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 HENRI CHARRIERE - PAPILLON LE LIVRE

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liliane
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MessageSujet: Re: HENRI CHARRIERE - PAPILLON LE LIVRE   Mer 22 Juil - 17:54

PAPILLON - LE LIVRE




Ce livre n’aurait  sans doute jamais existé si, en juillet 1967, dans les journaux de Caracas, un an après le tremblement de terre qui l’avait ruiné, un jeune homme de 60 ans n’avait entendu parler d’Albertine Sarrazin. Elle venait de mourir, ce petit diamant noir tout d’éclat, de rire et de courage.
Célèbre dans le monde entier pour avoir publié en un peu plus d’un an trois livres dont deux sur ses cavales et ses prisons.
En juillet 1967, Charrière va à la librairie française de Caracas et achète l’Astragale.




Scan couverture exemplaire personnel d'Henri Charriière


Sur la bande du livre 123e mille. Il le lit et, simplement, se dit :
« C’est beau, mais si la môme, avec son pied cassé et allant de planque en planque, a vendu 123 000 livres, moi, avec mes trente ans d’aventures, je vais en vendre trois fois plus ».
Pas une fois il n’a pensé, alors qu’il les racontait tous les soirs au comptoir du bar devant des clients captivés, à écrire une ligne de ses aventures : c’est un homme d’action, de vie, de chaleur, une généreuse tempête à l’œil malin,  à la voix mériodionale chaude et un peu rocailleuse qu’on peut écouter pendant des heures  car il raconte comme personne, c’est à dire comme tous les grands conteurs.
Trois jours après avoir lui l’Astragale, il écrit les deux premiers cahiers d’un seul jet, des cahiers format écolier, à spirale. Le temps de recueillir un ou deux avis sur cette nouvelle aventure, peut être plus surprenante pour lui  que toutes les autres, Il attaque  la suite début 1968. En deux mois il termine les treize cahiers

Jean Pierre Castelnau


L'HISTOIRE


Dans le milieu on l’appelait Papillon : jamais là où on le croyait, arrivant quand on ne l’attendait plus, allant « de fleur en fleur ». C’étaient les années 30. Et, en 1930, précisément il tombe. Il est arrêté pour un meurtre qu’il n’a pas commis, qu’il a nié jusque sur son lit de mort.


Quarante-trois jours après son arrivée au bagne, Papillon s'en évade :
2 700 km en mer, l'île de Trinidad, les Anglais (fair-play),
la Colombie et ses cachots sous-marins,
les indiens Guajiros, les cavales de Baranquilla, le retour au bagne,
La Réclusion (Papillon restera deux ans dans une cage à fauves),
les nouvelles tentatives d'évasion,
la vie trafiquante du bagne où tout le monde est partie prenante,
et, enfin, au bout de treize ans, la Grande Cavale, la dernière, réussie celle-là, au prix d'une volonté farouche de survivre : à la traversée de l'océan dans un canot d'abord, à l'enfermement dans un bagne, au Venezuela ensuite.
Puis au bout de toutes ces épreuves, de toutes ces souffrances, cette fois, il y a la Liberté.



POLEMIQUE


Bien entendu le succès phénoménal du livre a suscité, comme cela arrive évidemment chaque fois que quelqu’un réussit, de nombreuses polémiques sur la véracité des aventures relatées sur douze cahiers écolier et écrites en 3 mois.

Il n’a jamais nié qu’il avait romancé son histoire et a gagné tous les procès qui lui ont été intentés.

Son éditeur, Robert Laffont,  a d'ailleurs confirmé dans son Itv à Libération en 1999, ce qu'Henri Charrière a toujours soutenu.






Le petit fils de Guillaume SELZNEC a également témoigné :

Non seulement un grand film, un grand livre, mais l'histoire vécue d'un homme, mr CHARRIERE !
Qui s'est echappé, et c'est le seul qui a réussi à rejoindre l'Europe en vie !


témoignages du petit fils de Guillaume SEZNEC :

Mon grand père a bien connu PAPILLON, il c'est échappé en même temps que lui, mais s'est fait reprendre par les mercenaires des bagnes, payés à cet effet (tous d'anciens forçats)

Ce film culte sur l'enfer carcéral dénonçant par un autre livre de SEZNEC ( l'Enfer du Bagne ) car il rappelle que le BAGNE est une invention exclusive FRANCAISE et seule à avoir cette horreur
Alors que la France est la maman de la DECLARATION DES DROITS DE L'HOMME !

