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 LEONARD COHEN

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Bridget

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MessageSujet: Re: LEONARD COHEN   Mar 2 Déc - 23:32

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Le 9 Décembre sortira en DVD le film documentaire , réalisé par Lian Lunson en 2005 sur l'auteur, poète et chanteur

canadien Leonard Cohen : I'm Your Man







Le film, réalisé par Lian Lunson en 2005, associe des extraits d'un concert hommage organisé par Hal Willner et intitulé Came So Far From Beauty, qui eut lieu en janvier 2005 au Sydney Opera House de Sydney en Australie, à une série d'interviews réalisés avec Leonard Cohen.

Au cours de ces entretiens, Leonard Cohen parle de son enfance à Montréal, de sa manière d'approcher le métier d'écrivain. Il relate ses souvenirs au Chelsea Hotel à New York, parle de son séjour dans un monastère et de son amitié pour un maître zen Japonais. Il parle aussi de l'épouse du sculpteur québécois Armand Vaillancourt, qui fut l'inspiration pour Suzanne, une de ses plus célèbres chansons. Il fait aussi la lecture de la préface qu'il écrivit pour la traduction chinoise de Beautiful Losers.

On voit dans le documentaire plusieurs performances ou extraits de performances, notamment celles de Rufus Wainwright, Nick Cave, Jarvis Cocker du groupe Pulp, Kate et Anna McGarrigle. Tous ces artistes parlent de l'influence qu'à eu Leonard Cohen sur leur vie et leur carrière. On voit aussi le guitariste The Edge et le chanteur Bono de U2, qui interprètent vers la fin du documentaire la pièce Tower of Songs en compagnie de Cohen. Cette dernière prestation fut filmée à New York le 20 mai 2005.

Le documentaire contient des images de Leonard Cohen enfant, filmé sur Super 8. Aussi, les dessins, agrémentés de poème, que l'on aperçoit dans le film sont des œuvres de Cohen lui-même.

Leonard Cohen: I'm Your Man fut présenté au Festival du film de Toronto en 2005, puis en 2006 au festival de Sundance et au Festival du film de Berlin.





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MessageSujet: Re: LEONARD COHEN   Mer 3 Déc - 22:56

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Un moment unique : A thousand of kisses deep , le poème version finale , récité



Léonard Cohen Paris Olympia 26/11/2008






A Thousand Kisses Deep / Ten New Songs (Oct. 2001)

Texte d'origine :
A thousand kisses deep

You came to me this morning
And you handled me like meat.
You´d have live alone to know
How good that feels, how sweet.
Anonymous, and hard, and fast -
(I´d know you in my sleep) -
Then born together, born at last
A thousand kisses deep.

I loved you when you opened
Like a lily to the heat.
I´m just another snowman
Standing in the rain and sleet,
Who loved you with his frozen love
His second-hand physique -
With all he is, and all he was
A thousand kisses deep.

All soaked in sex, and pressed against
The limits of the sea:
I saw there were no oceans left
For scavengers like me.
We made it to the forward deck
I blessed our remnant fleet -
And then consented to be wrecked
A thousand kisses deep.

It´s true that you could lie to me
It´s true you could to cheat
The means no longer guarantee
The virtue in deceit.
That truth is bent, that beauty spent,
That style is obsolete -
O since the Holy Spirit went
A thousand kisses deep.

(So what about this inner Light
That´s boundless and unique?
I´m slouching through another night
A thousand kisses deep.)

I´m turning tricks; I´m getting fixed,
I´m back on Boogie Street.
I tried to quit the business -
Hey, I´m lazy and I´m weak.
But sometimes when the night is slow,
The wretched and the meek,
We gather up our hearts and go
A thousand kisses deep.

(And fragrant is the thought of you,
The file is now complete -
Except what we forgot to do
A thousand kisses deep.)

The ponies run, the girls are young,
The odds are there to beat.
You win a while, and then it´s done -
Your little winning streak.
And summoned now to deal
With your invincible defeat,
You live your life as if it´s real
A thousand kisses deep.

(I jammed with Diz and Dante -
I did not have their sweep -
But once or twice, they let me play
A thousand kisses deep.)

