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 VENGEANCE

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liliane
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MessageSujet: VENGEANCE   Dim 22 Avr - 12:35

LE PROCHAIN ALBUM DE BENJAMIN BIOLAY EST ANNONCE POUR LE :

5 NOVEMBRE 2012




Dernière édition par liliane le Mer 22 Aoû - 11:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: VENGEANCE   Mer 11 Juil - 8:34

On le sait, le sixième album solo studio de Benjamin Biolay sortira le 5 novembre, et s’appellera Vengeance. Il fera suite à La Superbe, succès de 2009. Le nouvel album aura des références aux années 80′s, dans un esprit plus hip hop. On sait l’amour que porte Benjamin à Booba, et autres rappeurs (cf. les titres La fin des cours ou Miss Catastrophe). Vengeance aura aussi des sonorités d’électro froides, mais sera d’un ton joyeux, dixit le chanteur.

Il comportera plusieurs duos : Vanessa Paradis, Oxmo Puccino, Julia Stone et Orelsan.






http://www.pinkfrenetik.com/2012/07/10/benjamin-biolay-extrait-de-son-duo-avec-orelsan/
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MessageSujet: DISCO VENGEANCE   Sam 18 Aoû - 19:08

Vengeance de Benjamin Biolay. Mon disque de l’automne (et de l’hiver).




Le disque le plus attendu de l’année sortira le 05 novembre 2012. BB# 051112 a été longtemps le nom de code de Vengeance, titre que Benjamin Biolay révélait début mai au moment de Pop’pea .

« C’est un album joyeux, me confiait Benjamin. La Superbe était un disque de dépits, de constats. Vengeance, c’est plutôt « la vie est belle » ce qui dans mon langage romantique signifie ballades un peu noires. » Bref la vie est trop courte pour attendre novembre et je vous la fait courte – pour citer des paroles du nouveau Benjamin Biolay – le vynil 2 volumes est déjà en pré-commande ici (une page de pub).

Le CD déroule 14 titres, fait 55 minutes, comprend 6 featurings. Je vous en donne trois: Orelsan, Carl Barat et Vanessa Paradis -dont Biolay réalise le nouvel opus. L’envol sur les ondes du premier single Aime mon amour (comprendre, celle qui fût mon amour), est imminent. Et donc !

Donc Vengeance est une ballade en Biolayland, brûlante et coupante comme le givre. Une collection de chansons tendres et légères et martiales et lucides et tendues et dansantes, écrites pour éclairer les nuits blanches. Parfois à la lampe de chevet, d’autres fois aux néons des night-shops ou aux spots des dance-floors. Chansons d’ultra-moderne crooner qui parlent de solitude, de rupture et d’abandon. Façon Sinatrash.

Biolay crie Vengeance dans le noir. C’est une valse à mille tempos musicaux, l’indéchiffrable déchiffré avec des phrases chargées de chagrin et d’électricité qui auscultent les terres de l’amour et les tiroirs secrets, les hontes et les non-dits. « Sous le lac gelé » fera beaucoup parler.
Mais aussi « Marlène déconne ». Mais encore « Personne dans mon lit ». Et… Chutt.

C’est la pop du Grand sommeil, les sentiers d’Indochine, la new wave de The Cure, les moulins de Legrand, la bossa de Joa Gilberto, le rap de Booba, le souffle de Bowie et la dentelle de Bashung. C’est les démons de l’aurore et le cinéma de la ville. C’est une Vengeance éclatante.

GILLES MÉDIONI

http://blogs.lexpress.fr/all-access/2012/08/18/vengeance-de-benjamin-biolay-mon-disque-de-lautomne-et-de-lhiver/
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MessageSujet: VENGEANCE   Mer 22 Aoû - 11:05


http://www.europe1.fr/Musique/EXCLU-Decouvrez-le-nouveau-single-de-Benjamin-Biolay-1211273/
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MessageSujet: Re: VENGEANCE   Sam 8 Sep - 13:16

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Vengeance, sixième album solo de Benjamin Biolay




Le disque français le plus attendu de l'automne, celui qui a commencé à affoler les blogs musicaux trois mois avant sa sortie...


Vengeance, sixième album solo de Benjamin Biolay — trois ans après l'époustouflant La Superbe, qui l'avait sacré roi de la pop —, mêle un romantisme sombre à une énergie lumineuse.


Quatorze titres, des sons électro dansants, l'écho des années 1980, un peu de rap, des mots en anglais et en espagnol, quelques invités de marque : Vanessa Paradis, Carl Barât, Julia Stone, Oxmo Puccino ou Orelsan (sans doute le plus convaincant).


L'écriture musicale et textuelle est foisonnante. Surtout, on y est frappé par la voix archisensuelle du chanteur, crooner trash et enveloppant. On n'a jamais entendu Benjamin Biolay aussi ouvert et épanoui.




Julia Stone - "Let's Forget (feat... par Discograph



http://www.telerama.fr/musique/sept-disques-qui-rythment-la-rentree,86256.php


Vengeance, 5 novembre, 1 CD Naïve.




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MessageSujet: Re: VENGEANCE   Dim 9 Sep - 14:08

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Superbes



Éditorial | 8 septembre 2012 Par FRANÇOISE-MARIE SANTUCCI




Benjamin Biolay ? Chez pas mal de monde, il déclenche une sensation ambivalente. Le côté vaguement tête à claques du garçon s’estompe souvent au souvenir de quelques-unes de ses chansons qui, malgré les années, continuent de resplendir – La Garçonnière, Laisse aboyer les chien, Si tu suis mon regard, La Superbe…


Et puis cette gueule d’ange, déjà trop joliment cabossée, qui se montre de plus en plus au cinéma; et puis un nouvel album intriguant…


Et si BB version XXIe siècle, Saint-Germain plutôt que Saint-Tropez, valait bien mieux que la caricature fatigante à laquelle on l’a réduit ?
Et si l’artiste méritait un meilleur sort que le brouhaha médiatoc auquel, malgré lui, on l’identifie, de Chiara à Carla, de baston en blabla ?
En avant-première, alors que son ample Vengeance paraît le 5 novembre, Benjamin Biolay a reçu Next; l’occasion de tout reprendre à zéro.



Au fil de ce «spécial homme» qui est aussi notre numéro de rentrée, la masculinité s’apprécie dans tous les sens. Du jeune acteur Raphaël Personnaz, qui se dévoile enfin derrière ses rôles et sa foudroyante beauté «delonesque», jusqu’à la révélation du rap new-yorkais A$AP Rocky, en passant par le récit glaçant de Tristan Garcia, l’homme moderne, c’est ici.

Notre magazine Next, à retrouver en kiosques avec Libération, dans l'édition du 8-9 septembre 2012.




















































































































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MessageSujet: Re: VENGEANCE   Dim 9 Sep - 19:30

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MessageSujet: Re: VENGEANCE   Lun 1 Oct - 19:38

POCHETTE DE L'ALBUM VENGEANCE

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MessageSujet: Re: VENGEANCE   Lun 15 Oct - 20:32

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MessageSujet: Re: VENGEANCE   Mar 30 Oct - 1:51




Vanessa Paradis, Orelsan, Oxmo Puccino… Biolay raconte ses featurings









Sur son nouvel album “Vengeance”, Benjamin Biolay a multiplié les invitations, aussi diverses que savoureuses.
Des voix mielleuses de Vanessa Paradis et Julia Stone jusqu’aux rimes sèches d’Orelsan, en passant par la poésie d’Oxmo Puccino, Biolay nous raconte les enregistrements et les rencontres.





