 2012




Ouverture des ventes vendredi 30 mars à 10h00









"Baby I've been here before, I know this room I've walked this floor."


Nous sommes très heureux d'annoncer le retour de l'immense Leonard Cohen, pour 3 représentations exceptionnelles à l'Olympia les 28, 29 & 30 septembre 2012.


Après un retour magistral en 2008, Leonard Cohen avait par la suite entamé une tournée à succès en France. Il revient cette année pour nous présenter son nouvel album.

Artiste incontournable à la fois songwriter, musicien, poète, écrivain, et dessinateur, nombreux sont ceux pour qui Leonard Cohen est une légende vivante. Ses explorations sur les thèmes spirituels, relationnels, romantiques et politiques, ont influencé un nombre incalculable d'écrivains et de musiciens contemporains.


Leonard Cohen vient d'atteindre un sommet artistique d'une rare beauté, avec sa dernière oeuvre "Old Ideas" sortie le 31 janvier dernier (Sony Music). Il s'agit de son premier album studio depuis 8 ans.


Cet album de dix chansons aborde poétiquement certains des plus profonds dilemmes de l'existence humaine - la relation à un être exceptionnel, l'amour, la sexualité, la perte et la mort.
Sans doute l'album le plus spirituel de l'artiste, "Old Ideas" transmet au mieux toute la pudeur des sentiments de Leonard Cohen.



Alors que l'enregistrement de "Old Ideas" a concrètement débuté en janvier 2011, certaines de ses nouvelles compositions étaient en travaux depuis quelques années. Deux morceaux "Amen" et "Lullaby" avaient déjà été enregistrés en 2007 tandis que des versions plus anciennes de "Lullaby" et "Darkness" avaient été jouées sur scène pendant la dernière tournée de Leonard Cohen.



http://www.olympiahall.com/rock-electro/leonard-cohen.html









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MessageSujet: Re: LEONARD COHEN   Sam 31 Mar - 13:16

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OLD IDEAS WORLD TOUR






Billboard for Old Ideas at Times Square in New York City. Photo by Robert Kory




12-Aug-2012 Ghent Belgium St Peters Square

14-Aug-2012 Ghent Belgium St Peters Square

15-Aug-2012 Ghent Belgium St Peters Square

17-Aug-2012 Ghent Belgium St Peters Square

25-Aug-2012 Copenhagen Denmark Rosenborg Castle

26-Aug-2012 Aalborg Denmark Molleparken

28-Aug-2012 Bergen Norway Bergenhus Festning-Koengen

29-Aug-2012 Halden Norway Fredriksten Festning

31-Aug-2012 Gothenburg Sweden Trädgårdsföreningen

2-Sept-2012 Helsinki Finland Sonera Stadium

5-Sept-2012 Berlin Germany Waldbühne

6-Sept-2012 Mönchengladbach Germany Hockey Field

11-Sept-2012 Dublin Ireland IMMA

12-Sept-2012 Dublin Ireland IMMA

25-Sept-2012 Verona Italy Arena Verona

28-Sept-2012 Paris France Olympia

29-Sept-2012 Paris France Olympia

30-Sept-2012 Paris France Olympia


3-Oct-2012 Barcelona Spain St Jordi

5-Oct-2012 Madrid Spain Palais Desportes

7-Oct-2012 Lisboa Portugal Pavilhao Atlantico




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MessageSujet: Re: LEONARD COHEN   Sam 21 Avr - 15:27

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Leonard Cohen remporte le prix Glenn-Gould 2012
Etoile








Leonard Cohen a reçu, le 9e prix Glenn-Gould pour sa contribution exceptionnelle au domaine artistique.

Le chanteur de 76 ans a été sélectionné par un jury composé de personnalités internationales, incluant le réalisateur canadien Atom Egoyan, l'acteur et écrivain britannique Stephen Fry et le pianiste américain Gary Graffman.

