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Sujet: VINCENT DELERM Mar 27 Mai - 13:17
VINCENT DELERM
Dans la lignée un peu bancale de son père écrivain qui s’attache à la description minutieuse et drôle des petits plaisirs quotidiens, Vincent chante les drames familiers de l’existence. Il se situe lui-même dans la lignée d’une tradition qui évolue avec le temps, celle de la chanson à textes estampillée "rive gauche". Sa devise ? Trouver la légèreté en chaque chose.
:star: live FANNE ARDENT (la CIGALE)
http://www.youtube.com/watch?v=NjCYH4r1xrc
dEterminisme familial
"Je regarde grandir Vincent. Il vient d’avoir huit ans. Je sais un peu ce qu’il devient dans la tendresse, quand il nous dit: "Plus tard, je serai facteur. Comme ça, je vous verrai tous les matins! Et puis il éclate en sanglots…"" Ainsi débute la chronique de Philippe Delerm, dans "Le Bonheur, Tableaux et Bavardages", un recueil publié en 1986 avant le succès que l’on connaît.
Fils unique de Philippe Delerm, auteur de La Première Gorgée de Bière qui a séduit, en trois ans, près d’un million de lecteurs, Vincent Delerm naît à Evreux le 31 août 1976. Dans une famille de professeurs de Lettres où la culture des activités parallèles est de rigueur. En effet, ses parents occupent tous deux un second métier. Philippe, son père est aussi écrivain et Martine, sa mère, navigue entre ses talents d’illustratrice et d’auteur de romans policiers pour enfant.
Très jeune Vincent voit beaucoup de spectacles et découvre l’extase de la scène : Jean-Michel Caradec, Yves Duteil, Philippe Chatel, la tournée d’adieux des Frères Jacques… La musique est pour son père la culture première, au moins autant que la littérature. Un de ses albums préférés est sans doute l’album d’Alain Souchon Toto, 30 ans, rien que du malheur. Il grandit aussi en compagnie de Barbara et de Gilbert Laffaille, puis à 10 ans, à l’écoute de Souchon et de Françoise Hardy, il se dit que plus tard une fois grand, il sera amoureux et triste. Bizarre, mais le projet d’être amoureux et déçu lui plait.
En 1993, le lycéen crache ses 17 ans avec une bande de copains dans un groupe de coldwave -Triste Sire- tendance Cure et Joy Division. Pendant qu’il écrit à la maison des chansons très Rive Gauche composant des piano-voix plutôt fleur bleue. Mais c’est par admiration pour Michel Berger et William Sheller qu’il se décide à étudier le piano. En autodidacte, pour s’accompagner. Ce grand écart durera jusqu’en 1997. Vincent commence alors ses études de Lettres Modernes à l’université de Rouen, se voyant prof pendant une dizaine d’années, tout en chantant. Des études qui se révéleront fondatrices : il se lance dans le théâtre, participe activement à une troupe et se prend de passion pour le cinéma, en particulier celui de François Truffaut, auquel il consacrera en 1999 son mémoire de maîtrise "François Truffaut, cinéaste écrivain". Sans pour autant quitter son piano avec lequel il met peu à peu sa vie en musique. Son enfance, surtout, dont la subtile nostalgie imprègne la plupart de ses textes.
Dernière édition par Anny le Mar 27 Mai - 13:31, édité 1 fois
Nine Admin
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Sujet: Re: VINCENT DELERM Mar 27 Mai - 13:20
LES PLANCHES COTE ORCHESTRE
Malgré son attirance pour la scène, il demeure insatisfait de ses performances dramaturgiques et théâtrales. Le pianiste autodidacte préfère alors se tourner définitivement vers la chanson. Pourquoi? Parce qu’elle se trouve justement à la croisée des chemins du cinéma, de l’écriture et de la scène. Une belle solution. Des débuts timides et c’est la panique qui le prend quand il s’aperçoit que les maisons de disque ne se bousculent pas pour lui manifester leur soutien..
Sa première scène, c’est en 1998, à la salle Ronsard de Rouen, qu’il la foulera avec sa veste de chanteur solo. Mais les choses sérieuses débutent en 1999 après avoir composé quatre des titres qui figurent aujourd’hui, dans son premier album. Ses influences? Pas mal d’écrivains britanniques ou les textes de chansons anglaises des Smith ou de Pulp. Il aime une écriture sociale, dans le sens des rapports entre les gens. La tournée des petits lieux parisiens peut alors commencer: le Limonaire, le théâtre des Déchargeurs…
Quand il arrive à Paris en 2000, il aime beaucoup se balader dans la rue Robert-Estienne dans le 8ème arrondissement où François Truffaut qu’il vénère, avait ses studios, ses petites habitudes, sa boulangerie. Bien sur, il connaît un peu la capitale quand jusqu’à ses dix ans, il rend visite à sa grand-mère, square Carpeaux, mais Paris reste pour lui une fascination. Le chanteur affectionne le Saint-Michel des éditeurs, cette gentille nostalgie des cinémas d’art et d’essai de la rue Champollion, ces parties de flâneries chez les bouquinistes des quais mais aussi les grands cafés parisiens, pas les bons plans conseillés dans les guides mais ceux avec croque-madame et calcaire sur la carafe. Aussi beaucoup les souvenirs empruntés à des films: Tati, puis Truffaut évidemment, et les Lino Ventura des années 70 ou encore les comédies de Philippe de Broca.