Vanessa Paradis, Orelsan, Oxmo Puccino..... par lesinrocks









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MessageSujet: Re: VENGEANCE   Mar 30 Oct - 16:53

Tracklisting VENGEANCE

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MessageSujet: Re: VENGEANCE   Ven 2 Nov - 8:22

PROFITE (avec Vanessa Paradis)

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MessageSujet: Re: VENGEANCE   Ven 2 Nov - 8:45

Benjamin Biolay : un nouvel album très attendu


Benjamin Biolay publie lundi l'album français le plus attendu de cette rentrée, "Vengeance", un disque virtuose où s'entrechoquent la chanson, le rap et la new wave et qui devrait confirmer le succès de "la Superbe", que son auteur voit pourtant comme un "épiphénomène".

QUESTION: "Vengeance" donne aussi leur titre à deux chansons de l'album. Pourquoi ?

REPONSE: "Pour moi, en tant que parolier, vengeance est un trompe-l'oeil de la langue française, parce que c'est un mot très beau, qui sonne très bien. Je voulais, via ces morceaux, complètement désamorcer l'idée d'une véritable vengeance, en disant que la plus belle vengeance possible, c'est de vivre dans un pays chaud avec les gens qu'on aime, pour moi en tout cas".

Q : Vous avez voulu rassembler toutes vos passions sur cet album ?

R : "Oui, je me disais qu'il fallait que je puisse mettre mon album au hasard sur mon ipod et qu'il n'y ait pas de truc avec un nez rouge qui déboule, que ce soit cohérent. J'ai fait l'expérience un petit moment, mais c'était trop long, il y a trop de chansons sur mon ipod. C'est aussi le disque que j'aurais bien aimé être capable de faire à 17 ans. Des chansons comme "Marlène déconne" ressemblent un peu à ce que je faisais avec mon premier groupe".

Q : Comment parvient-on à rendre cohérents tous ces éléments ?

R : "La cohérence, elle s'impose quasiment : c'est la voix et les textes, ce ne sont que des chansons d'amour. Evidemment, il y a des sons, des instruments qui doivent revenir un peu tout le temps. Ca, c'est dans la finition, c'est comme dans le cinéma avec le montage, le mixage, la post-synchronisation".

Q : C'est aussi un album de collaborations.

R : "Pour moi, c'est ça aussi la cohérence de ce disque. Hormis pour Orelsan et Oxmo Puccino, dont j'avais vraiment envie qu'ils viennent chanter avec moi, toutes les autres personnes présentes sur "Vengeance" sont des proches collaborateurs. Vanessa (Paradis, ndlr), je produis son disque, Carl Barât (ex-leader des Libertines, ndlr), je produis une partie de son disque, Julia Stone, on avait fait un duo ensemble, Gesa Hansen faisait déjà les choeurs sur "La Superbe". Ce sont les magnifiques hasards de la vie et quelques envies légitimes".

Q : Il est rare qu'on entende autant les cuivres chez vous.

R : "Pourtant, je viens de là, du trombone. Il a fallu que je me réconcilie avec. Quand vous jouez des cuivres toute la journée pendant des années et que vous passez à une autre activité, la dernière chose dont vous avez envie, c'est d'entendre un trombone. L'utilisation des cuivres par Saalam Remi ou Mark Ronson - même si je ne suis pas sûr qu'il fasse lui-même ses disques - m'a vraiment donné envie de m'y remettre".

Q : Avec le succès de "La Superbe", vous êtes passé du statut d'artiste qui divise à celui que tout le monde acclame. Comment l'avez-vous vécu ?

R : "Je divise quand même. Il faut diviser de toute façon. "La Superbe", c'est sans doute un épiphénomène. Je ne me souviens plus de ce qui est sorti à ce moment-là, mais peut-être qu'il n'y avait que des trucs inintéressants et que c'était le disque français qui arrivait au bon moment. Tout ça est très conjoncturel. Je ne considère pas avoir changé de statut".

Q : Avez-vous ressenti l'obligation de rééditer ce succès ?

R : "Non, j'ai 40 ans, ce n'était pas mon premier album. Je crois qu'il faut casser les joujous. C'est trop tentant de refaire la même chose, ce sera toujours moins bien de toute façon. Au moins, j'ai fait un gros succès sans un gros tube tout pourri qui me mettrait dans une merde épouvantable. Mon ami Raphaël que j'admire beaucoup, je vois que les gens ne savent pas si c'est du lard ou du cochon à cause de "Caravane". C'est le danger du tube qui écrase tout le reste et qui donne une image brouillée de l'artiste. Il a dû être très heureux, très flatté et surtout ça doit faire plaisir de gagner autant d'argent et de pouvoir être propriétaire. Mais chaque bénédiction a sa malédiction".

http://www.ladepeche.fr/article/2012/11/02/1480269-benjamin-biolay-il-faut-casser-les-joujous.html
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MessageSujet: Re: VENGEANCE   Ven 2 Nov - 9:22

Le vide ne lui fait plus peur

Par Stéphane Gobbo

Trois ans après l’acclamé «La superbe», le chanteur français publie un sixième album, «Vengeance», tout aussi réussi.



Chaque artiste connaît dans sa carrière des tournants. Parfois pour le meilleur, d’autres pour le pire. Pour Benjamin Biolay, la sortie de La superbe, en octobre 2009, fut indéniablement un tournant. A l’heure du téléchargement généralisé, le chanteur osait un double album ambitieux. Il venait de quitter Virgin, filiale de la major EMI, pour rejoindre le label indépendant Naïve. Résultat, La superbe devient le plus gros succès de sa carrière et reçoit l’année suivante la Victoire de la musique du meilleur album, tandis que lui-même est sacré «interprète masculin de l’année». Si ce succès aussi inespéré qu’inattendu fut un tournant, c’est parce qu’il aura permis au Français d’être enfin médiatisé pour de bonnes raisons, en l’occurrence artistiques, alors qu’auparavant il avait autant intéressé la presse people que musicale. Car pour certains un mariage puis un divorce avec Chiara Mastroianni sont au moins aussi importants qu’une bonne chanson. Son côté dandy désabusé, ou bobo tête à claques pour ses détracteurs, agacés par ses attitudes de poseur, lui a aussi valu de nombreux portraits dans lesquels la musique n’était que secondaire. Mais La superbe a donc changé la donne.

Sas de décompression. Lorsqu’on évoque ces années people, Benjamin Biolay avoue qu’il lui est arrivé d’être passablement agacé par certains articles. «Mais maintenant je n’y pense plus, dit-il d’une voix neutre. Et si ce que vous dites est juste, je suis ravi qu’on parle de plus en plus de moi pour des raisons légitimes, c’est-à-dire pour ce que je fais. Mais j’ai du mal à réaliser un bilan étant donné que je ne peux pas être extérieur à moi-même.»