Le prix est accompagné d'une bourse de 50 000 $ et d'un chèque de 15 000 $ que M. Cohen pourra remettre à un jeune musicien prometteur de son choix.

Le travail de Leonard Cohen sera honoré lors de plusieurs événements au cours de l'année.

Le prix, qui est considéré par plusieurs comme le prix Nobel du domaine artistique, est remis en l'honneur du pianiste canadien Glenn Gould.


http://www.artmony.biz/t4262-glenn-gould


Le pianiste de jazz Oscar Peterson et le violoncelliste Yo-Yo Ma figurent parmi les lauréats des éditions précédentes.







http://glenngould.ca/



Une impressionnante liste de vedettes rendra hommage à Leonard Cohen à l'occasion du Gala du Prix Glenn Gould le 14 mai 2012.



Les Cowboy Junkies, John Prine et Adam Cohen feront des prestations.

Leonard Cohen sera présent pour recevoir son prix.


TORONTO, le 10 avril 2012 /CNW/ - Un groupe éclectique de musiciens et d'artistes joueront en l'honneur du chanteur, auteur-compositeur, poète et romancier emblématique Leonard Cohen neuvième lauréat du Prix Glenn Gould, le lundi 14 mai 2012 à 20 h 30, au Massey Hall de Toronto (178, rue Victoria). M. Cohen sera présent à cette cérémonie pour recevoir son prix.


Les billets pour le Gala concert du Prix Glenn Gould en l'honneur de Leonard Cohen seront mis en vente au grand public le 12 avril à 11 h.


Annoncée comme Gala concert du Prix Glenn Gould en l'honneur de Leonard Cohen, la prestigieuse soirée sera animée par Colm Feore et comprendra des prestations musicales des Cowboy Junkies, d'Adam Cohen, de Serena Ryder, de la chanteuse folk Basia Bulat, des chanteurs-compositeurs country primés John Prine, James McMurtry et Jimmie Dale Gilmore.


Il y aura également des lectures de poèmes présentées par Gordon Pinsent, accompagné de Greg Keelor (Blue Rodeo) et de Travis Good (les Sadies). L'ancienne gouverneure générale et amie de longue date de Leonard Cohen, la très honorable Adrienne Clarkson, lui rendra également hommage.



Le Prix Glenn Gould, d'une valeur de 50 000 $ CA, a été qualifié de « prix Nobel des arts » et est remis tous les deux ans à une personne vivante pour l'ensemble de son œuvre ayant contribué de manière unique à enrichir la condition humaine par les arts.
Après avoir reçu son prix, M. Cohen remettra le City of Toronto Glenn Gould Protégé Prize de 15 000 $ CA à un ou une jeune artiste exceptionnel(le) de son choix.




Chanteur, musicien, poète, romancier et artiste visuel de premier rang, Leonard Cohen a créé une œuvre originale éblouissante qui touche des millions de vies depuis six décennies.

Ses carrières parallèles de musicien et d'écrivain se sont sans cesse mutuellement nourries au cours des décennies; ses chansons reflètent une richesse littéraire rarement observée dans le monde de la musique populaire alors que sa poésie et sa prose reposent sur une intense musicalité.


Book of Longing (2006), recueil de prose, de poésie et de dessins de Leonard Cohen, a été le premier recueil de poèmes à se hisser en tête des succès de librairie au Canada; il a été à l'origine d'une collaboration musicale et théâtrale mémorable avec le compositeur Philip Glass

http://www.artmony.biz/t2852-philipp-glass?highlight=Philipp+Glass



Leonard Cohen est l'un des artistes vivants les plus suivis aujourd'hui. Il a influencé des générations d'auteurs-compositeurs et sa musique a été saluée par d'autres artistes dans des albums hommage parus en France, en Norvège, au Canada, en Espagne, en République tchèque, en Afrique du Sud et aux États-Unis.


« Hallelujah », l'une des chansons les plus connues et les plus aimées de M. Cohen a été reprise par plus de 150 artistes, dont Willie Nelson et Bono.

Sa musique a également été beaucoup entendue au cinéma et à la télévision. L'immense contribution de M. Cohen à la musique a été reconnue dans de nombreux documentaires, prix et albums hommage. Il continue de raffiner et d'approfondir son art et, à titre de musicien, il explore continuellement de nouveaux territoires.



Au sujet de son Prix Glenn Gould, M. Cohen a déclaré ce qui suit : « Je tiens à remercier la Fondation Glenn Gould de sa gentillesse. C'est un grand honneur, enrichi par mon amour de l'œuvre de Glenn Gould et par notre reconnaissance collective pour sa présence revigorante et continue dans le monde de la musique et de l'imagination. »


Les bénéfices du gala concert serviront à financer les activités de la Fondation Glenn Gould.

Le gala concert du Prix Glenn Gould et le dîner seront un préambule au 80e anniversaire de naissance de Glenn Gould, le 25 septembre 2012, qui sera souligné par de grands événements commémoratifs partout au Canada et dans le monde rendant hommage à la contribution durable de cette icône canadienne à la musique et à la culture mondiale.



La Fondation Glenn Gould commémore l'esprit et l'héritage de Glenn Gould en célébrant l'excellence, en faisant la promotion de la créativité et en transformant des vies par le pouvoir de la musique et des arts; elle le fait par l'intermédiaire d'activités qui lui sont propres, comme la remise du Prix Glenn Gould.

Ce prix international est remis tous les deux ans à une sommité vivante dont l'œuvre artistique a apporté une contribution unique.

La Fondation utilise le prix pour stimuler des projets ayant un impact et une signification dans la société, comme le reflète sa devise : « From Celebration to Inspiration to Transformation » (de la célébration à l'inspiration à la transformation, traduction libre).


Les nominations sont faites par le grand public; un lauréat est par la suite choisi par un jury international qui se réunit à Toronto pour délibérer.

À titre d'hommage au talent artistique de Glenn Gould et aux contributions sur plusieurs plans qu'il a faites à la culture, le prix fait la promotion du lien vital entre l'excellence artistique et la transformation des vies.

Parmi les anciens lauréats, on compte

José Antonio Abreu, Ph.D. (2008), fondateur d'El Sistema, programme gratuit d'enseignement de la musique pour les enfants et les jeunes du Venezuela;

Pierre Boulez (2002);

Oscar Peterson (1993)

et Yo-Yo Ma (1999).


Pour obtenir de plus amples renseignements sur la Fondation, le prix et les lauréats, veuillez consulter www.glenngould.ca.










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MessageSujet: Re: LEONARD COHEN   Dim 22 Avr - 0:40


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Leonard Cohen - Who by fire (Live in London)




Leonard Cohen - Who by fire (Live in London) from Gafitescu Daniel on Vimeo.






And who by fire, who by water,
who in the sunshine, who in the night time,
who by high ordeal, who by common trial,
who in your merry merry month of may,
who by very slow decay,
and who shall I say is calling?

And who in her lonely slip, who by barbiturate,
who in these realms of love, who by something blunt,
and who by avalanche, who by powder,
who for his greed, who for his hunger,
and who shall I say is calling?

And who by brave assent, who by accident,
who in solitude, who in this mirror,
who by his lady's command, who by his own hand,
who in mortal chains, who in power,
and who shall I say is calling?



Qui par le feu ?

Qui par le feu ? Qui par l'eau ? Qui au grand soleil ? Qui dans la nuit ?
Qui par grand épreuve ? Qui par jugement ? Qui en ton joli, joli mois
de mai ? Qui par lente déchéance ? Et qui appelle, le dirais-je ?

Qui dans sa fuite solitaire ? Qui par les barbituriques ?
Qui dans ces royaumes de l'amour ? Qui par quelque chose d'émoussé ?
Qui par l'avalanche ? Qui par la poudre ? Qui pour son appétit ?
Qui pour sa faim ? Et qui appelle, le dirais-je ?

Qui par courageuse montée ? Qui par accident ? Qui en solitude ?
Qui en ce miroir ? Qui sur l'ordre de son amie ? Qui de sa propre main ?
Qui en des chaînes mortelles ? Qui au pouvoir ? Et qui appelle,
le dirais-je ?


http://www.leonardcohensite.com/songs/who_by.htm




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MessageSujet: Re: LEONARD COHEN   Ven 28 Sep - 18:29




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Leonard Cohen "Moments of" Old Ideas by Dominique Issermann



« Moments Of », c’est le titre de ce projet qui voit collaborer deux artistes uniques : Dominique Issermann, photographe reine que l’on ne présente plus, et Leonard Cohen, poète troubadour qui, à bientôt 80 ans, continue d’épater, de bousculer, d’émouvoir

Le second a demandé à la première de réaliser huit clips d’une minute trente inspirés des chansons de son dernier album, « Old Ideas ».

Les mots de Leonard, les images de Dominique, entièrement réalisées avec son iPhone, sont mis au service d’une entreprise sensuelle et belle, en noir et blanc, bien sûr, qui joue avec l’ombre et la lumière, le flou et le net…


Leonard Cohen, hiératique, n’apparaît qu’à la toute fin pour illustrer la magnifique chanson « Show Me the Place ».







A voir sur www.issermann.com/oldideas** C.G.

* En concert à l’Olympia, les 28, 29 et 30 septembre.
** A voir aussi sur l’application « Leonard Cohen », disponible sur l’App Store.




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MessageSujet: Re: LEONARD COHEN   Sam 29 Sep - 13:04

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663410 663410 663410 Ferveur religieuse pour Leonard Cohen à l'Olympia 663410 663410 663410






PARIS - Leonard Cohen a été accueilli par le public avec une ferveur quasi-religieuse vendredi pour le premier des trois concerts que le crooner canadien donne à l'Olympia jusqu'à dimanche.




A 78 ans, le crooner canadien a donné ce vendredi soir le premier concert d'une série de trois à l'Olympia à Paris.
Dans une première partie, le chanteur canadien a surtout entonné les titres de son dernier album "Old Ideas" sorti en janvier dernier avant de revisiter ses tubes devant ses fans conquis.
Reportage signé Sandrine Etoa-Andegue. France Info

http://www.franceinfo.fr/arts-spectacles/quand-le-public-chante-avec-leonard-cohen-a-l-olympia-752827-2012-09-29





Le chanteur canadien Leonard Cohen sur scène à l'Olympia, le 28 septembre 2012
@afp.com/Thomas Samson





A tout juste 78 ans, le poète a donné un concert de plus de trois heures, entrecoupé d'un entracte, devant un public de fidèles qui avait déboursé entre 100 et 167 euros pour venir l'écouter.


"Merci pour cet acceuil si chaleureux et si généreux. Nous sommes heureux de jouer dans cette salle légendaire. Je ne sais pas si nous nous reverrons, mais je vous promets que ce soir on vous donnera tout ce qu'on a", a-t-il promis en début de soirée dans un français parfait.



Entouré de ses cinq musiciens et de se fidèles choristes (Sharon Robinson et les Webb Sisters), le Canadien transforme la scène en un confortable salon, entouré de grands rideaux blancs et recouvert de grands tapis.


En costume noir et borsalino, Leonard Cohen est l'élégance incarnée, qui prend soin de mettre en avant ses collaborateurs et écoute respectueusement leurs solos.


Lui s'agenouille pour interpréter ses titres les plus intimes ("Dance me to the end of love", "Bird on the wire"...), bat la mesure du pied quand il se fait crooner, joue de la guitare, des claviers ou de la guimbarde.



La voix est toujours aussi grave, mais désormais un peu voilée quand il chante "Suzanne" ou "Sisters of Mercy".

Les arrangements sont mélancoliques pour des versions souvent très longues de ces grands succès, qui en diluent l'intensité.