And I´m still working with the wine,
Still dancing cheek to cheek.
The band is playing "Auld Lang Syne" -
The heart will not retreat.
And maybe I had miles to drive,
And promises to keep -
Your ditch it all to stay alive
A thousand kisses deep.

And now you are the Angel Death
And now the Paraclete;
Now you are the Quickening Breath
And now the Belsen heap.
No turning from the threat of love,
No acrobatic leap -
As witnessed here in time and blood
A thousand kisses deep




Copyright : Leonard Cohen, 1998.
Unrecorded song posted with Leonard's permission.
All rights reserved.

Copyright 2001 Leonard Cohen, Sharon Robinson and Sony/ATV Music Publishing Canada Company.



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Bridget

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MessageSujet: Re: LEONARD COHEN   Mar 13 Jan - 22:07

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Quelques nouvelles Etoile

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liliane
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MessageSujet: Re: LEONARD COHEN   Mar 24 Mar - 9:31

Leonard Cohen, Live in London

Cinq ans après son album studio Dear Heather et une tournée mondiale en 2008, dont trois concerts à l'Olympia à Paris, en novembre dernier, Leonard Cohen revient sur le devant de la scène le 31 mars prochain avec un CD/DVD baptisé Live in London . Cet album a été enregistré lors d'un concert le 17 juillet 2008 à l'O2 Arena de Londres. L'auteur de Suzanne et de So long Marianne est remonté sur scène le 19 février 2009 au Beacon Theatre de New York, soit 15 ans après sa dernière apparition aux États-Unis. Leonard Cohen fait aujourd'hui partie des rares chanteurs à avoir été intronisé au Panthéon du rock.
Date de sortie : 31/03/09
Label : Sony BMG
Site du label : www.sonybmg.fr
Site officiel de l'artiste : www.leonardcohen.com
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MessageSujet: Re: LEONARD COHEN   Jeu 26 Mar - 9:58

Leonard Cohen revient en France

Le bon vieux Léo a du apprécier ses concerts à l'Olympia en novembre dernier : il revient pour trois dates en juillet.

par Thomas Burge les inrocks

"Rare sur scène", comme on dit, Leonard Cohen est tout de même sorti de sa retraite en novembre dernier pour trois dates marquantes à l'Olympia. Qui lui ont sans doute plutôt plu : le Canadien vient d'annoncer trois nouvelles dates en juillet prochain, qui cette fois ne concerneront pas que Paris.

Il passera ainsi le 6 juillet au Zénith de Nantes, le lendemain dans le gros POPB parisien, puis le 9 au Zénith de Toulouse.

Les places sont mises en pré-vente aujourd'hui mercredi à cette adresse -les salles ont beau être plantureuses, il faudra sans doute se dépêcher pour pécho son précieux sésame.
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MessageSujet: Re: LEONARD COHEN   Lun 13 Avr - 15:43

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Léonard Cohen : le live in London







A 74 ans, la légende folk canadienne refait parler d'elle.

De sa tournée évènement de 2008 qui marquait son retour sur scène après quinze ans d'absence, Leonard Cohen rapporte aujourd'hui ce double album live. Il s'agit du dix-huitième album du bonhomme et de son premier live depuis Field Commander Cohen: Tour of 1979 paru en 2001.

Enregistré à l'O2 Arena (Londres) le 17 juillet 2008, Live in London est disponible en CD et en DVD. Leonard Cohen y propose un set de 26 chansons piochées dans son immense répertoire. Everybody Knows, Suzanne, Hallelujah, I'm Your Man, First We Take Manhattan, If It Be Your Will...









Impossible de ne pas avoir des frissons en entendant résonner cette voix rauque reconnaissable entre mille et en goûtant à la profondeur de ces textes.

Cerise sur le gâteau, Leonard Cohen sera en tournée en France en juillet 2009. Il se produira le 6 juillet 2009 au Zénith de Nantes, le 7 juillet 2009 à Bercy (Paris) et le 9 juillet 2009 au Zénith de Toulouse.

A ne pas manquer.


