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 CULTURE FRANÇAISE : LE GRAND BOND........ EN ARRIERE

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liliane
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MessageSujet: CULTURE FRANÇAISE : LE GRAND BOND........ EN ARRIERE   Lun 15 Aoû - 7:41

CLASSEMENT 2011 DES UNIVERSITES MONDIALES





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MessageSujet: Re: CULTURE FRANÇAISE : LE GRAND BOND........ EN ARRIERE   Ven 14 Oct - 9:35

Encore une mauvaise note pour les universités françaises

Après le classement de Shanghai, celui du mensuel britannique spécialisé dans l'enseignement supérieur, Times Higher Education, promet de faire du bruit dans le lanterneau universitaire français. Seules 3 facs tricolores figurent dans le top 100

Trop atypique pour les classements

La France, elle, souffre de la spécificité de son système d'enseignement supérieur. Les publications signées par les organismes de recherche (CNRS, CEA, etc.), par exemple, ne sont pas forcément prises en compte dans les calculs, ce qui pénalisent les établissements français. Par ailleurs, de nombreux établissements, tels Sciences Po, restent trop petits pour être classés.

Reste à espérer que les réformes en cours sur l'autonomie des universités, le plan Campus et les Pôles de recherche et d'enseignement supérieur (PRES) permettent à nos établissements de rayonner, un jour, à l'international…

Les 10 premières universités au monde selon Times Higher Education :

1. Caltech (Etats-Unis)

2. Harvard (Etats-Unis)

2. Stanford (Etats-Unis)

4. Oxford (Royaume-Uni)

5. Princeton University (Etats-Unis)

6. Cambridge (Royaume-Uni)

7. Massachusetts Institute of Technology (MIT) (Etats-Unis)

8. Imperial College London (Etats-Unis)

9. University of Chicago (Etats-Unis)

10. Berkeley (Etats-Unis)

Les 5 françaises dans le top 200 du Times Higher Education :

1. Ecole Normale Supérieur d'Ulm (59ème)

2. Ecole Polytechnique (63ème)

3. Université Pierre-et-Marie-Curie (84ème)

4. Ecole Normale supérieure de Lyon (141ème)

5. Université Paris-Diderot Paris 7 (169ème)

http://www.capital.fr/carriere-management/actualites/encore-une-mauvaise-note-pour-les-universites-francaises-633754?xtor=EPR-226
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MessageSujet: Re: CULTURE FRANÇAISE : LE GRAND BOND........ EN ARRIERE   Ven 13 Jan - 8:43

Sciences Po : "Chaque candidat a sa culture, mais toutes nous intéressent"



Françoise Mélonio, doyenne du collège de Sciences-po, défend la suppression de la culture générale de l'épreuve écrite du concours.

La décision de supprimer l'épreuve de culture générale du concours d'entrée à Sciences Po suscite une polémique. Cette épreuve sans programme était accusée d'être discriminatoire, mais c'était aussi l'occasion d'affirmer que pour appartenir à l'élite, il fallait être cultivé. Françoise Mélonio est normalienne, professeur de littérature à la Sorbonne et Sciences Po. Elle a préféré naguère quitter l'École normale supérieure pour rallier la Rue Saint Guillaume où elle est doyenne du collège (les élèves de première année). Comment justifie-t-elle une telle mesure ?

Richard Descoings a annoncé en décembre la suppression de la culture générale au concours d'entrée en 2013. Depuis, la polémique enfle. Pourquoi une telle décision ?

C'est bien plus une question de calendrier qu'une décision dogmatique. Sur demande du ministère, Sciences Po a accepté d'avancer les résultats du concours d'entrée. Nous l'avions déjà fait, certes, mais avoir une réponse définitive fin juillet était encore beaucoup trop tardif pour de nombreux étudiants, qui étaient contraints de refuser certaines écoles en attendant le verdict. Cet effet en cascade gênait à peu près 5 000 étudiants. Il fallait donc repenser le planning. À partir de 2013, les résultats seront donc divulgués fin mai, et les épreuves auront lieu début mars. Pour avoir le temps de corriger les copies, il nous fallait à tout prix limiter le nombre d'épreuves.

