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 FRANK SINATRA

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Nine
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MessageSujet: FRANK SINATRA   Mar 27 Mai - 11:06



Frank SINATRA
THE VOICE.

Acteur, Artiste, Chanteur et Musicien (Américain)
Né le 12 décembre 1915
Décédé le 18 mai 1998 (à l'âge de 82 ans)
Hoboken - New Jersey 12 Décembre 1915. En cette froide journée de Décembre, une femme accouche dans des conditions difficiles au 415 de la Monroe Street. La tête et le coup déchirés par les forceps, le tympan perforé et l'oreille lacérée, l'enfant est laissé pour mort tandis que le médecin concentre ses soins sur la mère. Mais la grand-mère saisit le bébé par les pieds, court sur le palier et le place sous le jet glacé du robinet d'eau courante. Un cri immense s'élevé... l'enfant est sauf....Francis Albert Sinatra vient de pousser sa première note entre deux étages d'une maison lépreuse de la banlieue de New York. Telle est l'authentique histoire qui veut que par sa présence d'esprit la Signora Rose Garavente ait ce jour là donné au monde la possibilité de jouir du talent du plus grand « entertainer » que le siècle ait connu.

Quand il débute en amateur en 1935, le jeune fils d'immigrés italiens n'a qu'une ambition: égaler l'idole du moment, celui qui fait vibrer l'Amérique de sa voix d'or, le grand Bing Crosby lui-même. Mais il lui faudra encore attendre quatre longues années parsemées d'emplois précaires et de minables radio-crochets avant de tenter de rivaliser avec le célèbre crooner et pouvoir profiter de la chance que lui offre soudain Harry James, trompettiste virtuose. Celui-ci vient de quitter Benny Goodman - le Roi du Swing- pour fonder sa propre formation. Nous sommes alors au printemps 1939 et voici le jeune Frank - marié depuis quelques mois à peine - lancé sur les routes américaines, partageant la vie chaotique des musiciens de Big Band et apprenant les ficelles de son métier, soir après soir, pour un premier salaire de 75 dollars par semaine.

Six mois plus tard il franchissait une nouvelle étape et devenait le chanteur vedette de l'orchestre de Tommy Dorsey, l'une des meilleures formations blanches de l'époque. Peu à peu la légende se mettait en place ... un nouveau phénomène vocal était né, utilisant le microphone comme aucun de ses prédécesseurs n'avait su le faire auparavant, tirant les phrases musicales sur des longueurs inusitées, jouant de la sensibilité, de la sensualité et du phrasé.

Un mois avant l'attaque japonaise contre Pearl Harbor, les magazines Downbeat et Metronome pouvaient enfin titrer: "Meilleur Chanteur de l'année 1954 : Frank Sinatra". Celui que la presse ne désignait plus alors que par « The Voice » ou « Frankie », avait désormais remplacé Bing Crosby dans le coeur de l'Amérique adolescente.

L'année suivante, tandis qu'il avait pris - non sans mal - la décision de voler de ses propres ailes, l'ampleur du phénomène Sinatra ne fit que s'accroître, se traduisant par des scènes d'hystérie collective sans précèdent. De cette époque datent les images de légende de « Bobby-Soxers » occupant sans désemparer les travées du Paramount Theatre de New York. En Octobre 1944, pour son troisième passage en ce lieu, plus d'un millier de personnes avaient envahi les guichets avant 6 heures du matin. A neuf heures, sur dix rangées de front, 10.000 adolescents faisaient la queue entre les 43éme et 44éme rues sur la 8éme Avenue tandis que près du double avait recouvert les alentours de Time Square paralysant la circulation. Entre temps, Hollywood avait ouvert ses portes à celui qui allait devenir le symbole de l'Amérique triomphante. Sponsorisées par les plus grandes marques de cigarettes, les émissions de radio se succédaient de semaines en semaines captivant des millions d'auditeurs autour du Hit Parade du moment; Woody Allen retracera plus tard cette époque dans son film « Radio Days ».


