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 PIERRE BOUTEILLER

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Bridget

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MessageSujet: PIERRE BOUTEILLER   Lun 7 Oct - 12:30

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Pierre Bouteiller , un ton au naturel 










Il a réveillé, bercé, informé, fait sourire, diverti, cultivé des millions d'auditeurs.


Cinquante ans de radio, ça vous pose un homme. Son bonjour placé seul au beau milieu de l'indicatif jazz ou classique est sa marque de fabrique.
Pierre Bouteiller le dit lui-même. « On était des barons de France Inter. Le système ABC, pour Artur José, Bouteiller, Chancel. »



Modeste, le baron a des choses à raconter, avec la peur au ventre d'en dire trop, d'ennuyer, mais aussi avec l'envie de citer une foule de références littéraires ou musicales.

La radio, Pierre Bouteiller a commencé par la regarder, enfant. Le regard dans le vague, l'oreille captivée. Il est entré, au gré d'un concours, à Europe numéro 1, en même temps que Philippe Labro.
Dix ans d'expérience, avant de se faire virer, en 1969, avec une dizaine d'autres, « parce qu'on pensait mal », dit-il. C'est Roland Dordain, autre monument radiophonique qui l'a recruté à Inter.




Pierre Bouteiller a toujours cultivé ce ton libre, ironique, parfois provocateur, « avec le même mauvais esprit que José Artur », dit-il.

Entre deux imparfaits du subjonctif, il programmait Le Déserteur de Boris Vian. Pour lui, pire que la censure, c'est « l'autocensure des journalistes, par peur de choses même pas formulées par la direction ».



Du Masque et la plume, émission critique et mythique, qu'il a animée dès 1982, il dit « c'est un de mes meilleurs souvenirs ». Il a été directeur de France Musiques, de France Inter.



« L'interactivité c'est une démission »




Il est passionné, presque dévot à l'évocation de ses icônes, comme Maurice Ravel ou Pierre Boulez. À chaque note de musique, il pianote sur son fauteuil, tape du pied en rythme. Il s'est aussi bien amusé, dans un « esprit de déconnance généralisée ».



Il a vu l'espace d'antenne s'ouvrir de plus en plus aux auditeurs au point de devenir aujourd'hui une sorte de « flot continu ». Pas vraiment à son goût.

« Le talent des auditeurs est souvent supérieur au nôtre », dit-il un brin démago, en pensant surtout au Masque et la plume. Mais pour lui « l'interactivité à tous crins c'est une démission ».


Quant à la mort de la radio, annoncée à chaque arrivée d'un nouveau média, il n'y croit pas. Elle reste selon lui « irremplaçable pour sa rapidité ». Il reprend une petite nomenclature rapide des médias, selon laquelle la radio répond à la question « quoi ? », la TV à la question « comment ? » et la presse écrite à la question « pourquoi ? ».



Aujourd'hui animateur sur TSF jazz, Pierre Bouteiller reste un dévoreur d'ondes : Europe 1, France Inter, RTL, Classique, France Musique, France Culture... « Je zappe, dit-il. Je suis shooté à la radio ».



http://www.brest.maville.com/actu/actudet_-Pierre-Bouteiller-Je-suis-shoote-a-la-radio-_19-765341_actu.Htm[/center][/color]



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Bridget

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MessageSujet: Re: PIERRE BOUTEILLER   Lun 7 Oct - 12:46




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Pierre Bouteiller : le gentleman de TSF Jazz








Avec sa voix gouailleuse, Pierre Bouteiller ne se prend pas au sérieux, et partage chaque semaine, sur TSF Jazz, les trésors de sa discothèque.