De là à éliminer la culture ? À l'heure où il faut se battre pour que les jeunes ouvrent un livre ?

Attention, il n'est pas question de l'éliminer. Bien au contraire. Il y aura un oral particulièrement décisif, puisqu'il permettra de déterminer en face à face quelle est la culture du candidat et de cerner ses goûts. Qu'aime-t-il lire ? Qu'est-ce qui l'intéresse dans l'actualité ?

Faut-il pour autant renoncer à l'expression écrite du profil intellectuel du candidat ?

Absolument pas. Si l'épreuve dite "d'ordre général" n'existe plus, la culture de l'étudiant pourra s'exprimer dans les matières que nous avons maintenues. À savoir l'histoire, qui est obligatoire pour tous. Jusqu'à preuve du contraire, il s'agit bien de culture générale. Et l'épreuve d'option, qui sera, au choix, mathématiques, essai à partir de documents sur un sujet social ou économique, ou bien un commentaire de texte littéraire ou philosophique. Dans ces trois alternatives, c'est bien entendu la culture générale qui fera la différence. Par ailleurs, l'examen approfondi du dossier scolaire de l'étudiant sera déterminant.

Peut-on juger de la culture d'un élève sur ses notes de lycée ?

C'est bien plus révélateur qu'on ne le pense. Le dossier permet de juger le sérieux, la constance du travail depuis la seconde. À travers les commentaires des professeurs, on vérifie l'ouverture d'esprit, la mentalité. C'est aussi l'occasion de déceler un domaine d'excellence. Je pense à ceux qui pratiquent la danse à haut niveau, qui jouent d'un instrument, s'investissent dans l'associatif...

À vous entendre, la culture n'est pas éliminée. Pourtant, on avait cru comprendre que cette épreuve étant discriminatoire, Sciences Po devait la supprimer par souci d'égalité.

C'est une question complexe. Chacun a une culture différente, mais toutes nous intéressent. Depuis quelques années, Science Po n'a cessé de prouver son attrait pour la diversité des profils. Peut-être que l'absence de programme à réviser pour cette épreuve était en effet trop aléatoire. Il y a deux choses pour lesquelles nous devons nous battre : le cloisonnement social, et le cloisonnement régional. Ce qui compte, ce n'est pas vraiment qui on est à l'entrée, mais davantage qui l'on est devenu à la sortie...

Encore faut-il réussir à entrer... Une fois dans la place, comment la culture générale est-elle intégrée au programme ?

À travers les cinq majeures qui sont le droit, l'histoire, l'économie, les sciences politiques et la sociologie. Mais aussi au cours des quatre heures d'humanités scientifiques et littéraires. Enfin, les étudiants ont deux heures d'atelier artistique obligatoires par semaine. Ils ont le choix entre histoire de l'art, étude de textes religieux ou un module que j'anime sur les figures du pouvoir, à travers des oeuvres littéraires, philosophiques et artistiques. Toutes ces matières sont bien sûr notées.

Et quel est le résultat ? Vous êtes satisfaite du niveau ?

Je suis ravie que 80 étudiants choisissent encore d'apprendre le latin ou le grec à raison de quatre heures par semaine. Mais en tant que membre du jury et professeur en première année, je dois bien admettre que l'intérêt pour la lecture ne cesse de diminuer. À Sciences Po comme partout ailleurs. Les étudiants vivent aujourd'hui dans un monde où la lecture passe après toutes sortes de choses. Mona Ozouf a une très belle phrase pour exprimer cette idée. Elle rappelle souvent qu'elle adore lire car c'est un "émerveillement qui sort de l'ennui". Il faut croire que l'étudiant de 2012 ne s'ennuie plus ! La deuxième chose que je remarque, c'est que l'intérêt des étudiants se restreint de plus en plus dans le temps. Ils sont tous passionnés par le monde contemporain, les enjeux actuels. Mais délaissent l'histoire sur la longue durée. L'enjeu, c'est de leur en redonner le goût.

