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 LOUIS-RONAN CHOISY

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Nine
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MessageSujet: LOUIS-RONAN CHOISY   Ven 7 Jan - 1:35

LOUIS-RONAN CHOISY



auteur-compositeur-interprète
et acteur français né le 12 mai 1977 à Paris.


À l'âge de 14 ans, il monte son premier groupe, "The Dreams".
Il est organiste.
Fortement marqué par le rock psychédélique 70s,
le groupe s'orientera vers la pop et s'appellera désormais "Mal de Cap".
Il y joue la basse.
Les premiers concerts s'enchaînent dans les petits clubs parisiens (Gibus, Erotika...).
Viendra la période punk-glam-rock avec le groupe "IKA"
et ses trois cents concerts à travers la France.
Louis-Ronan Choisy devient bassiste-chanteur.
Un LP 7 titres, IKA (Sub Continental),
sera distribué à Paris en 1997 chez quelques disquaires...

À l'âge de 22 ans, alors que le groupe "IKA" se sépare,
il découvre Leonard Cohen et lit Céline...
il décide de changer sa façon de chanter...
sa voix devient grave, son écriture plus profonde.
Son premier album, D'apparence en apparence (Columbia-SonyBMG),
réalisé par Dorian Chaillou (producteur de son ancien groupe IKA),
sortira en 2003.

Il se présente alors par le simple prénom "Louis".
Après quelques premières parties (Dani, Tom McRae...)
et festivals (Nancy Jazz Pulsations, Francofolies...),
il écrit son deuxième album en discothèque et s'entoure d'Alexandre Azaria,
connu entre autres pour ses musiques de films.
La Nuit m'attend (Columbia-SonyBMG) sort en 2006.
Le son est très pop et très "anglais".
Expérimentant les sonorités électroniques pendant ses concerts,
il demande à Yann Cortella, artiste-producer français,
de travailler sur son prochain album dans cette nouvelle voie.
Les Enfants du siècle (Neogene Music-EMI) parait en février 2008.
C'est un disque electro-rock, sombre et angoissé.

En 2010, il est à l'affiche du film Le Refuge de François Ozon avec Isabelle Carré,
avec qui il enregistre la chanson titre.
Il interprète Paul, un jeune homme fragile et désaxé.
Il compose également la bande originale du film. La même année,
il sort son quatrième album,
Rivière de plumes (Bonsaï Music/Karamazov production-Harmonia Mundi),
réalisé par le guitariste et arrangeur Frédéric Fuchs et par lui-même.
C'est un album pop-folk, lumineux et aérien.

Il collabore également pour la première fois avec le groupe français Nouvelle Vague
et reprend avec Helena Noguerra la chanson
L’Aventurier d’Indochine sur l’album Couleurs sur Paris (Barclay-Universal).

On le voit une nouvelle fois en tant qu’acteur
dans le premier long-métrage de Mikhaël Hers, Memory Lane.
Un autre projet voit le jour en fin d’année, Le Vague au corps,
une vidéo-installation réalisée par l’artiste contemporain Stéphane Querrec.
C’est une performance de chants improvisés autour des textes de Virginia Woolf,
sur un principe de non pensée et de réactions pures.

Discographie

2010 : Rivière de plumes (Bonsaï/Karamazov-Harmonia Mundi)
2010 : B.O.F. Le refuge (Bonsaï/Karamazov-Harmonia Mundi)
2008 : Les enfants du siècle (Neogene Music-EMI)
2006 : La nuit m'attend (Columbia-SonyBMG)
2003 : D'apparence en apparence (Columbia-SonyBMG)
Filmographie[modifier]
2010 : Memory Lane de Mikhaël Hers (rôle de Cédric)
2010 : Le Refuge de François Ozon (rôle de Paul)

Collaborations

2010 : Couleurs sur Paris de Nouvelle Vague
2010 : Le Vague au corps de Stéphane Querrec

MYSPACE :
http://www.myspace.com/louisronanchoisy

LE SITE OFF :
http://louisronanchoisy.com/actualites

ALBUMS A DECOUVRIR ICI :
http://www.deezer.com/fr/music/louis-ronan-choisy#music/louis-ronan-choisy


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MessageSujet: Re: LOUIS-RONAN CHOISY   Ven 7 Jan - 1:42

Louis-Ronan Choisy, chanteur français
Moins de formaté, plus de variété !