Pierre Bouteiller parle de ses vinyles comme de grands crus… mais goûte aussi les nouveautés. © Nicolas Krief pour Télérama




Il a écrit un livre, Pierre Bouteiller, dont le titre lui va mieux que la Légion d'honneur – qu'il a, mais ne porte pas –, Radioactif.
Au lieu de s'adonner aux joies de la retraite, ce passionné des ondes, célèbre pour l'intonation de son « bonjour » (souvent imité), anime depuis près de quinze ans un rendez-vous sur TSF Jazz.
Rien que de très logique, au fond : en dépit d'une forte culture en classique, sa vraie passion est le jazz, qu'il connaît jusque dans les coins, étant lui-même pianiste – et pas mauvais.



Parlez-lui d'Oscar Peterson, il chavire. De Martial Solal ? Il lui voue une révérence partagée par tous les vrais connaisseurs, et lui a même consacré une émission télévisée qui a fait date…
C'est que l'homme, qui sait garder des allures d'amateur, a une impressionnante carrière : Europe 1, France Inter, France Musique (qu'il a dirigée, en lui mettant un s)…


Il a notamment piloté Le masque et la plume, après François-Régis Bastide et avant Jérôme Garcin. Quant à son passage à la télévision, il fut mémorable, puisqu'il y mit en place le brûlot Droit de réponse.



Pierre Bouteiller, né en 1934, dans la douceur angevine, avait atteint l'âge de la retraite quand, en 1999, Jean-François Bizot et Franck Ténot lui proposèrent de rejoindre TSF Jazz, qu'ils venaient de reprendre.

Le titre de son émission, Si bémol et fadaises, lui est venu en hommage à un film avec Danny Kaye, Si bémol et fa dièse (en américain A song is born, 1948), dans lequel apparaissaient Benny Goodman, Lionel Hampton, Louis Armstrong, Tommy Dorsey, et dont la vedette féminine était la bien nommée Virginia Mayo – une fête pour les amateurs de jazz et de maillots de bain !



Récupérant un générique qu'il utilisait déjà sur France Inter (1) (Girl Talk de et par Neal Hefti, génialement phrasé), qui a des airs de Count Basie et qu'il avait repéré dans un biopic sur Jean Harlow (2), Pierre Bouteiller reprit donc le collier. D'abord sur un rythme quotidien. Puis en hebdomadaire depuis la rentrée dernière.



Pour nourrir son émission, ce parfait gentleman puise des trésors goûteux dans sa vaste discothèque de vinyles. Il en parle comme de grands crus, improvisant de sa voix parisienne, gouailleuse et séduisante de vieux beau bien français qui n'est pas près de décrocher.


Mais ce monsieur bien élevé ne se borne pas à ses goûts traditionnels – des « goodies » d'Erroll Garner, Gerry Mulligan, Chet Baker et bien sûr d'Oscar Peterson, pour des instants de « glandouille, farniente et festouille » ; il fait aussi entendre des nouveautés à paraître, aux saveurs plus âpres.


Ainsi, au fil des ans, Pierre Bouteiller s'est-il imposé comme un monsieur Jazz qui ne se prend jamais au sérieux, mais se conduit en grand professionnel. D'ailleurs, s'il doit beaucoup au jazz, le jazz, aussi, lui doit.



Si Bémol & Fadaises le dimanche à 19h


http://www.tsfjazz.com/programme-detail.php?id=4



http://www.telerama.fr/radio/pierre-bouteiller-le-gentleman-de-tsf-jazz,103087.php




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Bridget

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MessageSujet: Re: PIERRE BOUTEILLER   Ven 10 Mar - 17:28



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Ah que je suis triste , je n'entendrai plus son « ßonjour ! » amical , chaleureux , bienveillant qui nous réconciliait avec les petits matins gris ...





La radio est en deuil, Pierre Bouteiller tire sa révérence.

Pendant plus de trente ans, à France Inter et à France Musique, il a animé des émissions mythiques qui ont séduit par leur liberté, leur humour et leur exigence..