Les 2 bagnes français furent détruits à la libération sur ordre du général De gaulle !


Charrière a certainement puisé son inspiration pour certaines évasions. Mais cela ne diminue en rien l’originalité du personnage méridional, excellent narrateur,  grande gueule, truand , sentimental, qui a néanmoins réussi à sortir du bagne.


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MessageSujet: Re: HENRI CHARRIERE - PAPILLON LE LIVRE   Mer 19 Mai - 23:08

L'éditeur Robert Laffont est décédé

[



Robert Laffont est décédé mercredi à l'âge de 93 ans à Paris. Il était le dernier grand éditeur à avoir fondé sa maison avant la fin de la Seconde Guerre mondiale, en 1941. Considéré comme le "grand-père de l'édition française", il avait édité plus de 10.000 titres dont de très nombreux best-sellers ("Exodus", "Paris brûle-t-il?"), et créé des collections prestigieuses comme "Pavillons" et "Bouquins", avec son complice Guy Schoeller.

Il a notamment publié deux livres essentiels de la littérature d'après-guerre : "L'Attrape-Coeurs" de J.D. Salinger et "le Désert des Tartares" de Dino Buzzati. Un de ses plus grand succès reste "Papillon" d'Henri Charrière, les mémoires d'un bagnard vendues à plus d'un million d'exemplaires en 1969.

Fils d'officier de marine, Robert Laffont, né le 30 novembre 1916 à Marseille (Bouches-du-Rhône), licencié en droit et diplômé de l'Ecole des hautes études commerciales (HEC), commence sans conviction une carrière d'avocat avant de se lancer dans l'édition à 25 ans. Il fonde sa maison dans sa ville natale, alors en zone libre, et publie "Oedipe roi" de Sophocle, son premier titre. Puis son catalogue s'étoffe rapidement avec Gilbert Cesbron, Graham Greene, Henry James, John Le Carré, John Steinbeck, puis Bernard Clavel, Claude Michelet, et les russes Mikhail Boulgakov, et Alexandre Soljenitsyne.

Méthodes inspirées des Etats-Unis

Il introduit en France des méthodes inspirées des Etats-Unis, aujourd'hui largement répandues, telles que études de marché, à valoir, lancement de best-sellers. Longtemps méprisé par les intellectuels, il dénonça publiquement "la cuisine" des prix littéraires. En 1977, il achète le "Quid". En 1986, l'éditeur abandonne la présidence de sa maison, gardant la haute main sur l'éditiorial, puis ne dirigeant plus que sa collection, "Aider la vie".

Les éditions Robert Laffont sont absorbées, en 1999, par les Presses de la Cité. En 2004, Robert Laffont prend sa retraite définitive, demeurant néanmoins président d'honneur de sa maison. Marié quatre fois, Robert Laffont avait cinq enfants: Patrice Laffont (animateur de télévision), Anne Carrière, Isabelle Laffont et Laurent Laffont (tous éditeurs), et Olivier, décédé en 1995.

Officier de la Légion d'Honneur, Robert Laffont avait publié souvenirs et Mémoires: "Robert Laffont, éditeur" (1974), "Léger étonnement avant le saut" (1996), "Une si longue quête" (2005), ainsi qu'un pamphlet, "Les Nouveaux dinosaures" (2003).

