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Sujet: Re: LEONARD COHEN Mar 29 Juin - 23:30
A 75 ans, Leonard Cohen décide de sortir un nouvel album. La sortie devrait avoir lieu au printemps 2011.
Il avait décidé de prendre sa retraite après de récents problèmes de santé, et bien finalement l'appel de la musique aura été plus fort.
Leonard Cohen annonce la sortie de son nouvel album pour le printemps 2011. Les dix ou onze compositions ont été écrites avant sa tournée mondiale de l'an dernier. Pour cet opus, le compositeur- interprète canadien se chargera seul de la production. Une première, car Leonard Cohen avait l'habitude de co-produire chacun de ses albums.
Le dernier album de Leonard Cohen Dear Heather remonte à 2004. Mais pendant toutes ces années, l'artiste ne s'est pas tourné les pouces. L'auteur de Hallelujah a publié un recueil de poèmes intitulé Book of longing , en 2006. Il s'est ensuite rendu aux quatre coins du monde pour une tournée en 2009.
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liliane Admin
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Sujet: Re: LEONARD COHEN Dim 15 Aoû - 18:26
Leonard Cohen: "Je crois que les artistes sont des enfants"
En 1988, Leonard Cohen accorde un entretien aux Inrockuptibles. A la rencontre d'un homme qui manie à merveille l'art de la dialectique. Interview tirée du hors-série des Inrocks consacré à Leonard Cohen, disponible sur l'appli iPad des Inrocks. Leonard Cohen sera en tournée en France en septembre, et prépare un nouvel album pour 2011.
La chanson-titre de votre nouvel album, "I’m Your Man", trace le portrait d’un homme caméléon, prêt à tout pour l’amour d’une femme. L’opposé de l’image que l’on peut avoir de vous.
C’est vrai que ce que dit cette chanson est nouveau pour moi, comme la musique. Elle est un peu comique, car le personnage est prêt à n’importe quoi pour avoir cette femme.
Et cela vous ressemble ?
Oui, c’est moi. C’est dangereux de s’identifier totalement à une chanson, car une chanson représente une certaine vérité à un certain moment. Il est dangereux de l’accepter comme un slogan. Je reste fidèle aux nécessités de l’imagination. C’est la seule fidélité qu’un écrivain doit embrasser. Mais c’est vrai que dans ma vie il y a eu des choses qui m’ont amené à ce que je suis aujourd’hui. De temps en temps, on se trouve dans des situations bouleversantes : je m’y trouvais pendant l’écriture de ce disque, je pense que les chansons le reflètent.
Etait-ce une période de doute ?
Le doute et la croyance, on se promène entre les deux. Plus la croyance est grande, plus le doute est grand, c’est connu… Je ne sais pas quel est le but, car je ne suis pas encore mort ! De temps en temps, on a une perspective un peu plus généreuse sur soi-même, de temps en temps on est vraiment dans la merde.
Cette dialectique du doute et de la foi est très féconde chez les artistes…
Moi, je n’ai pas réussi à trouver de solution pour ma vie, je me sens comme lorsque j’avais 15 ans. Le contexte est différent, mais sur le fond, c’est la même chose. Je ne suis pas sociologue, je ne suis pas philosophe, je ne sais pas du tout ce qui se passe autour de moi. J’essaie d’être généreux avec mes amours, mes amis, ma famille, mes associés dans le travail, mais je me sens comme à 15 ans.
Vous avez donc les mêmes angoisses, les mêmes doutes que lorsque vous étiez jeune…
Il y a quelque chose de différent : la perspective que donne l’expérience et une certaine puissance, la force d’avoir été accepté par la terre. Je ne parle pas du tout professionnellement, mais je veux dire qu’on doit être là, que ce n’est pas une faute d’être ici. Ça, c’est une évolution. Le reste, les angoisses, les doutes, tout ça existe encore, même plus intensément parfois. La réussite professionnelle est quelque chose qu’on ne peut pas toucher. C’est ainsi : je suis heureux d’avoir un public dans le monde entier, même s’il est modeste, mais ça ne m’apporte pas de confort.
Mais ça doit être rassurant.
C’est rassurant à un certain niveau, parfois cela apporte une espèce de bonheur, mais cela augmente aussi les problèmes et les conflits : ce n’est pas du tout la solution pour une vie. Je crois que chacun paie un grand prix pour sa vie, il n’y a pas de free rides, tout le monde paie, tout le monde paie le maximum pour chaque vie. Je pense que le maximum pour moi, en comparaison de ce que les autres ont à supporter, n’est pas grand-chose. Mais pour moi, c’est le maximum.
Pensez-vous être quelqu’un d’égoïste ?
Je pense que la quantité d’égoïsme est plus ou moins la même en chacun. Il y a toujours un grand désir de domination, c’est évident, mais certains esprits sont plus raffinés, ils ont réussi à circonscrire un peu l’ambition, cette ambition féroce que tout le monde possède. J’ai appris à faire comme si je n’étais pas dévoré par le désir. Mais il y a des gens, comme par exemple mon ami Phil Spector, qui s’attachent à ne pas supprimer cet égoïsme, mais à le laisser sortir, le glorifier, et d’un certain point de vue c’est magnifique. Il y a quelque chose de magnifique chez quelqu’un qui ne résiste pas à exprimer son égoïsme.
Il y a une forme d’égocentrisme dans vos chansons…
Dans les chansons ou dans l’art, si je peux utiliser ce mot (je ne sais pas du tout si ce que je fais est de l’art), on essaie d’arriver à un équilibre en soi. On peut faire quelque chose qui existe de manière gracieuse dans le monde, qui n’a pas l’odeur de l’ego et du désir, qui en possède une autre, l’odeur de quelque chose qui est accepté, pas stérilisé, mais lavé dans l’imagination, quelque chose qui ne pue pas. La création est le seul endroit où l’on peut établir quelque chose qui possède un équilibre, une grâce, une raison. Nous, nous n’avons pas de raison d’être. Nous sommes ici, c’est tout. Se chercher une raison d’être, c’est ridicule.
Chris Isaak dit que les artistes ont un ego sans limites…
Ça, c’est l’expression d’un homme qui veut dire que son ego est plus grand que les autres ! La plupart des artistes – je ne parle pas des grands artistes – sont dans un jardin d’enfants, ils ne savent pas du tout ce qui se passe dans le monde. Un soldat, un policier, un avocat, un homme d’affaires en savent beaucoup plus qu’un artiste. Ils sont les derniers à savoir ce qui se passe ici. Les poètes ne sont pas du tout des hommes d’expérience, peu d’entre eux entrent vraiment dans la vie intérieure pour voir exactement ce qui s’y passe. Ça, c’est leur métier, mais très peu acceptent le défi de leur métier. Les grands poètes sont très rares, très peu disent des choses qui illuminent. Beaucoup se plaignent, souffrent, parlent de leur amour perdu, de leur amour trouvé… Mais le vrai son de l’expérience n’existe pas chez la plupart des chanteurs. Pour chaque décennie, il n’apparaît peut-être qu’une Edith Piaf. Il y a dans sa voix une expérience, ce n’est pas uniquement la capacité musicale ou technique de chanter une chanson, il y a quelque chose dans la voix qui parle d’une expérience profonde. On trouve la même chose dans la voix de Ray Charles, mais c’est très rare.
