Musique et arts
 
AccueilFAQS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 PIERRE BOUTEILLER

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Bridget



Féminin Nombre de messages : 2342
Age : 65
Localisation : Paris
Date d'inscription : 13/05/2008

MessageSujet: PIERRE BOUTEILLER   Lun 7 Oct - 12:30

.


Pierre Bouteiller , un ton au naturel 










Il a réveillé, bercé, informé, fait sourire, diverti, cultivé des millions d'auditeurs.


Cinquante ans de radio, ça vous pose un homme. Son bonjour placé seul au beau milieu de l'indicatif jazz ou classique est sa marque de fabrique.
Pierre Bouteiller le dit lui-même. « On était des barons de France Inter. Le système ABC, pour Artur José, Bouteiller, Chancel. »



Modeste, le baron a des choses à raconter, avec la peur au ventre d'en dire trop, d'ennuyer, mais aussi avec l'envie de citer une foule de références littéraires ou musicales.

La radio, Pierre Bouteiller a commencé par la regarder, enfant. Le regard dans le vague, l'oreille captivée. Il est entré, au gré d'un concours, à Europe numéro 1, en même temps que Philippe Labro.
Dix ans d'expérience, avant de se faire virer, en 1969, avec une dizaine d'autres, « parce qu'on pensait mal », dit-il. C'est Roland Dordain, autre monument radiophonique qui l'a recruté à Inter.




Pierre Bouteiller a toujours cultivé ce ton libre, ironique, parfois provocateur, « avec le même mauvais esprit que José Artur », dit-il.

Entre deux imparfaits du subjonctif, il programmait Le Déserteur de Boris Vian. Pour lui, pire que la censure, c'est « l'autocensure des journalistes, par peur de choses même pas formulées par la direction ».



Du Masque et la plume, émission critique et mythique, qu'il a animée dès 1982, il dit « c'est un de mes meilleurs souvenirs ». Il a été directeur de France Musiques, de France Inter.



« L'interactivité c'est une démission »




Il est passionné, presque dévot à l'évocation de ses icônes, comme Maurice Ravel ou Pierre Boulez. À chaque note de musique, il pianote sur son fauteuil, tape du pied en rythme. Il s'est aussi bien amusé, dans un « esprit de déconnance généralisée ».



Il a vu l'espace d'antenne s'ouvrir de plus en plus aux auditeurs au point de devenir aujourd'hui une sorte de « flot continu ». Pas vraiment à son goût.

« Le talent des auditeurs est souvent supérieur au nôtre », dit-il un brin démago, en pensant surtout au Masque et la plume. Mais pour lui « l'interactivité à tous crins c'est une démission ».


Quant à la mort de la radio, annoncée à chaque arrivée d'un nouveau média, il n'y croit pas. Elle reste selon lui « irremplaçable pour sa rapidité ». Il reprend une petite nomenclature rapide des médias, selon laquelle la radio répond à la question « quoi ? », la TV à la question « comment ? » et la presse écrite à la question « pourquoi ? ».



Aujourd'hui animateur sur TSF jazz, Pierre Bouteiller reste un dévoreur d'ondes : Europe 1, France Inter, RTL, Classique, France Musique, France Culture... « Je zappe, dit-il. Je suis shooté à la radio ».



http://www.brest.maville.com/actu/actudet_-Pierre-Bouteiller-Je-suis-shoote-a-la-radio-_19-765341_actu.Htm[/center][/color]



.
Revenir en haut Aller en bas
Bridget



Féminin Nombre de messages : 2342
Age : 65
Localisation : Paris
Date d'inscription : 13/05/2008

MessageSujet: Re: PIERRE BOUTEILLER   Lun 7 Oct - 12:46




.


Pierre Bouteiller : le gentleman de TSF Jazz








Avec sa voix gouailleuse, Pierre Bouteiller ne se prend pas au sérieux, et partage chaque semaine, sur TSF Jazz, les trésors de sa discothèque.