Enfance et adolescence nomades

Son père faisant carrière à la Banque de France, la famille le suit partout dans son périple : Angers (ou elle est né en 1934), Rennes, Le Havre, Marseille, Sedan, Limoges... Pierre Bouteiller et son frère, grands auditeurs de la radio, deviennent des passionnés de musique et pratiquent tous les deux le piano. Mais Pierre Bouteiller trouve le solfège "assommant" et choisit d'être un pianiste dilettante.

Venu à Paris, il entreprend des études de psychologie à la Sorbonne. Avec un petit groupe d'amis, il écoute assidûment l'émission d'Europe 1 Pour ceux qui aiment le jazz.

Il répond à une petite annonce de la station et présente sa candidature pour un concours, la Coupe des reporters : il remporte le concours, ex æquo avec Philippe Labro en 1958. Tous deux gagnent le droit d'être stagiaires au "journal parlé". A l'époque, la rédaction d'Europe 1 est dirigée par Maurice Siégel et Jean Gorini. Pierre Bouteiller a pour collègues Jacques Paoli, Julien Besançon, Georges Fillioud, Guy Claisse et André Harris. Petit à petit, il se spécialise dans les sujets culturels. En 1968, il anime une émission culturelle quotidienne : Je sors pour vous. Il sera renvoyé quelques mois plus tard après avoir diffusé un gag dans lequel Henri Tisot imite le général de Gaulle.




Et il assume :Il faut être viré régulièrement

Roland Dhordain l'embauche alors à France Inter. Nous sommes en octobre 1969. Dans la décennie qui suit, il présentera plusieurs émissions quotidiennes : Embouteillage, Le magazine de Pierre Bouteiller, Au bénéfice du doute, Comme de bien entendu. Son équipe repère les nouveaux talents de la scène artistique des années 1970.




De 1981 à 1982, il part à la télévision où il est nommé directeur des variétés de TF1. De retour à la radio en 1982, il présente sur France Inter, Le Masque et la Plume, et succède ainsi à François-Régis Bastide. Il entend alors élargir les thèmes de l'émission à la chanson, la mode et la musique. Il le racontait à l'occasion des 40 ans de l'émission.


En 1989, il laisse les rênes du Masque et la plume à Jérôme Garcin. On est sous le mandat du PDG de Radio France Jean Maheu ; il devient directeur des programmes de France Inter (jusqu'en 1994). A la tête d'Inter, on lui doit notamment le retour de Bernard Lenoir sur la chaîne. Pierre Bouteiller donne sa chance à Laurent Ruquier qui crée Rien à cirer. C'est aussi l'époque de Synergie de Jean-Luc Hees, de la chouette bande de Gérard Lefort avec l'émission : Passées les bornes, il n'y a plus de limite.


1996, l'année du changement

Après sept ans à la Direction des programmes de la station, il est remplacé en juin par Jacques Santamaria.

Une bonne nouvelle pour les auditeurs qui retrouvent en septembre celui qui entra à France Inter en 1969, sa voix, son érudition, son humour et son célèbre "bonjour".

Chaque matin à 9h, s'ouvre Quoi qu'il en soit, un magazine culturel, dont le générique est un écho du tropisme de Pierre Bouteiller pour le jazz : Tide d'Antônio Carlos Jobim

Générique qui habillera plus tard l'émission l'émission Si bémol et fadaises qu'il présentera sur TSF Jazz.

En 1999, nouveau changement à Radio France : le CSA élit Jean-Marie Cavada à la présidence de la radio. Cavada nomme Pierre Bouteiller à la direction de France MusiqueS. C'est Pierre Bouteiller qui ajoute un S au nom de la station. Il réorganise l'antenne et y reste jusqu'en 2004.



France Inter rediffusera ce soir à 20h la dernière de "Quoi qu'il en soit", le magazine de Pierre Bouteiller diffusée le 2 avril 1999, puis vous proposera une "Nuit" Bouteiller de minuit à 6h.


https://www.franceinter.fr/culture/la-radio-est-en-deuil-pierre-bouteiller-tire-sa-reverence



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