Alors, quelle est la valeur de tous les autres ?
C’est la valeur de tous ceux qui travaillent. On a besoin de chansons, on a vraiment besoin de chansons. Je ne dis pas ça pour minimiser le rôle des artistes, pour nier leur contribution, mais il faut dire qu’on a besoin des chansons, des émissions de télévision, des cigarettes, on a besoin des maisons de disques… C’est notre monde, on a besoin de toutes sortes de contributions, et chacune est très importante. Il y a beaucoup de chansons et de chanteurs que j’aime bien, que j’adore écouter quand je fais la vaisselle, quand je fais l’amour, quand je veux changer mon état d’esprit ; de temps en temps je veux fumer une cigarette, boire un café, et tout ça est nécessaire. Mais il faut garder certains critères d’excellence… Ou plutôt non, il ne faut pas vraiment les garder car ils sont parfaitement évidents lorsqu’ils apparaissent. Nous autres, nous contribuons de la meilleure manière possible, mais il faut se rendre compte exactement d’où nous sommes et de ce que nous sommes : nous faisons des chansons, nous donnons un peu… Je crois vraiment que les artistes sont des enfants en comparaison avec les hommes et les femmes du monde.
C’est peut-être parce que ce sont des enfants que les artistes sont très tournés sur eux-mêmes.
Oui, c’est vrai. Mais je pense que le fait de travailler pour l’art, les règles qu’il impose, les règles du marché, tout ça n’en fait pas le cadre idéal pour essayer de projeter son ego. Les artistes ont certainement une expérience de l’ego, mais pour continuer dans ce travail, il faut en accepter les limites. Ensuite, il y a une espèce de discipline, comme une frustration, quelque chose dans le travail qui raffine l’ego. C’est donc le contraire : les vrais artistes arrivent à un esprit très modeste… Mais je ne parle pas de moi, je parle là des artistes qui ont trouvé quelque chose, qui ont réussi à exprimer quelque chose. Je sens dans leur travail quelque chose de modeste, de discipliné, de circoncisé.
Vous distinguez artistes d’excellence et artistes mineurs. Comment jugez-vous votre travail ?
Lorsque j’ai le temps de le faire (ce qui est très rare), je me pose la question, et généralement mes verdicts sont très sévères. De temps en temps, quelque chose survient et ma position sur l’échelle s’améliore, mais c’est très rare ! Dans les interviews que je donne, tous les deux ou trois ans, je suis obligé de me poser des questions. Mais la plupart du temps, je suis en première ligne d’une bataille qui est ma vie, je n’ai pas le temps de me demander pourquoi je suis là, si je suis beau, ou le plus beau, ou le moins beau, je suis là et j’ai des choses à faire.
Vous êtes un homme qui doute énormément, mais qui renvoie une image de sagesse.
Je connais un peu la sérénité… Pour un pêcheur ou un chasseur, il y a une sorte de sérénité, de silence, qui n’est pas la même que celle d’un philosophe : il est là, il doit capturer quelque chose, il doit rester alerte, avoir des doutes parce que le terrain est dangereux. S’il abandonne le doute, il peut mourir à tout instant. Il faut rester très alerte. Et cet état n’admet pas beaucoup de temps pour réfléchir sur l’état lui-même. Car le danger est réel et non pas intellectuel. Au premier rang de cette bataille, il n’y a pas de choses intellectuelles. Rester vif et alerte au milieu de tous ces dangers, c’est le problème de tout le monde. La sérénité n’est pas un état, c’est une tension : l’acceptation d’une tension entre deux choses, entre l’action et la contemplation, entre deux polarités. Si on accepte les deux polarités, alors on trouve une espèce de sérénité, mais ce n’est pas une condition statique.
Que pensez-vous de votre public ? En voyant Godard dans les médias, on a l’impression qu’il ne s’adresse qu’à ceux qui lui ressemblent…
Godard est un très grand cinéaste, même s’il ne m’a pas choisi pour un rôle qu’il m’avait proposé ! Il m’a appelé une fois pour me demander d’essayer quelque chose – c’était il y a deux ou trois ans je crois.
Pour Détective ?
Oui, c’est ça… Il a choisi Johnny Hallyday finalement. Mais je ne sais pas exactement si c’était pour ça ou pour que j’écrive la musique, ce n’était pas très clair. Il m’a dit qu’il me rappellerait pour qu’on se voie, et je n’ai plus jamais eu de ses nouvelles… Mais malgré ça, c’est un très grand cinéaste ! Sa place est assurée dans l’histoire du cinéma, personne ne peut le discuter. Les choses qu’il dit en dehors de ses films n’ont aucune valeur, elles sont peut-être vraies, peut-être pas, c’est à discuter, ce n’est pas la question du cinéma. Ses idées politiques me paraissent très primitives, cette position à gauche, qu’il croit être la sienne, est complètement obsolète à mon avis… Mais ça, c’est hors de son travail. Il peut dire n’importe quoi, on s’y intéresse parce que c’est Jean-Luc Godard, mais ce n’est pas là qu’il vit, il n’habite pas ses conversations. Il habite dans ses films, qui transcendent ses idées politiques.
Chez moi aussi, ce que je dis sur les chansons, sur les chanteurs n’est rien. Je peux dire des choses dans mes chansons que je ne peux exprimer dans les conversations, voilà pourquoi j’en écris. Mais moi, à l’inverse de Godard, j’ai l’impression que les gens sont exactement comme moi, j’ai l’impression que dans le coeur tout le monde est exactement le même. On a les mêmes faims, les mêmes appétits, l’appétit pour l’amour, la sécurité, nous sommes tous des enfants de 3 ans, vraiment.
Mais vous avez une manière très particulière de vivre ces choses.
J’ai réussi à faire des choses qui sont plus ou moins authentiques, j’ai réussi à toucher des gens ici ou là, pas autant que les chanteurs populaires. Je ne suis pas un chanteur vraiment populaire, j’ai un public modeste mais assez universel.
Beaucoup de jeunes groupes, d’Echo & the Bunnymen aux Sisters of Mercy, se réclament de vous. En avez-vous rencontré ?