Propos recueillis par VICTORIA GAIRIN
http://www.lepoint.fr/societe/sciences-po-chaque-candidat-a-sa-culture-mais-toutes-nous-interessent-12-01-2012-1418288_23.php
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MessageSujet: Re: CULTURE FRANÇAISE : LE GRAND BOND........ EN ARRIERE   Mar 24 Jan - 23:14

Quelles priorités pour le ministère de la Culture ?


Le ministère de la Culture a 50 ans et il est moribond. Depuis dix ans, les ministres de la Culture successifs se sont souvent contentés de gérer l'existant, en bons pères de famille. L'offre culturelle étant pléthorique, variée et, la plupart du temps, de qualité, il était en effet tentant pour les locataires de la Rue de Valois de se consacrer exclusivement à son entretien, sans prétendre la faire évoluer.

Les rares fois où les ministres successifs sont sortis de leur gestion prudente, c'est malheureusement pour adopter une attitude défensive et conservatrice face aux mutations de la création et des pratiques culturelles des Français. Ce fut le cas avec Internet : alors que celui-ci constitue une formidable opportunité pour la démocratisation culturelle et la création artistique, le ministère est revenu trois fois devant le Parlement pour lutter contre l'échange d'œuvres culturelles sur le réseau, alors qu'il aurait du accompagner son développement.

Cet attentisme et ce conservatisme ont contribué à affaiblir le ministère et, surtout, l'ont privé de sa capacité à anticiper et inventer. Le ministère n'a ainsi pas mené de réflexion ni dessiné de stratégie pour accompagner les mutations de la création artistique et des pratiques culturelles à long terme.

Aujourd'hui, il est temps de sortir du carcan du court terme et de recommencer à imaginer la culture et les politiques culturelles de demain. La campagne pour l'élection présidentielle de 2012 peut en être l'occasion, même si on peut craindre que les candidats négligent cette question, compte tenu de l'ampleur des défis à relever dans les domaines de l'économie, de l'emploi ou de l'éducation. Il ne faut cependant pas s'y résigner. La culture n'est pas condamnée à être éternellement perçue comme une distraction ou l'éternel appendice des politiques publiques. Facteur de richesse, de créativité et d'épanouissement collectif et individuel, elle mérite d'être un des enjeux de cette élection présidentielle. Le moment peut donc être venu de mettre en débat les priorités du ministère de la Culture. C'est un exercice éminemment subjectif, mais, selon moi, elles pourraient être les suivantes :

- Il serait avant tout nécessaire de mettre en place un grand plan en faveur de l'éducation artistique, permettant l'éveil à la culture tout au long de la vie. L'éducation artistique reste en effet marginale aujourd'hui au sein de la politique culturelle nationale. Depuis 2002, le budget qui lui est consacré a été considérablement diminué et les ministres successifs ne sont pas passés des discours aux réalisations concrètes. Il y a beaucoup à faire et les idées ne manquent pas : formation des enseignants dans le domaine artistique ; développement de la pratique artistique; apprentissage de l'histoire de l'art ; jumelages des écoles et des collèges avec des institutions culturelles etc... Les collectivités territoriales ont expérimenté certaines de ces pistes, mais c'est au ministère de la Culture, en partenariat avec le ministère de l'Education nationale de leur donner une dimension nationale.

- Il faudrait ensuite prendre à bras le corps la question de la culture numérique, qui a été traitée par le petit bout de la lorgnette depuis dix ans. Il est plus qu'urgent de rompre avec l'attitude défensive adoptée par les derniers gouvernements et, comme l'a écrit Patrick Zelnik, dans son rapport sur la Création et internet (2010), "plutôt que de redouter Internet et de chercher à s'y adapter tant bien que mal, il convient de prendre les devants et d'investir l'univers numérique pour en saisir toutes les opportunités". Dans ce domaine, la priorité me semble être d'associer davantage les fournisseurs d'accès à Internet au financement de la culture et d'accélérer le virage numérique des établissements culturels et des chaînes de télévision et de radio publique. Il serait injuste de dire que rien n'a été fait en la matière, mais les initiatives ont été trop souvent disparates et parfois incomplètes. Or, un des rôles essentiels du ministère de la Culture est d'impulser et de coordonner les initiatives en la matière et, surtout, de leur donner du sens.

- La troisième priorité serait la lutte contre les déserts culturels que l'on trouve dans certaines de nos régions. La cartographie de la France des institutions culturelles publiques est très riche, mais les institutions culturelles restent encore très concentrées. Le jacobinisme culturel n'est pas mort, l'Etat ayant décidé d'accorder des moyens importants à la création ou à la rénovation d'établissements culturels situés à Paris ou en Ile-de-France. Avec la rénovation de l'auditorium de Radio France, les nouveaux espaces du Louvre et du musée d'Orsay, les travaux au musée Picasso, la création d'une Maison de l'histoire de France dans le centre de Paris, l'Etat a fait le choix d'une concentration de son investissement sur un territoire déjà bien doté dans le domaine culturel. La culture ayant cependant plus besoin de Girondins que de Jacobins, il faudrait donc franchir une nouvelle étape de la décentralisation culturelle. Au lieu d'affaiblir les collectivités territoriales, il s'agirait en effet plutôt de leur accorder de nouvelles responsabilités et les moyens correspondants.

- La dernière priorité devrait être le renforcement du rayonnement de la culture française à l'international. Beaucoup prédisent la fin de l'influence de la culture française dans le monde ; pour autant la France dispose toujours d'une voix, d'artistes, d'une ambition qui l'obligent. La culture française doit continuer à être présente dans le monde tant la culture est désormais un axe essentiel de la diplomatie. La création de l'Audiovisuel Extérieur de France (AEF) et de l'Institut Français n'ont malheureusement pas été à la hauteur des attentes et il reste encore beaucoup à faire pour la diffusion de la culture française dans le monde, pour la construction d'une véritable politique culturelle européenne et pour le renforcement de l'accueil des artistes et créateurs étrangers sur le territoire français.

Education artistique, culture numérique, lutte contre les déserts culturels et rayonnement de la culture française dans le monde, les chantiers et les défis sont nombreux. Espérons que l'élection présidentielle de mai prochain permettra d'en débattre et surtout d'avancer sur ces sujets, sans faire l'économie d'une réflexion stratégique sur la place du ministère de la Culture dans l'organisation institutionnelle et sur son budget.

Gaspard Gantzer

http://www.huffingtonpost.fr/gaspard-gantzer/ministere-culture-priorites_b_1228552.html
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MessageSujet: Re: CULTURE FRANÇAISE : LE GRAND BOND........ EN ARRIERE   Jeu 16 Fév - 13:06

Au secours, la France perd son latin !
Le Point.fr - Publié le 16/02/2012

Des intellectuels de tous bords en appellent au sursaut. Pour faire face à la crise, une seule arme : notre culture.


"Sans le latin, la messe nous emmerde", chantait Brassens. Les langues antiques sentent la poussière, rappellent à nos souvenirs de vieux professeurs à lunettes et l'indétrônable Gaffiot ? Pensez-vous ! À en croire le succès du jeu vidéo God of War et l'engouement du public pour les productions hollywoodiennes qui font leurs choux gras de combats de gladiateurs, de royaumes légendaires et de leurs héros homériques, l'Antiquité a, au contraire, plus que jamais le vent en poupe. À tel point que le gouvernement a même créé un prix Jacqueline de Romilly, destiné à récompenser les projets les plus créatifs de l'enseignement du grec et du latin. "L'esprit de ce prix, annonçait Luc Chatel fin janvier, est celui d'une conception exigeante, humaniste, ouverte, de la culture antique. C'est une passion pour la modernité de l'Antiquité ; c'est un engagement constant à transmettre cette passion". Grec et latin ont beau être appelés "langues mortes", ils n'ont pas encore les deux pieds dans la tombe... Steve Jobs ne disait-il pas lui-même qu'il "échangerait toute sa technologie contre un après-midi avec Socrate" ?

