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 DANIEL BALAVOINE

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Nine
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MessageSujet: DANIEL BALAVOINE   Mer 4 Juin - 20:23

DANIEL BALAVOINE
(05 février 1952 - 14 janvier 1986)



C'était un gars bien, intelligent comme on en trouve peu dans le Show Business. Il avait beaucoup de talent. Il savait parfaitement où il voulait aller. J'ai eu le privilège de le rencontrer. J'ai eu la chance d'obtenir sa confiance. Je lui ai tenu la main durant toute la partie de sa trop courte vie d'artiste que vous allez découvrir ou redécouvrir ici. J'en suis fier.
(Léo Missir)



partir avant les miens
envoyé par angekiki. - Regardez d'autres vidéos de musique.

Daniel Balavoine est né le 5 février 1952 à Alençon en Normandie.

Le jeune homme passe son enfance entre Bordeaux, Biarritz et Dax. Alors qu'il a juste seize ans, la révolte estudiantine de mai 68 se déclenche. Il y participe activement, depuis la ville de Pau où sa famille est installée. Il écrit même avec ses camarades un petit livre blanc sur la réforme de l'enseignement. Dans cet enthousiasme général, il envisage de devenir député. Mais son ambition est vite remise en question tant sa désillusion est grande quand le mouvement s'arrête. L'année suivante, il se produit comme chanteur avec différents groupes comme Memphis, Shade's, ou Réveil avec lequel il monte à Paris en 1970. Le résultat n'est pas concluant et la formation se dissout. Daniel Balavoine trouve alors une place dans le groupe Présence. Le succès n'est pas au rendez-vous mais cela lui permet de faire de nombreux galas en Province et de se roder.

Présence enregistre deux titres chez Vogue mais le disque passe complètement inaperçu. Finalement, le groupe se disloque. En 72, Balavoine tente une carrière solo et enregistre un 45 tours qui n'a aucun succès. L'année suivante, reconverti en choriste, il se présente avec son frère Guy à l'audition d'une comédie musicale. Il est alors engagé pour chanter dans "la Révolution Française" au Palais des Sports à Paris. Malgré une distribution inattendue, des Martin Circus aux Charlots en passant par le chanteur Antoine, le spectacle - dont les chansons sont composées par Claude-Michel Schönberg - n'a pas le succès attendu.

Continuant son parcours, il devient le choriste de Patrick Juvet en 74. Il assure pour lui les notes les plus hautes, car sa voix peut atteindre des sommets. Le chanteur très en vogue à ce moment-là, prépare l'album "Chrysalide" et donne une chance à l'apprenti chanteur, Daniel Balavoine en lui permettant d'insérer une chanson "Couleur d'automne" dans son disque.

Quand Léo Missir, directeur artistique de la maison de disques Barclay entend Balavoine chanter sur ce disque, il décide de l'engager et de lui faire signer un contrat. Il lui propose donc, de réaliser un album-concept, comme les anglo-saxons savent le faire. En 75, sort "De vous à elle en passant par moi" dont le thème principal est la femme, sujet universel s'il en est. Le succès est mitigé mais Léo Missir est toujours aussi enthousiaste et continue de soutenir son protégé.

Après un voyage en Europe de l'Est, Daniel Balavoine sort en 77, un second opus intitulé "les Aventures de Simon et Gunther.Stein". Impressionné par le mur de Berlin, et les conséquences de son existence, le chanteur en fait le sujet principal du disque, contenant ainsi le titre très prometteur "Lady Marlène". Mais là encore, tout ceci reste confidentiel.

En fait, sa carrière démarre réellement quand Michel Berger lui propose le rôle du jeune loubard Johnny Rockfort pour l'enregistrement studio de "Starmania", l'opéra-rock qu'il a composé et dont Luc Plamondon a fait le livret. Le personnage lui convient bien car il n'est pas loin de la révolte omniprésente, affichée par le héros. "Starmania" est monté l'année suivante au Palais des Congrès à Paris. Balavoine se retrouve aux côtés d'une brochette d'artistes francophones de sa génération comme France Gall, Diane Dufresne ou Fabienne Thibeault. Le succès est phénoménal. Balavoine marque profondément cette production.

Entre temps, il s'enferme en studio et concocte ce qui sera le premier tube de sa carrière : "le "Chanteur". "Je m'présente, je m'appelle Henri" sont les premiers mots de cette chanson que la France entière chantonne à cette époque. Sur l'album du même nom, on trouve aussi "Lucie" qui ne fait que confirmer son succès grandissant. Une nouvelle fois en studio, il réalise l'album "Face amour, face amère". Les musiciens, rencontrés lors des enregistrements avec Patrick Juvet, sont étroitement associés au projet. Daniel Balavoine n'hésite d'ailleurs pas à les mettre en avant quand il le faut.