Oui, j’ai rencontré beaucoup de jeunes musiciens et chanteurs, et ça me fait très plaisir d’avoir créé quelque chose qu’ils estiment, de rencontrer ces gens qui me citent comme influence ou qui peuvent trouver un peu de plaisir dans ce que j’ai fait… Ce n’est pas très profond mais c’est vrai ! Ian McCulloch (leader d’Echo & the Bunnymen – ndlr), lors de ma dernière tournée, a même voyagé un peu avec nous, en Irlande et en Angleterre. J’ai également rencontré You’ve Got Foetus (J.G. Thirlwell – ndlr) on Your Breath, un homme merveilleux. Il a écrit cette chanson merveilleuse, Gums Bleed… Nick Cave, Suzanne Vega aussi…
Même si ce sont des gens reconnus, il s’agit surtout d’outsiders par rapport au music business.
Moi aussi je suis un peu marginal, je peux le prouver avec mes ventes ! Je comprends cette idée d’outsider… Mais je suis convaincu que pratiquement tout le monde dans le showbusiness se considère comme outsider : Tom Bennett, Liz Taylor, Frank Sinatra, Bruce Springsteen, surtout Bob Dylan, tout le monde veut être outsider !
En ce moment, une espèce de cynisme consiste à dire que tout se vaut. Qu’en pensez-vous ?
Telles sont les qualités nécessaires pour survivre dans cette époque : cynisme, puissance, ennui. On peut penser que ce sont des qualités sans qualité, mais elles ont la capacité de permettre aux gens de survivre : ceux qui ont eu la capacité d’être cyniques, durs, indifférents sont ceux qui ont réussi. Au bout d’un certain temps, ces qualités deviennent obsolètes et de nouvelles qualités apparaissent. Elles s’appelleront peut-être intégrité, sincérité et, dans ce cas, les artistes qui les possèdent s’affirmeront dans le cadre du marché. Mais peut-être que le cynisme demeurera…
Est-ce que la littérature vous a poussé à écrire ?
Certains livres. Je ne lis pas beaucoup. Je lis en ce moment tous les livres de Robertson Davies, un écrivain canadien auquel j’avais résisté jusqu’à maintenant.
Y a-t-il eu des écrivains ou des personnages déterminants ?
Je pense que pour moi c’était le cinéma et les livres, et la nature, la lune. La lune continue de m’impressionner, de m’étonner ! Le fait que nous partagions cette vie avec les femmes, pour moi, est une des choses étonnantes.
Aujourd’hui encore ?
Oh oui, de plus en plus ! Je suis étonné qu’il y ait deux marques d’humanité ! Hommes et femmes. C’est toujours plein de surprises et de dangers. Mais ce qui m’a influencé, c’était quelques prières dans la liturgie du Sénégal, quelques mélodies, quelques vers de poètes. Une strophe parmi toute l’oeuvre d’un poète peut me changer. Par exemple, quand j’ai lu Federico García Lorca, vers 15, 16 ans, je me rappelle deux, trois phrases qui ont fortement influencé mon style, ont complètement changé ma vision, dix mots… Il y a des gens que j’ai admirés, et j’admire de plus en plus les gens qui ont fait quelque chose. C’est si difficile de continuer, je le sais maintenant. J’admire ceux qui continuent, mais aussi ceux qui ont fait quelque chose et qui ont arrêté.
Avez-vous l’impression de vous être parfois trompé ?
Non, pas vraiment trompé. Je m’étais allié à une certaine tradition à mes débuts et, à un moment, je l’ai abandonnée. Mais je ne me suis pas senti trompé. C’est vrai qu’on peut marcher avec une certaine tradition et découvrir qu’on s’est perdu, on est alors obligé de trouver d’autres camarades. C’est un peu comme Robertson Davies : je ne voulais pas le lire car je pensais qu’il était dépassé, pas vraiment dans notre siècle… Et je pense que j’ai raté beaucoup de choses avec ce genre de préjugés.
On a parlé de Godard et de son point de vue politique. On a l’impression que vous voulez vous détacher de ce genre de choses…
Ce n’est pas une question de détachement, c’est une question de confusion. Ce n’est pas un parti pris d’indifférence : je suis les événements comme un feuilleton, mais je ne les comprends pas, je ne peux pas pénétrer les événements.
Votre dernier album, "I’m Your Man", est une sorte de bilan, plutôt négatif et pessimiste…
Moi, je trouve dans cet album une certaine autorité, une certaine force d’esprit que je ne pensais pas exister à ce moment- là, car je n’étais pas fort en moi-même lorsque j’ai fait ce disque. Mais les chansons me paraissent si complètes – un début, un milieu, une fin, une idée directrice, une générosité… Je n’aime pas parler en ces termes de mon propre travail, mais il me donne là l’impression d’être plein, viril, adulte.
Lorsque vous dites “I used to live for music”, doit-on vous prendre au mot?
Je pense que c’est moi… Je ne veux pas avoir peur de mes amertumes. Oui, je suis amer, il y a des choses qui m’ont beaucoup déçu, qui m’ont changé. Mais je ne suis pas obligé de faire semblant de ne pas être amer.
Si l’on devait prendre une chanson de l’album…
J’aime bien Tower of Song, c’est mon histoire. Et la dernière phrase est vraiment très égocentrique : “You’ll be hearing from me baby, long after I’m gone”… On croit ce genre de choses de temps en temps…
Dans cette chanson, vous ironisez sur votre “golden voice”. Quand vous êtes-vous rendu compte que vous possédiez un don particulier ?
J’ai un don, mais c’est le don d’agir sans avoir de golden voice ! Je sais très bien que je chante faux la plupart du temps, mais continuer d’être chanteur malgré ces limites, c’est pour moi passionnant.
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Bridget
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Sujet: Re: LEONARD COHEN Sam 11 Sep - 14:02
" Songs from the Road " le nouvel album live de Leonard Cohen
Après avoir célébré ses 40 ans de fidélité au label Columbia en 2007 et avoir été intronisé au sein de la mythique institution du Rock And Roll Hall of Fame, Leonard Cohen annonçait en janvier 2008 le lancement d’une grande tournée qui allait mettre fin à 15 années d’absence.
Pour l’occasion, il est allé se produire aux quatre coins du globes, offrant des performances live considérées par beaucoup comme ses meilleures.
L’album Songs from the Road compile certaines de ses prestations. On retrouve ainsi une douzaine des plus grands succès du poète canadien, interprétés entre Tel Aviv et Londres, entre salles de concert, festivals, arènes et stades géants.
