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 RENTREE LITTERAIRE AUTOMNE 2014

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liliane
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MessageSujet: RENTREE LITTERAIRE AUTOMNE 2014   Dim 7 Sep - 11:30



RENTREE LITTERAIRE AUTOMNE 2014






Olivier Maulin, Gueule de bois, Denoël


Tout commence par une gigantesque nuit d’ivresse. Pierre, journaliste pour le magazine Santé pour tous, boit un coup avec un collègue après s’être rendu à une conférence de presse. De plus en plus ivres, ils défilent de bar en bar et leur groupe s'agrandit. Entre Fanfan, grand dépressif, Ollier, alcoolique désabusé, Bassefosse, critique d’art sur le carreau, et Pierre, lui-même enclin à la folie douce, la bande va vivre des aventures absurdes et délirantes. Ces pérégrinations, qui oscillent entre farce rabelaisienne et parodie du milieu mondain et littéraire parisien, offrent aussi une réflexion existentielle et lucide, aux antipodes du politiquement correct, sur notre société trop policée. À l’instar d’un Michel Audiard ou d’un Frédéric Dard, Olivier Maulin n’a pas son pareil pour parler de son temps en dézinguant à tout va, avec la plus grande humanité. Un véritable rugissement littéraire.




Franck Maubert, Visible la nuit, Fayard

Été 1976, été de canicule, à Paris. Mao-Mao, vingt ans, passionné d’art, survit en exerçant des petits boulots. Dans le quartier des Halles, il croise tout un monde d’écrivains, d’acteurs, de galeristes, de musiciens, de prostituées et de punks. Parmi eux, Robert, un artiste, un vrai, un pur. Leur amitié a la fulgurance de l’évidence, de celle qui unit les rêveurs lucides et les paumés déterminés. Robert a deux fois son âge. Il n’est plus l’artiste en vogue qu’il était, le milieu se détourne de lui. Il se réinvente sans cesse, ne renie rien de sa liberté de création. Happé à sa suite, Mao-Mao vit ses premières aventures artistiques. Pour Robert, ce seront les dernières. Mao-Mao va l’accompagner dans sa course vertigineuse de vie et de mort, dans les gerbes de paillettes de ses derniers tableaux et au son du rock. Jusqu’à la veille de son suicide, en août 1980. Visible la nuit est le roman d’une époque traversée par la fi gure fl amboyante de Robert Malaval et disparue avec lui. Malaval n’était pas un personnage de fi ction, il se voyait luimême en héros et en artiste maudit, dans les marges du Paris de la fi n des années 1970. Franck Maubert, né en 1955, écrivain, est l’auteur de romans: Est-ce bien la nuit? (Stock), Près d’elles (Flammarion), et de livres d’art: L’odeur du sang humain ne me quitte pas des yeux. Conversations avec Francis Bacon (Mille et une nuits), Le Dernier Modèle (Fayard, prix Renaudot essai-2012).



Anne Berest, Sagan 54, Stock

1954. Françoise Sagan est une jeune fille de dix-huit ans comme les autres, ou presque. Le 15 mars, l’éditeur René Julliard publie le premier roman de Françoise Quoirez, dite Sagan, Bonjour tristesse, et tout change. Françoise devient riche et célèbre, noctambule et légendaire, culte et pourchassée.

2014. Romancière, Anne Berest se revêt « de la vie de Françoise pour oublier la sienne », et tisse sa jeune existence enlacée à celle de son aînée. Nous avons alors tout à la fois un roman, une biographie et une autofiction où, sous la plume merveilleuse d’Anne Berest, les vies de ces deux jeunes femmes n’en font plus qu’une. Et surtout, dans le miroir que vous tend le passé, le mythe Sagan rencontre l’éternelle jeunesse.




Jérôme Leroy, L’ange gardien, Gallimard

Berthet, engagé par l'Unité pour éliminer ceux qui troublent l'ordre, protège depuis vingt ans, Kardiatou Diop, une jeune fille d'origine sénégalaise qui devient secrétaire d'Etat dans un gouvernement de gauche. Quand ses employeurs décident de l'éliminer, il comprend que sa protégée est en danger. Avant de se battre, il décide de raconter ce qu'il sait à un auteur de romans policiers.




Oscar Coop-Phane, Octobre, Finitudes

A quel âge peut-on décréter que l’on a raté ou réussi sa vie ? Certains diront 80 ans, d’autres 40.

