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 My Art Invest, un nouveau casino de l'art en ligne

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liliane
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MessageSujet: My Art Invest, un nouveau casino de l'art en ligne   Mar 25 Oct - 10:28

My Art Invest, un nouveau casino de l'art en ligne


Des centaines de spéculateurs en herbe ont déjà été séduits par cette Bourse de l'art sur Internet. Mais l'investissement n'est pas sans risque.

Posséder un bout d'une sculpture de Jeff Koons ou la moitié d'un tableau de Takashi Murakami… c'est le concept original de My Art Invest (MAI)

http://www.myartinvest.com/

. Ce site propose d'acheter et de revendre des "parts" d'oeuvre, chacune équivalent à 1 centième de sa valeur. Grâce à sa promo à la télévision et à la radio, le créateur, Tom-David Bastok, a déjà réussi à créer un petit buzz. Le site a récemment fêté son 1.000ème membre. 70% d'entre eux ont déjà réalisé au moins une transaction, et ont dépensé, en moyenne, 285 euros. Une dizaine a même déboursé plus de 9.000 euros. Pas mal après seulement 4 mois d'existence.

A première vue, l'idée peut paraître attrayante. My Art Invest permet aux non initiés de découvrir de manière ludique le monde de l'art… et d'espérer toucher le jackpot. "Les plus-values varient en moyenne de 12 à 400 %", vante le communiqué de presse.

Des promesses qui rappellent celles de Marble Art Invest, un courtier qui faisait miroiter des rendements de 16% par an en investissant dans l'art… avant de se faire épingler par l'AMF. Aucun rapport, assure Tom-David Bastok. "Nous sommes transparents. Les œuvres mises en vente sont exposées dans notre galerie, qui est ouverte à tous".

Le patron n'en démord pas : "Le gain moyen par membre atteint 75%". Soit. Mais ces performances peuvent aussi s'expliquer par le faible nombre de parts disponible et par un certain emballement des intervenants. La preuve, le "Blue Baloon" de Jeff Koons, mis à prix à 5.500 euros et estimé entre 10.000 et 11.000 euros par MAI, a vu sa valorisation grimper jusqu'à… 22.000 euros. "Il faut être prudent avec ces nouveaux concepts d'investissement dans l'art, qui tentent de surfer sur un effet de mode. Une œuvre est avant tout un bien matériel, pas un produit spéculatif", tempère Fabien Bouglé, fondateur de la société de conseil Saint Eloy Art Consulting.

Pour appâter les clients, My Art Invest met aussi en avant la possibilité d'exposer une œuvre pendant un mois chez soi dès l'achat de 5 parts. Sympa pour frimer lors d'un dîner entre amis. Sauf que les frais de transport sont à la charge de l'apprenti collectionneur. De plus, il faudra verser une caution, égale à 150% de la cote de l'œuvre. Apprêtez-vous donc à faire un chèque de caution de plus de 20.000 euros pour héberger la gravure sur bois de Damien Hirst, "Methionine".

Si le site se définit comme une "Bourse de l'art", la plate-forme pour acheter et vendre des parts risque d'en dérouter plus d'un. Difficile déjà de trouver le prix de référence d'une oeuvre. Ensuite, les intentions d'achats ou de vente ne sont pas centralisées. Conséquence, les membres proposent leurs parts à n'importe quel tarif, et les écarts vont du simple au double. Un exemple : une part du "Mur n° 145", un tableau d'Yves Krief, est ainsi actuellement proposée entre 65 et… 130 euros. "Cela fait partie du jeu : comme en Bourse, il faut dénicher la bonne affaire", justifie le patron du groupe.

Plus ennuyeux : My Art Invest se réserve le droit d'annuler une vente si les 100 parts ne sont pas écoulées. Pire, le site ne vous rend pas l'argent mais crédite un compte virtuel, permettant d'acheter une autre part d'œuvre d'un montant équivalent. Le risque : l'argent reste bloqué, jusqu'à ce que vous misiez sur le bon cheval. Cette pratique reste exceptionnelle, nous assure-t-on. "Nous n'avons aucun intérêt à le faire régulièrement car nous entamerions notre crédibilité. Pour le moment, cela n'est arrivé qu'une seule fois, et le client était ravi de pouvoir réinvestir son argent plutôt que de conserver une part invendable", explique Tom-David Bastok.

Ceux qui veulent tout de même tenter leur chance ne doivent pas oublier que l'art n'est pas immunisé contre la crise. "En 2008, le marché de l'art contemporain s'était effondré. La cote de certains artistes avait plongé de 50 à 90%", prévient Fabien Bouglé. Le risque de perdre de l'argent ou de se retrouver avec un bout de tableau sur les bras est donc bien réel.

http://www.capital.fr/finances-perso/actualites/my-art-invest-un-nouveau-casino-de-l-art-en-ligne-636390?xtor=EPR-226
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http://www.artmony.biz
liliane
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MessageSujet: Re: My Art Invest, un nouveau casino de l'art en ligne   Mer 18 Jan - 10:16

4.000 oeuvres d'art à acheter aux enchères sur internet pour 820 millions de dollars


ZHANG Daqian - A Bird’s-eye View on Taiwan Cross-Island Road near Herhuan (1978)


Artprice met fin ce mercredi au monopole vieux de deux siècles exercé par les sociétés de vente aux enchères. Les explications de Thierry Ehrmann, PDG de cette société cotée.