Pierre Bouteiller parle de ses vinyles comme de grands crus… mais goûte aussi les nouveautés. © Nicolas Krief pour Télérama




Il a écrit un livre, Pierre Bouteiller, dont le titre lui va mieux que la Légion d'honneur – qu'il a, mais ne porte pas –, Radioactif.
Au lieu de s'adonner aux joies de la retraite, ce passionné des ondes, célèbre pour l'intonation de son « bonjour » (souvent imité), anime depuis près de quinze ans un rendez-vous sur TSF Jazz.
Rien que de très logique, au fond : en dépit d'une forte culture en classique, sa vraie passion est le jazz, qu'il connaît jusque dans les coins, étant lui-même pianiste – et pas mauvais.



Parlez-lui d'Oscar Peterson, il chavire. De Martial Solal ? Il lui voue une révérence partagée par tous les vrais connaisseurs, et lui a même consacré une émission télévisée qui a fait date…
C'est que l'homme, qui sait garder des allures d'amateur, a une impressionnante carrière : Europe 1, France Inter, France Musique (qu'il a dirigée, en lui mettant un s)…


Il a notamment piloté Le masque et la plume, après François-Régis Bastide et avant Jérôme Garcin. Quant à son passage à la télévision, il fut mémorable, puisqu'il y mit en place le brûlot Droit de réponse.



Pierre Bouteiller, né en 1934, dans la douceur angevine, avait atteint l'âge de la retraite quand, en 1999, Jean-François Bizot et Franck Ténot lui proposèrent de rejoindre TSF Jazz, qu'ils venaient de reprendre.

Le titre de son émission, Si bémol et fadaises, lui est venu en hommage à un film avec Danny Kaye, Si bémol et fa dièse (en américain A song is born, 1948), dans lequel apparaissaient Benny Goodman, Lionel Hampton, Louis Armstrong, Tommy Dorsey, et dont la vedette féminine était la bien nommée Virginia Mayo – une fête pour les amateurs de jazz et de maillots de bain !



Récupérant un générique qu'il utilisait déjà sur France Inter (1) (Girl Talk de et par Neal Hefti, génialement phrasé), qui a des airs de Count Basie et qu'il avait repéré dans un biopic sur Jean Harlow (2), Pierre Bouteiller reprit donc le collier. D'abord sur un rythme quotidien. Puis en hebdomadaire depuis la rentrée dernière.



Pour nourrir son émission, ce parfait gentleman puise des trésors goûteux dans sa vaste discothèque de vinyles. Il en parle comme de grands crus, improvisant de sa voix parisienne, gouailleuse et séduisante de vieux beau bien français qui n'est pas près de décrocher.


Mais ce monsieur bien élevé ne se borne pas à ses goûts traditionnels – des « goodies » d'Erroll Garner, Gerry Mulligan, Chet Baker et bien sûr d'Oscar Peterson, pour des instants de « glandouille, farniente et festouille » ; il fait aussi entendre des nouveautés à paraître, aux saveurs plus âpres.


Ainsi, au fil des ans, Pierre Bouteiller s'est-il imposé comme un monsieur Jazz qui ne se prend jamais au sérieux, mais se conduit en grand professionnel. D'ailleurs, s'il doit beaucoup au jazz, le jazz, aussi, lui doit.



Si Bémol & Fadaises le dimanche à 19h


http://www.tsfjazz.com/programme-detail.php?id=4



http://www.telerama.fr/radio/pierre-bouteiller-le-gentleman-de-tsf-jazz,103087.php




.
Revenir en haut Aller en bas
 
PIERRE BOUTEILLER
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» PIERRE BOUTEILLER
» Jean-Pierre vous explique la vie en couple
» Pierre Chaunu (1923-2009).
» La "Pierre de Caen"
» Le Havre - PIERRE DUBOIS

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
HARMONY :: LA MUSIQUE ADOUCIT LES MOEURS :: LES COULISSES DE LA CHANSON :: CRITIQUES MUSICAUX-
Sauter vers: