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  Navigateurs : les dieux du surf

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Bridget

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MessageSujet: Navigateurs : les dieux du surf   Mar 22 Mar - 12:33

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Pas de doute : le printemps est arrivé.
Le soleil prend ses marques, les moineaux gazouillent et sur Internet, un bébé panda roux (eh non, c’est pas un renard) pointe le bout de son museau…







C’est en effet aujourd’hui que sort Firefox 4, la dernière mouture du navigateur web le plus utilisé en Europe.



Qui aurait imaginé que le petit logiciel de la Mozilla Corporation finirait par supplanter l’Internet Explorer (IE) du grand Microsoft ?

À sa création, en 2004, la mission paraissait impossible. IE étant pré-installé sur tous les ordinateurs neufs équipés de Windows, Microsoft bénéficiait d’un quasi-monopole. Mais au fil des années, le géant de l’informatique s’est fait rattraper par ses concurrents.
Chacun d’eux a eu l’occasion de se démarquer par une philosophie propre, des innovations techniques ou des évolutions esthétiques…




Opera, l’outsider norvégien, a lancé de nombreuses fonctionnalités, par la suite reprises chez les concurrents et devenues indispensables (les onglets, la boîte de recherche…).
Safari s’est approprié la navigation mobile grâce au succès des iMachins d’Apple. Le nouveau-né Google Chrome, lancé à grand renfort de pub, s’est distingué par sa légèreté et sa rapidité.

Firefox a inventé les extensions et développé une véritable éthique de la navigation en militant pour le logiciel libre.
Quant à Internet Explorer, il est resté en retrait de l’innovation mais compte bien se rattraper avec sa toute nouvelle version 9, qui espère séduire au-delà des parcs informatiques d’entreprises.



Au fil du temps, tous se sont adaptés au contenu des pages web ainsi qu’aux nouveaux usages de navigation, dans un esprit de compétition et de course à la modernité. Interface privilégiée entre l’internaute et le Web, le navigateur est au cœur des enjeux actuels de l’écosystème Internet. Exploration des cinq caractéristiques d’un navigateur dernière génération.




La vie privée





Avec les errements de Facebook, les publicités de plus en plus ciblées, et les récoltes de données personnelles diverses et variées, le respect de la vie privée est devenu une préoccupation pour les internautes.
En 2008, Safari a été le premier à proposer la « navigation privée » (aussi surnommée, pour des raisons évidentes, « porn mode »).

Une fois activée, elle permet de surfer en étant sûr qu’aucune donnée ne sera conservée sur l’ordinateur, notamment les célèbres cookies, ces petits fichiers qui permettent à un site web de stocker différentes informations sur un utilisateur. Ils permettent par exemple d’afficher une publicité pour un produit qu’on a consulté sur un site de vente en ligne quelques jours plus tôt.

Mais, la plupart du temps, ils servent à simplifier le surf en conservant, entre autres, identifiants et mots de passe pour rester connecté à Facebook par exemple.

En mode « navigation privée », on supprime donc les inconvénients mais aussi les avantages.







Avec Firefox 4, Mozilla a introduit l’option « Indiquer aux sites web de ne pas me pister ». Il ne s’agit que d’une information transmise aux sites, qui en font ce qu’ils veulent. Mais il est de leur intérêt de la prendre en compte, ne serait-ce que pour éviter le retour de bâton légal et politique au prochain scandale touchant à la vie privée. Et il y en aura.





Le HTML 5






Ooh, le beau diaporama en 3D ! Aah, la jolie typographie ! Et ces photos inclinées ! Et ce texte animé !

Tant de merveilles dans une simple page web ! Certes, on avait déjà pris l’habitude, ces dernières années, de voir des sites toujours plus complexes dans leur mise en page et plus originaux dans leur construction. Mais ces excentricités esthétiques nécessitaient jusqu’alors l’installation (et la mise à jour régulière) du « plug-in » Flash pour s’afficher à l’écran.

Aujourd’hui, tous les navigateurs de dernière génération peuvent accomplir de telles prouesses par eux-mêmes. Cette petite révolution est invisible aux yeux de l’internaute. Elle réside sous le capot des pages web, dans le nouveau langage de programmation HTML5 qui est en train de se généraliser.

Écrit par les webmasters et interprété par les navigateurs, c’est ce code qui gère tout l’affichage des pages web… et il vient de connaître sa première évolution majeure depuis près de quinze ans. Il garantit une navigation plus rapide, plus légère et plus stable (car le Flash a une fâcheuse tendance à faire planter les navigateurs), et surtout compatible avec tous les supports (ordinateurs, smartphones, tablettes…) de toutes les marques.

Une avancée indispensable à l’heure où la navigation mobile explose.