Publié le 4 janvier 2011



Il a la voix grave des enfants tristes, et la candeur de ceux du siècle.
Il arrive sur scène avec son rire de gosse et la chanson
la plus poignante de son dernier album, Des Flocons dans l’eau ;
sa guitare à reverb et ses accords mineurs envoûtent la petite salle du Zèbre,
au 63 boulevard de Belleville.
Ce sont Louis-Ronan Choisy et ses trois musiciens.
Lui, tour à tour au micro, au clavier, à la trompette − mélancolie, énergie et gravité −
est l’un des meilleurs chanteurs français de ces dernières années :
quatre albums et une bande originale depuis 2001,
des concerts d’une confidentielle envergure,
et toujours relativement inconnu du grand public.
À croire que la France lui préférera toujours Bénabar ou Raphaël.

Amours, chairs, armes et alcool

On aurait tort, pourtant, de le ranger du côté des
« artistes de la nouvelle scène française ».
Choisy a dans le timbre et la trempe quelque chose des sixties du Gainsbourg
qui se réclame de L’Amour monstre de Pauwels,
dans l’âme des relents de symbolisme qui lui font perpétuer les tableaux
habités de Caspar David Friedrich,
auquel il consacre d’ailleurs un morceau magnifique.
Il arrive que, parfois, la chanson française se targue d’un beau sans utilité,
sans révolte et sans indignation prévisible.

Louis use d’une poésie simple et claire,
sombre malgré son sourire et sa bonhomie.
La voix basse et virile minaude parfois, se féminise ;
Louis sait être un dandy, mais sans être poseur.
Son art charmant et ses arrangements impeccables rappellent que « variété »
n’est pas une insulte.
Et comme on a toujours besoin d’étiquettes,
on saura musicalement situer la production de Louis-Ronan Choisy
entre Daniel Darc et Benjamin Biolay,
avec ce raffinement électro très Daho qui habille à merveille
de jolies prouesses verbales, parfois précieuses mais jamais faciles,
surtout sincères et travaillées.
On sait aussi que l’an dernier, Louis, tête d’ange,
a fait l’acteur aux côtés d’Isabelle Carré dans Le Refuge, de François Ozon.

De quoi parlent ses chansons ?

D’amour, de chair, d’armes et d’alcool
(La Femme à l’arme blanche, Valse de l’amant possessif, Le Baiser).
De mort, de destinations touristiques
(Mourir à Venise, En sautant du 8e étage, Calcutta, Copenhague).
D’aventures grisantes et de frivolités
(Ailleurs, c’est ici, Lady Lolita, La Nuit m’attend).

L’anti-Raphaël

La production de Choisy est certes plus bourgeoise que les chansons de Raphaël,
mais nous payons de cette obole l’évitement de la condescendance.
On pourra au passage signaler que nous avons écouté l’opus insignifiant
de ce dernier d’une oreille martyre et attentive sur Deezer :
on se réjouit qu’il soit aujourd’hui possible de prendre connaissance
d’albums décevants sans y laisser un kopeck.

Lors d’un passage au Grand Journal, il y a quelques mois,
c’est ce même chanteur qui s’est vanté de dénoncer le patriotisme comme conformisme.
Qu’on vienne donc m’expliquer comment être subversif en crachant sur la patrie en 2010,
et ce qu’il y a de formidable à applaudir un vidéoclip dans lequel
ce même chanteur trouve très drôle de toucher les seins de Jeanne d’Arc.
L’engagement a peut-être trente ou quarante ans de retard,
mais le désengagement, lui,
tient du génie éternel de la chanson française qui dit l’amour,
l’amitié, la beauté, la poésie, la grâce.