Les rencontres opportunes
Il continue donc ses classes dans les cabarets du Marais, devant des publics restreints. Un soir, l'écrivain Daniel Pennac, Vincent Frèrebeau, patron du label Tôt ou Tard, ainsi que Thomas Fersen, seront dans la salle. Mais avant tout, la grande chance de Vincent c’est la rencontre en 2000, avec François Morel, comédien chez les Deschiens, la troupe de Jérôme Deschamps. Quand celui-ci reçoit la démo, tombé sous le charme il la fait circuler notamment dans les couloirs de la radio France Inter et dans ses tournées où il la donne aux programmateurs des salles que la troupe investie. C’est grâce à lui s’il passe dans la grande émission phare de France Inter, Sur le Pont des Artistes. Le samedi 19 février 2000, entre Thomas Fersen et les tziganes des Yeux Noirs, il est le petit nouveau sur les ondes. Seul au piano le temps de deux chansons, Vincent Delerm, 23 ans, s’y fait un prénom. Avec une cinquantaine de chansons en poche, il n’a pas encore enregistré d’album et squatte le théâtre des Déchargeurs une fois par semaine les hivers 2000 et 2001 où il partage l’affiche avec Matthieu Vermeulen. Il y fait la rencontre de Thomas Fersen. Celui-ci, emballé, lui propose la première partie de ses concerts en juin 2001 à la Cigale puis le fait rentrer chez Tôt ou Tard, sa maison de disques. Un peu après, c’est lui que l’on retrouve dans cette même salle, son nom en tête d’affiche.
Fin avril 2002, sort son premier disque. Chez Tôt ou Tard, l’écurie des Têtes Raides, de Thomas Fersen et de Matthieu Boogaerts. Sur le disque, il s’est notamment entouré du virtuose Cyrille Wambergue, pianiste de Thomas Fersen, du même arrangeur, Joseph Racaille, mais aussi d’Yves Torchnisky à la contrebasse. Il y garde le goût de certaines orchestrations, un peu baroque d’Angelo Branduardi qu’il affectionnait étant jeune. De Fanny Ardant à Jean-Louis Trintignant - dont il emprunte pour le CD un extrait de dialogue de Un homme et une femme de Claude Lelouch - à qui il rend hommage en passant par Irène Jacob qu’il fait chanter sur Cosmopolitain, le septième art est un fil rouge dans son travail.
En deux mois et demi, l’album s’écoule à 50.000 exemplaires sans autre promotion qu’un passage régulier sur France Inter et quatre semaines à l’Européen. Puis on le regarde continuer sérieusement sa progression : 80.000, 90.000 jusqu'au cap des 100 000 disques écoulés. Bien au-delà des 10.000 qu’il s’était fixé au début… Après la première partie de Julien Clerc, les Francofolies en juillet 2002 entre autres, au passage de cap du disque d’or, la tournée se rallonge démesurément : soixante-dix villes prévues jusqu’au printemps 2003, pour 80 dates et cinq concerts en clôture au Bataclan à Paris du 20 au 24 mai.
Le 15 février 2003, Vincent Delerm reçoit la Victoire de la Musique de l'Album Révélation.
Finalement, son parcours ressemble à la mythologie qu’il s’était faite de la chanson. Comme les grands, le chant commence à la maison, se poursuit dans des petites salles à Rouen, puis à Paris, et d’autres plus grandes.
Promenade anglaise
Avril 2004 : le nouvel album, "Kensington Square", creuse le même sillon que "Vincent Delerm", celui de l’élégance mélancolique. Le chanteur a invité quelques amis: Irène Jacob sur "Deutsch Gramophon", Keren Ann et Dominique A chantent avec lui sur "Veruca Salt et Frank Black". Un pied dans le présent, un pied dans le passé, Vincent Delerm continue sa route sans esbroufe.
Interlude théâtral pour Vincent Delerm. Il est l'auteur d'une pièce, "Le fait d'habiter Bagnolet", mise en scène par Sophie Lecarpentier. Dans le même esprit que ses chansons, la pièce raconte un moment du quotidien, une rencontre entre un homme et une femme. Elle sera notamment jouée à Paris, au Théâtre du Rond-Point, en 2004 et reprise en 2005.
Le troisième album de Vincent Delerm sort en septembre 2006. "Les piqûres d'araignée" a été enregistré en Suède, aux côtés de Peter Von Poehl, artiste d'origine suédoise, et de ses musiciens. Neil Hannon (The Divine Comedy) est également présent sur un titre. Les textes semblent désormais plus s'inscrire dans le présent que dans le passé. Le titre "Du sépia plein les doigts" s'en prend même à une certaine nostalgie passéiste. Le premier simple de l'album quant à lui, s'intitule "Sous les avalanches". Un vent d'air frais souffle sur les nouvelles compositions de Delerm. Mais on continue à voir dans ce trentenaire tranquille et bien mis, un chanteur "bobo" comme l'épingle gentiment le quinqua Renaud, auteur d'un titre intitulé fort à propos "les Bobos" ("Dans les chansons de Vincent Delerm/on les retrouve à chaque rime"). Delerm poursuit son chemin et repart sur les routes de France dès le mois d'octobre, pour une nouvelle série de concerts.
clip titre : TES PARENTS
http://www.youtube.com/watch?v=ztgGDs8fcpc
Bridget
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Sujet: Re: VINCENT DELERM Lun 2 Juin - 16:27
Merci Anny ,
J'aime beaucoup Vincent Delerm , je l'ai vu deux fois je crois à la Cigale et à l' Olympia , il a une belle présence sur scène et un public exceptionnel !
J'ai beaucoup , beaucoup écouté ses deux premiers albums , surtout Kensington Square , les paroles de ses chansons sont des merveilles d'humour ou de sensibilité !
Par contre , le troisième opus " Les piqures d' araignée "m'a beaucoup moins touchée , beaucoup trop variété à mon goût .
le dvd de ses concerts à la Cigale , avec un artiste invité sur chaque morceau est un régal , notamment le duo Cali / Delerm sur " Quoi ?"
chanson mythique de S. Gainsbourg , crée par J. Birkin .
où l'on s'aperçoit que celui des deux qui a la plus belle voix n'est pas celui qu'on croit !