La tracklist suivante devrait sortir en différents formats (CD, DVD, Blu-Ray, and Vinyl)
Lover, Lover, Lover (Ramat Gan Stadium, Tel Aviv, Israel, September 24, 2009)
Bird On the Wire (Clyde Auditorium, Glasgow, Scotland, November 6, 2008)
Chelsea Hotel (Royal Albert Hall, London, England, November 17, 2008)
Heart With No Companion (Oberhausen King Pilsener Arena, Oberhausen, Germany, November 2, 2008)
That Don't Make it Junk (O2 Arena, London, England, November 13, 2008)
Waiting for the Miracle (HP Pavilion, San Jose, California, November 13, 2009)
Avalanche (Gothenburg Scandinavium, Gothenburg, Sweden, October 12, 2008)
Suzanne (MENA Arena, Manchester, England, November 30, 2008)
The Partisan (Hartwall Arena, Helsinki, Finland, October 10, 2008)
Famous Blue Raincoat (O2 Arena, London, England, November 13, 2008)
Hallelujah (Coachella Music Festival, Indio, California, April 17, 2009)
Closing Time (John Labatt Centre, London, Ontario, May 24, 2009)
Dernière édition par Bridget le Mar 21 Sep - 9:30, édité 2 fois
Bridget
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Sujet: Re: LEONARD COHEN Dim 19 Sep - 16:50
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15-Sept-10 Caen France Zenith
17-Sept-10 Grenoble France Palais des Sports
19-Sept-10 Strasbourg France Zenith
21-Sept-10 Marseille France Dome
23-Sept-10 Tours France Grand Hall
25-Sept-10 Lille France Zenith
27-Sep-10 Hannover Germany Arena
29-Sep-10 Dortmund Germany Westfalenhalle
1-Oct-10 Stuttgart Germany Schleyerhalle
4-Oct-10 Katowice Poland Spodek Arena
7-Oct-10 Moscow Russia Kremlin Palace
10-Oct- 10 Warsaw Poland Towar
12-Oct-10 Ljubljana Slovenia Arena Stozice
13-Oct-10 Bratislava Slovakia NTC Sibamac Arena (NEW VENUE))
28-Oct-10 29-Oct-10 Auckland New Zealand Vector Arena
31-Oct-10 1-Nov-10 Wellington New Zealand TSB Arena
3-Nov-10 Christchurch New Zealand Westpac Arena
6-Nov-10 Brisbane Australia Brisbane Entertainment Centre
8-Nov-10 9-Nov-10 Sydney Australia Acer Arena
12-Nov-10 13-Nov-10 Melbourne Australia Rod Laver Arena
15-Nov-10 Hobart Australia Derwent Entertainment Centre
18-Nov-10 Adelaide Australia Adelaide Entertainment Centre
24-Nov-10 Perth Australia ME Bank Stadium
27-Nov-10 Phnom Penh Cambodia
4-Dec-10 Honolulu Hawaii Blaisdell Concert Hall
8-Dec-10 Portland Oregon Rose Quarter Theatre of the Clouds
10-Dec-10 11-Dec-10 Las Vegas Nevada The Colosseum at Caesars Palace
http://www.leonardcohenfiles.com/
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Nine Admin
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Sujet: Re: LEONARD COHEN Jeu 26 Mai - 20:07
"A Thousand Kisses Deep"
The ponies run, the girls are young, The odds are there to beat. You win a while, and then it’s done – Your little winning streak. And summoned now to deal With your invincible defeat, You live your life as if it’s real, A Thousand Kisses Deep.
I’m turning tricks, I’m getting fixed, I’m back on Boogie Street. You lose your grip, and then you slip Into the Masterpiece. And maybe I had miles to drive, And promises to keep: You ditch it all to stay alive, A Thousand Kisses Deep.
And sometimes when the night is slow, The wretched and the meek, We gather up our hearts and go, A Thousand Kisses Deep.
Confined to sex, we pressed against The limits of the sea: I saw there were no oceans left For scavengers like me. I made it to the forward deck. I blessed our remnant fleet – And then consented to be wrecked, A Thousand Kisses Deep.
I’m turning tricks, I’m getting fixed, I’m back on Boogie Street. I guess they won’t exchange the gifts That you were meant to keep. And quiet is the thought of you, The file on you complete, Except what we forgot to do, A Thousand Kisses Deep.
And sometimes when the night is slow, The wretched and the meek, We gather up our hearts and go, A Thousand Kisses Deep.
The ponies run, the girls are young, The odds are there to beat . . .
Bridget
Nombre de messages: 1629 Age: 60 Localisation: Paris Date d'inscription: 13/05/2008
Sujet: Re: LEONARD COHEN Mer 1 Juin - 15:13
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Leonard Cohen sacré prince des poètes
Comme s’il ne lui suffisait pas d’avoir enregistré la plus belle chanson du monde («Famous blue raincoat», of course), Leonard Cohen vient donc de décrocher l’un des prix les plus prestigieux.
Et ce n’est pas dans la catégorie «Arts», comme son alter ego Bob Dylan en 2007, mais bien dans la catégorie «Littérature», où il succède notamment à Carlos Fuentes, Doris Lessing, Amos Oz, Margaret Atwood, Ismail Kadaré ou encore, pas plus tard que l’an passé, Amin Maalouf.
On l’aura compris : ce n’est pas le chanteur, à la fois auteur, compositeur et interprète, de «Suzanne», «Like a bird», «Everybod knows», «Hallelujah» ou même «The Partisan» qui se trouve récompensé.
C’est le poète, celui dont les premiers recueils s’intitulaient «Let Us Compare Mythologies» (1956), «The Spice Box of Earth» (1961) et «Flowers for Hitler» (1964).
Car Cohen avait, d’abord, comme le premier idéaliste venu, nourri l’illusion de pouvoir devenir quelqu’un sans avoir à marchander son inspiration. Las, l’estime d’universitaires qualifiés et de respectables beatniks canadiens, fussent-ils eux-mêmes des poètes reconnus, ne suffit pas à nourrir un homme, ni à lui payer son loyer.
Et il avait bien fallu à cet ancien étudiant de l'Université McGill se résigner à s’accompagner d’une guitare pour élargir un peu son public. On ne choisit pas toujours d’être une pop-star.
Il n’a pourtant pas renoncé comme ça à sa première vocation.
Faut-il qu’elle ait été solide, pour résister ainsi à tout, et même à la gloire ?
Cohen s’est par ailleurs illustré comme romancier avec «The Favourite game» en 1963 (traduit par «le Jeu de l'ange»), puis «Beautiful losers» en 1966; il a chanté sur les scènes du monde entier; s’est retiré dans un monastère bouddhiste de Californie; s’est retrouvé ruiné quand il en est sorti; a du coup repris la route pour une tournée dont les concerts touchent au sublime; mais n’a jamais cessé de publier des poèmes, depuis «Parasites of Heaven» (1966) et «The Energy of Slaves» (1972), jusqu’au magnifique «Book of Longing» (2006), que l’on a traduit comme on pouvait en «Livre du désir» (le Cherche-Midi, 2008).
L’AFP rapporte que l’écrivain britannique Ian McEwan et la romancière canadienne Alice Munro étaient également lice, cette année, pour le prix Prince des Asturies.
Le jury leur a préféré un poète zen originaire de Montréal, déjà récompensé à de nombreuses reprises, et qui aura 77 ans le 21 septembre prochain.