Louis-Ronan Choisy a donné, en novembre,
un concert qui nous fait regretter de ne point l’entendre souvent sur la bande FM.
Mais rares sont les stations qui se soucient encore de chanson française.
Yannick Noah est le pape des radios de variété
et hurle avec les loups idéologiques l’effacement des frontières ;
la jeunesse française se gave de slam français au grand corps maladif ou,
pour la plus téméraire, de nu Metal autoroutier et nauséeux.

Il n’y a guère plus que Myspace pour faire découvrir les talents
qu’une époque dénuée d’instinct qui n’a que l’iconoclasme comme valeur sûre
et la médiocrité indignée, solidaire et haineuse comme étendard.

Louis-Ronan Choisy, lui, sonne l’olifant devant un parterre de passionnés.
Quand j’irai voir Dieu, lance-t-il comme une promesse.
Son triomphe n’est peut-être pas de ce monde, mais nous serons du sien.

Solange Bied-Charreton
http://www.causeur.fr/louis-ronan-choisy-chanteur-francais,8253


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MessageSujet: Re: LOUIS-RONAN CHOISY   Ven 7 Jan - 1:53

Louis-Ronan Choisy - Rivière de plumes



L'Express
(Gilles Médioni, publié le 09 juin 2010)


Louis-Ronan Choisy nous ballade sur sa Rivière de plumes.
Qui ? Découvert en début d'année au cinéma dans Le Refuge, de François Ozon,
Louis-Ronan Choisy, 33 ans, était pourtant déjà connu dans le monde de la musique
mais sous le nom de Louis.
Son premier disque, D'apparence en apparence (2003), avait fait sensation.
Rivière de plumes est son quatrième album.

Quoi ?
Des morceaux au chant sensuel et murmurant sous influence de Benjamin Biolay,
Jean-Louis Murat et Yves Simon.
Louis-Ronan Choisy se promène avec belle allure dans des ballades scintillantes
et de la pop country.


Le chanteur célèbre les amoureux du printemps,
les sanglots longs et les jours d'orage.

Inspirée du film d'Ozon, la chanson Le Refuge,
joli duo entonné avec Isabelle Carré,
est aussi une invitation à la (très bonne) bande originale incluse dans le disque.

http://www.deezer.com/fr/music/louis-ronan-choisy#music/louis-ronan-choisy


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MessageSujet: Re: LOUIS-RONAN CHOISY   Ven 7 Jan - 1:58

Le Refuge
(par Louis-Ronan Choisy et Isabelle Carré)

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MessageSujet: Re: LOUIS-RONAN CHOISY   Ven 7 Jan - 2:14

Quand j'irai voir Dieu
(Album : Rivière de plumes)




Une cigarette sous l'horloge
Au rythme des aveux
Au sifflement du dernier train
Quand j'irai voir Dieu

Aussi saoul qu'une bouteille se savonne
Au pont des amoureux
Régler l'ardoise, la dernière note
Quand j'irai voir Dieu

J'ai connu le carrousel des papillons qui s'envolent...
J'ai connu ses lèvres sur les miennes...
son corps... et moi... son homme...
J'ai bien cru être heureux
Quand j'irai voir Dieu

Et l'enfant recherchait la porte
Du premier jour, au premier train
Quand les anges ont criés..
mais demain
J'irai voir Dieu

Quand la sentinelle
Du dernier verre
M'amènera aux aveux
J'ai connu tes lèvres Dieu

J'ai connu le carrousel des papillons qui s'envolent...
J'ai connu ses lèvres sur les miennes...
son corps... et moi... son homme...
J'ai bien cru être heureux
Quand j'irai voir Dieu

Une cigarette sous l'horloge
Au rythme des aveux
Sifflement pour le dernier train
J'irai voir Dieu

Louis-Ronan Choisy

Le Nouvel Observateur
« Sous le titre Rivière de plumes, ce sont des ballades qu’il signe là.
Suaves, poétiques, formidablement bien arrangées… »
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MessageSujet: Re: LOUIS-RONAN CHOISY   Ven 7 Jan - 2:49

Le bien Choisy



Publié le dimanche 26 décembre 2010

Louis-Ronan Choisy qui a fait ses débuts cinématographiques
en janvier dernier avec « Le refuge », le précédent long métrage de François Ozon
signe son quatrième album studio qui précède une tournée prévue dans un mois.