La vidéo






C’est Dailymotion qui a ouvert la marche, puis YouTube a suivi quelques mois plus tard. Les deux sites communautaires ont testé, dès 2009, une nouvelle façon de lire les vidéos en ligne, anticipant la vague HTML5 qui allait déferler sur tous les navigateurs.

Plus besoin du Flash pour afficher le lecteur de vidéos (ça tombe bien pour les possesseurs d’iPhone, sur lesquels le Flash a été banni par Steve Jobs). La lecture est désormais gérée directement par le navigateur.


Mais c’est là que l’affaire se corse, et que les avantages pratiques laissent place à une guerre idéologique entre les acteurs du Web.
Quitte à se débarrasser de la technologie Flash, propriété d’Adobe, pourquoi ne pas devenir totalement indépendant des brevets, et adopter une norme d’encodage libre et ouverte à l’échelle du Web ?
C’est le choix d’Opera, Google Chrome et Firefox. Dans l’autre camp, Apple et Microsoft ne veulent lire que les vidéos au format H.264, breveté et largement répandu en dehors du Web (télé, DVD, Blu-ray…).

Aïe. Car si YouTube et Dailymotion proposent indifféremment l’un ou l’autre format, de nombreux sites ne seront compatibles qu’avec un des deux camps de navigateurs.
Les vidéos de Wikipédia seront réservées aux navigateurs du camp libre, par exemple, tandis que la plateforme Vimeo mise sur le H.264.






Les extensions







La raison d’être d’un navigateur, c’est d’accéder au contenu d’une page web après avoir directement entré une adresse, un favori ou cliqué sur un lien hypertexte. Point.

Mais le navigateur est aussi devenu, en moins d’une décennie, le logiciel incontournable de l’ordinateur, plus important même que le traitement de texte. Il a donc été nécessaire de l’adapter aux besoins spécifiques de chaque utilisateur.
Impossible, au risque d’en faire une usine à gaz, de tout intégrer à l’avance.


Avant Firefox, il n’était possible de modifier son navigateur que par l’ajout de barres d’outils, souvent très encombrantes et esthétiquement discutables. Mozilla a donc introduit en 2004 un système d’extensions qui permet à n’importe qui de développer un nouveau module fonctionnel pour son navigateur.
On peut ainsi rester connecté à son compte Twitter, prévisualiser des pages web simplement en passant le pointeur sur un lien, bloquer des pubs envahissantes, ou passer d’une page à l’autre grâce à certains mouvements de la souris.

Aujourd’hui, plus de 5 500 extensions sont référencées dans le catalogue de Mozilla.

Chrome, Opera et Safari proposent désormais un système équivalent, indispensable pour intégrer très rapidement de nouveaux usages. Microsoft devrait probablement finir par le comprendre.






Le moteur de recherche





C’est le nerf de la guerre. Cette petite boîte, invariablement placée en haut à droite du navigateur, permet d’effectuer directement une recherche sur un des moteurs existants sur le Net. Mais lequel ?
Voilà tout l’enjeu. En effet, les internautes se sont habitués à effectuer leur recherche à partir de cet emplacement. Et on connaît bien leur prédisposition à ne rien changer des configurations par défaut.
Du coup, même s’il est possible de modifier le moteur utilisé, c’est celui choisi par le développeur du navigateur qui sera appelé pratiquement à chaque fois.

On comprend mieux l’intérêt pour Google d’avoir lancé Chrome en 2008. Et de financer très largement la fondation Mozilla en reversant une petite obole à chaque recherche effectuée par un utilisateur de Firefox.
Mais avec plus de 400 millions d’utilisateurs, on arrive très vite à de grandes rivières : en 2009, les revenus consolidés de Mozilla étaient estimés à 104 millions de dollars (73 millions d’euros), uniquement générés à partir de la petite boîte (Google pour la plupart, car c’est lui qui arrive par défaut, mais aussi eBay, Amazon ou Yahoo qui peuvent également être sélectionnés).


C’est, grosso modo, le même modèle économique pour Opera, qui dégage par ailleurs une partie de son chiffre d’affaires de partenariats avec des constructeurs de téléphonie utilisant la version mobile Opera Mini.

Et c’est sans doute une motivation non négligeable pour Microsoft qui a repris le développement de son navigateur. Car la firme de Redmond tente depuis des années de s’implanter sérieusement dans la recherche.

D’abord avec Live Search, et, depuis 2009 de façon plus convaincante, avec Bing (qui est aussi utilisé par Yahoo). Dommage, ils ne peuvent plus compter sur les 95% de parts de marché d’Internet Explorer en 2004, tombées aujourd’hui à 40%. Et elles continuent, malgré les progrès technologiques notables, de chuter.

Paru dans Libération du 22 mars 2011

http://www.ecrans.fr/Navigateurs-les-dieux-du-surf,12292.html



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