Peut-être en espérant qu’il viendra, en octobre à Oviedo, recevoir son chèque de 50.000 euros accompagné de sa guitare?
Grégoire Leménager / Le Nouvel Obs
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Dernière édition par Bridget le Mer 21 Sep - 14:12, édité 1 fois
Bridget
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Sujet: Re: LEONARD COHEN Mer 21 Sep - 14:12
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21 SEPTEMBRE 2011 : BON ANNIVERSAIRE , CHER LEONARD COHEN
ET LONGUE VIE
Un homme passe
Il y avait sur le boulevard du Montparnasse , à hauteur du numéro 98 , une boutique exiguë qui vendait des instruments de musique . On y avait acheté notre première guitare , une sorte de planche avec des cordes qui faisaient mal aux doigts . C’était un plaisir d’aller là-bas pour y rêver de partenaires plus faciles , mais plus chères . C’était quand, déjà ? 1978, 1979 ? 1980 à tout casser.
A l’époque, un seul métier nous paraissait sérieux et envisageable : être Léonard Cohen , sinon rien ! Avec les quelques accords qu’on connaissait , on savait tout le répertoire . Et quand on dit tout , ce n’est pas une blague : toutes les chansons , de tous les albums, depuis le premier jusqu’à Recent Songs ; toutes les paroles , tous les pickings ; même les silences entre les morceaux.
Les rêves, à l’époque, étaient modestes et grandioses : monter des concerts où il y aurait tout un tas de public – la famille, les amis et , en rêvant vraiment fort , les amis des amis – pour leur jouer des chansons de Léonard Cohen .
Finalement , ça ne s’est pas fait : le monde est décidemment hostile aux bonnes idées des adolescents à guitare. Pourtant ça aurait pu être génial , une bonne soirée bière tiède et chansons tristes, non ? Non , visiblement personne n’en voulait.
On repensait à tout ça, et à «Suzanne », et à « The Stranger Song » et (surtout) à « A Singer Must die » ce samedi là, en sortant du métro à Montparnasse-Bienvenue. D’accord : pour aller au 98 du boulevard , il vaut mieux descendre à Vavin . Mais ça fait un changement de plus, et l’on perd l’excitation de la marche finale vers ce palais délicieux où tant de guitares attendent nos caresses expertes.
On marche donc sur le trottoir , la tête si pleine de Léonard Cohen qu’on ne voit rien. C’est à peine si on aperçoit , un peu avant La Coupole , cet homme en manteau noir, mains dans les poches, un béret vissé sur la tête , dont on croise le regard comme un signe de reconnaissance . La démarche lente, l’allure élégante , il ne fait que passer . On passe aussi ; on a d’autres guitares à fouetter.
Et puis , arrivé devant la boutique tant convoitée, on s’arrête net. On se retourne. On se met à courir en sens inverse ; on écume les rues adjacentes, les entrées d’immeuble, les cafés, les boutiques, sans succès : oui , c’était lui . C’était bien lui .
A peine apparu, Léonard Cohen vient de disparaître ; qui sait pour combien de temps .
Dernière édition par Bridget le Dim 22 Avr - 15:12, édité 2 fois
Bridget
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Sujet: Re: LEONARD COHEN Sam 24 Sep - 19:00
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Leonard Cohen : The Complete Albums Collection, coffret collector en octobre
Tous les albums de Leonard Cohen disponibles en coffret le 11 octobre.
Le 11 octobre, Leonard Cohen sortira « The Complete Albums Collection », un coffret contenant ses 17 albums studios et live sortis à ce jour.
Chaque album sera réédité avec la réplique de la jaquette originale, accompagné d’un luxueux livret de 36 pages qui incluera toutes les annotations discographiques et les informations sur l’enregistrement des chansons.
« The Complete Albums Collection »comprendra donc :
Dernière édition par Bridget le Dim 22 Avr - 15:17, édité 4 fois
liliane Admin
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Sujet: Re: LEONARD COHEN Mar 25 Oct - 23:50
OLD IDEAS Sortie le 31 janvier 2012
Nashville TPAC, Nov 5, 2009
L’album sur lequel travaille LC depuis plusieurs années sera enfin dans les bacs en janvier 2012. C’est à Oviedo, en Espagne, où il est allé recevoir un Prix, qu’ il a dévoilé le nom de cet album : OLD IDEAS "Je l'ai joué pour quelques personnes et ils semblent aimer ça», dit Cohen, ajoutant qu'il rencontre toujours des difficultés pour écrire une chanson. «Quand vous écrivez, vous redevenez un débutant. Chaque fois que vous prenez votre guitare ou que vous vous asseyez devant une page blanche, vous repartez de zéro. C'est vraiment dur."
Cohen n'a pas sorti d’album studio depuis Dear Heather en 2004. Néanmoins lors de sa tournée mondiale épique entre 2008 et 2010, il a interprété des inédits sur scène, comme "Darkness", "Lullaby", "Born In Chains" et "Feels So Good ". D’après une annonce sur son forum officiel, seul "Darkness » figurera sur cet album.
En Juin 2010, Cohen confiait au magazine Rolling Stone au sujet de son nouvel album. «Je suis en train de le produire", "Une chanson a été écrite en tournée, le reste avant." Il comportera 10 ou 11 chansons, et certaines d'entre elles ont été écrites avec son collaborateur de longue date Sharon Robinson et son ami Anjani.
La dernière tournée a été de loin la plus longue de la carrière de Cohen et le chanteur de 77 ans a déclaré qu'il pourrait prendre la route encore une fois. "Si Dieu le veut", a t-il dit. "Je ne sais jamais si ça se fera ou pas."
Traduction d'un article de ANDY GREENE http://www.rollingstone.com/music/news/leonard-cohen-gearing-up-for-first-album-of-new-material-in-seven-years-20111025
Bridget
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Sujet: Re: LEONARD COHEN Mar 22 Nov - 18:46
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OLD IDEAS
Un nouvel album pour Leonard Cohen
NEW YORK – L’artiste d’origine montréalaise Leonard Cohen lancera le 31 janvier 2012 son premier album studio en huit ans.
Old Ideas sera composé de dix chansons, dont les thèmes abordés évoqueront poétiquement quelques-uns des dilemmes les plus profonds de l’existence humaine, soit la relation avec un être transcendant, l’amour, la sexualité, le deuil et la mort.
Ce nouvel opus pourrait bien être le plus spirituel de l’auteur-compositeur-interprète âgé de 77 ans.
Leonard Cohen a commencé à enregistrer Old Ideas en janvier 2011, mais de nombreuses chansons ont vu le jour il y a plusieurs années. Amen et Lullaby avaient initialement été enregistrés en 2007. L’artiste avait également présenté les premières versions de Lullaby et The Darkness lors de spectacles pendant la tournée mondiale qui a récemment pris fin.