Tracklist

CD1

1. Dance Me to the End of Love
2. The Future
3. Ain t No Cure For Love
4. Bird on the Wire
5. Everybody Knows
6. In My Secret Life
7. Who By Fire
8. Hey, That s No Way to Say Goodbye
9. Anthem
10. Introduction
11. Tower of Song
12. Suzanne
13. The Gypsy s Wife


CD2

1. Boogie Street
2. Hallelujah
3. Democracy
4. I m Your Man
5. Recitation w/ N.L.
6. Take this Waltz
7. So Long, Marianne
8. First We Take Manhattan
9. Sisters of Mercy
10. If It Be Your Will
11. Closing Time
12. I Tried to Leave You
13. Wither Thou Goest

Quelques extraits sont disponibles sur son site officiel .

SUZANNE , BIRD ON A WIRE etc



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liliane
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MessageSujet: Re: LEONARD COHEN   Ven 17 Avr - 19:17

Leonard Cohen: l'artiste d'origine montréalaise sera intronisé au Temple de la renommée du rock and roll

Le chanteur, compositeur et poète d'origine montréalaise Leonard Cohen sera intronisé au Temple de la renommée du rock and roll ce lundi au cours d'une cérémonie tenue à l'hôtel Waldorf-Astoria, à New York.

Les membres du groupe The Dave Clark Five (Dave Clark, Lenny Davidson, Rick Huxley, Denny Payton et Mike Smith), ceux de The Ventures (Bob Bogle, Nokie Edwards, Gerry McGee, Mel Taylor, Don Wilson), Madonna et John Mellencamp feront également leur entrée au Temple de la renommée du rock and roll.

Little Walter sera pour sa part intronisé dans la catégorie "artiste d'appoint" et le nouveau prix "Ahmet Ertegun Award" (autrefois catégorie "autre que de la scène") sera accordé aux producteurs Gamble & Huff.

Les artistes de la scène intronisés ce lundi ont été choisis par 600 membres de la Fondation du Temple de la renommée (Rock and Roll Hall of Fame Foundation). Les artistes sont éligibles à un tel honneur 25 ans après la sortie de leur premier enregistrement.

En plus d'être honoré au cours de la cérémonie de New York et d'être accueilli au Temple de la renommée de la renommée du rock and roll, chaque artiste aura sa place au musée du Temple à Cleveland, dans l'Etat de l'Ohio.

http://www.showbizz.net/articles/20080310094445/leonard_cohen_lartiste_dorigine_montrealaise_sera_intronise_temple_renommee_rock_and_roll.html
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Moniquek6

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MessageSujet: Re: LEONARD COHEN   Ven 17 Avr - 21:04

J'ai acheté son DVD il y a 3 jours, je le regarde chaque soir et je m'endors remplie de sérénitude après 3heures d'un régal indescriptible. Un spectacle d'une simplicité magique, une leçon d'humilité, un réchauffement du coeur, une réconciliation avec la vie.
Ne le manquez pas, son coût est dérisoire.
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MessageSujet: Re: LEONARD COHEN   Sam 18 Avr - 18:22




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En souvenir du concert à l'Olympia du 26 Novembre 2008 , je vous ai recopié cet article de Rolling Stone , Avril 2009, introuvable sur le net !!!!

Je lui dois bien ça j'aime

Ps : The famous Blue Raincoat , par contre faisait partie du récital , ce soir là .







Tour de Chansons

par Belkacem Bahlouli
Rolling Stone, Avril 2009


Pour une tournée tiroir-caisse, selon la formuule consacrée, on peut dire que Léonard Cohen ne s’est pas contenté de faire les poches de ses inconditionnels.

Il leur en a vraiment donné pour leur argent . Beaucoup se sont indignés devant le prix à payer pour accéder au moment magique où ils (re)découvriraient, après quinze ans d’absence, la voix de Léonard Cohen, ci-devant chanteur, soixante-treize piges au compteur.

Cette voix, profonde et grave à vous coller des frissons, revenue réveiller quelqu’uns de vos plus beaux souvenirs, forcément. Et puis, il y a la prestance de l’homme, son regard, son attention. Non, il n’a arnaqué personne , Léonard !
Et ce double live –propulsé disque du mois, une première,la place étant d’ordinaire réservée aux nouveaux albums- est là pour le prouver, y compris de visu, puisque l’objet se décline tout naturellement en DVD.