Cette ambiance feutrée fait ressortir la vigueur des titres de son dernier album "Old Ideas", paru en janvier dernier. Porté par des tonalités jazz et blues, ils sont concentrés dans la première partie du concert.


Dans la salle assise, l'ambiance est presque religieuse.

Le public applaudit à tout rompre entre chaque chanson et offre même plusieurs standing-ovation au poète. Mais dès qu'il se met à chanter, le silence se fait.

Le concert pâtit de cette ferveur muette, jusqu'à la deuxième partie, où Leonard Cohen à force de traits d'humour et par la grâce de "I'm your man" et "Hallelujah" parvient enfin à entraîner son public dans une dernière valse.

Par AFP





Quand le public chante avec Leonard Cohen à l'Olympia












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MessageSujet: Re: LEONARD COHEN   Mar 2 Oct - 1:40




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OLYMPIA PARIS 28/09/2012












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La set list du Vendredi 8/09/2012




First Set



Dance Me to the End of Love

The Future







Bird on the Wire

Everybody Knows

Who by Fire







Darkness

Sisters of Mercy

Hey, That's No Way to Say Goodbye

Amen

Come Healing

In My Secret Life

Going Home

Waiting for the Miracle

Anthem











Second Set





Tower of Song

Suzanne

Night Comes On

Heart with No Companion

The Gypsy's Wife

The Partisan






Democracy

Coming Back to You (performed by the Webb sisters)

Alexandra Leaving (performed by Sharon Robinson)

I'm Your Man

Hallelujah

Take This Waltz





Encore:




So Long, Marianne

First We Take Manhattan











Encore 2:





Famous Blue Raincoat

If It Be Your Will (performed by the Webb sisters)

Save the Last Dance for Me (The Drifters cover)



Encore 3:

I Tried to Leave You [/left]




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MessageSujet: Re: LEONARD COHEN   Ven 14 Déc - 19:46


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Leonard Cohen en concert à Paris Bercy le 18 juin 2013











On l'imaginait plutôt donner des concerts dans des salles feutrées comme l'Olympia en septembre 2012.

La prochaine date de concert en France du canadien Leonard Cohen se fera dans l'enceinte du Palais Omnisports de Paris-Bercy le 18 juin 2013.
Un choix qui permettra au plus grand nombre (près de 17 000 spectateurs) de voir en chair et en os cette légende vivante de la pop, l'auteur de classique comme "Suzanne", " The Partisan" ou "Hallelujah".
A ne pas rater !



Mise en vente des billets pour le concert de Leonard Cohen à Bercy : le 19/12 à 10h00









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MessageSujet: Re: LEONARD COHEN   Lun 11 Fév - 21:21


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Leonard Cohen 1



Chroniques Les disques rayés | François Gorin / Télérama




Avec Leonard, ça a commencé là : It's four in the morning / the end of december…


Vieille voix d'homme encore jeune remâchant des bouts de phrase avec rime interne. Il écrit une lettre. Est-ce que ça s'entend dès la première fois ?
Assis à sa table, il demande à l'autre type s'il va mieux. A New York, il fait froid. J'ai senti le froid de New York la première fois. C'était en Suisse et il avait neigé. Peut-être n'était-ce pas la première fois. Ce que je captais à 14 ans de cette histoire de chers ennemis ? Pas grand-chose et presque tout je crois. Cette lenteur délétère. Cette valse ankylosée, ce sirtaki transi. Leonard le Grec, déjà.


Mon premier alcool ? Le fameux imper bleu , your famous blue raincoat , déchiré à l'épaule, porté donc par un homme ? J'aimais qu'il n'y ait sur la pochette que du noir et cette tête d'homme mal rasé, ivre ou juste en extase ou en rage, qui savait ?