Old Ideas a été réalisé avec Patrick Leonard, Anjani Thomas, Ed Sanders et Dino Soldo. En complément à la voix de baryton de Leonard Cohen, les chanteuses Dana Glover, Sharon Robinson, The Webb Sisters (Hattie et Charley Webb) et Jennifer Warnes ont collaboré à l’album. La conception et les dessins de la couverture de l’opus ont été réalisés par Leonard Cohen lui-même.
On peut déjà entendre un extrait de Old Ideas à l’adresse Twww.LeonardCohen.com, où les admirateurs de Leonard Cohen peuvent réserver un exemplaire de l’album. Ces derniers auront le privilège de télécharger la nouvelle chanson.
Voici la tracklist de Old Ideas :
Going Home
Amen
Show Me the Place
The Darkness
Anyhow
Crazy To Love You
Come Healing
Banjo
Lullaby
Different Sides
http://www.leonardcohen.com/us/home
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Bridget
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Sujet: Re: LEONARD COHEN Mer 18 Jan - 15:32
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Nouvel album de Leonard Cohen : un très bon cru
À rebours de ses précédentes livraisons, garnies de synthétiseurs et de boîtes à rythmes, Old Ideas marque un retour bienvenu à une instrumentation acoustique dans laquelle guitare, piano et orgue se taillent la part du lion.
Par Olivier Nuc
Le poète et chanteur canadien présentait lundi ses nouvelles chansons dans le cadre d'une conférence de presse.
Old Ideas. Soit, littéralement, de vieilles idées. Tel est le titre choisi par Leonard Cohen pour son nouveau recueil de chansons originales, le premier depuis Dear Heather, en 2004. Depuis lors, le septuagénaire a effectué un spectaculaire tour du monde en 2008 et 2009, donnant des dizaines de concerts, notamment afin de se refaire une santé financière. Il avait été escroqué par son ancien manager alors qu'il effectuait une retraite spirituelle au sein d'une communauté zen.
Ce regain d'activité inattendu nous valait lundi une rare visite parisienne du Canadien. «J'ai toujours considéré que la tradition dans laquelle je m'exprime, la chanson, était particulièrement bien comprise ici, en France» a-t-il déclaré au terme de l'écoute de l'album.
Devant l'assemblée de journalistes venus d'Europe entière confortablement installée dans un salon de l'hôtel Crillon, Leonard Cohen, 77 ans, a fait la démonstration de sa grande vivacité d'esprit. Et ce en dépit de la grotesque flagornerie de Jean-Luc Hees, chargé d'animer cette rencontre. «Je suis le juge le plus féroce de mon propre travail» dit ainsi l'écrivain et musicien.
À rebours de ses précédentes livraisons, garnies de synthétiseurs et de boîtes à rythmes, Old Ideas marque un retour bienvenu à une instrumentation acoustique dans laquelle guitare, piano et orgue se taillent la part du lion. Le timbre de plus en plus grave du chanteur est tempéré par les interventions de choristes féminines. Plus que jamais, les textes du disque explorent l'amour dans sa part la plus spirituelle. «Il semblerait qu'en vieillissant, les cellules du cerveau liées à l'anxiété meurent plus rapidement» affirme-t-il en souriant.
La gravité de l'album trouve un beau contrepoint dans l'humour avec lequel Cohen traite chacune des questions. «Je suis arrivé à la conclusion que j'allais finir par mourir» avoue-t-il en souriant, expliquant qu'il serait un peu pathétique pour lui de se considérer comme un homme à femmes (Death of A Ladies Man est le titre de son album de 1977).
«Je ne crois pas vraiment à la réincarnation, mais si cela existe, j'aimerais être le chien de ma fille dans une vie future» dit-il. Amaigri et diminué par l'âge sur le plan physique, Leonard Cohen est visiblement doté d'un cerveau en parfait état de marche. Il a avoué être déjà au travail sur un nouvel album. «J'aimerais le terminer dans le courant de l'année.» Et la rumeur bruisse d'une nouvelle série de concerts, peut-être même dès le printemps prochain.
Dernière édition par Bridget le Sam 28 Jan - 17:52, édité 2 fois
Bridget
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Sujet: Re: LEONARD COHEN Ven 20 Jan - 14:30
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Les bonnes vieilles idées de Leonard Cohen
Photo : Lorca Cohen
Privilège de quelques grands de la pop music, Leonard Cohen donnait lundi 16 janvier une conférence de presse pour parler de son nouvel album, “Old Ideas”.
Propos réfléchis, et recueillis.
Lundi 16 janvier au soir, dans un élégant salon de L'Hôtel Crillon, à Paris, le vénérable Leonard Cohen présentait son nouvel album, intitulé avec humour et pertinence Old Ideas (à paraître le 30 janvier 2012), devant un aréopage de journalistes (une cinquantaine venus d'Angleterre, d'Espagne, d'Allemagne, du Danemark, d'Italie, du Portugal, d'Israël...) plus ou moins triés sur le volet.
Tel est le privilège des plus grands artistes de couper aux interminables journées de rencontre en tête à tête, en se contentant d'un « chaleureux échange » en guise de conférence de presse.
Entre plaisir de voir et d'entendre le chanteur poète canadien en petit comité, et frustration d'être privé d'une rencontre exclusive, plus intime et au long cours, on recueille les dernières pensées du plus élégant et courtois des interviewés, un homme qui a peaufiné l'art de donner toujours beaucoup avec retenue, sans jamais totalement se livrer....
Morceaux choisis.
« Merci d’être venus si nombreux et de si loin pour cette écoute. Je ne vous ferais pas face pendant que le disque sera diffusé, afin de ne pas influencer vos réactions, quelles soient d’appréciation ou de rejets. De toute façon, je ne connais pas pire juge ou critique de mon œuvre que moi. »
« La tradition musicale dans laquelle je m’inscris existe en France, mais aussi en Europe, depuis toujours. Ici, je n’ai rien à expliquer. La présence et la prééminence du texte et le positionnement de la voix font partie d’une tradition européenne, notamment française. Ce n'est pas le cas dans la musique nord américaine. »
« C’est formidable de recueillir autant de louanges, de susciter un tel respect. Je ne peux que me sentir bien. La difficulté est d’y répondre autrement qu’en disant simplement “merci”. Je vis aux avant-postes de mon existence, je ne suis pas bien placé pour regarder en arrière et l'analyser. »
« Je me suis effectivement retiré quelques années dans le monastère bouddhiste de mon ami et maître Roshi. La religion n'a rien à voir avec ma sagesse apparente. C’est le résultat de la pratique d’une très grande discipline. Je crois que c’est avant tout l’âge qui me permet d'être un esprit libre.