Mieux qu’un Greatest Hits, c’est le témoignage rare d’un instant, intense, fugace, miraculeux.
Celui où Cohen fait renaître et résonner ses chansons comme autant d’hymnes qui ont fascinés plusieurs générations.

Et chacun de revivre « son « moment, unique, au fil de ce récital dont chaque instant distille
Une émotion comme on en éprouve que rarement.
On ne s’étendra même pas ici sur l’extraordinaire musicalité du groupe de neuf musiciens qui accompagne le Canadien sur scène tant l’essentiel, ici, réside ailleurs – dans le no man’s land impalpable de notre vécu : nulle virtuosité gratuite, le son avant tout. Un son porté par les volutes d’un Hammond B3 et nombre d’instruments acoustiques ( voire un saxophone parfois un tantinet agaçant ), les orchestrations de Cohen ayant souvent la coquetterie d’être déroutantes, surtout sur les derniers albums studio.

Comme toujours chez lui, l’essentiel réside dans la voix, cette voix de baryton, de séducteur, devenue plus rauque avec les années et qui donne un nouveau relief, un nouvel éclairage à cette sélection de classiques universels leur apportant……une nouvelle dimension, si l’on peut dire .
Avec son élégance naturelle, Cohen se réapproprie ces chansons maintes fois reprises et pas toujours de manière heureuse, leur insufflant un nouveau souffle.
Comme cette version de Hallelujah, jadis plombée par son orchestration, pompeuse et présentée ici dépouillée – mais à sa manière et non celle, certes magnifique mais un peu larmoyante, de Jeff Buckley.
Et surtout, il y a ces authentiques morceaux de bravoure que constituent toujours So long Marianne, Tower of song, Bird on a wire, First we take Manhattan, Suzanne ….et ce malgré des oublis notoires, impardonnables, comme Famous Blue Raincoat.
Il faut sans doute y discerner l’envie du dandy au feutre noir de mettre l’accent sur les vingt dernières années de sa carrière, et des chansons qu’on avait donc jamais entendues sur scène.

Et sur scène, Léonard donne vraiment. Il n’y a qu’à écouter Sisters of Mercy ou The Future pour sentir la conviction d’un auteur, dilettante en apparence, mais très grand professionnel devant son public : tour à tour émouvant, énergique, nostalgique- sans doute plus pour l’auditeur d’ailleurs que pour le chanteur lui-même, toujours à bonne distance des choses, l’œil de l’écrivain toujours aigu- mais d’une sincérité et d’une authenticité absolue .

Oui, c’était la tournée de l’année 2008 qu’il ne fallait pas manquer. Avant la séance de rattrapage en Juillet prochain à Paris-Bercy.




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liliane
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MessageSujet: Re: LEONARD COHEN   Dim 17 Mai - 10:19

Léonard Cohen dans un hors-série collector

Tout sur Leonard Cohen dans un Hors-Série collector dès aujourd'hui disponible en kiosque, accompagné d'une compilation de reprises des plus grands titres du Canadien. Retrouvez ici l'édito du magazine en avant-première.
Créé le 15 mai 2009 - par Richard Robert



La dernière fois que je vous ai vus, c’était il y a quinze ans : je n’étais qu’un gamin de 60 ans, qui poursuivait un rêve un peu fou…”

C’est ainsi, sur le mode de l’autodérision, que Leonard Cohen a coutume d’ouvrir les concerts qu’il donne depuis un an sur les scènes du monde entier. Ceux qui ont eu le bonheur d’assister à ces retrouvailles ne le contrediront pas : oui, le Canadien n’est plus un gamin. Aujourd’hui, il serait plutôt un beau jeune homme de 74 ans, projetant sur son auditoire l’éclat de son génie poétique et musical, la lumière franche contenue dans les impérissables mélodies de Suzanne, Bird on the Wire ou I’m Your Man.