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/05/19/97001-20100519FILWWW00627-l-editeur-robert-laffont-est-decede.php


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MessageSujet: Re: HENRI CHARRIERE - PAPILLON LE LIVRE   Mer 11 Juin - 11:41



LE JOURNAL DU DIMANCHE
26 OCTOBRE 1969

L’INCROYABLE AVENTURE DE PAPILLON

800 000 exemplaires – La coqueluche des maîtresses de maison –
On l’arrête dans la rue : « Hé, Papillon ! » -
Des négociations internationales pour son film –
Rencontre avec Simenon et Chaplin –
Et si………………


Cela court tellement peu les rues, le talent, que lorsqu’on en découvre un nouveau, on se l’arrache. Prenez Henri Charrière, ou plutôt Papillon. Il n’est plus une maîtresse de maison, une hôtesse connue qui ne rêve d’avoir Papillon à sa table ou, plutôt, dans sa maison de campagne pendant le week-end, puisque, comme chacun sait, les « salons bourgeois » d’autrefois se sont déplacés vers les résidences secondaires. Les dimanches après midi dans les Yvelines ou en Normandie ont remplacé, dans la foire aux vanités parisiennes, les dîners en semaine du boulevard Saint-Germain. Il y eut une époque tox où, dans ces fameuses maisons de campagne, l’on voyait beaucoup tel guitariste gitan, telle chanteuse de flamenco, tel boxeur ou tel championne de ski. Cette saison, l’attraction numéro un, c’est Papillon. Non seulement parce qu’il est un best seller, mais surtout parce qu’il a autant de talent dans la vie que dans son livre. Et puis, il donne son opinion sur tout : sur les procès récents, les erreurs judiciaires, les faits divers, la situation politique et, à chaque fois, c’est drôle, c’est vivant, c’est gouailleur, c’est pittoresque, cela colore un peu l’habituelle banalité tragique des conversations entre gens qui se connaissent trop et ont donné si souvent leurs avis contradictoires surtout qu’ils n’ont finalement plus rien à dire ou à se dire. Ce qui revient au même. Avec Papillon, au moins, on rigole, on est « fasciné ».

Il est d’ailleurs le premier à rigoler de ce cirque mondain. Pas dupe. Enchanté d’être une célébrité et de gagner de l’argent. Il avait toujours envisagé la sortie de son livre comme une « affaire ». Il l’a souvent dit et écrit. Et c’est effectivement un « énorme coup ». Chez son éditeur, Robert Laffont, aujourd’hui, on se demande où s’arrêtera la fête. Tirage actuel : 800 000. Ventes : entre 600 000 et 700 000. Rythme moyen : 40 000 livres vendus par semaine. La surprise c’est que le rythme ne baisse absolument pas. Devant un tel succès, on n’est pas pressé de sortir le deuxième volume que Papillon avait écrit juste après le premier, qui est donc déjà techniquement prêt, qui s’intitule provisoirement «  la Remontée de Papillon » et qui raconte, on l’aura deviné, les aventures du bagnard évadé depuis sa dernière « cavale » réussie jusqu’à son installation dans une vie « normale » à Caracas. Le livre sortira sans doute dans le courant 1970 mais il n’y a pas d’urgence : il faut d’abord épuiser cette mine d’or qu’est le premier volume et il reste encore beaucoup de Français qui peuvent et veulent lire « Papillon ».
Pour l’adaptation au cinéma, rien n’est fait, rien n’est signé. On a avancé beaucoup de noms (acteurs comme réalisateurs), mais, pour le moment, aucune décision n’a été prise. Les négociations, en tout cas, dépassent nettement le cadre du cinéma français : il y a eu des contacts avec l’Italie, l’Angleterre, l’Europe entière. C’est que le budget (on peut estimer le devis d’un film pareil à quatre millions de dollars) et les droits d’adaptation seront très élevés. La tendance actuelle consiste à regarder vers l’Amérique. Et je sais que l’on pense beaucoup à un réalisateur comme Arthur Penn (de Bonny and Clyde et qui vient de faire Alice’s Restaurant encore inédit à Paris, que j’ai vu à New York : excellent), la traduction du livre doit ailleurs paraître aux USA en mai 1970 sous le même titre.
William Morrow, l’éditeur américain, envisage un premier tirage de 100 000 exemplaires, ce qui se fait très rarement aux Etats Unis ou ailleurs.
L’idée de retenir le titre Papillon a été retenue pour d’autres pays étrangers : Angleterre, Allemagne, Italie, etc. Logiquement Papillon devrait se vendre aussi bien dans les autres pays qu’en France, car son histoire (même si elle contient « quelques exagérations », ce qu’il a reconnu volontiers chaque fois que quelqu’un soulignait une erreur précise de date ou de fait, mais qu’importe ?) et sa verve ont une valeur d’attraction universelle. Il est donc vraisemblable qu’à 63 ans ( Papi est né le 16 novembre 1906) un homme sorti de l’enfer des bagnes, des prisons, du meurtre et de l’illégalité va devenir un personnage, plusieurs centaines de fois millionnaire, aussi célèbre que Simenon ou Charlie Chaplin, avec lesquels on m’a dit qu’une rencontre était prévue cette semaine en Suisse.
A Paris, quand il ne déjeune pas chez Maxim’s (il ne l’a fait qu’une fois) ou quand il ne va pas le soir à l’Alcazar (il y a rencontré un autre monument Maurice Chevalier, mais contrairement à ce qu’on a écrit, il n’a jamais déjeuné avec François Mauriac) ou quand il n’enregistre pas une interview ou ne signe pas des exemplaires de son livre, Henri Charrière se « balade » avec sa femme, Rita (il l’a connue au Vénézuela, mais elle est originaire de Tanger) et répond, quand on l’interroge sur ses projets, qu’il pourrait bien décider de s’installer aux Canaries. Ici, en effet, il bénéficie d’autorisations spéciales renouvelées chaque mois par le ministère de l’intérieur ou la préfecture) dont les demandes sont facilement justifiées pour le business : il lui faut être en contact permanent avec son éditeur. Il vit d’ailleurs très simplement dans un bon hôtel, petit mais confortable, rive gauche pas loin des Editions Robert Laffont.