Pour le plaisir :
http://fr.youtube.com/watch?v=K0esraF7k1E
Le baiser Modiano
2004 "Kensington Square"
C'est le soir où près du métro Nous avons croisé Modiano Le soir où tu ne voulais pas croire Que c'était lui sur le trottoir Le soir où j'avais dit : "Tu vois La fille juste en face du tabac Tu vois le type derrière, de dos En imper gris, c'est Modiano !"
C'est le soir où nous avons pris Des mojitos jusqu'à minuit Le soir où tu as répété "Peut-être il habite le quartier ?" Le soir où nous sommes revenus En dévisageant toute la rue En cherchant derrière les carreaux L'ombre chinoise de Modiano
C'est le soir où je repensais A la veille du bac de français "En vous appuyant sur le champ Lexical de l'enfermement Vous soulignerez la terreur Dans le regard du narrateur" Dans les pages cornées d'un folio Voyage de noces de Modiano
Et le baiser qui a suivi Sous les réverbères, sous la pluie Devant les grilles du square Carpeaux Et le baiser qui a suivi Sous les réverbères, sous la pluie Devant les grilles du square Carpeaux Je l'appelle Patrick Modiano
Vincent Delerm Le monologue shakespearien
Pendant la première scène je regardais sur le côté Pour essayer de comprendre comment ses cheveux étaient noués Pendant la deuxième scène en fait j'imaginais Ses vacances y a deux ans sur la plage de Bénodet Pendant la troisième scène je me suis un peu rendu compte J'avais pas bien suivi les répliques du Vicomte Pendant la quatrième elle s'est penchée vers moi Elle a failli me dire un truc et puis finalement pas
On est parti avant la fin Du monologue Shakespearien Parti avant de savoir Le fin mot de l'histoire On a planté en pleine nuit L'Archevêque de Canterbury On a posé un lapin A l'épilogue Shakespearien
Début du deuxième acte, toute la rangée soupire Le clan des veuves s'éclate parce que bon c'est Shakespeare Niveau intensité quelque chose qui rappelle Le programme d'EMT pour l'année de quatrième Pourtant la mise en scène était pas mal trouvée Pas de décor pas de costume c'était une putain d'idée Aucune intonation et aucun déplacement On s'est dit pourquoi pas aucun public finalement
On est parti avant la fin Du monologue Shakespearien Parti avant de savoir Le fin mot de l'histoire On a planté en pleine nuit L'Archevêque de Canterbury On a posé un lapin Au dénouement Shakespearien
Dans les rues d'Avignon y a des lumières la nuit On boit des demi-citrons et on se photographie A la table d'à côté ils ont vu un Beckett Ils disent c'est pas mal joué mais faut aimer Beckett Dans les rues d'Avignon il y a des projets balèzes Demain à 23 heures je vais voir une pièce polonaise Dans les rues d'Avignon y a du pepsi cola Et puis y a une fille qui dit bah en fait je viens de Levallois
On est parti avant la fin Du monologue Shakespearien Parti avant de savoir Le fin mot de l'histoire On a planté en pleine nuit L'Archevêque de Canterbury On a posé un lapin Au monologue Shakespearien
Pendant la première scène je regardais sur le côté Pour essayer de comprendre comment ses cheveux étaient noués Pendant la deuxième scène en fait j'imaginais Mes vacances dans deux ans sur la plage de Bénode
Vincent Delerm Deauville sans Trintignant
A Deauville un dimanche Sous la pluie sur les planches Elle s'avance à côté D'un homme plus âgé Il ne dit presque rien A Deauville ce matin Il promène sur la plage Son deuxième mariage Les studios vue sur mer Sont fermés tout l'hiver Puisque les retraités N'ont pas pris de congé C'est le deuxième café Ses cheveux sont trempés Balançoire trampoline Le club Mickey dégouline
Elle repense à ce film Qui se passe à Deauville C'est un peu décevant Deauville sans Trintignant
Ils iront tout à l'heure Déjeuner à Honfleur Reprendre la Rover Et s'ennuyer ailleurs Menu à deux-cent vingt Citron vert sur les mains Il fera rapporter Un château bouchonné Juste après le repas Ils feront quelques pas Elle voudra essayer Ce manteau bleu soldé Marée basse sur le port Il attendra dehors Il faudra envisager Un retour bouchonné
Elle repense à ce film Qui se passe à Deauville C'est un peu décevant Deauville sans Trintignant
Elle a raté son dimanche A Deauville sur les planches Il a raté sa vie A Deauville sous la pluie
Bridget
Nombre de messages: 1627 Age: 60 Localisation: Paris Date d'inscription: 13/05/2008
Sujet: Re: VINCENT DELERM Mer 5 Nov - 12:26
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Avec Vincent Delerm, la vie en quinze chansons
Son nouvel album sort aujourd'hui. Une succession de petits films, de rêves, de tranches de vies inventées, si brillamment racontées.
Il avait commencé par deux albums d'auteur. Le troisième, Les piqûres d'araignées, était plus pop. Celui-ci, appelé simplement Quinze chansons, installe la touche toute personnelle de Vincent Delerm dans la chanson d'ici. Une habileté à graver une oeuvre musicale très cinématographique, aux images immédiates et précises, aux atmosphères élégamment peaufinées, si besoin avec des cordes, des cuivres, des claviers.
« Je ne pensais pas écrire un nouvel album si vite. Je réfléchissais à une pièce de théâtre. Et puis, c'est venu tout seul. J'aime le format chanson. » Il feuilletait alors beaucoup de livres de photos sur l'Amérique. Apparaissent ainsi, dans ce disque, des décors d'Hollywood après-guerre, un appartement vide à North Avenue, le premier grand concert des Beatles aux États-Unis, une ambiance de nuit à New York...