Mais bien des contes de fées ont parfois leurs revers et Frank Sinatra dût en subir plus d'un au cours de sa longue carrière. A la fin des années 1940, le public commença à se lasser de ces chansonnettes quelque peu sirupeuses alors que les premiers accents du Rock'n' Roll n'allaient pas tarder à déferler. Empêtré dans ses déboires sentimentaux avec Ava Gardner, en conflit permanent avec la presse et les ligues puritaines, « The Voice » était désormais une valeur en baisse au box office; son nom à lui seul ne suffisait plus à attirer assez de monde pour qu'on puisse l'afficher dans une salle aux dimensions de celles du Paramount. . .En 1949 il n'était plus pointé qu'avant dernier des 50 meilleurs artistes des USA.

Pour comble, le 26 Avril 1950, au Copacabana de New York, il dût de façon pitoyable quitter la scène, totalement aphone, les cordes vocales brisées par une hémorragie. Une à une, les chaînes de radio et de télévision résiliaient leurs contrats, la Metro Goldwyn Mayer mettait fin à son engagement, les studios de disques Columbia l'abandonnaient. Le calvaire allait ainsi durer quelques années encore. Devenu l'ombre de lui-même, laché par ses amis, l'ancien gamin bagarreur des rues d'Hoboken n'abandonnait pas pour autant le combat et luttait de toutes ses forces face au monde impitoyable du show-business...

A la fin de 1952, Frank Sinatra se battit avec un acharnement incroyable afin d'obtenir un rôle de second plan - celui du soldat Maggio - dans le film « Tant qu'il y aura des hommes »que s'apprêtait à tourner Fred Zinneman avec Montgomery Clift, Burt Lancaster et Deborah Kerr. Ce rôle, il en était persuadé, était pour lui. . . il le sentait . . inutile de composer, Maggio le raté, le gavroche italien, c'était lui !

Abandonnant en catastrophe Ava Gardner au Kenya sur le tournage de Mogambo, il parvint à convaincre les dirigeants de la Columbia de lui laisser tourner un test. Le résultat fût tel qu'il emporta la décision (au détriment d'Elie Wallach), acceptant de tourner pour une poignée de dollars. Un an plus tard, face au tout-Hollywood, Frank Sinatra remportait le deuxième Oscar de sa carrière après celui obtenu en 1948 pour un court métrage civique sur la tolérance et contre le racisme.

Renouant dès lors avec le succès, il enregistra des albums prestigieux pour le jeune label Capitol (lequel comptait également dans son écurie quelques grands noms: Judy Garland, Peggy Lee, Nat King Cole, Dean Martin, Bobby Darin, Louis Prima/Keely Smith, Kay Starr. . . ) avant de créer sa propre maison de disques: Reprise. Il retrouva le chemin des studios pour les films devenus aujourd'hui de grands classiques: «L'Homme au bras d'or » d'Otto Preminger, « Comme un torrent » de Vincente Minnelli avec Shirley Mac Laine et son compère Dean Martin, « La Blonde ou la Rousse » aux côtés de Rita Hayworth et Kim Novak, « La Haute Societé » avec Bing Crosby, Louis Armstrong et Grace Kelly....

Le reste appartient désormais à l'Histoire et Frank Sinatra continua de forger sa légende, chantant régulièrement sur les scènes du monde entier, remplissant le Maracana de Rio en 1984 ou multipliant ses prestations dans les casinos de Las Vegas, Atlantic City, Reno, jusqu'à ses deux derniers albums «Duets » enregistrés en 1993. Personnage contreversé, aimé ou haï, aussi fantasque et vindicatif qu'on le disait charitable et sensible aux détresses humaines, il n'a jamais voulu tricher ni décevoir son public. Ne retenons aujourd'hui que l'étendue et la pérennité de son oeuvre: 53 films, plus d'un millier d'enregistrements sonores, plusieurs centaines de millions de disques vendus.