C’est ce mercredi 18 janvier que le site d’Artprice devient une place d’enchères en ligne d’œuvres d’art. A la clé un formidable levier de profits pour cette société lyonnaise cotée en Bourse. Car cette première signe la fin d’un monopole de 200 ans pour les Sociétés de ventes aux enchères comme Sotheby's, Christie's, Piasa et Arcurial…

Une loi du 20 juillet 2011 autorise en effet le leader mondial des bases de données sur l’art à franchir le pas et à devenir ce que Bruxelles appelle officiellement un "opérateur de courtage aux enchères réalisées à distance par voie électronique". Le Conseil des Ventes Volontaires, qui rassemble tous les grandes maisons de ventes, a d’abord tenté de s’opposer à cette transformation avant de faire marche arrière, il y a quelques jours.

Plus rien ne s’oppose désormais à ce qu’Artprice devienne une gigantesque salle des ventes, avec son réseau de 1,3 millions de clients dans le monde. Le site a déjà rassemblé près de 4.000 oeuvres prêtes à la vente aux enchères. Cela semble bien peu de choses face aux 495.000 œuvres mises à la vente sur le site, à prix fixe. Mais le montant de ces presque 4.000 œuvres est très élevé puisque leur mise à prix, avant enchère, dépasse les 820 millions de dollars.

Les plus impatients sont sans doute les actionnaires du site coté : depuis un an, ils ont profité de l’envolée de plus de 470% du cours de leurs titres. Et s’attendent à ce que la hausse se poursuite, compte tenu des perspectives de gains que laisse espérer l’application, sur ces milliers de ventes aux enchères, d’une commission moyenne d’environ 4,5%...


Picasso - Portrait Imaginaire (1969)

La réaction de Thierry Ehrmann, fondateur et PDG d’Artprice, à cette ouverture

Challenges : Vous êtes sans doute ému d’ouvrir cette place de marché. Cela fait combien d’années que vous faites du lobbying pour libéraliser les enchères ?

Thierry Ehrmann : Cela fait 12 ans que je milite pour faire sauter ce monopole. Et entre-temps, j’ai épuisé sept ministres de la culture, qui m’ont tous du m’écouter sans pouvoir toujours agir. Pendant ce temps, j’ai fait monter en puissance Artprice. Et jusqu’à aujourd’hui, c’était une place de marché où de plus en plus de d’amateurs viennent acheter des centaines de milliers d’oeuvres au prix fixé par des dizaines de milliers de vendeurs.

En 2005, nous avions 1,3 milliards de dollars d’oeuvres présentées. En 2008, on était à 4,5 milliards et en 2010, nous avons atteint le chiffre de 6,3 millions d’œuvres présentés. Sur ce total d’œuvres présentées, environ 30% sont vendues chaque année, sans que nous puissions être commissionnés.

Mais pourquoi les clients voudraient-ils passer par vous, et se mettre à payer des commissions alors qu’ils peuvent vendre sans enchères ?

Parce que le système des enchères est magique et qu’il permet de vendre plus vite et plus cher les biens. La commission que nous prenons devient marginale si vous parvenez à vendre jusqu’à deux fois plus cher !

Les Sociétés de ventes volontaires, comme Christie's et Sotheby's, ont, à travers le Conseil des ventes volontaires, cherché à entraver votre lancement. Cela semble s’être arrangé comme par miracle. Qu’est-ce qu’il s’est passé ?

Je leur ai tout simplement expliqué et prouvé que j’observais strictement le texte de la loi du 20 juillet 2011. Mais, au fond, je pense que cette ouverture ne leur fera pas de mal. La plupart (82%) des Maisons de ventes, dans le monde, passent pas Artprice pour réalise leur catalogue. Elles passeront aussi par nous pour réaliser leurs ventes aux enchères électroniques.

Elles conserveront leur commissions et nous en rétrocéderont une petite partie, comme si nous étions une société d’ingénierie informatique, en échange de quoi elles accéderont à notre fichier, qui est le plus important du monde, et qui détaille les gouts, les habitudes, les recherches et les achats de nos 1,3 millions de membres payants, qui sont aussi, leurs acheteurs…

Eric Treguier
http://www.challenges.fr/patrimoine/20120117.CHA9248/4-000-oeuvres-d-art-a-acheter-aux-encheres-sur-internet-pour-820-millions-de-dollars.html
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