Vincent Delerm habite ces décors de personnages: une vieille star de cinéma, une mère de famille plongée dans ses souvenirs, un homme sortant de prison, un ancien couple qui se redonne rendez-vous... Des personnages rendus attachants en quelques phrases. « C'est un peu une mosaïque de ce qui m'entoure, explique t-il. Dans Allan et Louise, ces anciens amoureux se revoient comme pas mal de gens aujourd'hui, avec Internet, ont envie de retrouver un ancien amour. Pour en avoir le coeur net. »
Car après avoir posé ses décors, puis ses personnages, Delerm sait les faire vivre dans le temps pourtant réduit d'une chanson. Dans Allan et Louise, il glisse en moins de quatre minutes des éléments du passé, du présent et une fin qui se lit au futur... « Un petit casse-tête chinois pour que ça reste fluide, souligne t-il. Mais j'aime faire des renvois d'une époque à l'autre, histoire de se rendre compte que ce l'on vit au présent, ça compte. Ces allers-retours donnent de la valeur à l'instant, un goût pour la vie. »
Un disque de Vincent Delerm donne, lui-aussi, goût à la vie. Il donne envie de se bâtir ses propres histoires, d'aimer ses souvenirs, de goûter à ce genre de promenades sentimentales qu'il sait si bien conter, de s'approprier comme lui des musiques et des images (dans Martin Parr et dans Et François de Roubaix dans le dos).
Vincent Delerm sait conjuguer le bon temps au présent quand on aurait trop tendance à le laisser au passé. C'est pour cela que ses disques sont incontournables.
Dernière édition par Bridget le Mer 16 Nov - 20:07, édité 3 fois
Bridget
Nombre de messages: 1627 Age: 60 Localisation: Paris Date d'inscription: 13/05/2008
Sujet: Re: VINCENT DELERM Mer 5 Nov - 12:37
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Depuis ce matin, vous pouvez découvrir et acquérir le nouvel opus de Vincent Delerm.
Cet album baptisé sobrement Quinze chansons, est le digne successeur de l'opus précédent, Les Piqûres d'Araignée (sorti en 2006). Pour l'occasion, Vincent s'est entouré de collaborateurs très intéressants: Ibrahim Maalouf, Peter Von Poehl et également l'artiste Albin de la Simone.
Sur sa chaîne DailyMotion officielle, le label Tôt ou Tard diffuse plusieurs vidéos dans lesquelles l'artiste présente ses nouvelles chansons. Pour découvrir ces vidéos, n'hésitez pas à cliquer sur ce lien
Voici le tracklisting de l'album " Quinze chansons":
1. Tous les acteurs s'appellent Terence 2. Allan et Louise 3. Je pense à toi 4. Martin Parr 5. Le coeur des volleyeuses bat plus fort pour les volleyeurs 6. Et François de Roubaix dans le dos 7. Dans tes bras 8. 78543 habitants 9. Shea Stadium 10. Un temps pour tout 11. North avenue 12. From a Room 13. Un tacle de Patrick Vieira n'est pas une truite en chocolat 14. Monterey 15. La Vie est la même
Et pour vous donner l'envie de télécharger légalement et/ou d'acheter ses 15 chansons originales, nous vous proposons de partir à la découverte du premier extrait, Un temps pour tout, grâce à ce clip:
Dernière édition par Bridget le Mer 16 Nov - 20:17, édité 2 fois
liliane Admin
Nombre de messages: 9237 Age: 61 Localisation: dans la galaxie Date d'inscription: 02/05/2008
Sujet: Re: VINCENT DELERM Dim 23 Nov - 11:43
Chanteur lettré, styliste sensible, chroniqueur inspiré de (et par) la culture pop, VINCENT DELERM est de retour avec Quinze chansons : son meilleur album.
Les uns, toujours les mêmes, ricaneront : Vincent Delerm est un garçon si effroyablement banal et sans imagination qu’il a intitulé son quatrième album Quinze chansons. Les autres, une nouvelle fois épatés, y verront au contraire une forme de sobre élégance pour saluer sans en avoir l’air Leonard Cohen (Ten New Songs) ou Randy Newman (12 Songs). Si le pâtre canadien est nommément l’objet d’une chanson haïku à propos de la pochette de Songs From a Room, c’est à l’évidence le replet songwriter californien qui aura servi ici d’inspiration majeure. Il suffit d’entendre Tous les acteurs s’appellent Terence, introduit par les cordes d’une romance tire larme hollywoodienne, et cette évocation en miroir d’un monde désespérément englouti, pour saisir combien l’observateur Delerm n’est désormais plus très loin de ses modèles. « Il était question à un moment d’un duo avec Randy Newman, mais il n’était pas libre. Disons qu’il avait sans doute mieux à faire mais qu’il a fait poliment savoir qu’il n’avait pas le temps » suggère Delerm avec cette pointe d’autodérision que n’aurait pas détesté l’auteur de Sail Away s’il avait fait le déplacement. On s’étonne d’ailleurs toujours d’entendre le Français le plus doué de sa génération assumer des complexes – sa voix, ses limites de musicien ou d’auteur – à travers des formules du style « la chanson, c’est un peu comme le décathlon. Si tu es bon au piano ou sur scène, tu limites la casse dans les autres disciplines. »
Alors qu’en réalité Quinze chansons prolonge l’état de grâce qui est le sien depuis Kensington Square, où après le faux départ d’un premier album radicalement « chanson germanopratine » il prenait la liberté (le risque ?) de se réinventer en mode pop. Il a peut-être perdu la moitié de son public en chemin, mais il a gagné une épaisseur musicale qui dans ce pays de vendeurs de toquantes – de Bénabar à Abd Al Malik - l’illustre en joaillier d’exception, forcément pas aussi bien entendu qu’on le rêverait.