Source : ameriqueinsolite.free.fr/.../ueinsolite.free.fr/fr/sinatra.html


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MessageSujet: Re: FRANK SINATRA   Mar 27 Mai - 11:12



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MessageSujet: Re: FRANK SINATRA   Mar 17 Juin - 15:03

L'Americano
HOMMAGE A FRANK SINATRA

Mathieu Durand pour Evene



Il y a dix ans s'éteignait le crooner le plus célèbre de l'histoire de la musique. De celui-ci on sait presque tout, sa légende l'ayant dépassé :
les femmes, la mafia, les tubes, le cinéma, Ava Gardner, Otto Preminger, Gene Kelly…
Mais qui se cache vraiment au-delà du mythe ?



Dans son récent et remarquable essai sur le chanteur ('Pourquoi Sinatra', éditions Le Serpent à Plumes), Pete Hamill affirme que le crooner restera dans l'histoire de la musique. Selon lui, Sinatra, comme Mozart ou Charlie Parker, fait partie des artistes qui triomphent sur la "trivialité de la mort". Pourtant, force est de constater que les grands et géniaux interprètes de l'histoire de l'art s'inscrivent moins longtemps dans la mémoire collective que les créateurs. On se souvient aujourd'hui mal de Sarah Bernhardt, comédienne encensée au siècle dernier pour ses prestations habitées des pièces de Racine, considérée à l'époque comme la plus grande interprète dramatique que le XIXe siècle ait engendrée ? 'Phèdre' reste, mais ses interprètes passent. De même rappelons-nous l'évocation transie d'émotion de Proust à propos de la Berma (interprète elle aussi de 'Phèdre') dans 'Du côté de chez Swann' : elle reste uniquement comme un personnage mythifié dans la mémoire de l'écrivain. Que reste-t-il de Sinatra, l'un des plus grands interprètes, si ce n'est le plus grand du siècle dernier au point d'avoir gagné le surnom de "The Voice", dix ans après sa disparition ?



L'avènement du disque et du micro

Sinatra a vu et participé à l'avènement de deux armes de communication massive, deux innovations technologiques intimement liées : l'enregistrement sur disque et le micro. De ce dernier, Sinatra s'est servi à merveille. Plus besoin pour le chanteur de forcer l'effet et d'extraire de son corps une voix surnaturelle comme la tradition de l'opéra ou de Broadway l'ont entériné pendant des années. Pour pouvoir être entendu malgré la puissance de l'orchestre et la grandeur d'un théâtre, l'opéra a joué avec cette voix surpuissante si caractéristique de ce genre musical. Avec le micro, le chanteur peut susurrer, faire vibrer ses cordes vocales de manière plus intime. Et, pour les chansons d'amour dont Sinatra s'est fait le chantre, parler directement au coeur des auditeurs. "J'ai découvert très tôt que mon instrument n'était pas ma voix, confie-t-il à Pete Hamill. C'était le micro." En cela Sinatra suit les leçons d'une de ses plus grandes influences, Bing Crosby.



Quant à l'enregistrement, il permet de faire entrer la musique dans une nouvelle ère : une époque où il n'y a plus seulement la partition du compositeur qui reste, mais l'interprétation du chanteur. Là où la performance était éphémère, elle acquiert dorénavant (presque) le même halo d'éternité que l'oeuvre du créateur. Aujourd'hui encore, nous pouvons écouter Sinatra chanter les plus grands standards du jazz, alors que nous ne pouvons voir ou écouter les grands interprètes des classiques de l'opéra. Le disque comme palliatif au manque de mémoire collective ? L'avènement du jazz, dont Sinatra s'est fait l'un des plus dignes représentants vocaux, est d'ailleurs lié à ce mélange entre créateur et musicien / interprète. Pour sans doute la première fois dans l'histoire de l'art, le créateur est intimement lié à l'interprète : quand Miles Davis crée 'So What' nous avons l'enregistrement quasi spontané de l'oeuvre sur 'Kind of Blue' alors que nous ne saurons jamais comment Mozart ou Beethoven jouaient leurs oeuvres au piano. Pour toutes ces raisons, Sinatra pourra s'inscrire dans le futur plus que ne le purent ses prédécesseurs vocalistes.