Fort de ses quatre premiers albums, il monte sur la scène de l'Olympia pendant trois jours à compter du 31 janvier 80. Il y fait preuve d'une énergie et d'un punch exceptionnel, façon pour lui de remercier le public qui depuis quelques années maintenant achète ses disques. Un événement va faire de lui une figure particulière de la chanson : le 20 mars de cette année-là, il participe au journal de la deuxième chaîne de télé française aux côtés de François Mitterrand, candidat socialiste d'alors et futur Président de la République. Les propos aseptisés du débat provoquent chez le chanteur un coup de colère qui proclame : "la jeunesse se désespère, elle ne croit plus en la politique française". Devenu tout à coup porte-parole de cette même jeunesse, Balavoine exprime ici un certain ras-le-bol face à l'indifférence dont font preuve les dirigeants politiques devant la nouvelle génération. Et assez bizarrement son cri anti-politique en fait un chanteur engagé, un véritable tribun.


"Un autre monde" est le nom de son cinquième album qui sort en 80. Il conquiert les hit-parades avec sa chanson-cri "Mon fils ma bataille" et déclare avec la rage qu'on lui connaît "Je ne suis pas un héros" autre tube issu de cet album. Johnny Hallyday reprendra un peu plus tard ce titre qui semble coller à son personnage. Daniel Balavoine se produit à nouveau sur la scène de l'Olympia à Paris en mars 81, et enchaîne sur une tournée en province. Un live est enregistré et sort en septembre.

En 82, il reçoit le Prix Diamant de la chanson française pour l'album "Vendeurs de larmes" enregistré à Ibiza aux Baléares. "Vivre ou survivre" est l'extrait choisi pour les radios. En juin, il s'attaque au Palais des Sports (comme avant lui, Johnny Hallyday), une des plus grandes salles parisiennes à ce moment-là. Son show est placé sous le signe du rock. Chanteur de variété populaire, Daniel Balavoine considère qu'il n'existe qu'une barrière fictive entre les deux genres.

Grand amateur de voiture et de vitesse, homme passionné, le chanteur décide de participer à l'édition 83 du rallye Paris-Dakar. C'est ainsi que début janvier, il assure la fonction de copilote de Thierry Deschamps dans une voiture japonaise. Malheureusement l'aventure tourne court après des ennuis mécaniques. Profitant de cet imprévu, il part à la découverte de l'Afrique de l'Ouest. Il en revient très impressionné, avec dans ses bagages, la matière pour un nouvel album. C'est "Loin des yeux de l'occident" et le simple "Pour la femme veuve qui s'éveille". Album humaniste et sensible, il n'a malheureusement pas le succès escompté.

Lors de l'émission "Sept sur sept" sur la première chaîne française, une nouvelle fois très virulent, il se lance dans une diatribe contre certains anciens combattants. Reconnaissant par la suite que son intervention avait sans doute été mal interprétée, il n'en subit pas moins des contrecoups négatifs, notamment quand quelques manifestations hostiles ont lieu devant l'entrée de ses concerts. Cela ne l'empêche pas de remonter sur la scène du Palais des Sports à Paris du 21 au 30 septembre 84, concert qui fait l'objet d'un double album live.

L'année suivante, Balavoine s'engage dans son second "Paris-Dakar" et cette fois-ci, le termine à une place honorable. En juillet, il assiste au concert "Band Aid" à Wembley en Angleterre, destiné à récolter des fonds pour lutter contre la famine en Ethiopie. Le même type d'événement a lieu en France à la Courneuve le 16 octobre 85, où de nombreux artistes hexagonaux parmi lesquels Daniel Balavoine, viennent apporter leur soutien à cette cause.

Par la suite, sensibilisé aux problèmes humanitaires, il fonde avec Michel Berger l'association "Action écoles" pour la lutte contre la faim en Afrique. Ses sensibilités politiques le poussent à s'engager. La trentaine passée, il s'est assagi et désire dorénavant se lancer dans des projets plus constructifs en accord avec ses idées humanistes. En 85, il publie un nouvel album intitulé "Sauver l'amour". Pour le titre phare, "L'Aziza" qui rend hommage à sa compagne, juive marocaine, dénonçant ainsi d'une manière détournée toute forme d'intolérance et de racisme, il reçoit le prix "SOS Racisme", des mains de Harlem Désir, président de l'association.