Depuis son adolescence, il mène en effet une carrière musicale qui,
si elle n'a pas été marquée par un grand tube, révèle sa personnalité,
sa sensibilité et ses talents de musicien.

Dans son nouvel opus, joliment baptisé « Rivière de plumes »,
cet auteur compositeur de trente-trois ans explore de nouveaux territoires
après l'électro :
il a privilégié un ton intimiste, un climat de douceur et de tendresse retrouvées :

« Il reflète une période de ma vie qui est une phase de reconstruction
avec une nature présente puisque je parle de l'eau et de la terre.
J'avais envie de retrouver mes racines et de reprendre des forces »
avoue-t-il après avoir connu une période de turbulences.


Interprétée en duo, la chanson éponyme du film de François Ozon
a été logiquement sélectionnée comme premier single par rapport
à la notoriété du réalisateur. Deux autres l'ont suivie dont « Copenhague »,
l'un des titres les plus enlevés, porté par le feu du swing,
dans la vingtaine du lot qu'il livre.

D'une voix grave, le chanteur s'accompagne à la guitare acoustique
en délivrant de jolies mélodies sur des textes à fleur de poésie
et en chantant tout près du micro,
apportant ainsi une sensation de proximité à son auditeur comme
s'il lui chuchotait les secrets de son âme à l'oreille.

Il avoue ses influences du côté de Leonard Cohen, des Beatles,
de Serge Gainsbourg, des Doors, de Cream, T.Rex, David Bowie,
du Velvet Underground, des Stooges mais aussi de Chopin et Bach.

Le répertoire classique l'a en effet nourri à ses débuts quand,
âgé d'une dizaine d'années, il a pris des cours de piano
avant de s'orienter vers le jazz.
Le cinéma reste d'actualité pour lui :
il a également tenu un rôle dans « Memory Lane » sorti en novembre
mais n'annonce aucun autre projet :
« Je n'ai pas de plan de carrière pour le cinéma ».

La musique reste son terrain de prédilection.
Elle l'a aussi bien Choisy.

Fabrice Littamé
« Rivière de plumes » chez Bonsaï Music.
l'union Champagne Ardennes.

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MessageSujet: Re: LOUIS-RONAN CHOISY   Ven 7 Jan - 3:10

Sirocco - Album Les enfants du siècle
Louis-Ronan Choisy

Directed by Jérémie Vial

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MessageSujet: Re: LOUIS-RONAN CHOISY   Ven 7 Jan - 3:24

RECIT D'UNE RENCONTRE



La voix, l’allure, tout est délicat chez Louis.
Une grâce un peu lasse. Il sourit souvent, rit plus rarement.


Interview subjective particulière, car sans être un ami,
même sans être un pote, je le connais.
J’ai eu des échanges, des dialogues.
Louis tout court, qui s’est comme rhabillé pour devenir ou redevenir Louis-Ronan Choisy.

Sa tête penchée quand il vous écoute. Le regard bleu intelligent.
Il a des attitudes comme s’il flânait en permanence,
plus préoccupé par ce qu’il y a là-haut qu’ici-bas.
Sur cette terre.
Je le perçois comme un grand rêveur.
Il écrit tout le temps, compose tout le temps.
Accumulant des chutes et des futurs.