Le corps de la voix

Sinatra est une voix qui sait tout chanter : là où la France cantonne en général un chanteur dans un style, l'Amérique loue l'élasticité du vocaliste. De la bossa nova au jazz big band pur jus (il jouera avec les orchestres les plus prestigieux du jazz, de Count Basie à Duke Ellington), le crooner impose son flow et son swing à toutes les chansons. Sous l'influence de son mentor, Tommy Dorsey (tromboniste et chef d'orchestre à qui Sinatra doit ses débuts), le crooner malaxe sa voix comme un instrument. Dans un essai sur le chanteur, Gene Lees remarque au sujet de Dorsey : "Il contrôlait parfaitement sa respiration, et son style fait d'exhalations délibérément lentes, permettant de soutenir de longues lignes musicales, était certainement instructif, tant pour Sinatra que pour n'importe quel chanteur. Dorsey se servait de son contrôle parfait pour lier la fin d'une phrase au commencement de la suivante. Sinatra apprit à faire de même." Plus qu'une voix, Sinatra est aussi une présence, un corps qu'on peut admirer dans les captations de concerts, mais surtout dans les quelques films auxquels il participa.



"The Voice" vient de cette époque d'Hollywood où le chanteur se faisait acteur (la tendance semble inversée aujourd'hui). S'il a fait peu de films, Sinatra peut quand même se targuer d'avoir joué sous la direction de Stanley Donen, Gene Kelly ou Vicente Minelli. Mais, s'il y a un film à retenir, c'est bien 'L'Homme au bras d'or' du jazzophile Otto Preminger (la BOF d''Autopsie d'un meurtre' est signé Duke Ellington en personne). Sinatra y campe un ancien toxicomane qui cherche à se reconvertir en batteur de jazz. Pour servir son film, Preminger utilise toute l'ambiguïté de Sinatra, dont le personnage est pris entre ses anciennes relations louches qui le tourmentent et l'empêchent de mener à bien sa carrière de musicien. Le rôle sera récompensé par une nomination aux Oscars et symbolise le retour en force de Sinatra après ce qu'on appelle la "chute des années 50", où sa carrière était en berne – au point qu'on l'appelait "Monsieur Ava Gardner" du nom de sa star de femme de l'époque. Dans ce film, quand Sinatra joue l'héroïnomane en manque, il se montre criant de vérité. Et Preminger joue avec sa carcasse fragile refermant un caractère introverti, se servant de son regard pour faire passer des sentiments ambivalents – "Blue Eyes" est d'ailleurs son second surnom. Comme le remarque très justement Pete Hamill, Sinatra impose une nouvelle vision de la masculinité à l'Amérique au sortir de la guerre : "Peu à peu, Sinatra trouva le moyen d'insérer un peu de tendresse dans son interprétation, tout en restant viril".



Le symbole de l'Amérique

Sinatra est le symbole de l'immigration aux Etats-Unis : enfant d'immigrés italiens, il est aussi celui qui loua la gloire des villes américaines au travers de deux chansons (le légendaire 'New York, New York' mais aussi 'My Kind of Town', en hommage à Chicago). Dans les années 30, les immigrés italiens subissent de nombreuses humiliations. On ne peut comprendre la rage de réussir de Sinatra sans exposer ce contexte. Dans ces années, les immigrés italiens et plus généralement du Sud de la Méditerranée subissent injures, racisme et offenses et font partie de la liste noire du Ku Klux Klan au même titre que les Noirs. Sans cela, on ne peut comprendre la "ghettoïsation" des Américano-Italiens (notamment pendant la Prohibition) qui fit le bonheur des films de gangsters : "Une bonne partie de mes soucis vient du fait que mon nom se termine par une voyelle" confie le crooner.