Après une parenthèse plus minimaliste sur Les Piqûres d’araignées, enregistré en Suède avec Peter Von Poehl et un cahier des charges oulipien (« mettre un élément new wave dans chaque chanson »), Delerm revient chaudement entouré sur ce quatrième album qui a bénéficié du concours de deux des arrangeurs les plus cossus de l’hexagone. Jean-Philippe Verdin (Readymade) fait virevolter un genre de mento à la Specials (Je pense à toi) en lui accouplant vibraphone, cloches et clavecin pour finir dans l’irréelle dimension de Jacques Demy/Michel Legrand période Peau d’âne. Remi Galichet (Diving with Andy) soigne des cordes en chambre qui calfeutrent la voix et les somptueuses mélodies de Delerm dans les mêmes songes que ceux de Neil Hannon.
Au casting également, les cuivres solaires de Ibrahim Malouf ou les claviers impertinents d’Albin de La Simone agissent comme autant de petits miracles à l’intérieur d’un grand : le talent inouï de Delerm pour encapsuler en trois minutes des sensations et des émotions que l’on mettrait soi-même des années à réunir. Tout le Melville du Samouraï tient ainsi dans son époustouflant Et François de Roubaix dans le dos, toute l’Angleterre des années 80 dans son Martin Parr, toute la violence des renoncements à la frivolité de la jeunesse passe comme un souffle à travers son Shea Stadium.
Comment fait-il pour frapper toujours aussi juste ? « J’aime vraiment la notion de fluidité liée à la chanson, donner l’idée que les choses sont écrites au fil de la plume. En réalité je suis assez laborieux. J’ai un cahier par chanson et je reviens parfois des dizaines de fois sur un texte, je prends de l’élan en repartant au début et souvent je cale devant le même obstacle. Du coup je n’ai jamais un texte d’avance, pas trop d’idées, je les exploite toutes à fond. »
Une vague dominante « new yorkaise » distingue cette fois l’album des précédents, et il va sans dire que le New York de Delerm a plus à voir avec Woody Allen qu’avec Scorcese, lui qui ose une chanson presque gaie sur le 11 septembre (Allan et Louise) ou qui dépeint un drame intime sous l’apparente banalité d’une visite d’appartement (North avenue). On comprend mal dès lors pourquoi tout le monde ne lui dit pas I love you.
Nombre de messages: 1627 Age: 60 Localisation: Paris Date d'inscription: 13/05/2008
Sujet: Re: VINCENT DELERM Mar 24 Fév - 15:35
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Delerm et la manière
Chaque lundi à la Cigale, et en tournée, le chanteur présente un spectacle drôlement intelligent, où prédomine l’univers cinématographique.
Vincent Delerm en tournée française et chaque lundi à la Cigale, 120, bd de Rochechouart, 75018. Jusqu’au 30 mars. CD : Quinze Chansons (Tôt ou tard).
«Tous les acteurs s’appellent Terence/ Tu vois un peu l’époque l’ambiance/ Hollywood après guerre piscine bref tu vois/ Dans quarante ans les maquilleuses/ Diront la période fabuleuse…»
C’est la même composition qui ouvre Quinze Chansons, le quatrième album de Vincent Delerm, sorti le 3 novembre, et son nouveau spectacle, qui commence à circuler entre Paris, les lundis, et la province.
Or, Tous les acteurs s’appellent Terence se pose là pour situer d’emblée la prégnance de l’univers visuel (cinéma, mais également photo, pub télé), tel qu’il s’affirme plus que jamais sur scène chez celui qui s’est jadis fait connaître en déclarant sa flamme à Fanny Ardant (et moi)
Vincent Delerm en tournée française et chaque lundi à la Cigale, 120, bd de Rochechouart, 75018. Jusqu’au 30 mars. CD : Quinze Chansons (Tôt ou tard).
«Tous les acteurs s’appellent Terence/ Tu vois un peu l’époque l’ambiance/ Hollywood après guerre piscine bref tu vois/ Dans quarante ans les maquilleuses/ Diront la période fabuleuse…» C’est la même composition qui ouvre Quinze Chansons, le quatrième album de Vincent Delerm, sorti le 3 novembre, et son nouveau spectacle, qui commence à circuler entre Paris, les lundis, et la province.
Or, Tous les acteurs s’appellent Terence se pose là pour situer d’emblée la prégnance de l’univers visuel (cinéma, mais également photo, pub télé), tel qu’il s’affirme plus que jamais sur scène chez celui qui s’est jadis fait connaître en déclarant sa flamme à Fanny Ardant (et moi).
La première rencontre majeure de Vincent Delerm avec le public parisien a eu lieu en 2002 à la Cigale, consacrant sa reconnaissance populaire après qu’on l’eut filé à l’Européen. A l’époque, la formule piano-voix suffisait à faire des étincelles. Depuis, Vincent Delerm a sorti d’autres disques, élargi sa palette sans geste brusque et conservé à peu près intacte (à peine s’il ne donne pas l’impression de vouloir l’entretenir) la fracture entre partisans et détracteurs.
Port d’attache. De tournée en tournée, il a aussi développé une relation fidèle avec la Cigale, au point que la salle de Pigalle fait dorénavant figure de port d’attache où, entre deux virées (Saint-Barthélemy-d’Anjou, Bordeaux, Vichy…), le chanteur accoste à une cadence hebdomadaire.
«Il s’est passé des trucs depuis la dernière fois qu’on est venus dans cette salle, ironise d’emblée le chanteur. On avait un autre Président et on ne pensait pas qu’on pourrait faire pire, Laure Manaudou était la sportive préférée des Français…»
Sombre et sobre, la tenue est la même. Mais le style s’est encore affirmé. Affiné, affermi.
Dorénavant accompagné de deux musiciens d’une fiabilité égale, Ibrahim Maalouf et Nicolas Mathuriau - qui circulent entre trompette, batterie et claviers -, Vincent Delerm a les coudées franches pour développer un projet qui, deux heures durant, se singularise par un mélange permanent d’intelligence et de finesse.