Jacques, lui, n’aura pas attendu si longtemps. À 28 ans, il a l’impression tenace d’avoir déjà fait le tour de son existence. A-t-il seulement vécu ? Pour s’en assurer, il s’offre un dernier tour de piste, retrouve celles et ceux qu’il a aimés, arpente les lieux qui ont porté ses espérances, fait l’inventaire de ses échecs. Il a la nonchalance élégante et sobre, tout en retenue, de ceux qui restent émerveillés par cette vie dont ils n’attendent plus grand-chose.

Après Zénith-Hôtel (Prix de Flore 2012) et Demain Berlin, Oscar Coop-Phane signe un troisième roman mélancolique et bouleversant.





Frédéric Beigbeder, Oona & Salinger, Grasset

« Il arrive toujours un moment où les hommes semblent attendre la catastrophe qui réglera leurs problèmes. Ces périodes sont généralement nommées : avant-guerres. Elles sont assez mal choisies pour tomber amoureux.

En 1940, à New York, un écrivain débutant nommé Jerry Salinger, 21 ans, rencontre Oona O’Neill, 15 ans, la fille du plus grand dramaturge américain. Leur idylle ne commencera vraiment que l’été suivant... quelques mois avant Pearl Harbor. Début 1942, Salinger est appelé pour combattre en Europe et Oona part tenter sa chance à Hollywood.
Ils ne se marièrent jamais et n’eurent aucun enfant. »





Stéphane Guibourgé, Les fils de rien, les princes, les humiliés, Fayard

Avoir seize ans, avoir vingt ans dans les années quatre-vingt. L ’époque est à la rigueur. Des pères vaincus baissent les yeux devant leurs fils. Il s’agit alors de s’échapper, de fuir le mauvais côté du périphérique. Se frayer un chemin à travers les jardins ouvriers à l’abandon. Quitter ses amis, les princes, les humiliés. Kader, Abdou, Jean-Phi. Choisir la vitesse et la violence. Puis, un soir, rejoindre enfin une meute skinhead. Voici la trajectoire d’un fils de rien. Nom de guerre : Falco. Vingt-cinq ans plus tard, retiré du monde, il se souvient, et se fait face. Voici la confession d’un exilé et la quête de ce qui demeure en lui d’humanité et d’espérance.

Stéphane Guibourgé a quarante-huit ans. Les fils de rien, les princes, les humiliés est son onzième livre.




Eric Tellenne, Ronan et Loïza, Ecriture

En l’an de grâce 1300, Loïza, 16 ans, originaire de la région de Brocéliande, est promise à Ehouarn Kerguézec, Comte de Quimper, de 15 ans son aîné. Elle est d’autant plus désespérée qu’elle est tombée folle amoureuse de Ronan Le Scaër, jeune homme espérant être adoubé chevalier, qu’elle a croisé par hasard.

Le cœur serré, Loïza mettra tout en œuvre, avec l’aide de sa cousine Morgaine, diablesse aux pouvoirs ensorcelants, pour se tenir loin de son époux et vivre sa passion. Mais les temps médiévaux, bien que rythmés par des fêtes somptueuses où la chair est belle et le vin coule à flot, sont rudes.

Une inquiétante créature, le Maugriffu, sème la terreur, en tuant sauvagement des jeunes filles dans les Montagnes noires. Enfin chevalier, Ronan va devoir s’y confronter. Et il n’est pas certain que Loïza et lui sortent indemnes de cette aventure : les histoires d’amour finissent souvent mal…




Patrick Besson, La mémoire de Clara, Le Rocher

Clara Bruti, veuve de Brancusi, ancien président de la V République, est âgée de 98 ans. Nous sommes en 2065. Retirée à Nice après avoir perdu son immense fortune dans la débâcle qui a suivi la guerre mondiale de 2039-2045, elle écrit ses mémoires. Si l'on peut dire, car Clara Bruti souffre de la maladie d'Alzheimer. Tombée dans le besoin, elle accepte de le faire à cause de l'insistance de son amie Aurélia Meyer, directrice éditoriale aux Editions Plomb. Cette dernière lui offre non seulement un immense à-valoir, mais aussi son arrière-petit-fils en guise de « nègre ». Sauf que Clara Bruti ne souvient plus de rien et mélange tout.