Depuis longtemps, il envisage de mettre sur pied l'opération "Pompes à eau pour l'Afrique" en profitant de la notoriété et de la couverture médiatique du rallye "Paris-Dakar". En janvier 86, il se rend en Afrique et suit l'acheminement de ces fameuses pompes destinées aux populations locales. Le 14 janvier, à l'occasion d'un vol en hélicoptère avec le directeur de la course, Thierry Sabine, une tempête de sable se lève et l'accident est inévitable. L'hélicoptère s'écrase sur une dune du Mali avec ses cinq passagers, dont Daniel Balavoine.

Aujourd'hui, une association porte le nom du chanteur et poursuit l'action qu'il avait entreprise. Il disparaît alors qu'il avait sans doute beaucoup de projets à venir, aussi bien dans la chanson que dans l'engagement humanitaire. Sa forte personnalité le rendait pour certains irritant, mais pour son public, sa voix haut perchée reste irremplaçable.
Source : www.rfimusique.com/.../efr/biographie/biographie_8841.asp


Dernière édition par Nine le Ven 4 Déc - 22:34, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: DANIEL BALAVOINE   Mer 4 Juin - 20:26

Aimer est plus fort que d'être aimé



Paroles et Musique: Daniel Balavoine 1985 "Sauver l'Amour"

Toi qui sais ce qu'est un rempart
Tu avances sous les regards
Courroucés
Tu écris mais sur le buvard
Tous les mots se sont inversés

Si tu parles, il te faut savoir
Que ceux qui lancent des regards
Courroucés
Ne voudront voir dans leur miroir
Que ce qui peut les arranger

Toi qui as brisé la glace
Sais que rien ne remplace
La vérité
Et qu'il n'y a que deux races
Ou les faux ou les vrais

{Refrain:}
L'amour
Te porte dans tes efforts
L'amour
De tout délie les secrets
Oh ! Et face à tous ceux qui te dévorent
Aimer est plus fort que d'être aimé

Toi qui sais ce qu'est le blasphème
On ne récolte pas toujours
Ce qu'on sème
Tu connais l'ambition suprême
De ceux qui te vouent de la haine

Ils voudraient sous la menace
Te fondre dans la masse
Pour t'étouffer
Mais pour couler le brise-glace
Il faudrait un rocher

{au Refrain}

Oh... L'amour...



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MessageSujet: Re: DANIEL BALAVOINE   Sam 5 Déc - 0:34

Florence Albouker
(décédée le 28 août 2002)

Paris Match, 31 janvier 1986

Pendant de nombreuses années, la romancière Florence Aboulker a tenu un rôle de conseillère privilégiée auprès des stars modernes du show-business.

Un jour, dans les choeurs de Patrick Juvet, elle remarque un garçon plein de tonus, de vitalité et de joie de vivre, c'est Daniel Balavoine. Il a 20 ans. Elle l'encourage à se lancer dans la chanson et parraine ses débuts. Entre eux naît une amitié vraie qui ne prendra jamais fin.

Tu disais tout le temps : "Dans quelle galère on s'est encore plongés ? ".

Je me demande si tu n'avais pas inventé ce mot, la galère. Notre première grande galère, pour moi la plus belle, c'était en novembre 1973. Patrick Juvet à l'Olympia. Nous avions commencé à répéter en octobre. Tu te souviens, Daniel ?.

On t'appelait "balle de foin", "balle à son", "balle d'avoine". Tu étais si jeune, si rondouillard, tu chantais si fort, si présent, si aigu. Sur le "live" de Juvet, déjà on entend que toi, le petit choriste.

Dans quelle galère tu nous plonges tous, Daniel.

Depuis la semaine dernière, il n'y a que des vagues de souvenirs, de rires, de musique, de studios, à Londres, à Toulouse, un peu partout.

Des souvenirs de toi, de notre campagne à Bonfruit, avec un fichu sur la tête, jouant au ping-pong avec mes deux fils, tes amis.

Inacceptable.

Ta mort ne passe pas. Révoltée, je la refuse. Cette fois-ci le spectacle ne continue plus. C'est trop, "c'est too much".

Depuis la semaine dernière, je m'interroge.

Si on tue maintenant ceux qui font du bien aux autres, que veut dire la vie, cette course à la gloire, cet amour des projecteurs ? .

Ta mort, Daniel, remet en cause notre vie, nos disputes, nos chagrins d'amour, tous nos maux que l'on trouve si importants, et nos rêves aussi, nos étoiles dans les yeux. Depuis la semaine dernière, les larmes et tous les pourquoi défilent sans réponse.