Une bande originale, pour le film Pourquoi tu pleures ?, dans lequel il joue, des collaborations avec des artistes aussi divers que Jeanne Cherhal, Isabelle Boulay, 113, Sylvie Vartan et Petula Clark: ces dernières années, le natif de Villefranche-sur-Saône a enchaîné les projets. Un moyen de ne pas ressentir la peur du vide? «J’ai appris avec le temps que lorsqu’on sort d’un projet très prenant, il ne faut jamais décélérer net du jour au lendemain. On a besoin d’un sas de décompression, de petits projets. Et il y a des choses qui dans la vie ne se refusent pas, comme produire un album pour Vanessa Paradis ou tourner un film sous la direction d’Agnès Jaoui, ce qui n’était pas prévu. Mais malgré ce planning chargé, j’ai un peu jugulé ma peur du vide en prenant de la bouteille. Je ne suis plus du tout stakhanoviste.»

Manchester et ses héros. Vengeance est-il à la hauteur de La superbe? Quelques écoutes suffisent pour affirmer que oui, que ce nouvel album est tout aussi convaincant par la faculté qu’il a, en quatorze chansons, de quasiment proposer quatorze univers différents. Premier extrait dévoilé il y a quelques semaines, Aime mon amour est une belle chanson de rupture, une pop song joliment orchestrée, immédiatement séduisante. Mais il y a mieux. Comme Profite, émouvant duo avec Vanessa Paradis, le synthétique et subtilement new wave Sous le lac gelé, ou le très lyrique La fin de la fin, avec son refrain et ses chœurs à la Burt Bacharach. Et il y a aussi ce très dansant L’insigne honneur, avec sa ligne de basse rappelant ouvertement les grandes heures de New Order. Une influence que le Français revendique.



«GAINSBOURG, JE L’AI TOUJOURS APPRÉCIÉ. MAIS C’EST CHARLÉLIE COUTURE QUI M’A VRAIMENT INSPIRÉ. SA MUSIQUE M’A TOUJOURS FASCINÉ, M’A DONNÉ CONFIANCE.»



«Quand j’étais jeune, le bassiste type c’était Peter Hook, de New Order, tandis que le guitariste type c’était Johnny Marr, des Smiths. J’avais, ado, mon panthéon de musiciens, et il se trouve qu’ils étaient tous Mancuniens. Un hasard.»

Même si on a parfois voulu faire de lui l’héritier de Gainsbourg, «BB» a toujours eu le regard tourné vers l’Angleterre. Mais il y a bien un artiste français qui l’a inspiré: Charlélie Couture. «Gainsbourg, je l’ai toujours bien apprécié, mais ce n’est pas lui qui m’a donné envie d’écrire des chansons, et ce n’est certainement pas lui qui est mon modèle du point de vue des textes. On est très différents. Moi, c’est Charlélie qui m’a vraiment inspiré. Parce que dans ses chansons, il y a un début, une fin, des personnages, des lumières, des mises en scène. Sa musique m’a toujours fasciné, m’a donné confiance.»

La troisième voix. Avant même de publier son premier album, en 2002, Benjamin Biolay s’était fait un nom en cosignant quatre titres de Chambre avec vue, le disque qui marqua deux ans plus tôt le retour au premier plan d’Henri Salvador. C’est peut-être cette réussite précoce, il avait alors 27 ans, qui lui a valu cette étiquette de chanteur arrogant, agaçant. Alors que c’est finalement un artiste sensible et visiblement sincère qui répond à nos questions, évoque sa passion pour le rap (Orelsan et Oxmo Puccino font deux apparitions tonitruantes sur Vengeance), son dégoût de voir certaines communautés stigmatisées, son militantisme de gauche et son plaisir de chanter avec des femmes. Parce qu’il a ce fantasme un peu abscons, dit-il, de chercher une troisième voix, issue de la superposition de voix mâles et féminines, ce qui avait été le moteur du projet Home, enregistré en 2004 avec Chiara Mastroianni. «Les Moldy Peaches ont super bien réussi à le faire», conclut-il. Une référence anglosaxonne de plus. Qui osera encore qualifier Benjamin Biolay de prétentieux ? Lui-même, pétri de doutes, ne sait pas pourquoi on a pu dire ça de lui.

http://www.hebdo.ch/le_vide_ne_lui_fait_plus_peur_164934_.html
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MessageSujet: Re: VENGEANCE   Sam 3 Nov - 13:10



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Benjamin Biolay sort un nouvel album




Avec « Vengeance », qui paraît lundi, le chanteur affirme sa place de choix sur la scène française.


Portrait.





L'album Vengeance, plus léger que le précédent, abrite plusieurs collaborations,
notamment avec des artistes venus du hip-hop. Crédits photo : Claude Gassian





Il est vingt heures passées dans un studio de la banlieue parisienne. C'est ici que Benjamin Biolay répète les chansons de Vengeance.
L'atmosphère est à la fois studieuse et chaleureuse. Les musiciens présents accompagnent le chanteur depuis longtemps.
Parmi eux, le batteur Denis Benarrosh ou le guitariste Pierre Jaconelli, vétérans des studios. «Je suis obligé de prendre des bons, l'album est assez dense», explique Biolay. Ils seront sur scène le 11 novembre à Paris (La Cigale), avant une tournée prévue en 2013.



Ce nouvel album marque un tournant dans la carrière de son auteur: il est le premier à susciter une attente aussi importante. Depuis le triomphe de La Superbe, en 2009, Benjamin Biolay est désormais un chanteur populaire. «Je sens que je suis monté dans une division supérieure», avoue-t-il.

De lui, Juliette Gréco dit que «le succès l'a rendu encore plus gentil». Plus détendu aussi, comme si cette reconnaissance avait validé ses choix artistiques. «Mon but est d'éviter de faire le même disque à chaque fois. Je vis les choses comme avant, à la différence près que j'ai une importance au sein de mon label que je n'avais pas», explique-t-il.


Les chiffres de vente de Vengeance seront en effet cruciaux pour l'économie de sa maison de disques, Naïve, dans le contexte de santé précaire de l'industrie du disque. «Mais je fais abstraction», ajoute le chanteur.




«Le temps a de belles vertus»



À bientôt 40 ans, l'homme occupe une position idéale sur la scène française. Admiré, influent sans être l'objet des débordements «people». «Quand les gens m'abordent dans la rue, c'est pour me parler de mes chansons. Mais je m'en sors plutôt bien, je peux avoir une vie quotidienne normale.»
Onze ans après Rose Kennedy, qui lançait ce nouveau venu attachant, Biolay constate que « le temps a de belles vertus ».



« Tout est arrivé progressivement, dit-il. Si le succès m'était tombé dessus il y a dix ans, je serais devenu encore plus autodestructeur. »
Passionné par l'histoire de la musique, fin observateur des carrières de chanteurs, il a constaté que « les gens qui ont du succès rapidement vivent souvent une traversée du désert ».
Ses aînés Alain Souchon ou Laurent Voulzy ont ainsi été célébrés passé la trentaine. Son parcours rappelle celui de Michel Berger, à la fois pour son côté pygmalion, l'exigence permanente de son travail et sa discrétion.

« Je n'ai pas envie de me brûler pour la musique, c'est un choix de vie. Je prends un pied monumental à faire des choses qui nécessitent d'être en bonne santé. J'ai aujourd'hui l'âge requis pour faire la part des choses. »



L'album Vengeance n'opère pas le même mode de séduction que La Superbe. Plus léger, il abrite plusieurs collaborations, notamment avec des artistes venus du hip-hop, un des genres de prédilection du compositeur.