Cohen était ainsi tous les personnages de ses chansons d'amour et de haine. Même Jeanne d'Arc ? Ce titre en lettres blanches était parfait. Songs of love and hate. Jamais rien entendu de tel. You're living for nothing now…


Bien sûr je comprenais. La voix suit le stylo, l'encre noire sur fond neige, elle s'éteint avec la phrase, puis reprend.



Que savait-on de Leonard en 1971 ? Poète canadien… En plus des premiers disques on trouvait chez 10/18 The Favorite Game et Les Perdants magnifiques. Ma sœur avait l'un des deux, j'ouvrais pour renifler les pages. And you treated my woman / to a flake of your life… and when she came back / she was nobody's wife…


Cruauté, ressentiment. Voix tirant des phrases à la fois revanche et… hommage. Parler de l'amour comme de la guerre, et vice-versa. C'était une tête de guerrier sur la pochette. Fatigué, hilare. Tant d'autres allaient courir après cette lenteur narcotique et ne rattraperaient pas Leonard. Ses mots plus lourds que l'air mais aussi ce qu'il y a entre et qui n'est plus de la poésie, déjà de la musique.












Leonard Cohen (2)



Chroniques Les disques rayés | François Gorin / Télérama




Allez on en chante une autre, les gars. Celle-là a pris un goût de vieux et d'aigre… Une bouteille passe de main en main, réactivons le moteur.

A la fin de la première face, Cohen déjà poussait une voix qui s'en éraille sur Diamonds in the mine - manifestement pas très sobre au moment de cracher dans le micro.


Songs of love and hate fut enregistré à Nashville, cinq jours en septembre 1970. Je tiens ça de la coquette réédition qui fait ressembler le disque à un petit livre. Un poète ivre engueulant l'univers au pays des cowboys ?

Dylan aussi était passé par là. Blonde on Blonde, 1966, le même Bob Johnston aux manettes, les requins de séance qui jouent aux cartes entre les prises, pendant que le fantôme de l'électricité gratte fébrilement le papier.


Plus tard, en repensant à Sing another song, boys, j'y verrai l'empreinte de l'ange serpentin. Mais en 1971, je ne suis pas encore dylanien, dylanisé, dylanifié. Alors tout ce que chante Leonard est encore à Leonard et c'est justice.
Les mots qui font l'écume de ce flot postillonné… ah, they'll never ever reach the moon / at least not the one that we're after…


Quelle est sa lune alors ? She waves a nazi dagger… (innocent, j'entendais « nasty »)… Et puis le plus mordant, insidieux, perturbant : ah, she's eaten, she's eaten, with desire…

Qui chantait mieux avant lui le désir des femmes ? Il observe un couple, il raconte ensuite la chose à son cercle de potes avinés. Il fait ça d'une façon telle qu'on a envie d'y être, on a envie de brailler avec lui, parmi eux, d'empoigner la bouteille qui passe.


L'orgue Hammond hennit, grince, comme chez… oui, bon. Tout tangue. La vérité crue des archives, c'est que les musiciens autour de Cohen ne sont pas ses potes, mais des pros comme Charlie Daniels.

Tant pis je préfère l'autre vérité, celle des écoutes nocturnes, débraillées, polluantes. Avec Leonard je ne connaîtrai jamais l'addiction. Mais son disque noir me hante. La preuve encore demain.














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MessageSujet: Re: LEONARD COHEN   Lun 11 Fév - 21:39

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Leonard Cohen (3)



Les disques rayés | François Gorin / Télarama



Imaginons quelqu'un qui snobe Leonard Cohen. Il pourrait vous faire écouter ça pour illustrer son dédain.
Quoi, ça ? Love calls you by your name.


Est-ce que j'étais bien sûr de l'aimer au tout début ? Cette litanie sur fond de friselis de guitare à poète maudit. Ces stances lancinantes, chargées de bourdon. Ces once agin… once agin…


J'avais élu le morceau, bon à coller sur une bande magnétique (mais oui, les petits magnétos à bande, ça existait avant les mini-cassettes, fin de la parenthèse vieux con). Je n'avais pas de place pour tout l'album noir (il m'est arrivé de couper des morceaux avant la fin pour cette raison, fin de la…).