En vieillissant, il semble que la plupart des cellules grises associées à l’angoisse auraient tendance à disparaître. Il s’agit donc bien plus d’une question de neurones et d’âge que de religion. Mon maître zen, Roshi, 104 ans, est toujours épargné par les ravages d'un âge avancé. C’est un honneur pour moi d’être proche de lui, de le fréquenter. Il ne parle jamais de religion. Son enseignement n’est pas religieux, il apprend à observer et analyser la nature des choses, la rencontre entre les sujets et les objets. Son enseignement est scientifique. Il n’est pas question chez lui ou dans son monastère de Dieu ou d’adoration. Il s'agit d'une initiation à l’engagement, à vivre au sein d’une communauté, à être attentif à ses sentiments et à ceux des autres. Ni foi, ni croyance, juste un travail rigoureux au quotidien. »
« On a toujours à apprendre. On ne vient jamais à bout de sa propre stupidité et incompétence. Les occasions de s’humilier sont infinies. Je me confronte perpétuellement à la plus intense des auto-critiques. »
« L’album s’appelle Old Ideas. Il s’agit juste des thèmes éternels que je traite depuis toujours et qui nous concernent tous, je pense. Des interrogations ordinaires et quotidiennes, rien de plus. »
« La dépression est une affaire sérieuse. Il ne s’agit pas que de la contrariété causée par un rendez-vous galant raté ou un week-end pourri. La dépression est le contexte dans laquelle s'installe toute une vie d’anxiété : rien ne va jamais vraiment, tout ce que l'on espère s’écroule toujours… Mais je suis heureux de vous annoncer que ma dépression chronique a fini par progressivement se dissiper. En tout cas, depuis une dizaine d’années, elle n’est jamais réapparue avec la même intensité qu’autrefois. Avec un peu de chance, ça restera ainsi. »
« Je ne dirai rien de mon rapport à la scène et au public. Je ne parle jamais en public de mes relations intimes. »
« Je ne crois pas au boycott artistique. Je ne le comprends pas. Je crois que l’art est le seul moyen de communiquer entre les hommes. J’ai joué en Israël devant 50 000 personnes. On s’est assuré que les Palestiniens puissent également assister au concert. Tous les bénéficies ont été reversés à un fonds d'aide pour des ateliers de création, à la transmission de cultures traditionnelles. Ce n’est sûrement qu’une goutte d’eau dans l’océan, mais c’est déjà ça.
Le concert était fantastique, forcément très chargé émotionnellement. Mais je considère chacun de mes concerts comme un événement spécial. Chacun me touche de manière différente. »
« J’ai pas mal de textes en cours d’élaboration. Je travaille déjà sur un nouvel album qui, je l’espère, verra le jour d’ici un an. »
« Longtemps, je ne me sentais pas autorisé à chanter le blues. Mais j’ai l’impression d’en avoir récemment reçu la permission. D'où sa présence sur Old Ideas. »
« J’adore le flamenco. J’en joue même sur ma guitare… quand personne n’écoute ! J’ai eu l’honneur d’entendre certaines de mes chansons chantées en espagnol par le regretté Enrique Morente. Un immense chanteur novateur de flamenco. Sur Omega, un disque admirable, on entend mes chansons adaptées en flamenco. Notamment The Gypsy's Wife. C'est bouleversant. »
« Les bonnes chansons ont la capacité de toucher le cœur dans ses douleurs et ses échecs. Mais elles aident aussi à faire la vaisselle ou servent de toile de fond à la romance. Elles peuvent tout. Elles ont le pouvoir d'apaiser, de donner du courage. »
« Lorsqu’une chanson paraît parler de souffrance, c’est que vous souffrez vous-même. A vrai dire, j’étais plutôt de très bonne humeur et bien dans ma peau lorsque j’ai écris celles de Old Ideas. Mais je crois que dans toutes les chansons que l’on aime profondément, il existe toujours une certaine tristesse. Le joyeux Jingle Bells, chanté lentement, peut devenir très mélancolique. Happy Birthday chanté par Marilyn Monroe se mue en envoûtante invitation érotique… Une chanson est comme le tofu : elle prend la saveur et le goût du bouillon dans laquelle elle est trempée. Dans une bonne chanson, on trouve la réponse à toutes ses questions. »
« Me définir, à mon âge avancé, comme un homme à femme (« ladies man ») nécessiterait une dose d’humour. Je suis arrivé à la conclusion, un peu à contre-cœur, que je vais mourir un de ces jours. Ça donne à réfléchir. J’espère le faire sans être trop morbide. J’aime évoquer la mort, mais en rythme. Je ne crois pas beaucoup au concept de réincarnation. Mais si je dois vraiment revenir sur terre, alors que ce soit dans la peau du chien de ma fille Lorca ! »
Dernière édition par Bridget le Mer 25 Jan - 14:20, édité 1 fois
Bridget
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Sujet: Re: LEONARD COHEN Mer 25 Jan - 14:20
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L'album 'Old Ideas' de Leonard Cohen en écoute gratuite
Old Ideas, le nouvel album du célèbre chanteur canadien Leonard Cohen sortira le 30 janvier en Europe et le 31 janvier aux Etats-Unis.
Depuis le 21 janvier et jusqu'à la sortie américaine de l'album, ce dernier est disponible dans son intégralité en streaming sur le site web de la National Public Radio américaine.
Première nouveauté de l'artiste depuis Dear Heather (2004), l'album contient 10 titres inédits, qui "évoquent les grands tracas de l'existence: la relation avec un être transcendantal, l'amour, la sexualité, la perte et la mort".
Il est disponible à la précommande sur internet.
L'enregistrement de ce disque a véritablement démarré en janvier dernier, mais des premières versions d'"Amen" et de "Lullaby" avaient déjà été enregistrées en 2007. Leonard Cohen avait également déjà joué des ébauches de "Lullaby" et de "The Darkness" lors de sa récente tournée mondiale, qui s'est jouée à guichets fermés.
En 2011, l'artiste a été récompensé du prestigieux prix littéraire espagnol de la Fondation Prince des Asturies.
Leonard Cohen a mis sa carrière musicale entre parenthèses dans les années 1990 pour passer quelques années dans un monastère bouddhiste californien, où il est devenu moine et a pris le nom de Jikan, qui signifie "Silence".
Dernière édition par Bridget le Sam 28 Jan - 17:46, édité 1 fois
liliane Admin
Nombre de messages: 9249 Age: 61 Localisation: dans la galaxie Date d'inscription: 02/05/2008
Sujet: Re: LEONARD COHEN Ven 27 Jan - 8:07
Leonard et la manière
Jeune homme de soixante-dix-sept ans, Leonard Cohen est venu présenter à Paris son nouvel album, « Old Ideas ». L'occasion de prouver qu'il est toujours l'homme des idées neuves.