Voyez-vous ça, un apprentissage plébiscité par le mythe de la modernité lui-même ! Alors pourquoi diable la France doit-elle se battre pour sauver sa culture, ses humanités ? Pourquoi la mondialisation devrait-elle nécessairement devenir l'ennemie de la diversité des savoirs ? C'est la question que se pose Sylvaine Poujade-Balthazard, professeur de latin à l'université de Rennes II, suite à la décision du gouvernement de fermer plusieurs licences de lettres classiques en raison des coupes budgétaires.

Schizophrénie

"Trop de moyens déployés, pour pas assez d'élèves", justifie le ministère. Et pour cause, si un jeune sur cinq apprend le latin au collège, ils ne sont plus qu'un sur vingt au lycée... Cette désaffection des filières classiques, Sylvaine Poujade-Balthazard l'explique avant tout par cette absence de pluridisciplinarité que l'on reproche si souvent au système français. "Nous avons proposé de sauver la licence par un projet Civilisations anciennes et modernité européenne, qui permettrait de mettre en perspective plusieurs disciplines et différentes époques." Qui envisagerait, en effet, de devenir archéologue en ignorant tout de la langue de Platon et de celle de Cicéron ?

Mais là est bien toute la schizophrénie de ceux qui nous gouvernent. D'un côté, Science Po réduit à portion congrue l'épreuve de culture générale de son concours d'entrée et le recrutement des professeurs de lettres classiques prévoit de ne plus comprendre qu'un oral ; de l'autre, sous la houlette du ministère de l'Éducation nationale, on réfléchit à la revalorisation de la culture antique autour de colloques aux noms aussi éloquents que Langues anciennes, mondes modernes. Refonder l'enseignement du latin et du grec. Tout un programme...

C'est ce paradoxe qui est aujourd'hui pointé du doigt. La parole à la défense de notre culture : dans une tribune publiée dans Le Monde le 8 février 2012, intitulée "En renonçant aux humanités classiques, la France renonce à son influence", écrivains et philosophes parmi lesquels Charles Dantzig, Régis Debray, Marc Fumaroli, Christophe Ono-dit-Biot, Erik Orsenna, Philippe Sollers et Emmanuel Todd en appellent au sursaut. Les humanités sont jugées "peu rentables, élitistes, coupées du monde" ?

Mais, en fermant des classes, ne risque-t-on pas précisément de réserver, de fait, les lumières des Anciens à une élite ? Se priver de l'immensité de notre culture, c'est tirer une croix sur tous les Jean-Pierre Vernant, Lucien Jerphagnon ou Jacqueline de Romilly que nous réserve la nouvelle génération, d'esprits avisés pour comprendre le monde de demain. Car, si dans les milieux favorisés, il y aura toujours un vieil oncle pour prôner les bienfaits de la culture antique, qui, sinon l'école, s'en chargera pour tous ceux qui n'ont pas la chance d'avoir les dialogues de Plutarque dans leur bibliothèque ? La voilà la vraie discrimination. Que l'on soit black, blanc ou beur, le latin, parlé dans tout le bassin méditerranéen, n'est-il pas notre patrimoine à tous ? Saint-Augustin lui-même n'était-il pas algérien ?

Du bac L à HSBC...

"Nous sommes l'un des rares pays à ne pas comprendre à quel point la diversité de la culture peut nous apporter. Dans les pays anglo-saxons, les formations de lettres ou de sciences humaines sont très prestigieuses. Et personne ne s'étonne du fait qu'un grand patron soit diplômé d'histoire de l'art." Pour Bernard Deforge, professeur de grec ancien et consultant chez PricewaterhouseCoopers, cabinet d'audit, on atteint les limites mêmes du brainstorming. "À quoi sert encore d'échanger des idées, si tout le monde a les mêmes ? Dans les écoles de commerce, si la culture générale est encore au programme, elle reste extrêmement standardisée."