Habillage. D’une exquise drôlerie, Vincent Delerm aime à cultiver la nostalgie surréférencée (Et François de Roubaix dans le dos, Deauville) pour, mine de rien, mieux décocher quelques flèches dans un registre «engagé» où il n’a pas la réputation de faire son marché («Sur les affiches UMP, il fait si chaud/Les caméras de surveillance/ Il y a du soleil sur la France», Il fait si beau, extrait 2006 des Piqûres d’araignée).
Swing léger et fredonnement distingué, que le chœur féminin des anonymes ne demande qu’à investir, sont au service d’une des écritures les plus caractérisées de ces dix ou vingt dernières années.
Vincent Delerm a sélectionné environ vingt-cinq titres pour ce récital 2009, dont un bon tiers extraits du nouvel album. Musicalement, bien que lancée depuis peu, l’affaire tourne déjà rond. Mais c’est au moins autant l’habillage qui marque les esprits. Pour accompagner des chansons qui, souvent, ressemblent à des synopsis, les trouvailles crépitent, du décor et de l’écran, qu’on rechigne à trop dévoiler.
En guise de bande-annonce - cohérente avec la démarche - on dira juste que, chemin faisant, il sera question du lion des studios de la MGM, d’un vrai-faux film muet en noir et blanc admirablement pastiché, et de l’exhumation d’un gisement inestimable de vieilles pubs ciné des années 70 (Bahlsen, Rouen Tapis, les Pépinières de Haute-Normandie à Isneauville…), qui, à l’instar du reste, rendent la fréquentation du concert à peu près essentielle.
Actuellement en tournée, le chanteur fait étape, tous les lundis, à Paris avec un spectacle qui mêle chansons, théâtre et cinéma.
Vincent Delerm s'est imposé sur scène, avant la parution de son premier album.
C'est sur les planches que se goûte le mieux l'art de ce chanteur catapulté chef de file de la nouvelle chanson française. Le trentenaire présentait, lundi, la première date parisienne de sa tournée, à La Cigale.
Avant d'être chanteur, Delerm se destinait au théâtre. Il a aussi écrit son mémoire de maîtrise sur François Truffaut. On ne sera dès lors pas étonné de la place occupée par le cinéma et le théâtre dans sa mise en scène. Après s'être longtemps produit seul au piano, Delerm se présente désormais avec deux multi-instrumentistes (trompette, vibraphone, claviers, batterie).
Ombres chinoises, pubs des années 1970, parodie de film muet, les éléments visuels permettent de compenser la faiblesse du chanteur : sa voix. Delerm se montre volontiers mordant. « Que ceux qui pensent que Rachida Dati a repris le travail trop tôt lèvent la main s'ils veulent entendre la chanson suivante », dit-il ainsi, comme pour couper court à son image un peu lisse.
Plus loin, Marc Lévy, Max Gallo ou Patricia Kaas sont brocardés. Ailleurs, il rend hommage au photographe britannique Martin Parr, au compositeur François de Roubaix ou au cinéaste Jacques Tati, désamorçant au passage sa réputation d'adepte du name dropping. « Les gens me disent, “quand même vos spectacles, c'est très référencé” ».
Sa reprise de L'amour en fuite lui permet d'évoquer deux de ses maîtres absolus d'un coup : Truffaut, réalisateur du film, et Souchon, auteur du titre. Par trop artificiel, le duo virtuel avec la voix préenregistrée du chanteur ne fonctionne pas. C'est le seul moment de faiblesse d'un spectacle fluide et inspiré, qui couvre habilement les quatre albums de l'artiste, en s'appuyant majoritairement sur son dernier en date, ce miracle d'équilibre qu'est Quinze chansons.
En continuant à tracer un sillon bien à lui, Delerm s'éloigne un peu plus chaque jour du tout-venant de la chanson et confirme qu'il est fait pour durer.
La Cigale, tous les lundis, jusqu'au 30 mars, et en tournée.
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Bridget
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Sujet: Re: VINCENT DELERM Sam 11 Juil - 14:22
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Les bracelets rouges à la piscine J'ai passé l'âge de regarder Les filles juste en face des cabines Qui accrochent, décrochent les paniers C'est bon, ça va, j'ai plus quinze ans Un été dans une ville De soixante dix-huit mille Cinq cent quarante-trois habitants Le départ de Lucile Je nage en y pensant Seul dans le centre ville, j'attends
Mélange de shampoing et d'urine Sur mini-carrelage bleu vaguement Lorsque mes épaules dégoulinent Le bracelet défait, je le rends C'est bon, ça va, j'ai plus quinze ans Un été dans une ville De soixante dix-huit mille Cinq cent quarante-trois habitants Les soirées sans Lucile Je nage en y pensant Seul dans le centre ville, j'attends
Et dans le reflet des berlines Un bronzage un peu différent Dans les yeux des filles des cabines Je suis très vieux, je suis très blanc C'est bon, ça va, j'ai plus quinze ans Un été dans une ville De soixante dix-huit mille Cinq cent quarante-trois habitants Seul dans le centre ville, j'attends
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Sujet: Re: VINCENT DELERM Sam 11 Juil - 14:38
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FRANCOFOLIES DE LA ROCHELLE :
Le grand numéro de Delerm
Les 25e Francofolies de La Rochelle se sont ouvertes hier avec, notamment, une soirée anniversaire réunissant une brochette de vedettes (Tryo, Souchon, Aubert...). Mais la plus belle surprise de la soirée est venue d'un autre concert, donné par un homme qui n'était pas convié à la fête des 25 ans : Vincent Delerm.
A priori, l'événément était sur la grande scène, en plein air, devant plus 10 000 personnes : c'est là que se tenait à partir de minuit la très tardive célébration des 25 ans des Francos, sous l'étonnant houlette de Tryo - le groupe de néo reggae conviant des artistes qui eux, ont vraiment marqué l'histoire du festival, comme Souchon, Thiéfaine, Arthur H. ou Aubert ; fête de famille classique, huilée, mais sans âme et sans grand intérêt.