Quatrième album.
Le précédent sombre et tourmenté posait indiciblement
la question angoissante de l’avenir.
La réponse est venue dans une certaine spiritualité.
Tout du moins à la recherche.
À la recherche du temps perdu, d’une réponse, ou juste un peu plus de lumière.
Oui, des jeux d’ombre et de lumière comme dans les peintures qui l’inspirent.
Gerico, Turner, Gaspard David Friedrich, évidemment, héros d’une chanson.

Louis s’est apaisé. Il nous chante l’eau, des éléments féminins,
des doutes, des morceaux de paradis, le temps qui file,
l’enfer qui s’étire, les saisons, les anges et les démons.

Il nous chante « le carrousel des papillons qui s’envolent ».
Le « sifflement du dernier train », quand il ira voir Dieu.
La première chanson comme une synthèse,
la quintessence de sa quête au sein de son album,
comme un au revoir en introduction.
Pas croyant, pas vraiment de divinité,
mais juste un peu plus de spiritualité.

Il nous chante la houle, quelque chose de magmatique,
l’eau. « Juste quelques mots. Juste avant l’orage ».
J’adore le sifflement dans cette chanson, une ambiance particulière,
comme deux protagonistes avant le duel final.
« Juste avant l’orage ».

Il nous chante sa solitude quand il était veilleur de nuit,
cette sensation d’être au milieu de nulle part
où l’on finit par douter de sa propre existence.
« L’homme de cire caresse la nuque de sa petite mappemonde.
L’homme de cire qu’on écoute à la ronde. ».
Fondre, tout se délite.
« 20h04. Évaporé dans une flaque, peut-être irais-je droit au paradis
mais j’irai tout en vrac, le cœur coincé, désarticulé au bord d’un lac ».

Il nous chante la perte de repères, se perdre dans les rues,
chose qui lui arrive souvent. J’aime les gens qui se perdent…
Je trouve que cela a quelque chose de très touchant.
Une absence de prise sur la réalité. «
Et je longe les bords de la Tamise. La mélancolie, fille anglaise ».
Toujours attentif aux consonnes, des L, des N, des J,
il dit que si la syllabe donne la couleur, la consonne donne le rythme.
« Au silence brûlant, au vestige d’août languissant,
j’écoute tes nuits blanches…
Paris sonne un long dimanche ».

Il nous chante

« J’avais cru pouvoir me rêver dans un corps à corps enlacé.
Au crépuscule entre ses mains. Respirer enfin »,
jolie mélodie tout en accords majeurs.
L’amour sonne toujours comme une délivrance chez Louis.
« Quand viendra la fin du tango… »
Une délivrance qui tourne à la désolation, s’embourbe mais revient toujours

Il nous chante des accords diminués,
intermédiaires pour la chanson comme une colonne vertébrale.
« Caspar David Friedrich »
« Ce soir, mon corps est un fleuve, une ombre grise portée par le vent.
Mon cœur prend l’eau et je sombre. Pavillon haut dans une bouche d’ombre … »
Comme la colonne vertébrale de l’album, autour de laquelle tout s’articule,
une problématique énoncée, le reste n’est que déclinaison,
« Je dois me donner à ce qui m’entoure,
m’unir aux nuages et aux rochers,pour être ce que je suis.
J’ai besoin de la solitude pour parler avec la nature.
J’aime la nature qui s’affiche.
Moi : Caspar David Friedrich. »

Il nous chante « Le Refuge ».
le film de François Ozon dans lequel il a joué.
Il me dit que ce fut très compliqué à écrire.
Une berceuse.
Il me dit qu’observer Ozon travailler fut enrichissant.
Apaisant. Il s’est exposé, ce n’est pas son métier d’être acteur.
« Des marchands de sable qui marchent dans la brume ».

Il nous chante Orphée, le mythe et le funambule.
J’aurais pu copier intégralement les paroles.
« Un funambule, un mot à sa bouche et rien d’autre entre ses mains.
Une corde qui va du sol au ciel. Un funambule sur le pavé des orphelins »,
la guitare accompagnant la descente aux enfers.
Probablement la plus belle chanson de l’album.
Il a quelque chose, comme un équilibriste, éternel saltimbanque,
lui qui se définit comme un artisan de la chanson.
Il ne prétend rien.
Il aime juste la musique, l’écrire, la composer.