Premier souvenir de toi. Ton visage de bébé, que tu caches sous une masse de cheveux bouclés, où on ne voit que tes yeux.

Tu ressembles à ces terre-neuve, ces chiens qui sauvent les marins.

Rien n'était encore bien décidé. Tu n'étais pas sorti de l'enfance.

Sauf ton caractère. Ton caractère de grand chien fou, mordant avec tendresse ou rage. Et ton rire. Tu riais, tu nous faisais rire.

Tu habitais la chambre en bas à gauche de notre maison de campagne, que tu aimais tant parce que nous vivions en famille de musique.

On te traitait de galopin. Mais, la nuit, lorsque Juvet abandonnait enfin son piano, dans la grande salle de musique, où avec vos amis vous vous amusiez à briser les vitres des voisins de trop de sons, de trop de notes, tu retrouvais le piano muet et tu jouais la nuit entière.

Je me souviens de ta toute première chanson. Elle durait une minute et demie. Elle s'appelait "Elle reprisait mes chaussettes".

Cette chanson là, tu me l'as dédiée.

Tu t'étais installé chez nous. Entre nous. Et j'ai l'impression que tu nous avais adopté tout autant que tu faisais partie de la famille. Et puis ça se confond.

Et les tournées, et les galas, et les chapiteaux et les "champs de betteraves" comme nous appelions ces endroits où nous partions chanter.

Ca a duré un an. Peu à peu, Patrick et toi, vous étiez devenus comme des frères.

Le grand blond et le petit brun. Et puis il y eut ce jour où, avec Andy Scott, nous t'avons repêché tout raide de la piscine, après un sauna trop chaud. J'ai eu peur.

Les présages, les signes. La maison a été vendue en catastrophe, pour éviter d'autres catastrophes.

Et toi, tu riais, tu faisais des jeux de mots idiots. Et nous partagions ensemble les caprices de notre star. Tu disais que quand tu serais star, tu ne ferais pas de caprices.

Tu as tenu parole. Tu bavais une façon bien à toi de dire des choses vraies, même si elles ne faisaient pas toujours plaisir.

Et puis, en 1974, il y a eu cet album "Chrysalide". Tu en as écrit tous les textes avec Juvet. Nous avions décidé de te donner ta première chance. Cette chance là s'appelait "Couleurs d'automne".

Il y avait aussi "C'est beau la vie". Les enfants la chantaient. Tu l'avais voulu ainsi. Déjà : c'est beau la vie. Mais on ne sait rien entendre, rien écouter, même si notre métier n'est fait que de mots, d'écoute, de sons.

La vie, tu n'as pas arrêté de la chanter. Mais si on écoute bien tes chansons, ce que j'ai fait comme des centaines de milliers de gens, on découvre que derrière cette soif de vivre, il y a une prescience de la mort : "Je cours, je me raccroche à la vie".

A Toulouse, aux Studios Condorcet, les poings serrés, les yeux clos, tu la chantes ta chanson "Couleurs d'automne". J'étais alors son auditrice. Je deviens son producteur. Nous avons signé un contrat à vie. Mais déjà "à vie" dans les contrats, ça n'existe pas. Ta vie à toi commençait pour de vrai dans le show-biz, la mienne allait prendre fin. J'en avais assez des nuits sans sommeil, des paillettes, des trahisons et des morts symboliques. Nous avons pourtant pris le temps ensemble de trouver ton premier look. Et puis j'ai quitté le métier et tu m'en as voulu longtemps.

Tu avais l'amitié tenace et les rancunes fières. Pour moi, tu étais mon petit.

Et ce petit-là venait d'entrer dans sa nouvelle famille, Léo Missir et Andy Scott. C'était aussi notre famille. Tu étais fâché, mais tu as mis à mon cou un petit Snoopy d'or, semblable à celui que tu portais et qui te protégeait.

Et on s'est dit bon vent. Tu as écrit tes chansons. J'ai écrit des romans.

La dernière fois que je t'ai vu, c'était un printemps, il y a peu d'années. Tu venais de rencontrer Corinne, tu étais amoureux. Ce soir là, je t'ai vu heureux.

Tu m'en voulais un peu de ne pas t'avoir accompagné tout au long de ta route qui, au bout de trois albums, devenait magique. Tu n'aurais pas dû nous mettre dans une telle galère.

Cette mort-là, la tienne, elle reste en travers de la gorge.

Parce que si j'avais su que c'était si court, cette vie, on aurait fait l'amitié autrement.
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