Les accusations de fricotage avec la mafia qui ont beaucoup nui à Sinatra ne peuvent se comprendre que sous cet éclairage : "Un Américain d'origine italienne qui réussit, c'est louche, la mafia a dû l'aider" murmure-t-on ici et là. Peu à peu, avec le maire de New York Fiorello La Guardia et le joueur de base-ball Joe DiMaggio, Sinatra s'impose comme le symbole de l'intégration des immigrés italiens. On peut comparer le phénomène à ce que Zidane ou Jamel ont apporté comme fierté et reconnaissance aux immigrés maghrébins (toutes proportions gardées car l'Italie n'a jamais été colonisée par les Etats-Unis). D'autant que le chanteur représente une voix reconnaissable entre toutes à une époque où la radio constitue le média roi. C'est ce que montre la 'BD JAZZ' de Pedro Zamith (sortie en 2003 chez Nocturne) : Sinatra s'immisce dans tous les foyers et on court l'écouter. Une fois encore, l'avènement du disque instaure une relation plus intime et "fanatique" entre l'auditeur et l'artiste.



Sinatra en une chanson

Comment résumer une oeuvre monumentale (un récent article du Figaro recensait 1.207 CD, 13.743 livres, 308 DVD, 3.472 titres téléchargeables en MP3 et 17.200 vidéos sur YouTube référencés sous son nom) ? Peut-être en rappelant que Sinatra est à la fois celui qui est à l'origine des premiers "concept albums", c'est-à-dire des disques pensés comme un tout et non comme des suites hasardeuses de chansons ('In the Wee Small Hours', 1954) ou qu'il est celui qui a transcendé l'anodine chanson de Claude François 'Comme d'habitude' en un chef-d'oeuvre entonné par tous les grands chanteurs du siècle, changeant les paroles prosaïques d'origine en une poignante confession de fin de vie. Sinatra ou un crooner qui, à force de faire l''Americano', en est devenu l'un des plus glorieux étendards.


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MessageSujet: Re: FRANK SINATRA   Mer 30 Déc - 2:11

Frank Sinatra, l'indémodable grand style


Rat Pack Footage2

I´ve got you under my skin. Album: Songs for swingin´lovers.
Cole Porter & Nelson Riddle.


I've Got You Under My Skin
Please Be Kind
You Make Me Feel So Young

Olivier Nuc
29/12/2009
Le Figaro

Frank Sinatra a réussi à s'imposer comme une des personnalités les plus en vue
de la musique américaine.

Plusieurs enregistrements du crooner du Rat Pack sont réédités,
notamment en concert.
Christmas with Sinatra and Friends («Noël avec Sinatra et ses amis»)
fait partie des onze albums du crooner qui viennent d'être réédités.

Frank Sinatra a souvent sacrifié à cette tradition très américaine de l'album de Noël.
Sur celui-ci, il partage l'affiche avec Mel Tormé, Tony Bennett ou ­Rosemary Clooney.
Même lorsqu'il interprète des chants de Noël,
la magie de ce chanteur - un des plus importants du siècle dernier - opère à plein.
Décédé en 1998 à l'âge de 82 ans,
Sinatra aura ­régné en maître pendant la cinquan­taine d'années qu'aura duré sa carrière.
Petite frappe du New Jersey,
il aura réussi à s'imposer comme une des personnalités les plus en vue de la musique américaine.

Sans anniversaire particulier, «Ol'Blue Eyes»
revient aujourd'hui sous les feux de l'actualité.
Depuis le mois dernier est orchestrée une belle campagne de rééditions de son catalogue
des décennies 1960 et 1970.

Après avoir enregistré successivement pour les labels Columbia et Capitol,
la star fonda son propre label, Reprise, au ­début des années 1960.
La marque fut ensuite absorbée par le conglomérat ­Warner,
s'ouvrant progressivement à d'autres artistes
(leur première signature rock d'importance fut Neil Young,
qui continue d'enregistrer sous la bannière).