« J'avais laissé des mesures vierges pour Orelsan et Oxmo Puccino. Quand on invite un rapper, on prend son texte, sinon ça n'a aucun intérêt.»
Les autres invités sont des figures plus familières de son univers: Julia Stone, à qui il a déjà donné la réplique, l'Anglais Carl Barât, son partenaire du spectacle , au printemps dernier, et Vanessa Paradis, dont il a orchestré le prochain album.
Il compare son travail avec elle à celui d'un cinéaste dirigeant Deneuve et Depardieu pour la première fois: un défi qu'on ne refuse pas.




« Mon éducation m'a formé »



La grande révélation de Vengeance, c'est la clarté nouvelle de la voix. « Je ne me cache plus du tout, ça me fait du bien.»
Le refrain d' Aime mon amour est peut-être l'harmonie la plus franche qu'il ait jamais composée. «Avant, un truc comme ça je l'aurais détruit, j'aurais trouvé ça trop facile.»

Ancien du conservatoire de Lyon, Biolay a hérité son goût de la nuance de compositeurs comme Mahler. « Sans être un artiste académique pour autant, mon éducation m'a formé », reconnaît-il. Il explique éliminer beaucoup pendant la confection de chaque disque. Il avait ainsi une quarantaine de chansons prêtes pour Vengeance. « Il y a beaucoup de déchets dans ma production: j'ai une centaine d'inédits depuis que je suis publié.»



Si Benjamin Biolay en est arrivé là, c'est grâce à son côté chien fou, dit-il. « J'ai toujours essayé les trucs un peu casse-gueule qu'on m'a proposés. Il faut avoir du bol et un côté sale gosse »
Bien qu'encore insatisfait, il est désormais plus posé. « Tout le monde pense que je suis un grand déprimé alors que c'est l'inverse»

Consensuel, Benjamin Biolay ? Ne lui dites pas qu'il est le meilleur de sa génération, il ne considère surtout pas son activité comme une compétition. Il pourrait pourtant bien être celui dont l'influence sera la plus puissante et la trace la plus profonde parmi sa génération. Sa richesse est de n'appartenir à aucun clan, tout en collaborant avec une palette de personnalités d'une diversité stupéfiante.
« J'assume mon côté trans-courants, de Salvador à Orelsan. On est deux ou trois comme ça, avec Dominique A et Katerine. Pas question de nous mettre dans des cases.»





Ses interprètes



C'est en écrivant avec Keren Ann le titre Jardin d'hiver, pour Henri Salvador, que Benjamin Biolay s'est fait connaître. C'était en 2000, avant même qu'il ait publié son premier disque personnel.
Depuis lors, il a très souvent été sollicité par différents artistes pour écrire et réaliser leurs disques: Juliette Gréco, notamment, mais aussi Isabelle Boulay à plusieurs reprises.
Il a également accompagné les débuts en chanson d'Élodie Frégé. Il vient par ailleurs de compléter la production du prochain disque de Vanessa Paradis , qui devrait voir le jour l'année prochaine.





Son cinéma



C'est la réalisatrice Laetitia Masson qui l'a fait tourner pour la première fois, en 2004, dans Pourquoi (pas) le Brésil. Elle a par la suite réalisé le film de la tournée triomphale dans la foulée de La Superbe, qui a fait l'objet d'un DVD et d'un livre de photos soignés.

Depuis lors, Benjamin Biolay est de plus en plus sollicité par le cinéma français: Pourquoi tu pleures ? de Katia Lewkowicz avec Emmanuelle Devos, Nicole Garcia et Valérie Donzelli ou L'Art de la fugue de Brice Cauvin (réalisateur des Randonneurs).
Il y joue souvent les jeunes premiers soumis aux affres des relations amoureuses. Il avoue avoir hâte de se voir proposer des rôles d'hommes plus mûrs.
« Au cinéma, plus je vais vieillir plus je vais avoir des rôles intéressants, avec une gueule bien burinée.»




Sa génération



C'est aux côtés de Keren Ann qu'il a fait ses débuts. Ils ont longtemps écrit ensemble les chansons destinées aux disques de la chanteuse avant qu'elle fasse cavalier seul.

Benjamin Biolay est proche de Raphael depuis ses débuts - ils ont brièvement travaillé ensemble. « Il essaie de sortir des sentiers battus, c'est bien », dit Biolay à son sujet.

Vincent Delerm est à ses yeux un des plus doués de ses contemporains , et il mise beaucoup sur le jeune Adrien Gallo, chanteur et leader des BB Brunes.



Olivier Nuc.




http://www.lefigaro.fr/musique/2012/11/02/03006-20121102ARTFIG00240-benjamin-biolay-sort-un-nouvel-album.php





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MessageSujet: Re: VENGEANCE   Sam 3 Nov - 21:53


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Et si on ne lui parlait que de musique !


La sienne, celle qu'il compose pour les autres, celle qui l'a fait grandir, celle qu'il écoute -- ou n'écoute pas -- aujourd'hui, celle de Gainsbourg qu'on lui balance régulièrement à la gueule et celle qu'il fera peut-être demain.

Sa nouvelle "Vengeance" sous le bras, Benjamin Biolay est à la baguette.


Pas de S à la "Vengeance" de Benjamin Biolay. Sa musique en a pourtant à revendre.

Chanson pure et dure, rock, pop, folk, new wave, rap, electro, soul, c'est dans cette pluralité assumée qu'il s'est construit.
Aucun jeu, aucune mise en scène, aucun opportunisme, juste ce besoin de goûter à tout en lovant sa prose et ses mélodies dans cet éclectisme furieux.


Finalement assez à l'image du casting d'invités à 360° qu'accueille cette "Vengeance" : Vanessa Paradis, Orelsan, Oxmo Puccino, Carl Barât, Julia Stone, Gesa Hansen et Sol Sanchez sont là pour rendre encore plus intrigant le puzzle Biolay...


Son look, ses fréquentations et tous les à côtés ; on parle beaucoup de Benjamin Biolay en oubliant, parfois, que ses musiques restent le cœur du dossier.
Raison de plus pour ne parler QUE de cela avec lui. La sienne, celle qu'il compose pour les autres, celle qui l'a fait grandir, celle de Gainsbourg qu'on lui balance régulièrement à la gueule, celle qu'il écoute -- ou n'écoute pas -- aujourd'hui et celle qu'il fera peut-être demain.








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MessageSujet: Re: VENGEANCE   Lun 5 Nov - 12:45

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Benjamin Biolay : « Vengeance n’est pas un album qui saute à la gueule »





© Claude Gassian






Vengeance est un titre trompeur. Benjamin Biolay n’est pas revanchard, et la sortie imminente de son nouveau disque le met de bonne humeur.
Il a bien conscience que cet album complexe, aux arrangements pointus, va surprendre son noyau de fan. Mais il semble s’en réjouir, lui qui aime l’idée d’avoir enregistré des disques « tous très différents ».


Alors il ne s’inquiète pas, qu’après le succès de La Superbe, Vengeance puisse connaître un parcours plus modeste. Son best-of, sorti en 2011, lui a permis de prendre du recul sur ses vingt ans de carrière.
« Profite », chante l’optimiste Benjamin, qui étend son terrain de jeu au-delà de la musique. Il s’est désormais fait une place dans le cinéma français avec des rôles remarqués dans Stella de Sylvie Verheyde ou Pourquoi tu pleures ? de Katia Lewokowicz. Et le duo Jaoui-Bacri lui a même offert un rôle dans son nouveau film, Au bout du conte (en salles le 6 mars 2013).