L'invitation précisait qu'à 19 h 15 les portes du Salon Les Aigles du Crillon seraient fermées. On écouterait « Old Ideas » en présence du maître. On se pince. Autant dire que la presse venue de toute l'Europe était à l'heure. Ambiance Versailles, moulures dorées, portes en miroir, médaillons peints, stucs et lustres scintillants. On n'attendait plus que la Montespan. Ce fut Leonard. Costume sombre, chemise grise fermée jusqu'au dernier bouton, petit chapeau sur la tête. Il avait dit « So Long » à Marianne et laissé Suzanne avec ses oranges sur le bord de la rivière. Les yeux pétillants de malice, il indiqua qu'il s'installerait au premier rang, pour ne pas voir nos grimaces ou notre joie. Dans nos yeux, il n'aurait vu que du bonheur tant le disque nous a ravis. « De toute façon, prévient-il, je ne connais pas de pire juge ou critique de mon oeuvre que moi. »
A peine assis, la Légende ferme les yeux, hiératique. La voix la plus célèbre du monde, grave parmi les graves, s'élève, hors de son corps immobile : « I love to speak with Leonard/He's a sportsman and a shepherd/He's a lazy bastard/Living in a suit. »
Trente-neuf minutes et quatre-vingt-une secondes plus tard, tandis que s'éteignent les derniers accords de « Different Sides », Leonard Cohen rouvre les yeux pour répondre, affable et facétieux, à nos questions. Laconique aussi. Quand on lui demande qui est ce Leonard, « lazy bastard living in a suit » de « Going Home », la première chanson du disque, il pointe le doigt vers sa poitrine. Sans un mot.
Plus tard, on lui demande, lui qui a été rincé par Madoff de dizaines de millions de dollars au point de devoir enregistrer de nouveaux disques et remonter sur scène deux cents jours par an, ce qu'il pense de la crise financière. Il cite l'une des ses chansons les plus célèbres : « Everybody knows » (1988). Rappel : « Everybody knows the dice are loaded/The poor stay poor, the rich get rich/That's how it goes » ( « Tout le monde sait que les dés sont pipés/Les pauvres restent pauvres, les riches s'enrichissent/Voilà comment ça marche »). Esprit libre
L'album, de sublime facture, aborde tous les thèmes qui ont établi la légende du Canadien : les amours, la spiritualité, les années qui passent, la souffrance, la douleur, la dépression, l'incompréhension, la mort. L'humour se mêle au désespoir. Morceaux choisis : « I got no future, I know my days are few/The present not so pleasant, just a lot of things to do » ( « Je n'ai pas de futur, je sais qu'il me reste peu de jours/Le présent n'est pas si plaisant, juste plein de choses à faire »). Ou encore : « I'm old and the mirrors don't lie » ( « Je suis vieux et les miroirs ne mentent pas »).
En dépit de ces textes, l'album qui navigue entre humour et auto dérision, porte à l'espoir. A propos de sa dépression, Cohen déclare : « Je suis heureux de vous annoncer qu'elle s'est progressivement dissipée. En tout cas, depuis une dizaine d'années, elle n'est jamais réapparue avec la même intensité. Et j'espère qu'elle ne reviendra plus. » Sur l'âge et la sagesse : « La religion n'a rien à voir avec ma sagesse apparente. C'est le résultat d'une très grand discipline. je crois que c'est avant tout l'âge qui me permet d'être un esprit libre. En vieillissant, il me semble que la plupart de mes cellules grises associées à l'angoisse ont tendance à disparaître. » Le talent, non.
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Sujet: Re: LEONARD COHEN Sam 28 Jan - 17:45
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le 30 Janvier sur FRANCE INTER
Leonard Cohen, Old Ideas
" En vieillissant, j'ai commencé à comprendre que cette voix était accompagnée d'instructions. Et les instructions étaient celles-ci... ne jamais se plaindre avec désinvolture. Et si l'on exprime la grande défaite inévitable qui nous attend tous, cela doit être fait dans les limites strictes qu'imposent la dignité et la beauté. "
Cet album de dix chansons aborde poétiquement certains des plus profonds dilemmes de l'existence humaine - la relation à un être exceptionnel, l'amour, la sexualité, la perte et la mort. Sans doute l'album le plus ouvertement spirituel de l'artiste, Old Ideas transmet au mieux toute la pudeur des sentiments de Leonard Cohen..
Alors que l'enregistrement de Old Ideas a concrètement débuté en Janvier 2011, certaines de ses nouvelles compositions et leurs paroles étaient en travaux depuis quelques années. Deux morceaux "Amen" et "Lullaby" avaient déjà été enregistré en 2007 tandis ce que des versions plus anciennes de "Lullaby et "The Darkness" avaient été joué sur scène pendant la dernière tournée de Cohen.
Cet album de Leonard Cohen a été produit par Patrick Leonard, Anjani Thomas, Ed Sanders and Dino Soldo. Les chanteuses d'exception que sont Dana Glover, Sharon Robinson, The Webb Sisters et Jennifer Warnes sont présentes sur Old Ideas, s'accordant parfaitement a la tessiture vocale unique de Cohen. Le visuel de l'album ainsi que les dessins sont de Leonard Cohen.
Leonard Cohen est un artiste incontournable, à la fois songwriter, musicien, poète, écrivain, et dessinateur. Son œuvre est ébouriffante et a touché des millions de personnes durant sa carrière.
Ses explorations sur les thèmes spirituels, relationnels, romantiques et politiques ont influencé un nombre incalculable d'écrivains et de musiciens contemporains. Il a vendu plus de 20 millions d'albums dans le monde et publié 12 livres, le plus récent étant "Book Of Longing", en 2006. C'est un recueil de poésie, de prose et de dessins, qui a été 1er dans la catégorie Top 10 Hardcover Fiction Books au Canada.
L'influence de Cohen sur les artistes contemporains du monde entier est inestimable. En effet, quand cette artiste a été introduit au Rock & Roll Hall Of Fame en Mars 2008, le vénéré Lou Reed décrivit Leonard comme "l'un des plus grands et plus influents songwriters de notre époque".
Le répertoire de Léonard Cohen a été repris par des centaines d'artistes dont Jeff Buckley, Bob Dylan, Nina Simone, Johnny Cash, Lou Reed, Tori Amos, Nick Cave, Joan Baez, Harry Belafonte, Rufus Wainwright and the Civil Wars.
Des albums hommages ont été réalisés en France, au Canada, en Espagne, et aux Etats-Unis. En 2008, "Hallelujah" devint le single digital le plus rapidement vendu en Europe, quand 3 versions différentes de la chanson sont apparus au même moment dans les charts anglais. -
De plus, les titres de Leonard ont fréquemment été choisies pour illustrer des films ou des séries télévisées, comme dans Watchmen, La Passion du Christ, Natural Born Killers, The Wonder Boys, Pump Up The Volume, Secretary, The West Wing, The O.C. et beaucoup d'autres.
Emissions liées
par Didier Varrod
par Philippe Collin et Xavier Mauduit du lundi au jeudi de 18h20 à 19h
Old Ideas est le douzième album studio de Léonard Cohen sorti chez Columbia depuis 1967.