Pour tout dire, on n’imaginait pas le revoir ainsi, dans la force d’un âge qu’on croirait soustrait au travail d’érosion du temps. De plus en plus discret ces dernières années, il semblait s’être rangé des studios et des planches, goûtant enfin à l’une de ces retraites paisibles et intenses auxquelles les vieux combattants et les grands sages peuvent légitimement postuler. Il n’en était rien : ramené sur le devant de la scène par de sombres soucis financiers, Leonard Cohen a repris son errance, cette voie de l’exil qui, au fond, a toujours été la sienne. Partout, il a été accueilli avec une ferveur et une chaleur dont aucune star n’oserait rêver ; car de tels témoignages d’affection ne s’adressent qu’aux êtres chers. Il était normal que nous nous joignions à ces hommages.

Pour Les Inrockuptibles, Leonard Cohen est à la fois comme un parrain, un compagnon de route et un vieux frère. Noués dès le premier numéro de ce magazine, en 1986, les liens étroits qui nous unissent à lui nous ont valu de vivre de mémorables moments en sa compagnie – il en sera naturellement beaucoup question dans ces pages. Ils n’ont fait que se renforcer au fil du temps, au fur et à mesure que son nom et ses chansons s’imposaient dans l’esprit des artistes que nous aimions.

Ces liens, nous les avons tissés dans l’étoffe de l’admiration et du respect. Admiration pour une oeuvre d’une incomparable richesse, qui chante comme nulle autre la liberté périlleuse de l’oiseau perché sur sa branche, le destin du guerrier qui s’expose à la douce violence de l’amour, la lucidité de l’homme qui observe le chaos du monde depuis sa chambre nue. Respect pour le singulier parcours littéraire, musical et spirituel d’un homme qui a traversé son époque dans la plus souveraine solitude, sans jamais se plier à la dictature des modes ni aux servitudes volontaires acceptées par la majorité de ses contemporains. Ce hors-série est en définitive bien plus qu’un hommage : c’est un geste d’amitié, à l’image des nombreux hommages dont il fait toujours l’objet, comme le démontre le CD de reprises offert avec ce magazine. Rendez-vous dans quinze ans, dans cent ans ou dans mille ans, cher Leonard : soyez sûr que nous trinquerons une fois encore à votre belle jeunesse, et aux rêves si justes – puisqu’un peu fous – qui l’ont toujours portée.

http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/article/leonard-cohen-dans-un-hors-serie-collector/
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MessageSujet: Re: LEONARD COHEN   Mar 7 Juil - 11:02





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Leonard Cohen : retour sur scène




Depuis 1993, Leonard Cohen semblait avoir tiré un trait sur toute activité scénique. Poussé par la nécessité, il a pourtant repris en 2008 son bâton de Canadien errant et prouvé qu’il n’était toujours pas résolu à déposer les armes. Il sera en concert le mardi 7 juillet à Paris-Bercy.








Dans les années 60, les ménagères canadiennes regardent chaque après-midi Take Thirty, une sorte d’Aujourd’hui madame diffusé sur la chaîne CBC.
Un jour de 1966, l’animatrice Adrienne Clarkson, des trémolos dans la voix, leur annonce qu’elle a l’honneur d’accueillir un jeune poète et écrivain très en vue de Montréal.
Il s’appelle Leonard Cohen et a une fois encore défrayé la chronique avec son deuxième roman, Beautiful Losers. L’excitation de la présentatrice se teinte d’une angoisse qu’elle a bien de la peine à dissimuler.


Peu de temps avant le début de l’émission, Cohen lui a en effet appris qu’il avait l’intention de pousser la chansonnette en direct. “Personne, dans l’équipe, ne l’avait jamais entendu chanter une note, racontera-t-elle en 2000. Nous étions terrifiés : nous craignions que notre adoration absolue pour lui en prenne un coup.
Ce que nous voulions, c’était faire une interview très sérieuse avec Leonard Cohen le Poète. Finalement, l’entretien fut ridicule. Mais la chanson, elle, fut une révélation.”



Pour sa première apparition télévisuelle en tant que chanteur, Cohen décide d’interpréter The Stranger Song. L’éloquence naturelle de sa voix monocorde, la beauté tranchante de ses textes et l’obsédant roulis de ses arpèges de guitare font aussitôt leur effet sur le public.