Biolay est aussi un producteur réputé, menant de front la réalisation des albums de Vanessa Paradis ou Carl Barât, ex-Libertines, qui font tous les deux des apparitions sur son disque. Une hyperactivité qui ne l’empêche pas de travailler chacun de ses disques avec précision, patience et intelligence. Ce Vengeance, entre délire eighties et grandes ballades hédonistes, en est la preuve.





Votre précédent disque La Superbe avait fini sa carrière disque de platine. La pression monte avant la sortie lundi de votre septième album, La Vengeance ?



Je ne suis pas serein, parce que ce serait présomptueux et ce n’est pas dans ma nature, mais j’essaie d’avoir de la distance avec cette date de sortie. La différence entre un album et un film, c’est qu’un album a plusieurs chances selon les tournées, les singles ou si un annonceur synchronise une chanson pour une pub…
Un film, lui, peut être brûlé un mercredi matin à 9h à l’UGC des Halles. La pression, je ne l’ai pas par rapport aux ventes. Je considère que La superbe est un épiphénomène dans ma carrière, je ne me dis pas « maintenant, je vends des blindes de disques ».

La seule pression que j’ai, c’est par rapport aux gens que j’ai rencontrés, qui ont écouté La superbe en boucle, qui m’ont raconté qu’ils s’étaient mariés sur telle ou telle chanson… Je n’oublie jamais ces témoignages. J’ai envie que ces gens trouvent une chanson qui leur appartienne.





Comment s’est passée la composition ?




Je travaille dessus depuis deux ans par petites touches, j’y suis allé avec parcimonie, une petite semaine de temps en temps.
À un moment, j’ai décidé de tout finaliser et de m’enfermer au studio ICP à Bruxelles. Je ne voulais pas qu’après un album qui avait eu du succès on se dise « on fait le successeur de La Superbe. »

Je vois Vengeance comme la fin d’un cycle, avec plus d’invités, des chansons différentes. La suite de ma discographie, je l’aimerais moins franco-française si possible. J’ai envie de faire de la musique dans plein d’autres pays avec des artistes que je connais. La mondialisation ce n’est pas qu’une malédiction, dans certains contextes c’est une bénédiction pour avoir accès aux autres plus vite.





Vengeance est un album moins accessible que La Superbe…




C’est vrai qu’il est plus pointu. Après, je l’ai écouté 16 655 fois donc je ne suis plus objectif ! Pour moi c’est limpide mais je me rends compte que ce n’est pas un album qui saute à la gueule. Même dans la construction du tracklisting.

La superbe, je l’ai pensé comme un film, avec un générique. On pouvait rentrer dedans facilement. Les gens qui ne connaissent pas ma discographie auront peut-être plus de facilité à entrer dans ce dernier album que les gens qui aiment ce que je fais, qui seront sûrement plus déroutés. Mais ils trouveront la solution, du moins je l’espère !





Il se dégage une énergie plus positive de ce disque, moins d’amertume que dans La Superbe. Ça représente votre état d’esprit actuel ?



C’est un disque plus hédoniste. Dans le champ lexical de cet album il n’y a pas d’amertume. Je pense que l’amertume est un sentiment pourri, qui ne sert à rien, comme la vengeance. Ce sont des sentiments qui vous bloquent et qui vous castrent.
Par contre, la tristesse c’est totalement acceptable.

De la tristesse sont nées des œuvres d’art magnifiques. Il y a quelques mantras dans le disque comme « profite », « ne regrette rien » qui témoignent de mon rapport plus pacifié aux choses.







© Claude Gassian








On a beaucoup parlé des collaborations sur Vengeance : Orelsan, Vanessa Paradis, Julia Stone, Oxmo Puccino, Carl Barât des Libertines… Comment se sont faites ces rencontres ?





La plupart était d’un naturel et d’une spontanéité confondante. Vanessa Paradis, je réalise son prochain album, Carl Barât je coréalise son futur album, Julia Stone, j’ai chanté avec elle sur son disque,…
Ce sont des gens qui sont passés en studio ou à qui j’ai fait écouter mon disque. Vanessa et Julia se sont mises à chantonner sur des morceaux qu’elles aimaient.

Pour Orelsan et Oxmo Puccino, c’était une vraie demande de ma part. J’avais laissé des mesures vierges pour qu’ils puissent réinventer la chanson et donner leur point de vue. C’est eux qui écrivent leur texte. J’ai la chance de travailler avec des gens que j’admire la plupart du temps.

Là, que ce soit les Libertines ou Oxmo, ce sont des artistes que j’écoute souvent. Pour la suite de ma carrière, je ne m’interdis pas de sortir un album sous mon nom ou sous un nom d’emprunt, dans lequel je ne chanterai pas ou peu.





Vous avez particulièrement soigné les arrangements du disque. Comment les avez-vous pensés ?




La production et le sound design sont encore plus jusqu’au-boutistes que d’habitude. Je travaille sur les arrangements comme un peintre, je me dis « il faut plus de bleu », « il faut plus de lumière », « il faut que le ciel soit plus torturé »…

Il y a des instruments qui viennent naturellement à l’esprit. Ce disque est moins lyrique, j’ai enlevé beaucoup de violon. J’avais envie d’un combo basse, batterie, guitare et synthé, avec comme inspiration toute la pop eighties de Manchester : Joy Division, les Smiths… Je ne me suis rien refusé sur ce disque.






En 2013 vous préparez une grosse tournée, ça ne va pas être difficile à concilier avec votre carrière d’acteur ?





Ça va être l’année noire cinématographiquement. Je fais une très longue tournée en France et à l’étranger donc je vais devoir ne pas tourner au cinéma pendant un moment. Il faut prier pour qu’on ne me propose que des conneries ou rien !





Vous jouez dans le nouveau film d’Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri. Que retenez-vous du tournage ?




C’était un vrai plaisir. C’est tellement bien écrit et précis… Je les adore comme acteurs. Jouer avec Jean-Pierre et le côtoyer chaque jour c’est un plaisir. C’est un acteur que j’admire beaucoup.
Pour ce qui est du tournage, c’était une production assez lourde, et je n’avais pas connu ça jusqu’ici, c’était plutôt impressionnant.




Vous avez déjà parlé de votre envie de passer au scénario…





L’écriture et la réalisation m’intéressent, parfois j’ai des idées. Je me dis que ça serait bien de mélanger mes deux passions et de faire une comédie musicale différente de ce qui se fait en France, écrite et réalisée par la même personne.
Ça pourrait être très maîtrisé, mais je n’ai pas encore de sujet.






Qu’est-ce que ça vous a fait d’être décoré de la médaille d’officier des Arts et des Lettres ?




J’avais été nommé officier par Frédéric Mitterrand. Normalement, on est d’abord nommé et on décide ou non de faire une cérémonie. J’avais décidé de ne pas en faire, mais Aurélie Filippetti est une amie proche, on a travaillé ensemble sur la campagne de François Hollande.
Ça me faisait plaisir qu’elle me la remette. Mais ce n’est pas son décret à elle. Jamais elle ne m’aurait nommée, ce n’est pas le genre de la maison. Il y a une nouvelle génération au pouvoir qui n’a pas les mœurs de l’ancienne, on ne fait pas de petits arrangements entre amis.