Fidèle au jazz

C'est désormais la multinationale Universal qui exploite les albums ­gravés
par Sinatra à compter de 1961.
Après avoir produit des chefs-d'œuvre comme Come Fly With Me
et Frank Sinatra Sings For Only The Lonely chez Capitol,
Sinatra inaugura son cycle Reprise avec Ring-a-Ding Ding !,
qui bénéficie des arrangements de l'immense Johnny Mandel,
qui céda la place à Billy May pour le suivant, Swing Along With Me.

Dans ces années-là, Sinatra collabore tous azimuts :
avec Count Basie pour un album studio de ­toute beauté (Sinatra-Basie)
et un live entré dans la légende.
Avec un orchestre dirigé par Quincy Jones sur des arrangements de lui-même,
Sinatra at the Sands est devenu un classique du chanteur dès sa sortie en 1966,
témoignant à quel point il est demeuré fidèle au jazz.
Sur Sinatra & Company, on trouve des traces de sa complicité avec les Brésiliens
Antonio Carlos Jobim et Eumir Deodato.
Bien souvent, c'est sur les albums en public que le frisson est le plus conséquent.

En quatre CD et un DVD, le coffret New York (Warner)
montre l'attachement qui a lié l'artiste à sa ville d'adoption pendant toute sa carrière.
Contenant des enregistrements de 1955, 1974, 1980 et 1984,
cette belle somme illustre la passion avec laquelle le chanteur
se jetait dans chacun de ses récitals.

Il y a quelques années,
Paul Anka nous racontait que Sinatra lui avait demandé une chanson
qui lui permettrait de faire ses adieux, alors qu'il n'était âgé que de 52 ans.
Après avoir entendu Comme d'habitude de Claude François à la radio,
le ­Canadien avait proposé son adaptation à Sinatra :
My Way, qu'il enregistra en 1968.
Fort heureusement, l'album éponyme ne signifia pas le bout de la route pour le chanteur.
Inédit jusqu'à présent, le Live at the Meadowlands de 1986 prouve qu'à 70 ans,
Sinatra continuait d'être un perfomer d'un flamboiement total,
en dépit d'une voix moins impressionnante que par le passé.

Cette campagne de rééditions, qui se poursuivra en 2010 avec de nouvelles ­références,
constitue une nouvelle aussi ­importante pour la musique que la récente
remastérisation du catalogue des ­Beatles.


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MessageSujet: Re: FRANK SINATRA   Mer 30 Déc - 2:46

LADY IS A TRAMP


« The Voice »…

Aucun autre chanteur n'a mérité un tel surnom, même si beaucoup en auraient rêvé.
Immensément populaire, il a réussi à survivre à toutes les modes,
traversant l'histoire de la musique américaine avec l'aisance d'un patron.
Charismatique et tranquille, sa manière d'être définit à elle seule le mot crooner.
Et aucun mâle à voix grave ne peut prétendre interpréter du swing
ou des ballades pop sans l'imiter un jour ou l'autre.

Frank Sinatra a révolutionné la pop music américaine,
ce qu'on appellerait de ce côté-ci de l'Atlantique la musique de variété.
Ce n'est pas pour rien qu'il a été surnommé The Voice.
Il est devenu une institution dans les années 40 et n'a jamais disparu de la scène.
Sa carrière de chanteur (et occasionnellement de chef d'orchestre)
couvre 60 années de l'histoire de la musique populaire américaine.
Il a chanté sur tous les styles de musique populaire,
du jazz (au sein d'un big band à ses débuts ou en formations plus réduites ultérieurement)
à la variété, du blues au swing et à la bossa nova,
s'autorisant même des incursions anecdotiques dans le rock, le twist, ou la disco.
Il a influencé des générations de chanteurs,
dans le domaine de la variété bien-sûr, mais aussi du jazz.

Frankie, « The Voice », mais aussi le comédien aux multiples facettes
sera également connu comme un fêtard en habit, un amoureux brutal,
un amant infidèle et un Casanova trahi.
Il tiendra dans ses bras les plus belles créatures de l’époque, Lana Turner, Lauren Bacall,
Marilyn Monroe ainsi qu’Ava Gardner et Mia Farrow qu’il épousera.