Après l’émission, le Canadien, avec ce langage imagé et concis qui le caractérise, lâchera ces quelques mots : “Le temps est révolu, Adrienne, où les poètes, revêtus de longues capes noires, s’asseyaient sur des escaliers de marbre.” C’est de cette façon qu’il est entré dans la carrière musicale : comme un poète qui, après avoir saisi l’épée du verbe, a choisi de poursuivre son combat en prenant les armes de la chanson populaire.




UN ÉTERNEL RECOMMENCEMENT



Quarante ans plus tard, c’est le même homme qui terrasse tranquillement les foules lors de concerts marathons de trois heures. Depuis le 11 mai 2008, date à laquelle il a allumé les premiers feux d’une longue tournée internationale, Leonard Cohen dispense les bienfaits d’une oeuvre marquée du sceau de la grâce et de l’excellence.

De Montréal à Paris, de New York à Athènes, de Sydney à Londres (où a été filmé le DVD Live in London), il abandonne dans son sillage le souvenir d’un humble géant, qui n’a pas sacrifié ses exigences sur l’autel de la banalité et de l’ennui.
Alors même qu’elle touche à son crépuscule, la vie de cet homme semble briller comme une aube. L’auteur de Suzanne est de ces êtres rares dont chaque geste, chaque parole, chaque pensée porte l’empreinte d’un commencement.



En 2009, Cohen nous apparaît donc comme il était apparu en 1966 aux téléspectatrices de CBC. Et l’écoute de ses chansons reste une expérience fondatrice, qui nous ramène à chaque fois à la beauté des origines.

Sa voix, ses textes et ses mélodies exhalent ce parfum de nouveauté vraie que seules les très anciennes histoires savent diffuser.

Ce prodige n’a rien de paradoxal : il est l’apanage des hommes qui se sont fait du temps qui passe un ami bienveillant. Cohen s’est octroyé une liberté que beaucoup de ses contemporains ont cru bon d’abdiquer : celle de vivre et de créer à son propre rythme, à son propre pas.
Quatorze albums étalés sur quatre décennies : le Canadien est un membre éminent de la confrérie des intermittents de la parole. Il sait la valeur sacrée du silence, et la haute responsabilité qu’engage le désir de le briser.



Aujourd’hui, on peut bien sûr s’interroger sur la suractivité scénique d’un homme qui, ces dernières années, avait visiblement envisagé de se retirer lentement mais sûrement des affaires musicales.

Absent des planches depuis 1993, Leonard Cohen ne donnait plus guère de ses nouvelles. Son dernier album, le très éthéré Dear Heather (2004), ressemblait à un geste d’adieu, exécuté avec un mélange de légèreté et de solennité qui collait parfaitement avec l’élégance du personnage.


On se dit alors que notre homme s’était ménagé là une belle sortie par le haut. Sauf qu’un an plus tard, un très méchant coup du sort allait le ramener brutalement sur terre. Cohen découvrait en effet que Kelley Lynch, sa manageuse et conseillère de longue date, avait détourné la quasi-totalité de l’argent qu’il avait amassé au cours de sa carrière : près de huit millions de dollars étaient ainsi partis en fumée.


Avec cette clairvoyance désenchantée qui ne l’a jamais quitté, Cohen a fini par voir dans cette épreuve le signe que sa vie de nomade n’était pas achevée : il lui fallait reprendre son bâton de Canadien errant.
A ceci près que, cette fois-ci, sa soif de voyage serait dictée par une nécessité extérieure, et non plus intérieure.
Aujourd’hui, il ne s’en cache pas : sa tournée mondiale a été motivée par le besoin de se refaire, au sens financier du terme. Mais on est prêt à parier qu’il a aussi vu dans cette aventure un bon moyen de se refaire en tant qu’homme et en tant que musicien.

Renaître à soi, encore et toujours : pour Cohen, cette idée-là a toujours été une juste définition du métier de vivre. On ne voit pas pourquoi il en changerait à 74 ans.