Vous êtes toujours pro-Hollande ?



J’ai toujours été derrière cet homme, qui s’est toujours montré à la hauteur de ses nouvelles ambitions. Intellectuellement, il n’a pas beaucoup de limites et il est très moral. Après, l’avenir du pays dépend malheureusement de l’avenir de beaucoup d’autres pays, et les questions financières sont d’une complexité diabolique.

Alors il faut tenir bon et surtout, il faut arrêter de faire du Hollande bashing, même si ça vend mieux que les francs-maçons. Il faut se souvenir qu’on n’a pas élu le magicien d’Oz. Mais je vous le dit : avec Hollande, on n’est pas à l’abri d’une très bonne surprise.



http://www.evene.fr/musique/actualite/benjamin-biolay-vengeance-n-est-pas-un-album-qui-saute-a-la-1275687.php





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MessageSujet: Re: VENGEANCE   Lun 5 Nov - 19:06

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Benjamin Biolay : “ Aujourd’hui, je suis apaisé, réconcilié avec moi et les autres ”



L'enfance, le trombone, le ciné, le succès, l'engagement politique, la religion, mais aussi les dérapages du passé…

Alors que sort “Vengeance”, le sixième album de Benjamin Biolay, nous avons rencontré le chanteur.






Benjamin Biolay. © Jérôme Bonnet pour Télérama




En un peu plus de dix ans, Benjamin Biolay sera passé du statut de pestiféré à celui de roi de la pop française.
Découvert en 2000 pour avoir cosigné le Jardin d'hiver d'Henri Salvador, il était parti pour un parcours sans nuage. Mais un air nonchalant de surdoué boudeur, un mariage puis une séparation très commentés avec Chiara Mastroianni, des soirées trop arrosées et quelques échanges assassins avec ses collègues chanteurs auront terni l'image…


Jusqu'à ce que le cinéma le révèle sous un autre jour, et surtout que La Superbe, double album sorti en 2009, le réconcilie avec le public et la critique : il décroche un disque de platine et deux victoires de la Musique (album de l'année et artiste masculin de l'année).
Aujourd'hui, à 39 ans, Biolay, passionné d'économie comme de basket, sort un sixième album, Vengeance, où apparaissent Vanessa Paradis, Oxmo Puccino ou Orelsan…

Une revanche en forme d'accomplissement, pour un homme apaisé.




La Superbe, en 2009, a marqué votre couronnement. Qu'est-ce que ça a changé pour vous ?


L'attitude des autres, surtout. Dans la rue, les bars, les concerts, les gens viennent plus souvent me parler de mes chansons… J'ai donc un peu peur de les décevoir.
Si La Superbe avait été mon premier album, j'aurais sans doute été pétrifié. Mais comme je n'ai pas eu de succès trop vite, ça m'aide à prendre du recul. Le succès peut être d'une violence rare. Diam's l'a vécu. Elle a d'abord dû affronter le milieu ultra machiste du hip-hop, puis assumer un succès fou qui l'a propulsée porte-parole d'une génération, sans compter les gens qui ont dû gentiment vouloir la racketter en pensant qu'elle avait la fortune d'Ibrahimovic…

Pour elle, la prise de recul a été une question de survie. Ce n'est jamais très bon d'être la star du village.




Avant La Superbe, vous avez connu une période tourmentée.


J'avais la vie de M. Tout-le-monde, tout en étant médiatisé et vilipendé par des gens qui ne m'avaient jamais entendu. J'étais devenu un homme à abattre.




Vous étiez assez tête à claques…


C'est clair – j'étais aussi bien alcoolisé. Aujourd'hui, je suis apaisé, réconcilié avec moi et les autres. J'aurai bientôt 40 ans, ce serait pathétique d'être encore dans la bagarre.
Je regrette d'avoir fait de la peine aux gens. Même si c'est lui qui a lancé l'offensive, je n'aurais pas dû dire tant de mal de Bénabar. Son succès, il ne l'a pas volé.

Et puis Vincent Delerm ou Jeanne Cherhal sont réellement très doués, on ne peut pas dénigrer toute cette école… Mais j'étais devenu un peu nihiliste. Je me disais « ils veulent à manger, je vais leur en donner ».
Dieu merci, j'ai reçu des marques de respect de gens du métier, parmi les plus grands, comme Juliette Gréco ou Françoise Hardy. J'ai aussi eu la chance de faire du cinéma, de rencontrer un autre milieu, d'avoir une autre image. D'autant que là, être une tête à claques peut être très utile !




Pour assumer un être double ?



Sûrement. C'est merveilleux de pouvoir jouer des rôles très éloignés de soi : dans le prochain film d'Agnès Jaoui, je suis odieux avec Arthur Dupont – qui est mon copain…
Aujourd'hui, le cinéma représente au moins 30 % de mon temps professionnel. Il a changé ma vie. Il m'a redonné confiance, il a transformé mon rapport à la scène : jouer des situations un peu extrêmes pour un grand timide comme moi – embrasser quelqu'un, recevoir des baffes ou pleurer devant une caméra – m'a aidé à me sentir plus à l'aise, même physiquement. L'amour du public a compté, mais le cinéma a été essentiel…




Pourquoi alors intituler cet album Vengeance ?


C'est un pied de nez parce qu'en effet je n'ai aucune raison de me venger en ce moment. Mais la pochette est rose. C'est la vengeance de l'amour. Un dis­que d'amour. La Superbe, par contre, était une revanche ; mais une douce revanche, car elle n'a fait de mal à personne.



Pour vous, la musique a toujours été une forme de revanche ?



Quand j'étais gamin à Villefranche-sur-Saône, elle a surtout été un jardin secret, un endroit pacifié par rapport à la réalité. J'ai appris le violon à l'école de musique.
Et dès que j'ai commencé à souffler dans les cuivres, l'année de mes 15 ans, je suis parti au conservatoire de Lyon. J'étais sûrement pénible et déterminé, je prenais tout en grippe. Personne ne pouvait plus me contrôler.
C'est difficile de s'épanouir en tant qu'artiste dans une sous-préfecture de province…




Dans quel milieu avez-vous grandi ?




Ouvrier. Pourtant, ma mère descend de la famille Opinel ! Mais, après l'essor de la marque, mon grand-père a voulu fonder une coutellerie indépendante, et ses frères lui ont mis de tels bâtons dans les roues qu'il s'est retrouvé employé dans un garage. Il a vécu, je pense, avec cette frustration de savoir que ses frères, cousins, neveux, étaient millionnaires. Une espèce de tragédie familiale.


Côté paternel, il y avait davantage d'argent… jusqu'à ce que mon grand-père boive l'héritage. Très jeune, mon père a dû venir habiter dans la famille de ma mère. Il s'est retrouvé plongé dans un milieu modeste, qui comptait quatorze enfants, où l'on dormait à huit par chambre…

Malgré tout, il gardait des reliquats culturels de la classe bourgeoise. Son grand-père avait été trompettiste à la garde républicaine, son cousin était directeur du conservatoire de Nantes. Mon père a toujours écouté beaucoup de classique. Même du Varèse, du Schoenberg… C'est vraiment un grand mélomane. La variété ne l'a jamais trop intéressé.