C'est ailleurs, et bien plus tôt, qu'a eu lieu le concert le plus excitant de cette soirée d'ouverture : celui de Delerm au Grand Théâtre. Lui dont les chansons sont a priori si sages et si conventionnelles a totalement éclaté les codes du récital ; mieux, il les a réinventés.
Dans un décor mouvant digne d'un plateau de cinéma, avec ses fausses façades, sa guirlande de lampions, sa kyrielle d'accessoires, son escalier de music hall, le chanteur cabotin n'a cessé d'alterner les rôles : Delerm a chanté, bien sûr, mais il a aussi beaucoup parlé – au point de jouer le conférencier derrière un pupitre. Il nous a projeté des extraits de films – Truffaut, Lelouch. Il nous a montré de vieilles publicités à l'irrésistible désuétude, se pliant partout à une mise en scène simple et efficace. Dosage parfait de nostalgie et de dérision, y compris envers son public ; une surprise à chaque coin de chanson.
Ceux qui avaient vu le spectacle l'hiver dernier, lors de sa création à La Cigale, n'ont guère été surpris : c'est le même, légèrement resserré (et désormais très rodé), que Delerm vient de présenter à La Rochelle. Mais c'est justement cela, qui est étonnant : d'ordinaire, ce genre de production est bien trop lourd pour sillonner la France, surtout les festivals, où la succession des artistes et la rotation des plateaux interdit les installations si sophistiquées. Les artistes ont donc tendance à réserver à la capitale leurs formules les plus riches. Delerm a refusé d'alléger la sienne en province, et une fois n'est pas coutume, les Francos lui ont permis d'investir le Théâtre avec tout son barda.
Festival bien inspiré : la salle, pleine à craquer, fut d'abord un brin réservée, sans doute interloquée, avant de basculer toute entière dans la fantaisie de ce cérébral inventif. Delerm a fait son grand numéro aux Francos, qui lui ont répondu par une ovation, méritée.
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Sujet: Re: VINCENT DELERM Sam 26 Déc - 16:15
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Vincent Delerm pour "23 janvier-18 juillet 2009"
Vincent Delerm vient aujourd’hui présenter son livre DVD "23 janvier-18 juillet 2009", sorti chez Tôt ou Tard.
"23 janvier-18 juillet 2009" est un objet hybride comportant un livre de 144 pages avec photos et textes de tournée de Vincent Delerm, ainsi que le DVD du concert enregistré au Bataclan en juillet 2009 et ses bonus.
Une façon de se plonger dans la tournée et l’univers intime et assez déjanté de Delerm.
Livre-DVD live : - Un livre de 144 pages avec photos et textes de tournée de Vincent Delerm - Un DVD avec le concert au Bataclan en juillet 2009 et des bonus
Contenu du DVD :
Tous les acteurs s'appellent Terence Dans tes bras Jamais prendre de risques à Paris Le monologue Shakespearien Le cœur des volleyeuses bat plus fort pour les volleyeurs Il fait si beau L'heure du thé Il y a un temps pour tout Lincoln Palace L'amour en fuite Tes parents La vipère du Gabon Et François de Roubaix dans le dos Martin Parr Fanny Ardant et moi A Naples il y a peu d'endroits pour s'asseoir Na na na Quatrième de couverture Un tacle de Patrick Vieira n'est pas une truite en chocolat Les piqûres d'araignée
Vincent Delerm était l’invité de Vincent Josse dans Esprit critique sur France Inter (09h10 - 15 décembre 2009).
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Sujet: Re: VINCENT DELERM Mer 16 Nov - 20:37
Vincent Delerm - Memory
Du 6 décembre 2011 au 30 décembre 2011 Théâtre des Bouffes Du Nord
Il y a toujours eu du théâtre dans les spectacles de Vincent Delerm. Depuis dix ans, ses quatre albums ont été prétextes à mettre en scène les déambulations d'un personnage noir et blanc, ses pensées intérieures, son cinéma muet. C'est l'inverse cette fois-ci.
« Memory » est un spectacle de théâtre, prétexte à présenter des chansons, écrites pour ce projet et ne figurant sur aucun album. Elles accompagnent la vie et les questionnements de Simon que Vincent Delerm interprète, accompagné du multi-instrumentiste Nicolas Mathuriau.
Simon s'interroge sur le temps qui passe, sur la façon dont les modes se démodent, sur ce que nous attendons d'une existence, sur ce qui permettrait de ne pas se retrouver un beau soir «blanchi comme un cheval fourbu et glacé dans un lit de hasard».
« Avec le temps » est sa chanson préférée mais elle lui fait tellement d'effet qu'il ne supporte de l'écouter que dans sa version italienne, en été, sur un radio-cassette de voiture qui fait passer la bande un peu au ralenti.
« Memory » parle de notre rapport au temps, aux âges de la vie et à la disparition.
Avec la complicité artistique de Macha Makeïeff et la participation vocale et amicale de Woody Allen.
Vincent Delerm raconte son nouveau spectacle Memory : l'odyssée de Simon, qui s'interroge sur le temps qui passe, le sens de la vie, la disparition.
Grave et léger.
«Je n'ai jamais eu le sentiment d'être très loin du théâtre en composant mes chansons. En dix ans, j'ai signé quatre disques, j'ai fait quatre tournées : le spectacle était constitué de 1 h 20 de musique et de chansons et de 20 minutes d'autre chose.
Du jeu, de l'interprétation, un personnage. Avec Memory , je vais plus loin. Il s'agit de vraiment théâtre, mais la musique, les images, la chanson y ont une place essentielle. J'admire JeanBaptiste et Victoria Thierrée et leur Cirque invisible , car toutes les formes de la représentation sont convoquées et l'on va du rire à l'émotion, de la prouesse à la simplicité, d'un même mouvement. C'est ce dont je rêve pour Memory.