Homme d’influence, il associera la politique à la Mafia, avec laquelle il avait des liens,
sans toutefois jamais le reconnaître.
Il deviendra le proche de plusieurs présidents,
sera fasciné par leur puissance et meurtri par leurs abandons.
La rumeur, le scandale et la vénération l’accompagneront sa vie durant,
comme l’écrivait Bob Dylan,
« la vérité de la vie dans la voix »



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MessageSujet: Re: FRANK SINATRA   Mer 30 Déc - 3:00

THE GIRL OF IPANEMA

Frank Sinatra & Antonio Carlos Jobim 1964.


Girl from Ipanema

Ou la démonstration d'une parfaite maitrise.
Antonio Carlos Jobim un Maestro de la Bossa Nova
en lecture ici:

http://www.artmony.biz/musique-du-monde-f55/antonio-carlos-jobim-t917.htm#4127


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MessageSujet: Re: FRANK SINATRA   Ven 2 Juil - 4:21

I'M FOOL TO WANT YOU
PAR
FRANK SINATRA



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MessageSujet: Re: FRANK SINATRA   Dim 24 Oct - 0:36

Frédéric Brun
"Frank Sinatra, les images d’une vie"



(YB Editions)
160 pages, 39.95 euros.

Petit conseil s’il vous arrive parfois,
comme ça nous arrive à nous,
par paresse de zapper le texte d’introduction de ce livre :
ne vous lancez pas dans les photos avant d’avoir pris le temps de lire la vie de
"The Voice", sous la plume de Frédéric Brun.
car c’est un vrai roman...

Le chanteur, qui a aussi été acteur pour le cinéma,
a aimé les plus belles femmes,
a fricoté avec le syndicat du crime
mais aussi les grands dirigeants des Etats-Unis,
n’hésitait pas à faire le coup de poing avec les journalistes quand ceux-ci
écrivaient des choses qui ne lui plaisaient pas, et sa bande de potes,
le "Rat Pack", est légendaire.

Que ce soit en famille, sur les plateaux de télé ou de ciné,
ou au Sands à Las Vegas, on suit le crooner,
au fil de pages agrémentées de ses citations, souvent assez cinglantes.
Car l’homme avait une voix en or, mais un sacré caractère de cochon...

Un vrai héros de film de Martin Scorsese,
qui a d’ailleurs pour projet de tourner un biopic sur le bonhomme.

***

par Jean-Marc Grosdemouge

Cette biographie revient sur le parcours atypique de F. Sinatra,
originaire d'une petite ville du New Jersey,
ami des Kennedy et des barons de la pègre,
époux d'A. Gardner, crooner et acteur oscarisé.

le mauvais garçon a épousé Ava Gardner et s'est offert Hollywood
- avec à son actif une soixantaine de longs-métrages
et un Oscar du meilleur second rôle en 1953
pour Tant qu'il y aura des hommes.

Mais c'est dans le domaine de la musique que l'artiste
a véritable-ment remporté ses lettres de noblesse.
Surnommé The Voice par la presse internationale,
Sinatra a imposé un style et vendu
pas moins de 150 millions d'albums en 62 ans de carrière.
Un monument.

Sa vie se résume dans le titre de l'un de ses premiers succès :
"Nothing But The Best" ("Rien que le meilleur")
Les meilleurs compositeurs, meilleurs musiciens, meilleurs arrangeurs.

Mais aussi les plus grands crus, les plus belles femmes,
et tout le faste d'une vie de star et de mauvais garçon.
Frank Sinatra, les images d'une vie retrace ce parcours exceptionnel
à travers une biographie captivante et des photographies rares et intimes.
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MessageSujet: Re: FRANK SINATRA   Dim 24 Oct - 1:09

I LOVE PARIS



Writer(s): Cole Porter

I love Paris in the spring time
I love Paris in the fall
I love Paris in the summer when it sizzles
I love Paris in the winter when it drizzles

I love Paris every moment
Every moment of the year
I love Paris, why oh why do I love Paris
Because my love is here ...
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