© Jérôme Bonnet pour Télérama




Comment l'avez-vous découverte alors ?





Très jeune, j'ai adoré Henri Salvador, dont une de mes tantes m'avait offert un disque. J'aimais aussi Sinatra, Nat King Cole… Et Charles Trenet. Je pense même que c'est le meilleur. Il a écrit les textes les plus fous, les plus modernes. C'est l'inventeur de la chanson dite française.

Sur mon premier album, le titre Un été sur la côte lui rend directement hommage. Le reste de mon éducation, je l'ai fait avec mes cousins. L'un deux était à l'origine d'une radio associative ; ses disques venaient d'Angleterre, et des Etats-Unis pour le rap.
C'était les années 1987-1988. J'avais 14 ans, l'époque des premières boums, des premiers sons. Je me suis pris une grosse claque.





Vous avez pourtant continué votre apprentissage classique…





En seconde, je suis entré en classe de tuba. J'ai loupé le premier prix. Mon prof m'a dit : « Je ne comprends pas, tu régresses depuis quelques mois. » Je m'étais mis à jouer du trombone…

Normalement, on n'a pas le droit, ça bousille les lèvres et ce n'est pas du tout la même façon de distribuer l'air. Mais entre-temps, j'avais rencontré le meilleur tromboniste du monde, Michel Becquet…

J'ai travaillé six mois en clandestin, jusqu'à ce que je sorte du placard, en disant « mon truc, c'est le trombone » ! Et là, j'ai décroché mon premier prix.




C'est aussi l'époque où vous avez commencé à gagner votre vie, et plutôt bien…





Avec des cachets de musicien, dès que je suis entré au conservatoire. Je gagnais, facilement, bien plus que mon père. C'était dingue.
Avec mes cousins, ça nous obsédait que nos parents soient smicards. Mais au fond, l'argent, je n'en avais pas grand-chose à foutre. Je le claquais comme un cochon.
Ça n'a jamais été un moteur. Ma passion, c'est la musique.




Quand avez-vous commencé à chanter ?





A Lyon, je vivais en colocation. La chanson m'a pris là-bas, comme un virus. La nuit, quand les autres dormaient, je jouais du piano avec la pédale de sourdine et je chantais tout bas. C'est sans doute pour cela que j'ai longtemps chanté tout doucement ­– et puis j'étais fou de Chet Baker, je cherchais un son un peu comme lui.


J'avais acheté une guitare classique, pour ne pas jouer fort. Pendant deux ans, j'ai donc chanté en cachette. Quand j'ai officiellement lâché le trombone pour devenir chanteur, mes parents ont été catastrophés. Le trombone, c'était une rente à vie ! N'importe quels parents auraient réagi de la même façon. En plus, ils avaient l'impression que je n'avais pas de voix.

Finalement, j'y suis donc arrivé contre les prédictions des Cassandre qui me disaient : « T'es de Villefranche-sur-Saône, tu n'y arriveras jamais, t'as même pas le numéro de Drucker… » Quand on travaille, qu'on a de la chance et qu'on ne la laisse pas passer, c'est possible.






A partir de quand chanter est-il devenu une évidence ?




Il y a seulement six ou sept ans. Les concerts sont longtemps restés une souffrance, je n'en dormais pas de la nuit. J'ai commencé à y prendre du plaisir sur des dates à l'étranger.
En Espagne surtout, où j'ai reçu un super accueil. Je me suis dit « tiens, du point de vue d'un Espagnol, je chante bien »…

Aujourd'hui, j'assume enfin ma vraie voix, je ne la freine plus. J'ai arrêté de bouder mon plaisir de savoir chanter.






Votre nouveau disque est très éclaté, avec de la chanson, de la pop, du rap… Une façon de dire « je sais tout faire » ?




Au contraire ! Il y a beaucoup d'invités, qui prouvent que je ne sais pas tout faire tout seul. Oxmo Puccino et Orelsan, je voulais leur plume – car moi je rappe un peu, mais je râpe le fromage comme on dit…


Quant à Vanessa Paradis, Carl Barât ou Julia Stone, ce sont des collaborateurs. Nous avons, ou nous avons eu, des projets communs. Cet album s'est fait dans la joie, avec plein de copains. Il est moins mental et plus empirique que mes précédents. C'est un panorama des musiques que j'aime, un manifeste de fan.


Si j'avais la voix adéquate, je ferais aussi de la soul. Et si Gainsbourg ou Lavilliers n'avaient pas fait d'aussi bons albums de reggae, j'essaierais d'en faire un.




Vous travaillez encore beaucoup sur les disques des autres. En ce moment : Vanessa Paradis, Karen Brunon, Elisa Jo, Carl Barât…



C'est mon autre métier : producteur, réalisateur artistique. Bon, si on m'avait dit « cette année, tu vas faire cinq films et six albums », j'aurais répondu « allez vous faire voir » !

Mais quand Vanessa, qui est ma chanteuse préférée, me propose de faire un disque, je ne peux pas refuser. Vanessa, elle chante parfaitement bien.

Un jour, j'ai demandé à l'ingénieur du son de brancher l'Auto-Tune, le logiciel qui corrige les tonalités : l'appareil n'a pas bronché parce que tout était juste ! C'est la voix la plus singulière que nous ayons – avec celle d'Emilie Simon.

Carl Barât, c'est pareil : sa femme écoutait La Superbe en boucle quand elle était enceinte ; au début ça le gonflait, puis il a écouté et décidé de rechercher le même son. Ça m'a fait plaisir…


Idem quand Agnès Jaoui m'a proposé d'être dans son film avec Jean-Pierre Bacri ; il faudrait être débile pour ne pas accepter ! Ce serait comme refuser de jouer au foot avec Zidane.





Dans Au bout du conte, d'Agnès Jaoui (sortie en 2013), Biolay joue les bad boys. © Thierry Valletoux







A travailler autant, vous ne risquez pas l'épuisement ?




Je suis un gros, gros bosseur, comme beaucoup de feignants qui ont découvert la passion. Parfois, le travail est moins créatif. Je peux passer de longues semaines sans écrire un accord. Il faut anticiper cette perspective : la source est tarissable, et un jour il me faudra cinq ou six ans pour écrire huit chansons.

La musique pop rock est un truc d'ado dont on essaye de maintenir la flamme. J'ai la chance d'aimer collaborer avec les autres ; en temps voulu, j'accepterai leur aide avec joie.




Juliette Gréco a dit un jour : « Il y en a que le succès rend méchant. Lui, ça l'a rendu gentil »…




Un compliment de sa part me touche forcément beaucoup. J'ai une chance folle de la connaître. Plus gentil ? J'ai toujours été généreux et fidèle à mes amis. Pas méchant donc.


Mais je dirais que je me sens mieux. Moins illégitime. Quand on est passionné par son art et qu'on a la sensation de progresser, le sentiment d'illégitimité s'efface un petit peu. J'ai parsemé mon nouveau disque de mantras du genre : « profite » ou « ne regrette rien ».