Patrick Besson nous dresse un portrait au vitriol des années 2060. Il ne faut rien prendre au premier degré, et pouvoir rire de tout. Le seul bémol réside dans le fait que pour rire de tout, il faille connaître un minimum de ce milieu parisien dont il parle, et dont il cache parfois les noms. Même s’ils sont facilement reconnaissables pour celui qui suit de près le microcosme parisien, ils ne le sont pas pour tous. Celui qui est éloigné de ce milieu et qui ne connaît guère plus que Carla Bruni et Nicolas Sarkozy, ne trouvera sans doute pas le livre aussi amusant, car chaque élément raconté cache quelque chose.




François Roux, Le bonheur national brut, Albin Michel


10 mai 1981, François Mitterrand est élu, la France bascule à gauche, saisie d’émoi. Pour Paul, Rodolphe, Benoît et Tanguy, dix-sept ans à peine, pas encore le bac en poche, tous les espoirs sont permis, même au fin fond de leur province bretonne. Vivre son homosexualité au grand jour et monter à Paris pour Paul ; embrasser une carrière politique pour Rodolphe ; devenir photographe pour Benoît, fils d’agriculteurs ; suivre la voie de Bernard Tapie pour Tanguy.

Trente-et-un ans plus tard, que reste-t-il de leurs rêves, au moment où le visage de François Hollande s’affiche sur les écrans de télévision ? Le Bonheur national brut dresse, à travers le destin croisé de quatre amis d’enfance, la fresque sociale, politique et affective de la France de ces trois dernières décennies. Roman d’apprentissage, chronique générationnelle, le texte de François Roux réussit le pari de mêler l’intime à l’événementiel d’une époque, dont il restitue le climat avec une sagacité et une justesse percutantes.

François Roux est réalisateur de films publicitaires, de documentaires et de vidéo-clips. Il a également réalisé plusieurs courts métrages de fiction, sélectionnés dans de nombreux festivals, en France comme à l’étranger. Il est par ailleurs auteur et metteur en scène de théâtre : il a écrit et mis en scène Petits Meurtres en famille (2006) et est l’auteur de deux autres pièces, À bout de souffle (2007) et La Faim du loup (2010). Son premier roman, La Mélancolie des loups, a été publié en 2010 aux Éditions Léo Scheer.



Bruno Deniel-Laurent, L’idiot du palais, La Table ronde

On l’appelle le Palais. C’est une prison dorée des beaux quartiers de Paris. Originaire de Serbie, Dušan vient d’y être recruté comme agent de sécurité. Au service de la Princesse, il passe son temps à attendre, simple figurant d’une farce où se mélangent le protocole et les caprices.

Lorsque le Prince débarque sans préavis des États-Unis, Dušan endosse un nouveau rôle. Le «docteur» Élias, âme damnée des lieux, lui confie la mission délicate de pourvoir aux fantasmes du Prince. C’est ainsi qu’il recrute Khadija sur les boulevards extérieurs. Il ne sait pas qu’en la ramenant au Palais il va signer sa propre perte. Et retrouver le goût de la liberté.


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Bénédicte Martin, La femme, Les Equateurs
De la maîtresse de maison à la question de l’avortement, des mauvais combats du féminisme à ses solutions sur la prostitution, du bonheur de la frivolité à la violence domestique, de la solidarité féminine à la question de l’argent, de l’amour courtois au déclin du mâle, Bénédicte Martin croque et diffracte la femme de 2014.

Entre manifeste et poème, entre imprécation et programme, elle tisse avec des mots brûlants et des vers luisants une héraldique de la femme contemporaine. Celle qui se désagrège à la quarantaine sur les marches des tribunaux, venant solder ses amours alors que sa sexualité est dans la fleur de l’âge ; celle qui échoue, suante sur les rivages sableux d’un homme, forcée d’incarner à la fois la salope, la cuisinière et la bonne mère. C’est elle qui marche dans la rue, devant ou derrière vous, se questionnant sur sa condition de femme.

Était-ce vraiment cela que le féminisme nous promettait ?
Des pensions alimentaires et du sexe par derrière ?