C’est devenu une idole, c’est à dire qu’on l’accoste, on l’aborde, on l’interpelle dans la rue : Hé, Papillon ! lui crient les gens qui le reconnaissent de leur voiture à l’arrêt aux feux rouges, ou des autobus, ou du trottoir. Il provoque des attroupements : une quinzaine de personnes s’agglutinent très vite autour de lui. On le tutoie facilement, ce qui ne le gêne pas puisqu’il tutoie tous ceux qu’il rencontre pour la première fois. On raconte que Georges Pompidou a demandé à voir son ancien dossier de bagnard, c’est un mythe.
En tout cas, il n’y a pas une vedette aujourd’hui en France (cinéma, chanson, sport, peu importe) qui puisse déclencher un tel mouvement de curiosité sympathique. Le seul homme sans doute qui pourrait faire concurrence aujourd’hui à Papillon est aussi un homme de plume. Et ce n’est pas non plus un écrivain de fiction. Il travaille aussi à ses mémoires, et d’arrache pied à ce que l’on m’a dit à Colombey-les-Deux-Eglises. Puisque tout le monde veut rencontrer Papillon, et Papillon tout le monde, je suggère une entrevue entre les « deux monstres ». Je ne suis pas certain que De Gaulle en sortirait impressionné ou enrichi, lui qui a fréquenté Staline, Churchill, Roosevelt, Khrouchtchev ou Hailé Sélassié, mais je sais que je me déplacerais volontiers, même dans une maison de campagne, pour écouter Papillon faire le récit de leur rencontre…


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MessageSujet: PAPILLON - RECIT   Mer 11 Juin - 12:21

Le papillon

Naître avec le printemps, mourir avec les roses,
Sur l’aile du zéphyr nager dans un ciel pur,
Balancé sur le sein des fleurs à peine écloses,
S’enivrer de parfums, de lumière et d’azur,
Secouant, jeune encor, la poudre de ses ailes,
S’envoler comme un souffle aux voûtes éternelles,
Voilà du papillon le destin enchanté!
Il ressemble au désir, qui jamais ne se pose,
Et sans se satisfaire, effleurant toute chose,
Retourne enfin au ciel chercher la volupté!


Alphonse de Lamartine, Nouvelles méditations poétiques
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MessageSujet: Re: HENRI CHARRIERE - PAPILLON LE LIVRE   

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