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  La création musicale à l'ère digitale

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liliane
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MessageSujet: La création musicale à l'ère digitale   Sam 24 Déc - 17:03

La création musicale à l'ère digitale





Publié le 23.12.2016




Quel avenir pour la création musicale à l’ère numérique ? A qui profite la transition numérique ? Quel avenir pour les droits d’auteur ? Le marché est-il légitime dans le domaine artistique ? Nicolas BOUZOU, économiste et directeur d’Astérès, et Michaël GOLDMAN, co-fondateur de My Major Company, en ont débattu lors d’un précédent Meet-Up GenerationLibre.
 



La destruction créatrice n’est pas un phénomène nouveau


 
Les liens entre économie et musique ont toujours existé. De même que la lecture matérialiste de la musique fait partie du processus de création musicale : « on fait la musique qui est capable de remplir une salle », résume Nicolas Bouzou. En témoignent la « Bruel Mania », et bien avant, la « Liszt Mania » : au cours du XIXe siècle, le piano forte connaît un essor considérable, auprès des classes moyennes notamment. Le choix de Franz Liszt de composer pour les pianos n’est naturellement pas anodin.

Le phénomène de « destruction créatrice » qui frappe de plein fouet l’industrie musicale depuis la crise du disque n’est pas nouveau non plus. Au siècle précédent, l’arrivée du phonographe de Thomas Edison provoque une mutation d’une ampleur jamais vue dans le domaine de la musique. Pour la première fois, la musique s’invite dans la sphère domestique, sans besoin d’intermédiaire. De même qu’aujourd’hui, les corporations établies se sont tournées vers l’Etat pour protéger leur pré carré et l’innovation a fait des remous avant de s’imposer, et de permettre à la musique de continuer à progresser.

Or si la « destruction créatrice » perdure c’est parce-que la création finit toujours par être plus importante que la destruction. Ceci pour une raison simple : la création élargit un marché. Grâce aux progrès techniques – le CD, le walkman, puis l’iPod… – beaucoup plus de gens écoutent de la musique aujourd’hui qu’en 1895.
 

La crise du disque au service de la création musicale 2.0


 
Aujourd’hui, le streaming change moins le type de consommation que la quantité. Si Amazon propose bien plus de titres qu’un libraire, on observe que la vente de chaque titre est la même chez Amazon que chez le libraire. C’est la théorie de la « longue traîne ».

Mais le « business model » du streaming impliquant un nouveau mode de consommation, il ouvre le marché à de nouveaux acteurs. En permettant une écoute illimitée, le streaming amène le consommateur à aller chercher des titres qu’il ne connaissait pas et laisse une chance à des artistes, jusqu’alors inconnus, d’émerger. En témoigne le succès de PNL. La révolution digitale permet ainsi à des artistes indépendants d’émerger sans maison de disque.

Grâce à internet, une multitude de carrières d’artistes devient possible : sur internet uniquement, avec des Majors, sans concerts qu’en streaming… Le champ de la création est aujourd’hui infini. Des morceaux d’une heure pourront trouver un marché, l’artiste devient libre d’inventer ses propres schémas. Nous entrons dans l’ère de la création « à la carte ».

En éliminant les intermédiaires, ce phénomène du « do-it-yourself » bouscule les secteurs établis de la distribution et de la production. Pourtant, les maisons de disque continuent aujourd’hui de capter une part significative des revenus des plateformes comme Deezer ou Spotify, alors que l’artiste voit ses revenus diminuer depuis la crise des années 2000.
 

Comment mieux rémunérer les artistes ?


 
Le problème de la rémunération des artistes repose avant tout sur la question de la répartition des revenus dans la chaîne de valeur. En bouleversant cette chaîne de valeur, la révolution internet a redistribué les rôles. Avant internet, les producteurs jouaient un rôle capital pour produire de la musique et faire émerger des artistes. Aujourd’hui, les boîtes de production ont pour mission la diffusion et la communication plus que la production. Les contrats de licence ont évolué en ce sens.

La rémunération des acteurs en jeu devrait, en toute logique, suivre l’évolution de la chaîne de valeur. Permettre aux artistes de divorcer de leur label pour devenir totalement indépendants en serait un moyen. Des solutions existent pour permettre aux artistes de voir leur production justement rémunérée. Michaël Goldman évoque l’idée d’une licence globale à 5 euros.

Donner aux artistes les moyens d’optimiser l’utilisation d’internet afin de devenir artistes professionnels indépendants grâce à internet, voilà l’enjeu.

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