Bénédicte Martin, telle Constance dans L’Amant de Lady Chatterley, se plante devant le paysage dévasté de la condition féminine et jette ce cri : « Qui a voulu ça ? »





Frederika Amalia Finkelstein, L’oubli, L’Arpenteur

«Je m'appelle Alma et je n'ai pas connu la guerre. J'ai grandi en écoutant Daft Punk, en buvant du Coca-Cola et en jouant à des jeux vidéo sur la Playstation 2. Un jour, j'ai appris que mon grand-père avait fui la Pologne quelques années avant la Seconde Guerre mondiale, avant la Shoah. Ce mot m'a longtemps agacée : son côté spectaculaire. Mais vendredi soir, quand je me suis retrouvée face à la petite-fille d'Adolf Eichmann et qu'elle n'arrivait pas à se remémorer le nom du camp d'Auschwitz, j'ai ressenti comme une douleur – elle a duré quelques secondes. Je me suis rappelé l'exergue de Si c'est un homme de Primo Levi : "N'oubliez pas que cela fut, non, ne l'oubliez pas" ; je crois que je veux faire exactement le contraire. Oublier tout.»





Louis-Henri de La Rochefoucauld, Gaudriole au golgotha, L’Arpenteur

Quand votre plus vieil ami d'enfance vous demande d'être son témoin de mariage, c'est déjà tout un roman. Alors quand cet ami s'avère être un incorrigible don Juan, goujat notoire et collectionneur d'histoires à coucher dehors... eh bien, ça tourne au vaudeville. Le narrateur se retrouve pris au piège : il va falloir écrire un discours! Mais que raconter? Attendu au tournant, il préférera prendre le détour des souvenirs, opérer la digression d'une longue lettre ouverte à cet ami finalement perdu... De fil en aiguille, le Christ en personne viendra remettre quelques pendules à l'heure. Un livre tour à tour mélancolique et tordant, toujours tiré à quatre épingles – car habillé d'une jaquette, forcément.




Philippe Cohen-Grillet, Usage de faux, Ecriture

Victor Goupille est un faussaire, talentueux sinon génial. Pour se distraire et (bien) gagner sa vie, il façonne des lettres et manuscrits plus vrais que nature. Sous sa plume naissent des documents autographes de Céline, Georges Perec, Romain Gary, Françoise Sagan, Jean-Edern Hallier, Antoine Bondin : des « trésors de papier » qu’il écoule aux enchères avec la complicité d’un expert.

À la faveur d’une petite annonce, il rencontre Camille, une mystérieuse femme brune à la main brisée. Coup de foudre ? Réciproque ? Pas si sûr. Car la belle aime jouer et dissimule aussi un secret. Alors que son manège attise les soupçons de la police, Victor doit mentir à Camille pour mieux l’aimer.

Entre intrigues, éclats de rire et sensualité, l’aventure continue. Mais à leurs risques et
périls ! Car bien souvent, tel est pris qui croyait prendre…

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MessageSujet: Re: RENTREE LITTERAIRE AUTOMNE 2014   Ven 12 Sep - 22:16



Emmanuel Carrère - Le Royaume - P.O.L.



Le Royaume raconte l’histoire des débuts de la chrétienté, vers la fin du Ier siècle après Jésus Christ. Il raconte comment deux hommes, essentiellement, Paul et Luc, ont transformé une petite secte juive refermée autour de son prédicateur crucifié sous l’empereur Tibère et qu’elle affirmait être le messie, en une religion qui en trois siècles a miné l’Empire romain puis conquis le monde et concerne aujourd’hui encore le quart de l’humanité.

Cette histoire, portée par Emmanuel Carrère, devient une fresque où se recrée le monde méditerranéen d’alors, agité de soubresauts politiques et religieux intenses sous le couvercle trompeur de la pax romana. C’est une évocation tumultueuse, pleine de rebondissements et de péripéties, de personnages hauts en couleur.

Mais Le Royaume c’est aussi, habilement tissée dans la trame historique, une méditation sur ce que c’est que le christianisme, en quoi il nous interroge encore aujourd’hui, en quoi il nous concerne, croyants ou incroyants, comment l’invraisemblable renversement des valeurs qu’il propose (les premiers seront les derniers, etc.) a pu connaître ce succès puis cette postérité. Ce qu’il faut savoir aussi, c’est que cette réflexion est constamment menée dans le respect et une certaine forme d’amitié pour les acteurs de cette étonnante histoire, acteurs passés, acteurs présents, et que cela lui donne une dimension profondément humaine.