Il y a toujours quelque chose d'un peu blessé en moi, pour plein de raisons qu'on ne peut pas évoquer. Mais aujourd'hui, je n'ai plus envie de choses mortifères. Juste de prendre la vie à bras-le-corps…




Dans votre dernier disque, vous faites quand même allusion à l'Occupation et aux trains de déportés…



La chanson s'appelle Sous le lac gelé… Et sous le lac, il y a toute la merde. J'avais plutôt de l'admiration pour Henri Guaino, que je trouvais très intelligent et qui avait écrit les discours très fédérateurs de Sarkozy en 2007, convoquant Jaurès, Malaparte…


Quand Hollande a reconnu la responsabilité de l'Etat français dans la rafle du Vél'd'Hiv, en juillet dernier, Guaino lui est rentré dedans de façon super violente. J'ai été choqué. Ce sont des choses qu'on doit régler, comme la guerre d'Algérie. Un pays qui n'est pas en paix avec lui-même se déteste.




Comment voyez-vous l'évolution de la société ?



L'islamophobie rampante et le regain d'antisémitisme me dégoûtent. Tout le monde a une responsabilité dans cette ­situation, la gauche comme la droite. Mais certains hommes politiques de premier ordre continuent d'attiser les peurs… C'est très inquiétant.


La société est en miettes. Ma fille, Anna, a 10 ans et une conscience déjà assez aiguë de cela ; elle a été très choquée par l'affaire Merah. J'ai dû la rassurer.

Si ce quinquennat doit laisser une trace, c'est bien ressouder, réconcilier les communautés religieuses. Je suis croyant et je respecte toutes les religions monothéistes – les autres, je les connais moins.

Malheureusement, un grand pape comme Jean XXIII, qui voulait rapprocher les religions et qui a lancé Vatican 2, est mort trop vite. La religion est une liberté fondamentale de l'homme. Mais elle doit rester du domaine de l'intimité.




En revanche, vous vous êtes publiquement engagé en politique.




J'étais encarté à 16 ans. Je ne le suis plus, mais oui, je reste engagé. Militer, c'est assumer la vie, surtout quand on est père. Je soutiens François Hollande depuis longtemps – quand il était crédité de 3 % d'intentions de votes, ça n'intéressait personne…


Mon travail de militant a été de mettre les gens en contact les uns avec les autres, au sein d'une cellule culture, avec Julien Dray et Aurélie Filippetti.




Qu'est-ce qui vous motive ?



Je ne veux pas d'une société ultra libérale, avec une finance complètement folle et des agences de notation qui dégradent une nation en deux secondes et des taux d'intérêt qui flambent…


Je pense qu'il faut défendre une nouvelle lecture du keynésianisme : laisser filer un peu les déficits publics quand tout va mal pour relancer la machine, pour que les gens ne soient pas dans la rue et, une fois que la croissance repart, taxer tout le monde pour rembourser.


En plus, je suis attaché à des valeurs très vieille France. Le verbe par exemple : les politiques s'expriment tellement mal…





Et de voir des projets culturels abandonnés, cela ne vous chagrine pas ?




C'est encore une question d'économie. Que voulez-vous faire ? Vendre le Louvre aux Qataris ? Au patron du PSG, Nasser Al-Khelaïfi ? C'est sûr, il mettrait 500 millions dans les caisses direct…
Alors non, je ne suis pas déçu par les premières décisions de la ministre. C'est quelqu'un que je connais, en qui j'ai une grande confiance et qui a le sens du service public.




Artistiquement, savez-vous après quoi vous courez ?



C'est sans doute un jeu de dupe : je cours après la chanson idéale, que je n'écrirai jamais.





http://www.telerama.fr/musique/benjamin-biolay-aujourd-hui-je-suis-apaise-reconcilie-avec-moi-et-les-autres,88902.php






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MessageSujet: Re: VENGEANCE   Dim 11 Nov - 2:00

Benjamin Biolay : se venger de quoi ?

De quelle vengeance est-il question au juste ? Paradoxalement, de ce qui peut y mener. Démons, sources d'irritation, accrocs, mauvaises passes, regrets, pertes. On se venge du fiel qu'on a déversé, des vibrations vénéneuses qu'on a nourries.

«La vengeance est un plat au goût de presque rien....», note sagement l'auteur dans la chanson-titre de Vengeance, l'album plus attendu de la pop française cet automne.

On y recense pas moins de 14 titres, dont plusieurs incluent des participations notoires - Vanessa Paradis, Gesa Hansen, Oxmo Puccino, Orelsan, Sol Sanchez, Julia Stone, Carl Barât.

Toute la palette de Benjamin Biolay y est investie: le musicien doué, l'auteur élégant, l'arrangeur multi-référentiel, l'interprète sensuel. Il y campe l'amoureux sincère, le mec largué par l'être aimé, celui qui s'adresse à l'amant de sa femme, le félin qui rentre les griffes en ronronnant, le serpent qui ravale son venin, la bête en quête de sérénité.

Au programme, pop classique Bacharach-Barry-Morricone, chanson française-française, space rock, soul blanche, coldwave, pop-folk, hip-hop, bref la pizza royale d'un requin capable de tout dévorer en studio. Et de faire une réelle offrande de sons richement captés, agencés, mixés, balancés dans l'espace. Offrande généreuse quoiqu'inégale.

Alain Brunet

http://www.lapresse.ca/arts/musique/critiques-cd/201211/09/01-4592288-benjamin-biolay-se-venger-de-quoi-12.php
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MessageSujet: Re: VENGEANCE   Lun 12 Nov - 12:02

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Le Pont des Artistes par Isabelle Dhordain Samedi 10 novembre


Benjamin Biolay - Orelsan - Lescop

































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MessageSujet: Re: VENGEANCE   Sam 17 Nov - 13:00




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MessageSujet: Re: VENGEANCE   Mar 4 Déc - 19:02




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Ce soir où jamais 4/12/2012

Live : Benjamin Biolay Profite



Vidéo à venir .....


http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/






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MessageSujet: Re: VENGEANCE   Mar 18 Déc - 11:34

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo
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MessageSujet: Re: VENGEANCE   Sam 7 Sep - 16:36

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Benjamin Biolay & Julia Stone    CONFETTIS




Ça me va droit au cœur d’avoir toute votre estime
C’est conforme au bonheur, confine au sublime
Mille chevaux vapeurs, des filles au racing
Un verre bicolore, de sang des vignes
Ça me va droit au cœur, au cœur de la rétine
Voilà je pleure sous mon magazine
Malgré mon peu d’ardeur, votre beauté sublime
N’a rien vu des heures, des heures qui déclinent

Sous les confettis
J’ai rêvé ma vie
Comme un sombre héros
En terre Adélie
En Scandinavie
Dans un port cher à mon cœur
Sous la pluie des papiers jaunis
De confettis
De confettis

Ça me va droit au cœur d’avoir toute votre estime
C’est un peu de chaleur, un peu moins de clim
Oublions les rancoeurs et rebranchons la ligne
Avons l’air de seigneurs, soyons clean
Loin des merles moqueurs, de ce vieillard indigne
On se fendit le cœur comme un vase Ming
Ça me va droit au cœur qu’on arrête la frime
De derviche tourneur à plein régime

Sous les confettis
J’ai rêvé ma vie
Comme un sombre héros
En terre Adélie
En Scandinavie
Dans un port cher à mon cœur
Sous la pluie des papiers jaunis
De confettis
De confettis

Un confetti
Deux confettis
Trois confettis
Des confettis

Ça me va droit au cœur d’avoir toute votre estime









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MessageSujet: Re: VENGEANCE   Aujourd'hui à 23:55

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VENGEANCE
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