Au départ, Olivier Poubelle m'avait demandé de brèves interventions lors de la présentation de saison des Bouffes du Nord, dont il est codirecteur avec Olivier Mantéi. Je m'étais amusé… et cela nous a conduits à ce projet, sous le regard et les conseils de Macha Makeïeff, présente ce jour-là !
Si l'on peut définir un argument, ce serait le chemin de Simon, un homme qui se pose des questions sur le temps qui passe, sur le sens de sa vie. J'interprète Simon, accompagné d'un musicien multi-instrumentiste, Nicolas Mathuriau. J'ai un piano droit, moins imposant que ceux de mes concerts, et je joue et chante une dizaine de chansons, toutes inédites. Je suis loin d'être seul dans cette aventure qui me plaît… En prologue, on entend la voix de Woody Allen qui a accepté d'enregistrer un texte pour le spectacle et, en ouverture, Olivier Broche passe à la radio…
Ensuite, on passe dans la ville, figurée en décor léger et dans les lumières de Nicolas Maisonneuve. Il y a beaucoup d'images dans ce spectacle et notamment des films familiaux, anonymes, en super-huit, que j'ai achetés. On danse, on chante au cœur de fêtes, mariages, communions. Moi, j'ai filmé des fêtes foraines… C'est la vie, notre “mémoire” commune qui passe, pour moi, par Avec le temps de Léo Ferré… » Le théâtre, un vrai chemin
«Le théâtre a toujours été présent dans ma vie. Nombre de mes amis sont comédiens, metteurs en scène et, dans tous mes spectacles de chanson, le théâtre a eu sa part. J'ai joué une première pièce que j'avais écrite, intitulée Enfin toujours est-il que voilà, en 1997. C'était très confidentiel !
Sept ans plus tard, Sophie Lecarpentier a mis en scène au Rond-Point Le Fait d'habiter Bagnolet. C'est Marie Payen et Frédéric Cherboeuf qui jouaient… avec Sébastien Trouvé, bruiteur.»
Vincent Delerm : Memory, Bouffes du Nord, 37 bis, boulevard de la Chapelle (Xe) Tél. : 01 46 07 34 50 . Horaires : 21 h du mardi au samedi. Places : de 18 à 28 €. Durée : 1 h 40. Du 6 au 30 décembre, puis en tournée.
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Bridget
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Sujet: Re: VINCENT DELERM Mer 7 Déc - 22:35
Top of the potes: rencontre avec les grands leaders de la "nouvelle scène française"
De gauche à droite: Sanseverino, Keren Ann, Benjamin Biolay, Camille, Vincent Delerm et Jeanne Cherhal.
Dix ans après leur éclosion, les grands leaders de la "nouvelle scène française", Camille, Benjamin Biolay, Vincent Delerm et les autres prennent la pose en exclusivité pour L'Express.
C'est la photo de classe, dix ans après, de la promo 2001-2002. Une génération d'auteurs, compositeurs et interprètes qui a surgi comme un antidote aux candidats préfabriqués de la Star Academy.
Réunis sous le label "nouvelle nouvelle chanson française" ou "nouvelle scène", Vincent, Camille, Keren et les autres n'avaient pourtant pas grand-chose en commun, sinon le fait d'émerger simultanément, d'avoir entre 20 et 30 ans, et de chanter leur vie d'une façon décomplexée.
Comme, avant eux, l'avaient fait Souchon, Chatel, Simon, Jonasz et tous ces cadors de la "nouvelle chanson française".
Leurs premiers albums avaient le charme de la première fois, des brouillons bouillonnant de leurs CD à venir. Très vite, le tam-tam de leurs états d'âme a résonné, des Victoires de la musique aux plateaux de télévision. D'où tableaux d'honneur et disques d'or, d'un côté; attaques et caricatures, de l'autre. Magyd Cherfi, ex-Zebda, a même consacré, en 2007, une rengaine ironique au phénomène des chanteurs bobos: Bénabar ou Delerm.
Depuis, une décennie a coulé sous le pont de la chanson. Chacun a creusé son style. Certains ont décidé de chanter en anglais, provoqué des embardées vers le cinéma ou le théâtre.
Des amitiés sont nées à l'intérieur de cette bande, bientôt rejointe par Cali ou Olivia Ruiz.
Et des inimitiés: Bénabar n'a pas souhaité se joindre à cette photo de groupe réalisée en exclusivité pour L'Express. Durant la séance, Camille a fait des abdos, Keren Ann a invité ses collègues à danser, Sanseverino et Benjamin Biolay ont lancé des vannes, Jeanne Cherhal a joué de l'"air guitare".
Quand ils ont entonné Michèle, de Gérard Lenorman, c'est Vincent Delerm qui a soufflé les paroles. A chacun ses trucs, à chacun son portrait.
Une série de chansons de chambre dans l'air du temps et de Ménilmontant, portées par un tube piano-voix (Fanny Ardant et moi) l'ont propulsé d'emblée, en 2002, au sommet. Le public applaudit sa mélancolie joyeuse et la cinéphilie qui teinte ses textes - son mémoire de maîtrise de lettres portait sur "Le cinéma de François Truffaut est-il littéraire ?".
Très vite le nom de Delerm fils est sur toutes les lèvres. "A un moment, j'étais même devenu pour beaucoup le mec énervant", analyse-t-il. L'ami Vincent a su se révolutionner en tentant des exercices plus électriques façon Divine Comedy. Mais pas que. Tourné depuis toujours vers la lumière et les théâtres, ce citadin vagabond photographie la ville (un livre, Probablement), écrit des pièces et des spectacles avec monologues, chansons et vidéos.
Le dernier s'intitule Memory: "L'histoire de Simon, un névrosé, un angoissé, et de son rapport au temps. Le passé m'intéresse, non pas sous l'angle nostalgique, mais parce que les événements justement passés sont concrets et précis." C'est dit.
Memory. Au théâtre des Bouffes-du-Nord, Paris (Xe), jusqu'au 30 décembre. Et en tournée.