Eric Reinhardt - L'Amour et les Forêts - Gallimard

Sélection prix Renaudot
Sélection prix Goncourt
Sélection prix Medicis

« J’ai eu envie de connaître Bénédicte Ombredanne en découvrant sa première lettre : c’était une lettre dont la ferveur se nuançait de traits d’humour, ces deux pages m’ont ému et fait sourire, elles étaient aussi très bien écrites, c’est un alliage suffisamment rare pour qu’il m’ait immédiatement accroché.

D’abord un peu précautionneuse, cette lettre était, à mesure qu’elle progressait, de plus en plus féroce et mécontente. De l’ironie, une réjouissante indiscipline, des clameurs de cour de récréation résonnaient dans ses phrases — leur graphie inclinée vers l’avenir suggérait bien l’audace consciente d’elle-même avec laquelle cette inconnue s’était précipitée vers moi par la pensée, comme si sa lettre avait été écrite d’une traite sans être relue avant de disparaître irrémédiablement dans la fente d’une boîte postale, hop, ça y est, au terme d’une course irréfléchie, fougueuse, qui sans doute avait démarré à la seconde où la jeune femme avait posé la plume de son stylo sur le papier, déterminée, en se refusant la possibilité de tout retour en arrière, avais-je senti dès la première lecture. »

À l'origine, Bénédicte Ombredanne avait voulu le rencontrer pour lui dire combien son dernier livre avait changé sa vie. Une vie sur laquelle elle fit bientôt des confidences à l'écrivain, l'entraînant dans sa détresse, lui racontant une folle journée de rébellion vécue deux ans plus tôt, en réaction au harcèlement continuel de son mari. La plus belle journée de toute son existence, mais aussi le début de sa perte.
Récit poignant d'une émancipation féminine, L'amour et les forêts est un texte fascinant, où la volonté d'être libre se dresse contre l'avilissement.





Patrick Deville - Viva - Seuil

En brefs chapitres qui fourmillent d’anecdotes, de faits historiques et de rencontres ou de coïncidences, Patrick Deville peint la fresque de l’extraordinaire bouillonnement révolutionnaire dont le Mexique et quelques-unes de ses villes (la capitale, mais aussi Tampico ou Cuernavaca) seront le chaudron dans les années 1930.

Les deux figures majeures du roman sont Trotsky, qui poursuit là-bas sa longue fuite et y organise la riposte aux procès de Moscou tout en fondant la IVe Internationale, et Malcolm Lowry, qui ébranle l’univers littéraire avec son vertigineux Au-dessous du volcan. Le second admire le premier : une révolution politique et mondiale, ça impressionne. Mais Trotsky est lui aussi un grand écrivain, qui aurait pu transformer le monde des lettres si une mission plus vaste ne l’avait pas requis.

On croise Frida Kahlo, Diego Rivera, Tina Modotti, l’énigmatique B. Traven aux innombrables identités, ou encore André Breton et Antonin Artaud en quête des Tarahumaras. Une sorte de formidable danse macabre où le génie conduit chacun à son tombeau. C’est tellement mieux que de renoncer à ses rêves.


Geneviève Brisac - Dans les yeux des autres - L'Olivier


Dans les années 70, deux sœurs défilaient dans les rues de Paris en chantant des slogans, et vibraient en entendant le mot «Camarades». Anna Jacob a quinze ans quand, pour la première fois, elle se rend à un meeting avec sa sœur Molly. De leurs combats avec leurs compagnons Marek et Boris qui les mèneront jusqu’au Mexique pour entrer dans la lutte armée, Anna va tirer un livre. Molly ne lui pardonnera pas de s’être approprié leur histoire pour en faire un roman. Pour Anna, la Révolution se pense, se rêve et s’écrit. Pour Molly, se révolter, c’est se frotter à la rugosité du quotidien. Entre une mère excentrique – dont Geneviève Brisac trace un admirable portrait –, des amants inconstants, l’éclat trompeur du monde littéraire et le poids du réel, les deux sœurs s’aiment et s’affrontent.

Avec un humour parfois grinçant, Geneviève Brisac se penche sur leur destin, leurs engagements et leurs désillusions. Car c’est, bien sûr, d’une éducation sentimentale qu’il s’agit ici. Celle d’une génération qui, à défaut de se perdre, n’a jamais complètement cédé sur son désir.
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