LIBERTÉ, BEAUTÉ, FRATERNITÉ



Ceux qui ont eu le privilège d’assister à ses concerts ou de visionner Live in London peuvent en témoigner : le crooner au chapeau n’arpente pas le globe pour s’adonner à un simple et misérable relevé de compteurs.

Cohen n’a jamais eu l’attitude d’une star, d’un surhomme avide d’exercer ses super- pouvoirs sur un troupeau bêlant de fans.

Sans fausse modestie, il a même souvent répété qu’il avait énormément appris de ses auditeurs. Il est peut-être le seul chanteur populaire qui considère son public comme un maître. Et il sait comment un élève doit traiter son maître : avec respect, mais aussi avec le désir jamais éteint de remettre en cause son savoir, de lui prouver que même l’esprit le plus érudit n’en a jamais fini d’apprendre.



C’est ce que Cohen réalise sur scène : il rend hommage à tous ceux qui connaissent ses classiques sur le bout des doigts, tout en leur montrant qu’ils étaient loin d’avoir tout entendu, tout compris. Sa voix, plus pénétrante que jamais, puise dans ses chansons des vérités qu’on ne leur soupçonnait pas : ses interprétations soufflantes d’Hallelujah, de Bird on the Wire ou de Who by Fire font office de révélations.



Parce qu’ils font sans cesse appel à notre intelligence et à notre sensibilité, les concerts de Leonard Cohen exaltent tout ce qu’on peut avoir de meilleur en soi. Quitte à être taxé de mièvrerie, on affirmera même qu’ils ont le don de faire vibrer une corde qui, en ces temps de cynisme généralisé et d’individualisme forcené, n’a guère l’occasion de résonner : ils réveillent le sentiment de fraternité, la joie si souvent déçue d’appartenir à la communauté des hommes.



Se rassembler autour de ce brave Leonard, c’est se retrouver enfin entre camarades. Un mot terriblement galvaudé, devenu insipide à force d’avoir été mâché et remâché par d’innombrables vieilles ganaches, mais auquel le Canadien a su rendre toute sa saveur.


Assister à un concert de Leonard Cohen, où chacun peut goûter à l’avènement de la beauté sans se soucier de sa catégorie d’âge, de sa nationalité ou de son origine sociale, c’est renouer avec une humanité qui refuse de se laisser parquer dans des compartiments aussi artificiels qu’infamants.


Qu’un type de cette trempe jouisse aujourd’hui d’une telle aura n’est que justice. Pour employer un mot auquel il a également su redonner tout son sens, on dira même que ça n’est que justesse.


http://www.lesinrocks.com/musique/musique-article/t/1246809601/article/leonard-cohen-retour-sur-scene/




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MessageSujet: Re: LEONARD COHEN   Ven 17 Juil - 18:57

Quand la musique........ ausi est prise en otage




http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=6950
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MessageSujet: Re: LEONARD COHEN   Ven 17 Juil - 19:16



"A Thousand Kisses Deep"

The ponies run, the girls are young,
The odds are there to beat.
You win a while, and then it’s done –
Your little winning streak.
And summoned now to deal
With your invincible defeat,
You live your life as if it’s real,
A Thousand Kisses Deep.

I’m turning tricks, I’m getting fixed,
I’m back on Boogie Street.
You lose your grip, and then you slip
Into the Masterpiece.
And maybe I had miles to drive,
And promises to keep:
You ditch it all to stay alive,
A Thousand Kisses Deep.

And sometimes when the night is slow,
The wretched and the meek,
We gather up our hearts and go,
A Thousand Kisses Deep.

Confined to sex, we pressed against
The limits of the sea:
I saw there were no oceans left
For scavengers like me.
I made it to the forward deck.
I blessed our remnant fleet –
And then consented to be wrecked,
A Thousand Kisses Deep.

I’m turning tricks, I’m getting fixed,
I’m back on Boogie Street.
I guess they won’t exchange the gifts
That you were meant to keep.
And quiet is the thought of you,
The file on you complete,
Except what we forgot to do,
A Thousand Kisses Deep.

And sometimes when the night is slow,
The wretched and the meek,
We gather up our hearts and go,
A Thousand Kisses Deep.

The ponies run, the girls are young,
The odds are there to beat . . .
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LEONARD COHEN
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