Maintenant je vois que sur l'album c'est la seule chanson datée de 1967. Donc retoquée sans doute du premier disque. Celui arrangé par John Lissauer (ici c'est Paul Buckmaster, plus connu ensuite pour son boulot chez Elton John). Celui avec Suzanne. Jamais adoré celle-là. Il y a du Suzanne bis dans Love calls you by your name (la raison de son éviction ?).


Comme il y a du So long, Marianne bis dans le fabuleux Sing another song, boys (n'ai-je pas écrit hier qu'il était fabuleux ?). Maintenant j'entends mieux shouldering your loneliness.


On peut donc « épauler sa solitude » comme un fusil ? Le maître mot ici est between. Après il y a toutes ces choses reliées entre elles. Pas des bagatelles : l'océan et la veine ouverte. Le traître et la douleur. Des plus légères : le danseur et sa canne. Le clair de lune et la promenade.
Mais c'est toujours le between qui reste. L'amour t'appelle par ton nom. Entre quoi vient-il, Cohen ?

Entre Dylan et Brassens ? Entre Sinatra et Neil Young ? Entre Johnny Cash et Joni Mitchell ?

Pourquoi se poser ces questions-là aujourd'hui ? Je n'en ressentais nullement le besoin la semaine dernière, moins encore en 1971.
Tout a commencé avec Famous Blue Raincoat, disais-je. Mais celle-là aussi gémit, stoïque et loyale, du fond de la même nuit des temps. Elle sait des choses.











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MessageSujet: Re: LEONARD COHEN   Lun 11 Fév - 21:53




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Leonard Cohen (4) toujours un peu malicieux....



Chronique Les disques rayés François Gorin / télérama




Avant de devenir, de l'avis général, un chanteur qui écrit des poèmes, Leonard Cohen fut un poète se mettant à chanter

Sortir un album tel que Songs of Leonard Cohen paraît aujourd'hui d'une évidence absolue. En 1967, on aurait voulu vous y voir, dans les bureaux de la Columbia. Il a une tête à être le père de Dylan, dit l'un. Il fait la gueule sur les photos, fait l'autre.

Aucun texte un peu psychédélique dans tout l'album. Le folk à guitare, ça a fait long feu, non ? Il faudra soigner les arrangements. Et puis, cette voix d'outre-tombe…











Depuis quelques années, le susdit Bob a ouvert la porte à des timbres, disons, différents. Mais ça ne se bouscule pas encore. Bientôt Randy Newman, Neil Young, pour ne citer qu'eux, vont en tirer le bénéfice.


La chance de Leonard Cohen est d'être soutenu par John Hammond. Qui délègue la production de l'album à John Simon. Le poète voulait moins de violons. La fiancée de Simon fit les chœurs.
La voix de Cohen est posée, profonde, et pas si grave que ses variantes à venir. Les chansons, toutes, sont d'une maturité confondante.

Que leur auteur soit alors âgé de 33 ans n'explique pas tout. Plusieurs vies paraissent les nourrir.



Les hôtesses ont nom Suzanne et Marianne, une pour chaque face. Les vraies splendeurs suivent.

La mélodie de Hey that's no way to say goodbye est imparable mais depuis que j'ai entendu Roberta Flack s'en emparer, ce n'est plus tout à fait pareil.

Teachers a quelque chose d'étonnamment velvetien. Sisters of mercy est typique de cette manière qu'a Cohen d'appeler song pas mal de ses chansons. On entend, on voit, ces « sœurs de la charité » (fort compatissantes au solitaire) être à la fois sujet et matrice : and later, they brought me this song…

Le réconfort ici apporté rend le narrateur généreux. Il ne souhaite qu'une chose, c'est que son auditeur les rencontre aussi, les sisters. Toujours un peu malicieux, Leonard chante une main ouverte et c'est beau.










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