Il nous chante le mépris.
Morceau glaçant.
« Quand tu me dis que tu pourrais faire pour moi descendre les étoiles…
Les faire briller sur mes lèvres, n’est-ce pas vrai mais hélas….
Tes larmes tombent dans la glace, tu cours dans une impasse.
Tu ne vois donc pas. Quand tu me sers fort contre toi… De l’air. »
Elle est terrible cette chanson.
Terrifiante.
Surtout avec cette voix nonchalante.
Des mots assassins. La chair au milieu. Malsain. La guitare grave.
Je sais.
Je sais ce sentiment écoeurant.

Il nous chante l’espoir, la gaieté des amoureux du printemps.
« Ton sourire. Mon soupir. Contre ta peau… je respire ».

Il nous chante une spéculation sur la création. « La rencontre ».
Le piano léger, aérien au début.
La chute ? Ou l’aube ? Corpus Hermeticum.
« Je la regardais dans sa bulle dériver dans l’océan,
ses yeux brillaient dans la solitude pour un jour en deux temps ».
Louis me parle du Corpus Hermeticum,
livres de philosophie attribués à Hermès Trismégiste, personnage mythique.
Il aime ça, la philosophie, l’alchimie.
« Elle flottait sur la cendre d’une larme desséchée ».
Il me parle de ce créateur qui regardait sa création,
pas Pygmalion, en tomba amoureux et plongea dedans.
Louis me dit que tout ce qui nous entoure n’est que notre propre regard.

Nous sommes fatalement bloqués dans notre création.
Paradoxalement, cela reste une des chansons les plus gaies,
la plus porteuse d’espoir.

Comme une réponse au « Quand viendra la fin du tango…
Peut-être là-haut » précédent, Louis nous chante « Un tango sur l’océan ».
A cette quête de spiritualité, du temps perdu, du temps qui passe,
la réponse est sur cette terre. Comme une rencontre.
« Je suis là mais pas au centre… Centre de gravité perdu ».

C’est ma réplique préférée.
Celle de « Caspar David Friedrich ».

Sensation familière…
Et si longtemps Louis fut ainsi,
cet album est la démonstration qu’il marche vers la lumière.
C’est un album serein, aux souffrances apaisées,
a vie dépose sa patine, tout est à moins vif, tout en délicatesse.
C’est probablement pour ça qu’il se nomme « Rivière de plumes ».

Qu’elles soient douces ou douloureuses.

Catnatt, Voldemag
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MessageSujet: Re: LOUIS-RONAN CHOISY   Ven 7 Jan - 12:20

LADY LOLITA
une onde de Gainsbourg dans le texte, un brin de Daho dans le son



Cet artiste, découvert à l'époque grâce à une petite médiatisation
pour cause de "duo" avec Virginie Ledoyen (la fabuleuse chanson " Opium"),
je l'ai suivi, désespérant de ne pas le voir en haut de l'affiche.
Face à la morosité ambiante et à la médiocrité musicale,
j'ai fini par penser que ses chansons et musiques étaient trop qualitatives pour devenir
"grand public".

Louis Ronan Choisy est vraiment un artiste à part.
Son beau visage marqué,
de ceux qui ont longtemps trainé leur mélancolie et leur fureur romantique dans la nuit,
et sa voix sensuelle, grave et pure,
ont d'ailleurs touché le réalisateur François Ozon
qui lui a offert son premier rôle au cinéma, dans son dernier film "Le Refuge".

Mais c'est sur scène que le dandy se révèle le plus,
électrisant et envoutant par sa sincérité musicale.

Ce nouvel album, Rivière de Plumes,
est beau, touchant, doux et épuré,
loin de la musique électronique du précédent.
On y trouve notamment une belle reprise originale de
« Just a friend of mine » de Vaya Con Dios:
« Quand j’irais voir dieu ».
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