Celui qui a su mener de front deux carrières complémentaires se bat aujourd'hui pour introduire des profils littéraires en entreprise. Depuis six ans, l'opération Phénix a ainsi permis de créer plus de 150 CDI dans des grandes firmes telles que Coca, L'Oréal, HSBC, la Société Générale ou Renault pour des étudiants diplômés d'un master 2 de philo, d'histoire de l'art ou de lettres modernes... Qui a dit que le bac L ne menait à rien ? Tenez-vous le pour dit, Aristote et Virgile n'ont pas encore dit leur dernier mot. Il n'y a qu'à voir le succès de la collection Signets pour s'en assurer. Ces recueils de textes antiques autour d'un thème en résonance avec l'air du temps, proposés par les Belles Lettres, font fureur chez les étudiants en lettres classiques comme au lycée. Comment séduisait-on chez les Anciens ? Que pensait-on de l'homosexualité ? De la mort ? Le prochain à paraître, Hocus Pocus, nous révèle, ô stupeur, que Harry Potter n'a rien inventé. Eh oui, l'Antiquité avait déjà ses apprentis sorciers.

http://www.lepoint.fr/culture/au-secours-la-france-perd-son-latin-16-02-2012-1432050_3.php
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MessageSujet: Re: CULTURE FRANÇAISE : LE GRAND BOND........ EN ARRIERE   Mar 14 Aoû - 20:33






3 places de mieux pour Paris 11
1 place de moins pour Paris 6


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MessageSujet: Re: CULTURE FRANÇAISE : LE GRAND BOND........ EN ARRIERE   Ven 21 Fév - 16:08

Les Français sont moins instruits que la moyenne des Européens

La France se classe 22ème sur 28. Ce sont la Lituanie et la République tchèque qui sont en tête du classement. Le Portugal et Malte sont en queue de peloton.

72,5% des 25-64 ans ayant au moins terminé le lycée contre 74,2% en moyenne dans l'UE.



http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=98&ref_id=CMPTEF07256

Les garçons moins instruits que les filles

Selon ces statistiques, les garçons sont les moins instruits : 13,4% des 18-24 ans ayant quitté prématurément l'école au collège sans suivre une autre formation, contre 9,8% des filles.

Globalement, 11,6% des Français âgés de 18 à 24 ans ont quitté l'école sans diplôme ou avec seulement le brevet en 2012, et ne sont pas en situation de formation.

Les 25-48 ans sont quant à eux 14,8% à ne pas avoir de diplôme ou à avoir arrêté leur scolarité après le certificat d'études primaires (CEP), plus de la moitié des plus de 65 ans étant dans cette situation (56,4%).

La Lituanie est en tête du classement européen avec 93,3% suivie de près par la République tchèque 92,5%, le Portugal et Malte étant en queue de peloton avec respectivement 37,6% et 38,1%.

Le nombre de bacheliers et d'apprentis explose

En France, le nombre de bacheliers a toutefois explosé ces 35 dernières années puisque plus des trois-quarts des Français sont aujourd'hui titulaires du baccalauréat toutes filières confondues (76,7%), soit trois fois plus qu'en 1980 (25,9%). "Cette forte progression résulte essentiellement de la croissance du nombre de bacheliers généraux et de l'important essor du baccalauréat professionnel", créé au milieu des années 80, selon l'Insee.

Le nombre d'apprentis a pratiquement doublé en 20 ans, atteignant les 436 300 élèves à la rentrée 2011, la progression étant la plus forte chez les jeunes de 20 à 23 ans.

Chez les enfants âgés de deux ans la scolarisation est en recul depuis dix ans, un enfant sur trois était inscrit jusqu'au début des années 2000, contre 11,6% à la rentrée 2011.

http://www.sudouest.fr/2014/02/21/education-les-francais-sont-moins-instruits-que-la-moyenne-des-europeens-1469230-4699.php
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